FAMa : Deux nouveaux hélicoptères de combat et des radars réceptionnés lundi à Bamako

Bamako, 19 avril (AMAP) Le chef d’état-major général des Armées, le général de division Oumar Diarra, représentant le ministre de la Défense et des Anciens combattants, a présidé lundi à l’Aéroport de Sénou la cérémonie de réception du 2ème lot des équipements militaires composé de deux hélicoptères de combat et de radars de surveillance de 4è génération, a constaté l’AMAP. Le chef d’état-major général des Armées a saisi l’occasion pour déclarer que la livraison de ces nouveaux équipements est la manifestation d’un partenariat très fructueux que notre pays a établi avec l’état russe. Elle traduit également, selon le général de division Oumar Diarra, la manifestation d’une volonté politique très forte des autorités de la Transition d’équiper l’Armée malienne en moyens conséquents, afin qu’elle puisse être en mesure de mener sa mission de défense de l’intégrité territoriale, de la protection des personnes et de leurs biens ainsi que du retour de la paix et de la sécurité sur l’ensemble du territoire malien. Le général de division Oumar Diarra a également précisé que ces matériels viennent en appui à la dynamique offensive amorcée par l’Armée depuis un moment. Il a soutenu que la hiérarchie militaire travaille à ce que l’Armée soit en mesure de défendre, de façon autonome, notre territoire. « Je pense que cette réception rentre dans ce cadre », a indiqué le chef d’état-major général des Armées, avant d’assurer que l’Armée continuera à recevoir des équipements militaires ». Ces équipements de fabrication russe, réceptionnés dans la nuit de dimanche à lundi seront d’un apport précieux pour les troupes engagées dans la lutte contre le terrorisme à travers tout le pays Pour rappel, le 1er lot d’équipements composé aussi de deux hélicoptères, d’un radar de dernière génération et d’autres matériels avait été réceptionné le 31 mars dernier par le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara. BD/ KM (AMAP)

Politique : Le Chef du gouvernement devant le CNT le 21 avril prochain

Bamako, 15 avril (AMAP) Le Premier Ministre, Dr Choguel Kokala Maïga  donnera des explications satisfaisantes le 21 avril prochain, devant le Conseil national de Transition , sur la mise en œuvre de son programme d’action. Ce passage du chef du gouvernement devant le CNT avait été annoncé par le président de l’institution dans son discours d’ouverture de la session d’avril. Le gouvernement s’est réuni jeudi en conseil de cabinet à la Primature pour préparer les réponses aux questions que les membres du CNT voudront bien poser au Premier ministre, lors de la séance prévue en principe pour le jeudi 21 avril 2022. À l’entame de ses propos, le Premier ministre dira que son prochain passage devant les membres de l’organe législatif de la Transition est un exercice bénéfique pour le CNT et pour le gouvernement. « Chacun est dans son rôle », a -t-il commenté, avant de réaffirmer que l’avantage de cet exercice démocratique est qu’il va permettre au gouvernement de s’adresser directement aux Maliens. Sans nul doute, la trame du débat concernera la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement (PAG) adopté le 2 août 2021 par le CNT et dont les grands axes sont le renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national ; les réformes politiques et institutionnelles ; l’organisation des élections générales et l’adoption d’un pacte de stabilité sociale. Dr Choguel Kokalla Maïga a estimé que « l’objectif est de maintenir l’opinion publique en haleine totalement informée sur toutes les étapes du processus de transition ». C’est pourquoi, il a tenu à réunir autour de lui les ministres pour s’imprégner des différents dossiers. En clair, il revient à chaque ministre de lui fournir des notes explicatives et bien détaillées. Selon le Premier Ministre, il s’agit d’avoir la matière première pour répondre à toutes les questions relatives à la vie de la Nation. Le Chef du Gouvernement abordera, entre autres, les préoccupations majeures du pays à savoir la diminution du train de vie de l’Etat, la gestion du social et la montée en puissance de l’Armée. NK/KM (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi, 13 avril 2022

