Communiqué du  Conseil des ministres du mercredi 1er juin 2022

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 1er juin 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; procédé à des nominations ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÈGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant acquisition de la nationalité malienne par voie de naturalisation. Les conditions d’acquisition de la nationalité malienne sont prescrites par la Loi n°2011-087 du 30 décembre 2011 portant Code des Personnes et de la Famille. Les demandeurs, au nombre de huit (08) personnes, remplissent individuellement ces conditions.  Le projet de décret adopté accorde ainsi la nationalité malienne par voie de naturalisation aux personnes ci-après : Monsieur Louis AKPAKI, de nationalité béninoise ; Madame Sunday Anne WOROU, de nationalité béninoise ; Monsieur Modjinnagni Geoffroy Charles AHOUANIO, de nationalité béninoise ; Monsieur Larba KERE, de nationalité burkinabé ; Madame Christella Bile OYONO, de nationalité camerounaise ; Madame Viviane Larissa GUEMNING WATCHUENG, de nationalité camerounaise ; Monsieur Serge NZOYEM, de nationalité camerounaise ; Madame Vera FAWAZ, de nationalité libanaise. 2. Sur le rapport du ministre de l’Économie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation du marché relatif à la mise en place du Projet d’Accès au service de télécommunication des collectivités territoriales : lot unique. Le marché est attribué à la Société SIMO TELECOM pour un montant toutes taxes comprises de 9 milliards 407 millions 295 mille francs CFA et un délai d’exécution de douze (12) mois. Le présent projet, entièrement financé par l’Agence de Gestion du Fond d’Accès Universel, vise la mise en place d’infrastructures de télécommunication au niveau des différentes Collectivités territoriales et permettra à l’Administration d’avoir son propre réseau de télécommunication ultra sécurisé et autonome. 3. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a adopté :      a. un projet de décret portant affectation au Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, de la parcelle de terrain, objet du Titre foncier n°10350 du Cercle de Sikasso. La parcelle d’une superficie de 400 hectares, sise à Gongasso, est destinée à satisfaire les besoins de construction de l’Université de Sikasso. Cette  construction s’inscrit dans le cadre de la réforme de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.      b. un projet de décret portant approbation du Schéma Directeur d’Urbanisme (SDU) des Communes rurales de Dio-Gare, Diago et Kambila. Le Schéma Directeur d’Urbanisme est un document de planification urbaine qui fixe, pour une localité donnée, la vocation première des sols ainsi que les perspectives d’évolution de ladite localité. Le présent projet de décret a été adopté pour doter les Communes rurales de Dio-Gare, Diago et Kambila, dans le Cercle de Kati, d’instruments de planification et de gestion de leur développement spatial, économique, social et démographique sur les vingt (20) prochaines années.  AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DE LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE :                                                                                                                                              Président de l’Autorité Malienne de Régulation des Télécommunication, des Technologies de l’Information et de la Communication et des Postes : Monsieur Saïdou Pona SANKARE Membre :  Monsieur Issoufi Kouma MAIGA Chargé des Télécommunications  AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a pris acte d’une communication relative à la réception provisoire de la nouvelle Maison d’Arrêt de Bamako à Kéniéroba En vue de désengorger la Maison Central d’arrêt de Bamako, qui fait l’objet d’une forte surpopulation carcérale, le Gouvernement a entrepris la construction d’une nouvelle Maison d’Arrêt à Kéniéroba. Elle est bâtie sur une superficie de cinq (05) hectares avec une capacité d’accueil de deux mille cinq cents (2500) places au niveau des cellules ordinaires et soixante-treize (73) places au niveau des cellules exceptionnelles. Ce cout de réalisation des travaux s’élève à 12 milliard 116 millions 453 mille 125 franc CFA entièrement financé par le Budget national. Cette nouvelle Maison d’Arrêt, répondant aux standards internationaux, permettra d’améliorer les conditions carcérales des détenus. 2. Sur le rapport du ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, le Conseil des Ministres a pris acte d’une communication relative au Cadre Stratégique de la Refondation de l’Etat et son plan d’Actions 2022-2026.  Les Hautes Autorités de la Transition se sont engagées dans une œuvre de refondation de l’Etat à instaurer une gouvernance vertueuse, bâtir des institutions légitimes et reconstruire l’Homme malien de type nouveau incarnant les valeurs sociétales et républicaines. La Stratégique de la Refondation de l’Etat est initié dans ce cadre. L’objectif général du Cadre Stratégique de la Refondation de l’Etat est d’assurer un véritable processus de la refondation du Mali à travers la mise en œuvre des recommandations des Assises Nationales de la Refondation de l’Etat. Les axes stratégiques sont : Axe stratégique n°1 : Gouvernance, Réformes politiques et institutionnelles ; Axe stratégique n°2 : Défense, Sécurité, Paix -Réconciliations et cohésion sociale ; Axe stratégique n°3: Croissance économique et Développement durable ;  Axe stratégique n°4 : Capital humain, Genre et Inclusion sociale ; Axe stratégique n°5 : Jeunesse, Sport, Culture, Artisanat, Tourisme et Construction citoyenne. La mise en œuvre du Cadre Stratégique de la Refondation de l’Etat qui est articulé sur la priorisation des actions réalisables à court, moyen

