Organisation des élections : Le Mali toujours incompris par la CEDEAO

Par Issa DEMBELE Bamako, 14 déc (AMAP) Les actions entreprises par les autorités de la Transition au Mali pour être « comprises» et « accompagnées» n’ont pas l’heur de rencontrer une oreille attentive auprès des chefs d’État de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Réunis dimanche en sommet ordinaire à Abuja, au Nigeria, ils ont brandi la menace de sanctions économiques et financières censées, en sus de la suspension de notre pays des instances de l’organisation et des sanctions individuelles. Ce durcissement des mesures de rétorsion pourrait intervenir dès le 1er janvier 2022, si aucun progrès tangible n’est réalisé dans la préparation des élections à la fin de décembre 2021. La CEDEAO tient à ce que l’élection présidentielle se tienne le 27 février 2022, alors que, côté malien, les choses semblent pourtant claires depuis un bon moment. L’un des forts souhaits des Maliens est la mise en place de réformes politiques et institutionnelles devant assurer une stabilité institutionnelle durable au pays. Et les autorités de la Transition, conscientes des engagements pris vis-à-vis de la communauté internationale, sont décidées à jeter les bases de quelques réformes, notamment celles qui puissent garantir l’inclusivité et la transparence des élections. D’où l’idée des Assises nationales de la refondation (ANR), qui ne fixeront pas qu’un chronogramme électoral mais définiront aussi les contours du Mali Kura (Mali nouveau). Cette position, le chef du gouvernement l’a maintes fois expliquée. C’est dans ce même esprit que le président de la Transition a adressé, le 9 décembre, une communication officielle à la CEDEAO pour l’informer que le chronogramme des élections sera transmis, au plus tard le 31 janvier 2022. Sortir un chronogramme à cette date et tenir les élections en février paraît fort improbable. Ce qui fait dire aux dirigeants ouest-africains que « l’échéance du 27 février 2022 pour la tenue des élections risque de ne pas être respectée ». Ils avaient pourtant, lors du précédent sommet, pris acte de « l’officialisation par les autorités maliennes qu’elles ne respecteraient pas leur engagement à organiser fin février des élections présidentielle et législatives ». Mais bien plus que la tenue des élections, c’est l’insécurité qui préoccupe au Mali. La Conférence des chefs d’État concède d’ailleurs la « détérioration de la situation sécuritaire au Sahel, caractérisée par la récurrence des attaques terroristes au Burkina Faso, au Mali, au Niger et au Nigeria, et l’extension des attaques aux pays côtiers». Réussir des élections dans un tel contexte ne tient pas qu’à la seule force de la volonté. Les autorités de la Transition se doivent de créer les conditions propices à la tenue d’élections qui ne réveilleront pas les vieux démons. Et c’est dans ce cadre que le gouvernement s’attèle, entre autres, à la finalisation d’une Stratégie globale de gestion intégrée de la crise au Centre. Cette stratégie comprend des mesures politiques et sécuritaires, notamment le renforcement du dispositif de sécurité et le dialogue envisagé avec nos compatriotes modérés pour isoler les groupes extrémistes radicaux, majoritairement étrangers. ID (AMAP)  

Filière bétail-viande : L’usine des sous-produits d’abattage bientôt opérationnelle

