Cinéma : Avant-première du film « Alerte à Bozola, Covid-19 » de Souleymane Cissé

Bamako, 11 février (AMAP) L’avant-première du Film intitulé « Alerte à Bozola, Covid 19 » du cinéaste malien Souleymane Cissé a été projetée jeudi au cinéma Babemba, sous la présidence du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Andogoly GUINDO a constaté l’AMAP. C’était en présence du Chef de la Délégation de l’Union Européenne, Bart Ouvry, de la représentante résidente de l’UNICEF au Mali, Sylvie Fouet, du Directeur du Centre National de Cinématographie du Mali (CNCM), Modibo Souaré, du Directeur Adjoint du Service National des Jeunes, Adama Kouyaté, de M. Seydou Sissouma, Ancien Directeur de Cabinet du Président Amadou Toumani Touré, de plusieurs artistes et hommes de culture. Financé par l’Union Européenne et l’UNICEF, ce film du cinéaste talentueux est une contribution à a sensibilisation contre la pandémie de la Covid – 19 qui a fait d’énormes dégâts dans le monde tant sur le plan de la perte en vies humaines que matériel et financier. Dans son mot de bienvenue, le Cinéaste Cissé a présenté et salué ses acteurs avant de remercier le ministre de la culture et du Tourisme, les représentants de l’Union Européenne, de l’Unicef pour leur accompagnement et tous ceux qui de près ou de loin ont contribué à la réalisation du chef- d’œuvre. La représentante résidente de l’UNICEF au Mali, Sylvie Fouet a, dans son allocution affirmé que « ce film vient à point nommé dans la lutte contre la pandémie de coronavirus au Mali ». Mme Sylvie Fouet a précisé que depuis le 25 mars 2020, date de la découverte du 1er cas positif à la Covid- 19 au Mali, l’UNCEF s’est mis aux côtés du Gouvernement pour apporter l’appui technique et financier visant à prévenir et à stopper la propagation du virus. La représentante résidente de l’UNICEF a remercié le Gouvernement du Mali, l’Union Européenne pour leur appui dans le cadre de la réalisation du film et pour tous les efforts dans la lutte contre la pandémie de Covid- 19. Elle a saisi l’occasion pour remercier le cinéaste Cissé et les habitants de Bozola (quartier populaire de la commune II du district de Bamako) pour avoir mis leur talent dans la lutte contre la Covid-19. « Nous espérons que ce film va permettre de comprendre le bienfondé de la vaccination et du respect des gestes barrières » a t- elle conclu. Le Chef de la Délégation de l’Union Européenne, Bart Ouvry a, pour sa part, salué la grande résilience du peuple malien avant de préciser que son organisation accompagnera le Mali pour son développement. Ce film de Cissé, a- t-il souligné, est une contribution de l’UE dans le cadre de la sensibilisation des populations contre la Covid-19. Le diplomate a rendu hommage à Souleymane Cissé pour ses talents et sa contribution pour le rayonnement de la culture Malienne. « Souleymane Cissé est un grand artiste et tous les maliens doivent être fiers de lui. Il a fait rayonner la Culture malienne à l’Extérieur du pays » a –t-il conclu. Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme a, à l’entame de ses propos, demandé la minute de silence en hommage à toutes les victimes de la pandémie de coronavirus. Le ministre Guindo a rendu un vibrant hommage à Souleymane Cissé qu’il qualifie de monument de la Culture Malienne, de grand maître, de patriarche. Il a salué la contribution de Cissé à l’immortalité de la Culture Malienne et son rôle dans l’enrichissement du patrimoine de l’Humanité. Il précisera par la suite qu’au lendemain de la découverte de la Covid- 19, l’alerte au plus haut niveau a été donné par le gouvernement par des mesures de prévention et de riposte contre la pandémie. Il a salué également l’accompagnement des populations dans toutes leurs composantes et malgré l’engagement de tous, a expliqué le Ministre Guindo, nous déplorons des victimes au Mali et ailleurs. Il a affirmé que le monde de la Culture a été sérieusement éprouvé à cause de la Covid-19. « Cette contribution précieuse de Souleymane Cissé sonne le gong pour l’alerte, surtout pour ceux qui n’ont pas pris la dimension de la gravité de la pandémie. Ce film est une contribution de taille dans le plan de riposte du Gouvernement contre la pandémie » a souligné le ministre qui a enfin remercié tous les partenaires pour leur accompagnement. Le film décrit le parcours d’un homme depuis les Etats Unis d’Amérique jusqu’au Mali en passant par l’Europe, dès les premières heures de la Pandémie de Coronavirus, la paralysie de tous les mécanismes mondiaux, les dégâts occasionnés, les mesures prises pour enrayer le mal mais également l’indifférence et les défis au Mali face au respect des mesures barrières. Souleymane Cissé a campé sa caméra dans le marché de Bozola, appelé « Wonida » tout en suivant l’évolution de la pandémie dans un pays non confiné dont le quotidien est rythmé par la survie. Alerte à Bozola est un film témoin de sensibilisation contre la Covid- 19 qui traverse trois continents, trois réalités. Dans le Film, il ressort qu’au-delà des mesures de prévention par les autorités sanitaires (lavage des mains, port du masque et la distanciation sociale), la vaccination constitue un moyen sûr pour enrayer la maladie et atteindre l’immunité collective. KM (AMAP)    

