Mali : Le hadj 2022 coutera 3,9 millions de Fcfa (officiel)
Bamako, 30 mai (AMAP) Le hadj (pèlerinage à la Mecque) coûtera 3,9 millions de Fcfa aux candidats de la filière gouvernementale, cette année 2022, contre un peu plus de 2,7 millions de Fcfa en 2020 et 2021, a annoncé le directeur général de la Maison du hadj, Dr Abdoul Fatah Cissé, samedi dernier, à la Maison du hadj, à Hamdallaye. « Le pèlerinage sur les lieux saints de l’islam aura officiellement lieu en 2022, après une annulation successive en 2020 et en 2021 pour cause de pandémie de la Covid-19 », a indiqué Dr Cissé lors d’une conférence de presse. Cependant, le hadj 2022 reste subordonné pour tous les pèlerins aux restrictions édictées par le Royaume d’Arabie Saoudite, principalement la limite d’âge fixée au maximum à 65 ans et 6 mois, la vaccination contre la Covid-19, le test PCR anti-Covid-19. « En application de ces mesures qui concernent tous les pays musulmans du monde, le quota alloué au Mali, qui était de 13. 323 pèlerins, a connu une diminution drastique de 55% », a révélé le directeur de la Maison du hadj. « Ainsi ramené à 6.032 pèlerins, a-t-il précisé, 883 pèlerins partiront avec la filière gouvernementale et les 5.080 autres seront pris en charge par la filière privée », assurée par les agences de voyage. « A l’opposé du quota qui a diminué, le coût du pèlerinage 2022 au Mali, sans le pécule mouton, ni le passeport, a connu une hausse vertigineuse, passant de plus de 2,7 millions en 2020 à un peu plus de 3,9 millions cette année, soit une augmentation de plus de 1,2 million de Fcfa pour la filière gouvernementale et d’un peu plus de 2,9 millions de Fcfa en 2020 contre, cette année, un peu plus de 4,6 millions (toutes dépenses comprises) pour la filière privée », a indiqué Dr Abdoul Fatah Cissé. Cette augmentation du coût du hadj 2022 au Mali comme dans tous les pays s’explique par les nouvelles dispositions prises par les autorités saoudiennes, a-t-il soutenu. « Tout d’abord, il y a eu une augmentation des frais liés aux services et prestations à Mina et à Arafat, passant de 211.000 Fcfa à environ 1 million de Fcfa », a-t-il précisé. « La TVA est, aussi, passée de 0,5% à 15% », a-t-il ajouté. L’assurance-maladie et le test PCR pour 50.000 Fcfa sont, également, de nouvelles mesures instaurées par les autorités saoudiennes. A cela, il faut ajouter la flambée du prix des hydrocarbures à l’échelle mondiale ayant un impact direct sur le coût du transport aérien, a relevé le conférencier. Sont par conséquent éligibles au hadj 2022, en priorité, les candidats inscrits pour les campagnes 2020 et 2021. Toutefois, tous les candidats au hadj 2022, sans exception, doivent payer le gap financier permettant de se mettre au niveau du prix pratiqué cette année à savoir un peu plus de 3,9 millions. Dr Abdoul Fatah Cissé a salué le soutien conséquent et l’accompagnement sans réserve du département de tutelle. MD (AMAP)
Le chantier d’élaboration de la politique nationale de Défense et de sécurité est ouvert
Bamako, 30 mai (AMAP) Le Secrétariat permanent du Conseil de sécurité nationale (SP-CSN) a organisé, du 26 au 27 mai dernier, au palais de Koulouba, un atelier de clarification des concepts de la Politique de sécurité nationale (PSN) du Mali, dans la situation sécuritaire particulière du Mali qui nécessite la mise en place d’une PSN adaptée à la nature et aux nouvelles formes de menaces et basée sur nos valeurs sociétales. La rencontre de deux jours visait, globalement, à susciter un consensus général autour de certaines terminologies utilisées dans la rédaction de la PNS pour pouvoir défendre le projet lors des prochains ateliers de validation externes. La cérémonie de clôture était présidée par le ministre secrétaire permanent du CSN, le général Yamoussa Camara, en présence de plusieurs officiers supérieurs des Forces de défense et de sécurité. L’atelier a, aussi, vu la participation des représentants des départements sectoriels concernés, des historiens et universitaires maliens, ainsi que des partenaires étrangers, notamment la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA). Le