Mali : Patrice Motsepe apprécie la rénovation du 26 Mars

Bamako, 22 déc (AMAP) Le président de la Confédération africaine de football (CAF), Patrice Motsepe, a félicité, mardi,  l’État malien « pour le bon travail consenti en si peu de temps et la qualité du standard à nouveau atteint » par le stade du 26 Mars En visite à Bamako, le patron de la CAF accompagné du tout nouveau président de Fédération camerounaise de football, l’ancien attaquant des Lions indomptables, Samuel Eto’o, s’est rendu au Stade du 26 mars afin de découvrir le nouveau visage de l’arène, après les travaux de rénovation. Entièrement rénové, l’antre des Aigles a offert un visage séduisant aux visiteurs. Des vestiaires à la pelouse, en passant par les gradins, le stade, qui avait été suspendu pour non-conformité aux normes internationales, est désormais prêt à accueillir les matches des Aigles. Accueillie, en début de soirée par le ministre malien de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Mossa Ag Attaher, et le président de la Fédération malienne de football (Femafoot), Mamoutou Touré «Bavieux», la délégation conduite par le président Motsepe a été reçue par le chef de l’État, le colonel Assimi Goïta. Patrice Motsepe a profité de cette audience pour remercier le président de la Transition « pour son soutien inconditionnel au développement du football malien ». MT/MD  (AMAP)    

