Assassinat de deux jeunes à Tombouctou, (Nord du Mali), par des hommes non identifiés
Tombouctou, 08 déc (AMAP) Deux jeunes de la ville de Tombouctou ( ord) ont été froidement abattus, mardi, aux environs de 18 heures, par deux hommes armés non identifiés à bord d’un véhicule tout-terrain de couleur blanche et non immatriculé. Les victimes, Handane Goby Maiga 26 ans, coiffeur de son état et son apprenti, Bouri Bocar Maiga, sont décédés sur place dans leur salon de coiffure à Yobou Tawo (quartier Sankoré). Leurs corps ont éte transférés à la morgue de l’hôpital. Le gouverneur de la Région a présenté aux familles endeuillées les condoléances et la compassion des autorités de la Transition. Il a invité “les populations à la sérénité et à la retenue afin d’éviter tout recours à la violence”. Il a salué et encouragé les efforts de toutes les bonnes volontés qui concourent à l’apaisement, suite à cet évènement regrettable. Il a assure qu’une enquête est ouverte pour arrêter les auteurs et les traduire en justice. Les forces de défense et de sécurité sont déployées devant les commerces qui ne sont pas ouverts et en certains endroits stratégiques de la ville. La cité donne une impression de ville morte. Même les bouchers ont déserté le marché. Cet incident intervient moins de deux semaines après un braquage qui a coûté, dans la nuit 21 au 22 novembre 2021, la vie à deux personnes, fait des blessés et des dégâts matériels. Certains observateurs s’interrogent sur le lien entre les deux attaques meurtrières dans une ville, pour l’instant, paralysée. MS (AMAP)
Commerce : La vente en ligne prend son envol
Par Anne-Marie KÉITA Bamako, 08 déc (AMAP) Au Mali, le e-commerce ou commerce électronique a déjà pris son envol. Sani-féré.com, malisougouba.com, soukouni.com, bisougou.com, Yobootao, etc. sont, entre autres, des sites Internet ou pages réseaux sociaux de vente ou de promotion de produits divers qui inondent la toile. Cet immense espace virtuel universel est, ainsi, mis à profit par des sociétés et particuliers qui ont choisi d’y ouvrir des boutiques pour améliorer leur visibilité et booster leurs affaires. En un clic, le client peut choisir la marchandise qu’il désire acquérir et se la fait livrer à l’adresse voulue. Ce mode d’achats de biens et services prend de plus en plus de l’ampleur et crée beaucoup d’emplois. Une nouvelle façon de faire, visiblement plus rentable, qui bouleverse et les modes de consommation et les rapports entre clients et vendeurs. Ces échanges de produits ou de service se font via des plateformes électroniques. Ils consistent en la mise à disposition du consommateur d’un catalogue électronique, d’un mode de paiement en ligne… des produits d’une société ou d’un particulier installé quelque part à travers le monde. La disponibilité et la maîtrise des Technologies de l’information et de la communication (TIC) : ordinateurs, tablettes et Smartphones, sont essentielles en la matière. Ces appareils doivent être connectés en permanence à Internet. Le e-commerce doit son explosion au boom démographique et au développement des télécommunications. Progrès technologique ayant permis à la majorité des Maliens de rester connectés à Internet à moindre coût et à tout moment. Les achats virtuels sont devenus un réflexe à la faveur de la crise de Covid-19. Pandémie qui a confiné les consommateurs, les empêchant de se rendre physiquement aux marchés pour faire leurs emplettes. Les commerçants en ont profité pour booster leurs business. « Le commerce en ligne a facilité les échanges tout en offrant de nouvelles fenêtres d’opportunités aux commerçants », estime Abdoulaye Doucouré. «Il suffit, aujourd’hui, de prendre les photos de tes produits et les mettre sur les réseaux sociaux», ajoute ce vendeur de basin au Grand marché. Évoluant dans le commerce général, depuis 10 ans, il a basculé dans le e-commerce depuis quelques mois. Objectif : permettre aux clients de gagner du temps, en leur épargnant les calvaires que causent les déplacements. Son collègue Youssouf Diarra est vendeur de bijoux et autres accessoires pour femmes. «Depuis que j’ai créé ma page de vente sur Facebook, j’ai enregistré tous les numéros de mes clients à qui j’envoie régulièrement mes nouveaux produits. Ce qui leur permet de faire le choix sans se déplacer», explique-t-il avant d’ajouter qu’il