Mali a initié un processus d’élaboration d’une PSN en 2014. Le premier projet avait été approuvé par le CSD lors de sa session du 22 décembre 2014 et renvoyé, par la suite, pour la tenue de consultations élargies à d’autres acteurs pour la prise en compte des questions non militaires. Dans son discours de clôture, le général Camara a indiqué que l’élaboration de la PSN « est un processus lent et laborieux qui nécessite l’implication d’un grand nombre de participants ». Selon lui, une politique nationale est d’abord fondée sur une vision et celle du Mali consiste à faire en sorte qu’à l’horizon 2050, «nous puissions avoir un pays pacifié, stable et prospère où l’État peut assurer la sécurité des personnes et des biens». Soulignant l’importance d’avoir une PSN, Yamoussa Camara a relevé que «si nous sommes dans une situation déplorable aujourd’hui, et même de drame existentiel que nous connaissons depuis 2012, c’est parce qu’on n’avait jamais mis en place une structure de veille et d’anticipation». Même s’il a reconnu l’existence de certaines structures, de façon sectorielle depuis fort longtemps, pour essayer de gérer les crises et les catastrophes, le général Camara a déploré l’absence de synergie d’efforts et de coordination. «Si bien qu’à l’apparition de la première grande crise, l’État s’est montré en défaut de capacité. On s’est dit : ‘plus jamais ça ». « Il faut une structure qui puisse coordonner l’ensemble de ces services pour assurer et anticiper les risques et les menaces», a-t-il expliqué. Pour sa part, l’ancien ministre et historien, Doulaye Konaté, a confié que les hommes de sciences sociales ont été sollicités pour apporter leur contribution à la définition de cette PNS. Selon lui, « lorsqu’on aborde la question sous cet angle, on ne peut bâtir une politique que sur un socle de valeurs, toute chose qui renvoie à notre passé ». AT/MD (AMAP)
Mopti : Remise de chèques et enveloppes à des veuves de militaires
Mopti, 30 mai (AMAP) Le mouvement An Biko a procédé mardi dernier à Sévaré à la remise de chèques et enveloppes à des veuves de militaires qui ont perdu la vie lors de la dernière attaque, dans la région de Mopti, a constaté l’AMAP. Une délégation du mouvement An-biko a fait le déplacement depuis Bamako pour la circonstance. La cérémonie de remise symbolique de ces enveloppes s’est déroulée dans la ville de Sévaré sous la présidence du préfet du cercle de Mopti, Abba Kaba en présence du coordinateur régional du mouvement An-biko à Mopti, Baba Diarra, de la délégation du bureau national mouvement An-biko et de plusieurs invités. Le premier responsable du mouvement An Biko antenne Mopti s’est dit très fier aujourd’hui de ce geste de la présidente du mouvement An-biko, Mme Fatoumata Niane Batouly. Baba Diarra a réaffirmé que les femmes de la 5ème région de notre pays Mopti, « toutes disent An biko, Mme Fatoumata Niane Batouly », a évoqué le coordinateur du mouvement An-biko de Mopti, M. Diarra « Lorsque on lui a fait savoir notre de notre préoccupation afin qu’elle nous vienne en aide et en assistance, elle n’a pas posé de problème. Et, elle tout simplement fait savoir qu’elle nous apporterait de ce qui est de son possible, donc promesse tenu, promesse réalisé. Que Dieu lui accord tous les bonheurs possibles qu’elle souhaite, dans la santé, et de bonheur », a ainsi lancé la porte-parole des bénéficiaires, a voulu reste dans l’anonymat. Le préfet de Mopti a salué la délégation qui a effectué le déplacement depuis Bamako. « Nous remercions très sincèrement la présidente de l’organisation mouvement An-Biko, Mme Fatoumata Niane Batouly, pour ce précieux geste en ce moment crucial que traverse notre pays. Nous demandons toujours à cette généreuse dame de veiller à la communauté de Mopti notamment, les femmes et jeunes », a évoqué Abba Kaba, préfet du cercle de Mopti. La délégation du bureau national de l’organisation des œuvres caritatives de Mme Fatoumata Niane Batouly a remercié l’ensemble des autorités : administratives, politiques, coutumières et le bureau mouvement An-biko de Mopti pour l’accueille qui lui a été réservé. KM (AMAP)
