Assises nationales de la refondation : Équité, inclusivité et consensus
Par Issa DEMBÉLÉ Bamako, le 30 nov (AMAP) En conviant lundi, les responsables de partis de politiques au palais de Koulouba, le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a d’abord voulu réaffirmer les principes cardinaux de sa ligne de conduite que sont l’équité, l’inclusivité et le consensus. Ensuite, il les a invités, solennellement, à participer aux Assises nationales de la refondation (ANR) qui tenteront de cerner les dysfonctionnements de notre architecture politico-institutionnelle et proposer des solutions. L’exercice impose une démarche permettant de prendre en compte toutes les opinions, singulièrement celles des acteurs politiques. Nombre d’entre eux ont été reçus en audience, ces dernières semaines, par le chef de l’État qui a décidé de prendre la main pour forger le consensus nécessaire à la réussite du processus de refondation. La rencontre de lundi est donc un pas de plus vers l’inclusivité, souhaitée par les acteurs politiques et érigée en principe sacro-saint par le président de la Transition. Plusieurs leaders de partis et de regroupements politiques, y compris ceux du Cadre d’échange des partis politiques pour une transition réussie, étaient présents à cette rencontre censée impulser une dynamique nouvelle dans la matérialisation des changements nécessaires à l’émergence du Mali nouveau. Leur présence en grand nombre a été interprétée par le président Goïta comme une preuve d’engagement pour la cause nationale, «cause qui ne peut être mieux défendue que par la conjonction des efforts de toutes les parties prenantes». C’est aussi le signe d’une conscience aigüe que notre pays ne sortira de cette impasse que quand ses fils et ses filles se mettront ensemble. «Il est impérieux de réaliser une union sacrée de tous les Maliens, quel que soit le bord politique ou religieux auquel ils appartiennent», a dit haut et fort le chef de l’État qui compte tout mettre en œuvre pour y parvenir. Il a engagé tous ceux qui l’accompagnent à en faire autant. UNE VICTOIRE DE LA DÉMOCRATIE – Le colonel Assimi Goïta a invité, de façon solennelle, «tous les acteurs politiques sans exclusive», à participer aux Assises nationales de la refondation «afin que les Maliens puissent, ensemble, jeter les bases d’un nouveau contrat social entre l’État et les citoyens ». Et, a-t-il poursuivi, «tout en étant une des conditions de la réussite de cet évènement, cette participation massive de la classe politique dans son ensemble constituera une victoire pour la démocratie malienne». Ces ANR seront l’occasion d’engager, sur la base de discussions franches, l’indispensable œuvre de refondation de notre pays qui se trouve, aujourd’hui, à la croisée des chemins. Il faudra identifier les écueils qui ont, jusque-là, corseté notre pratique démocratique et dégradé notre système de gouvernance, y compris la gouvernance du secteur de la sécurité. L’ambition de corriger les dysfonctionnements révélés par la pratique institutionnelle et démocratique dans notre pays n’est pas nouvelle. Les ANR se veulent un tremplin pour repenser les propositions de réformes faites lors de précédentes rencontres. Selon le président de la Transition, elles devront contribuer à capitaliser les conclusions, recommandations et résolutions des différentes rencontres comme la Conférence d’entente nationale, le Dialogue national inclusif et les Journées de concertation nationale sur la Transition. Également, il s’agira de mettre à jour les préoccupations des populations en leur «proposant un nouveau contrat national de stabilité sociale, politique, sécuritaire, économique». Il reviendra donc aux Maliens d’établir l’ordre de priorité des réformes globales à réaliser dans le cadre de la refondation de l’État et d’identifier les actions à caractère exécutoire avec un chronogramme précis. Enfin, a annoncé le chef de l’État, il sera mis en place un mécanisme de suivi-évaluation des recommandations retenues. CHALLENGE ET SACRIFICES – Réussir le challenge de la refondation n’est possible que si chaque Malien s’impose des sacrifices. Les défis sont nombreux et le «gouvernement ne saurait seul faire face», a concédé le chef de l’État qui a sollicité «l’accompagnement