La CEDEAO Inflexible sur la durée de la Transition au Mali

Bamako, 21 mar (AMAP) Les autorités de la Transition malienne et les dirigeants de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ne se sont pas tombés d’accord sur une durée de la Transition, au terme de discussions engagées lors de la visite de 48h du Médiateur de l’organisation sous-régionale, Goodluck Jonathan, à Bamako, ce weekend. Dans un communiqué publié dimanche soir, le gouvernement du Mali indique que lors de ces consultations, tenues les 18 et le 19 mars, le médiateur de la CEDEAO a présenté « un délai de 12 mois pour la durée de la Transition ». Selon la même source, la partie malienne a présenté « successivement un délai de 36 mois, puis de 29 mois ».  Ce délai a même été ramené à 24 mois par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, « dans un effort ultime visant à parvenir à un compromis réaliste et salutaire pour le Mali et la Cedeao », sans parvenir à un accord, signale le communiqué gouvernemental. Le gouvernement déplore que la proposition de la CEDEAO soit « essentiellement électoraliste » et « ne prend pas en compte les aspirations légitimes de réformes politiques et institutionnelles exprimées par le Peuple malien ». À ce propos, le gouvernement rappelle qu’à la suite à la crise politique consécutive au l’élection présidentielle de 2018, une mission ministérielle de la CEDEAO avait conclu, le 19 octobre 2018, qu’il est impératif que le gouvernement et tous les acteurs socio-politiques conviennent, de manière consensuelle, d’entreprendre des réformes courageuses des cadres légaux. « Ces réformes, poursuit le communiqué, devraient concerner y compris la Constitution de février 1992 ainsi que le système électoral avant de d’engager des échéances électorales dans notre pays ». Le gouvernement indique avoir produit et soumis un chronogramme révisé comprenant des actions relatives aux réformes politiques et institutionnelles, ainsi que des actions détaillées relatives aux élections avec un délai de trente-six (36) mois pour la Transition. Bamako a regretté cette absence de compromis pour une Transition dont l’objectif, dit le communiqué, est de « poser les jalons de la Refondation du Mali, puis de mettre en place un nouvel ordre constitutionnel gage de paix de stabilité durable et de bonne gouvernance ». Les autorités maliennes soulignent que la CEDEAO n’a « manifestement toujours pas suffisamment pris en compte la complexité des enjeux auxquels le Mali est confronté et les aspirations profondes de son Peuple déterminé à prendre son destin en mains ». Elles expriment le besoin « de rapidement avancer sur la mise en œuvre des actions prioritaires et urgentes exprimées par (leur) Peuple ».  Le gouvernement réitère sa « disponibilité à poursuivre le dialogue et à trouver une solution avec la CEDEAO et la communauté internationale dans l’intérêt supérieur des Peuples d’Afrique de l’Ouest qui souffrent collectivement des conséquences des sanctions illégales, illégitimes et inhumaines prises à l’encontre du Mali ». MT/MD (AMAP)

A la veille de la réunion ministérielle de l’OCI à Islamabad : Le PM, Imran Khan, exhorte les pays de la « coopération islamique » à s’adapter aux changements mondiaux

