Assises nationales de la refondation : Top départ pour la phase communale (suite)
Bamako, 11 déc (AMAP) Les travaux des Assises nationales pour la refondation (ANR) ont débuté, samedi, dans plusieurs localités du Mali, dont Niafunké, dans le Nord, où cette première journée se déroule sous haute surveillance militaire. Selon le correspondant de l’AMAP sur place, sur huit communes, seules trois pourront tenir leurs travaux sur place. Les cinq autres sont délocalisées à cause de l’insécurité. Les participants des quatre communes du Gourma Banikane, N’Gorkou, Sarafere et Koumaira, en zone inondée, se sont retrouvés à Niafunke-ville, samedi matin, malgré tous les aléas liés à l’insécurité et à l’ enclavement. Quant aux acteurs de la Commune de Dianke, ils se retrouveront à Léré. Dans ces conditions, il est impossible de tenir correctement les travaux et que les populations arrivent à pleinement participer aux échanges. Déjà, certains contestent le choix des points focaux. Par contre, l’ouverture des travaux de la première journée s’est déroulée normalement à Goundam, toujours dans le Nord. Le démarrage et le bon déroulement des débats de la première journée des Assises nationales de la refondation, à Dioila, la douzième région administrative du Mali, n’ont connu aucun incident. Dans les communes de Kaladougou et Guegneka (Fana), dans la Région de Dioila, une centaine de participants, de plusieurs sensibilités par commune et divisée en deux groupes échangeaient sur les treize thèmes proposés. Les débats, encadrés par les points focaux formés pour l’occasion, se sont tenus à bâton rompu avec courtoisie et respect. “Aucune idée ou proposition n’est à rejeter”, selon le sous préfet central, Virginie Traoré, qui a donné le coup d’envoi des travaux ce samedi. Les 23 communes, qui composent le cercle de Dioila, durant 48 heures, produiront des propositions et recommandations permettant “de jeter les bases du Mali nouveau”, espèrent plusieurs participants. Les autorités administratives n’ont pas ménage leur peine pour la réussite de ces consultations.. Dans la commune rurale de Nara (Ouest) et dans les dix autres communes du cercle, les ANR ont bien démarré aujourd’hui, samedi. AMAP
Assises nationales de la refondation : Top départ dans des localités du Mali
Bamako, 11 déc (AMAP) Les travaux des Assises nationales pour la refondation (ANR) ont démarré, ce samedi 11 décembre 2021, dans plusieurs localités du Mali, ont constaté les correspondants de l’AMAP sur place Pour le bilan de la matinée de cette première phase communale, dans le Cercle de Diéma (Ouest), toutes les corporations ont répondu à l’invitation. Il s’agit, notamment des élus, chefs de services techniques, chefs traditionnels et coutumiers, leaders religieux, associations et groupements de femmes et de jeunes et plusieurs autres membres de la société civile. A l’ouverture des travaux, le 2ème adjoint au préfet, Bakary Dioman Diakité, a salué les acteurs concernés pour leur « sens élevé de patriotisme et leur disponibilité à prendre part » à ces assises. Les ANR ont effectivement commencé à Baroueli (Centre) dans la salle des spectacles de la ville. Le démarrage est aussi effectif à Bla, dans le Centre du pays. Tout comme dans la Commune urbaine de Sikasso (Sud) et à Bankass (Centre). Le préfet de cercle a procédé, dans la Salle de spectacle, au lancement officiel des travaux des Assises nationales de la refondation dans la commune de Koro (Centre). La cérémonie d’ouverture à été marquée par les interventions du chef de village de Koro, du maire de la commune de Koro, du point focal au niveau de la commune de Koro et du préfet. Par contre, les Assises débuteront, officiellement, ce samedi après-midi, à Kayes (Ouest), à la mairie. Le maire a évoqué, avec notre correspondant, “des problèmes d’ordre technique liés à l’insuffisance des documents” dont seulement 11 sur 100 ont pu être copiés. Les participants, au nombre d’une centaine, ont, cependant, été répartis en deux groupes de travail et ont commencé à travailler sur les documents disponibles. Si à Koutiala, (Sud), les assises ont été reportées à demain (dimanche) pour raisons matérielles, elles n’ont pas pu démarrer. aujourd’hui, à Ténenkou (Centre) “C’est aujourd’hui (Ndlr, samedi) que la formation des points focaux sur les assises devrait commencer à Mopti, la capitale régionale”, selon notre correspondant. Les échanges qui démarrent, au niveau local, se poursuivront jusqu’au 30 décembre, avec la phase finale. L’objectif indiqué par les autorités