Les forces de défense et de sécurité maliennes se réorganisent
Bamako, 25 déc (AMAP) Le Conseil supérieur de défense s’est réuni, vendredi après-midi, au palais de Koulouba, sous la présidence du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, pour valider les nouvelles mesures sécuritaires destinées à combler le vide créé par le retrait de Barkhane de certaines régions, dans le Nord du Mali. Ces mesures ont été proposées par les ministères de la Défense et des Anciens combattants et de la Sécurité et de la Protection civile. En plus du Premier ministre et dix ministres, dont ceux en charge des dossiers inscrits à l’ordre du jour, des collaborateurs du chef de l’État ainsi que le chef d’état-major général des Armées et le directeur général de l’Agence nationale de la sécurité d’État ont participé à ce Conseil. Cette rencontre intervient à un « moment où la situation sécuritaire est une préoccupation de toutes les Maliennes et de tous les Maliens. Et c’est également à un moment où Barkhane, dans le cadre de sa réorganisation, vient de libérer la dernière base militaire qu’elle occupait à Tombouctou », a souligné face à la presse le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara. Selon le colonel Camara, des instructions ont été données par le chef suprême des Armées pour que « nous puissions prendre en compte la situation sécuritaire de l’ensemble des Maliens ». Les mesures en question s’inscrivent, donc, dans le cadre de la réadaptation du dispositif. Il s’agit de renforcer « nos emprises » et continuer à mener « nos opérations de sécurisation des personnes et de leurs biens ». « Nous pensons que nous allons être en mesure de sécuriser l’ensemble des Maliens », a rassuré le ministre. Il a félicité l’ensemble des forces engagées sur le théâtre des opérations qui se battent vaillamment, de jour comme de nuit, pour sécuriser les populations. « Elles ont la confiance des plus hautes autorités. Nous les encourageons et nous leur demandons d’être unies, disciplinées, de se donner la main et qu’ensemble nous vaincrons », a conclu le colonel Sadio Camara. ID/ (AMAP)
Sur le vif : Mali, la proie désignée
Par B. TOURE La chasse est ouverte. Cette fois-ci, le Mali est la proie désignée par la meute des grands fauves qui règnent sur la jungle de la « communauté internationale ». Ici, la loi du plus fort est toujours la meilleure. La raison du courroux des puissants ? Bamako a le toupet de s’écarter du « droit chemin » tracé par la puissance tutélaire. Le chef d’accusation « faire appel à des mercenaires russes » ne correspond pas à la réalité. Qu’importe ! La sentence est déjà prononcée. Implacable. Comme dans la fable de La Fontaine Le loup et l’agneau : « si ce n’est toi, c’est donc ton frère ». Sa témérité vaut au Mali d’être montré du doigt. Sa hardiesse à vouloir troubler l’ordre établi par les maîtres du monde est intolérable. Pour sa défense, le pays tente vainement d’expliquer que sa démarche n’a d’autre but que de stopper l’inexorable aggravation de la crise. Mais ses arguments sont inaudibles, couverts par le vacarme des grands médias occidentaux, véritables tambours de guerre et machines à fabriquer des narratifs toujours à charge contre la cible à éliminer. Diabolisée et présentée comme nuisible à la « communauté internationale », celle-ci est tout juste bonne à abattre. Les exemples de fraîche mémoire sont légion. Des prétextes ont été savamment orchestrés pour détruire des pays dont le tort était d’avoir voulu s’affranchir du diktat des puissances occidentales. Pour les cas de l’Irak, de la Libye, de la Syrie, le bon prétexte était de protéger des populations contre des tyrans. Mais combien d’Irakiens, de Libyens, de Syriens ont péri sous les bombes et du fait des guerres civiles, provoquées par les interventions de l’Occident ? La réponse est à rechercher partout sauf dans la presse occidentale, si prompte à taxer les autres de propagandistes. Alors qu’elle est la gardienne d’un ordre totalitaire ne souffrant aucun écart de conduite. Un ordre totalitaire qui ne se refuse rien, si sûr de l’impunité qu’il se paie souvent la légèreté de reconnaitre qu’il s’était trompé, après avoir provoqué des milliers de morts et transformé des pays en trous noirs. La Cour pénale internationale est obligée de regarder ailleurs, surtout du côté de l’Afrique où elle recrute la majorité de ses accusés. On peut tirer son chapeau à la solidité du pacte qui lie les différents pays occidentaux. Tous pour un et un pour tous. Que la raison du conflit soit valable ou pas. Une belle leçon de solidarité pour les autres peuples à travers le monde et particulièrement les Africains qui continuent de faire les frais de la vieille ficelle du diviser pour régner. Dans une tentative pour isoler le Mali de ses voisins ouest-africains, un député français soutient sans rire que la pression exercée par Paris et ses alliés vise à soutenir les recommandations de la Cedeao sur la transition malienne. La manœuvre consiste à souffler sur les