indispensable» de la classe politique pour les relever. D’ores et déjà, le colonel Assimi Goïta s’est dit sûr que des ANR, sortiront des propositions concrètes qui nous permettront d’avancer. Auparavant, le ministre de la Refondation, chargé des Relations avec les institutions, Ibrahim Ikassa Maïga, a jugé utile de rappeler que « nous sommes dans une transition, parce qu’il y a une crise multidimensionnelle qui frappe notre pays depuis une dizaine d’années ». Une crise qui ébranle l’État dans ses fondements, notamment sur les plans politico-institutionnel, sécuritaire, sociétal. Et, selon lui, les initiatives n’ont pas manqué pour apporter les solutions aux différentes difficultés constatées. Sauf que « cela ne nous a pas évité un délitement de l’État encore plus profond», a déploré le ministre pour indiquer la nécessité d’engager un processus de refondation dont les contours seront fixés par l’ensemble des Maliens à l’occasion des ANR. Il s’agira de capitaliser « tout ce que nous avons pu tenter jusque-là », a-t-il résumé. Cette rencontre a rassuré les acteurs politiques. Les responsables du Cadre d’échange des partis politiques pour une transition réussie au Mali, ont bien apprécié cette initiative du président de la Transition. «On fait de la politique pour servir son pays. Nous savons que notre pays a besoin de rassemblement, de cohésion et d’union», a déclaré Amadou Koïta qui a salué le «président de la Transition pour cette recherche d’inclusivité et de consensus». Le Cadre participera-t-il aux Assises ? L’espoir est permis. « Nous avons souhaité tout simplement que les TDR des ANR soient révisés, que les ANR soient dissociées du délai imparti qui a été acté lors des concertations nationales. Si cela est fait, je pense que nous sommes un pays de dialogue…», a estimé l’ancien ministre Koïta. En d’autres termes, les responsables du Cadre ne ferment pas la porte au dialogue et n’excluent pas une possible participation aux ANR. Du côté de l’Union pour la démocratie et la République (URD), on est formel : « Nous allons participer aux ANR », a confié le Pr Salikou Sanogo, rappelant que son parti, membre du M5-RFP, a toujours souhaité un tel dialogue. ID (AMAP)
Accidents de la circulation à Bamako : Au moins une personne tuée tous les trois jours
Bamako, 1er déc (AMAP) Au moins une personne est tuée tous les trois jours sur les routes de la capitale malienne, Bamako, révèle la direction de la régulation de la circulation et des transports urbains (DRCTU), dans son rapport 2020. Selon ces statistiques sur les accidents dans le District de Bamako, qui font froid dans le dos, la ville a enregistré, la même année, 2.653 accidents corporels sur les voies publiques. Même si on observe une réduction des cas d’accident, la route continue de faire des victimes dans au Mali. Les chiffres de Bamako représentent 973 cas de moins qu’en 2019. Le nombre total d’accidents et celui des blessés ont connu une baisse de 26,83%. Dans le document, on note cependant une augmentation de la gravité de 77,08% en 2020 contre 48,31% en 2019. Il ressort des propos du maire du District de Bamako, Adama Sangaré, cité dans le rapport, que les chiffres des accidents corporels en 2020 sont en baisse de 26,83% et 20 vies ont été épargnées par rapport à l’année précédente. Ces accidents sont dus à la forte croissance démographique, à l’urbanisation galopante et l’accroissement de la motorisation en ville. S’y ajoutent le mauvais comportement dans la circulation, le vieillissement du parc automobile, la désuétude de réseau routier et le manque de qualité des services d’urgence dans les établissements hospitaliers. Sur la même période, 3.445 collisions ont eu lieu (tous types d’engins confondus). Les mois de janvier et février passés ont été les plus accidentogènes avec, respectivement, 267 et 276 cas. Ces accidents surviennent, le plus souvent, dans l’après-midi entre 12 h à 18 h. Le document indique que les engins à deux roues constituent la principale source des accidents routiers avec 1.750 cas, soit 50,79% des chocs. Une centaine de conducteurs de deux roues sont tombés tout seul. À l’origine de ces accidents dramatiques de la circulation, on retrouve le non respect d’aucune règle élémentaire de sécurité, l’imprudence, un