de la Transition est d’établir un dialogue franc entre l’ensemble des couches sociales de notre pays. « Les Assises nationales de la refondation de l’État constitueront un moment privilégié d’examen collectif de conscience et de prospective, un événement précurseur du processus de renaissance de notre pays », a rappelé le chef de l’État dans son adresse à la nation, jeudi dernier. Prévue plutôt, la date des Assises a été différée, notamment dans le souci d’avoir plus d’inclusivité dans l’organisation. Les autorités ont en effet mis en place un panel de hautes personnalités en charge de l’organisation et dont la mission est de fédérer l’ensemble des forces vives de la nation autour des Assises. En plus des efforts du panel de hautes personnalités, le président de la Transition a rencontré, ces dernières semaines, diverses forces sociales et politiques dans la perspective des assises. Une démarche qui a permis d’obtenir l’adhésion de nombre d’organisations à la vision des Assises. Cependant, certaines organisations politiques demeurent sur leur position de ne pas prendre part à ces Assises. AMAP
Manifestation à Bamako pour soutenir la Transition au Mali
Bamako, 11 déc (AMAP) Plusieurs personnes ont participé vendredi, à la Place de l’indépendance, à un meeting pour soutenir les autorités transitoire et demander la prolongation de la Transition au Mali. Les manifestants, qui ont répondu a l’appel du mouvement Yéréwolo debout sur les remparts (YDR), en collaboration avec plusieurs organisations, notamment Vision Bouyé pour le Mali, la Convention pour le Mali, un collectif de commerçant, brandissaient des drapeaux maliens et russes. Ils portaient des pancartes de slogans hostiles à la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et à la France. Certains brandissaient des photos du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, et du Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga. Les organisateurs ont choisi la veille du 60ème sommet de la CEDEAO prévu dimanche 12 décembre 2021, pour dénoncer les décisions de l’organisation sous régionale sur la situation malienne et montrer leur détermination à lutter contre d’éventuelles sanctions de l’organisation ouest africaine contre le Mali. Le coordinateur du mouvement Yèrèwolo dans la Commune II, Mohamed Traoré alias Bill, a expliqué que ce rassemblement vise à dénoncer le diktat de la CEDEAO avant d’annoncer que son mouvement « manifestera, en cas de sanctions contre notre pays ». Plusieurs manifestants sont venus de l’intérieur du pays pour soutenir l’appel du Chérif de Nioro, Mohamed Cheickna Hamalla Bouyé Haïdara, pour la prolongation de la Transition et à l’union des Maliens autour de la Transition. MD/MD (AMAP)
Lancement de l’extension du réseau électrique de San et environs (Centre)
San, 09 déc (AMAP) Le Premier ministre, Choguel Kokala Maiga, a lancé, jeudi, à la place de l’Indépendance, les travaux d’extension du réseau électrique de la ville de San et environs, dans le Centre du Mali. Selon le chef du gouvernement, accompagné d’une forte délégation dont le Ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau, Seydou Lamine Traoré, la réalisation de ce projet “tant attendu par les populations de San, va permettre de desservir plusieurs quartiers de la ville et villages environnants dont Parana, Sibougou et Sienso”. Le projet va créer plus de 150 emplois, satisfaire les demandes de branchement, augmenter le nombre d’abonnés qui passera, désormais, de 5 000 à 20 000 et doter la ville de 1 000 foyers d’éclairage public. D’un coût global de près de 5 milliards de francs Cfa, financé par le gouvernement du Mali et Energie du Mali (EDM-Sa), le projet concerne l’exécution de 182 km de réseau dont 30 km de haute tension et 152 km de réseau intérieur de basse tension. Le Dr Choguel Kokala Maiga a invité l’entreprise Elect Sahel SARL, chargé de l’exécution du projet “de tout mettre en œuvre pour livrer les travaux au terme du délai contractual”. Avant de terminer son discours, il a, au nom du Président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, adressé aux populations de San, ses salutations fraternelles et leur a dit, que le Chef de l’Etat “compte sur leurs bénédictions autant que sur celles de l’ensemble des populations maliennes pour guider ses pas, dans la vérité et dans la sincérité, vers le redressement national”. Pour le maire de la Commune urbaine de San, Mme Félicité Diarra, le renforcement et l’extension du réseau de distribution électrique est un projet que