reçoit, aujourd’hui, plus de commandes via WhatsApp que de clients physiques. « C’est pourquoi, explique le négociant, il se concentre plus sur le e-commerce que sa boutique physique ». SOLUTIONS DE PAIEMENT – Certains, comme Mohamed Salim Diarra, peinent à gérer leurs clients physiques. Certains d’entre eux menacent d’aller dans les boutiques voisines où ils seront mieux traités. Pendant ce temps, les commandes affluent sur sa page Facebook. «Avec le e-commerce, nous avons la possibilité de vendre ou d’acheter un produit avec livraison gratuite ou payante, étant assis à la maison, à la boutique ou au bureau», déclare-t-il Mme Diarra Catherine Diarra est fonctionnaire dans une entreprise à Sébénikoro, en Commune IV du District de Bamako. Pour ses achats alimentaires, elle ne se donne plus la peine de se déplacer depuis deux ans. «Depuis mon bureau, j’appelle le numéro d’un site et je reçois ma commande dans un délai raisonnable, sans me déplacer et à moindre coût», apprécie Mme Diarra. Le e-commerce est devenu un pourvoyeur d’emplois vers lequel des jeunes diplômés se tournent. Après des années de chômage, Mariama Kouyaté décide de créer une page de vente qu’elle administre. Sa plateforme propose des accessoires pour femmes : sacs à main, perruque, chaussures, pommade, parfum, etc. Pour inciter les clientes à faire un premier achat, elle fait des remises sur certains produits. Mariama Kouyaté reçoit plus de 20 commandes par jour. Les prix et les conditions de livraison sont discutés via WhatsApp. La e-vendeuse emploie, aujourd’hui, d’autres personnes pour la vente et la livraison. «Le succès de mon commerce, je le dois au développement des télécommunications. Aujourd’hui, beaucoup de Maliens sont sur les réseaux sociaux. Le meilleur moyen de développer son commerce sans faire un gros investissement est le e-commerce», soutient-elle. Diplômé en communication, Amadou Maïga évolue dans le commerce électronique depuis 2019. Son site de vente : Yobootao est enregistré à l’Agence pour la promotion des investissements (API) comme une entreprise. Il propose des tissus, des basins, des chaussures, des maillots, des prêts-à-porter pour hommes, femmes et jeunes. «Depuis ta chambre, tu peux toucher des milliers de personnes en un clic. On peut devenir populaire du jour au lendemain, augmenter ses ventes et booster son commerce quel que soit le secteur d’activité», explique-t-il. Ces prouesses ont été rendues possibles grâce à l’évolution des solutions de paiement numérique comme Orange-Money, MoovMoney, Sama, Western-Union, Express. Ces solutions de paiement permettent à de nombreux consommateurs éloignés des circuits de consommation d’y être insérés. Elles permettent de faire des transactions sur les sites de commerce en ligne. Conducteur de mototaxi, Salif Doumbia est également livreur de produits commerciaux. Ses frais de livraison varient entre 1 000 Fcfa et 2 000 Fcfa selon la distance à parcourir. «Le seul risque, selon lui, est que souvent les destinataires des produits refusent de payer dès qu’ils reçoivent leurs marchandises». Mohamed Haïdara est également livreur pour une boutique de vente de draps en ligne, depuis deux ans. Sortant de la Faculté des sciences juridiques et politiques (FSJP), le quadragénaire affirme avoir galéré plusieurs années avant de trouver un emploi. Cette activité lui a permis de sortir du chômage, car il peut livrer plus de dix colis par jour. Ce qui lui permet de gagner 10.000 Fcfa par jour. L’essentiel, selon lui, ce sont ses frais de livraison qui varient entre 1 000 Fcfa et 2 000 Fcfa, en fonction de la distance. L’entrepreneur Maïga déplore, cependant, les lenteurs quant à la réglementation du secteur au
Les Etats-Unis remettent au Mali plus de 900 objets archéologiques saisis par les douanes US