Islamabad, 21 mar (UNA-AMAP) –  Le Premier ministre pakistanais, Imran Khan, a déclaré que la convocation de la Conférence des ministres des Affaires étrangères de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) à Islamabad, avec le 75e anniversaire de l’indépendance du Pakistan, est une manifestation exceptionnelle de la solidarité islamique avec le Pakistan.  Dans un article publié aujourd’hui, lundi, dans le journal saoudien « Arab News », à la veille de la réunion ministérielle de l’OCI a Islamabad, le chef du gouvernement pakistanais a souligné « l’importance du moment de cette réunion, à la lumière des changements en cours et dont les systèmes économiques et de sécurité du monde sont témoins, et la nécessité pour les pays islamiques de s’adapter à ces changements ». Il a souligné que l’OCI est la deuxième plus grande organisation gouvernementale au monde et représente la voix unificatrice du monde islamique, ajoutant que l’organisation, « au fil des années, a  plus travaillé efficacement pour promouvoir des intérêts et des objectifs communs et le respect mutuel. « Selon lui, la réunion des ministres des Affaires étrangères à Islamabad « se déroule à un moment critique de l’histoire du monde, à la lumière de l’érosion des structures de sécurité mondiales et du système économique qui ont été établis depuis 1945 ». Imran Khan lie cette érosion à plusieurs facteurs dont « l’usage répété et unilatéral de la force et la nouvelle guerre froide et la disparité croissante entre les pays et au sein d’un même pays, exacerbée par l’épidémie de Covid-19, en plus des effets du changement climatique et de l’évolution technologique révolution ». Le Premier ministre pakistanais a souligné « la nécessité pour les pays islamiques d’explorer prudemment ces nouvelles réalités et de former, efficacement, l’ordre mondial émergent pour réaliser leurs intérêts individuels et communs »,  Il a noté que pour atteindre cet objectif, « les pays islamiques doivent, d’abord, renforcer et maintenir leur souveraineté et leur intégrité territoriale. » Pour lui, les pays islamiques  ce défi, en adhérant aux principes, en évitant de s’engager dans la concurrence entre les grandes puissances, en résolvant les différends islamo-islamiques et en coupant la route sans ingérence étrangère. PALESTINE ET CACHEMIRE  – « L’Organisation de la coopération islamique, en tant que force motrice pour la paix et la justice, doit continuer à soutenir les justes causes de la Palestine et du Cachemire, afin d’obtenir le droit à l’autodétermination et à la liberté de l’occupation étrangère », a déclaré  M. Khan. Il a poursuivi : « Malgré l’énormité de ces objectifs, je suis convaincu que le cours de l’histoire penche vers la justice. » Imran Khan a déclaré : « Les tentatives de l’Inde d’imposer une solution finale au Jammu-et-Cachemire en lui enlevant son identité, en modifiant sa démographie et en opprimant brutalement son peuple seront vouées à l’échec ». Il a souligné que « la paix et la stabilité durables en Asie du Sud dépendent du règlement pacifique du différend sur le Jammu-et-Cachemire. » Conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité et aux aspirations du peuple cachemiri. » Le Premier ministre pakistanais a souligné que son pays cherchait à établir des relations amicales avec tous ses voisins, y compris l’Inde, appelant New Delhi à « créer des conditions propices à la conduite d’un dialogue honnête et axé sur les résultats avec le Pakistan et les Cachemiris, en annulant ses mesures unilatérales au Cachemire occupé, y compris l’évolution démographique, et de mettre fin à ses violations massives et massives des droits de l’homme. QUESTION AFGHANE – Sur la question afghane, le Premier ministre pakistanais a déclaré : « Après 40 ans, il existe maintenant une réelle opportunité de rétablir la paix et la sécurité en Afghanistan et dans la région. Il a souligné « la nécessité d’agir, collectivement, pour prévenir une catastrophe humanitaire et un effondrement économique en Afghanistan et de travailler efficacement avec les autorités afghanes pour promouvoir les droits de l’homme, en particulier les droits des femmes, encourager une plus grande inclusion et développer des stratégies efficaces pour éliminer la menace terroriste » « Nous devons travailler pour trouver nos propres solutions aux problèmes auxquels est confronté le monde islamique », a déclaré Imran Khan, soulignant « la nécessité de résoudre les conflits en Syrie, en Libye et au Yémen par la réconciliation et la coopération entre les pays islamiques concernés. DEFIS ECONOMIQUES – Imran Khan a estimé que le monde islamique est riche en ressources humaines et naturelles, appelant à une meilleure coordination pour investir dans les complémentarités et renforcer les capacités. Il a souligné que « l’action islamique conjointe dans les domaines économique et commercial constituera une étape importante vers un plus grand rapprochement et une plus grande solidarité politique « . Imran Khan a noté que « la pandémie de COVID-19 et le changement climatique ont exacerbé les défis sociaux et économiques, mais ils ont également fourni de nouvelles opportunités pour réinitialiser les priorités en ce qui concerne la cohésion interne des pays de l’OCI ». Il a déclaré que « les pays islamiques doivent se joindre aux pays en développement afin de mobiliser des ressources suffisantes pour se remettre de l’épidémie et atteindre les objectifs de développement durable », expliquant que cette mobilisation « doit inclure des opérations d’allégement et de restructuration de la dette, et atteindre l’objectif de dépenser 0,7% de PIB. »  Le total de l’aide publique au développement, la redistribution des 400 milliards de dollars inutilisés en nouveaux DTS, des prêts plus importants des banques multilatérales de développement, plus des investissements publics et privés massifs dans des infrastructures durables, et la mobilisation des 100 milliards de dollars promis chaque année pour financer le climat de travail ». « Nous devons également exiger un traitement juste et égal dans les structures internationales de la finance, du commerce et de la fiscalité, arrêter et inverser le flux des milliards de dollars, chaque année, de nos pays vers des « refuges » par le biais de la corruption, de la fraude, de l’évasion fiscale’, a dit M. Khan. PREPARER L’AVENIR – Le Premier ministre pakistanais a estimé que les pays de l’OCI « doivent se préparer à l’avenir à une économie mondiale numérique, intégrée et fondée