Le projet de Cadre stratégique de la Refondation de l’État approuvé par le Gouvernement 

Bamako, 1er juin (AMAP) Les membres du gouvernement, réunis, mardi, à la Primature en Conseil de cabinet, sous la présidence du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, ont adopté plusieurs projets de décrets dont celui du Cadre stratégique de la Refondation de l’État. L’ordre du jour de la rencontre portait sur plusieurs et des communications écrites comme celle relative au Cadre stratégique de la Refondation de l’État (2022-2031) et son Plan d’actions (2022-2026), du Plan d’actions prioritaires du gouvernement de la Transition (2022-2024), du projet de décret fixant les avantages accordés aux membres du Secrétariat permanent du comité de coordination et de suivi-évaluation de la Politique nationale de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme. S’y ajoutent le projet de décret fixant les avantages accordés aux membres du Secrétariat permanent du Conseil de sécurité nationale (SP-CSN), le projet de décret fixant les montants des primes et indemnités allouées au personnel de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) et une communication écrite relative à la mise en place d’une Journée nationale de salubrité appelée Beceya sur l’ensemble du territoire national.  À l’issue de la rencontre, le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des relations avec les Institutions, Ibrahim Ikassa Maïga a confié que le conseil de cabinet a planché sur un texte portant Cadre stratégique de la Refondation de l’État en seconde lecture. Le document avait été l’objet d’un premier travail qui avait fait des observations pour son amélioration.  Selon M. Maiga, ces observations ont été intégrées et des éléments de données techniques ont, aussi, été prises en charge. «Aujourd’hui, le conseil de cabinet a pu approuver le document pour que cela puisse être présenté en Conseil des ministres, et adopté définitivement», a-t-il annoncé. Ibrahim Ikassa Maïga a rappelé qu’il s’agit d’un document référentiel d’une importance capitale qui donne suite aux recommandations formulées par les citoyens depuis les communes jusqu’au niveau national, en passant par les pays de résidence des Maliens établis à l’extérieur, lors des Assises nationales de la refondation (ANR). À ce propos, le ministre Maïga a précisé que des actions prioritaires ont été proposées pour être mises en œuvre pendant la période restante de la Transition et le reste sera décliné dans le cadre d’un plan quinquennal qui va faire l’objet d’une revue à mi-parcours. La suite sera répartie sur une période beaucoup plus longue.   Pour sa part, le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Modibo Koné a indiqué qu’il sera désormais institué une Journée nationale de salubrité, dont le lancement sera fait le samedi 11 juin, à Kati, par le  président de la Transition, le colonel Assimi Goïta.  Cette activité s’inscrit dans le cadre de la Quinzaine de l’environnement qui sera célébrée du 5 au 17 juin prochain.   Le ministre du Travail de la Fonction publique et du Dialogue social, Mme Diawara Aoua Paule Diallo,  a défendu trois projets de décret dont celui relatif aux indemnités, avantages et primes allouées au personnel de la CENTIF et du SP-CSN.  AT/MD (AMAP)

Conseil supérieur de la magistrature : Désignation du Président et du Vice-president de la Cour suprême