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 13 avril 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant report du reliquat des recettes et des crédits de l’Appui budgétaire sectoriel du Canada non consommé en 2021 sur le budget de 2022. Dans le cadre de l’amélioration des offres de services dans le secteur de la Santé et de l’Éducation, la Coopération canadienne contribue depuis quelques années au financement des programmes de développement à travers des Appuis Budgétaires Sectoriels. Au titre de l’année 2021, il a été notifié au profit des secteurs de la Santé et de l’Éducation des crédits d’un montant de 4 milliards 162 millions 216 mille francs CFA sur lequel 1 milliard 435 million 336 mille francs CFA ont été utilisés. Le projet de décret adopté reporte avec l’accord de la coopération canadienne, le reliquat des crédits d’un montant de 2 milliards 726 millions 880 mille francs CFA sur le budget 2022, conformément aux dispositions de la loi n°2013-028 du 11 juillet 2013 relative aux lois de Finances. Ce report de crédits permettra de financer les activités programmées et en cours d’exécution. 2. Sur le rapport du ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, le conseil des ministres a adopté, un projet de décret fixant les avantages accordés aux membres de la Mission d’appui à la Refondation de l’Etat. La Mission d’appui à la Refondation de l’Etat a été créée par le Décret n°2021-0260/PM-RM du 19 avril 2021. Elle est chargée d’assister le ministre de la Refondation de l’Etat dans la mise en œuvre des réformes institutionnelles et administratives. Le Décret n°2021-0680/PT-RM du 23 septembre 2021 fixe les avantages accordés aux membres de la Mission d’appui à la Refondation de l’Etat. A l’application, il est apparu nécessaire d’étendre le décret du 23 septembre 2021 au personnel d’appui de la Mission. L’adoption du présent projet de décret s’inscrit dans ce cadre. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Sur le rapport du Ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, le Conseil des Ministres a pris acte d’une communication relative aux changements apportés au projet de Convention relatif à la réalisation de la Centrale solaire de 50 Méga Watt crêtes à Sikasso. Le Gouvernement est engagé depuis quelques années, dans le développement à grande échelle d’infrastructures d’énergies renouvelables, en vue de réduire la dépendance et le déficit énergétique croissant et de contribuer à la sécurité énergétique durable du pays. C’est dans ce contexte que le projet de réalisation, en deux phases, suivant le principe de Build, Own, Operate and Transfert de la Centrale solaire photovoltaïque de 50 Méga Watt Crêtes à Sikasso, a été attribué en 2015, à la Société POWERPRO. A la suite d’un réexamen du plan d’affaires au vu de la baisse du coût des équipements de production d’énergie solaire sur le marché international, les parties ont convenu de la réalisation de la Centrale en une seule phase et de la baisse du prix de vente du Kilo Watt heure de 70 à 55 francs CFA. Les changements apportés à la convention permettent à la société Energie du Mali-SA de réaliser une économie de plus de 1,7 milliards de francs CFA par an, soit plus de 42 milliards de francs CFA sur les 25 années d’exploitation. 2. Sur le rapport du Ministre du Développement rural, le Conseil des ministres a été informé de la signature, par le ministre délégué chargé de l’Elevage et de la Pêche d’un Protocole d’accord, intervenue le 07 avril 2022 à Conakry, règlementant la transhumance InterEtats entre le Gouvernement de la République du Mali et le Gouvernement de la République de Guinée. Par cet Accord, les deux pays s’engagent à créer les conditions d’une transhumance transfrontalière apaisée en précisant désormais les postes d’entrée et de sortie des animaux et les périodes indiquées allant du 1er février au 31 mai de chaque année. Le protocole d’accord contribuera à la prévention et à la résolution des conflits récurrents entre agriculteurs guinéens et éleveurs maliens. 3. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une augmentation du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie. Bamako, le 13 avril 2022 Le Secrétaire général du Gouvernement, Mahamadou DAGNO Officier de l’Ordre national

Bankass : Un mort, des habitations incendiées et du bétail emporté par des hommes armés non identifiés à Sagabala