braises de nos dissensions avec l’organisation sous-régionale. Que la France en soit réduite aujourd’hui à battre le rappel de ses alliés afin de lui éviter de perdre pied au Mali est un retournement de situation proprement pathétique. Dilapider le capital sympathie que l’ex-puissance coloniale s’était taillée en 2013 suite à l’opération Serval, relevait de l’exploit. La France l’a réussi en prétendant intervenir pour rétablir l’intégrité territoriale d’un pays et en même temps faire droit à des velléités irrédentistes d’une infime minorité de la population. Difficile de faire mieux dans l’incohérence. Ce grand écart a conduit l’armée française à faire de Kidal une enclave inaccessible à l’Etat central du Mali. En voulant faire plaisir à leurs « amis touaregs », les soldats français se sont retrouvés devant la mission impossible de faire le distinguo entre indépendantistes et terroristes, entre les bons et les mauvais. Les groupes islamistes ne se sont fait prier pour exploiter la faille et faire de Kidal un sanctuaire terroriste sur lequel règne en maître l’émir Iyad Ag Ghali. Inutile de compter sur les puissants pour admettre ne serait-ce qu’une once d’erreur dans leur démarche. Or l’architecture de l’intervention de la communauté internationale dans notre pays porte la marque de la plume des diplomates français. Le schéma était le suivant : à Barkhane la traque des terroristes, à la Minusma la stabilisation des zones libérées. Plusieurs années plus tard, la quasi-totalité du territoire est métastasée par la gangrène terroriste. La Minusma ressemble davantage à une ONG géante de développement qu’à une force armée. Qui en est responsable ? Evidemment, ces Maliens forcément corrompus et incapables de se défendre, répond-on invariablement. Alors qu’au moment de dessiner l’échafaudage, « le pouvoir faible de Bamako » – c’était le vocable utilisé dans les médias pour désigner la transition dirigée par Dioncounda Traoré – n’a pas eu voix au chapitre. Dans la jungle de la « communauté internationale », l’absurdité des arguments ne les empêche pas de prospérer. Pour peu qu’ils soient portés par les puissants. Le Mali devient aujourd’hui, à son corps défendant, un terrain d’affrontement entre l’Occident d’un côté et la Russie de l’autre. La France ne semble pas disposée à battre en retraite au Mali comme elle l’a fait en Centrafrique devant l’avancée des Russes. Il est vrai qu’elle s’est beaucoup plus investie dans notre pays mais avec un résultat mitigé du fait en grande partie des objectifs inconciliables qu’elle s’était fixée. La Russie s’engouffre dans la brèche de l’insatisfaction des Maliens et se donne ainsi l’opportunité de venir titiller les Occidentaux dans leur chasse gardée, leur rendant ainsi la monnaie des menées expansionnistes à ses frontières. Il appartient aux Maliens de travailler à tirer profit de la diversification des partenaires avec l’objectif de doter le pays d’une armée capable de défendre efficacement le territoire national.
Bamako dément le déploiement d’éléments d’une agence de sécurité privée russe
Bamako, 25 déc (AMAP) Le gouvernement du Mali a démenti le déploiement d’éléments d’une société privée de sécurité russe sur son territoire, en réaction à un communiqué conjoint de certains pays partenaires. « Le gouvernement du Mali tient à préciser qu’au même titre que la Mission européenne de formation (EUTM), des formateurs russes sont présents au Mali pour renforcer les capacités opérationnelles des Forces de Défense et de Sécurité nationales », indique Bamako dans un communiqué publié vendredi, dans la soirée. Il demande « à être jugé sur des actes plutôt que sur des rumeurs et tient à rappeler que l’État malien n’est engagé que dans un partenariat d’État à État avec la Fédération de Russie, partenaire historique du Mali », poursuit le communiqué. Sur ces « allégations sans fondements », le Mali demande des preuves venant de « sources indépendantes » tout signalant que sa priorité est de se donner tous les moyens pour rétablir la sécurité, soulager les populations maliennes et créer les conditions d’un retour rapide a une situation normale ». Le gouvernement dit regretter la teneur du communiqué conjoint de ses partenaires, en date du 23 décembre 2021, « qui intervient à un moment où il (Gouvernement) déploie d’énormes efforts au quotidien pour relever les défis multiformes auxquels le pays est confronté », Le gouvernement réitère, par ailleurs, « sa volonté de poursuivre le dialogue avec l’ensemble de ses partenaires, dans le respect de sa souveraineté et pour une stabilité durable au bénéfice des populations ». Des partenaires du Mali l’accusent de faire recours à une société de mercenaires russes après avoir signé un accord avec cette agence dont la réputation serait « sulfureuse » selon la France et ses alliés. Les autorités maliennes de la Transition ont toujours clamé leur souveraineté à prospecter d’autres voies pour combler le vide sécuritaire laissé par le départ précipité de la France du Nord du Mali. L’annulation d’une récente visite du président français, Emmanuel Macron, à Bamako, est illustrative d‘un certain ian malaise diplomatique entre les deux partenaires stratégiques, que sont la France et le Mali, dans la lutte contre le terrorisme au Sahel. MT/MD (AMAP)