Bamako, 1er juin (AMAP) Le chef de l’Etat, le colonel Assimi Goïta, a présidé, mardi, dans la salle des Banquets de Koulouba, le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) dont l’ordre du jour portait sur la nomination du président et du vice-président de la Cour suprême. Ces postes sont vacants depuis le départ à la retraite, en décembre dernier, des magistrats qui les occupaient. A l’issue de cette première session, au titre de l’année 2022,  le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mahamadou Kassogué, a indiqué qu’elle s’inscrivait dans le cadre des réunions du CSM, l’organe de régulation de la corporation et le symbole de l’indépendance de la magistrature.  M. Kassogué a ajouté que les mutations des magistrats et tous les éléments nécessaires et relatifs à l’indépendance sont discutés au sein de ce Conseil.  D’après lui, le CSM, lors de cette session, a ainsi statué sur la nomination du président et du vice-président de la Cour suprême du Mali. «Ces nominations étaient fortement attendues car en décembre 2021, nous avons enregistré le départ à la retraite du président et du vice-président en même temps. L’intérim était assuré par le président de la section judiciaire M. Fatoma Thèra», a détaillé le ministre Kassogué. Selon lui, il fallait rapidement permettre à l’institution d’avoir un président nommé qui puisse avoir la plénitude de ses attributions et son imperium. «C’est pourquoi, nous avons tenu à ce que cette session soit convoquée. Les choses se sont très bien passées. Le président a été désigné ainsi que le vice-président», s’est réjoui le Garde des Sceaux.  Il a ajouté que cela va permettre d’aller rapidement à l’organisation de la cérémonie de prestation de serment des magistrats qui ont été nommés à la Cour suprême pour renforcer les effectifs. «Il y a eu une dizaine de départs à la retraite et nous avons nommé environ quinze magistrats qui sont montés au niveau de la Cour suprême et qui doivent prêter serment avant de commencer à travailler», a souligné Mahamadou Kassogué.   Le Garde des Sceaux, qui n’a pas souhaité divulguer l’identité des deux magistrats nommés aux postes de président et vice-président de la Cour suprême, a indiqué qu’ils vont attendre que leur nomination soit faite par le chef de l’Etat.  Selon lui, les textes disent que le président et le vice-président de la Cour suprême sont nommés sur décret du président du CSM  qui est le président de la Transition « sur avis conforme du Conseil supérieur de la magistrature ».  «Le Conseil supérieur de la magistrature a donné son avis. Maintenant, il faudrait que le président prenne un décret pour faire la nomination et en ce moment, elle sera rendue publique», a insisté le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garce des Sceaux. DD/MD (AMAP)

Fête traditionnelle des masques et marionnettes de Koulouninko : Pour la paix et la cohésion sociale 