les populations de San ont longtemps attendu après tant de souffrances vécues. Selon elle, sa réalisation “va apporter beaucoup de Bonheur” dans sa commune, notamment par la création d’emplois pour les jeunes, la réduction de l’insécurité et l’amélioration de la productivité dans divers secteurs de la vie économique. L’édile de San a évoqué certaines préoccupations majeures de sa commune et sollicité l’aide du gouvernement pour les résoudre. Il s’agit, notamment, du problème d’eau potable et de l’enclavement de certains villages par rapport au chef-lieu de commune. À ces difficultés s’ajoutent des milliers d’hectares de plaines rizicoles non aménagées, de l’assèchement de la mare du Sanké et du faible rendement des riziculteurs qui n’ont malheureusement pu faire la contre saison, cette année, à cause de la mauvaise pluviométrie. Auparavant , Mme Félicité Diarra a adressé ses vifs remerciements au président de la Transition, au Premier ministre et à son équipe, pour l’effort qu’ils déploient “constamment pour la restauration des valeurs cardinales” de notre pays. Elle a, également, loué le combat permanent du gouverneur de la Région de San, le colonel Ousmane Sangaré, pour la paix et le développement, depuis qu’il est arrivé dans la région.. Le premier ministre et sa délégation ont rendu une visite de courtoisie aux notabilités traditionnelles de la ville de San qui ont fait des bénédictions pour la réussite de la Transition et la paix au Mali. NC (AMAP)
Agence malienne de presse et de publicité : Le challenge de la diversification des produits
Bamako, 10 déc (AMAP) Le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, en sa qualité de président du Conseil d’administration, a autorisé la direction générale de l’Agence malienne de presse et de publicité (Amap) à développer ses projets afin de permettre à la structure de continuer à offrir aux Maliens et à nos hôtes un service public de qualité en matière d’information et de communication. Me Harouna Mamadou Toureh présidait hier en effet l’ouverture des travaux de la 41è session ordinaire du conseil d’administration de l’Agence, en présence de son directeur général, Bréhima Touré et de l’ensemble des administrateurs. Le projet de budget 2022 de l’Amap est équilibré en recettes et en dépenses à la somme de 2.434.870.000 de Fcfa. Les prévisions de ressources propres se chiffrent à 1.640.000.000 de Fcfa, contre 794.870.000 de Fcfa de subvention de l’État. Il en ressort que plus des deux tiers de ce budget sont constitués par les ressources propres de l’Amap. Un défi énorme face auquel il faut se réinventer en multipliant les sources de revenus. Pour y arriver, la direction générale a misé sur une stratégie de diversification des produits commerciaux de l’Amap. «Dans un bref délai, la fabrique de sacs en papier sera installée pour, à la fois, diversifier les produits d’imprimerie de l’Amap et offrir au public une alternative écologique aux sacs en plastique dont la nuisance est connue de tous», a annoncé le ministre Toureh. C’est dans ce même esprit de diversification que l’Agence a, selon le patron du département en charge de la Communication, lancé les magazines L’Essor des Régions et L’Essor Genre. «Ces nouvelles publications ainsi que les Suppléments Culture et Sports ont pour objectifs d’offrir aux lecteurs des contenus médiatiques diversifiés et d’attirer davantage de publicité. Toujours dans le cadre de la diversification des produits commerciaux, l’Amap vient d’implanter deux panneaux géants à Bamako pour offrir plus de possibilité aux annonceurs», a salué le président de son conseil d’administration. La mise en cohérence de tous ces produits devrait permettre à l’Amap d’offrir aux «Maliens et à nos hôtes un service public de qualité en matière d’information et de communication». En la matière, a insisté le ministre Toureh, le gouvernement attend de l’Amap une meilleure communication sur les objectifs de la Transition. Notamment sur les Assises nationales de la refondation (ANR) qui, selon lui, sont attendues comme le rendez-vous pour la réussite duquel tous les Maliens doivent se mobiliser comme un seul homme afin de décider du devenir de notre chère Patrie. Aussi, les thèmes comme la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement, la lutte contre l’insécurité, la promotion de la paix et de la réconciliation à travers la mise en œuvre de l’Accord issu du processus d’Alger devront-ils avoir une large place dans les différents organes de l’Amap. En clair, «les contenus proposés par