Balance commerciale du Mali en 2020 : Excédentaire de 290 milliards de Fcfa
Bamako, 24 décembre (AMAP) La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a organisé, jeudi, la 14è édition de sa Journée de diffusion des comptes extérieurs du Mali, sous le thème : «Les mesures de réduction durable du déficit du compte courant au Mali». De l’analyse des chiffres clés de la balance des paiements 2020 présentés par le directeur national de la BCEAO, Konzo Traoré il ressort que les exportations de biens se sont élevées à 2.759,4 milliards de Fcfa, en hausse de 28,1% par rapport à 2019. Cette performance s’explique par la forte progression du cours de l’or en 2020. Le métal jaune représente 82% de nos exportations. Il est suivi du coton avec 6% pour des montants évalués respectivement à 2.263 milliards et 162 milliards de Fcfa. Les importations de biens FOB, c’est-à-dire en excluant le fret et l’assurance, se sont établies à 2.469 milliards de Fcfa, en baisse de 2,3% par rapport à 2019. Ce faisant, la balance commerciale, qui est la différence entre exportations et importations de biens, est ressortie excédentaire de 290 milliards de Fcfa en amélioration par rapport à 2019. Cette évolution, selon le directeur national de la BCEAO, est imputable à un rythme de progression des exportations plus élevé que celui des importations. Quant au solde courant, il est ressorti à -218,5 milliards de Fcfa en 2020, après -755,0 milliards en 2019. Il représente -2,2 % du Produit intérieur brut (PIB). Les critères de convergence de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) prévoient un maximum de -5% du Pib. Le solde global s’est établi à 450,8 milliards de Fcfa, après 264,2 milliards de Fcfa. Cette évolution du solde globale s’explique, aux dires de Konzo Traoré, par l’amélioration de la balance commerciale, sous l’effet de l’augmentation de la valeur des exportations conjuguée à celle de la baisse des importations. Le thème de cette 14e édition, selon le directeur national de la BCEAO, revêt une importance capitale pour notre pays. En effet, a expliqué Konzo Traoré, le déficit courant de la balance des paiements persiste. « Cela, a-t-il souligné, dans un contexte marqué par la mise en œuvre de programmes ambitieux de développement et la permanence des incertitudes sur la mobilisation des flux de financement étrangers qui ont, jusqu’ici, permis de couvrir le déficit courant ». « Cette situation constitue un risque pour la viabilité des comptes extérieurs », a indiqué le directeur national de la Banque centrale. L’économie internationale fait, également, face à une crise sanitaire sans précèdent. « Ses effets affectent la demande des principaux produits exportés ainsi que les flux financiers attendus. Toute chose qui aurait un impact négatif sur la balance des paiements », a analysé M. Traoré. « Cette journée est devenue un rendez-vous annuel inscrit dans l’agenda national », a noté le représentant du ministère de l’Économie et des Finances, Diakaridia Dembélé, qui a félicité les acteurs pour la régularité dans la production de la balance des paiements. Cet instrument fondamental pour l’analyse, la décision et la formulation des politiques économiques est, selon lui, de «mieux en mieux connu des décideurs politiques et des acteurs du secteur privé». Selon lui, la production des statistiques sur la balance des paiements et des statistiques monétaires fait partie intégrante du schéma directeur de la statistique 2020-2024. Elle vise à doter le Mali d’un Système statistique national performant à même de produire, analyser et diffuser des données de qualité couvrant les besoins des différents utilisateurs, a expliqué Diakaridia Dembélé qui a présidé l’ouverture des travaux. On y a noté la présence des représentants des institutions internationales et régionales, des services centraux de l’État, des directeurs généraux des sociétés, des banques et établissements financiers, etc. AMK (AMAP)
Assises nationales de la refondation : … Dans les Régions aussi