Lutte contre la Covid-19 : Les Etats Unis offrent 100.620 doses de vaccin Pfizer au Mali

Bamako, 21 mars (AMAP) La ministre de la Santé et du Développement social, Mme Diéminatou Sangaré, après la réception des vaccins AstraZeneca, Johnson and Johnson, Sinovac et Sinopharm, a réceptionné, vendredi dernier à l’Aéroport International de Bamako, 100.620 doses de vaccin Pfizer (don du gouvernement américain via l’initiative Covax) des mains de la secrétaire d’État ajointe américaine, Michele J Sison, a constaté l’AMAP. C’était en présence de l’ambassadeur des États-Unis dans notre pays, Dennis B. Hankins et des représentants de l’Unicef, Andrea Berther, de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Jean Pierre Baptiste. Notre pays doit recevoir, au total, un million de doses de cet antigène de type «ARNm». C’est un don du gouvernement américain via l’initiative Covax (un mécanisme pour faciliter l’accès de tous les pays aux vaccins), fruit du partenariat entre la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (Cepi), l’Alliance du vaccin (Gavi), l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef). La ministre en charge de la Santé a rappelé l’objectif du plan national de déploiement des vaccins et de la vaccination dans notre pays. «Pour atteindre cet objectif, il nous faut des vaccins, les moyens de les conserver, de les acheminer et aussi les moyens de sensibiliser les populations», a-t-elle indiqué, avant de préciser qu’une chaine de solidarité s’est formée autour de notre pays. Elle a aussi remercié au nom des plus hautes autorités les partenaires pour leur accompagnement. Diéminatou Sangaré a souhaité l’implication de toutes les couches socioprofessionnelles afin de permettre l’administration de cet antigène aux personnes cibles. Et de donner l’assurance que son ministère jouera pleinement son rôle dans l’atteinte de l’objectif vaccinal. «Nous allons étendre la cible aux enfants de 12 ans et aux femmes enceintes et allaitantes». La ministre Sangaré a aussi annoncé le démarrage de la campagne de vaccination du Pfizer dans un plus bref délai. La secrétaire d’État ajointe américaine, Michele J Sison s’est réjouie de la livraison des doses du vaccin Pfizer dans la lutte contre la Covid-19 dans notre pays. Pour elle, ce don marque une étape importante dans l’atteinte de l’objectif du président Biden de donner plus de 1,2 milliard de vaccins dans le monde, avant d’annoncer l’arrivée prochaine des doses restantes. Quant à Jean Pierre Baptiste, il a déclaré que le nécessaire a été fait à travers les différents partenaires pour doter notre pays de moyens de conservation des vaccins Pfizer. Selon lui, il y a une nette amélioration de la couverture vaccinale contre le coronavirus. Andrea Berther a rappelé le besoin de conservation du vaccin dans une chambre ultra froide, avant de dire que c’est la première fois que ce type de vaccin arrive au Mali. Administré à double dose à l’intervalle de quatre semaines, cette première quantité sera répartie entre les communes de Bamako et Kati. Les personnes ayant déjà reçu les précédents vaccins ne seront pas concernées par cette vaccination. Il est recommandé une 3è dose entre 3 et 4 mois après la deuxième dose pour booster la réponse immunitaire chez les personnes âgées (60 ans et plus) et celles souffrant de comorbidités. Les autorités ambitionnent de vacciner 70% de la population générale, soit plus de 9 millions de personnes de 12 ans et plus, d’ici la fin de l’année TC/KM (AMAP)