Bamako, 1er juin (AMAP)  Les habitants de Koulouninko, un quartier périphérique de la Commune III, dans la capitale malienne, ont repris à leur compte l’adage africain : «Un peuple, qui ne connaît pas son passé, ses origines et sa culture, ressemble à un arbre sans racines».  Ils n’entendent pas s’écarter de certaines pratiques léguées par leurs ancêtres et qui résistent toujours à l’épreuve du temps, comme l’organisation de  fête traditionnelle dans le quartier, chaque année.  C’était le cas, samedi dernier, à Koulouninko avec une rencontre culturelle qui vise à réunir autour d’un idéal commun mais, surtout, à implorer les génies pour un hivernage propice.  Cette fête est une tradition qui remonte à avant 1900. Selon les organisateurs, le but est de renforcer la paix et la cohésion sociale entre les habitants de Koulouninko eux-mêmes mais, aussi. avec les villages ou quartiers voisins, pour le développement de la Cité. Le chef de quartier, Mamadou Coulibaly dit Madoudjan, y a participé aux côtés du président de l’Association des masques et marionnettes de Koulouninko (AMMK), Sékou Coulibaly, ainsi que le représentant du maire de la Commune III, Mamadou Traoré, et des notabilités. C’est une tradition qui s’est transformée en festival. C’est aux environs de 16h30 que les masques et marionnettes ont apparu pour égayer des festivaliers qui avaient pris d’assaut la grande place publique.  Le masque ‘Nama’ a ouvert le bal pour chasser les mauvais esprits afin que la fête soit belle. Les autres masques, notamment N’tomo, Djitoumou Balla, Soumala, N’yeleni et Kônô ont suivi. Chacun d’entre eux a un rôle spécifique dans la société.  Ces figures ésotériques défendent les causes des hommes et des femmes et protègent le village contre tous les maux de la société. Ils favorisent, aussi, la bonne récolte. Le président de l’AMMK a expliqué que c’est une fête traditionnelle à laquelle il est particulièrement attaché. Pour lui, la rencontre est un levier de développement du quartier, ajoutant que ce rendez-vous culturel doit être plus que jamais un vecteur de convivialité et de solidarité entre les âmes de Koulouninko. Et de poursuivre que ce moment de partage et de communion permettra d’accentuer le vivre ensemble des habitants. Il a rappelé que Koulouninko est un quartier de la Commune III du District de Bamako avec plus de 5.000 habitants, majoritairement constitués de Bambara. Le représentant du maire de la Commune lll a souligné que l’objectif de la fête est de se donner la main, de s’unir, mais surtout de s’aimer, sans lesquels, rien ne pourrait marcher dans la cité, selon lui. Pour la circonstance, les habitants ont fait l’union sacrée autour de leurs marionnettes et masques. Le chef de quartier de Koulouninko a invité les uns et les autres à s’inscrire dans la paix et la cohésion sociale. Il a fait remarquer qu’une trentaine de villages des environs ont pris part à cette rencontre culturelle.  Il a salué la marraine de l’événement, Fatoumata Niane Batouly. Elle n’a pas pu effectuer le déplacement, mais n’a pas ménagé ses efforts pour la réussite de l’évènement. AOT/MD (AMAP)