Bamako, 23 déc (AMAP) Les participants sont invités à faire des propositions susceptibles d’être prises en compte lors de la phase nationale qui se déroulera du 27 au 31 décembre prochain dans la capitale, Bamako. Sikasso : le bon démarrage des travaux Les ANR niveau région ont bien démarré dans la Capitale du Kénédougou. Les activités ont été présidées par le gouverneur de la Région, Sinè Dembélé. “Nous devons saisir cette opportunité pour nous prononcer sur les causes de nos crises à travers un dialogue franc et courtois. Cela nous permettra d’endiguer le scepticisme et briser le cercle infernal de la crise multidimensionnelle que nous vivons depuis 2012”, a dit le chef de l’exécutif regional dans son discours d’ouverture. S’agissant de l’importance de ces Assises, le gouverneur Dembélé a affirmé qu’elles seront “le moyen pour les Maliens de valoriser davantage notre vivre ensemble à travers la cohésion sociale, la cohabitation harmonieuse, l’entraide entre les communautés et la promotion du cousinage à plaisanterie”. De son côté, le superviseur de la commission d’organisation des ANR dans la Région de Sikasso, l’ancien ministre Modibo Kadjoké, a souligné que de 1991 à nos jours, il existe de grosses tâches noires sur la démocratie malienne. “Le Mali est confronté à de nombreuses crises notamment d’ordre sécuritaire, politique, social, économique”, a-t-il affirmé. Mariam F. DIABATÉ Amap-Sikasso San : Des discussions sont bien engagéesLe gouverneur de la Région de San, le colonel Ousmane Sangaré, a lancé, mercredi matin, dans la salle de réunion de la préfecture, les travaux de la phase régionale des ANR.C’était en présence des préfets et leurs adjoints des Cercles de San et Tominian, du représentant de la Commission nationale d’organisation, assigné à la région de San, Me Abdrahamane Touré, du maire de la Commune urbaine de San, Mme Félicité Diarra, du point focal de la Région, Adama Jean Dembélé, et de l’ensemble des forces vives de la Région de San. Les discussions sont bien engagées et tout se déroule normalement. Noumballa CAMARA Amap-San Koulikoro : les ANR sont l’occasion de se rassembler La phase régionale des ANR à Koulikoro, a débuté, hier matin, par un acte citoyen : l’hymne national du Mali chanté par les participants dans la salle de conférence du gouvernorat. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le gouverneur de la Région de Koulikoro, le colonel Lamine Kapory Sanogo. Pour le maire de la Commune urbaine de Koulikoro, Bakoroba Kané, ce forum constitue « sans nul doute une opportunité historique sur le chemin du rassemblement et du dialogue ». Il a ajouté que ces discussions « sont indispensables pour un diagnostic sans complaisance de la gravité et de la profondeur de la crise et ses enjeux». Selon le gouverneur, « la période de transition en cours est une opportunité pour le peuple malien de se concerter autour de la vision du changement et des réformes globales nécessaires, d’identifier les goulots d’étranglement, qui empêchent la mise en œuvre des propositions de solutions, pour restaurer les principes républicains et démocratiques et corriger les faiblesses et failles qui gangrènent le système de gouvernance au Mali ». Amadou MAIGA & Amadou DIARRA Amap – Koulikoro Kita : le gouverneur invite à des contributions pertinentes C’est parti hier à Kita, pour la phase régionale des ANR, sous la présidence du gouverneur de Région de Kita, Daouda Maiga. Les délégués issus des regroupements de femmes, des jeunes, des légitimités traditionnelles ; religieuses et des Forces de défense et de sécurité sont repartis en deux groupes de travail pour examiner les 13 thématiques de la rencontre. Pour le gouverneur de la Région, «ces Assises sont une opportunité d’apporter des contributions pertinentes dans un esprit de responsabilité partagée ». Mohamed FABRICE Amap-Kita Nioro du Sahel : les couches socioprofessionnelles ont répondu à l’appel Après les communes et les cercles, les ANR ont démarré, ce mercredi, à Nioro du Sahel, en présence du gouverneur de la Région, le colonel Aly Anadji. Les différentes couches socioprofessionnelles de la Région ont répondu présent à l’appel pour participer à l’élaboration des textes qui vont régir la renaissance d’un Mali nouveau. Après une minute de silence observée en la mémoire des populations maliennes victimes des événements douloureux, depuis 2012, dont les vaillants soldats tombés sur le champ de l’honneur, le gouverneur a indiqué que l’objectif principal de ces assises n’est autre que “la mise en exécution d’une vision des nouvelles autorités”. Une dynamique qui s’inscrit dans “un processus de reconstruction de l’État malien qui peine à retrouver ses marques à cause des différentes crises sociopolitiques caractérisées par des ruptures de l’ordre constitutionnel établi”. En outre, le colonel Aly Anadji a exhorté les participants “au dépassement de soi dans le respect mutuel et à l’instauration d’un débat courtois ,convivial et fécond dans la diversité d’opinions”. Moussa DIAKITÉ Amap-Nioro du Sahel Gao : l’insécurité au cœur des travaux À l’instar des autres capitales régionales, la Région de Gao a entamé, hier cette phase des ANR, sous la présidence du gouverneur, le général de brigade Moussa Traoré . Pour le point focal des ANR de Gao, Diabri Abdoualye Maïga, ces ANR sont une chance pour les populations de Gao. Parce que, selon lui, la problématique de l’insécurité qui fait partie des treize sujets sera bien débattu au cours des travaux. Le gouverneur, le général de brigade, Moussa Traoré, a remercié l’ensemble des participants. Il rappelé que depuis 2012, le Mali est confronté aux conséquences d’une rébellion dans son septentrion qui a favorisé l’avènement d’une crise multidimensionnelle ébranlant “les fondements de notre chère nation”.Le chef de l’exécutif régional a aussi demandé à chacun des participants d’être assidu et attentif, compte tenu de l’importance de ces Assises. Abdourhamane TOURÉ Amap-Gao Kayes : la stabilisation de l’école fait partie des préoccupations Les ANR au niveau régional à Kayes enregistrent la participation de 150 délégués représentant l’administration, les collectivités locales (mairie, Conseil de Cercle, Conseil régional), les services régionaux, les Forces armées et de sécurité, les autorités traditionnelles et coutumières, la société civile, bref, de l’ensemble des couches socioprofessionnelles