Communiqué du Conseil des Ministres du mercredi 09 février 2022

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 09 février 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation, aux modalités de fonctionnement et au cadre organique de la Direction générale des Transports. Créée par la Loi n°05-009/P-RM du 09 mars 2005, la Direction nationale des Transports terrestres, maritimes et fluviaux a pour mission d’élaborer les éléments de la politique nationale en matière de transports routier, ferroviaire, maritime et fluvial et d’assurer la coordination et le contrôle des structures qui concourent à la mise en œuvre de ladite politique. La Direction nationale des Transports terrestres, maritimes et fluviaux connait des dysfonctionnements dus principalement à : – la concentration au plan national des activités de production et de délivrance des permis de conduire, des certificats d’immatriculation et des autorisations de transport ; – la prédominance de l’activité de production informatisée des documents de transport sur la conservation, la sécurisation et l’archivage des documents ; – la non prise en compte dans les attributions des Divisions des questions de communication et d’information ; – la relégation au second rang des transports ferroviaire, fluvial et rural ; – la non prise en compte du maillon urbain dans le respect de la règlementation de l’accès à la profession et dans la régulation du trafic urbain. Les projets de texte adoptés érigent la Direction nationale des Transports terrestres, maritimes et fluviaux en Direction générale des Transports dans la perspective d’améliorer l’efficacité du service et d’accroitre sa fonctionnalité. 2. Sur le rapport du ministre de la Santé et du Développement social, le Conseil des Ministres a adopté : a. un projet d’ordonnance portant modification de la Loi n°02-050 du 22 juillet 2002 portant loi hospitalière ; b. des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de l’Agence nationale d’Evaluation et d’Accréditation des Etablissements de Santé. L’Agence nationale d’Evaluation des Hôpitaux créée par la Loi n°02-050 du 22 juillet 2002 portant loi hospitalière a pour mission de veiller à la réalisation effective du service public hospitalier. L’Agence, suite aux activités d’évaluation menées, a élaboré et disséminé des référentiels dont la mise en œuvre a contribué, notamment à améliorer l’hygiène hospitalière, l’accueil, la prise en charge des urgences, la maintenance des équipements et la gestion des médicaments. En dépit de ces acquis, l’Agence est confrontée dans son fonctionnement à des contraintes liées entre autres à la non prise en compte de tous les établissements de santé, à l’absence de la démarche qualité dans les établissements de santé et à l’inexistence de processus d’accréditation des établissements de santé. Les présents projets de texte sont initiés pour surmonter ces contraintes. Ils créent à la place de l’Agence nationale d’Evaluation des Hôpitaux, l’Agence nationale d’Evaluation et d’Accréditation des Etablissements de Santé avec pour mission d’assurer l’évaluation et l’accréditation desdits établissements. Les projets de texte adoptés permettront de renforcer les capacités d’intervention de l’Agence et d’améliorer la qualité de l’offre des services de soins de santé aux populations. 3. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a adopté un projet décret portant affectation au Ministère du Développement rural, des parcelles de terrain, objet des titres fonciers n°4164 du District de Bamako, n°50866 et n°50867 du Cercle de Kati et n°335 du Cercle de Dioïla. Les parcelles de terrain, objet des titres fonciers : – n°4164 de Bamako, d’une superficie de 07 hectares 93 ares 42 centiares, sise à Djicoroni-Para en Commune IV du District de Bamako ; – n°50866 et n°50867 du Cercle de Kati, de superficies respectives de 26 hectares 55 ares 22 centiares et de 21 hectares 21 ares 90 centiares, sise à Samanko, Cercle de Kati ; – n°335 du Cercle de Dioïla, d’une superficie de 44 hectares 40 ares 77 centiares sise à Dien, Cercle de Dioïla, Commune rurale de Guegneka sont destinées à satisfaire les besoins de recherche de l’Institut d’Economie rurale. L’affectation de ces parcelles, qui abritent déjà les structures de recherche de l’Institut, permettra de les sécuriser contre les menaces d’agression qui pèsent sur les différents sites. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS – Directeur du Service Social des Armées : Colonel-major Bréhima SAMAKE. – Directeur Adjoint des Ecoles Militaires : Colonel Seydou SOGOBA. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES – Coordinateur de la Cellule d’Appui à la Reforme des Finances Publiques : Monsieur Seydou DJIMDE, Inspecteur des Services Economiques. – Chef de la Cellule de Contrôle et de Surveillance des Systèmes Financiers Décentralisés : Monsieur Chiaka KANTE, Inspecteur des Services Economiques. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DU DEVELOPPEMENT SOCIAL – Inspecteurs à l’Inspection de la Santé : Monsieur Koniba DIARRA, Inspecteur des Services Economiques ; Monsieur Bagna Mahamoudou DJITEYE, Administrateur civil, Membre du Corps préfectoral. AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME, DE L’HABITAT, DES DOMAINES, DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET DE LA POPULATION – Conseiller technique : Monsieur Birama TANGARA, Planificateur. – Inspecteurs à l’Inspection des Domaines et des Affaires Foncières : Monsieur Almaïmoune AG ALMOUSTAPHA, Ingénieur des Constructions civiles ; Madame MAIGA Adiaratou THIAM, Ingénieur des Constructions Civiles ; Madame Takariba KOUYATE, Inspecteur des Finances. – Directeur national de l’Aménagement du Territoire : Monsieur Ousmane DIALLO, Professeur Principal de l’Enseignement secondaire. – Directeur national de la Population : Monsieur Sékou Amadou TRAORE, Enseignant-Chercheur. – Directeur national de l’Observatoire des Villes