Marché central à poisson de Bamako : Cherche occupants…désespérément

Par Babba B. COULIBALY Bamako, 22 déc (AMAP) Construite en 2011 dans la zone aéroportuaire, le Marché central à poisson de Bamako, peine à attirer les vendeurs de poisson pour des raisons d’affluence. Mais pas seulement. « L’inauguration de l’infrastructure avait suscité beaucoup d’espoir », se souvient Mme Nana Thiéro. Rencontrée derrière le siège de l’agence de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) au Quartier du fleuve, cette mareyeuse témoigne : «Nous avions commencé à le fréquenter. Nous quittions nos maisons à 5h du matin pour y aller et nous rentrions, souvent, tard la nuit ». « Après deux semaines, nous avons décidé de reprendre service dans nos marchés respectifs, faute de clients. Vu l’endroit où il se trouve, le transfert des activités des mareyeurs sera très contraignant pour nous», explique-t-elle. Ce témoignage résume en substance la problématique de la viabilité du Marché central à poisson de Bamako. Construite en 2011 dans la zone aéroportuaire grâce à un soutien financier du partenaire japonais, l’infrastructure attend d’être occupée, près de dix ans après sa réalisation pour mettre fin à la vente anarchique de poisson à travers la ville. Il suffit pourtant de parcourir Bamako pour se rendre compte de cette nécessité. On y aperçoit, de part et d’autre, des routes et autres grandes artères, des points de vente de poissons frais exposés à l’air, dans des conditions pas vraiment hygiéniques. Les étals sont envahis par de grosses mouches. Ils transforment ces coins en un marché spontané au fil du temps. C’est le cas du marché improvisé de vente de poisson derrière l’Agence de la BCEAO. Ces coopératives de revendeurs de poissons n’ont toujours pas accepté de transférer leurs activités au Marché central à poisson de Bamako. Pour en savoir davantage, notre équipe de reportage s’est rendue à l’Agence de gestion du Marché central à poisson de Bamako. En ce jour, la cour dudit marché est presque déserte. Quelques grossistes y opèrent tout de même. Les 200 magasins et 117 places destinés à la vente au détail et au conditionnement du poisson ne sont pas toujours opérationnels. VOCATION PREMIÈRE – C’est dans cette ambiance que nous avons rencontré la présidente directrice générale de cette Agence, Mme Diawara Aïssata Hamata Touré.. « Le Japon a financé la construction de ce marché, afin que nos mareyeurs et mareyeuses quittent cette insalubrité dans laquelle ils vendent les poissons », explique Mme Diawara. Sa vocation première est, selon elle, la vente de poisson en gros et l’approvisionnement des marchés de Bamako et ceux de l’intérieur du pays. « Il faut un marché moderne, semblable à un port sec où tous les grossistes de poisson doivent se retrouver pour vendre le poisson de bonne qualité et dans de très bonnes conditions de conservation. C’est pourquoi, ce marché a été créé. Les grossistes doivent se retrouver ici avec quelques détaillants », poursuit la présidente directrice générale. Pour ce faire, un protocole d’accord a été signé le 17 janvier 2012 avec les coopératives de revendeurs de poissons qui se sont engagées à y transférer leurs activités. « Un engagement formel qui n’a pas été suivi d’effet, car les coopératives n’ont jamais transféré leurs activités au Marché central à poisson », déplore-t-elle. Mme Diawara Aïssata Hamata Touré explique : «À l’instar de mes prédécesseurs, je me suis investie pour faire venir les associations de revendeurs sur cet espace sans succès, pour l’instant. Plusieurs réunions ont eu lieu avec eux. Les promesses de regagner le marché n’ont toujours pas été tenues. Ils se plaignent de l’éloignement de l’endroit.» Un autre facteur, qui explique le peu d’engouement pour ce marché, est que la gestion de l’infrastructure serait un point de discorde avec les acteurs du commerce de poisson qui voudraient se voir confier la direction de l’établissement. Ils réclameraient la paternité du marché. « Ce qui n’est pas possible, parce que c’est un établissement public sur la gestion duquel l’État est très regardant », martèle Mme Diawara. PROBLÈME À BRAS LE CORPS – Toutefois, pour favoriser l’installation des vendeurs de poisson, des propositions ont été faites dans ce sens. Il s’agit, entre autres, de l’appui à la formation des grossistes, l’intervention auprès de l’État pour faciliter l’écoulement des produits. Outre l’appui logistique pour la livraison des commandes sur les marchés de Bamako, une politique de diminution de la taxe douanière a été proposée. L’objectif est de convaincre les revendeurs de transférer leurs activités sur le Marché central à poisson de Bamako. Le ministre délégué en charge de l’Élevage et de la Pêche, en accord avec son collègue de l’Économie et des Finances, a décidé de faire appliquer, dans six mois, un demi-tarif sur les frais douaniers pour ceux qui accepteront de venir s’y installer. En attendant, les marchés traditionnels semblent avoir de beaux jours devant eux. Du marché Dossolo Traoré, en passant par le Nouveau marché de Médine, les Halles de Bamako et la rue de la BCEAO, les vendeurs se frottent les mains. Le marché Dossolo Traoré abrite le plus grand point de vente de poisson frais à Bamako. « Plus de 1.000 vendeuses y exercent », nous explique le président du Collectif national des acteurs des marchés du Mali, Abdoulaye Cissé. Comme au niveau de la plupart des marchés, ici les poissons frais sont étalés à même le sol, sur du plastique. L’environnement est insalubre. Selon Abdoulaye Cissé, le Marché central à poisson de Bamako n’est pas un espace idéal pour la vente de poisson frais. « L’endroit est trop éloigné de la ville. Les détaillants ne pourront pas y rester parce que les clients ne viendront pas », explique-t-il. « Vouloir forcer les poissonniers à y transférer leurs activités, c’est prendre le risque de créer des points de vente anarchiques à travers la ville de Bamako, car ils abandonneront les marchés pour occuper les rues », pense Abdoulaye Cissé. Pour lui, le transfert n’arrangera pas les revendeurs, « car aucun client ne quittera par exemple un quartier comme Lafiabougou pour aller acheter un kilo de poisson au marché central », argumente-t-il. « La meilleure alternative est la construction de points de vente modernes, d’étals en carreaux et

Mali-CEDEAO : Goodluck Jonathan notifie au président Goïta les décisions du sommet d’Abuja