Phase régionale des Assises nationales de la refondation : L’étape du district de Bamako…
Bamako, 23 déc (AMAP) Après les phases communales, de cercles et de la diaspora des Assises nationales de la refondation (ANR), celle des régions et du District de Bamako a démarré hier, mercredi, et prend fin aujourd’hui, jeudi. Dans la capitale, ce forum de deux jours dont les travaux se tiennent à la Maison des ainés, a pour objectif de faire l’état de la Nation et engager un véritable processus de refondation du Mali. Cela est d’autant plus nécessaire que notre pays, depuis plusieurs années, est en état de « déliquescence» et d’insécurité. «Un Mali blessé dans plusieurs de ses parties par de profondes fractures qui menacent même son existence », a dit le gouverneur sortant du Distrcit de Bamako, Baye Konaté, qui a présidé la cérémonie d’ouverture. L’on notait, également, la présence de la vice-présidente du Panel des hautes personnalités, Bintou Sanankoua, du maire du District de Bamako, Adama Sangaré, des représentants des partis politiques, des autorités traditionnelles et de la société civile. «Aux différentes rébellions dans le septentrion de notre pays se sont ajoutées des actions de rupture de l’ordre constitutionnel », a poursuivi M. Konaté. « Cependant, a-t-il indiqué, des accords de paix et de réconciliation nationale et plusieurs fora ont tenté, tant bien que mal, d’éradiquer les effets néfastes », du moins d’obtenir un consensus national autour des questions cruciales du pays. Selon le gouverneur du District, c’est dans ce contexte que le pouvoir de Transition actuel, héritier de tous ces maux, a initié les Assises. «Il s’agira pour ces ANR, entre Maliens, d’échanger sur la vision du changement que nous voulons et les réformes globales nécessaires», a-t-il expliqué. Pour Baye Konaté, ce forum s’avère indispensable pour un diagnostic sans complaisance de la gravité et de la profondeur de la crise multidimensionnelle que « notre pays a connue et qui a des répercussions sur les différents domaines de la vie économique, sécuritaire, sociale, politique, culturelle et autres ». Il a, dès lors, invité les participants à apporter des solutions idoines aux maux qui gangrènent le pays dans un esprit de responsabilité partagée. « Face aux crises multidimensionnelles, qui secouent le Mali depuis des années et qui menacent, aujourd’hui, son existence, a indiqué la vice-présidente du Panel des hautes personnalités, les autorités de la Transition ont jugé nécessaire la refondation de l’État ». D’après Bintou Sanankoua, cela passera par la tenue des Assises en cours. Assurant que les débats se dérouleront dans le respect des uns et des autres, la responsable du Panel des hautes personnalités a invité les participants à faire des propositions qui seront prises en compte. BD (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 22 décembre 2021
Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 22 décembre 2021, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de la Défense et des anciens Combattants, le Conseil des Ministres a adopté : des projets de texte relatifs au Statut général des Militaires et le détail des positions statutaires des Miliaires. Les personnels militaires des Forces Armées maliennes sont régis par l’Ordonnance n°2016- 020/P-RM du 18 août 2016 portant statut général des militaires. L’application de l’ordonnance du 18 août 2016 a révélé des insuffisances, notamment : – les difficultés liées à la mobilité, au détachement, à la démission ainsi que les conditions de fin et de non renouvellement du contrat d’engagement ; – l’absence de précision dans la gestion des militaires blessés en opération ou en service commandé ou proposés à la réforme ; – l’absence de dispositions relatives aux conditions et aux modalités d’accès aux différentes positions statutaires ainsi que la gestion de la carrière du militaire dans ces positions. Les projets de texte adoptés corrigent ces insuffisances en vue de faciliter la gestion de la carrière des militaires au sein des différentes structures. un projet de décret portant modification du Décret n°2019-0134/P-RM du 04 mars 2019 fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement de la Garde nationale du Mali. Créée par l’Ordonnance n°2019-003/P-RM du 04 mars 2019, la Garde nationale du Mali a pour missions