les organes médiatiques comme L’Essor, Kibaru et l’Agence nationale de presse, doivent refléter les aspirations profondes des Maliens à affirmer leur souveraineté et à traduire dans la réalité leur volonté de décider des solutions de sortie de crise», a recommandé Me Harouna Mamadou Toureh. Pour la réalisation de ces projets, l’Amap peut compter sur le soutien de l’État. Au titre de l’exercice budgétaire 2022, en plus de la subvention classique qui prend en charge les intrants d’imprimerie, l’eau et l’électricité, l’État alloue à l’Agence, dans le cadre du Budget spécial d’investissement, la somme de 300 millions de Fcfa destinés à la construction d’un bâtiment R+3 à Bamako et du bureau régional à Sikasso, a rappelé le ministre Toureh. Ces deux chantiers ont déjà démarré et les travaux se poursuivent, a-t-il noté. CMT (AMAP)
Colonel Assimi Goïta : «Les Assises nationales sont porteuses du flambeau d’un lendemain meilleur pour notre pays »
À l’occasion du lancement des travaux des Assises nationales de la Refondation (ANR), le président de la Transition s’est adressé hier à la Nation pour souligner l’importance capitale de la grande rencontre. Pour le chef de l’Etat, c’est une aubaine pour instaurer entre toutes les filles et tous les fils du pays un dialogue franc, direct et fécond. Il s’agira pour le peuple, a-t-il ajouté, de s’exprimer en toute liberté, sans tabou et sans exclusive, suivant les règles sacrosaintes du dialogue et qui sous-tendent l’écoute mutuelle. Le texte intégral Chers Compatriotes, Commençant par rendre grâce à Dieu dans sa Miséricorde, je voudrais avoir une pensée pieuse pour toutes les victimes civiles et militaires, notamment celles qui viennent de faire, il y a moins d’une semaine, les frais d’une barbarie innommable à Songho, dans la Région de Bandiagara. Une fois de plus, les épreuves du moment s’accentuent tout en resserrant l’étau de l’insécurité autour de nos paisibles populations. Cependant, à y voir de plus près, ces actes criminels, contraires à toute logique de respect des droits humains, ne sont en réalité, que des signes de désespoir et de décadence des forces du mal face à la volonté affirmée des Maliens et de leurs autorités, pour jeter les bases d’une nation équitable, soucieuse du respect de la place qui revient à tous et à chacun. En plus de la compassion du Gouvernement adressée aux populations éplorées de Songho, de fortes pressions restent maintenues sur les groupes criminels dont la cruauté est fonction des restrictions de mouvements que leur imposent les différentes opérations de sécurisation des populations et de leurs biens, engagées par les Forces de défense et de sécurité sur le terrain. Cet engagement, nous le devons au peuple malien sans la mobilisation et les contributions duquel, le rééquipement et la montée en puissance de l’Armée seraient illusoires. Chers compatriotes, Il y a de cela quelques mois, le Conseil national de Transition validait le Programme d’action gouvernemental dans lequel est consignée la tenue des Assises nationales de la Refondation. L’heure est enfin arrivée d’y faire face avec détermination et sur fond d’amour ardent de la Patrie. À cet égard, les Assises nationales de la Refondation de l’État du Mali constitueront un moment privilégié d’examen collectif de conscience et de prospective, un événement précurseur du processus de renaissance de notre Pays. C’est l’occasion rêvée de suspendre les clivages politiques, sociaux et idéologiques, pour créer une dynamique novatrice de mobilisation sociale autour des idéaux historiques de la nation malienne. C’est également l’opportunité de focaliser toutes nos énergies et nos intelligences sur le devenir de notre chère Patrie qui en a vraiment besoin. Les Assises nationales de la Refondation, qui s’engagent ce samedi 11 décembre et se terminent le jeudi 30 décembre 2021, sont une aubaine pour instaurer entre toutes les filles et tous les fils de ce pays un dialogue franc, direct et fécond, afin d’atténuer les querelles infécondes qui tendent à miner le processus de Transition en cours et nuire à l’espoir de renaissance du peuple malien, pourtant épris de paix et de justice, mais particulièrement attaché à ses valeurs. C’est dans cette logique que les autorités de la Transition ont initié, en prélude aux Assises nationales de la Refondation, des consultations avec les acteurs sociaux et politiques en mesure de décrisper le climat sociopolitique. La même dynamique a été fort heureusement soutenue par le Panel des hautes personnalités