Bamako, 21 déc (AMAP) Le médiateur de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a effectué, mardi, une visite de quelques heures à Bamako, porteur d’un message des chefs d’État sur les conclusions du sommet tenu, à Abuja, dans la capitale nigériane, le 12 décembre dernier. «Il fallait venir avec les recommandations des chefs d’Etat et avec l’espoir que, d’ici la fin de l’année, nous aurons un calendrier en place pour l’organisation des élections qui est justement l’une des recommandations phares de la CEDEAO», a confié Goodluck Jonathan à sa sortie de l’audience que lui accordée le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. Les dirigeants ouest-africains restent intransigeants sur la tenue de l’élection présidentielle en février 2022. À Abuja, ils ont brandi la menace de sanctions économiques et financières qui viendront s’ajouter à la suspension du Mali e des instances de l’organisation et aux sanctions individuelles visant les autorités de la transition. Cette menace sera mise en application, dès le 1er janvier 2022, si aucun progrès tangible n’est réalisé dans la préparation des élections à la fin de ce mois. Goodluck Jonathan espère que «d’ici la fin de l’année, les autorités vont sortir toutes les décisions et un calendrier pour la conduite des évènements au Mali». Pendant cette visite de quelques heures, le médiateur n’a pas rencontré les acteurs politiques et de la société civile. Mais, il compte revenir à Bamako, au mois de janvier, pour poursuivre les discussions et les échanges, notamment avec les autorités de la transition. Les chefs d’État de la CEDEAO, réunis le 12 décembre dernier, lors du 60è sommet ordinaire de l’organisation sous-régionale, à Abuja au Nigéria, ont pris des décisions concernant le Mali. Ont pris part à cette conférence des chefs d’Etat le président Muhammadu Buhari du Nigéria, le président Mohamed Bazoum du Niger, le président Macky Sall du Sénégal, le président Faure Essozimna Gnassingbé du Togo, le président Umaro Sissoco Embaló de la Guinéen Bissau. A l’issue de leurs échanges, les chefs d’Etat ont pris des décisions qui ont été officiellement notifiées hier au président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, par le médiateur de l’organisation sous-régionale, l’ancien président nigérian Goodluk Jonathan. L’émissaire et son hôte ont, aussi, évoqué les derniers développements de la situation politique. Rappelons que le président Assimi Goïta a adressé une communication à la CEDEAO, dans laquelle il s’est engagé à transmettre un chronogramme des élections au plus tard le 31 janvier 2022. Ce chronogramme sera défini par les Maliens lors de la phase finale des Assises nationales de la refondation (ANR). La phase finale des ANR débutera le lundi prochain pour s’achever le 30 décembre. Les dirigeants maliens veulent attendre les conclusions de ces concertations nationales avant d’établir un chronogramme sur la tenue des élections devant conduire à l’installation d’un pouvoir élu démocratiquement. ID (AMAP)

Le prince Théophile Tatsitsa Gha : «La CEDEAO se doit d’être celle des peuples »

Propos recueillis par Bembablin DOUMBIA Bamako, 21 déc (AMAP) En marge de l’audience que le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a accordée, lundi, au palais de Koulouba, au Conseil panafricain des autorités traditionnelles et coutumières (CPATC), le porte-parole de cette organisation, le prince Théophile Tatsitsa Gha du Cameroun, s’est exprimé sur le lien historique qui existe entre la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et le Mali. Il a, aussi, souhaité que l’organisation sous-régionale retourne à ses fondamentaux. L’Essor : La Constitution du Mali stipule qu’il peut abandonner une partie ou la totalité de sa souveraineté en vue de réaliser l’unité africaine. Quels commentaires en faites-vous ? Le prince Théophile Tatsitsa Gha : C’est dans ce cadre que les autorités traditionnelles d’Afrique sont venues au Mali, parce que la Constitution du Mali ouvre cette brèche. Et c’est cette brèche qui a permis aux responsables de “Dambé ton” de faire recours à leurs pairs. Parce que c’est l’une des pistes qui permet au peuple malien de trouver des solutions africaines aux problèmes africains. Et le Mali, vous savez, c’est la terre commune des peuples. L’Essor : Quelle peut être la portée de la CEDEAO des peuples en dehors des pouvoirs politiques ? Le prince Théophile Tatsitsa Gha : La CEDEAO ne peut être que ce que ses populations veulent. Donc, la CEDEAO a d’abord une mission, c’est de faire en sorte que les frères puissent agir ensemble dans le cadre du développement social et de la préservation de la sécurité. Et la CEDEAO est née au Mali. Elle ne peut être qu’une CEDEAO des peuples. La CEDEAO n’a qu’à retourner à ses fondamentaux parce qu’elle est née en 1975 au Mali. Et le Mali, c’est une terre de culture. La CEDEAO se doit d’être une CEDEAO des peuples et non pas seulement celle des États qui subissent, parfois, l’influence extérieure. BD (AMAP)