Bankass, 14 avril (AMAP) Des hommes non identifiés lourdement armés ont attaqué mercredi Sagabala, un village situé à 6 km de la commune de Dimbal, dans le cercle de Bankass, a appris l’AMAP de source locale. Notre source précise que des hommes lourdement armés sur des engins à deux roues sont arrivés dans les environs de 22heures, ouvrant le feu en tuant un villageois, avant d’incendier les habitations et emporter tout le bétail du village. Selon notre source, les chasseurs traditionnels qui ont été alertés sont allés en renfort mais ont trouvé que les assaillants ont pris la clé des champs. Par ailleurs notre source ne précise pas l’identité des assaillants encore moins la direction qu’ils ont prise après leur forfait. Enfin notre source déclare que les habitants de toute la commune de Dimbal vivent dans une peur bleue avec la menace permanente des terroristes qui font régulièrement des irruptions dans les villages.  AKG/KM (AMAP)

Mali : Tenue de la 12è session du Conseil supérieur de l’agriculture, mardi à Koulouba

Bamako, 13 avril (AMAP) La 12 édition du Conseil supérieur de l’Agriculture s’est déroulée mardi à Koulouba, sous la présidence du président de la Transition, Colonel Assimi Goïta, a constaté l’AMAP. C’était en présence du Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, des membres du gouvernement, notamment Modibo Keïta, ministre du Développement rural, du président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (Apcam), Sanoussi Bouya Sylla. Le président de la Transition qui a validé le plan triennal de campagne agricole (2022, 2023 et 2024), présenté par le ministre Modibo Keïta, a demandé au gouvernement de doter le secteur d’une Loi de programmation des investissements, conformément à l’article 195 de la Loi d’orientation agricole. Cela permettra de réaliser davantage des investissements importants pour faire face aux aléas du changement climatique. Le colonel Assimi Goïta a demandé aussi la mise en place d’un programme spécial de promotion de certaines productions céréalières et maraîchères de très grande consommation Le chef de l’Etat a saisi l’occasion pour annoncer que la quote-part du producteur dans le prix du sac de 50 kg de l’engrais minéral est fixé à 12.500 Fcfa et que l’Etat achètera le kg de coton graine (1er choix) à 285 Fcfa. Dans le but d’encourager le monde rural dans ce contexte de flambée du prix des engrais sur le marché mondial, le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta a, désormais, fixé la quote-part du producteur dans le prix du sac de 50 kg de l’engrais minéral à 12.500 Fcfa. Le chef de l’état a également arrêté la quote-part pour l’engrais organique à 2.500 Fcfa le sac de 50 kg. Il a, en outre, fixé le prix d’achat du kilogramme de coton graine (1er choix) au producteur à 285 Fcfa. Le colonel Assimi Goïta a, de plus, sollicité la poursuite du programme de pluies provoquées, notamment au début et à la fin de l’hivernage pour permettre aux semis de pousser et aux cultures de boucler leur cycle végétatif. Mais également de fournir du fourrage et de procéder au remplissage des points d’eau dans les zones de pâturage. Le chef de l’état a également demandé de mettre en place un programme spécial de promotion de certaines productions céréalières et maraîchères de très grande consommation, notamment le riz, le maïs, le blé et la pomme de terre pour réduire notre dépendance de l’importation en ce qui concerne ces produits. Il a également demandé d’accroître l’utilisation des intrants locaux tels que les engrais organiques. Ceci contribuera à faire fléchir la facture d’achat des engrais minéraux, mais également, de limiter la dégradation des terres et préserver l’écosystème pour une agriculture durable et saine. Amorcer le lancement du système de géolocalisation pour l’identification des producteurs et la traçabilité des actions avec le monde rural a été retenu. S’y ajoute la réservation de 10% de graine de coton aux huileries agréées ayant signé un contrat avec le ministère du Développement rural pour l’alimentation du bétail et bœufs de labour à titre expérimental. Le colonel Assimi Goïta a, en outre, attiré l’attention sur la surveillance des maladies animales pour la préservation de la santé animale et humaine. Mener un suivi rapproché des populations déplacées qui regagnent leurs lieux d’origine pour les accompagner dans la reprise de leurs activités agricoles ; mettre en place le système national du conseil agricole pour un meilleur encadrement des producteurs avec un recrutement de 300 encadreurs ruraux font également partie des recommandations présidentielles. «Au regard de tous les sacrifices consentis par l’état en faveur du secteur du développement rural, je veillerai particulièrement à ce que toutes les ressources investies dans ce domaine parviennent effectivement aux bénéficiaires que sont les productrices et les producteurs», a-t-il promis. Concernant la production de coton, il ressort du bilan de la campagne agricole 2021 que les prévisions de 731.000 tonnes ont été réalisées. Cette production record depuis la création de la Compagnie malienne de développement des textiles (CMDT) a permis à notre pays de se positionner, aujourd’hui, comme premier producteur en Afrique au sud du Sahara, selon un rapport du département américain de l’agriculture. S’agissant des productions céréalières, sur une prévision de 11.300.776 tonnes, 9.266.073 ont été réalisées (soit 82% de réalisation). Dans le Stock national de sécurité, sur une prévision de 43.000 tonnes, 33.072 ont été réalisées (soit 76,9 % de réalisation). Au cours des travaux, les participants ont été informés de la réalisation de 9.266.073 tonnes de céréales sur une prévision de 11.300.776 tonnes (soit un taux de 82% de réalisation) lors de la dernière campagne. Les difficultés rencontrées au cours de la campagne 2021 sont liées, notamment à l’insuffisance de l’offre et l’accès difficile aux intrants. S’y ajoutent la mauvaise pluviométrie, la crise sécuritaire, le faible niveau d’organisation de certaines filières, le faible niveau d’équipements des producteurs. L’accès difficile des producteurs aux crédits et l’insuffisance de ressources humaines en font également partie. Pour sa part, le président de l’Apcam a demandé de diligenter la mise en place des intrants agricoles dans toutes les zones de production.  Sanoussi Bouya Sylla a saisi l’occasion pour déclarer que la refondation du Mali passera forcément par celle du monde agricole, qui représente 80% de la population active. BD/KM (AMAP)