en charge de 1’organisation des Assises nationales de la Refondation. Cette démarche inclusive aura indiscutablement eu le mérite de fédérer plus d’énergies positives autour du processus historique que constituent ces Assises, porteuses du flambeau d’un lendemain meilleur pour notre pays. Les Assises nationales de la Refondation de l’État sont, par vocation, ouvertes au Peuple malien, donc au Mali profond, le Mali des paysans, des bergers, des artisans, des ouvriers, des ménagères, des personnes âgées, dépositaires de notre sagesse, des communicateurs traditionnels, gardiens de notre patrimoine culturel, des personnes déplacées ou réfugiées. Bref, le Mali de ceux qui souffrent le martyre en silence, le Mali des sans voix. Il s’agira pour le peuple, de s’exprimer en toute liberté, sans tabou et sans exclusive, suivant les règles sacrosaintes du dialogue et qui sous-tendent l’écoute mutuelle. Il y va de la légitimité des recommandations qui sortiront de ce débat national mais aussi de la nécessaire adhésion du peuple tout entier pour assumer, accompagner, entreprendre par la suite pour l’avènement du nouveau visage de l’État malien. La réussite de cet évènement hautement important pour le devenir du Mali, se mesurera à l’aune des propositions fortes et pertinentes qui en sortiront et qui aideront à la conduite stratégique de la gouvernance globale de notre pays, en harmonie avec le voisinage immédiat et l’environnement international. Chers compatriotes, Le concept de «Mali-Kura» a été adopté par l’ensemble du Peuple malien, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. Toutefois, ledit concept a ses exigences. Ainsi, vouloir changer le Mali, c’est changer de prime abord le Malien lui-même. D’où la nécessité d’une transformation fondamentale des mentalités et des comportements. Toute chose qui passe obligatoirement par le renforcement de l’éducation familiale, formelle et non formelle, ainsi que par l’instruction civique. Ce faisant, nous ne devons nullement oublier que le Mali, en dépit des épreuves du moment, demeure une grande nation qui a été admirée à travers le monde et qui a inspiré une partie de l’Afrique, voire de l’humanité. Il est donc un devoir pour nous tous d’assumer ce bel héritage légué par nos ancêtres. Les Assises nationales de la Refondation nous offrent une occasion exceptionnelle pour nous interroger sur le type de citoyens que nous voulons être, les valeurs sociétales endogènes que nous voulons accroître et promouvoir, le type de Mali-kura que nous voulons bâtir, le type de leaders dont nous avons besoin pour construire et conduire le Mali nouveau. Pour ce faire, il faut convoquer notre histoire, nos valeurs pour dessiner les contours d’une nouvelle gouvernance, une gouvernance empreinte de vertus, sous l’impulsion d’une nouvelle classe
Trois membres du gouvernement malien à Bandiagara après l’attaque de Songho (Centre)
Bandiagara, 09 déc (AMAP) Une forte délégation gouvernementale conduite par le ministre de la Défense et des Anciens combattants, Sadio Camara, a séjourné à Bandiagara (Centre), mercredi, après l’attaque terroriste de vendredi, entre Songho et Bandiagara, qui a fait 32 morts parmi la population civile. La délégation composée des Ministres en charge de la Réconciliation, le colonel Ismaël Wagué, et des Actions humanitaires, Oumarou Diarra, a été accueillie par le gouverneur de la Région de Bandiagara, Meissa Fané, et ses proches collaborateurs. Elle s’est rendue au vestibule de Amirou Kambary où elle a présenté, au nom des autorités nationales, les condoléances suite à l’attaque de Songho. Les autorités coutumières ont lancé un cri de cœur aux dirigeants, devant l’insécurité grandissante dans la Région de Bandiagara. Après cette étape, la délégation s’est rendue dans le village de Songho à 10 km de la ville. En chemin, les membres du gouvernement se sont arrêtés sur le lieu de l’attaque où ils se sont recueillis sur la fosse commune où sont enterrés les morts. A Songho, la délégation a échangé avec la communauté. Des prières et bénédictions ont été faites en la mémoire des disparus. Dans leur intervention le chef de village, le maire de la commune rurale de Doucombo, Bogoum Kassogué, ont invité les autorités à tout mettre en œuvre pour sécuriser les populations et leurs biens. Le ministre Camara a présenté les condoléances du peuple malien avant de donner l’assurance que toutes les dispositions seront prises pour la sécurité des personnes et de leurs biens. Avant de quitter Songho, les membres du