Mopti : Tenue de la session extraordinaire du CROCSAD
Mopti, 29 mai (AMAP)Le Comité Régional d’Orientation, de Coordination et de Suivi des Actions de Développement (CROCSAD) de Mopti a tenu le 24 mai dernier dans la salle de conférence du gouvernorat une session extraordinaire pour la validation des rapports d’évaluation de la performance des communes du projet de déploiement des ressources de l’Etat pour l’amélioration des services et de riposte à la COVID-19 (PDREAS), a constaté l’AMAP. La cérémonie d’ouverture du CROCSAD consacré à la validation des rapports d’évaluation de cet important projet était présidée par le directeur de cabinet du gouverneur de la région de Mopti, Kantara Diawara. C’était en présence des représentants des gouverneurs des régions de Bandiagara et Douentza, les autorités administratives, les élus des collectivités concernés et les services techniques membres du comité. Le PDREAS est un projet multi bailleurs dont le lead est assuré par le groupe de la Banque Mondiale. Il est financé à hauteur d’environ 29,2 milliards de francs CFA par la Banque mondiale et l’Agence Française de Développement avec un financement additionnel de 31,7 milliards de francs CFA par l’ambassade des Pays-Bas et de la Coopération Suisse pour une durée de 5 ans. Avec comme objectif d’augmenter les ressources mises à la disposition des collectivités pour fournir des services et à renforcer les mécanismes décentralisés, y compris l’implication des bénéficiaires et les utilisateurs des services, le projet couvre 102 communes reparties entre les 10 régions administratives du Mali dont 14 dans la région de Mopti ancienne configuration. Dans son discours d’ouverture le directeur de cabinet, Kantara Diawara a d’abord mis l’accent sur l’importance de la présente session du comité qui vise à créer un cadre d’échange avec les autorités régionales, locales et communales sur les modes opératoires du projet ainsi que les rôles et responsabilités des différentes parties prenantes dans le cadre du programme de dotation de performance des communes avant d’exhorter les participants à plus d’assiduité aux travaux. Suite à la présentation des 14 collectivités bénéficiaires du PDREAS dans la région de Mopti composée de 5 communes urbaines, Mopti, Djenné, Bandiagara, Douentza, Tenenkou et 9 communes rurales que sont : Dandoli, Derrary, Fakala, Pondori, Femaye, Ouro-Ali, Konna, Débéré et Petaka, les participants se sont familiarisé avec les principes d’intervention du projet dont le mécanisme d’évaluation de performance d’écrit dans le manuel de dotation conditionnelle. Le directeur régional de la planification de Mopti, Amadou Niaré a présenté les critères de l’évaluation des communes qui tournent autour de 10 indicateurs de performance inclus dans 4 grands axes que sont : la gouvernance interne ; la maîtrise d’ouvrage ; transparence, redevabilité et participation citoyenne ; qualité de la fourniture des services. Les collectivités bénéficiaires ont eu connaissance de leur score de notation en vue de formuler des réserves ou réclamations par rapport à une formulation qu’ils supposent incompatible. A l’issue des travaux le CROCSAD a formulé des recommandations entre autres la prise en compte du contexte conjoncturel de chaque collectivité pour l’évaluation ; élargir le PDREAS aux autres niveaux de collectivité (cercle, région) et revoir la stratégie de couverture et d’accompagnement du projet en tenant compte du nouveau découpage territorial. DC/KM (AMAP)
Ténenkou (Centre) : Un homme abattu par des assaillants armés non identifiés
Ténenkou, 27 mai (AMAP) Un membre du comité de veille pour la paix de Ténenkou (Centre) a été abattu, vendredi, aux alentours de 20 heures, par des hommes armés non encore identifiés, a appris l’AMAP de sources locales. Amadou Koïta, connu sous le nom de Diadiourou, âgé d’une soixantaine d’années, été tué, dans sa propre famille, devant ses proches. L’acte n’a pas été revendiqué. Le corps de la victime a été récupéré par les autorités qui, en principe, ouvriront une enquête puisque la gendarmerie est présente à Ténenkou.