Bamako, 07 dec (AMAP) Plus de 900 objets archéologiques et ethnographiques maliens saisis par les autorités douanières américaines et retournés au Mali ont été symboliquement accueillis, mardi, par le Premier Ministre malien, Choguel Kokalla Maiga, qui s’est joint à l’ambassadeur américain, Dennis B. Hankins. « La plupart de ces objets avaient été pillés illégalement sur des sites archéologiques au Mali et exportés illégalement vers les États-Unis entre 2008 et 2011 », explique un communiqué de l’ambassade des Etats-Unis au Mali qui loue la coopération américano-malienne en matière de protection du patrimoine culturel du Mali. « Parmi les objets figurent de grandes urnes funéraires, un vaisseau funéraire Dogon, une coupe cérémonielle unique, des haches en pierre, des poteries et des bracelets », précise la représentation diplomatique américaine au Mali. Les douanes américaines ont utilisé les informations fournies par les autorités maliennes qui ont permis de retrouver des biens culturels ayant déjà fait l’objet d’un trafic vers les États-Unis. Les agents des douanes américaines ont, aussi pu déceler des objets suspects et les ont saisis avant qu’ils ne rentrent aux Etats-Unis. Les États-Unis ont financé le retour des objets au Mali. « Afin de sensibiliser le public à la menace que représente le trafic illicite pour le patrimoine culturel du Mali, les États-Unis ont également fourni des fonds aux autorités Maliennes pour organiser une exposition au Musée national du Mali des objets retournés après que des spécialistes aient eu le temps de les étudier correctement», annonce l’ambassade US. Les États-Unis ont conclu des accords bilatéraux avec 23 pays pour protéger leur patrimoine culturel en réduisant l’incitation au pillage et en mettant fin au trafic illicite. Le Mali est le seul pays d’Afrique sub-saharienne bénéficiaire de cette coopération culturelle. « Les spécialistes maliens ont fait preuve d’un grand leadership pour devenir l’un des premiers pays au monde à signer un accord sur les biens culturels avec les États-Unis. La coopération entre les deux pays est considérée comme un modèle à suivre pour les autres », selon le communiqué. Depuis 1993, les États-Unis restreignent l’importation d’objets archéologiques et ethnologiques provenant des falaises de Bandiagara et de la vallée du fleuve Niger. Et depuis près de 30 ans, les États-Unis travaillent avec les Maliens pour sauvegarder ce patrimoine. En 2017, le Mali et les États-Unis ont ajouté à l’accord la protection des manuscrits du 12e au 20e siècle. MD (AMAP)
Le ministre de la Justice ordonne une enquête administrative sur l’acquittement de Bakary Togola (Officiel)
Bamako, 07 déc (AMAP) Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mahamadou Kassogué, a ordonné une enquête administrative consécutive à la décision d’acquittement prononcée dans l’affaire « ministère public contre Bakary Togola et autres », a appris l’AMAP de source officielle Dans un communiqué publié, mardi, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, rappelle que la Cour d’assises, en session spéciale sur les affaires économiques et financières, a rendu le lundi 29 novembre 2021, un arrêt d’acquittement dans le dossier « ministère public contre Bakary Togola et autres », accusés d’atteinte aux biens publics et complicité, faux et usage de faux. « Des informations concernant le comportement de certains membres de la Cour et les connivences qui auraient entouré la gestion de cette procédure », selon la même source, il résulterait « un faisceau d’indices graves incitant une enquête afin de faire toute la lumière sur cette affaire, notamment des manquements susceptibles de recevoir une qualification pénale ». « Dans ces conditions, je vous instruis de faire procéder aux investigations nécessaires et me tenir informé des résultats desdites investigations », écrit le ministre Kassogué. Bakary Togola, ancien président de l’Assemblée permanente des Chambres d’agriculture du Mali (APCAM) et 12 autres co-accusés, jugés pour le détournement de plus 9 milliards et demi de Fcfa, ont été reconnus « non coupables », le lundi 29 Novembre 2021, par la Cour d’assises de Bamako. L’affaire remonte à septembre 2019. Bakary Togola, alors président de l’APCAM et de la Confédération des sociétés coopératives des producteurs de coton (CSCPC), à la fois, avait été placé sous mandat de dépôt à la Maison centrale d’arrêt de Bamako. Deux ans après, M. Togola est déclaré « non coupable » et se verra aussitôt rembourser 4 000 000 000 de Fcfa, correspondant à la caution qu’il avait versée pour obtenir une « liberté provisoire ». SS (AMAP)
Mali : Dr Oumar Mariko sous mandat de dépôt pour « propos injurieux via les réseaux sociaux »