Bamako, 13 déc (AMAP) Le ministre du Développement rural, Modibo Keïta, a remis samedi dernier dans l’après-midi, les clés de l’usine des sous-produits d’abattage de Sabalibougou-Est à la directrice générale de la société Katura international, Mme Soulakamoussou Konaté, une Malienne établie en France. Cette cérémonie, couplée à l’ouverture du marché à bétail, a eu lieu à Sabalibougou Courani à côté de l’abattoir frigorifique. Elle cérémonie fait suite à la signature entre le gouvernement du Mali et la société Katura international d’un contrat d’affermage de l’atelier de transformation des sous-produits d’abattage de l’abattoir de Sabalibougou pour une durée de dix ans renouvelable. Modibo Keïta a relevé l’importance de la signature de ce contrat avec Katura International pour la valorisation des sous-produits d’abattage (sang, os, cornes, sabots, onglons, viandes saisies). « Ils seront transformés en aliments pour volailles et poisson, engrais et biogaz », a précisé le ministre en charge du Développement rural. La production nationale en la matière est évaluée à 27.162 tonnes par an. L’essentiel de ces sous-produits est soit jeté dans la nature, soit stocké pour être ensuite détruit et  « constitue de ce fait des sources de nuisances et de pollution pour l’environnement des centres d’abattage », a signalé Modibo Keïta. Parlant des termes de la convention, il a expliqué que l’apport en ressources propres de Katura International s’élève à 632.125.000 de Fcfa. Cette contribution est destinée à la rénovation, à l’expansion et à la mise en exploitation de l’atelier. Ce qui permettra la création de 40 emplois directs et 200 emplois indirects grâce au développement de la sous-filière collecte et transport des sous-produits d’abattage, s’est-t-il. Aussi contribuera-t-elle à la production d’une tonne d’aliment poisson-volaille et de 4,5 tonnes d’engrais par jour, le développement de la production industrielle de biogaz et créera de nouvelles ressources fiscales pour l’état, a ajouté le ministre Modibo Koné. Il a rappelé que l’atelier de transformation des sous-produits d’abattage a été construit en 2017 et équipé en 2018 sur financement du budget national pour un montant total d’environ 3 milliards de Fcfa. Ce joyau technologique, bâti sur une superficie de 2 hectares 16 ares 17 centiares n’a pas été mis en service depuis sa construction. Selon la directrice générale de la société Katura International cette usine de valorisation des sous-produits d’abattage nous permettra de créer des emplois directs et indirects pour le bien-être de la population. Elle a pris l’engagement « de faire prospérer ce joyau et d’en faire un exemple de probité et de professionnalisme en matière de gestion ». C’était en présence du ministre délégué auprès du ministre du Développement rural, chargé de l’élevage et de la Pêche, Youba Ba, de son collègue des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Alhamdou Ag Ilyène et du maire de la Commune rurale de Kalaban-coro, Tiékoura Diarra. MS/MD (AMAP)

Plus d’un milliard de Fcfa du Japon pour les élections au Mali

Bamako, 13 déc (AMAP) Le Japon a accordé un don de 229 millions de Yen, soit environ 1,2 milliard de Fcfa pour l’organisation des élections au Mali a travers le Projet d’assistance électorale des Nations unies au Mali 2021-2023, L’ambassadeur du Japon au Mali, Daisuke Kuroki et le représentant résident du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) au Mali, Joseph Scheuer, ont signé la Note de financement relatif à ce financement, jeudi dernier, au ministère des Affaires étrangères et de Coopération internationale, sous la présidence du secrétaire général de ce département, Abdoulaye Tounkara, en présence d’autres invités. Conclu avec le PNUD, à la demande du gouvernement de la Transition, ce don est composé principalement de moyens logistiques, notamment des automobiles et des gilets réfléchissants. Il vise « à renforcer les capacités des organes actuels de gestion des élections au Mali, et plus loin, ceux qui seront issus des réformes » en vue de les rendre plus efficaces, opérationnels, crédibles pour la collecte et le traitement des données des prochains scrutins. L’ambassadeur du Japon a indiqué que « cet accord de financement est un programme de la coopération multilatérale de don », approuvé le 5 novembre dernier par le Conseil des ministres de son pays. Selon Daisuke Kuroki, « l’équité et les capacités des organes de gestion des élections, c’est aussi réunir les conditions de la transparence des scrutins et de leur tenue conformément aux normes internationales en la matière ». Il a assuré que cet appui japonais n’est qu’une action parmi une série d’efforts passés et futurs de son pays aux côtés du Mali, dans l’organisation des élections. Pour sa part, le représentant du PNUD a souligné que la mise en place de ce projet conjoint (PNUD/MINUSMA/ONU-Femmes) fait suite aux recommandations de la Mission d’évaluation des besoins de l’ONU déployée au Mali en février et mars 2021. Ce, en réponse à une requête des autorités de la Transition adressée au secrétaire général de l’Organisation en novembre 2020. Joseph Scheuer a remercié le gouvernement du Japon pour cette contribution très importante au processus électoral au Mali, estimant que cet appui dénote « de la volonté des autorités japonaises d’œuvrer pour la promotion de la démocratie » au Mali. Le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de Coopération internationale a indiqué que l’objectif du projet est d’assurer une coordination efficiente de l’aide multiforme des partenaires techniques. Ce, « afin d’appuyer les efforts des autorités de la Transition dans la bonne conduite des différents processus politiques et électoraux ». Selon Abdoulaye Tounkara, cette signature témoigne, une fois de plus, la volonté renouvelée du gouvernement japonais d’accompagner le Mali pour relever le défi des prochaines élections. « L’urgence pour le Mali est de faire face aux impacts négatifs de cette crise multidimensionnelle à court et long termes sur l’économie et le développement, tout en continuant à gérer la crise sécuritaire et à apporter une réponse adéquate aux préoccupations majeures des populations », a dit M. Tounkara. Ce, à travers l’organisation d’élections crédibles. AT/MD (AMAP)  