problème de comportement lors de la conduite impliquant en majorité les jeunes de 26 à 35 ans. Selon le rapport de la DRCTU, les hommes sont les plus concernés par les accidents de la route. S’exposant à des risques en enfreignant facilement les règles, 2.939 hommes ont été victimes contre 397 femmes, plus souvent victimes en tant que passagères ou piétonnes. Pour pallier les problèmes liés à l’insécurité routière, de façon pragmatique, des actions sont envisageables comme la multiplication de la sensibilisation, de la communication sur les risques d’accidents mortels sur nos routes. La protection des plus vulnérables par l’amélioration de la sécurité des piétons sur les voies urbaines, la lutte contre les infractions graves, la sécurisation des infrastructures et l’application du Code de la route sont autant de mesures de prévention envisagées par la mairie du District de Bamako et ses partenaires pour réduire la gravité et les dégâts. Cela afin de garantir la sécurité de nos concitoyens sur les voies publiques. TC/MD (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du 01 décembre 2021
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 1er décembre 2021, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOÏTA, Président de la Transition, chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a adopté des projets de texte et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÉGLEMENTAIRES 1- Sur le rapport du ministre de l’Économie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation du marché relatif aux travaux de construction du siège de l’Institut du Sahel du Comité Inter-État de Lutte contre la Sécheresse au Sahel à Bamako. Le marché est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Entreprise XCM-Sarl pour un montant de 2 milliards 610 millions 948 mille 779 francs CFA toutes taxes comprises et un délai d’exécution de 12 mois. L’adoption du présent projet de décret permettra de doter l’Institut du Sahel d’un siège moderne répondant aux normes et concrétiser l’engagement des plus hautes autorités. 2- Sur le rapport du ministre de la Santé et du Développement social, le Conseil des Ministres a adopté : un projet de loi portant modification de l’Ordonnance n°2019-011/P-RM du 27 mars 2019 portant création de l’Institut national de Santé Publique. L’Institut National de Santé publique a pour missions la mise en place d’un système de veille sanitaire et de surveillance épidémiologique et la promotion de la recherche sur les politiques et systèmes de santé.. Sa création a consacré la fusion d’un certain nombre de structures dont le Centre pour le Développement de Vaccins-Mali. Le Centre pour le Développement de Vaccins-Mali a pour missions : – la quantification du fardeau des maladies évitables par la vaccination ; les tests d’innocuité et d’efficacité des candidats vaccins ; – la formation des jeunes chercheurs d’Afrique et du monde en matière de recherche et d’intervention en santé. Pour permettre au centre d’exécuter sa mission, il est apparu nécessaire de l’extraire des structures fusionnées dans le cadre de la création de l’Institut national de Santé publique. Le projet de loi est adopté dans ce cadre. un projet de décret fixant les modalités d’application de certaines dispositions de la Loi n°2018-074 du 31 décembre 2018 portant institution du Régime d’Assurance Maladie Universelle. La mise en place de l’Assurance Maladie Obligatoire et du Régime d’Assistance Médicale, respectivement pour les fonctionnaires, les travailleurs, les députés, les retraités et leurs ayants droits d’une part et les indigents et autres bénéficiaires de droit d’autre part, a permis à notre pays d’amorcer un système de couverture maladie basé sur la solidarité et la mutualisation du risque pour certaines catégories de la population. L’adoption du présent projet de décret vise à préciser les détails nécessaires à l’application de la loi portant institution du Régime d’Assurance Maladie Universelle et à assurer l’accessibilité des soins de santé à l’ensemble de la population. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une augmentation du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’État appelle la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie.