Bamako, 07 déc (AMAP) Le président du parti Solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance (SADI), l’ancien député élu à Kolondièba (Sud), Dr Oumar Mariko, et deux proches ont été places, mardi, sous mandat de dépôt par le tribunal de Grande instance de la Commune IV de Bamako. M. Mariko, Aboubacar Camara, administrateur du réseau de radio FM Kayira et le cyber activiste Boubacar Soumaoro dit (Bouba Fané) ont passé la nuit du lundi, en garde à vue au Camp 1 de la gendarmerie, dans la capitale malienne. Cette interpellation fait suite à un enregistrement vocal qui défraie la chronique sur les réseaux sociaux, depuis quelques jours. Dans ce vocal, on entend une voie attribuée à Dr Mariko, qui s’en prend au Premier ministre Choguel Kokalla Maïga par des propos « injurieux et grossiers ». Selon certaines analyses sur les médias sociaux, l’enregistrement controversé objet de l’interpellation, serait une réaction de son présumé auteur, à un autre vocal devenu « viral » sur la toile dans lequel des propos seraient attribués au chef du gouvernement, antérieurement à sa nomination comme Premier ministre. Selon le substitut du procureur près le tribunal de Grande instance de la Commune IV de Bamako, Mamadi Tounkara, en charge du dossier, les trois personnes ont été placées sous mandat de dépôt pour « des faits d’injures sur les réseaux sociaux, et pour complicité et divulgation du secret de la communication ». Ces faits sont prévus et punis par les dispositions des articles 21, 55 et 56 de la loi portant répression de la cybercriminalité au Mali. Mais, aussi, conformément aux dispositions de l’article 24 du Code pénal. Dr Oumar Mariko et ses co-prévenus comparaîtront devant le juge le 15 février 2022 au tribunal de la Commune IV. Cette interpellation du leader politique intervient en application de la loi n°2019-056 du 05 décembre 2019 portant répression de la cybercriminalité au Mali. Une disposition juridique qui met l’accent sur la protection des données à caractère personnel, notamment l’enregistrement et la diffusion illégaux de conversations et autres images par voie de presse et sur les réseaux sociaux. AT/MD (AMAP)
Impôts, droits et taxes : Le télépaiement en marche
Par Amadou GUÉGUÉRÉ Bamako, 07 déc (AMAP) Le télépaiement des impôts, droits et taxes deviendra désormais une réalité après le lancement des opérations, lundi, par le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, dans les locaux de la direction générale des impôts. Le ministre de l’Économie et des Finances, Alousseni Sanou a souligné que le télépaiement des impôts, droits et taxes « vise non seulement la simplification des opérations de paiement mais également la sécurisation des recettes de l’État par le virement direct des fonds collectés dans le compte unique du Trésor ». Pour M. Sanou, il est important que la plateforme soit flexible pour favoriser, plus tard, l’extension de la domiciliation du compte télépaiement à d’autres banques. Le directeur général des impôts, Mathias Konaté, a ajouté que le mode opératoire prévoit un compte dédié aux recettes, ouvert au nom du Receveur général du District. Compte dans lequel les recettes des impôts, droits et taxes collectées par voie électronique, vont être virés », a expliqué directeur général des impôts,. Le but, selon lui, est de prévenir les incidents éventuels liés au paiement électronique avant la constitution de la trésorerie de l’État. «Le paiement des impôts, droits et taxes par voie électronique est une nouvelle procédure dans notre dispositif de collecte des impôts. À cet effet, pour un départ, ce compte de recettes sera domicilié dans une seule banque pour nous permettre de suivre adéquatement la mise à disposition régulière de la trésorerie de l’État », a encore dit M. Konaté. « À l’issue d’un processus de sélection par manifestation d’intérêt, la Banque malienne de solidarité (BMS SA) a été choisie pour assurer la domiciliation de ce compte», a-t-il expliqué. Plusieurs personnes sont impliquées dans le processus notamment les membres du groupe de travail télépaiement des impôts. Le Canada, partenaire historique du Mali, accompagne le processus de modernisation des services fiscaux à travers le Projet d’appui à la mobilisation des recettes intérieures (PAMORI) Ce lancement pour une modernisation de l’administration malienne, notamment des services des impôts, a été marqué par la signature de deux conventions entre le directeur général des impôts, le directeur national du Trésor et de la