Assises nationales de la refondation : Quelques recommandations des communales

Bamako, 12 décembre (AMAP) Les travaux des Assises nationales de la refondation (ANR), dans leur phase communale, se sont déroulées ce weekend, dans plusieurs localités du Mali, selon un bilan des correspondants régionaux et locaux de l’AMAP sur place. A KAYES… Tard dans l’après-midi, dimanche, les participants aux Assises nationales de la refondation au niveau de la commune urbaine de Kayes étaient en train de discuter, en plénière, des résultats des travaux de groupe. Il ressort des premiers débats que la commune urbaine de Kayes a opté pour le maintien du régime semi-présidentiel, d’un État républicain, démocratique et laïc. Outre une décentralisation accompagnée de ressources et de moyens financiers adéquats, les participants prônent, également, la participation effective de la société civile aux affaires publiques, la réduction du quota (0,10% au lieu de 0,25%) réservé pour le financement des partis politiques. Ils optent pour une révision constitutionnelle et la dépolitisation des cadres de l’administration. S’agissant des institutions, ils souhaitent la suppression de la Haute Cour de Justice dont la mission sera confiée à la Cour Suprême et la réduction du rôle de la Cour Constitutionnelle. Ils proposent que les résultats des élections soient proclamés par l’organe unique de gestion des élections ou une autre structure. SAN : Dans la Commune urbaine de San, les participants aux Assises nationales de la refondation, ont proposé, entre autres, la limitation du nombre de partis politiques de 03 à 04, la réduction du financement des partis politiques, l’option d’un régime présidentielle, l’élaboration d’une nouvelle constitution. Du 11 au 12 décembre 2021, dans la salle de délibération de la mairie de la commune urbaine de San, sous la présidence du 2ème adjoint au préfet de cercle, Hamma Madjou, les participants ont débattu des résultats des travaux des deux groupes de 50 personnes, chacun. Ils ont, également, recommandé l’appel à candidature pour la nomination des directeurs nationaux, régionaux et de certains hauts cadres de l’administration, la réduction du nombre de syndicats à un seul par corporation, le licenciement du fonctionnaire pour faute grave, la redéfinition des critères du découpage territorial de façon consensuelle. La reprise des semaines culturelles, artistiques et sportives, l’organisation des foires artisanales, l’intégration du mouvement pionnier dans les écoles, la valorisation du consommer malien, le renforcement des vacances citoyennes et des activités sportives pour faciliter le brassage des jeunes, la dépolitisation de la société civile, la limitation de la grève syndicale à10 jours, sont aussi des propositions sorties des discussions. Tout comme le renforcement du suivi et du contrôle des services publics, l’application stricte de la loi de programmation militaire, l’établissement d’un plan de carrière pour les cadres de la fonction publique, la promotion de l’entreprenariat des jeunes. Les participants proposent, dans le cadre de la lutte contre la corruption au sein des tribunaux,  que le Conseil supérieur de la magistrature ne soit plus placé sous l’autorité du Président de la République, que le parquet ne soit plus lié au Ministre de la Justice. À ces propositions,  s’ajoutent le renforcement des institutions judiciaires existantes pour lutter contre la cybercriminalité, le renforcement des projets de développement et de la diplomatie malienne en