Trois jours de deuil national après l’attaque terroriste de Bandiagara (Centre)
Bamako, 05 déc (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a décrété, samedi, un deuil national de trois jours, à compter du dimanche 5 décembre, sur toute l’étendue du territoire national, en hommage aux victimes de l’attaque terroriste survenue entre les localités de Songho et Bandiagara 9Centre). « Les drapeaux sont mis en berne sur tous les bâtiments et édifices publics pendant la durée du deuil », note le décret signé du chef de l’État. Au moins, 30 personnes ont été tuées, vendredi, au cours d’une attaque terroriste contre un véhicule de transport entre les localités de Songho et Bandiagara, dans la région de Mopti. L’information a été révélée au cours de la journée du vendredi par plusieurs sources locales. MT (AMAP)
Des condamnations après l’attaque terroriste entre Songho et Bandiagara, dans le Nord du Mali
Bamako, 05 déc (AMAP) Plusieurs condamnations, entre effroi et indignation, ont été notées, 24 heures après l’attaque armée, vendredi 03 décembre 202, contre un camion se rendant à la foire de Bandiagara, dans le Centre du Mali. Le gouvernement, dans un communiqué, présente ses « condoléances les plus attristés aux familles endeuillés et rassure les populations que toutes les mesures seront prises pour arrêter et punir les auteurs de cet acte ignoble et tragique ». Le gouvernement, qui établit le bilan à 31 morts, 17 blessés et le véhicule calciné, rappelle que « des bandits armés non identifiés ont attaqué et incendié le camion transportant des forains ». Ce drame a fait réagir plusieurs formations politique nationales. Le Rassemblement pour le Mali (RPM) a condamné une « attaque lâche et barbare contre les civils ». Le parti du tisserand « s’incline devant la mémoire de ces innocents » et « souhaite prompt rétablissement aux blessés ». Dans la même mouvance, le Parti pour la Renaissance nationale (PARENA) condamne « énergiquement ce massacre épouvantable et invite les autorités à rechercher, par tous les moyens, les barbares et leurs complices qui ont commis ce crime monstrueux, pour les traduire en justice ». Le parti exprime, aussi, sa « compassion et présente ses condoléances aux familles éplorées des victimes ». D’autres partis ont réagi, à l’image du Parti africain pour la solidarité et la justice (Adema-PASJ) qui condamne avec « fermeté cette attaque barbare », en saluant « la promptitude par laquelle les secours médicaux et militaires ont été déployés ». De son côté, la Convergence pour le développement du Mali (CODEM) condamne une attaque « lâche et barbare et présente en cette douloureuse circonstance ses condoléances aux familles des victimes et à toute la nation malienne ». Dans un communiqué publié, samedi 04 décembre, le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies au Mali », El-Ghassim Wane, condamne avec « fermeté » une attaque « ignoble ». Le chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) présente également ses « condoléances aux familles éplorées et souhaite prompt rétablissement aux blessés. Ainsi qu’au gouvernement et l’ensemble du peuple malien ». SS/MT/MD (AMAP)
Le Premier ministre du Mali à Nouakchott pour le Sommet sur l’éducation au Sahel
Nouackchott, 04 déc (AMAP) Le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, est, depuis samedi après-midi, dans la capitale mauritanienne, Nouakchott, où il prendra part ce dimanche au Sommet entre les pays du G5 Sahel et la Banque mondiale sur l’éducation au Sahel. Cette rencontre intervient après la publication du Livre-blanc sur l’éducation au Sahel, une étude consacrée aux défis auxquels les systèmes éducatifs de la région sont confrontés, et aux mesures urgentes à entreprendre avant 2030. Ce, pour lutter contre la pauvreté des apprentissages à travers l’accroissement des investissements pour le développement du capital humain. Lors de son séjour, le chef du gouvernement devrait être reçu en audience par certains chefs d’Etat du G5 Sahel. Il est, également, prévu une rencontre entre Dr Choguel Kokalla Maïga et la communauté malienne de la Mauritanie. La délégation du Premier ministre comprend, notamment, les ministres de l’Education nationale, Sidibé Dedeou Ousmane, de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou. MS/MD (AMAP)
Bandiagara : Quelque 32 morts et 18 blessés dans l’attaque d’une camionnette de forains