Football : Pour la rencontre Mali-Congo, les Aigles dans le vif du sujet

Bamako, 1er juin (AMAP) La sélection nationale malienne de football a effectué sa première séance d’entraînement, lundi au stade du 26 Mars, sous la houlette du nouveau sélectionneur Éric Sékou Chelle, a constate l’AMAP. Dix-huit des vingt-et-cinq joueurs convoqués pour les deux premiers matches des éliminatoires de la CAN, étaient présents sur la pelouse. Le regroupement de la sélection nationale a débuté lundi dans un hôtel de la place. Quelques heures seulement après son arrivée, le premier groupe, composé de 18 joueurs, a effectué sa première séance d’entraînement au stade du 26 Mars, sous la direction du nouveau sélectionneur, Éric Sékou Chelle.  Les joueurs présents à cette première avec l’ancien défenseur international ont pour noms : Ibrahim Bosso Mounkoro (TP Mazembé, Congo), Ismaël Diawara (Malmö, Suède), Mamadou Fofana (Amiens, France), Boubacar Kiki Kouyaté (FC Metz, France), Daouda Guindo (RB Salzbourg, Autriche), Amadou Danté (Sturn Graz, Autriche), Moussa Sissako (Standard de Liège, Belgique), Almamy Touré (Francfort, Allemagne), Diadié Samassékou (Hoffenheim, Allemagne) Mohamed Camara (RB Salzbourg, Autriche), Lassana Coulibaly (Salernitana, Italie) et Kamory Doumbia (Reims, France), Moussa Djénépo (Southampton, Angleterre), Ibrahima Koné (FC Lorient, France), Sékou Koïta (RB Salzbourg, Autriche), El Bilal Touré (Reims, France), Kalifa Coulibaly (FC Nantes, France) et Hamidou Sinayoko (Djoliba, Mali).  Pour la petite anecdote, l’attaquant des Rouges de Bamako a été le premier joueur à arriver à l’hôtel.  Il a été suivi par Moussa Djénépo, Kamory Doumbia et Daouda Guindo. Selon nos informations, le reste du groupe (7 joueurs) était attendu hier. Il s’agit du capitaine Hamari Traoré (Rennes, France), du vice-capitaine Falaye Sacko (Saint Étienne, France) et de leurs coéquipiers Yves Bissouma (Brighton, Angleterre), Aliou Dieng (Al Ahly, Égypte), Amadou Haïdara (RB Leipzig, Allemagne), Nènè Dorgelès (SV Ried, Autriche) et Djigui Diarra (Young Africans, Tanzanie). Trois joueurs manquent à l’appel et sont forfaits pour ces deux premières journées des éliminatoires : Massadio Haïdara (RC Lens, France), Abdoulaye Diaby (Al Jazira, Émirats Arabes unis) et Adama Traoré «Malouda» (Ferencvàros, Hongrie). Ils sont remplacés, respectivement par Daouda Guindo (RB Salzbourg, Autriche), Kamory Doumbia (Reims, France) et Nènè Dorgelès (SV Ried, Autriche). Présent lundi à l’hôtel pour l’accueil des joueurs, le premier vice-président de la Fédération malienne de football (FEMAFOOT), Kassoum Coulibaly «Yambox»  a assuré que toutes les dispositions sont prises pour permettre au capitaine Hamari Traoré et à ses coéquipiers d’effectuer leur préparation dans les meilleures conditions possibles. «Je suis heureux de constater que le groupe affiche presque complet. Il ne reste plus que sept joueurs qui sont déjà en route. Certains avaient des problèmes de papier, d’autres des problèmes de vol. Quant à Aliou Dieng, il jouait la finale de la Ligue des champions d’Afrique, lundi contre le Wydad Casablanca. L’équipe a déjà effectué sa première séance d’entraînement. Tout se passe bien pour le moment», a confié M. Coulibaly. De son côté, le nouveau sélectionneur a dit que la prise de contact avec les joueurs s’est bien déroulée, ajoutant qu’il est conscient des attentes des supporters. «Je suis très content de les accueillir aujourd’hui (lundi, ndlr). Refouler la pelouse du stade du 26 Mars a été un grand moment d’émotion pour moi. On a fait une bonne séance d’entraînement, c’était intéressant, on a pris du plaisir et les jeunes étaient contents d’être là», a dit Éric Sékou Chelle.  Il dit se projeter vers le choc avec les Diables Rouges du Congo. «Mardi (hier, ndlr) nous allons entrer dans le vif du sujet. Nous sommes très attendus par la Nation, joueurs et staff technique. La pression est là, mais je suis serein tout comme les joueurs».    Pour les joueurs, c’est une nouvelle aventure qui va débuter samedi avec la réception des Diables Rouges du Congo et un nouveau défi à relever. «Je suis très heureux d’être là. Nous avons un nouveau défi à relever, à savoir la qualification pour la prochaine CAN», a déclaré l’avant-centre, Ibrahima Koné, à l’issue de la séance d’entraînement. Son compère de la ligne d’attaque, Sékou Koïta a abondé dans le même sens. «Nous sommes déterminés à gagner ces deux premiers matches. Tout le groupe est concentré sur le sujet et on fera tout pour offrir la victoire au pays. Nous devons une revanche aux supporters, après le double échec à la CAN et aux barrages de la Coupe du monde», a martelé le joueur qui retrouve la sélection nationale après plusieurs mois d’absence pour cause de blessure.   Samedi 4 juin au stade du 26 Mars à Bamako 19h : Mali-Congo DB/MD (AMAP)