Goodluck Jonathan est arrivé à Bamako dans un contexte particulier

Bamako, 21 déc (AMAP) Le médiateur de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’ancien président nigérian, Goodluck Jonathan, est arrivé à Bamako, ce mardi, en fin de matinée, a constaté l’AMAP sur place . Goodluck Jonathan est accompagné du président de la Commission de la CEDEAO, l’ivoirien, Jean-Claude Kassi Brou. Les deux personnalités ont été accueillies à l’Aéroport international Président Modibo Keïta-Sénou par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop. Les émissaires de l’organisation sous-régionale vont rencontrer le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. Goodluck Jonathan est « porteur d’un message » des chefs d’État et de gouvernement de l’organisation communautaire, au président de la Transition malienne. La visite du médiateur de la CEDEAO intervient une semaine après le dernier sommet des chefs d’État et de gouvernement ouest-africains, le 12 décembre, à Abuja, au Nigeria. Au cours de ce sommet, les dirigeants de la CEDEAO ont indiqué leur position quant au respect de la date du 27 février pour l’élection présidentielle au Mali. Ils ont maintenu les sanctions prises contre certains responsables de la Transition et brandi la possibilité de nouvelles sanctions, à partir du 1er janvier prochain, “si des progrès ne sont pas réalisés dans l’organisation des elections”. MT (AMAP)

Production de coton dans la Zone Franc : Le Mali occupera la première place (Département d’Etat Us de l’Agriculture)

Bamako, 21 déc (AMAP) Un rapport du Département américain de l’Agriculture (USDA), en date du 28 septembre 2021, prédit que le Mali sera le plus grand producteur de coton en Afrique pour la campagne 2021/22, suivi du Bénin, de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso. Cette projection, en attendant la fin des opérations de compilation des derniers chiffres relatifs à la production cotonnière, cette année, « résulte de l’exploitation d’une superficie presque record et des conditions météorologiques favorables à l’établissement et au développement des cultures de juin à début septembre », précise le document dont l’authenticité a été confirmée par la Compagnie malienne pour le développement du textile (CMDT). « Le Mali a semé une superficie record de 795.000 hectares (ha), en hausse de 630.000 hectares (382%) par rapport à la récolte boycottée de l’année dernière », argumente le document. Il ajoute que la Côte d’Ivoire a également semé une superficie agricole record de 460.000 ha, tandis que le Bénin et le Burkina Faso ont, chacun sem,é plus de 600.000 hectares cette année. La Zone franc africaine, telle que définie par les estimations de l’offre et de la demande agricole mondiale de l’USDA, comprend dix pays francophones d’Afrique de l’Ouest dont la production totale de coton, au cours des trois dernières années, classe la région au sixième rang mondial des producteurs de coton. Pour la campagne cotonnière 2021/2022, l’USDA prédit pour la Zone franc africaine une production de près de 5,86 millions de balles, en hausse d’un million de balles (21%) par rapport à l’année dernière et en baisse de 59.000 balles (1%) par rapport à la récolte record de la campagne 2019/2020. La superficie récoltée devrait s’établir à 3,1 millions d’hectares, en hausse de 710.000 hectares (29%) par rapport à l’année dernière et à 5.000 hectares par rapport à la zone record pour la campagne 2019/2020. Le rendement prévu de 408 kilos par hectare est presque égal au rendement moyen des 5 dernières années, précise le rapport. Selon les rapports régionaux sur les semis de cultures, l’apparition opportune des pluies en juin a permis à la plupart des pays d’atteindre plus de 90% de leurs objectifs de superficies ensemencées d’ici la fin juillet. Il constate que les périodes de sécheresse en juin et juillet ont retardé les semis au Togo et au Bénin. Les conditions de récolte sont bonnes à excellentes au début du mois de septembre après que la plupart des grandes régions productrices de coton ont reçu des précipitations moyennes à supérieures à la moyenne du 1er juin au 10 septembre. Les pluies supérieures à la moyenne en août ont également stimulé les réserves d’humidité du sol et aidé les cultures ensemencées tardivement à se remettre d’une saison agricole retardée, note le rapport. La région de Sikasso, dans le Sud du Mali, est l’une des plus grandes zones de production de coton de la zone franc africaine. Elle produit environ 65% de la production totale de notre pays. Les précipitations cumulatives dans cette région étaient supérieures à la moyenne de juin à septembre. Les mesures de l’Indice de végétation par différence normalisée (IVDN) des terres cultivées étaient moyennes à supérieures à la moyenne vers la mi-septembre. OS (AMAP)  