Bandiagara, 04 déc (AMAP) Trente-deux passagers d’une camionnette de forains ont trouvé la mort dans une attaque, vendredi, par des hommes armés non identifiés, sur l’axe Bandiagara-Songho, Route nationale (RN15), dans le Centre du Mali. Cette attaque intervenue, vers 9 heures contre le véhicule, en provenance du village de Songho, (10 km de Bandiagara-ville), a fait aussi dix-huit blessés, tous des civils. Le gouverneur de la Région de Bandiagara, Meissa Fané, à la tête d’une forte délégation s’est rendu dans le village de Songho, samedi 4 décembre 2021. Il était accompagné du 2ème adjoint au préfet de Bandiagara, Abdoulaye Traoré, du président du Conseil de cercle de Bandiagara, Ndendé Ongoiba, du commandant de zone, le colonel Oumar Traoré, et du chef du service local du développement social, Mamadou Adama Camara. C’est avec émotion que le chef de village, Mama Karembé, et le 1er adjoint au maire de la Commune rurale, Doucombo Seydou Degoga, ont pris la parole et exposé une série de préoccupations, notamment le sentiment d’abandon qu’éprouvent les populations civiles face à l’insécurité. Le gouverneur de la Région de Bandiagara a, au nom des autorités maliennes, présenté les condoléances aux familles des victimes et « souhaité prompt rétablissement aux blessés ». Il a aussi donné l’assurance que toutes les dispositions seront prises pour ratisser la zone et sécuriser les populations et leurs biens. Rapidement après l’attaque, une forte équipe du détachement de la gendarmerie basée à Bandiagara et de la protection civile de Mopti a été dépêchée sur place pour secourir les rescapés et extraire les corps calcinés de la camionnette.
L’Armée malienne neutralise quatre terroristes entre Rharous et Gossi, dans le Nord (Communiqué)
Bamako, 04 déc (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont tué quatre assaillants, vendredi, lors d’une attaque de Groupes armées terroristes contre une mission opérationnelle militaire sur l’axe Rharouss-Gossi (Nord), annonce un communiqué de l’Armée. « Les FAMa ont énergiquement réagi avec un bilan, côté assaillants de quatre morts, de nombreuses traces de sang aperçues sur le terrain et plusieurs matériels militaires récupérés », indique le communiqué qui dénombre « quatre blessés légers » dans les rangs des forces armées nationales. “La mission était conduite par le commandant du Théâtre Est de l’opération Maliko et menait des opérations de ratissage et de fouilles de refuges terroristes”, poursuit la même source. Cette même mission a été attaquée, le 1er décembre dernier, rappelle la source militaire. Cette précédente attaque “n’avait pas fait de victimes au sein des FAMa qui avaient appréhendé un assaillant et récupéré du matériel militaire et électrique”, conclut le communiqué. MT/MD (AMAP)
Du matériel roulant et des équipements pour l’Armée
Bamako, 04 déc (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a remis, vendredi après-midi, symboliquement un important lot de matériels roulants et d’équipements militaires au chef d’état major général des armées, le général Oumar Diarra, à la place d’arme de Kati, prés de Bamako. Cet important lot de matériel roulant, d’équipements militaires est équivalent à la dotation de seize compagnies, soit quatre groupements tactiques interarmes (GTIA), composé de véhicules tactiques de combat, d’engins blindés, de camions logistiques, d’ambulances et d’armes (individuelles et collectives). Ces matériels sont destinés aux états-majors et directions de services des armées. Le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara a indiqué que « la restauration de la paix et de la sécurité sur l’ensemble du territoire national est le défi majeur pour la génération actuelle au Mali ». Il a rappelé que « la sécurité des populations et de leurs biens constitue le premier axe stratégique et la première priorité de toutes les autorités de la Transition ». Le renforcement des capacités des Forces armées maliennes (FAMa) s’inscrit dans le cadre du plan d’action du gouvernement, présenté le 30 juillet 2021, par le Premier ministre, Choguel Kokala Maiga, et validé par le Conseil national de la Transition (CNT). La cérémonie s’est déroulée en présence du Premier ministre, du président du CNT et des membres du gouvernement. OD/MD (AMAP)
Les Assises nationales de la refondation au Mali débutent le 11 décembre prochain (officiel)