Conférence des ministres des Affaires étrangères de l’OCI : « Nous travaillerons au renforcement de l’unité islamique »  (Ministre pakistanais des Affaires étrangères) 

Islamabad, 21 mar (UNA-AMAP) – Le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Shah Mahmood Qureshi, a déclaré, mardi dernier, que son pays servira de pont pour l’unité entre les pays islamiques et contribuera à améliorer la compréhension sur les problèmes communs auxquels le monde islamique est confronté, a rapporté l’Agence de presse pakistanaise (APP). Le Pakistan, qui accueillera la 48e session du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’Organisation de coopération islamique (OCI), les 22 et 23 , »veut renforcer l’unité entre les musulmans à cette occasion et aborder d’autres problèmes, en particulier l’islamophobie et les discours de haine », a déclaré M. Qureshi, lors d’une conférence de presse dans la capitale, Islamabad. Le chef de la diplomatie pakistanaise s’exprimait en prélude de  mars et a ajouté que cette réunion se tient à un moment critique, soulignant que son pays veut transmettre la voix du monde islamique au niveau international. Il a révélé que 48 pays ont, jusqu’à présent, confirmé leur participation à la réunion, notant qu’il est prévu que 100 décisions seront adoptées au cours de cette session. M. Qureshi, cité par APP, a déclaré que le thème proposé pour la session « Partenariat pour l’unité, la justice et le développement » résume les priorités de la réunion, alors que le Pakistan cherchera à établir des partenariats à travers le monde islamique et à construire des ponts de coopération pour relever les nombreux défis auxquels est confronté le Bouma. Le ministre pakistanais des Affaires étrangères a affirmé que l’OCI adopte des positions fermes concernant la question de la Palestine et la situation au Jammu-et-Cachemire. Il a révélé qu’une réunion spéciale du groupe de contact de l’organisation sur le Jammu-et-Cachemire se tiendra en marge de la conférence des ministres des affaires étrangères, où le Pakistan présentera des rapports sur la situation au Cachemire, indiquant que son pays cherche à adopter une résolution ministérielle sur la question du Jammu-et-Cachemire. Il a poursuivi que la réunion discutera, également, des aspects humanitaires de la situation en Afghanistan, où des millions de personnes sont confrontées aux risques de la faim et de la maladie, et examinera, aussi, la mise en œuvre des décisions de la session précédente. Selon M. Kureshi, le Pakistan cherche, en outre, à renforcer la coopération entre les pays islamiques dans la lutte contre la corruption, soulignant que son pays cherche, à travers la réunion, « à transformer les aspirations communes du monde islamique en mesures concrètes ». MD (AMAP)

Mali: Le président Assimi Goïta à Koutiala (Sud) pour la fête du coton

Koutiala, 19 mar (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, est arrivé à Koutiala (Sud), ce samedi 19 mars 2022, accompagné du président du Conseil national de la Transition (CNT), le colonel Malick Diaw et de plusieurs membres du gouvernement dont le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou. Les populations de Koutiala, sorties massivement, ont réservé un accueil chaleureux à la délégation présidentielle. À travers ce premier déplacement à l’intérieur du pays, depuis son investiture à la tête de l’État, le colonel Assimi Goïta répond à l’invitation des producteurs agricoles à la fête du coton. Un événement qui vient à point nommé dans la mesure où le Mali retrouve sa place de leader sur le continent africain, à travers une production record de plus de 760.000 tonnes au titre de la campagne agricole 2021-2022.  Cette performance remarquable a été rendue possible grâce à la décision des autorités de la Transition  de maintenir la subvention des intrants agricoles et de procéder à l’augmentation du prix du coton-graine qui est passé de 250 à 280 Fcfa. Arrivé à  bord d’un hélicoptère militaire, le président de la Transition a été accueilli à sa descente d’avion par les autorités administratives et coutumières de la Région de Koutiala. AT/MD AMAP)