entre autres : – d’assurer la sécurité au profit des institutions et des autorités administratives et politiques ; – de participer à la sureté publique et au maintien de l’ordre public ; – de concourir à la défense opérationnelle du territoire ; – de lutter contre le terrorisme et le grand banditisme ; – de participer à la surveillance des frontières et aux actions en faveur de la paix et de l’assistance humanitaire. Son organisation et les modalités de son fonctionnement sont fixés par le Décret n°2019- 0134/P-RM du 04 mars 2019. L’application de ce décret a relevé des insuffisances, notamment la non détermination des limites géographiques des Régions Gardes et la non précision de l’Autorité chargée de la création des Régions Gardes. Le projet de décret adopté corrige ces insuffisances. 2. Sur le rapport du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Conseil des Ministres a adopté : un projet d’ordonnance portant modification de l’Ordonnance n°2018-015/P-RM du 15 mars 2018 portant statut des fonctionnaires de la police nationale ; un projet de décret portant modification du Décret n°2018-0277/P-RM du 15 mars 2018 fixant les modalités d’application du statut des fonctionnaires de la Police nationale ; un projet de décret portant plan de carrière des fonctionnaires de la police. L’application du statut des fonctionnaires de la police nationale et ces textes d’application a révélé des difficultés dans la gestion de la carrière des agents concernés. Les projets de texte adoptés visent à corriger ces difficultés à travers les innovations ci-après : la responsabilisation des officiers de police par l’exercice de certaines fonctions dévolues aux commissaires ; la prise en compte du major de police au niveau de l’exception relative au grade d’inspecteur général ; la prise en compte des grades de commissaire stagiaire, d’élève commissaire, de sous- lieutenant, d’élève officier, de sergent stagiaire et d’élève sous-officier dans la hiérarchie des grades ; de combler le vide juridique en matière de gestion des carrières. Sur le rapport du ministre de l’Économie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi portant Code des Douanes en République du Mali. Le Code des Douanes détermine le cadre légale et réglementaire de l’action de l’administration des douanes. Son application touche aux intérêts de l’Etat, des opérateurs économiques et de toutes les personnes intervenant dans le secteur économique. Les évolutions intervenues en matière de simplification des procédures et des facilitations des échanges au plan national, sous régional et international ont rendu sa relecture nécessaire. L’adoption du présent projet de loi vise à intégrer les réformes intervenues au niveau de l’administration des douanes, les dispositions des codes des douanes de l’UEMOA et de la CEDEAO et d’apporter des innovations, notamment : la mise en cohérence de la notion de marchandises fortement taxées ; l’introduction de nouvelles procédures spéciales d’enquêtes douanières ; la sécurisation des contrôles et des enquêtes douanières ; la proposition de nouveaux régimes douaniers économiques. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DECENTRALISATION – Inspecteur en Chef : Monsieur Babahamane MAIGA, Administrateur Civil, Membre du Corps Préfectoral. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE ET DE LA PROTECTION CIVILE – Directeur Général Adjoint de la Police nationale : Contrôleur Général Cheickné MAGASSOUBA. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DU DEVELOPPEMENT SOCIAL – Directeur des Ressources Humaines du Secteur de la Santé et du Développement Social : Monsieur Biassoun DEMBELE, Administrateur Civil. – Directeur Général du Centre National de Transfusion Sanguine : Lieutenant-Colonel Alhassane BA. – Coordinateur du Programme National de Lutte contre le Paludisme : Lieutenant-Colonel Aïssata KONE, Médecin. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une augmentation du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a réitéré son appel au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie. Bamako, le 22 décembre 2021 Le Secrétaire général du Gouvernement, Mahamadou DAGNO Officier de l’Ordre national
Mali : Patrice Motsepe apprécie la rénovation du 26 Mars
Bamako, 22 déc (AMAP) Le président de la Confédération africaine de football (CAF), Patrice Motsepe, a félicité, mardi, l’État malien « pour le bon travail consenti en si peu de temps et la qualité du standard à nouveau atteint » par le stade du 26 Mars En visite à Bamako, le patron de la CAF accompagné du tout nouveau président de Fédération camerounaise de football, l’ancien attaquant des Lions indomptables, Samuel Eto’o, s’est rendu au Stade du 26 mars afin de découvrir le nouveau visage de l’arène, après les travaux de rénovation. Entièrement rénové, l’antre des Aigles a offert un visage séduisant aux visiteurs. Des vestiaires à la pelouse, en passant par les gradins, le stade, qui avait été suspendu pour non-conformité aux normes internationales, est désormais prêt à accueillir les matches des Aigles. Accueillie, en début de soirée par le ministre malien de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Mossa Ag Attaher, et le président de la Fédération malienne de football (Femafoot), Mamoutou Touré «Bavieux», la délégation conduite par le président Motsepe a été reçue par le chef de l’État, le colonel Assimi Goïta. Patrice Motsepe a profité de cette audience pour remercier le président de la Transition « pour son soutien inconditionnel au développement du football malien ». MT/MD (AMAP)
