Covid-19 au Mali : Vingt un (21) nouveaux cas enregistrés dimanche

Bamako, 11 octobre (AMAP) Les services sanitaires ont enregistré dimanche, vingt un (21) nouveaux positifs à la Covid-19, portant le nombre total de la contamination au Mali à 15.471 dont 14.378 guérisons et 553 décès, a appris l’AMAP de source officielle. L’Institut de santé publique (ISP) précise que les 21 nouveaux cas ont été enregistrés dans les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou et dans les CII, CIV, V et CVI du district de Bamako avant de déclarer que 526 personnes- contact font l’objet d’un suivi régulier. Les services sanitaires invitent enfin les populations à rester sereines, à se faire vacciner et à respecter les autres mesures de prévention. KM (AMAP)

Coopération : Remise d’un important lot d’équipements à la direction de la protection civile par HYDROMET-Mali

Bamako, 11 octobre (AMAP) Un important lot d’équipements a été remis vendredi à la direction de la protection civile par le Projet de Renforcement de la Résilience Climatique au Mali « HYDROMET-Mali », a constaté l’AMAP. La cérémonie de remise s’est déroulée dans les locaux de la direction générale de la protection civile sise à l’ACI 2000 en présence du coordinateur du projet le lieutenant-Colonel, Cheick Fanta Mady Koné et du Directeur Général de la Protection civile, Boukary Kodio. Le lot d’équipement dont le montant est estimé à 274 millions de francs CFA, est composé de cinq ambulances médicalisées et de cinq drones qui seront utilisés pour l’exécution des tâches de la protection civile. Le directeur général de la Protection civile, Boukary Kodio a saisi l’occasion pour remercier HYDROMET-Mali pour son assistance multiforme à son service, avant de préciser que ces équipements, vont renforcer la protection civile dans son travail de tous les jours. « Le Projet de Renforcement de la Résilience Climatique au Mali HYDROMET-Mali a un objectif clé qui est le renforcement des informations hydro-métrologique d’alerte précoce et de réponse aux urgences », a souligné le Coordinateur du projet le lieutenant-Colonel, Cheick Fanta Mady Koné. Le projet Hydromet-Mali, œuvre de 4 structures, notamment la Direction générale de la protection, Mali météo, la Direction nationale de l’hydraulique et le Système d’alerte précoce et dont la mission est d’améliorer le renforcement de la résilience climatique au Mali, est financé par la Banque mondiale. KM (AMAP)

Le ministre Diop représente le Mali à la rencontre Italie-Afrique à Rome

Bamako, 11 oct (AMAP) Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop. a présenté des opportunités d’affaires qu’offre le Mali aux investisseurs italiens et européens lors de la 5è édition de la semaine des Affaires Italie-Afrique, baptisée “Italia-Africa Business Week”, qui s’est tenue samedi dernier à Rome, indique un communiqué du Bureau de l’Information et de la Presse du département. Le ministre Diop qui a pris la parole, à cette occasion, a présenté notamment « l’accès au marché régional de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le potentiel lié à la production cotonnière du Mali et à sa volonté de transformer la production nationale sur place ». Italia-Africa Business Week est une initiative de la Diaspora africaine en Italie. Elle a pour objectif de favoriser de nouveaux partenariats entre l’Italie et l’Afrique. Le thème de l’édition de cette année est : “Reconstruire mieux ensemble». Entrepreneurs et autres hommes d’affaires italiens et africains se proposent d’analyser les approches communes pour mieux reconstruire ensemble après la pandémie du coronavirus. M. Diop a, aussi exposé d’autres opportunités d’investissement dont la filière bétail et la possibilité d’investissement dans les abattoirs modernes et les cuirs et peaux. Il a présenté les potentiels minier et agro-pastoral « de même que le cadre réglementaire attrayant dans lequel d’éventuels investisseurs pourront évoluer ». Le ministre Diop a également plaide la cause de la jeunesse africaine et pour combattre ensemble les stéréotypes sur l’Afrique dans les médias occidentaux. Enfin, il a insisté sur la volonté des autorités politiques de diversifier les partenaires du Mali d’où qu’ils viennent et a exprimé le souhait que l’Italie, qui vient d’ouvrir une ambassade au Mali, puisse saisir ces différentes occasions.. Avant de quitter la capitale italienne, le ministre Diop a rencontré le personnel de l’ambassade du Mali à Rome avec à sa tête l’ambassadeur Ali Coulibaly et en présence du directeur Europe du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, l’ambassadeur Sékou Gaoussou Cissé. Au cours des échanges, les collaborateurs ont saisi l’occasion pour évoquer les efforts qu’ils fournissent pour représenter le Mali et répondre aux sollicitations des Maliens dans la vaste juridiction diplomatique de Rome. Ils ont aussi soulevé les difficultés qu’ils rencontrent dans leur travail et écouté les réponses du chef du département qui a invité ses collaborateurs à plus d’implication, d’engagement sur le terrain en vue d’accompagner plus efficacement le processus de Transition. Le ministre a, également, rencontré la communauté malienne vivant à Rome avec qui il a résumé la situation au Mali, fait part de la volonté des autorités de la Transition de diversifier les partenaires et expliqué les efforts consentis en vue de respecter les engagements pris vis-à-vis du peuple malien. MD (AMAP)