Mopti : Soirée de lecture de coran et de bénédictions à l’Antenne régionale de l’ORTM

Mopti, 12 avril (AMAP) Le comité syndical et la direction de l’antenne régionale ORTM – Mopti en collaboration avec le haut conseil islamique de Mopti, ont organisé le vendredi 8 avril dernier une soirée de lecture de coran, de prêche et de bénédictions en soutien aux efforts des autorités de la transition pour la paix et la cohésion sociale dans notre pays, a constaté l’AMAP. La cérémonie qui a eu pour cadre les locaux de la station régionale ORTM/TV de Mopti a enregistré la présence de plusieurs personnalités dont le conseiller à la sécurité et la protection civile, le lieutenant-colonel Mamadou Sidiki Konaté représentant le gouverneur, le préfet du cercle de Mopti, Hassane Maïga, le sous-préfet central, Issa Pléa, le président du haut conseil islamique de Mopti, Yaya Chabata, des imams et notabilités traditionnelles de la Venise malienne. En ce mois béni de ramadan les deux entités de l’ORTM et leurs partenaires ont joint l’utile à l’agréable en couplant à l’évènement la remise de kits alimentaires composés de riz, du sucre et de l’huile à une vingtaine de ménages démunies dont des déplacés et des handicapés. A l’entame des travaux, le directeur de la station régionale ORTM/TV -Mopti, Oumar Maïga a d’abord indiqué que cette soirée de lecture de coran et de bénédictions couplée à la remise de vivres à des personnes vulnérables est initiée par sa structure pour apporter un soutien aux actions multiformes et salutaires des autorités de la transition en conformité à son slogan « la passion de service public ». Elle vise aussi, selon M. Maïga, à sensibiliser et mobiliser l’ensemble de la société à être regardant de nos valeurs sociétales d’entre- aide pour que chacun se sent un acteur potentiel quel que soit son revenu. Il a salué et remercié les partenaires dont le soutien à permis la réalisation de l’initiative  qui a été un succès. Il s’agit notamment du gouvernorat, du conseil régional, la société Wane-motor de Demba Yattassaye, Planète distribution, Zeîna Café et Africa décor à Sévaré. Il a par ailleurs lancé un appel solennel à toutes les personnes de bonnes volontés opérateurs économiques et autres, toute personne qui veut et qui peut se faire utile aux autres peuvent joindre leurs efforts à celles de l’ORTM pour une véritable solidarité gage de cohésion sociale. A l’issue de l’intervention du directeur, les prêcheurs du haut conseil islamique de Mopti, Madou Kèlèkolo Coulibaly et Mama Sabé ont après lecture de quelques sourates du saint coran expliqué les indications du coran et des hadis sur la paix et la cohésion sociale. A en croire les deux prêcheurs, les concepts paix et cohésion sociale sont les fondements de toutes les religions que nous pouvons imaginer sur terre. Il y a vie quand on est en bonne relation avec les autres dans un milieu ambiant, pour ce faire il faut que chacun raison garder face l’effort de pardonner et bannir la haine le champ de prédilection de Satan a conclu Madou Kèlèkolo Coulibaly. La cérémonie a pris fin par une séance de bénédiction pour le Mali, les autorités de la transition, les FAMA conduite par le président du haut conseil islamique de Mopti, Yaya Sabata et la remise des vivres aux bénéficiaires. Au nom des partenaires d’appui à l’initiative le représentant de Wane-motor, Samba Yattassaye rassure qu’ils restent toujours mobilisés et prêts à soutenir les vulnérables, à répondre à l’appel de la région surtout pour soutenir la transition. Le représentant du gouverneur, le lieutenant-colonel Mamadou Sidiki Konaté a salué et encouragé l’initiative de l’ORTM – Mopti qu’il place dans plusieurs contextes entre autres celui de la solidarité en ce mois de ramadan en faveur des démunis et dans un cadre de fierté à l’endroit du comité syndical qui a compris que le rôle du syndicat ne se résume pas seulement aux revendications et aux grèves. En remerciant la direction de l’ORTM et ses travailleurs qui ont à cœur l’esprit de partage, il a souhaité que cet exemple soit vu par tous les autres syndicats pour appuyer nos frères et sœurs démunis en cette période de ramadan, de mois d’adoration. DC/KM (AMAP)