Marché central à poisson de Bamako : Cherche occupants…désespérément
Par Babba B. COULIBALY Bamako, 22 déc (AMAP) Construite en 2011 dans la zone aéroportuaire, le Marché central à poisson de Bamako, peine à attirer les vendeurs de poisson pour des raisons d’affluence. Mais pas seulement. « L’inauguration de l’infrastructure avait suscité beaucoup d’espoir », se souvient Mme Nana Thiéro. Rencontrée derrière le siège de l’agence de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) au Quartier du fleuve, cette mareyeuse témoigne : «Nous avions commencé à le fréquenter. Nous quittions nos maisons à 5h du matin pour y aller et nous rentrions, souvent, tard la nuit ». « Après deux semaines, nous avons décidé de reprendre service dans nos marchés respectifs, faute de clients. Vu l’endroit où il se trouve, le transfert des activités des mareyeurs sera très contraignant pour nous», explique-t-elle. Ce témoignage résume en substance la problématique de la viabilité du Marché central à poisson de Bamako. Construite en 2011 dans la zone aéroportuaire grâce à un soutien financier du partenaire japonais, l’infrastructure attend d’être occupée, près de dix ans après sa réalisation pour mettre fin à la vente anarchique de poisson à travers la ville. Il suffit pourtant de parcourir Bamako pour se rendre compte de cette nécessité. On y aperçoit, de part et d’autre, des routes et autres grandes artères, des points de vente de poissons frais exposés à l’air, dans des conditions pas vraiment hygiéniques. Les étals sont envahis par de grosses mouches. Ils transforment ces coins en un marché spontané au fil du temps. C’est le cas du marché improvisé de vente de poisson derrière l’Agence de la BCEAO. Ces coopératives de revendeurs de poissons n’ont toujours pas accepté de transférer leurs activités au Marché central à poisson de Bamako. Pour en savoir davantage, notre équipe de reportage s’est rendue à l’Agence de gestion du Marché central à poisson de Bamako. En ce jour, la cour dudit marché est presque déserte. Quelques grossistes y opèrent tout de même. Les 200 magasins et 117 places destinés à la vente au détail et au conditionnement du poisson ne sont pas toujours opérationnels. VOCATION PREMIÈRE – C’est dans cette ambiance que nous avons rencontré la présidente directrice générale de cette Agence, Mme Diawara Aïssata Hamata Touré.. « Le Japon a financé la construction de ce marché, afin que nos mareyeurs et mareyeuses quittent cette insalubrité dans laquelle ils vendent les poissons », explique Mme Diawara. Sa vocation première est, selon elle, la vente de poisson en gros et l’approvisionnement des marchés de Bamako et ceux de l’intérieur du pays. « Il faut un marché moderne, semblable à un port sec où tous les grossistes de poisson doivent se retrouver pour vendre le poisson de bonne qualité et dans de très bonnes conditions de conservation. C’est pourquoi, ce marché a été créé. Les grossistes doivent se retrouver ici avec quelques détaillants », poursuit la présidente directrice générale. Pour ce faire, un protocole d’accord a été signé le 17 janvier 2012 avec les coopératives de revendeurs de poissons qui se sont engagées à y transférer leurs activités. « Un engagement formel qui n’a pas été suivi d’effet, car les coopératives n’ont jamais transféré leurs activités au Marché central à poisson », déplore-t-elle. Mme Diawara Aïssata Hamata Touré explique : «À l’instar de mes prédécesseurs, je me suis investie pour faire venir les associations de revendeurs sur cet espace sans succès, pour l’instant. Plusieurs réunions ont eu lieu avec eux. Les promesses de regagner le marché n’ont toujours pas été tenues. Ils se plaignent de l’éloignement de l’endroit.» Un autre facteur, qui explique le peu d’engouement pour ce marché, est que la gestion de l’infrastructure serait un point de discorde avec les acteurs du commerce de poisson qui voudraient se voir confier la direction de l’établissement. Ils réclameraient la paternité du marché. « Ce qui n’est pas possible, parce que c’est un établissement public sur la gestion duquel l’État est très regardant », martèle Mme Diawara. PROBLÈME À BRAS LE CORPS – Toutefois, pour favoriser l’installation des vendeurs de poisson, des propositions ont été faites dans ce sens. Il s’agit, entre autres, de l’appui à la formation des grossistes, l’intervention auprès de l’État pour faciliter l’écoulement des produits. Outre l’appui logistique