Diéma : Accueil populaire des marcheurs de Dakar à Bamako

Diéma, 18 mar (AMAP) Les populations du Cercle de Diéma (Ouest) ont accueilli en grande pompe, vendredi après-midi, les marcheurs de l’Association marche internationale Dakar-Thieytou, une ONG sénégalaise, partis de Dakar pour rallier Bamako à pied. Le préfet Abdoul Nasser Maiga, devant une foule nombreuse pour occuper les artères principales du Rond-point central, au quartier Razel, a exprimé son soutien aux marcheurs panafricains. « Votre acte vise à renforcer l’union, la paix et la cohésion sociale entre tous les peuples africains de façon générale » qui devraient rester soudés pour venir à bout de tous les obstacles jonchant leurs parchemins, a-t-il dit. Le préfet Maïga a qualifié les marcheurs de « bons patriotes, qui se sont engagés à parcourir, à  pied, le corridor Dakar-Bamako, sur une distance de 1 360 kilomètres, pour exprimer leurs désapprobation des sanctions injustes et inhumaines infligées au Mali par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA). Ces jeunes héros, au nombre de 25 dont 6 filles, âgés de 18 ans et plus, de plusieurs nationalités, ont initié cette marche de 1 362 km (distance Bamako-Dakar) pour apporter leur soutien aux autorités de la Transition au Mali. A travers leur effort, les marcheurs veulent, également, exprimer leur soutien et leur compassion aux peuples africains dans leurs diversités ethnique, culturelle et religieuse. Les invitant à l’union sacrée pour braver tous les obstacles sur leur itinéraire de développement. Le maire de la Commune rurale de Diéma, Abdoulaye Sissako, s’est dit « plus que comblé » par l’arrivée des marcheurs dans sa commune. Il réaffirmé sa ferme volonté de faire en sorte que leurs hôtes ne manquent de rien durant leur bref séjour, « conformément aux règles dans le Kaarta, en matière d’hospitalité ».  Selon l’édile, ce périple des marcheurs « témoigne de la solidarité et du soutien du peuple sénégalais à l’endroit du Mali qui depuis le mois de janvier dernier « est dans l’étau » de sanctions d’organisations régionales.   Le président du Conseil de Cercle, Makan Koma a réitéré l’accompagnement des collectivités territoriales pour la bonne réussite de la marche entreprise, en tout cas pour ce qui concerne l’étape du Cercle de Diéma. Il a invité tous les peuples africains à s’unir pour faire face à l’adversité. « Il est temps, dit- il, de prendre nos responsabilités pour nous extirper de la domination occidentale et devenir de vrais africanistes, capables de surmonter seuls nos difficultés ».   Le président du Comité national d’accueil, Ibrahim Asuawiakoye a parlé du rôle de la section qu’il dirige qui a consisté en la coordination, l’organisation et la mobilisation de la marche, tout au long du corridor Dakar-Bamako ». Il a remercié les autorités locales de Diema qui n’ont pas ménagé leur peine pour faciliter leur tâche.   Selon Sékou Keïta, représentant la commission logistique, des difficultés perdurent. Il s’agit notamment du transport des bagages des marcheurs d’une localité à une autre, l’état des chaussures des marcheurs dont les semelles sont totalement usées, l’insuffisance de matelas, de moustiquaire pour les marcheurs. Et surtout la dotation en ambulance médicalisée pour assurer le transport des cas d’urgence.   Le porte-parole des marcheurs Samori Touré, a parlé, lui, des problèmes de circulation occasionnés souvent par l’embouteillage des gros porteurs à l’entrée de certaines villes. Autrement, il a apprécié « l’accueil chaleureux et enthousiaste que les populations (leur) réservent à chaque escale même sous les rayons ardents du soleil ».   Aujourd’hui samedi, les marcheurs ont repris la route, sous bonne garde des Forces armées maliennes (FAMa). Les populations de Kayes (dans l’Ouest du Mali) ont réservé, vendredi 11 mars 2022, un accueil chaleureux aux marcheurs arrivés de la capitale sénégalaise. OB/MD (AMAP)