En moins d’un an, plus de 1 100 enfants hospitalisés dans le nouveau projet de MSF à Niafunké, dans le Nord du Mali

Par Oumar SANKARE avec MSF Bamako, 01 juin (AMAP) Depuis le lancement, en juin 2021, de leurs activités à Niafunké (dans Nord du Mali), les équipes de Médecins Sans Frontières (MSF), en collaboration avec les autorités du District sanitaire, ont soigné plus de 1 100 enfants âgés de 0 à 15 ans hospitalisés au centre de santé de référence. Plus de 2.200 consultations médicales ont, également, été menées par les équipes de santé communautaire auprès des populations affectées par l’insécurité dans la zone du Gourma de Tombouctou. M. B. est originaire d’un village loin de Niafunké. Elle est au chevet de son enfant H. Y. malade hospitalisé au service de pédiatrie de l’hôpital de la ville. Elle nous partage son histoire et le parcours de soin de son enfant. Son enfant avait mal au cœur et au ventre depuis sa naissance et les premiers soins au village ne l’ont pas guéri. « Sa santé s’est aggravée. C’est pourquoi j’ai décidé de l’amener à l’hôpital de Niafunké à moto. Cela fait maintenant une semaine que nous sommes ici. Aujourd’hui, il l’enfant) va beaucoup mieux. Son ventre lui fait moins mal et son cœur aussi », dit la mère, soulagée.  F. T, elle, est originaire d’un village qui se trouve derrière le fleuve Niger à Niafunké. « Mon enfant était malade. Nous avons marché un long moment, puis nous avons pris la pirogue pour venir à l’hôpital de Niafunké. Il était dans un état critique mais à notre arrivée, il a été bien traité. Ce matin, il va beaucoup mieux. », dit-elle  Mené dans la Région de Tombouctou, (Nord), le projet prend en charge gratuitement les enfants malades âgés de 0 à 15 ans au niveau du service pédiatrique de l’hôpital de Niafunké. « Dans le cadre de la gestion intégrée des cas communautaires (ICCM), nous avons aussi lancé des activités communautaires dans quatre sites nomades, situés dans la zone du Gourma de Tombouctou », déclare Dr Junaid Khan, Chef de mission de MSF au Mali. Afin de fournir des soins essentiels curatifs et préventifs, des cases de santé fixes ont été mises en place pour les communautés qui rencontrent des difficultés d’accéder aux soins principalement liés à l’insécurité, à la distance et aux coûts. En à peine quatre mois, plus de 2249 consultations médicales y ont été réalisées », ajoute – t-il. Ce projet a été mis en place dans un contexte sécuritaire de plus en plus difficile dans la région, qui affecte durement l’accès des populations civiles aux soins de santé. Cette crise a affecté le système de santé local provoquant ainsi la défaillance au niveau de certaines structures de santé. Dr Souleymane Cissé est le responsable de l’unité Pédiatrie de l’hôpital de Niafunké. Selon lui, « la situation sanitaire dans la zone de Niafunké est difficile compte tenu de beaucoup de facteurs. Le cercle de Niafunké dispose d’une vingtaine de Centres de santé communautaires fonctionnels qui arrivent à offrir le paquet minimum de soins. Et la quasi-totalité de ces centres sont situés dans la zone du Gourma, où il y a une forte concentration des populations ».  « En raison de la crise actuelle, l’insécurité a entrainé une mobilité réduite de nos équipes médicales au niveau de ces aires de santé. Et cela complique, aujourd’hui, l’accès des populations aux soins de santé. Mais on fait de notre mieux pour continuer à offrir des soins aux populations en dépit des contraintes sécuritaires », explique le médecin.  Parmi les pathologies fréquentes dans la zone, il y a le paludisme, surtout en période hivernale et pendant la décrue. « Il y a, également, la malnutrition. Aujourd’hui, il y a beaucoup d’enfants malnutris qui sont hospitalisés à la pédiatrie de l’hôpital. Cette situation est due au contexte sécuritaire qui empêche les paysans de cultiver suffisamment. À cela s’ajoute le faible pouvoir d’achat des populations. Les gens ici sont très pauvres », poursuit le praticien. « Aujourd’hui nous avons des craintes face à l’augmentation des cas d’enfants malnutris que nous recevons à la pédiatrie. Actuellement, en moyenne, les équipes des soins intensifs reçoivent, chaque mois, quinze enfants en situation de malnutrition aiguë sévère souffrant de complications », révèle Dr Cissé.  Il dit craindre que ce taux reste élevé dans les prochains mois compte tenu de la mauvaise récolte de cette année, de l’insécurité qui complique l’accès des populations aux services santé, de la flambée de prix des denrées de première nécessité et de la rareté de certains produits nutritionnels sur les marchés locaux.  La présence de MSF, à côté des agents de santé de l’Etat, donne un signe d’espoir et contribue à faciliter l’accès des populations aux soins. MSF est une organisation humanitaire médicale internationale qui apporte ses secours aux populations touchées par des conflits, des épidémies, des pandémies, des catastrophes naturelles ou encore l’exclusion des soins.  Au Mali, MSF gère actuellement des projets dans la capitale malienne, Bamako, à Ansongo, dans les Régions de Kidal, Gao, (Nord), Mopti (Centre), dans les localités de Ténénkou, Douentza et Koro), Ségou (Niono, au Centre du pays) et Sikasso (Koutiala, dans le Sud).   OS/MS (AMAP)

FAAPA : Le Réseau des journalistes sportifs des agences de presse africaines porté sur les fonts baptismaux