Exposition à Bamako Art Gallery : Entre deux talents
Bamako, 27 mai (AMAP) «Entre deux» est une exposition des œuvres de deux artistes : Mariam Niaré, photographe conceptuelle et Diakaridia Traoré, un peintre autodidacte qui exposent, en ce moment, à Bamako Art Gallery, jusqu’au 31 juillet prochain. Mariam Niaré, passionnée d’art depuis son enfance, est la fille d’un peintre. Elle commence la pratique du dessin et de la photographie dès son plus jeune âge. Ses œuvres exposées sont, entre autres, série «héritage» de 2021, inspirée de la géomancie ouest-africaine, notamment des rites de purification par le lait mais, aussi, par les signes propres à la cosmogonie dogon. Il y a aussi série «balafres» de 2021 qui a été inspirée par les pratiques traditionnelles de scarification où elle joue avec les entailles et cicatrices qui deviennent des motifs graphiques avec lesquels elle construit ces images, raconte ces visages et ces pratiques oubliées. Enfin, il y a série « bain démarré» de 2022 qui fait référence au rituel de purification traditionnel par le lait présent dans plusieurs communautés d’Afrique mais, aussi, antillaises. «Démarré» signifie littéralement en créole «se libérer, se débarrasser de ses entraves». Diakaridia Traoré est né en 1992 à Bougouni, dans le Sud du Mali. Ses œuvres livrent une vision personnelle des paradoxes de nos sociétés, soulevant les ambivalences qui nous habitent. Réunies au sein de la série «Dans le bar», elles s’inscrivent dans une continuité, celle d’un processus de recherche plastique continuel qu’il mène sans relâche. Ses toiles explorent les paradoxes entre les cultures, précisément entre les cultures traditionnelles africaines et celle de l’islam, questionnant le rapport des hommes à la consommation d’alcool qui, autrefois, faisait partie des rites initiatiques, aujourd’hui prohibée. Les thèmes qu’il traite évoquent ainsi les rites qui permettent de passer d’un état à un autre, cet état intermédiaire qui permet de se rapprocher d’une certaine vérité vécue, personnelle et intime, ésotérique ou spirituelle. «Entre deux» est souligné notamment dans leurs procédés respectifs de création qui se déclinent sous une forme sérielle, où préside la recherche de textures, de couleurs, de manières, de formes et de compositions, procédant ainsi par l’exploration originelle. L’ambassadeur de l’Union européenne, (UE) Bart Ouvry, a souligné que Bamako Art Gallery a bien combiné les œuvres des deux artistes. «Je trouve que c’est un travail intrinsèque qui roule bien pour la chaîne artistique et culturelle ». Pour le diplomate. amateur d’arts. Mariam Niaré a fait du travail. « Elle parle beaucoup de la société malienne. Elle est très perméable et travaille de manière très variée », dit-il. « Quant à Diakaridia Traoré que je suis depuis plusieurs années, il a une démarche très profonde. C’est un homme très ancré dans la culture malienne», a dit M. Ouvry. Pour sa part, la directrice déléguée de Bamako Art Gallery, Marie Doussou Sangaré, a expliqué que sa structure, qui existe depuis 2019, est au service de l’art contemporain. Elle a indiqué que Bamako Art Gallery a pour vocation de donner une visibilité aux artistes maliens qui évoluent dans l’art contemporain. ST/MD (AMAP)
Festival Bôdôgôla : Une pratique ancienne à faire revivre
Bamako, 27 mai (AMAP) La 2è édition du Festival Bôdôgôla de Yangasso dans le Cercle de Bla (Centre) se déroulera du 27 au 29 mai prochains, a annoncé, lundi, le président de l’Association jeunesse pour l’aide au développement de la Commune de Yangasso (AJ-ADC), Me Bakary Dembélé . Lors d’une conférence de presse, au siège du Groupe Renouveau FM, à Missabougou, Me Dembélé, a indique que les objectifs de ce rendez-vous culturel sont le renforcement de l’éducation des jeunes, les retrouvailles des ressortissants de la localité et la promotion socio-économique de Yangasso. La nouveauté de cette année est l’organisation d’une foire artisanale qui va accueillir les artisans de plusieurs localités. Les artistes invités de cette 2è édition sont, entre autres, Mamadou Dembélé dit Dabara, Dios Saramani, Drissa Tangara. C’est également une opportunité pour les artistes en herbe de montrer au public leur savoir-faire. En présence d’autres membres de l’Association et de plusieurs