Culture : L’UE accompagne le Mali dans la préservation et la promotion des manuscrits anciens
Bamako, 2 décembre (AMAP) Un cocktail dinatoire organisé, mercredi dans la soirée, par l’Union européenne (EU), a eu lieu au domicile de son représentant, Bart Ouvry, sis à Badalabougou, sur les enjeux des manuscrits anciens du Mali, a constaté l’AMAP. C’était en présence du ministre de l’Artisanat, de la Culture et de l’Industrie Hôtelière, Andogoly Guindo, du représentant du ministre de l’Enseignement supérieur, du représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU au Mali, El-Ghassim Wane, du chef de bureau de l’UNESCO au Mali, Edmond Mounkala, des ambassadeurs de France, de la Suisse, de la Norvège, de l’Espagne, du président de l’ONG Savama (Sauvegarde et valorisation des manuscrits anciens du Mali), Abdel Kader Haïdara, et de plusieurs invités de marque parmi lesquels des musiciens, des artistes et de écrivains. Dans son mot de bienvenue, l’Ambassadeur de l’UE, Bart Ouvry a souhaité la plus chaleureuse des bienvenues à ses hôtes avant de déclarer que le Mali est un pays de culture et qu’il a quelque chose à partager avec l’Humanité. Bart Ouvry a salué les liens entre l’Europe et le Mali qui, selon lui sont très forts avant d’affirmer que le vieux continent s’engage pour accompagner notre pays dans plusieurs domaines dont la préservation et la promotion des manuscrits anciens, après leur destruction par des forces obscurantistes suite aux évènements de 2012 avec l’occupation des régions du Nord. Il expliquera par la suite que le but de la rencontre est de faire vivre les manuscrits et que les artistes sont très utiles dans ce processus. L’ambassadeur a affirmé que nous allons travailler ensemble pour le Mali et pour l’héritage de l’Humanité. Le représentant spécial du Secrétaire Général de l’ONU, responsable de la MINUSMA, El-Ghassim Wane a saisi l’occasion pour remercier tous les partenaires qui accompagnent le Mali. Il a affirmé que les manuscrits de Tombouctou constituent plusieurs thèmes qui valorisent les savoirs endogènes. M. El-Ghassim WANE a déclaré par ailleurs que le Mali qui regorge de plusieurs talents dans de nombreux domaines et qui a connu les plus grands empires du Monde, parviendra, à surpasser la crise et retourner à ses valeurs d’antan. « Croyons à la puissance de la Culture. Le Mali n’a pas qu’un passé oral ; les manuscrits sont là pour prouver notre passé patrimoine culturel dense dans la diversité tant matérielle qu’immatérielle. » a déclaré le ministre de l’Artisanat, de la Culture et de l’Industrie Hôtelière, Andogoly Guindo. Le ministre Guindo a saisi l’occasion pour déclarer qu’en 2012, le patrimoine culturel a été durement éprouvé avec la destruction de cette richesse précieuse appartement non pas au Mali seulement mais à l’Humanité. Il a affirmé que pendant l’occupation, 4000 manuscrits ont été détruits ou subtilisés et qu’avec l’amour des communautés et des bonnes volontés près de 800.000 manuscrits ont été exfiltrés et sauvegardé. Il a salué les partenaires notamment l’UE, les ambassades du Royaume d’Espagne, de la Norvège, de la Suisse et l’ONG Savana pour leur accompagnement dans la protection, la préservation et la promotion des manuscrits anciens. Le Chef de bureau de l’UNESCO au Mali, Edmond Mounkala a salué le partenariat entre son institution et le Mali et a assuré de son accompagnement dans la préservation et la promotion des manuscrits. IL a affirmé qu’il manque au Mali un cadre de protection des manuscrits et pour les rendre accessibles. Au cours du diner, un film sur les manuscrits a été projeté pour permettre aux invités de comprendre les actions menées par les partenaires pour la préservation des manuscrits ainsi que les difficultés rencontrées. Dr Bazoumana Traoré, consultant et expert en gestion et valorisation des manuscrits a fait une présentation sur « les enjeux, défis et perspectives des manuscrits anciens du Mali ». Le conférencier a tout d’abord défini le manuscrit qui selon lui, est un document écrit à la main ayant une valeur culturelle, scientifique et historique pour une nation. Il précisera que dans le contexte malien, il s’agit des écrits en caractères arabes, qu’ils soient d’expression arabe ou d’expression issue de langues nationales maliennes. Il a souligné les caractéristiques ,l’importance, la situation générale des manuscrits au Mali, les menaces, la cartographie, la quantité estimative des manuscrits dans les centres, bibliothèques et familles (511.032), avant de plancher sur les enjeux, les