Ladji DIABY Envoyé spécial  Rabat, 01 juin (AMAP) – Le Réseau des journalistes sportifs des agences de presse africaines (RJS-FAAPA) a été créé, jeudi 26 mai, à Rabat au terme du séminaire sur la «Maitrise des techniques pour la bonne pratique du journalisme sportif», organisé du 23 au 27 mai dans la capitale  marocaine, par la Fédération atlantique des agences de presse africaines (FAAPA). Le réseau, s’ajoute à d’autres plateformes professionnelles affiliées à la FAAPA, notamment le Forum des directeurs de l’information, le Réseau des IT managers et le réseau des femmes leaders. Le RJS-FAAPA a pour objectifs de promouvoir l’échange d’expériences et de données ainsi que le partage des compétences entre ses membres dans tous les domaines d’intérêt commun, notamment dans le domaine du journalisme sportif.  Il vise, également, l’organisation de séminaires et symposiums thématiques sous la direction de la FAAPA, et en partenariat avec des organismes et institutions à l’échelle africaine et internationale. Le séminaire de formation a regroupé des journalistes et responsables des services sportifs, issus d’une vingtaine de pays africains et s’est déroule au Centre africain de formation des journalistes (CAFJ) dans les locaux de l’Agence marocaine de presse (MAP). LMD/MD (AMAP)

Développement rural : Stratégies pour une agriculture performante 

Par Makan SISSOKO Les acteurs du secteur sont en conclave pour faire l’état des lieux du secteur agricole. A l’issue des échanges et des réflexions, leurs recommandations devront ouvrir la voie à l’amélioration des résultats  Bamako, 31 mai (AMAP) En 2019, le Mali, le Rwanda, le Maroc et le Ghana étaient en bonne voie pour respecter les engagements de Malabo pris en juin 2014 en faveur de l’agriculture en Afrique d’ici 2025, selon le deuxième rapport d’examen biennal sur la mise en œuvre de la Déclaration de Malabo qui a été présenté lors du Sommet de l’Union africaine (UA) tenu en février 2020. Un résultat que les autorités maliennes entendent consolider. Pour ce faire, administrations, acteurs du monde rural, partenaires techniques et financiers du Développement rural sont en conclave pour faire la photographie, le diagnostic du secteur afin de formuler des propositions et recommandations pertinentes en vue d’améliorer les performances pour les prochaines années. A cet effet, la 12è Revue sectorielle conjointe du secteur du Développement rural se tient, depuis lundi, au Conseil national du patronat du Mali (CNPM). Le ministre du Développement rural, Modibo Keïta, a présidé l’ouverture des travaux en présence du ministre délégué, chargé de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba. Il y est question de mener des échanges et des réflexions stratégiques sur l’état de santé du secteur du Développement rural. Ainsi, durant deux jours, les participants partageront des informations relatives aux performances du secteur agricole et échangeront sur les réformes à engager sur les plans institutionnel et technique en lien avec les Stratégies et Politiques en vigueur en la matière. Il s’agit, notamment, du Schéma directeur de développement rural (SDDR), la Stratégie nationale de développement de la riziculture (SNDR), la Stratégie nationale de développement de l’irrigation (SNDI), la Politique nationale de la sécurité alimentaire et nutritionnelle (PolSAN), les Stratégies portant sur l’eau agricole, la protection des végétaux, la Politique de protection et de surveillance des végétaux et des animaux. Ces politiques et stratégies participatives et inclusives ont pour objectif l’amélioration de la gestion de l’agriculture malienne. «Le système de gouvernance du secteur consacre le partenariat État, collectivités territoriales, professions agricoles, secteur privé et société civile dans la définition, la mise en œuvre et le suivi des Politiques et Stratégies de développement agricole», a rappelé le ministre Modibo Keïta. « En application de ce principe de gouvernance, a-t-il précisé, le Programme national d’investissement dans le secteur agricole (PNISA) a été décliné en programmes régionaux d’investissement dans le secteur agricole avec la participation effective de tous les acteurs ». Selon lui, il en est de même du Plan de campagne agricole harmonisé et consolidé. Approuvé par le Conseil supérieur de l’agriculture (CSA) le 12 avril, ce Plan recommande l’élaboration de la Loi de programmation des investissements dans le secteur agricole.  Relevant des avancées dans l’application des politiques/stratégies, le ministre en charge du Développement rural a instruit les structures relevant de son département de concevoir et exécuter des activités permettant de consolider les acquis. Il s’agit, entre autres, selon Modibo Keïta, de la déclinaison du PNISA dans toutes les régions et du District de Bamako, sa connexion avec l’approche Plan communal d’adaptation aux changements climatiques (PCA), la poursuite du suivi de l’application des engagements de Malabo. S’y ajoutent la production d’excédents céréaliers malgré l’insécurité dans certaines zones de production, la couverture vaccinale du cheptel qui dépasse les 70%. Le président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (APCAM), Sanoussi Bouya Sylla, a attiré l’attention sur la sécurisation des zones de production, la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations agricoles et la disponibilité des intrants pour garantir une production alimentaire suffisante pour le pays. M. Sylla a, également, insisté sur les défis relatifs à la protection de l’environnement, la géolocalisation des exploitations agricoles en vue de faciliter la traçabilité des intrants et équipements octroyés aux producteurs par voie de subvention. MS/MD (AMAP)