Saisie de plus d’un kilo d’héroïne à l’aéroport de Bamako, au Mali

Bamako, 10 oct (AMAP) La Cellule aéroportuaire anti trafics (CAAT) a saisi, mercredi, aux environs de 16h, quelque 1,554 kg d’héroïne dissimulé dans deux pièces de rechange, indique la direction de l’Office central des stupéfiants (OCS dans un communiqué publié vendredi. Le produit bien conditionné était sur le point d’être expédié en Chypre précise la même source qui ajoute que la CAAT avait été informée par la douane française de la saisie de 555 grammes de méthamphétamine à l’aéroport de Roissy, le 27 Septembre 2021, à destination de la Nouvelle Zélande. Et d’ajouter que ce partage de renseignement entre les deux services visait à approfondir l’enquête et à démanteler le réseau parce que le colis saisi avait quitté le Mali. « À partir de ces informations, relève le communiqué, les enquêteurs de l’OCS ont mis en place une surveillance permanente autour des activités du suspect ». « C’est ainsi que le 06 octobre 2021, alors qu’il était sur le point d’expédier un autre colis, le délinquant a été interpellé par les éléments de la CAAT au siège de Bolloré à Hamdallaye ACI ». Il transportait huit sachets bien emballés et cachés dans chaque bloc. Les sachets emballés contenaient une substance blanchâtre dont l’analyse avec le tester a confirmé la présence d’héroïne. « Les 16 sachets avec emballage ont donné un poids total de 1kg554 g pour une valeur de 37.500.000 Fcfa », précise le communiqué. Selon le suspect, le produit provient du Nigeria et devrait transiter par le Mali avec pour destination finale Chypre. SS/MD (AMAP)  

Barkhane annonce avoir tué un chef terroriste à Hombori (Centre du Mali)

Bamako, 10 oct (AMAP) La Force Barkhane annonce avoir neutralisé, jeudi, Oumar Mobo Modhi désigné comme un influent élément du groupe terroriste, Ansarul Islam, spécialisé dans la pose d’engins explosifs improvisés (EEI) dans la zone de Douentza, dans le Centre du Mali. Dans un communiqué publié vendredi, la force antiterroriste française explique que dans le cadre d’une mission de renseignement et d’appui, Barkhane a conduit une opération d’opportunité contre des éléments du groupe armé terroriste Ansarul Islam, spécialisés dans la pose d’EEI. Cette mission visait à assurer la liberté de circulation sur la Route nationale (RN) 16 “entre Gao et Hombori au profit des forces maliennes et des unités françaises déployées dans le Gourma”, précise Barkhane. Selon la force française, Oumarou Mobo Modhi a été « neutralisé » lors d’une opération « en coordination » avec les Forces armées maliennes (FAMa) et d’autres partenaires. Oumarou Mobo Modhi «était un chef de groupe important au sein d’Ansarul Islam. Directement subordonné à Jafar Dicko, émir du groupe, il opérait dans la région de la RN16 (route nationale 16) entre Gossi et Gao et y supervisait en particulier la pose d’EEI », rappelle l’Armée française. Ce « chef de groupe respecté » pouvait « de manière ponctuelle prendre le commandement d’une centaine d’hommes pour mener des attaques d’envergure », poursuit le communiqué. SS/MD (AMAP)

L’ex otage colombienne Gloria Cécilia Narvaez libérée samedi (Présidence du Mali)