Le médiateur de la CEDEAO, Goodluck Jonathan, de nouveau à Bamako

Bamako, 18 mar (AMAP) Le médiateur de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) dans la crise malienne, Goodluck Jonathan, est de nouveau à Bamako où il est arrivé, vendredi, et a été par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, au Palais de Koulouba, a constaté l’AMAP. Rien n’a filtré de l’entretien même si l’émissaire de la CEDEAO n’a jamais fait mystère de sa détermination à obtenir de Bamako un calendrier raisonnable pour la tenue des élections alors que le Mali subit de lourdes sanctions économiques imposées par l’organisation sous régionale. « Pour une résolution rapide de la crise malienne,  une délégation de l’Union économique des États d’Afrique de l’Ouest, conduite par Goodluck Jonathan, médiateur de la CEDEAO dans la crise malienne, est de nouveau arrivée à Bamako, vendredi 18 mars 2022 », a simplement précisé la présidence de la République du Mali. Pour les autorités maliennes, qui ont toujours dénoncé le caractère injuste des sanctions, le remède à la crise politique et sécuritaire du Mali ne peut se résumer à la tenue d’élections précipitées. Les autorités de la Transition qui veulent procéder à une refondation de l’Etat estiment que la mise en œuvre de cette entreprise nécessite un travail de fond et une durée nécessaire. La dernière visite au Mali de Goodluck Jonathan date du jeudi 24 février 2022, Dans un communiqué,  la Commission de la CEDEAO avait précisé que cette mission faisait suite aux rencontres techniques qui s’était tenues, une semaine auparavant, sur le chronogramme des élections et ainsi permettre « de discuter des prochaines étapes avec les autorités de la Transition ».  AC/MD (AMAP)

Ami Koïta fêtera à Abidjan ses 45 années de carrière

Bamako, 18 mar (AMAP) L’artiste malienne, Ami Koïta donnera une série de concerts géants à Abidjan, la capitale ivoirienne, les 6 et 7 mai prochains pour célébrer ses 45 années de carrière, a-t-elle annoncé, mercredi, à Bamako, lors d’une conférence de presse. Deux concerts sont prévus à Abidjan, le premier à l’hôtel Azalai le 6 mai pour les personnalités importantes (VIP) et le second au Palais de la culture pour le grand public. «Cette célébration est une opportunité de retrouver mes fans et de faire revivre mes talents», a déclaré l’icône de la musique mandingue, entourée du président de la commission d’organisation, Hervé Ouattara, et du directeur associé de l’événement, Blé Zadi Sheval Gaguen,   Après avoir exprimé sa satisfaction de célébrer ses 45 années de carrière « avec ses fans », Ami Koïta a, aussi, salué l’initiative de ce grand-rendez vous culturel. . Pour sa part, Hervé Ouattara a expliqué que tous les dispositifs techniques et communicationnels sont mis en place pour la réussite de l’événement. Il a, aussi, souligné le partenariat entre les structures organisationnelles qui se sont données la main pour célébrer les 45 ans de succès de la star mandingue. « Parce que cette réussite mérite d’être fêtée pour rendre hommage à celle qui a consacré toute sa vie au service de la communauté ». Le directeur associé, Blé Zadi Sheval Gaguen, a expliqué les motivations qui sous-tendent la célébration des 45 années de succès.  «On est venu pour célébrer une légende. Généralement. en Afrique, on célèbre les légendes après leur mort, mais nous avons voulu magnifier notre maman de son vivant», a-t-il. Pour les initiateurs, l’événement est un signe d’intégration, de paix et de solidarité, car l’icône de la musique mandingue a, aussi, le sens de la solidarité. Selon Blé Zadi, la musique mandingue est la base de toutes les musiques africaines et mérite d’être célébrée à travers la native de Djoliba.  Ami Koïta est née en 1952 à Djoliba, près de Bamako, dans le Mandé profond. Elle intègre très vite le milieu de la musique par le biais de ses parents et apprend ainsi la technique vocale et les règles de conduite d’une femme d’honneur. À 12 ans, elle faisait déjà la fierté de sa communauté. Quelques années plus tard, la chanteuse fut révélée lors d’un concours de chant pour intégrer l’Ensemble instrumental national en 1966. Depuis cette période, elle n’a plus arrêté de monter sur les grands podiums, micro en main. Après 45 longues années de pratique de la scène, l’artiste décide de faire revivre les moments forts de sa musique à travers cette série de concerts en Côte d’Ivoire.  Elle jouera aussi dans d’autres pays comme le Burkina Faso. Et, naturellement, à Bamako.  AS/MD (AMAP)