Bamako, 04 déc (AMAP) Les Assises nationales de la refondation (ANR) se tiendront du 11 au 30 décembre 2021, a appris l’AMAP, vendredi, de source officielle Le président de la Commission nationale d’organisation, Mamadou Hachim Koumaré, a demandé, cette semaine, dans une correspondance, au ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga, la désignation des points focaux et des coordinations régionales des ANR. Les termes de référence des assises stipulent que « les autorités administratives, locales, régionales et celles du District de Bamako, les chefs des services subrégionaux, régionaux et nationaux ainsi que les responsables des missions diplomatiques et consulaires du Mali à l’extérieur, assureront la facilitation et l’encadrement logistique des travaux ». Mamadou Hachim Koumaré a sollicité du ministre Maïga de prendre les dispositions nécessaires au niveau des gouverneurs, préfets et sous-préfets pour la désignation des points focaux dans chaque commune, cercle et région ainsi que les coordinations régionales représentant la commission nationale d’organisation. « Le point focal doit être choisi parmi les notabilités du lieu, notamment civil, militaire à la retraite ou autres pouvant fédérer toutes les sensibilités », a indiqué M. Koumaré. Le point focal doit jouir « du respect et de la considération de la population et être suffisamment instruit pour comprendre et expliquer aux délégués locaux, l’esprit et le bien-fondé des assises nationales ». Pour ce qui concerne la coordination régionale, elle comprend le point focal régional, un comptable, un responsable d’organisation matérielle, un secrétaire et un informaticien. « Le point focal régional est le président de la coordination régionale. Les quatre autres membres devront être choisis parmi le personnel du gouvernorat et/ou du chef-lieu de cercle », précise la lettre. Le document ajoute que les travaux seront dirigés par deux présidents assistés de deux rapporteurs choisis par les délégués. BD/MD (AMAP)
Mali : Issa Kaou N’Djim condamné à six mois de prison avec sursis
Bamako, 03 déc (AMAP) Issa Kaou N’Djim, poursuivi pour « atteinte au crédit de l’État et de ses institutions » et « trouble grave à l’ordre public », a été condamné, vendredi, à six mois de prison avec sursis et une amende de 500.000 Fcfa par le Tribunal de grande instance de la Commune IV de Bamako. Le tribunal n’a pas suivi le ministère public qui avait requis trois mois de prison ferme contre Issa Kaou N’Djim, désormais ancien 4ème vice-président du Conseil national de Transition (CNT), organe législatif. « Je rends grâce à Dieu miséricordieux et profite pour remercier le peuple malien, ceux de l’intérieur comme de l’extérieur et qui ont souci de ce pays », a réagi le président du président du parti Appel citoyen pour la réussite de la Transition (ACRT Faso Ka Welé), à la sortie des locaux du tribunal. Selon M. N’Djim, « le Mali a besoin de l’union sacrée autour de la réconciliation, du vivre ensemble mais, surtout, d’aider les forces armées et de sécurité à faire face à « cette menace qui est en train de causer d’énormes pertes en vie militaire et civile ». « Étant politique, nous estimons qu’il faut aller à l’essentiel qui consiste à créer les véritables conditions de réconciliation et de continuer à prier pour le Mali. Pour ceux qui ne nous ont pas compris, nous respectons leur position, Nous pardonnons à ceux qui nous ont vilipendé ou insulté et nous remercions ceux qui nous ont soutenu », a dit Issa Kaou N’Djim. Il a également salué la classe politique pour « son soutien» et singulièrement l’ACRT, sa famille politique, et ses parents et mes amis. « Aujourd’hui, nous voulons être dans le camp de ceux qui ont des idées de sortie de crise », a indiqué Kaou N’Djim. Pour l’ancien 4è vice-président du CNT, le Mali à besoin aujourd’hui de « trouver les voies et moyens pour juguler l’insécurité et de se réconcilier avec le monde car il ne saurait vivre en autarcie ». « Pour nous, le plus important, c’est de créer, le plus rapidement possible, les meilleures conditions pour organiser des élections transparentes pour que nous sortions de cette situation d’exception », a déclaré le responsable politique. Interrogé sur la peine prononcée contre lui, le président de l’ACRT a déclaré « laisser le peuple apprécier cette sentence du tribunal ». M. M’Djim, qui était en liberté provisoire, avait passé un mois de détention à la Maison d’arrêt centrale de Bamako (MCA). Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, avait abrogé le décret de nomination de Issa Kaou N’Djim. Cette mesure présidentielle faisait suite à une résolution du CNT demandant la suspension de la détention de l’inculpé alors conseiller du CNT à cette époque. AT/MD (AMAP)