Bamako, 10 oct (AMAP) L’otage colombienne, la religieuse, Gloria Cécilia Narvaez, enlevée le 7 février 2017, à Karangasso, dans le Cercle de Koutiala, à la frontière entre le Mali et le Burkina Faso, a été libérée samedi, précise la Présidence malienne. Elle était détenue par les groupes terroristes depuis quatre ans. L’ex-otage a été reçue par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, qui a salué le courage et la bravoure de la religieuse. « Cette libération est le couronnement de quatre ans et huit mois d’efforts conjugués de plusieurs services de renseignements », note le communiqué de la présidence publié samedi. Selon la même source, le chef de l’État a saisi cette occasion pour assurer au peuple malien ainsi que la communauté internationale que « les efforts sont toujours en cours pour faire libérer toutes les personnes, maliennes comme étrangères, retenues sur le territoire national ». Le président de la Transition a félicité les Forces de défense et de sécurité et les services de renseignements, ajoute la présidence. MT/MD (AMAP)

Brouille entre Paris et Bamako : Solidarité de l’Algérie avec le Mali

Bamako, 07 oct (AMAP) le ministre algérien des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Ramtane Lamamra, s’est montré, mardi, solidaire du Mali dans sa brouille diplomatique avec la France. «Nos partenaires étrangers ont besoin de décoloniser leur propre histoire, de se libérer de certains comportements, attitudes et visions qui sont intrinsèquement liés à la logique incohérente portée par la prétendue mission civilisatrice de l’Occident…», a déclaré le chef de la diplomatie algérienne, Ramtane Lamamra qui a indiqué avoir exprimée « de vive voix » cette solidarité envers le Mali, lors de ses entretiens avec les autorités de la Transition. Le président de la République algérienne, Abdelmadjid Tebboune, a dépêché à Bamako, son ministre des Affaires étrangères, auprès du président de la Transition malienne, le colonel Assimi Goita, et du Premier ministre, Choguel Kokalla Maiga, « pour témoigner de la solidarité agissante de l’Algérie au peuple et au gouvernement » en cette période de tension qui prévaut entre Paris et Bamako. Le chef de la diplomatie algérienne a été reçu en audience le même jour par le chef du gouvernement, Choguel Kokalla Maïga. À l’issue de la rencontre, Ramtane Lamamra a situé sa visite dans le cadre de la densité de la relation stratégique entre les deux pays. « Notre agenda stratégique est varié et traduit les ambitions partagées des peuples malien et algérien de travailler ensemble résolument. Surtout à prendre en charge solidairement les défis auxquels les deux peuples, le peuple africain en général, sont confrontés », a-t-il soutenu. Sur la «tension actuelle» entre Paris et Bamako, l’Algérie s’est montrée un très grand défenseur du Mali demandant à la France de se «libérer de certaines attitudes». Selon M. Lamamra, « nos partenaires étrangers ont besoin de décoloniser leur propre histoire, de se libérer de certains comportements, attitudes et visions qui sont intrinsèquement liés à la logique incohérente portée par la prétendue mission civilisatrice de l’Occident». « Laquelle mission, a-t-il poursuivi, a été la couverture idéologique utilisée pour essayer de faire passer le crime contre l’Humanité. C’est-à-dire, la colonisation de tant de peuples africains ». Et de qualifier de «faillite mémorielle» les propos tenus récemment sur le Mali et l’Algérie. Selon Ramtane Lamamra, cette «faillite mémorielle» est « malheureusement intergénérationnelle chez un certain nombre d’acteurs de la vie politique française, parfois au niveau le plus élevé ». Aussi, le ministre algérien des Affaires étrangères a-t-il déclaré que cette «faillite mémorielle», qui pousse les relations de la France officielle avec certains de nos pays « dans des situations de crise malencontreuse, devrait pouvoir s’assainir par un respect mutuel inconditionnel ». « Et, également, par un respect de notre souveraineté, de notre indépendance de décision et acceptation de partenariat sur une base de stricte égalité ». Parce que, selon le chef de la diplomatie algérienne, il y a une logique de donner et de recevoir dans les relations avec le partenaire français. «Il n’y a pas que de cadeau, pas de fronde à sens unique. Ce sont des intérêts stratégiques, économiques bien compris qui ne peuvent durer, être promus, se consolider et subir l’épreuve de la durée que dans le respect mutuel et dans l’équilibre des intérêts», a soutenu l’hôte de Bamako. Il a rappelé que « l’Afrique est non seulement le berceau de l’Humanité mais, également, le tombeau du colonialisme et du racisme. Pour le ministre algérien, il est « très normal » que son pays se tienne aux côtés du Mali. «Le destin de l’Algérie et celui du Mali sont étroitement liés… et la solution à nos problèmes est entre nos mains», a-t-il insisté.   « Les Algériens lisent dans leur livre d’histoire la contribution inestimable qu’a apportée le Mali à travers la décision souveraine du président Modibo Kéita, en 1960, au lendemain de l’indépendance, d’ouvrir la frontière commune à l’Armée de libération nationale algérienne. Cela, afin que celle-ci puisse ouvrir un front contre le «colonialisme», a-t-il rappelé. OD/MD (AMAP)  