Mali- CEDEAO : La médiation des autorités traditionnelles africaines

Bamako, 21 déc (AMAP) Une délégation de têtes couronnées, africaines en séjour au Mali, a été reçue ,lundi, par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, avec pour mission d’œuvrer d’éviter à notre pays de nouvelles sanctions de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). La délégation du Conseil panafricain des autorités traditionnelles et coutumières (CPATC) était conduite par son président, Son Altesse Dada Awiyan Kokpon Houdegbe du Bénin. Les autorités traditionnelles et coutumières du continent s’impliquent pour que notre pays et l’organisation ouest-africaine parviennent à un terrain d’entente sur la conduite de la Transition au Mali. Ces hautes personnalités sont venues écouter les autorités maliennes et l’ensemble des parties prenantes afin que la volonté du peuple malien soit prise en compte dans les décisions le concernant. Après la rencontre avec la délégation et un tête-à-tête entre le chef de l’État et lesdites autorités, le prince Théophile Tatsitsa Gha, chargé de la Mission coopération et paix du CPTC et coordinateur du secrétariat technique permanent, a expliqué à la presse que son organisation a été informée qu’il y avait une réunion de la CEDEAO qui pourrait infliger de nouvelles sanctions à l’État du Mali. Il a précisé que les membres du Danbé-Ton du Mali ont invité leurs pairs du Conseil à intervenir pour dialoguer avec les chefs d’État de la CEDEAO afin que la situation soit apaisée. Mais également pour que le Mali ne subisse pas des sanctions supplémentaires. Selon le prince Théophile Tatsitsa Gha, le pays est déjà sous le poids de l’insécurité et de la pandémie de la Covid-19. Pour lui, les sanctions de la CEDEAO pénalisent les populations du Mali. C’est pourquoi, il était important que les chefs traditionnels interviennent auprès des chefs d’État de la Région pour calmer la situation, et que les consultations nationales en cours au Mali puissent produire des résultats. Le prince Théophile Tatsitsa Gha a indiqué que le président du Conseil a adressé une dépêche royale au chef de l’État ghanéen, président en exercice de la CEDEAO, pour lui exprimer les préoccupations des légitimités traditionnelles et celles du peuple du Mali. Le porte-parole de la délégation a indiqué que le peuple du Mali et les autorités de la Transition ont accepté la voie du dialogue. Il a précisé que le chef de l’État, le colonel Assimi Goïta, est réceptif à cette approche de dialogue qui puise dans les traditions maliennes. En outre, le prince Théophile Tatsitsa Gha a rappelé que le Mali est un peuple de culture qui a gardé les valeurs culturelles. Aussi, il a souligné que le colonel Assimi Goïta a, dans le cadre de sa politique culturelle, institué la journée du 11 novembre pour rendre hommage aux légitimités coutumières. Pour le porte-parole du Conseil, le président de la Transition est tout à fait en accord, dans la philosophie et la ligne de conduite, pour la préservation des valeurs culturelles africaines. Selon lui, il faut dialoguer avec ses pairs de la CEDEAO « afin qu’ils puissent comprendre la situation particulière du Mali pour que les directives qui seront données ne viennent pas de l’extérieur. Mais celles qui rencontreront les aspirations du peuple malien». « C’est pour cela, dira-t-il, que le Conseil est venu pour écouter le peuple du Mali afin d’aller auprès de la CEDEAO pour dire quel est son sentiment. «Nous ne sommes pas venus seulement pour écouter les membres du gouvernement», a-t-il précisé, avant d’annoncer qu’à partir de ce mardi, les consultations s’ouvrent. Car le Conseil est venu pour rencontrer les responsables politiques, de la société civile, des organisations religieuses afin de les écouter. La mission du Conseil panafricain s’inscrit dans le prolongement des consultations nationales qui sont en cours. «Nous apportons seulement un regard extérieur pour soutenir les aspirations du peuple du Mali », a-t-il insisté. Théophile Tatsitsa Gha a souligné que les chefs traditionnels sont les gardiens des traditions. À ce titre, ils sont au Mali pour parler au nom du peuple et non pour prendre partie. « Ils sont là pour faire en sorte que ce qui sera décidé, qui sortira des consultations, soit la volonté du peuple du Mali pour ensemble, avec les autres frères de la communauté, trouver une situation apaisée afin que les populations ne subissent plus de sanctions ». L’audience s’est déroulée en présence du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Andogoly Guindo, et du ministre des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes, Mamadou Koné. Auparavant, la délégation du Conseil panafricain des autorités traditionnelles et coutumières avait été reçue par le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, et les familles fondatrices de Bamako. DD (AMAP)    