gouvernement ont remis à la communauté une enveloppe de 10 000 000 Fcfa et 10 tonnes de céréales. A Bandiagara, la rencontre avec les forces vives s’est tenue dans la salle de conférence de la Maison des jeunes. Après les mots de bienvenue du 2ème adjoint au maire Moussa Tembely, plusieurs représentants de la société civile sont intervenu. Il s’agit de Douro Sylvestre Tembely, en tant que personne ressource, le président du Conseil local des jeunes Amadou Lougué, le président de Dan Nan Ambassagou (Mouvement d’auto-défense) Boureima Sagara, Mme Arby Oumou Telly, de la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO) et Kalifa Dolo du syndicat des transporteurs. Chacun des intervenants a évoqué la situation sécuritaire très dégradée dans la région. Ce sur quoi le ministre Sadio Camara a rassuré la population en promettant que toutes les dispositions seront prises pour atténuer la souffrance des populations. Il a, aussi, invité les forces vivres à lever les mesures relatives à la désobéissance civile. Celles-ci, dans un communiqué, publié jeudi, ont décidé de suspendre leur mot d’ordre de désobéissance civile, « à compter du jeudi 09 décembre 2021 jusqu’à une semaine, pour voir l’évolution de la situation en cours » AMAP
Fleuve Niger : La grande décharge
Par N’Famoro KÉITA Bamako, 09 déc (AMAP) En parcourant les berges du Djoliba (le tronçon bamakois) de ce cours d’eau majestueux qu’est le Niger, on assiste à un spectacle de désolation. En plus de l’occupation anarchique et illicite de ses berges par les habitations, ce sont des tas d’immondices que l’on voit ça et là, issus des ménages voisins, des cadavres d’animaux, mais aussi des tanneries artisanales qui y sont installées ! Cette activité, très polluante à cause des matières chimiques utilisées dans le tannage de la peau de bêtes, produit des déchets, aussi bien solides que liquides très toxiques, qui sont déversés directement dans le fleuve. Pour se rendre à l’évidence, notre équipe de reportage s’est rendue sur le terrain. Nous sommes à Djicoroni Para, l’un des quartiers populaires de la Commune IV du District de Bamako, qui longe le fleuve Djoliba, du marigot Woyowayanko, jusqu’à la Cité administrative. C’est aussi dans ce quartier, sur la berge du fleuve, que se trouve le dispositif de traitement d’eau de la Société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP). Toute l’eau, traitée à ce niveau puis distribuée dans le réseau d’adduction d’eau de la ville de Bamako, est puisée dans le fleuve. Ces mêmes berges sont squattées par l’activité de maraîchage qui côtoie les déchets et autres ordures. C’est le cas de Farima Camara. Cette maraîchère et ses collègues cultivent patate, menthe, gombos, aubergine le long des berges du fleuve Niger. Bourama Coulibaly, un autre maraîcher, témoigne que les gens viennent déverser les déchets dans le fleuve pendant la nuit. «Ma porte fait face au fleuve. Je paie un éboueur à 2.000 Fcfa par mois pour évacuer nos déchets», explique le sexagénaire, pour signifier que le fleuve n’est pas un déversoir. Meurtris et impuissants, les pêcheurs sont témoins oculaires des menaces qui guettent le fleuve Niger et leurs activités. «Quand nous tendons nos filets, ces ordures les envahissent et les endommagent souvent», explique le pêcheur Sanoussi Touminta. Le quinquagénaire rapporte que l’eau est aujourd’hui imbuvable à cause de la souillure. « Même les poissons se font rares », déplore-t-il. Fousseyni Keïta, enseignant à Djicoroni Para, habite à moins de cinquante mètres du fleuve. «Les jeunes des quartiers riverains doivent mener des actions de veille pour empêcher les gens de venir déverser des ordures dans le fleuve. La mairie et l’État doivent nous aider financièrement et matériellement à mettre fin à ce fléau», plaide l’instituteur. Il demande aux autorités de prendre des mesures visant à désinfecter l’eau des collecteurs avant qu’elles ne se déversent dans le fleuve. Chargé des questions eaux et assainissements à la mairie de la Commune IV du District de Bamako, Bakary Diallo confirme que les déchets qui envahissent le fleuve sont des dépôts anarchiques des riverains. «Nous menons, souvent, des campagnes de sensibilisation. Des partenaires financiers ont aidé la mairie à les évacuer quelques fois. Des plaques avaient été installées en certains endroits pour signaler que c’est interdit de déposer des ordures au bord du fleuve», affirme l’élu local. « Donc, explique M. Diallo, ce sont simplement des actes d’incivisme à condamner ». Au regard de toutes ces