ressortissants de la localité, le conférencier a ajouté que des milliers de festivaliers sont attendus, cette année, à ce rendez-vous culturel organisé à l’initiative de l’AJ-ADC de Yangasso, en collaboration avec les communautés locales. Me Dembélé a fait le bilan de la précédente édition, avant de relever le partenariat des hommes des médias, y compris le Groupe Renouveau, pour leur accompagnement. Bôdôgôla est une manifestation culturelle ancestrale qui magnifiait les filles. C’est une manière de rendre hommage aux parents qui ont bien éduqué leurs filles. L’événement était organisé chaque année avant l’hivernage pour préparer les futures mariées sous l’arbre sacré, en présence de l’ensemble de la population. Pendant trois jours, les festivaliers vont découvrir la riche culture de la localité à travers des récits de vieilles personnes, des découvertes touristiques, des prestations de troupes folkloriques, des échanges culturels et des concerts géants. Mais tout tournera autour de l’éducation traditionnelle. Pour les organisateurs, le but de cette pratique ancienne était de glorifier celles qui ont su garder leur virginité. En outre, le conférencier a relevé que cette pratique est aujourd’hui en voie de disparition malgré son importance. Et de déplorer l’abandon de ce rituel depuis plus de deux décennies. « C’est un devoir pour la jeune génération de faire revivre cette pratique culturelle et le festival est une opportunité pour joindre l’utile à l’agréable », a dit Me Dembélé. Les initiateurs ont donné l’assurance que toutes les dispositions sont prises pour assurer la sécurité des festivaliers et de leurs biens. AS/MD (AMAP)
Baisse du PIB au Mali, selon les Perspectives économiques en Afrique 2022 de la BAD
Envoyée spéciale Aminata D. SISSOKO Accra, 26 mai (AMAP) Au Mali, « la croissance du PIB devrait tomber à 2,1 % en 2022 en raison des effets des sanctions de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), associés à l’impact du conflit russo-ukrainien, qui réduiraient la demande de services et d’équipements intérieurs de 4,2 % (3,4 % contre 4,5 % en 2021) », annonce le rapport sur les Perspectives économiques africaines 2022 de la Banque africaine de développement (BAD). Le document de 206 pages, qui porte sur comment : « Favoriser la résilience climatique et une transition énergétique juste en Afrique », a été publié, mercredi, en marge des Assemblées annuelles de la BAD qui se tiennent depuis le 23 mai 2023 à Accra, dans la capitale ghanéenne. Au cours de la cérémonie organisée pour l’occasion, au Centre international de conférences d’Accra, en présence du président du Groupe de la BAD, Akinwumi Adesina, et de nombreux invités, l’économiste en chef par intérim et vice-président chargé de la Gouvernance économique et de la Gestion des connaissances du Groupe de la BAD, Kevin Chika Urama, a présenté des points saillants du document. Le rapport sur les « Perspectives économiques en Afrique 2022 » est structuré en trois parties : la performance et perspectives économiques de l’Afrique ; la résilience climatique énergétique et transition énergétique juste en Afrique ; le financement de la résilience climatique et une transition énergétique juste en Afrique : stratégies et instruments. Il propose, également, une série de recommandations politiques pour mieux reconstruire et engendrer des économies résilientes en Afrique. Parmi lesquelles, l’accélération de la vaccination contre le Covid-19 et un soutien fort aux industries pharmaceutiques nationales, la réduction de la dépendance à l’égard des sources alimentaires uniques et la révision des cadres de la dette mondiale. En ce qui concerne le Mali, le rapport brosse les Développements macroéconomiques et financiers récents. Il se penche également que sur les questions relatives au changement climatique et options politiques. En plus des perspectives et des risques. Il ressort qu’en l’absence des sanctions économiques en 2021 après le coup d’État de mai de la même année, le Mali a connu une reprise économique avec une croissance de 3,2% après une contraction de 1,2% en 2020, causée par le Covid-19 et un précédent coup d’État en août 2020. Le déficit budgétaire s’est amélioré pour atteindre 4,7 % du PIB en 2021. En terme de perspectives et de