Tominian : L’ONG World Vision organise un concours entre les centres de lecture

Tominian, 8 avril (AMAP) La salle de délibération de la mairie de la commune rurale de Koula a abrité le 2 avril 2022, un concours de lecture entre les centres de lecture du programme de Duwa de World Vision dans le cercle de Tominian, a constaté l’AMAP. Le présent concours avait comme critères la présence physique, la fluidité de la lecture, les questions de compréhension et le temps. Selon le représentant de l’ONG World Vision, le cluster de San, Daniel GUINDO, cette activité de lecture appuis le travail de l’enseignant à l’école. Il y’a beaucoup à faire, car en classe de 2ème, 3ème, beaucoup d’enfants ne devraient pas pouvoir lire. Redoubler d’efforts pour la réussite des enfants. C’est Moutian Coulibaly du centre de Somadougou qui a été le meilleur lecteur avec 6,94/10, le 2ème Michel Diarra du centre de Bambara avec 5,57/10. Ils sont au total 15 centres de lecture, avec 45 volontaires pour l’encadrement desdits centres. Selon le spécialiste en Éducation de World Vision pour le cluster de San M. Daniel GUINDO, les objectifs des centres de lecture sont entre autres : Amener les enfants à identifier les lettres, a connaître les sons des lettres, lire avec aisance, enrichir son vocabulaire et enfin lire avec compréhension et cela avec le soutien de la communauté. Les clubs de lecture contribuent à favoriser la lecture et l’apprentissage en offrant aux enfants la possibilité d’intégrer avec la lecture en dehors de l’école, d’une manière amusante. Ceci est particulièrement important pour les enfants qui viennent de ménages non lettrés. Les clubs de lecture sont conçus pour encourager les enfants à voir la lecture comme une activité amusante et engageante utile dans toutes les situations, pas seulement pour l’école. Les participants à travers des séries de témoignages, ont prouvé que les centres améliorent le niveau de lecture de leurs enfants. Parmi les difficultés des centres, l’on peut citer : le problème de lecture de certains volontaires, le démarrage timide des centres de lecture, la démotivation de plusieurs volontaires pour manque de gain, entre autres. Les récipiendaires et leurs encadreurs ont chacun reçu un cadeau symbolique. Le Directeur du Centre d’Animation Pédagogique de Tominian Niamory Keita a remis le 1er  prix et avant de déclarer clos cet atelier, il a invité les volontaires des centres à plus de courage pour la réussite desdits centres de lecture. ST/KM (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 06 avril 2022