réalités, la pollution du fleuve devient une grave menace pour la santé publique et la faune aquatique. Plusieurs mesures législatives et règlementaires existent au plan institutionnel, pour lutter contre cette situation. Pour assurer la mise en œuvre de la Politique nationale de la protection du fleuve Niger et suivre l’application des textes sur la pollution du fleuve, l’État malien a créé en 2002, l’Agence du bassin du fleuve Niger (ABFN). Selon l’ordonnance n°02-049-P-RM 29 mars 2002 portant sur sa création, elle a pour missions la sauvegarde du fleuve Niger, de ses affluents et de leurs bassins versants, sur le territoire de la République du Mali et la gestion intégrée de ses ressources. À ce titre, l’Agence est chargée de promouvoir et de veiller à la préservation du fleuve en tant qu’entité vitale pour le pays. Elle a en charge la protection des écosystèmes terrestres et aquatiques, les berges et les versants, contre l’érosion et l’ensablement. Ses autres missions portent sur le renforcement des capacités de gestion des ressources du fleuve, de ses affluents et de leurs bassins versants, la promotion et l’amélioration de la gestion des ressources en eau pour les différents usages, la prévention des risques naturels (inondation, érosion, sècheresse), la lutte contre les pollutions et nuisances et le maintien de la navigation sur le fleuve. Au plan institutionnel, l’Agence doit entretenir des relations de coopération avec les organismes techniques similaires des pays riverains concernés. Elle est, également, tenue de concevoir et gérer un mécanisme financier de perception de redevances auprès des organismes préleveur et pollueur d’eau et d’utilisation de ces redevances. Malgré l’existence de ce dispositif institutionnel, le fleuve Niger se meurt aujourd’hui. Il est et continue d’être victime de toutes sortes d’agressions (occupation illicite et anarchique des berges, érosion et ensablement du lit, pollution, etc.) La faune aquatique, constituée à 80% de poissons, perd peu à peu son habitat. La qualité de l’eau est devenue inqualifiable. À ce rythme, si rien n’est fait, le réveil des populations maliennes sera, un jour, brutal. Car, avec les effets néfastes du changement climatique qui impactent négativement son existence, on ne verra qu’une longue vallée poussiéreuse, qui aura été la mère nourricière de tout une nation. Aujourd’hui à sec, le lac Faguibine en est une parfaite illustration. NK (AMAP)
Mali : Sept Casques bleus tués et trois autres grièvement blessés (MINUSMA)
Bamako, 08 déc (AMAP) Sept Casques bleus ont été tués et trois autres grièvement blessés, mercredi, par un engin explosif dans le Centre du Mali, a annoncé la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). « Ce 8 décembre, un convoi logistique de la Force (Minusma) allant de Douentza à Sévaré (Centre) a heurté un engin explosif. Un premier bilan fait état de sept Casques bleus décédés et trois grièvement blessés », a indiqué la Mission onusienne sur Twitter. « Ce matin (Ndlr, 8 décembre), un convoi logistique de la MINUSMA a heurté un engin explosif improvisé entre Douentza et Sévaré sur la Route nationale 16, dans la région de Bandiagara. Sept Casques bleus ont été tués et trois autres grièvement blessés », confirme un communiqué. Les victimes seraient de nationalité togolaise, selon certaines sources. Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies et Chef de la MINUSMA, M. El-Ghassim Wane, a condamné « vigoureusement cette attaque lâche » et souligné qu’elle pourrait constituer « un crime de guerre conformément au droit international », indique le communiqué. Il a présenté ses condoléances les plus attristées au Gouvernement des défunts Casques bleus, ainsi qu’à leurs familles et à leurs frères d’armes, et souhaité prompt rétablissement aux blessés. « Cette tragédie vient alourdir le décompte macabre des attaques contre les soldats de la paix au Mali » a déclaré M. Wane. Evoquant la mémoire des sept soldats tombés sur le champ d’honneur, il rappelle que « la MINUSMA est l’opération de paix où les Casques bleus ont payé le plus lourd tribut, avec plus de 200 soldats tués dans l’accomplissement de leur mission ». Depuis le début de l’année 2021, des dizaines d’attaques contre le personnel de la MINUSMA impliquant des engins explosifs improvisés ont été recensées, tuant plusieurs Casques bleus. M. El-Ghassim Wane a souligné que « cette nouvelle attaque, tout comme les autres qui l’ont précédé, rappellent à nouveau l’impérieuse nécessité d’efforts encore plus soutenus pour stabiliser le Centre du Mali ». Cette attaque survient au lendemain de l’annonce par la Mission des Nations unies du décès, lundi à Dakar, au Senégal, d’un Casque bleu qui avait été touché dans l’explosion d’un engin explosif improvisé au passage de son véhicule, le 22 novembre, près de Tessalit, dans le Nord du Mali. La nationalité de ce Casque bleu n’a pas été précisée. Il avait été évacué à Dakar pour des soins, avec deux autres soldats de la MINUSMA blessés au cours du même incident. MD (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 08 décembre 2021