Sanctions de la CEDEAO et tensions avec la France : Une délégation de la société civile sénégalaise à Bamako pour apporter son soutien au Mali

Bamako, 10 fév (AMAP) Une délégation de la société civile sénégalaise séjourne, depuis mercredi,  à Bamako, pour apporter son soutien aux autorités maliennes, suite aux sanctions de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) contre le Mali, annonce le communiqué rendu public par la délégation. La délégation veut, aussi, exprimer sa solidarité avec le peuple malien dans « la crise diplomatique née de l’ingérence intempestive de la France dans les affaires intérieures du Mali ».  La visite de cette délégation intervient après la grande mobilisation des organisations populaires sénégalaises le 28 janvier dernier  à la Place de l’Obélisque à Dakar, pour protester contre les mesures restrictives de la CEDEAO et de l’UEMOA à l’encontre du Mali. À travers cette délégation, les organisations de la société civile sénégalaise sont également venues exprimer leur soutien à la lutte du peuple malien et du gouvernement de la Transition face l’ingérence de l’ancienne puissance coloniale. «Le Mali et le Sénégal sont des peuples jumeaux issus du même utérus qu’ont été l’Empire du Mali et la Fédération du même nom. Nous avons conquis l’indépendance dans la même lutte et fait nos premiers pas ensemble en tant qu’État indépendant. Tout ce qui atteint le Mali nous touche et la lutte du peuple malien est notre propre lutte», peut-on lire dans le communiqué rendu public par la délégation, qui demande aussi à la Cedeao de mettre fin aux sanctions illégales qu’elle a infligées au Mali en vue d’étouffer son économie et de l’isoler des peuples frères voisins. «Nous exigeons de l’État français qu’il mette fin à ses ingérences intempestives dans les affaires intérieures du Mali et des pays africains. Nous encourageons toutes les forces politiques et civiles du pays à entamer la grande conversation nécessaire à la refondation de l’État, de l’économie et à la grande transformation sociale que les Maliens attendent avec impatience», insiste la délégation de la société civile sénégalaise. Tout en réaffirmant son soutien au Mali dans cette phase difficile qu’il traverse, la délégation dit être venue, également, à Bamako dans une position d’écoute pour s’imprégner des enjeux et défis, explorer les voies et moyens de concrétiser l’expression de sa solidarité de retour au Sénégal et dans d’autres pays africains. La délégation est composée de Pierre Sané, président d’Imagine Africa, ancien secrétaire général d’Amnesty International (AI) et ancien sous-directeur général de l’UNESCO, de Mamadou Diop Decroix, député à l’Assemblée nationale du Sénégal et ancien ministre, de Guy Marius Sagna de FRAPP et de Hamidou Sidibé de la Ligue panafricaine UMOJA et de Convergence pour le peuple malien. Au cours de son séjour, la délégation sénégalaise sera reçue par le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga. Elle rencontrera,  également, des membres du gouvernement et les forces sociales et politiques maliennes. DD/MD (AMAP)

Orpaillage par dragage : Le fleuve Niger se meurt, la faune aquatique presque décimée

Par Cheick A. DIA Bamako, 10 fer (AMAP) Ces engins de fabrication artisanale, équipés d’un moteur de voiture «Mercedes 190» diesel, sont utilisés dans le lit des cours d’eau pour y extraire de l’or. Le fuel et les autres produits chimiques utilisés dans l’activité sont déversés directement dans le fleuve. En plus de la pollution hydrique, l’orpaillage par dragage perturbe l’habitat de la faune aquatique. (Lire la suite : http://lessor.ml)

Transition au Mali : Un nouveau mécanisme de concertation

Bamako, 10 fév (AMAP) Le gouvernement du Mali a mis en place un mécanisme de concertation pour soutenir la dynamique du dialogue avec la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’Union africaine (UA) et la Communauté internationale concernant la conduite de la Transition, selon un communiqué publié mercredi. Lire la suite : http://lessor.ml) 

Ségou : La charrette fait de la résistance ! 

Par Aminata Dindi SISSOKO Segou, 10 fév (AMAP) A Segou, la charrette est utilisée pour transporter notamment les personnes, les matériels de construction, l’eau, les marchandises les bagages. En ce début de journée, la berge du fleuve Niger à Ségou refuse des charretiers. Certains sont assis sur leurs engins à traction animale (Lire suite : http://lessor.ml). 