Production cotonnière : Le vieux défi de la transformation locale

Par Mohamed TOURÉ Bamako, 07 0ct (AMAP) À l’instar de la communauté internationale, le Mali célèbre aujourd’hui 7 octobre, la Journée mondiale du coton. Les attentes de nos concitoyens sont de plus en plus tournées vers une transformation locale de la production. La dynamique enclenchée quant à la promotion des tissus locaux pourrait attirer des investisseurs. Le Mali est l’un des premiers producteurs de coton en Afrique avec une production annuelle normale avoisinant les 700.000 tonnes, ces dernières années. Le coton a représenté environ 6% du Produit intérieur brut (PIB) de notre pays, en 2017, avec 189 milliards de Fcfa et 108 milliards de Fcfa en 2018, rapporte l’économiste Modibo Mao Makalou. La filière coton est une source de revenu pour 40% de la population rurale malienne soit plus de 4 millions de Maliens. « Elle est la deuxième source de recette d’exportation pour notre pays, soit 10 à 14% des recettes, après l’or avec 70% », détaille l’économiste. Le talon d’Achille de cette manne pour notre économie est la production transformée localement quasi nulle pour en tirer une valeur ajoutée. « Moins de 1% de la production nationale de coton sont transformés localement au Mali », relève M. Makalou. Le business du coton transformé localement est l’apanage de certains entrepreneurs qui se sont lancés dans le secteur. Sory Ibrahim Konandji, un technicien en technologie du textile formé au Centre de recherche et de formation pour l’industrie textile (CERFITEX), s’est lancée dans ce domaine qu’il juge porteur. En 2019, il a créé son entreprise qui emploie cinq personnes sur subvention, accordée par un projet du ministère en charge de l’Emploi. Comme lui, de nombreux entrepreneurs s’essaient dans la transformation pour la mise en valeur des produits locaux dérivés du coton. Mais, ces petites entreprises embryonnaires sont obligées de se fournir à l’extérieur avec le manque d’unité industrielle nationale dû à l’inactivité de la Compagnie malienne des textiles (COMATEX). Sory Ibrahim Konandji et ses collègues importent des fils de coton des pays voisins comme le Burkina Faso et le Sénégal qu’ils transforment à leur tour en tissu. « Avant, on se faisait ravitailler par la COMATEX, le prix du paquet de fil nous revenait deux fois moins cher que maintenant où nous l’importons de l’extérieur », explique Sory Ibrahim Konandji. POLITIQUE NATIONALE INDUSTRIELLE – La production cotonnière du Mali est supérieure à celle de certains pays où les artisans ou entrepreneurs maliens s’approvisionnent en fil. Pour pallier ce manque à gagner pour l’économie nationale, Modibo Mao Makalou, insiste sur la nécessité d’adopter une Politique nationale industrielle axée sur la transformation de nos matières premières dont le coton. « La politique industrielle est la politique en matière de compétitivité, c’est-à-dire pouvoir allier la recherche, l’innovation en matière de coton par exemple. Il faut savoir comment augmenter les rendements, faire la transformation et où vendre la production », propose le spécialiste. Pour lui, une telle dynamique est possible grâce à une synergie d’action entre l’ensemble des acteurs intervenant dans la chaîne de politiques publiques en la matière. « Cela ne dépend pas seulement du ministère de l’Industrie, ceux de l’Agriculture, du Commerce, des Finances sont aussi concernés», ajoute-t-il. Cela, afin de vaincre notre dépendance à l’exportation de coton brut et de créer de la valeur ajoutée. Le Mali exporte près de 99% de sa production de coton non transformée. Même si elles étaient transformées à hauteur de 10 à 20%, les revenus actuels issus de l’Or blanc pourraient être doublés. Ce qui aurait pu permettre d’augmenter substantiellement les emplois et les revenus de ceux qui opèrent dans la filière, analyse l’économiste. « Quand on transforme le coton, on crée de l’emploi et des revenus qu’on peut créer de la consommation dans son pays », insiste-t-il. En plus de la création d’opportunités, la transformation permettra un contrôle du surplus de production qui peut être exporté pour alimenter le marché sous régional. « Ainsi même si le prix des matières premières augmente, nous ne sommes pas aussi affectés que lorsque nous vendons sur le marché international sur lequel nous ne contrôlons rien. Quand nous exportons du brut, nous sommes à la merci des prix internationaux qui ne sont pas fixés » de commun accord ni avec nos producteurs ni avec nos gouvernants, explique Modibo Mao Makalou. À défaut de disposer d’un secteur industriel compétitif, la petite transformation artisanale peut aussi offrir des opportunités à valoriser pour ses intervenants. En la matière, Modibo Mao Makalou estime que les filières artisanales de transformation peuvent être mieux valorisées et organisées. « Mettre les tisserands et les artisans locaux en coopérative, explique-t-il, leur permettrait d’exporter leurs produits sur le marché international ». « Les tissus faits à la main coûtent plus cher que ceux confectionnés industriellement », argumente-t-il, insistant sur la nécessité de capitaliser le savoir-faire de nos artisans. « Quand nous achetons une chemise chez les artisans, la personne qui fabrique le fil gagne, celui qui fait le tissu gagne, celui qui fait la couture gagne. Si au moins un million de Maliens font de même, les revenus générés au sein de l’économie seront conséquents », soutient Modibo Mao Makalou. Il attire l’attention sur les opportunités dans ce domaine qui peuvent être rentabilisées avec des initiatives comme African Growth Opportunities Act (AGOA), une loi qui permet à 5.000 produits africains d’entrer sans droit de douane sur le marché américain. « Les produits du coton et ceux fabriqués en cuir entrent dans ce cadre », précise l’économiste. MT (AMAP)    