comptabilité publique et les banques de la place. .L’engagement des parties impliquées dans la gestion des paiements des impôts, droits et taxes par voie électronique (banques, impôts et trésor) est un impératif pour le démarrage des télépaiements avec la solution déjà disponible. Cela s’est traduit par la signature de la Convention d’utilisation de la plateforme entre l’administration (Impôts et trésor) et chacune des banques implantées au Mali et la Convention de gestion ou compte télépaiement entre l’administration (Trésor et impôts) et la Banque malienne de solidarité (BMS-SA). Cette opération confère à l’administration le privilège juridique d’assurer la configuration et le paramétrage du système. L’opérationnalisation de ce mécanisme requiert une plateforme qui permet un échange, hautement sécurisé, des données entre les différentes parties prenantes impliquées dans le processus de collecte et de comptabilisation des recettes. Suite logique des télé-déclarations commencées en 2019, l’introduction des télépaiements dans le processus de collecte des impôts vise trois objectifs fondamentaux. Il s’agit de la simplification des procédures de paiement des impôts pour permettre aux contribuables de payer leurs impôts, droits et taxes, sans être obligés de se déplacer physiquement vers les guichets, la sécurisation des recettes de l’État par un paiement dématérialisé et la disponibilité de la trésorerie de l’État pour faire face aux dépenses publiques en temps et en heures. Pour cela, le Groupe de travail a élaboré des documents pour encadrer le fonctionnement optimal du mode opératoire des télépaiements retenu. Il s’agit de l’Autorisation de prélèvement permanent, émanant du client de la banque, la convention d’utilisation de la plateforme, pour régir les rapports entre les parties prenantes et la convention de gestion du compte télépaiement. Cela, pour le respect des règles de fonctionnement des télépaiements. « Cette œuvre de modernisation permettra aux contribuables d’effectuer désormais leur déclaration et s’acquitter de leurs obligations (impôts, droit et taxes) en toute sécurité, célérité et fiabilité », a fait noter le président de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers (APBEF), Moustapha Adrien Sarr. « Les opérations se feront en toute transparence avec une traçabilité totale sans contrainte de déplacement aux guichets, a salué M. Sarr. AG (AMAP)
Mali : Dr Oumar Mariko en garde à vue pour « propos injurieux via les réseaux sociaux »
Bamako, 06 déc (AMAP) Le président du parti Solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance (SADI), l’ancien député élu à Kolondièba (Sud), Dr Oumar Mariko, et deux autres personnes ont été longuement entendus, lundi 6 décembre, avant d’être gardés à vue à la brigade de la gendarmerie du Camp I de Bamako. Cette interpellation de M. Mariko, d’Aboubacar Camara, administrateur du réseau de radio FM Kayira et le cyber activiste Boubacar Soumaoro dit (Bouba Fané) fait suite à un enregistrement vocal qui défraie la chronique sur les réseaux sociaux depuis quelques jours. Dans ce vocal, on entend une voie attribuée à Dr Oumar Mariko, s’en prendre au Premier ministre Choguel Kokalla Maïga à travers des propos « injurieux et grossiers ». Selon certaines analyses sur les médias sociaux, l’enregistrement controversé objet de l’interpellation, serait une réaction de son présumé auteur, à un autre vocal devenu « viral » sur la toile dans lequel des propos sont attribués au chef du gouvernement, antérieurement à sa nomination comme Premier ministre. L’information est confirmée par le substitut du procureur près le tribunal de Grande instance de la Commune IV de Bamako, Mamadi Tounkara. Cette interpellation du leader politique s’inscrit dans le champ d’application de la loi n°2019-056 du 05 décembre 2019 portant répression de la cybercriminalité au Mali. Une disposition juridique qui met l’accent sur la protection des données à caractère personnel, notamment l’enregistrement et la diffusion illégaux de conversations et autres images par voie de presse et sur les réseaux sociaux. Durant toute la journée, des militants et sympathisants du responsable politique, venus apporter leur soutien aux interpelés, se sont amassés par dizaines aux abords de l’unité d’enquête du Camp 1. Ils ont tenu des propos hostiles aux autorités de la Transition. AT/MD (AMAP)