matière d’intégration africaine en faveur du développement du Mali, le rapprochement des centres de santé des populations et la mise en œuvre opérationnelle de l’Assurance maladie universelle, le financement des activités génératrices de revenus pour les jeunes et l’impartialité des chefs coutumiers dans la gestion des conflits. En plus de ces propositions, les participants ont aussi recommandé la prise en charge effective des salaires de tous les fonctionnaires des collectivités territoriales et de prévoir un salaire pour les élus des collectivités territoriales. C’est dans la courtoisie et le respect mutuel que l’ensemble des forces vives ont tenu ces assises qui interviennent dans un contexte marqué par une crise multidimensionnelle menaçant l’existence même de l’État. KORO : Les rideaux sont tombés sur les travaux de la phase communale des Assises nationales de la refondation. Après deux jours d’échanges et de discussions sur les 13 thématiques soumises aux participants, le rapport final des ANR au niveau de la commune de Koro a été adopté par acclamation. Après les travaux de groupe entamés hier et la synthèse des travaux de groupe aujourd’hui, les participants ont formulé les recommandations suivantes : la sécurisation du cercle avant la tenue des élections, la sécurisation de la Route nationale (RN)15, l’ ouverture du tronçon Ouo-Somadougou, la réouverture des écoles, le retour des déplacés, l’érection du cercle de Koro en région. Il faut signaler que conformément à la cartographie envoyée par le ministère de l’administration, les Assises se sont tenues seulement au niveau de la commune de Koro, chef lieu du cercle. Au niveau des 15 autres communes du cercle, il n’y a pas eu d’ANR. NARA : Après deux jours de discussions intenses et houleuses et dans le plus grand respect, les différentes couches socio-professionnels de la base, participant à la phase communale des ANR, ont exprimé leurs préoccupations par rapport à la vie de la nation et ont une contribution positive pour la refondation de l’état. Les recommandations portent, entre autres, sur la prolongation de la transition, le renforcement de la sécurité, la reprise des travaux de bitumage du tronçon Kwala-Nara, l’augmentation des jours de concertations de deux à quatre jours vue le nombre élevé des thématiques. A la clôture des travaux le préfet du cercle de Nara a remercié les participants pour leur courage et abnégation qui ont été déterminants pour la bonne tenue de cette concertation communale. BMS/NC/MN/BC (AMAP)  

La CEDEAO exige des élections en février au Mali, nouvelles sanctions possibles (Président de la Commission)

Bamako, 12 déc (AMAP) Les chefs d’Etat de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), réunis en sommet à Abuja, au Nigeria, dimanche, ont exigé le respect de la tenue d’élections en février au Mali. « Les chefs d’Etat, après de longs échanges, ont décidé de maintenir la date du 27 février 2022 pour l’organisation des élections au Mali. Ils ont décidé de l’entrée en vigueur de sanctions additionnelles en janvier 2022 », a dit devant la presse le président de la Commission de la CEDEAO, Jean-Claude Kassi Brou. L’organisation ouest africaine pourrait donc imposer, également, des sanctions supplémentaires dès le mois janvier “si les autorités maliennes n’honorent pas leur engagement initial de tenir à cette date des élections censées ramener les civils au pouvoir”, a ajouté M. Kassi Brou MD (AMAP)

L’explosion d’une grenade fait un mort et deux blessés graves à Koro (Centre)