Montée en puissance des FAMa : Une centaine de terroristes neutralisés en novembre (DIRPA)
Par Aboubacar TRAORÉ Bamako, 03 déc (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa), avec l’appui de leurs partenaires, ont neutralisé, au cours du mois de novembre, une centaine de terroristes dans plusieurs localités du pays, suite à plusieurs frappes aériennes de l’aviation malienne, en coordination avec les forces terrestres, notamment dans les théâtres Est, Centre et Sud de l’opération Maliko. Toutefois, dans le cadre d’une évaluation générale de la situation sécuritaire du pays, la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA), à la faveur de sa traditionnelle rencontre mensuelle avec les hommes de médias tenue, jeudi ,dans ses locaux, indique avoir constaté que les Groupes armés terroristes (GAT) conservent toujours leur capacité de nuisance sur le terrain. « Les efforts des ennemis de la paix ont consisté à exercer des pressions sur les populations en zone Office du Niger où ils parviennent à créer un climat délétère, rendant difficiles les travaux champêtres et toute entreprise humaine », a dit, au cours de cette conférence de presse, le directeur de la DIRPA, le colonel Souleymane Dembélé qui avait comme invité principal, le chef d’état-major de l’Armée de l’air (CEM-AA), le colonel Alou Boï Diarra. Durant le mois écoulé,. « Pour contenir cette situation, les FAMa sont restées à pied d’œuvre auprès des populations dans les zones de défense sur le théâtre des opérations en consacrant d’importants efforts pour la fluidité des axes logistiques majeures. Et, en sécurisant les travaux champêtres ». Le mois de novembre a été marqué par une accalmie des attaques terroristes contre les FAMa. Cependant, on a assisté à la recrudescence des attaques et des pressions contre les populations civiles, en les empêchant de se livrer normalement à leurs occupations, et en les obligeant à signer des pactes de paix et de non agression. On a assisté aussi à des incendies de récoltes surtout dans le secteur de Niono. La rencontre a aussi enregistré la présence de plusieurs responsables militaires ainsi que des représentants des forces partenaires présentes sur le sol malien. L’exercice, désormais ancré dans les activités de la DIRPA, vise à partager les « bonnes informations qui viennent de l’armée avec les hommes de médias, en mettant en exergue les activités que les militaires mènent sur le terrain en terme d’opérations ». Dans son exposé, le directeur de la DIRPA a, d’abord, fait le point de la situation sécuritaire du mois écoulé, des activités menées au niveau du ministère de la Défense et des Anciens combattants, ainsi qu’au niveau de l’état-major général. Le colonel Souleymane Dembélé a souligné que le théâtre de l’opération Maliko a été marqué par la présence des GAT dans les localités du Centre, notamment les secteurs de Niono, Diabali, Dogofry …, dans l’Ouest du pays, notamment vers Nara, Guiré. Toutefois, selon le patron de la DIRPA, des actions dynamiques sont en cours à travers les Frago (c’est-à-dire ordre de mouvement) Tièssiri, Kélétigui, en vue de détruire les sanctuaires et neutraliser les groupes terroristes. La période a été aussi marquée par la pose d’Engins explosifs improvisés (EEI), des actions de sabotages des installations des lignes téléphoniques, d’enlèvements… En tant qu’invité spécial, le CEM-AA a procédé à la présentation de l’armée de l’air en mettant l’accent sur les missions, ses attributions et sa collaboration avec les autres composantes de notre outil de défense, notamment les forces terrestres. Parlant des missions essentielles de sa structure, le CEM-AA a cité, entre autres, la préservation de l’intégrité de l’espace aérien national, la contribution à la défense opérationnelle du territoire, la recherche et le sauvetage des aéronefs en détresse, la participation aux évacuations sanitaires et au secours médical des populations surtout en cas de catastrophes. S’y ajoute la participation au développement socioéconomique du pays notamment à travers le désenclavement du territoire. Le colonel Alou Boï Diarra a saisi l’occasion pour saluer les efforts remarquables déployés par les autorités pour le renforcement des capacités opérationnelles de l’outil de défense pour lui permettre d’assumer ses missions régaliennes de stabilisation du pays et de sécurisation des populations et de leurs biens. Notamment la consolidation du vecteur aérien avec l’acquisition récente de quatre hélicoptères de type Mi-171 avec les partenaires russes. L’armée de l’air en tant que composante entière au sein des forces armées maliennes a été créée le 6 février 1976 et sous sa dénomination actuelle. AT (AMAP)