Communiqué du Conseil des ministres du 09 février 2022

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 09 février 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : –  adopté des projets de texte ; –  procédé à des nominations ; –  et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation, aux modalités de fonctionnement et au cadre organique de la Direction générale des Transports. Créée par la Loi n°05-009/P-RM du 09 mars 2005, la Direction nationale des Transports terrestres, maritimes et fluviaux a pour mission d’élaborer les éléments de la politique nationale en matière de transports routier, ferroviaire, maritime et fluvial et d’assurer la coordination et le contrôle des structures qui concourent à la mise en œuvre de ladite politique. La Direction nationale des Transports terrestres, maritimes et fluviaux connait des dysfonctionnements dus principalement à : –  la concentration au plan national des activités de production et de délivrance des permis de conduire, des certificats d’immatriculation et des autorisations de transport ; –  la prédominance de l’activité de production informatisée des documents de transport sur la conservation, la sécurisation et l’archivage des documents ; –  la non prise en compte dans les attributions des Divisions des questions de communication et d’information ; –  la relégation au second rang des transports ferroviaire, fluvial et rural ; –  la non prise en compte du maillon urbain dans le respect de la règlementation de l’accès à la profession et dans la régulation du trafic urbain. Les projets de texte adoptés érigent la Direction nationale des Transports terrestres, maritimes et fluviaux en Direction générale des Transports dans la perspective d’améliorer l’efficacité du service et d’accroitre sa fonctionnalité. 2. Sur le rapport du ministre de la Santé et du Développement social, le Conseil des Ministres a adopté : un projet d’ordonnance portant modification de la Loi n°02-050 du 22 juillet 2002 portant loi hospitalière ; des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de l’Agence nationale d’Evaluation et d’Accréditation des Etablissements de Santé. L’Agence nationale d’Evaluation des Hôpitaux créée par la Loi n°02-050 du 22 juillet 2002 portant loi hospitalière a pour mission de veiller à la réalisation effective du service public hospitalier. L’Agence, suite aux activités d’évaluation menées, a élaboré et disséminé des référentiels dont la mise en œuvre a contribué, notamment à améliorer l’hygiène hospitalière, l’accueil, la prise en charge des urgences, la maintenance des équipements et la gestion des médicaments. En dépit de ces acquis, l’Agence est confrontée dans son fonctionnement à des contraintes liées entre autres à la non prise en compte de tous les établissements de santé, à l’absence de la démarche qualité dans les établissements de santé et à l’inexistence de processus d’accréditation des établissements de santé. 