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 08 décembre 2021, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, le Conseil des Ministres a adopté : un projet de loi instituant le Vérificateur Général Le Vérificateur Général a été institué, sous forme d’autorité administrative indépendante par la Loi n°2012-009 du 08 février 2012 pour renforcer la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière. La mise en œuvre de ce dispositif a fortement contribué à promouvoir la bonne gouvernance. Cependant, à l’application, la loi instituant le Vérificateur Général a révélé des insuffisances liées, entre autres : – à l’absence d’évaluation des impacts de performance et de qualité des services et organismes publics, des programmes et projets de développement ; – à la réalisation des missions d’évaluation des politiques publiques à la demande du Président de la République, du Gouvernement ou du Parlement ; – au suivi de la mise en œuvre des recommandations des vérifications effectuées ; – à l’impossibilité pour le Vérificateur Général de s’informer des suites de dénonciation pour un meilleur suivi et une synergie avec les autorités judiciaires. Le projet de loi vise à corriger ces insuffisances. Son adoption permettra de mettre en place un dispositif institutionnel plus efficace pour promouvoir la bonne gestion des ressources publiques. un projet de loi autorisant le Gouvernement à prendre certaines mesures par Ordonnances. Le présent projet de loi est initié en application des articles 74 de la Constitution et 13 de la Charte de la Transition. Il vise à autoriser le Gouvernement à prendre par Ordonnances des mesures, qui sont normalement du domaine de la loi, durant la période comprise entre la clôture de la session ordinaire du Conseil national de Transition ouverte le 04 octobre 2021 et l’ouverture de la session ordinaire du mois d’avril 2022. Le projet de loi adopté habilite le Gouvernement à adopter des mesures nécessaires pour la réalisation de son programme dans les domaines ci-après : – la création, l’organisation et le contrôle des services et organismes publics ; – l’organisation de la production ; – les statuts du personnel ; – les traités et accords internationaux. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation du marché relatif au contrôle et à la surveillance des travaux de réhabilitation du tronçon Sandaré-Kayes du corridor Bamako-Dakar par le Nord. Le marché est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et le Groupement de Bureaux d’études SOCETEC/BETICO/GIC-SENEGAL, pour un montant toutes taxes comprises de un milliard 192 millions 167 mille 735 francs CFA et un délai d’exécution de 38 mois. L’adoption du projet de décret permettra d’assurer le suivi et le contrôle de l’exécution des travaux de réhabilitation qui contribueront à la modernisation du réseau routier et au désenclavement intérieur et extérieur du pays. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DECENTRALISATION – Gouverneur de la Région de Bandiagara : Monsieur Sidi Mohamed EL BECHIR, Administrateur civil, Membre du Corps préfectoral. – Gouverneur de la Région de Dioïla : Monsieur Abdallah FASKOYE, Administrateur civil, Membre du Corps préfectoral. – Gouverneur de la Région de Sikasso : Monsieur Daniel DEMBELE, Administrateur civil, Membre du Corps préfectoral. – Gouverneur du District de Bamako : Monsieur Abdoulaye COULIBALY, Administrateur civil, Membre du Corps préfectoral. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE – Ambassadeur du Mali à Abu Dhabi : Monsieur Mamary CAMARA. – Ambassadeur du Mali au Caire : Monsieur Boubacar DIALLO. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une augmentation du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a réitéré son appel au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie. Bamako, le 08 décembre 2021 Le Secrétaire général du Gouvernement, Mahamadou DAGNO Officier de l’Ordre national