Le Conseil national de Transition vote la loi modifiée pour booster la recherche pétrolière et gazière
Bamako, 03 déc (AMAP) Le Conseil national de Transition (CNT) a adopté, jeudi, plusieurs projets de loi parmi lesquels figurent un texte modifiant la législation sur l’organisation de la recherche, de l’exploitation et du transport des hydrocarbures, voté par 105 voix pour, zéro contre et zéro abstention. Réunis en session plénière au Centre international de conférences de Bamako (CICB), les membres du CNT ont approuvé le projet de loi portant modification de la loi n° 2015-035 du 16 juillet 2015 portant organisation de la recherche, de l’exploitation et du transport des hydrocarbures. Les nouvelles dispositions de la loi consistent à rendre le Mali attractif et maximiser ses revenus, à encourager la promotion et l’exploitation du gaz naturel ainsi que de l’hydrogène. « Mais aussi à rendre négociable le programme des travaux d’exploitation des sociétés, à relancer la recherche pétrolière en allégeant les conditions d’octroi des blocs et à assurer à l’État une part de production quelle que soit la quantité produite, en instaurant la taxe «ad valorem», selon le ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, qui soutenait le texte. Ce projet de loi vise à combler les insuffisances constatées dans la loi de 2015. Il s’agit notamment du faible taux de recouvrement des coûts pétroliers (60%) comparativement à ceux du Niger et du Tchad (70%). « Ce qui explique, selon le ministre Traoré, l’absence de contrat, à ce jour, depuis son adoption ». Il a, par ailleurs, assuré que son département travaillera en collaboration avec ceux en charge de la Sécurité et de la Défense pour prendre des dispositions idoines garantissant la sécurité des entreprises voulant opérer dans le secteur. Les membres du CNT ont, également, donné quitus au projet de loi portant ratification de l’ordonnance 2021-014/PT-RM du 1er octobre 2021 portant création des Centres de perfectionnement préfectoral de Gao, Nioro et San. Ce texte a été défendu par le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga. Il vise, notamment, à contribuer à l’invention et à la diffusion des us et coutumes des différents terroirs des circonscriptions administratives ; à assurer l’immersion et la formation continue des représentants de l’État, les fonctionnaires et agents contractuels appelés à servir dans les services propres des circonscriptions administratives. D’après le ministre Abdoulaye Maïga, le choix des villes de Gao, Nioro et San pour abriter ces établissements « s’explique par la volonté de constituer des pôles de formation zonaux, prenant en compte les similitudes d’organisation sociétale des terroirs et des conflits propres à ces zones ainsi que les méthodes et approches de gestion des conflits ». Ce texte a été adopté par 102 voix pour, zéro contre et zéro abstention. C’est le ministre de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions, Ibrahim Ikassa Maïga, représentant son collègue en charge de l’Environnement, qui a défendu le projet de loi portant création de la réserve de biosphère du Gourma. Ce texte vise à protéger les éléphants qui rivalisent de plus en plus avec les hommes dans la zone pour «les mêmes espaces, les mêmes ressources pastorales et en eau». «Ce qui accroît, donc, les conflits», a noté le ministre Ibrahim Ikassa Maïga. D’où la nécessité de relire la loi de 1959 qui «n’est plus en mesure d’assurer la conservation des éléphants», q-t-il expliqué. Ainsi, ce projet de loi a été initié dans ce sens. Le texte a été adopté par 100 voix pour, zéro contre et zéro abstention. La délibération sur la proposition de loi portant indemnisation des victimes ayant subi des préjudices corporels et aux ayant droits des victimes décédées au cours des événements des 10, 11 et 12 juillet 2020 à Bamako et celles de Sikasso (Sud) et Kayes (Ouest) pendant la même année, initialement prévue à la même sêance, a été renvoyée à une autre plénière. Les travaux étaient dirigés par le président du CNT, le colonel Malick Diaw, en présence des membres du gouvernement, venus défendre les textes concernant leurs départements. BD/MD (AMAP)