Koro, 12 déc (AMAP) Deux enfants d’une même famille ont été grièvement blessés et un troisième est décédé, dimanche, à Koro (Centre), à la suite de l’explosion accidentelle d’une grenade qu’ils ont ramenée de la brousse. Partis très tôt, ce matin, à la recherche de foin, Sidi, Oumar et Oébaï Ouédraogo ont retrouvé dans les champs une grenade qu’ils ont ramené à la maison. A la suite d’une manipulation, l’engin a exposé, blessant gravement les trois adolescents qui ont été évacués par les secours au Centre de santé de référence (CSRef) de Koro . “Un des enfants a succombé à ses blessures”, nous a indiqué une source hospitalière et les deux autres sont dans un état critique. Cet incident porte à trois le nombre d’explosions accidentelles de grenade dans la ville de Koro, malgré les sensibilisation sur les ondes des différentes radios locales sur les dangers liés à la manipulation des objets de guerre. Rédaction

Le Mali et la Guinée au menu du 60è Sommet ordinaire de la CEDEAO à Abuja, au Nigeria

Bamako, 12 déc (AMAP) Le 60è Sommet ordinaire des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), consacré à la situation politique au Mali et en Guinée, s’ouvre ce dimanche 12 décembre 2021, à Abuja, au Nigeria. Au cours de la rencontre les dirigeants ouest-africains devraient se pencher, également, sur les questions liées au terrorisme et à l’extrémisme violent dans la sous-région, ainsi que sur la mise en place de la monnaie commune. Les chefs d’État de la CEDEAO vont, en priorité, examiner l’évolution de la situation politique, après la suspension du Mali et de la Guinée de toutes les instances de l’organisation, suite à la prise du pouvoir par des militaires et des ruptures constitutionnelles. Les autorités de la Transition, exceptés le chef de l’État, le colonel Assimi Goïta. et le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Abdoulaye Diop, sont sous le coup de sanctions ciblées, depuis le sommet extraordinaire de la CEDEAO tenu le 07 novembre dernier à Accra, au Ghana. Conformément à une décision prise le 16 septembre 2021, l’organisation communautaire a décidé d’imposer, avec effet immédiate, une interdiction de voyager et un gel des avoirs financiers aux membres du gouvernement et du Conseil national de Transition (CNT). Ces sanctions sont également elargies aux membres de leur famille. Enfin, la CEDEAO avait informé que la situation au Mali et en Guinée sera examinée lors du sommet ordinaire des chefs d’État et de gouvernement de ce dimanche 12 décembre 2021. En prélude du sommet, le ministre malien des Affaires étrangères et de Coopération internationale a multiplié les rencontres. M. Abdoulaye Diop a, ainsi, rencontré le président de la Commission de la CEDEAO, Jean-Claude Kassi Brou et certains chefs d’État ouest-africains. Le ministre Diop a rencontré, les 08 et 09 décembre à Abuja, le médiateur et Envoyé spécial de la CEDEAO au Mali, Goodluck Jonathan, pour faire le point de l’évolution de la situation politique. Auparavant, il avait été reçu, le 07 décembre, par le président ghanéen, Nana Addo Dankwa Akufo-Addo, président en exercice de l’organisation. Le chef de la diplomatie malienne était porteur d’un message du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. Le vendredi 10 décembre, le ministre Diop a été reçu par le président ivoirien, Alassane Ouattara, toujours porteur d’un message du colonel Assimi Goïta. AT/MD (AMAP)

Attaque contre le poste de sécurité de Yangasso, près de Bla (Centre)

Bla, 12 déc (AMAP) Le poste de sécurité de Yangasso, dans le cercle de Bla (Centre) a été attaqué, samedi, aux environs de 23H00, par des individus armés non identifiés qui n’ont pas fait de perte en vies humaines. Les assaillants ont tiré directement sur les éléments du poste mais n’ont fait que des dégâts matériels. Malgré la panique causée par cette attaque, les travaux de la 2ème journée des Assises nationales de la refondation (ANR) ont repris ce dimanche matin vers 9h. MO/MD (AMAP)

Assises nationales de la refondation au Mali : Top départ de la phase communale (suite & fin)