RFI et France 24 suspendues sur toute l’étendue du territoire malien

Bamako, 18 mar (AMAP) Le gouvernement malien a interrompu, mercredi 16 mars, la diffusion, « jusqu’à nouvel ordre », de Radio France internationale (RFI) en ondes courtes et FM et la télévision France 24, a constaté l’AMAP.  La mesure, annoncée, jeudi, dans communiqué du gouvernement avant sa mise en œuvre, concerne également toutes plateformes digitales de ces médias sur toute l’étendue du territoire national.  Dès la mi-journée, jeudi 17 mars, le signale de RFI n’était plus disponible sur les fréquences FM. La chaîne France 24 a, également, cessé de diffuser sur les bouquets des opérateurs de télévision. « La mise en œuvre a déjà commencé », a confirmé, en mi-journée, la secrétaire générale du ministère de la Communication. Le ministre de Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Harouna Mamadou Toureh, a rencontré, jeudi, à son département, les représentants des organisations professionnelles des médias, auxquels il a expliqué les raisons qui ont motivé la suspension de ces médias.  Le gouvernement a, aussi, interdit la rediffusion et la publication des émissions et articles de presse de RFl et de France 24, aux radios et télévisions nationales, ainsi qu’aux sites d’information et journaux maliens, « dès l’entrée en vigueur de la mesure de suspension ». Le gouvernement a indiqué, dans son communiqué, que ces mesures interviennent suite à la diffusion par ces médias de « fausses allégations faisant état d’exactions commises par les Forces Armées Maliennes (FAMa), contre des civils, de violation des droits de l’homme et du Droit International Humanitaire ».  Il précise que ces « fausses allégations sans aucun fondement » ont été publiées, le 8 mars dernier, dans une déclaration de la Haute-commissaire des Nations unies aux Droits de l’homme, Michèle Bachelet. Mais également dans un rapport de l’ONG Human Right Watch, le 15 mars 2022 et dans un reportage de la Radio France internationale (RFI), le 14 et 15 mars 2022. « En considérant la synchronisation de ce matraquage médiatique, le gouvernement en déduit une stratégie savamment préméditée visant à déstabiliser la Transition, démoraliser le Peuple malien et discréditer les vaillantes FAMa », souligne le communiqué du gouvernement avant de rejeter « catégoriquement ces fausses allégations contre les vaillantes FAMa ». Selon le communiqué, certaines allégations, en particulier celles avancées par RFI, n’ont d’autres objectifs que de « semer la haine en ethnicisant l’insécurité au Mali et dévoilent l’intention criminelle de journalistes dont certains n’ont pas séjourné au Mall, il y a plus d’un an ». Ainsi, poursuit le communiqué, « le Gouvernement rappelle que les agissements de RFI et de France24 ressemblent, dans un passé récent, aux pratiques et au rôle tristement célèbre de la radio  » Mille Collines  » dans un événement tragique survenu en Afrique ».  Par la même occasion, les autorités réaffirment leur « soutien total, ainsi que celui du Peuple à nos vaillantes FAMa qui respectent les droits humains et agissent toujours avec professionnalisme dans la lutte contre le terrorisme ». Le gouvernement souligne que « tous les cas avérés de violation de droits de l’homme et du Droit International Humanitaire impliquant des éléments des forces de défense et de sécurité font systématiquement l’objet d’enquête impartiale et les auteurs sont toujours sanctionnés conformément à la législation nationale ». Et d’inviter le Peuple malien à « rester vigilant, à faire preuve de discernement et à soutenir les Autorités de la Transition dans leur noble mission de sécurisation de notre pays et de défense exclusive des intérêts supérieurs du Peuple malien ». Dans un communiqué, publié jeudi 17 mars, France Médias Monde, la maison mère de RFI et France 24, « déplore la procédure » de suspension de ses médias et « proteste » contre la décision des autorités. « France Médias Monde étudiera toutes les voies de recours pour qu’une telle décision ne soit pas mise en œuvre et rappelle son attachement sans faille à la liberté d’informer comme au travail professionnel de ses journalistes », indique le groupe de médias français qui bénéficie du soutien de l’Union européenne.  MT/MD (AMAP)