défis et les perspectives. Dans sa conclusion, il a affirmé que l’adoption et la mise en œuvre d’une politique nationale de sauvegarde et de gestion des manuscrits anciens du Mali se justifient aujourd’hui. Il a proposé, entre autres, le renforcement des mesures juridiques et règlementaires pour la protection, la conservation et la diffusion des manuscrits anciens, le renforcement des mesures institutionnelles dans le domaine et la création de meilleures conditions d’exploitation de potentiels apports culturels, scientifiques et économiques de manuscrits anciens. Enfin, au cours de la rencontre des participants ont recommandé la numérisation des manuscrits anciens, leur traduction dans les langues nationales et leur introduction dans les programme d’enseignement. L’Ambassadeur de l’UU a, dans son mot de clôture, affirmé que cette rencontre est un enjeu au niveau de la préservation des manuscrits anciens, un défi dans le domaine de l’éducation et celui de la mobilisation des ressources. La rencontre a pris fin sur des notes d’espoir, notamment l’engagement des autorités et des partenaires pour la préservation, la protection et la promotion des manuscrits anciens du Mali. KM (AMAP)
L’Imam Mahmoud Dicko appelle au dialogue sur la prorogation de la transition au Mali
Bamako, 29 nov (AMAP) L’Imam Mahmoud Dicko a invité, dimanche, à un dialogue « franc » sur la question de la prorogation du délai de la transition au Mali, au cours d’un point de presse sur la situation nationale, en marge de la journée de prières pour le Mali qu’il a organisée à Baco-Djicoroni. Devant de nombreux fidèles et hommes politiques, l’ancien président du Haut conseil islamique du Mali (HCIM) s’est dit préoccupé par la question du respect de la durée de la Transition qui divise, aujourd’hui, les Maliens. Face à cette situation, il a affirmé avoir tenté, « avec d’autres leaders religieux, de rencontrer le président de la Transition, sans succès ». Parlant du « bras de fer » qui se joue, actuellement, entre le Mali et la communauté internationale, notamment la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Mahmoud Dicko a demandé de sortir de cette impasse « pour le bien de notre pays ». Le leader religieux a exprimé son amertume et a démenti ce qu’il a qualifié de « rumeurs » faisant croire qu’il est dans un « complot avec la France contre notre pays ». L’Imam Dicko a, par ailleurs, exhorté les Maliens à se faire confiance et à se donner la main pour mettre fin à cette crise qui n’a que trop duré. « Je demande aux autorités de la Transition et à toutes les forces vives du pays de se mettre ensemble pour un sursaut national afin de sauver l’essentiel qui est notre pays », a-t-il invité, avant de demander l’indulgence, la compréhension et l’accompagnement de la CEDEAO en faveur de notre pays qui traverse une situation difficile. Pour lui, la désintégration du Mali ou son effondrement aura des conséquences « fâcheuses » pour toute la sous-région. BD/MD (AMAP)
ATPC : Une solution durable aux problèmes de santé publique
Bamako, 29 novembre (AMAP) L’assainissement total par les communautés (ATPC) est sans nul doute une solution aux problèmes de santé publique dans notre pays, si l’on sait que l’insalubrité est source de plusieurs maladies. Ayant fait ce constat, l’UNICEF et des partenaires notamment la direction nationale de contre les pollutions et nuisances (DNACPN) et l’Association malienne pour le développement rural (AMPDR)sont intervenu dans de nombreuses localités de la région de Koulikoro pour expérimenter l’ATP notamment à Sountiani, dans la commune de Tenindougou, cercle de Doïla. Cette localité, déclenchée a réussi l’ATP, une action que bien d’autres villages souhaiteraient expérimenter. Dans cette localité qui a réussi la visite des d’une délégation composée des membres de l’UNICEF, de la DNACPN, de l’AMPDR, de l’ORTM et de l’AMAP, du 17 au 24 octobre 202, dans le cadre de la journée mondiale des Toilettes. Cette visite a permis de constater que dans ce village les latrines, les puisards les fosses d’ordures sont bien construits et le suivi ne fait l’ombre d’aucun doute. Le Chef de village de cette localité, Nèguèson Konaté, le Directeur Technique communautaire, Ibrahima Daou et le président du Comité de suivi eau, Hygiène et assainissement, Kef Konaté sont unanimes que l’ATPC a permis de réduire considérablement le nombre de maladies liées au paludisme et aux infections respiratoires, entre autres. Ils ont par ailleurs montré toute leur satisfaction suite au 1er prix décerné