risques, il ressort du document que la croissance devrait rebondir à 5,4 % en 2023, soutenue par la reprise de la production de coton (25,5 %), de céréales (5,5 %) et d’or (5,6 %), associée à des prix mondiaux favorables. Une forte reprise dans le secteur industriel (6,1 % contre 2,3 % en 2022) et les services (5,5 %) et une augmentation de la demande intérieure de 5,5 % soutiendront également la bonne performance économique en 2023. L’inflation devrait fortement augmenter à 7,8% en 2022 en raison de l’embargo et du conflit russo-ukrainien mais devrait baisser à 3,1% en 2023, parallèlement à l’augmentation de la production céréalière, à la baisse des prix des produits pétroliers, à la baisse de la base taxable de 50% sur les produits alimentaires importés et à la fixation de prix maximums. À partir de 2023, souligne le document, la dette intérieure devrait dépasser la dette extérieure, ce qui suscite des inquiétudes quant à la viabilité et à un effet d’éviction potentiel sur l’accès des entreprises au crédit. L’embargo imposé au pays, l’instabilité politique, la dégradation de la sécurité, le conflit Russie-Ukraine et les poussées de pandémie constituent des risques majeurs pour les perspectives. Le rapport rappelle que le Mali est le huitième pays le plus sensible aux risques climatiques. Il suggère alors que les options de politique publique devraient, d’abord, être axées sur le renforcement de la résilience climatique via une gestion optimale de l’eau et des aménagements hydro-agricoles. Le Mali devrait modifier son programme d’investissement public pour donner la priorité aux énergies renouvelables afin d’assurer la transition vers une croissance énergétique verte d’ici 2023, conformément à l’initiative Desert to Power de la Banque africaine de développement. Il devrait également augmenter son financement pour la protection de l’environnement qui ne représentait que 1,9 % du budget en 2021. Sur le plan régional, il ressort du document que le Produit intérieur brut (PIB) de l’Afrique s’est fortement redressé l’année dernière, mais les effets persistants de la pandémie de Covid-19, l’invasion de l’Ukraine par la Russie et la guerre qui s’en est suivie pourraient poser des problèmes considérables à moyen terme. Le PIB de l’Afrique a connu une croissance estimée à 6,9 % en 2021. Les Perspectives économiques en Afrique indiquent, clairement, que « la pandémie et la guerre entre la Russie et l’Ukraine pourraient laisser une impression durable pendant plusieurs années, voire jusqu’à une décennie. Pendant ce temps, environ 30 millions de personnes en Afrique ont basculé dans l’extrême pauvreté en 2021 et environ 22 millions d’emplois ont été perdus la même année à cause de la pandémie ». Et cette tendance devrait se poursuivre au cours du second semestre de 2022 et en 2023. Les perturbations économiques découlant de la guerre entre la Russie et l’Ukraine pourraient plonger 1,8 million de personnes supplémentaires dans l’extrême pauvreté sur le continent africain en 2022. Ce nombre pourrait encore augmenter de 2,1 millions en 2023. ADS/MD (AMAP)
Mali : L’Armée neutralise une quinzaine de terroristes et fait des prisonniers (état-major)
Bamako, 26 mai (AMAP) L’état-major général des armées maliennes a annonce que les Forces armées maliennes (FAMa) ont neutralisé une quinzaine de terroristes et fait des prisonniers dans la Région de Bandiagara (Centre) et de Tombouctou (Nord). L’état-major précise, dans un communiqué publié mardi 24 mai 2022, qu’une douzaine de terroristes ont été tués dans la Région de Bandiagara, au cours d’une reconnaissance offensive le 24 mai 2022. « Un pistolet mitrailleur, des fusils de chasse, 09 motos et une somme d’argent ont été récupérés à la suite de ces opérations dans les zones de Diallassagou et Diamwél, respectivement situées à 38 et 40 Km à l’Ouest de Bankass », indique le communiqué. Dans la région de Tombouctou, l’Armée annonce l’interpellation de l’auteur d’un assassinat à Acharane. « Il s’agit d’Ahmad Ahmed Ag Zidou et son complice Inalbarka Ag Moussa », précise la la même source. « Entre 19 et 21 mai 2022, des reconnaissances offensives ont permis d’appréhender une quinzaine de présumés terroristes dont Abdoulaye Barry, Mohamed Alhousseyni Idouane Haïdara, ainsi que la