2 Les présents projets de texte sont initiés pour surmonter ces contraintes. Ils créent à la place de l’Agence nationale d’Evaluation des Hôpitaux, l’Agence nationale d’Evaluation et d’Accréditation des Etablissements de Santé avec pour mission d’assurer l’évaluation et l’accréditation desdits établissements. Les projets de texte adoptés permettront de renforcer les capacités d’intervention de l’Agence et d’améliorer la qualité de l’offre des services de soins de santé aux populations. 3. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a adopté un projet décret portant affectation au Ministère du Développement rural, des parcelles de terrain, objet des titres fonciers n°4164 du District de Bamako, n°50866 et n°50867 du Cercle de Kati et n°335 du Cercle de Dioïla. Les parcelles de terrain, objet des titres fonciers : –  n°4164 de Bamako, d’une superficie de 07 hectares 93 ares 42 centiares, sise à Djicoroni- Para en Commune IV du District de Bamako ; –  n°50866 et n°50867 du Cercle de Kati, de superficies respectives de 26 hectares 55 ares 22 centiares et de 21 hectares 21 ares 90 centiares, sise à Samanko, Cercle de Kati ; –  n°335 du Cercle de Dioïla, d’une superficie de 44 hectares 40 ares 77 centiares sise à Dien, Cercle de Dioïla, Commune rurale de Guegneka sont destinées à satisfaire les besoins de recherche de l’Institut d’Economie rurale. L’affectation de ces parcelles, qui abritent déjà les structures de recherche de l’Institut, permettra de les sécuriser contre les menaces d’agression qui pèsent sur les différents sites. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS –  Directeur du Service Social des Armées : Colonel-major Bréhima SAMAKE. –  Directeur Adjoint des Ecoles Militaires : Colonel Seydou SOGOBA. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES –  Coordinateur de la Cellule d’Appui à la Reforme des Finances Publiques : Monsieur Seydou DJIMDE, Inspecteur des Services Economiques. –  Chef de la Cellule de Contrôle et de Surveillance des Systèmes Financiers Décentralisés : Monsieur Chiaka KANTE, Inspecteur des Services Economiques. 3 AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DU DEVELOPPEMENT SOCIAL – Inspecteurs à l’Inspection de la Santé : Monsieur Koniba DIARRA, Inspecteur des Services Economiques ; Monsieur Bagna Mahamoudou DJITEYE, Administrateur civil, Membre du Corps préfectoral. AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME, DE L’HABITAT, DES DOMAINES, DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET DE LA POPULATION –  Conseiller technique : Monsieur Birama TANGARA, Planificateur. –  Inspecteurs à l’Inspection des Domaines et des Affaires Foncières : Monsieur Almaïmoune AG ALMOUSTAPHA, Ingénieur des Constructions civiles ; Madame MAIGA Adiaratou THIAM, Ingénieur des Constructions Civiles ; Madame Takariba KOUYATE, Inspecteur des Finances. –  Directeur national de l’Aménagement du Territoire : Monsieur Ousmane DIALLO, Professeur Principal de l’Enseignement secondaire. –  Directeur national de la Population : Monsieur Sékou Amadou TRAORE, Enseignant-Chercheur. –  Directeur national de l’Observatoire des