Concours national d’orthographe et de lecture : Trois lycéennes représenteront Bamako  

Bamako, 17 mar (AMAP) Trois jeunes lycéennes représenteront Bamako, la capitale, à la 9è édition du Concours national d’orthographe et de lecture (CNOL-Mali-Gao-2022) dont la finale aura lieu le 30 avril. La sélection des candidats, le week-end dernier à la Bibliothèque nationale, a retenu Aïssata Sadio Bah, élève en 10è Commune générale (CG), au Groupe scolaire «Samdech Hun Sen» avec 18,80/20 et Mariam Traoré, élève en 11è année Sciences au lycée privé ‘’Berceau du Savoir’’ ayant obtenu aussi une moyenne de 15,75/20. Le tableau est complété par Aminata B. Guindo, élève en 11è Sciences au lycée privé «Carnot» avec une moyenne de 9/20.  Ce concours dédié à feue Yana Maïga, une notable de Gao (Nord), a pour thème :«L’éducation, clé de voûte de la cohésion sociale et de la refondation de la nation». La compétition regroupe les établissements secondaires, publics et privés des 17 Académies du Mali. Les activités du concours seront entrecoupées de sorties touristiques, pédagogiques, de formations, conférences et autres déclamations de poésies et de slam. Le jury de sélection des candidats était composé des professeurs de lettres Banna Moussa Bakhaga qui a fait valoir ses droits à la retraite et Drissa Coulibaly. La modération du concours était assurée par notre confrère de la télévision privée «Joliba TV», Oumar Traoré.  Au-delà de son caractère pédagogique et éducatif, rappelle le président de l’Association «Bi Kalanko», Souleymane Diarra, « ce concours est devenu un véritable pèlerinage culturel et touristique via nos différentes régions à travers leurs spécificités et diversités culturelles ».  « Il contribue, aussi, au renforcement de la cohésion sociale de notre jeunesse scolaire à travers l’école en mode décentralisé. Il est donc de notre responsabilité morale et de notre devoir de préparer nos enfants aux défis du Millénaire par un encadrement moral et pédagogique de qualité », a ajouté M. Diarra. « Investissons dans l’éducation de nos enfants qui sont les responsables de demain pour les soustraire des multiples déviances de la vie moderne. Cela sera le meilleur cadeau que nous puissions leur offrir», pense le président de «Bi Kalanko». Le conseiller municipal à la mairie de la Commune IV, Abdallah Yattara, a expliqué que la lecture permet l’accès à toutes les connaissances et reste un moyen efficace d’amélioration du vocabulaire, de maîtrise de la grammaire et de pratique de la langue française. Quant à la marraine nationale du CNOL-Mali, Mme Bane Zéïnabou Boubacar Djittèye, ancienne directrice de l’Académie de Bamako-rive gauche, elle a soutenu que « cette compétition scolaire est une opportunité pour nos enfants d’aller à la recherche de l’excellence dans une saine émulation ».  « En dépit de la révolution des Nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC), le livre conservera, encore plusieurs années, son rôle de source privilégiée du savoir universel », a-t-elle dit.  En lançant le concours, le chef de division vie scolaire à la Direction nationale de l’enseignement secondaire général (DNESG), Aly Touré, a précisé que le concours cadre parfaitement avec les objectifs du projet jeune. «La lecture nous aide à mieux comprendre plus vite. Cette compétition contribuera à développer les capacités intellectuelles et visuelles des élèves» a-t-il laissé entendre.  Cette 9è édition du concours a été lancée le 26 février 2022 à Gao, avant d’être délocalisée à Bamako pour raison d’insécurité. SYW/MD (AMAP)