pour la livraison des commandes sur les marchés de Bamako, une politique de diminution de la taxe douanière a été proposée. L’objectif est de convaincre les revendeurs de transférer leurs activités sur le Marché central à poisson de Bamako. Le ministre délégué en charge de l’Élevage et de la Pêche, en accord avec son collègue de l’Économie et des Finances, a décidé de faire appliquer, dans six mois, un demi-tarif sur les frais douaniers pour ceux qui accepteront de venir s’y installer. En attendant, les marchés traditionnels semblent avoir de beaux jours devant eux. Du marché Dossolo Traoré, en passant par le Nouveau marché de Médine, les Halles de Bamako et la rue de la BCEAO, les vendeurs se frottent les mains. Le marché Dossolo Traoré abrite le plus grand point de vente de poisson frais à Bamako. « Plus de 1.000 vendeuses y exercent », nous explique le président du Collectif national des acteurs des marchés du Mali, Abdoulaye Cissé. Comme au niveau de la plupart des marchés, ici les poissons frais sont étalés à même le sol, sur du plastique. L’environnement est insalubre. Selon Abdoulaye Cissé, le Marché central à poisson de Bamako n’est pas un espace idéal pour la vente de poisson frais. « L’endroit est trop éloigné de la ville. Les détaillants ne pourront pas y rester parce que les clients ne viendront pas », explique-t-il. « Vouloir forcer les poissonniers à y transférer leurs activités, c’est prendre le risque de créer des points de vente anarchiques à travers la ville de Bamako, car ils abandonneront les marchés pour occuper les rues », pense Abdoulaye Cissé. Pour lui, le transfert n’arrangera pas les revendeurs, « car aucun client ne quittera par exemple un quartier comme Lafiabougou pour aller acheter un kilo de poisson au marché central », argumente-t-il. « La meilleure alternative est la construction de points de vente modernes, d’étals en carreaux et
Mali-CEDEAO : Goodluck Jonathan notifie au président Goïta les décisions du sommet d’Abuja
Bamako, 21 déc (AMAP) Le médiateur de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a effectué, mardi, une visite de quelques heures à Bamako, porteur d’un message des chefs d’État sur les conclusions du sommet tenu, à Abuja, dans la capitale nigériane, le 12 décembre dernier. «Il fallait venir avec les recommandations des chefs d’Etat et avec l’espoir que, d’ici la fin de l’année, nous aurons un calendrier en place pour l’organisation des élections qui est justement l’une des recommandations phares de la CEDEAO», a confié Goodluck Jonathan à sa sortie de l’audience que lui accordée le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. Les dirigeants ouest-africains restent intransigeants sur la tenue de l’élection présidentielle en février 2022. À Abuja, ils ont brandi la menace de sanctions économiques et financières qui viendront s’ajouter à la suspension du Mali e des instances de l’organisation et aux sanctions individuelles visant les autorités de la transition. Cette menace sera mise en application, dès le 1er janvier 2022, si aucun progrès tangible n’est réalisé dans la préparation des élections à la fin de ce mois. Goodluck Jonathan espère que «d’ici la fin de l’année, les autorités vont sortir toutes les décisions et un calendrier pour la conduite des évènements au Mali». Pendant cette visite de quelques heures, le médiateur n’a pas rencontré les acteurs politiques et de la société civile. Mais, il compte revenir à Bamako, au mois de janvier, pour poursuivre les discussions et les échanges, notamment avec les autorités de la transition. Les chefs d’État de la CEDEAO, réunis le 12 décembre dernier, lors du 60è sommet ordinaire de l’organisation sous-régionale, à Abuja au Nigéria, ont pris des décisions concernant le Mali. Ont pris part à cette conférence des chefs d’Etat le président Muhammadu Buhari du Nigéria, le président Mohamed Bazoum du Niger, le président Macky Sall du Sénégal, le président Faure Essozimna Gnassingbé du Togo, le président Umaro Sissoco Embaló de la Guinéen Bissau. A l’issue de leurs échanges, les chefs d’Etat ont pris des décisions qui ont été officiellement notifiées hier au président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, par le médiateur de l’organisation sous-régionale, l’ancien président nigérian Goodluk Jonathan. L’émissaire et son hôte ont, aussi, évoqué les derniers développements de la situation politique. Rappelons que le président Assimi Goïta a adressé une communication à la CEDEAO, dans laquelle il s’est engagé à transmettre un chronogramme des élections au plus tard le 31 janvier 2022. Ce chronogramme sera défini par les Maliens lors de la phase finale des Assises nationales de la refondation (ANR). La phase finale des ANR débutera le lundi prochain pour s’achever le 30 décembre. Les dirigeants maliens veulent attendre les conclusions de ces concertations nationales avant d’établir un chronogramme sur la tenue des élections devant conduire à l’installation d’un pouvoir élu démocratiquement. ID (AMAP)