Politique : La phase finale des Assises nationales de la refondation se tiendra du 15 au 21 novembre

Bamako, 8 octobre (AMAP) Le président de la Table ronde sur les assises nationales dont la phase finale se tiendra du 15 au 21 novembre 2021, Modibo Kadjoké a remis jeudi, les recommandations de leurs travaux au représentant du département de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions, Abraham Bengaly, a constaté l’AMAP. Cette étape sera précédée des consultations dans les com munes, cercles, régions, missions diplomatiques et le District de Bamako. Le ministère de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions vient de rendre public un chronogramme établissant que les Assises nationales de la refondation (ANR) se tiendront au niveau local (commune et cercle) du 25 au 31 octobre et du 1er au 7 novembre dans le District de Bamako, les régions, les ambassades et consulats pour les Maliens établis à l’extérieur. Enfin, la tenue des assises nationales proprement dites est prévue du 15 au 21 novembre prochain à Bamako. L’information a été donnée par le secrétaire général du ministère de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions, Abraham Bengaly, jeudi au Centre international de conférences de Bamako (CICB), au cours d’un point de presse . C’était dans le cadre de la restitution des travaux de la Table ronde sur la création de l’Organe unique de gestion des élections et la validation de l’avant-projet des Termes de référence des ANR, tenue les 24, 25 et 26 septembre 2021. Accompagné des présidents et rapporteurs des ateliers, le président de la Table ronde, Modibo Kadjoké, a procédé à la restitution des travaux en présence des cadres du ministère en charge de la Refondation de l’État et du ministère auprès délégué du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et institutionnelles. À l’issue des échanges et des débats au sein des ateliers et en plénière, selon le conférencier, les participants ont adopté des conclusions et formulées des recommandations. Dans le document de synthèse de la Table ronde, au titre de la création de l’Organe unique de gestion des élections, cette structure prendra la dénomination «Autorité indépendante de gestion des élections en abrégé Aige». Les propositions des experts concernant le regroupement des attributions de la Ceni (Commission électorale nationale indépendante), de la DGE (Délégation générale aux élections) et celles du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation en lien avec les élections ont été approuvées par les participants. En ce qui concerne les attributions qui sont constitutionnelles, il a été recommandé qu’elles soient prises en compte lors de la prochaine réforme constitutionnelle. Aussi, faut-il retenir que la gestion des élections professionnelles, des ordres professionnels et des chambres consulaires a été ajouté aux prérogatives de l’Aige. S’agissant de l’organisation de l’Autorité indépendante, elle comportera trois niveaux : niveau national, niveaux régionaux et District, local (cercle) et communal et niveau extérieur (ambassades et consulats). La table ronde a, par ailleurs, a décidé que le bureau de l’Aige sera composé de neuf membres, désignés pour sept ans non renouvelables, après appel à candidature. Ces membres désignés éliront en leur sein le président de l’Aige. À noter qu’au niveau national, une commission de sélection composée de personnalités indépendantes, crédibles sera constituée. Aussi, les participants à la Table ronde ont retenu le mode de scrutin proportionnel concernant l’élection des députés à l’Assemblée nationale. Chaque candidat aura un suppléant désigné comme tel sur la même liste qui remplacera en cas de vacance de siège. Toujours selon la synthèse de la réunion, les participants ont recommandé que la réforme de la Constitution prend en compte le transfert des prérogatives de la Cour constitutionnelle à l’Aige en matière de gestion des élections à l’exception du contentieux ainsi que celles dévolues au Comité national de l’accès égal aux médias d’État. Et surtout de procéder à la réforme constitutionnelle avant la fin de la Transition. À propos des ANR, la rencontre est recommandée pour augmenter le nombre de participants au national en passant de 600 à 1.000 et de spécifier le quota pour les entités participantes. Il a également été question de donner la latitude et le temps à la Commission d’organisation de démarcher les autres entités qui n’ont pas participé à la validation de l’avant-projet des TDR et faire participer toutes les tendances politiques aux ANR. Après avoir reçu le document de synthèse, Abraham Bengaly a dévoilé le chronogramme de la tenue de l’ANR précédemment définie ci-dessus. Pour sa part, le chef de cabinet du ministère délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et institutionnelles, Yamoussa Diarra, a rassuré sur le processus en cours concernant la mise en place de l’Aige. OD (AMAP)

Discours du Premier ministre, Chef du gouvernement, Dr Choguel Kokalla Maïga, à l’occasion de la 3ème Edition de la Journée mondiale du coton (Genève, le 07-08 octobre 2021)