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 06 avril 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté un projet de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement du Palais des Pionniers. L’éducation pionnière vise à favoriser la formation civique, morale, intellectuelle, physique et pratique de la population, singulièrement des jeunes. Les projets de texte adoptés créent le Palais des Pionniers dans la perspective de rétablir l’éducation pionnière, de doter le pays de cadres exemplaires pétris de valeurs de civilité, de civisme, de dignité, d’honnêteté, de bravoure, d’entraide et de solidarité et pour une meilleure prise en compte de la problématique de l’éducation pionnière dans les politiques et stratégies nationales. Le Palais des Pionniers est chargé entre autres : – de sensibiliser et de former les pouvoirs publics et les communautés sur l’éducation pionnière ; – d’élaborer et mettre en œuvre des programmes de recherche sur l’éducation pionnière ; – de contribuer à la mise en œuvre de la construction citoyenne ; – d’assurer un appui technique aux programmes de construction citoyenne. Sa création contribuera au renforcement de l’esprit et du sentiment patriotique des citoyens en les préparant à riposter à toute agression contre la patrie. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS DE L’HOMME – Conseiller technique : Monsieur Oumar TRAORE, Magistrat. – Directeur national de l’Administration de la Justice : Monsieur Djibrilla Aroubouna MAIGA, Magistrat. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE ET DE LA PROTECTION CIVILE – Directeur Adjoint de l’Office Central des Stupéfiants : Contrôleur Général de Police Bassirou BAMBA. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE – Conseillers techniques : Monsieur Nassirou Soufiane MAIGA, Magistrat ; Monsieur Amadou DIALLO, Inspecteur des Services Economiques. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a pris acte d’une communication relative à l’accréditation de la Commission nationale des Droits de l’Homme au Statut « A » de l’Alliance Globale des Institutions nationales des Droits de l’Homme. Le Statut « A » est le statut le plus élevé attribué par le Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme aux Institutions nationales des droits de l’Homme suivant des critères rigoureux, notamment l’indépendance, l’impartialité, l’expertise et l’objectivité. L’accréditation de la Commission nationale des Droits de l’Homme lui confère le droit d’être électeur et éligible dans les instances des organisations internationales et régionales dont elle est membre et de participer au Conseil des droits de l’Homme de l’Organisation des Nations Unies. Cette consécration de la Commission nationale des Droits de l’Homme contribue au rayonnement de notre pays et couronne les efforts consentis par l’Etat en matière de protection et de promotion des Droits de l’Homme. 2. Sur le rapport du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Conseil de Ministres a approuvé la révocation du maire de la Commune rurale de Zan COULIBALY, Cercle de Dioïla. Cette révocation intervient après une suspension de trois (03) mois du maire suite à des faits graves révélés lors des missions de vérification et de contrôle de la gestion, administrative, financière et comptable de la Commune. La présente révocation marque la volonté du Gouvernement de Transition de promouvoir la bonne gouvernance dans les Collectivités territoriales. 3. Sur le rapport du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Conseil des Ministres a pris acte de l’état de mise en œuvre du projet de fourniture d’un Système Informatisé de production de la carte nationale d’identité biométrique sécurisée. A la faveur des prochaines échéances électorales, la question de l’identification des maliens refait surface avec en ligne de mire, la crédibilité de l’ensemble du processus électoral qui constitue un axe stratégique du Gouvernement de Transition. Dans cette perspective et à l’effet d’apporter une solution durable à cette importante question, le Gouvernement a décidé, à partir de la base de donnée du RAVEC, de doter les maliens d’une carte nationale d’identité biométrique sécurisée. L’objectif visé par ce projet est de promouvoir la mobilité intra régionale tout en offrant un titre sécurisé permettant de lutter contre les trafics et migrations irrégulières et de répondre aux enjeux de la lutte contre le terrorisme. 4. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a pris acte des conclusions de la vérification de la procédure de cession des bâtiments administratifs. L’Etat du Mali a mandaté en 2013, l’Agence de Cessions Immobilières-SA a cédé certains bâtiments administratifs afin de réaliser avec le produit de la vente de nouveaux immeubles pour reloger des services. Ledit mandat a porté sur 22 bâtiments administratifs, sur lesquels 17 ont fait l’objet de cession. A La suite de la cession des 17 bâtiments, il a été relevé une série de violation des clauses du Mandat conféré à l’Agence de Cessions Immobilières. Afin de faire la lumière sur ces violations, le Gouvernement a commis l’Inspection des Domaines et des Affaires foncières à entreprendre des investigations qui ont abouti à des constatations, notamment le non reversement à l’Etat d’importantes sommes issues de la vente desdits bâtiments. Au regard des éléments nouveaux qui ressortent du rapport d’Inspection, le Conseil des Ministres a instruit le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population d’engager des poursuites à l’encontre