au village sur une soixantaine par rapport à l’ATP. Le village de Sountiani est certifié et dans cette localité c’est désormais la fin de la défection à l’air libre (FDAL) et le lavage des mains est devenu une réalité tant bien chez les enfants que chez les adultes et les personnes âgées. Au niveau du village, la présidente des femmes, Oumou Coulibaly et Mohamed Coulibaly, élève de la 5ème année pour leur part, se réjouissent également de l’impact positif de l’utilisation des toilettes et du lavage des mains qui ont eu des impacts positifs sur la vie des communautés. MM. Chaka Goïta de la DNACPN, Fassoun Doumbia, le maire, Ibrahim Doumbia de l’ONG AMPDR et Kalifa Keïta, responsable Wash à l’UNICEF ont salué cette expérience ainsi que l’engagement des communautés pour leur propre bien être avant de renouveler leur engagement dans l’accompagnement des populations, une de leurs missions essentielles. Pour rappel, l’AMPDR intervient sur l’ATPC dans 65 localités de Sikasso et 110 localités de la région de Koulikoro dont 50 à Kolokani et 60 à Doïla. KM (AMAP)
Mali : Deux membres d’un réseau de vente de fausses attestations aux arrêts
Bamako, 29 nov (AMAP) Deux personnes ont été appréhendées par les forces de sécurité et déférées à la maison centrale d’arrêt de Bamako dans le cadre du démantèlement d’un réseau de vente de fausses attestations, a appris l’AMAP, vendredi, de source officielle. La Cellule de Communication et de la Presse universitaire indique dans un communiqué publié, le même jour, qu’un réseau de vente de fausses attestations de licence de l’Université des sciences juridiques et politiques de Bamako (USJPB) a été découvert. « Deux membres de ce réseau ont été appréhendés par les forces de sécurité et déférés à la maison centrale d’arrêt de Bamako », précise le document. Selon la même source, les enquêtes se poursuivent sous le contrôle du tribunal de la Commune V, dans la capitale malienne. SS/MD (AMAP)
Éliminatoires Coupe du monde de basket-ball : Le Mali s’incline devant le Nigeria
Bamako, 28 nov (AMAP) Le Mali s’est incliné sur le fil devant le Nigeria, à Benguela (Angola) sur le score de 72-70, au compte de la première journée du groupe A des éliminatoires de la Coupe du monde FIBA 2023. Vainqueur de l’Ouganda (76-66) lors de la première journée, les Aigles menaient 70-68 au tableau d’affichage, à une minute de la fin. Si le Nigeria a remporté le premier quart temps d’une courte tête (16-15), le Mali a inscrit 24 points au deuxième quart temps, soit 10 de plus que le Nigeria. Les Aigles, bien emmenés par Ibrahima Lamine Sidibé, troisième meilleur marqueur de la rencontre avec 17 points, ont logiquement remporté ce quart temps 39-30. Les hommes de Boubacar Kanouté ont baissé de régime au troisième quart temps, mais ont gardé l’avantage au tableau d’affichage (55-53). Le quatrième quart temps a été un mano à mano entre les deux équipes. La bataille a tourné à l’avantage du Nigeria (72-70). Le Mali disputera son troisième et dernier match de cette fenêtre, aujourd’hui, dimanche contre le Cap-Vert à 13h. LMD (AMAP)
Des partis politiques rejettent le projet de loi électorale au Mali
Bamako, 27 nov (AMAP) Le Cadre d’échange des partis et regroupements de partis politiques pour une transition réussie au Mali a rejeté, vendredi, le projet de nouvelle loi électorale adopté par le Conseil des ministres du mercredi 24 novembre 2021 Dans un communiqué, la coalition de partis politiques affirme ne pas se reconnaître dans le projet de loi électorale ainsi adopté. Le regroupement politique « invite les autorités de la Transition à «œuvrer dans le sens du consensus, de l’inclusivité et de la neutralité du gouvernement, à se conformer à l’avant-projet de loi validé par l’ensemble de la classe politique et de la société civile ». Ce, en concertation avec le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation (MATD) à l’issue de l’atelier de réflexion sur la mise en place de l’organe unique de gestion des élections pour les échéances électorales de la Transition, tenu les 29 et 30 juin 2021. Le Cadre d’échange invite le gouvernement à respecter le Protocole de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) « sur la Démocratie et la bonne gouvernance, additionnel au protocole relatif au mécanisme de prévention, de gestion, de règlement des conflits, de maintien de la paix et de la sécurité qui stipule, qu’« aucune réforme substantielle de la loi électorale ne doit intervenir dans les six (6) mois précédant les élections, sans le consentement d’une large