SEBA 2021 : Des séances de lecture aux enfants

Bamako, 21 décembre (AMAP) Dans le cadre de la 5ème édition du Salon de l’enfance de Bamako (SEBA 2021), des séances de lecture se tiennent, chaque jour à la Cité des enfants, à l’intention des enfants âgés de 11 à 16 ans, a constaté l’AMAP. Ainsi, Mme Oury Koné a animé, le samedi dernier  dans la salle des réunions de la Cité des Enfants, un atelier de lecture. Des enfants non-voyants et  des sourds-muets ont pris part à l’activité. L’atelier avait pour but principal d’apprendre aux enfants l’importance de la lecture et ses multiples avantages. Il s’agissait surtout d’inciter les enfants à faire de la lecture une habitude. Lors de la formation, les enfants ont découvert un livre dénommé « Nagnouma, la mystérieuse » qui a pour auteur Mme Oury Koné. C’est un livre très éducatif pour les enfants lesquels qui ont pu tirer plein de leçon de vie. Aussi, l’atelier a enregistré une séance de dessin  au grand plaisir des enfants. Le code de la route a en plus été rappelé aux participants. Faut-il noter que les enfants ont affiché une bonne humeur à travers des chants au cours de la formation. Fatoumata DIANKA, APJEC

Santé de la reproduction: Des enfants et des jeunes à l’école des spécialistes

Bamako, 21 décembre (AMAP) Des jeunes gens ont suivi, le 18 décembre dernier dans la grande salle de la Cité des Enfants, une formation sur la santé de la reproduction. Ce panel, exposé par le Dr Boubacar Mariko et ses collègues pédiatres, est un thème du Salon de l’enfance de Bamako (SEBA 2021), organisé par la Cité des Enfants, a constaté l’AMAP. Lors de cette formation, Dr Boubacar Mariko et ses collègues pédiatres ont tout d’abord développé le concept de pair éducateur. Il S’agissait de préparer et avertir les jeunes à leur désormais responsabilité de transmission d’information, surtout qu’ils soient dans les jours à venir une croix de transmission entre les centres de santé et la jeunesse. A cet effet, les formateurs ont évoqué les qualités d’un bon pair éducateur et ses fonctions. Par ailleurs, Dr Mariko et ses collègues ont expliqué l’anatomie et le fonctionnement de l’appareil génital masculin et féminin. Aussi, d’autres questions ont été abordées sur le même thème. Entre autres : comment  se fait une stérilisation ? A quoi peut être due la stérilité chez l’homme et chez la femme ? Comment est-ce qu’un homme pourrait procréer ? Le lendemain, le dimanche 19 décembre, la formation a concerné l’immersion des enfants et jeunes dans le monde du planning familial. Au cours de cet atelier, les formateurs ont développé les concepts du planning familial ayant trait aux différents moyens et mesures de régulation de la fécondité, d’éducation sexuelle. Ainsi que la prise en charge d’affections génitales et les préjugés liés aux différentes pratiques qui s’y concilient. Les enfants et jeunes ont eu l’occasion de comprendre le mode d’administration, les principaux mécanismes d’action, les avantages et même les limites de quelques contraceptifs usuels. Enfin, le lundi 20 décembre, Dr Boubacar Mariko et ses collègues ont expliqué aux  enfants et jeunes les différentes pilules contraceptives qui sont, entre autre,  la pilule du lendemain, les contraceptifs oraux progestatifs (COP) et les contraceptifs oraux combinés (COC). Hormis les contraceptifs modernes, selon Dr Mariko, il en existe des méthodes naturelles dites traditionnelles. Par ailleurs, les participants ont appris l’application d’un préservatif masculin et féminin. Azara Dicko, CCNEJ

Goodluck Jonathan, attendu à Bamako, mardi (Commission de la CEDEAO)

Bamako, 20 déc (AMAP) Le médiateur de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Goodluck Jonathan, est attendu au Mali, mardi, annonce un communiqué de la Commission de l’organisation ouest-africaine. Il est “porteur d’un message” des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’organisation sous-régionale, au président de la Transition au Mali, le colonel Assimi Goita. Selon la Commission de l’organisation ouest-africaine, l’ancien président du Nigeria, sera accompagné du président de la Commission de la CEDEAO, Jean Claude Kassi Brou. Cette visite officielle s’inscrit “dans le cadre de la mise en application des dernières recommandations de la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO sur le Mali”, selon le communiqué. Le séjour du médiateur ouest-africain fait suite à plusieurs autres missions de suivi de la situation au Mali. MD (AMAP)