récupération de 18 motos ». Dans la région de Koutiala (Sud), l’armée informe que les priorités opérationnelles ont porté sur l’intensification de la recherche des ressortissants italiens enlevés, le 19 mai 2022, dans la zone de Sinzina. Dans l’exécution de leurs missions, les FAMa viennent en aide aux populations. A cet effet, l’équipe de santé FAMa de l’emprise de Tessit, dans la Région de Gao (Nord), a réalisé des consultations gratuites sur 532 personnes dont 401 enfants et 131 adultes. Cette importante emprise a accueilli, le 23 mai, le commandant du Théâtre Est, en visite d’autorité. L’Etat-major général des armées « invite les populations à se démarquer des terroristes pour minimiser les risques de dommages collatéraux ». Selon les informations de la hiérarchie militaire, « les dernières actions confirment l’enrôlement, la formation et l’emploi des enfants soldats par des groupes armés terroristes ». MT/MD (AMAP)
Esclavage par ascendance à Kayes (Ouest) : Un rapport alarmant de la Commission malienne des droits de l’Homme
Bamako, 26 mai (AMAP) La Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH) a indiqué que dans la Région de Kayes, dans l’Ouest du Mali, « des personnes sont considérées comme nées esclaves parce que leurs ancêtres ont été capturés et réduits en esclavage ». Dans une étude sur les besoins et attentes des victimes de l’Esclavage par ascendance (EPA), publiée récemment, la CNDSH ajoute que de fait, les familles des victimes « appartiennent aux familles propriétaires d’esclaves depuis des générations ». « Et les personnes considérées comme des esclaves travaillent sans rémunération, peuvent être héritées et sont privées des droits humains fondamentaux», déplore la CNDH. L’organisation souligne que les personnes considérées comme esclaves, et traitées comme telles, ne sont pas des captifs de guerre. «Il s’agit de personnes parties à la recherche de meilleures conditions de vie par le canal de l’exode rural qui se sont installées dans plusieurs localités de la zone», explique le rapport. «Selon les enquêtes, l’hospitalité offerte en milieu Soninké peut conduire à l’esclavage lorsque la personne bénéficiaire se marie avec une femme esclave», regrette la CNDH. Ajoutant que les personnes, qui naissent en situation d’esclavage font l’objet de nombreuses violations de droits humains. « Selon les personnes enquêtées, indique le document, les violences subies sont principalement physiques et morales ». «L’une des mesures importantes ayant conduit à l’exclusion des victimes d’EPA est l’interdiction d’accès à la terre cultivable», déplore l’organisation. En outre, les initiateurs et les partisans de la lutte contre la pratique ont été exclus de l’accès aux différents services sociaux de base. La pratique a, également, provoqué de nombreux déplacements dans la région. La CNDH explique qu’aujourd’hui, les victimes réclament que des actions judiciaires soient prises. Le rapport signale qu’entre 2017 et 2020, 102 plaintes ont été déposées au Tribunal de grande instance de Kayes (Ouest). Quelque 70% des victimes enquêtées s’estiment « non satisfaites » du traitement de leur cas. « Ce pourcentage significatif implique la nécessité d’agir, de façon optimale, dans la prise en charge des victimes de pratique d’esclavage par ascendance », plaide l’organisation. Selon elle, certaines victimes veulent la reconnaissance et la criminalisation de la pratique tandis que d’autres réclament la réparation du préjudice causé par la pratique ainsi que la restitution de leurs terres. Le rapport indique que les Organisations de la société civile (OSC) estiment, aujourd’hui, que « les réponses apportées par l’Etat restent insuffisantes, laissant les victimes dans une situation de vulnérabilité exacerbée ». Alors que l’article 2 de la Constitution du 25 février 1992 dispose que «tous les Maliens naissent et demeurent libres et égaux en droits et en devoirs. Toute discrimination fondée sur l’origine sociale, la couleur, la langue, la race, le sexe, la religion et l’opinion politique est prohibée». La Convention relative à l’esclavage du 25 septembre 1926, le définit comme étant « l’état ou la condition d’un individu sur lequel s’exercent les attributs du droit de propriété ou certains d’entre eux ». BD/MD (AMAP)