majorité des acteurs politiques ». Le Cadre d’échange des partis politiques rappelle avoir appris, « le mercredi 24 novembre 2021, à travers le communiqué du Conseil des ministres, l’adoption d’un projet de loi portant loi électorale sur le rapport du ministre délégué auprès du Premier ministre , chargé des réformes politiques et institutionnelles ». Selon le communiqué du Conseil des ministres, le projet de loi en cause serait « le résultat d’une démarche consensuelle, inclusive à travers une série de concertations avec les acteurs des partis et regroupements de partis politiques et de la société civile », poursuivent ces partis. Ils ajoutent que le communiqué annonce que la nouvelle loi apporte des « innovations relatives entre autres aux circonscriptions électorales de référence pour les élections législatives, au mode de scrutin et autres ». Le Cadre d’échange des partis et regroupements de partis politiques pour une transition réussie au Mali estime que « le processus unilatéral d’adoption par le gouvernement de cette nouvelle loi n’a été ni consensuel, ni inclusif, ni participatif tel que prôné à maintes reprises par le Président de la Transition ». Le regroupement politique dénonce la « non prise en compte des préoccupations justes de la classe politique et la mise à l’écart du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, chargé des questions électorales suivant le décret n° 2021-0474/PT-RM du 26 juillet 2021 fixant les attributions spécifiques des membres du gouvernement en son article 5 ». En revanche, le Cadre d’échange « reconnaît que l’organe unique de gestion des élections est certes un souhait de la classe politique et de la société civile mais dans des conditions bien différentes de celles envisagées par le gouvernement de la Transition ». Toutefois, il rappelle que le temps imparti pour le reste de la Transition est « largement insuffisant » pour la mise en place d’un tel organe et son opérationnalisation aux fins d’assurer son indépendance et sa transparence, affirmant que la fixation des circonscriptions électorales région et District de Bamako pour les élections législatives « n’a pas fait l’objet d’accord au sein de la classe politique ». Et, qu’il en est de même pour le mode de scrutin. AT/MD (AMAP)
Le président de la Transition remet quatre hélicoptères aux Forces armées maliennes
Bamako, 27 nov (AMAP) Le président de la Transition, chef suprême des Armées, le colonel Assimi Goïta a procédé, vendredi après-midi, à la Base aérienne 101 de Sénou, à la remise officielle de quatre hélicoptères de manœuvre M1-171 aux Forces armées maliennes (FAMa). Ces quatre hélicoptères neufs ont été achetés auprès de la société d’État russe en charge de l’exportation de matériels de guerre. Le contrat avait été signé entre le gouvernement et cette société, en décembre 2020, pour un montant total de 36,077 milliards de Fcfa. L’acquisition de ces hélicoptères, des pièces de rechange ainsi que la formation du personnel navigant et technique ont été entièrement financés par le budget national. Le M1-171 est un hélicoptère de manœuvre tactique de conception russe qui est destinée à l’augmentation de la mobilité des troupes au sol et leur appui feu sur le terrain. Ces appareils ont déjà fait leur baptême du feu le 1er novembre dernier, en participant à la libération des ex-otages chinois de l’entreprise de construction Covec. Le chef de l’État est arrivé sur les lieux de la cérémonie à bord d’un de ces nouveaux appareils acquis. Avant lui, un détachement des Forces spéciales est également arrivé à bord d’un autre de ces hélicoptères. La participation du chef de l’État à un vol tactique est presentée comme une illustration des capacités supplémentaires des FAMa qui sont ainsi mieux outillées. “C’est aussi le témoignage de son entière confiance à nos équipages. À travers ce vol tactique, le colonel Assimi Goïta s’est rendu compte de leur qualité et a pu apprécier la performance de ces appareils’. Indique-t-on du côté de l’Armée. Le chef de l’État, après la remise des clés, a visité les nouveaux appareils avant de s’installer à bord d’un avec certains membres du gouvernement. La cérémonie a lieu en présence du Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, du président du Conseil national de Transition (CNT), le colonel Malick Diaw, du ministre de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara, de plusieurs membres du gouvernement, de la hiérarchie militaire et de l’ambassadeur de la Fédération de Russie au Mali, Igor Gromyko DD/MD (AMAP)