Bamako, 11 déc (AMAP) La commune urbaine de Kayes (Ouest) a enregistré un grand retard dans le démarrage Assises nationales de la refondation du Mali à cause de l’insuffisance des documents (11 pour 100 participants). A 9 heures déjà, les participants ne savaient pas à quel saint se vouer car, la salle de conférence de la mairie censée abriter l’événement était presque vide. A 11 heures, le maire de la commune urbaine de Kayes, Adama Guindo, s’est dirigé vers la salle de conférence de l’Hôtel de Ville. Les organisateurs ont demandé aux invités de rentrer dans la salle. Après une séance d’orientation et d’explication du maire, deux groupes de travail ont été constitués pour faire des propositions et recommandations en lien avec les termes de référence des Assises nationales de la refondation de l’Etat. Dans l’après-midi à 15 heures, à défaut d’assister à une cérémonie officielle d’ouverture, le maire et ses invités ont eu droit à une visite du gouverneur de la région de Kayes, le colonel Moussa Soumaré. Le chef de l’exécutif régional était venu s’assurer du bon déroulement de ces Assises au niveau de la commune urbaine de Kayes. « Il s’agit, pour nous, de faire des réformes nécessaires, selon la volonté de nos populations. Je suis vraiment satisfait car, tout se passe bien jusque-là”, a dit le gouverneur avant de souhaiter que les travaux débouchent sur de très bonnes recommandations, afin d’atteindre l’objectif : la refondation du Mali. Quant à l’édile de Kayes, il s’attend à de fortes recommandations qui permettront à notre pays d’éviter, à l’avenir, tous les problèmes qu’il a connus. Pour lui, la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption, les réformes institutionnelles et politiques et l’organe unique de gestion des élections sont des activités à mener à temps avant que le passage de témoin ne s’opère et que cela doit prendre le temps qu’il faut pour que plus jamais, le Mali ne connaisse de rupture brutale de pouvoir. “Mon vœu est que les Maliennes et les Maliens se réconcilient entre eux, que la cohabitation se passe très bien dans le respect des uns et des autres”, a declare Prosper Camara, représentant de la paroisse catholique de Kayes. Dans la Région de Mopti (Centre), les activités de la phase locale des assises nationales de la refondation ont démarré dans une atmosphère sereine totale. Ce dialogue inter-malien afin de faire l’état de la nation et d’engager un véritable processus de refondation du Mali est organisé dans dix communes, avec une participation de cent participants par commune. Il s’agit des communes de Mopti, Socoura, Fatoma, Bassirou, Kounary, Sio, Konna, Ouroubé-Doudé, Korombana et Borondougou. Pour des raisons de sécurité, les communes de Borondougou, Kotombana et Ouroubé-Doudé sont délocalisées à Konna. Les assises des communes de Bassirou et Kounary se tiennent à Fatoma. Le forum regroupe les conseillers communaux, les chefs de village et fractions, les services techniques communaux, les représentants des partis politiques, les confessions religieuses, les représentants des mouvements signataires et non de l’accord pour la paix, la société civile, les organisations de femmes, de jeunes, des chasseurs et les personnes vivants avec handicapes. C’est l’hôtel de ville de Mopti qui a abrité la cérémonie officielle d’ouverture des assises, sous la présidence du sous-préfet central, Issa Pléa. C’était en présence du préfet du cercle, Hassane Maïga et du directeur de cabinet du gouverneur Kantara Diawara. Dans son discours d’ouverture le sous-préfet, Issa Pléa a invité les participants à une analyse approfondie des 13 thématiques conformément aux termes de référence validés en conseil de ministre en vue de proposer un nouveau contrat national de stabilité sociale, politique, sécuritaire, économique et social tiré notre expérience en matière de gouvernance. Il a souligné que les recommandations qui sortiront de ces travaux seront versées dans le document du Cercle pour la région. M. Pléa a conduit le même exercice à la mairie de la commune rurale de Socoura, en présence du préfet. Le préfet Hassane Maïga s’est, ensuite, rendu dans la commune rurale de Sio pour s’enquérir du démarrage effectif de la session. En prélude aux assises, un atelier de renforcement des capacités en matière de conduite des travaux a été organisé par le gouvernorat à l’attention des points focaux et des modérateurs des différentes communes. RÉGION DE BANDIAGARA – A la salle de conférence de la Maison des jeunes de Bandiagara, le conseiller aux affaires économiques et financières du gouverneur de la Région, Aseydou Alkassoum Maiga, a présidé les travaux de la phase communale des ANR. Toutes les couches socio professionnelles de la Commune urbaine prennent part aux travaux. Ils ont été accueillis par le 2 ème adjoint du maire, Moussa Tembely, et ont été salués par le représentant du gouverneur. Il a aussi exhorté les uns et les autres à participer activement aux travaux compte tenu de l’importance des questions à discuter. Il s’agit de “la survie et la refondation de notre nation”, a-t-il relever. Sur 21 communes de la Région de Bandiagara, les assises se tiennent dans 8, conformément à la carte que le département de l’Administration territoriale a envoyée. SÉGOU – Près d’une centaine de participants issus de plusieurs couches de la population ont pris part au premier jour de la phase communale des ANR, qui se s’est déroulé, samedi, dans la salle de délibération de la Commune urbaine de Ségou (Centre). C’était en présence du préfet du cercle de Ségou, Daouda Diarra, du maire Nouhoum Diarra et du point focal communal, Dramane Kamissoko. Y étaient également présents, les chefs des services communaux, des quartiers et autorités traditionnelles, les représentants des partis politiques, des organisations socioprofessionnelles, de la société civile, etc. Le maire de la commune urbaine de Ségou a rappelé à l’entame de son propos, que les autorités de la Transition et les populations fondent beaucoup d’espoir sur la réussite de ces Assises. « Il s’agit là d’un cadre de concertation, un espace de dialogue entre les Maliens de tout bord. L’occasion, nous est donnée à travers ces Assises, d’exposer, d’analyser et de trouver des solutions à tous