Mesdames et Messieurs les Ministres et Chefs de délégation ; Monsieur le Président du Conseil général de l’Organisation Mondiale du Commerce ; Madame la Directrice générale de l’Organisation Mondiale du Commerce ; chère sœur, Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations internationales, régionales et sous-régionales ; Excellences, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs ; Distingués Délégués ; Mesdames et Messieurs ; En vos rangs, titres et qualités. L’honneur m’échoit ce matin de prendre la parole pour transmettre, au nom du Président de la Transition du Mali, Chef de l’Etat, Son Excellence le Colonel Assimi GOÏTA, et en celui du Peuple malien et de son Gouvernement, nos sincères remerciements au Secrétariat de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) pour la tenue de cette 3ème édition de la Journée mondiale consacrée au coton ; et cela en dépit du contexte sanitaire toujours préoccupant. Je voudrais, ensuite, associer à ces remerciements les Secrétariats des organisations sœurs de l’OMC telles que l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED), le Centre du Commerce International (CCI), le Comité Consultatif International du Coton (CCIC), ainsi que l’ensemble des membres du Conseil général pour l’intérêt particulier et l’attention soutenue qu’ils accordent à l’emblématique dossier du coton à l’OMC depuis près de deux décennies. En répondant avec enthousiasme à l’initiative du Groupe C-4 (Bénin, Burkina Faso, Mali et Tchad), l’OMC et les institutions partenaires expriment leur soutien aux efforts de nos pays en vue d’une meilleure intégration de leurs économies dans le système commercial multilatéral que nous voulons inclusif, transparent, basé sur des règles appliquées par tous. Nous ne dirons jamais assez combien le respect de ces principes est fondamental à la promotion du commerce et des investissements et pour assurer un développement durable de nos pays. Le Mali, au sein du C-4, est totalement engagé à œuvrer pour garantir le renforcement de ce système multilatéral. Mon pays est également pleinement engagé en faveur de l’action, notamment celle qui tend vers des résultats concrets et mesurables, à même d’avoir des impacts significatifs sur les conditions de vie de millions de personnes, qui ne parviennent toujours pas, hélas, à capter, dans toute sa plénitude, les avantages et les opportunités offerts par le Commerce international. Monsieur le Président ; Mesdames et Messieurs ; Je me tiens devant vous ce matin pour vous apporter le message des contonculteurs du Mali et, plus généralement, celui de leurs frères et sœurs des autres pays du C4 et des PMA. Je le fais avec une pointe d’amertume mais aussi avec espoir. L’amertume du Ministre du Commerce et de l’Industrie de mon pays que j’ai été dans des positions antérieures. Dans ces responsabilités, j’ai eu l’honneur, en 2003, lors de la Conférence ministérielle de l’OMC tenue à Cancun, au Mexique, de plaider la cause du coton africain, en tant que porte-parole des pays du C4. Cette Conférence n’avait pas répondu à nos attentes, mais Cancun restera