Mali : L’Armée multiplie avec succès les opérations de harcèlement des groupes terroristes (Communiqué) 

Bamako, 09 fév (AMAP) L’Armée malienne poursuit ses offensives de destruction des sanctuaires terroristes dans le cadre du plan Maliko et de l’opération Kélétigui, indique l’état-major général des armées dans un communiqué publié mardi 8 février 2022.   Dans le cadre de l’opération Maliko, une offensive aéroterrestre de l’unité légère d’intervention des FAMa et des forces Takuba dans le secteur de Indelimane (Nord) a permis de « neutraliser 20 terroristes », poursuit la source.  Cette opération, signe de la montée en puissance des forces maliennes qui continue dans la lutte contre les groupes terroristes, a également permis d’interpeller trois prisonniers, de détruire neuf motos et de récupérer deux motos, 17 pistolets mitrailleurs deux véhicules à essence dont un équipé de mitrailleuse 14.5 mm avec 832 cartouches sur maillons.  Un véhicule contenant du matériel de fabrication d’engins explosifs improvisés (EEI) a été détruit et 483 cartouches de 7.62 mm semi-long récupérées, selon la même source.  L’armée indique, également, qu’une reconnaissance offensive des FAMA sur l’axe Djenné, Marebougou et Kouakourou, dans la Région de Mopti (Centre), a neutralisé 03 terroristes. Cette action de l’opération Maliko a permis de récupérer une arme et une moto et l’ouverture de l’axe aux populations. A Koro (Centre), l’armée annonce la neutralisation du chef terroriste Saguad Ag Abala alias Sidi Ag Agathe, suite à l’exploitation des renseignements. Celui-ci était « activement recherché pour des poses d’EEl et des exactions sur les populations », précise le communiqué.  Les actions menées dans la Région de Tombouctou (Nord) ont vu les FAMa interpeler un suspect, récupérer un véhicule et détruire trois mines. « La recherche de renseignement a permis d’observer des mouvements suspects de groupes armés inconnus », note le communiqué.  Selon l’état-major, une reconnaissance offensive des FAMa  sur l’axe Diabaly, Sokolo, Seguendara et Farabougou, Région de Ségou (Centre) a neutralisé un EEl et récupéré une moto, concrétisant l’ouverture de l’axe au bénéfice des populations avec l’acheminement d’un convoi logistique de 30 tonnes de vivres. Quelque 193 têtes de bovins, confisqués par des chasseurs, ont été récupérés par une mission d’intervention au village de ND 14 au profit des populations de Niono (Centre).   Les FAMa ont neutralisé trois terroristes et récupéré trois motos, des téléphones, des moyens de communications et quatre sacs d’engrais entrant dans la fabrication des EEI, lors d’une offensive dans le secteur d’Alatona (Centre).  Dans la Région de Nara (Ouest), une reconnaissance offensive au Nord et à la lisière de la forêt du Ouagadou a permis l’interpellation de 18 personnes dont deux Maliens et 16 Mauritaniens, la récupération de 03 véhicules, une moto, un fusil de chasse, 18 sacs de 100kg de petit mil et deux téléphones, tous mis à la disposition de la gendarmerie. « Les suspects ont été libérés à l’issue des enquêtes », poursuit le communiqué.  Dans les régions de Sikasso, Bougouni et Koutiala (Sud), des opérations de reconnaissance offensive dans les collines de Tandio ont détruit trois plots logistiques terroristes. Une mission d’intervention a récupéré 260 têtes de bovins volés entre Niéna et Blendio.  Les multiples interventions des FAMa, particulièrement, dans les régions de Mopti et de Ségou, dans le Centre du Mali, ont permis de récupérer environ 100 tonnes de céréales représentant les Zakat collectées de force sur les populations et stockées dans des refuges terroristes, indique l’Armée.  MT/MD (AMAP)