Mali : L’ancien Premier Ministre Django Cissoko est décédé lundi à Bamako à l’âge de 74 ans

Bamako, 6 avril (AMAP) L’ancien Premier Ministre, Django Cissoko est décédé lundi à Bamako à l’âge de 74 ans des suites d’une maladie, a appris l’AMAP de source officielle. Grand commis de l’Etat, administrateur chevronné, Django Cissoko est né en 1948 à Djidjan dans le Cercle de Kita où il obtiendra son Certificat d’étude primaire élémentaire (CEPE) en juin 1960, Diango Cissoko a passé successivement le diplôme d’études fondamentales (Def) en 1964 et le baccalauréat (série philosophie langues) en 1967 au lycée Askia Mohamed de Bamako, avant de faire son entrée à l’École nationale d’administration (Ena) d’où il sort en 1971. Docteur d’État en droit, Diango Cissoko a occupé de multiples fonctions dans la haute administration : directeur-adjoint, puis directeur des services pénitentiaires et de la Prison centrale de Bamako (1972-79), directeur national de la fonction publique et du personnel (1982-83), directeur de cabinet du ministre du Travail et de la Fonction publique (1983-84). Ensuite, il fut ministre de la Justice de décembre 1984 à février 1988. Du 15 février 1988 au 26 mars 1991, il est secrétaire général de la présidence de la République. Entre 2002 et 2008, il occupe le poste de directeur de cabinet à la Primature. En 2008, il retrouve à nouveau la présidence de la République comme secrétaire général, poste qu’il occupera jusqu’à sa nomination comme Médiateur de la République, le 18 mai 2011, avant de devenir Premier ministre de la Transition en 2012. Expert-consultant de 1994 à 2002, Diango Cissoko est un spécialiste reconnu de l’administration et de la fonction publique comme en attestent les articles, communications et ouvrages qu’il a publiés jusqu’au livre “Rédaction administrative”, publié en 2005 et distingué du prix Malouet 2006 par l’Académie des sciences morales et politiques de l’Institut de France. Il était depuis 2006, membre du comité directeur de l’Institut international de droit d’expression et d’inspiration française (Idef). Membre du Conseil scientifique de l’Association internationale de la fonction publique (AIFP), Diango Cissoko appartenait aussi au Groupe de travail franco-africain sur la gouvernance au Sud (Groupe Sud). Officier de l’Ordre national du Mali, Diango Cissoko a aussi un long passé de professeur derrière lui pour avoir enseigné différentes spécialités du droit (constitutionnel, administratif, du travail) et la rédaction administrative à l’EHEP, l’Eni, l’Ena et à l’Université de Bamako. Dans un communiqué publié hier, le gouvernement a annoncé le décès de l’ancien Premier ministre et Médiateur de la République, survenu lundi, des suites d’une maladie. Le gouvernement a rendu hommage au défunt qui était un grand commis de l’État, un administrateur civil chevronné, un homme de culture et auteur de plusieurs ouvrages dont la réforme administrative au Mali. DD/KM (AMAP)

Ouverture de la session du CNT : Examen de plusieurs projets et propositions de loi