Soutien réaffirmé de la Banque mondiale (Vice président Ousmane Diagana)
Envoyé spécial M. SIDIBÉ Nouakchott, 05 déc (AMAP) Le Premier ministre, en marge de sa visite à Nouakchott, a reçu en audience, dimanche matin, à la villa des hôtes, une délégation du Groupe de la Banque mondiale conduite par le vice-président de l’institution pour l’Afrique de l’Ouest et centrale, Ousmane Diagana. À sa sortie d’audience, M. Diagana a rappelé que le Mali, qui est en crise, enregistre beaucoup d’écoles fermées et des populations déplacées. «Nous avons aussi échangé autour de cela pour créer les conditions de réformes et d’investissements propices pour la réouverture des écoles», a assuré Ousmane Diagana. L’éducation est une priorité pour la Banque mondiale. Au centre des stratégies et des interventions de l’institution au Mali, « il y a toujours la mobilisation des ressources et l’accompagnement technique pour que l’éducation soit véritablement le socle sur lequel le développement doit s’asseoir ». MS (AMAP)
Le PM a rencontré la communauté malienne de Mauritanie pour un tour d’horizon des préoccupations nationales
Envoyé spécial M. S. Nouakchott, 05 déc (AMAP) Le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, en marge du Sommet sur l’éducation au Sahel à Nouakchott, a rencontré, samedi, dans la soirée, la communauté malienne résidant en Mauritanie pour partager les préoccupations des Maliens établis à l’extérieur et leur donner les nouvelles du pays. La rencontre dans la salle de conférence du nouveau bâtiment de l’ambassade du Mali dans ce pays voisin a été riche en échanges. Estimés à plusieurs milliers, les Maliens établis en Mauritanie évoluent dans quasiment tous les secteurs économiques de leur pays d’accueil. Ce dynamisme s’explique probablement par des conditions d’accueil acceptables que leur offrent les autorités mauritaniennes. Les propos tenus par l’ambassadeur du Mali en Mauritanie, Mohamed Dibassy, vont en tout cas dans ce sens. Le diplomate a, en effet, confié que les Maliens ne subissent plus de tracasseries liées aux cartes de séjour. « La tenue de la Grande commission mixte Mali-Mauritanie boostera davantage la coopération entre les deux pays », a-t-il estimé. Conscients des enjeux et défis complexes auxquels fait face notre pays, nos compatriotes ont décidé de soutenir la Transition. C’est ce que l’on peut retenir de l’intervention du président du Conseil de base des Maliens de la Mauritanie, Issiaka Traoré. Il a, également plaidé pour l’ouverture et le dialogue avec les pays voisins, avant de révéler que de nombreux Maliens sont confrontés à de multiples difficultés au niveau de la frontière commune. Après avoir fait observer une minute de silence en la mémoire de nos compatriotes récemment assassinés à Bandiagara, le Premier ministre s’est longuement exprimé sur la situation du Mali. Selon Choguel Kokalla Maïga, la situation dans laquelle se trouve le Mali aujourd’hui nous oblige à l’union sacrée et le rassemblement autour des Forces de défense et de sécurité. «Mon intime conviction est que notre pays gagnera cette lutte contre le terrorisme», a-t-il lancé. Il s’est, également, dit convaincu que cette Transition sera le point de départ pour poser les bases de la fondation du Mali nouveau. Tout le travail de la Transition est dédié à donner satisfaction à cinq grandes revendications du peuple malien largement exprimées lors des mouvements de contestations en 2020 : amélioration de la sécurité sur l’ensemble du territoire national ; ouverture des enquêtes pour éclaircir les tueries commises par des forces spéciales ; lutte contre l’impunité et la corruption. S’y ajoutent l’organisation d’élections libres et transparentes à travers la création de l’organe unique de gestion des élections ainsi que la mise en place des réformes politiques et institutionnelles. « Il s’agira, a résumé le Premier ministre, de garantir la stabilité du régime après les élections ». « Or, a-t-il fait observer, pour des partenaires du Mali, la transition se résume aux élections ». « Au sortir des Assises nationales de la refondation (ANR) dont les dates viennent d’être fixées, a clarifié le chef du gouvernement, les Maliens diront de quel temps ils auront besoin pour rendre irréversible le processus de changement ». En réponse aux préoccupations soulevées par nos compatriotes, le Premier ministre a promis de rendre compte à qui de droit. MS (AMAP)