Assises nationales de la refondation au Mali : Top départ de la phase communale  (suite)

Bamako, 11 déc (AMAP) Les travaux des Assises nationales pour la refondation (ANR) ont bien démarré, samedi, dans les communes du cercle de San (Centre), selon le constat du Gouverneur de la Région, le colonel Ousmane Sangaré. Le colonel Sangaré  a visité certaines communes  dont Somo et San où les travaux se déroulaient normalement. Cependant, le chef de l’exécutif régional a quelques appréhensions pour le déroulement des assises dans le Cercle de Tominian,  notamment dans les secteurs de Mandiakui et Mafouné où la situation sécuritaire est assez préoccupante. Malgré cette inquiétude, aucun incident majeur n’a été signalé dans ces localités. Les discussions se poursuivront, demain dimanche, avec la synthèse des résultats des travaux de groupes qui seront exposés en plénière. Dans la commune de Tioribougou, cercle de Kolokani (Ouest) les Assises nationales se déroulent avec la participation de 100 personnes. Le gouverneur de la Région de Kita (Ouest), Daouda Maiga, en compagnie des chefs de services techniques régionaux, des membres de son cabinet, a fait une tournée de supervision au des communes. L’objectif selon lui était de s’enquérir du bon démarrage de la phase communale des Assises. Il s’est dit satisfait de ce début démarrage. Selon lui, la méthodologie du déroulement des travaux est maitrisée cernée. De Kita-Ouest à Boudofo, en passant par la Commune urbaine de Kita, la mission conjointe a rappelé aux acteurs les objectifs, la nécessité de poser les défis et de proposer des solutions « en toute liberté, d’exprimer leur volonté pour le Mali de demain ». La salle de conférence du cercle de Tombouctou (Nord) a abrité les travaux des ANR de la commune urbaine. Sous la présidence du sous préfet, les participants répartis en groupe de travail planchent sur les différentes thématiques. Les conclusions des travaux sont prévues dimanche. Sur douze communes, seule la commune de Bankass (Centre) a pu organiser les assises nationales de la refondation. L’opération a été impossible dans les onze autres. AMAP