Bamako, 5 avril (AMAP) La cérémonie solennelle d’ouverture de la session ordinaire d’avril 2022 du Conseil national de Transition (CNT)a été présidée lundi au Centre International de Conférence de Bamako (CICB) par son président, le Colonel Malick Diaw, en présence du Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga, des membres du Conseil, et de plusieurs personnalités, a constaté l’AMAP. « Après son installation, le 5 décembre 2020, le CNT entame aujourd’hui sa 2ème session ordinaire d’avril. Elle couvrira une période de 90 jours et aura à examiner, en l’état actuel du tableau des saisines, 30 projets et propositions de loi. Certains de ces dépôts sont essentiels à la refondation de notre pays. Tel est le cas du projet de loi électorale pour l’examen duquel vous voudriez bien accorder une attention particulière car constituant un des piliers de rectification de notre démocratie », a déclaré Malick Diaw. Le président du CNT a saisi l’occasion pour rappeler que les pourparlers avec la CEDEAO se poursuivent pour accorder les positions au seul bénéfice du Mali et de la sous-région ouest africaine. « En décidant d’intervenir le 18 août 2020, nous, acteurs militaires, avions déjà sacrifié notre vie pour une cause que nous croyons juste et salutaire pour la survie de notre pays. Aujourd’hui, plus que jamais, nous sommes déterminés à donner notre vie s’il le faut pour préserver l’intégrité et le renouveau du Mali. Nous ne sommes pas dans cette transition pour le plaisir et nous n’entendons pas non plus la laisser dérouter. Notre souhait le plus ardent est que tous les Maliens se joignent aux autorités de la transition, sous le leadership de Son Excellence le Colonel Assimi GOÏTA pour le sursaut national », a-t-il souligné. Sur les plans militaire et sécuritaire, précise -il, le Mali, à l’instar des autres pays du sahel, reste toujours confronté aux défis récurrents du terrorisme. « Après son installation, le 5 décembre 2020, le CNT entame aujourd’hui sa deuxième session ordinaire d’avril. Elle couvrira une période de 90 jours et aura à examiner, en l’état actuel du tableau des saisines, 30 projets et propositions de loi. Certains de ces dépôts sont essentiels à la refondation de notre pays. Tel est le cas du projet de loi électorale pour l’examen duquel vous voudriez bien accorder une attention particulière car constituant un des piliers de rectification de notre démocratie », a déclaré Malick Diaw. En outre, il a indiqué que d’autres projets de loi seront examinés par le CNT comme des projets de loi relatifs à la santé, à l’éducation, à la fonction publique, au statut des fonctionnaires de la Police, aux infrastructures et au Code des Douanes, le recueil 2021 du Conseil Economique Social et Culturel. Par ailleurs, dit-il, le CNT reste disposé à examiner avec la diligence requise, aussi bien au cours de cette session qu’en session extraordinaire, tout projet de texte élaboré par le Gouvernement dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations des Assises Nationales de la Refondation (ANR). « En outre, diverses activités de contrôle de l’action gouvernementale, des visites de terrain des Commissions générales ainsi que des séances de renforcement des capacités seront au menu de nos travaux. Sur la base des acquis cumulés lors des sessions antérieures, je demeure confiant quant à l’engagement patriotique de l’ensemble des membres du CNT et de l’Administration à faire également de cette session d’avril une session de confirmation du rôle central du CNT dans le processus de transition. Sur ce point précis, je voudrais m’adresser solennellement au Premier Ministre pour lui dire qu’indépendamment des évaluations périodiques faites du PAG (Programme d’action gouvernementale), les Maliens veulent savoir exactement l’état d’avancement du processus de transition ainsi que le chronogramme détaillé. Cela est d’autant plus important que c’est au peuple que revient la paternité des conclusions des ANR notamment celles devant aboutir à un retour rapide à l’ordre constitutionnel », a-t-il affirmé. Le président du CNT a saisi l’occasion pour préciser que les échanges en cours avec la CEDEAO ne devraient en aucune manière constituer un facteur de blocage du processus de refondation au Mali. « Sur cette question, Monsieur le Premier Ministre, vous serez certainement invité à passer devant le CNT, conformément à sa mission de contrôle de l’action gouvernementale, pour des échanges plus approfondis dans un bref délai », a précisé Malick Diaw. KM (AMAP)