Sommet sur l’éducation au Sahel : Rendez-vous sur l’avenir de la Région
Envoyé spécial Massa SIDIBÉ Nouakchott, 05 déc (AMAP) Les dirigeants sahéliens sont réunis à Nouakchott, dans la capitale de la Mauritanie, depuis dimanche, pour réfléchir sur les défis auxquels les systèmes éducatifs du Sahel sont confrontés et envisager les mesures urgentes à prendre d’ici 2030. Cette rencontre entre les pays du G5 Sahel et la Banque mondiale sur l’éducation au Sahel, au Palais des congrès de Nouakchott, intervient après la publication du Livre-blanc sur l’éducation au Sahel Il s’agit d’une étude-diagnostic consacrée aux défis auxquels les systèmes éducatifs de la région sont confrontés, et aux mesures urgentes à entreprendre, d’ici à 2030. Ce, pour lutter contre la pauvreté des apprentissages à travers l’accroissement des investissements pour le développement du capital humain. Le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Ousmane Diagana, a admis que dans les pays du Sahel, les progrès réalisés au cours des 20 dernières années sont impressionnants. Toutefois, a ajouté Ousmane Diagana, « il est impérieux de mettre l’accent sur l’inclusivité en prenant surtout en compte les filles et les enfants du milieu rural ». Lors de l’ouverture de la réunion, le président de la d Mauritanie, Mohamed Ould Ghazouani, a indiqué que la mise en place de systèmes quantitativement et qualitativement performants aura des impacts positifs sur les défis multiformes auxquels font face les pays du Sahel. Vantant les retombées de la mutualisation des moyens, l’hôte du sommet a plaidé pour la création d’une Alliance pour l’éducation au Sahel. Pour le président du Niger, Mohamed Bazoum, en dehors de la question sécuritaire, le sujet qui mérite plus une discussion entre les chefs d’État du Sahel est celle de l’éducation. Pour sa part, le Premier ministre malien, Choguel Kokalla Maïga, a souligné que le Livre-blanc identifie trois objectifs en matière d’éducation sur lesquels il convient d’agir urgemment. Il s’agit de la réduction de la pauvreté des apprentissages, de l’accroissement de l’éducation des filles et de l’augmentation du taux d’alphabétisation des adultes. « L’état des lieux de ces objectifs dans le cas du Mali présente un tableau peu reluisant », a-t-il concédé. À titre d’illustration, en 2019, le pourcentage d’enfants âgés de 10 ans ne sachant pas lire correctement s’élève à près de 91%. Selon le chef du gouvernement, outre les défis structurels auxquels le Mali est confronté, il y a lieu de mesurer, à sa juste valeur, l’impact négatif des déficits conjoncturels comme la pandémie de la Covid-19 et la crise sécuritaire. « Depuis huit ans, a-t-il rappelé, des pans entiers de notre territoire sont investis par des groupes terroristes pour lesquels l’éducation nationale et les autres formes de représentation de l’État républicain sont des cibles de premier ordre ». «En effet, le contexte sécuritaire difficile a entraîné la fermeture ou la destruction de près de 1.600 écoles dans le Nord et le Centre du Mali», a alerté le Premier ministre. « Cette situation, a-t-il déduit, a eu pour conséquences la déscolarisation de plus de 478.000 enfants affectés par la crise et privé de leurs droits à l’éducation ». De même, 9.570 enseignants, touchés par la menace terroriste, sont éloignés de leur lieu de travail et sont plongés dans le désœuvrement. Selon le chef du gouvernement malien, les réalisations les plus récentes dans notre pays, qui attestent d’une forte volonté politique, sont le processus d’intégration des écoles coraniques dans le système éducatif formel, la réhabilitation en cours de plus de 2.000 salles de classes à l’initiative du président de la Transition. Le gouvernement a également consenti des efforts notables pour l’amélioration des conditions de travail des enseignants. La projection d’un film sur les enjeux de l’éducation au Sahel, la présentation du Livre-blanc sur la même thématique et la signature de la «Déclaration de Nouakchott» ont été les moments forts de la cérémonie d’ouverture. Le Premier ministre Maiga est accompagné par les ministres de l’Éducation nationale, Sidibé Dedeou Ousmane, de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou. MS (AMAP)