dans l’histoire comme le point de départ du puissant plaidoyer qui a fédéré l’énergie des pays de l’Initiative sectorielle sur le coton composée du Benin, du Burkina Faso, du Mali et du Tchad. Ces pays, considérés comme les « Goliath » de la culture du coton en Afrique au Sud du Sahara, sont parvenus pour la première fois à mobiliser toute la communauté internationale autour de leurs préoccupations et à inscrire la question du coton dans les négociations multilatérales avec conviction, engagement et méthode. Depuis cette date, beaucoup d’eau a coulé sur le Fleuve Djoliba à Bamako et aussi sous les ponts qui enjambent le Lac Léman ici à Genève, sans que nos paysans ne voient leur espoir d’une vie meilleure se concrétiser ; et cela faute tantôt de décisions politiques courageuses, tantôt du non-respect des engagements pris. Que demandait, en effet, le paysan de Sikasso au Mali, de Bobo Dioulasso au Burkina Faso, de Banikoara au Benin ou de Sahr au Tchad ? Ils ne demandaient pas l’aumône. Ils ne demandaient pas la pitié ni la commisération des plus grands. Ils demandaient la justice, celle qui est incompatible avec les soutiens internes à la base des distorsions sur le marché international. Faute d’avoir écouté la complainte de nos paysans, nos pays ont vu leur résilience affectée, les zones cotonnières sont devenues des bassins migratoires et d’exode rural, avec leurs cortèges de tragédies dans le Sahara et dans la Mer Méditerranée. Monsieur le Président ; Mesdames et Messieurs ;   Malgré l’amertume résultant de l’arrière-goût d’inachevé, je reste habité par l’espoir, les paysans de mon pays et ceux d’Afrique et des PMA gardent l’espoir que les instances multilatérales leur rendent le juste tribut de leur travail acharné. La consécration du 7 octobre comme Journée Mondiale du Coton, par l’Assemblée générale des Nations Unies lors de sa 75ème session tenue le 26 août 2020 est, à cet égard, lourde de signification et porteuse d’une nouvelle espérance pour les 36 pays africains producteurs, ainsi que leurs 25 millions de cotonculteurs. En effet, nous osons espérer que cette Journée Mondiale du Coton soit le point de départ d’une nouvelle ère de solidarité et d’un nouveau contrat moral autour du coton. Au-delà d’entretenir l’espoir, vous devez donner la claire indication de votre volonté politique que les foras aux termes desquels vous vous êtes engagés ne sont pas des rendez-vous manqués de l’histoire. Il s’agit de : – La Conférence ministérielle de Hong Kong, tenue en décembre 2005, qui a instruit de réserver un traitement « ambitieux, rapide et spécifique » à la question du coton. A ce jour, cette recommandation n’est pas appliquée. – La Conférence ministérielle de Bali, en décembre 2013, qui avait admis le principe des décisions spécifiques sur le coton. A la date d’aujourd’hui, cette recommandation non plus n’a pas été appliquée. – La Conférence ministérielle de Nairobi, en décembre 2015, qui, à travers son paquet de mesures, avait suscité beaucoup d’espoirs tous déçus lors de la 11ème Conférence ministérielle de Buenos Aires tenue en décembre 2017. C’est