Le 5è Recensement général de la population et de l’habitat au Mali commence le 4 juin 

Bamako, 31 mai (AMAP) Le Mali prépare le 5è Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH5), dont la phase opératoire commence le 4 juin 2022 pour une durée d’un mois.  L’objectif général du RGPH5, qui intervient après les quatre effectués en 1976, 1987, 1998 et 2009, est de contribuer à l’amélioration de la connaissance de la situation démographique, sociale et économique du pays et de sa dynamique en vue d’une meilleure prise en compte des variables démographiques dans les programmes et stratégies de développement, en fournissant des données socio-démographiques pertinentes, fiables et à jour. Pour la réussite de cette opération, l’Institut national de la statistique (Instat), à travers son Bureau central de recensement (BCR), en collaboration avec la Fondation centre malien pour le dialogue Inter-partis et la démocratie (CMDID), organise une journée d’information et de sensibilisation à l’endroit des partis politiques et des organisations de la société civile sur le RGPH5, les 30 et 31 mai. Le thème retenu est :«Aidez-nous à vous recenser pour mieux évaluer vos besoins».  Le premier jour de la rencontre a été consacré lundi aux partis politiques. Il visait à informer et sensibiliser ces entités sur les enjeux du RGPH5 afin de susciter leur adhésion et avoir leur accompagnement dans la réalisation du dénombrement général.  L’opération bénéficie du soutien technique du Fonds des Nations-unies pour la population (FNUAP), à travers l’appui financier des Pays-Bas au RGPH5.   La cérémonie d’ouverture était présidée par le directeur général de l’Instat, Dr Arouna Sougané, en présence de la directrice exécutive du CMDID, Mme Mariam Dicko, du représentant du FNUAP au Mali, Yves Sassenrath. La directrice exécutive du CMDIDa rappelé que le RGPH5 est une opération scientifique exhaustive, d’envergure nationale, qui va se dérouler sur l’ensemble du territoire dans un contexte particulier de crise et défis. Mme Mariam Dicko a souligné que la réussite du processus passera par la consolidation de l’expérience malienne en matière de mobilisation des populations à la base par les acteurs politiques.   Dans son intervention, le directeur général de l’Instat a mis l’accent sur les innovations apportées à ce 5è recensement. Selon lui, contrairement aux quatre précédents, le RGPH5 sera numérique. «Cela veut dire que nous allons utiliser des tablettes et que les données vont remonter directement à l’issue de la journée de travail », a-t-il expliqué.  Ceci a pour avantage de réduire les délais de traitement des données, d’une part mais, aussi, de vérifier en temps réel la qualité des données et de pouvoir apporter les corrections avant la fin des travaux.  Selon le Dr Sougané, une autre innovation majeure concerne la mise à la disposition de la population d’un numéro vert qui va permettre aux uns et aux autres de mieux suivre l’évolution du travail des recenseurs sur le terrain et de pouvoir informer l’Institut, à tout moment, d’éventuels incidents ou problèmes liés aux agents.         Le représentant FNUAP a invité les partis politiques qui concourent aux suffrages des populations pour gérer les affaires publiques à s’impliquer pour une participation massive à cette opération dont la réussite impactera la prise des décisions, notamment dans le domaine des politiques publiques. La présentation des premiers résultats de la cartographie à travers une projection power point a été un moment important de la journée. AT/MD (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du  vendredi 27 mai 2022

Le conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 27 mai 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du colonel Assimi Goïta, président de la Transition, chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le conseil a : – adopté un projet de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES  1. Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de prêt signé à Koweït City, le 31 mars 2022, entre le Gouvernement de la République du Mali et le Fonds koweitien pour le développement économique arabe, relatif au Projet routier Sévaré-Gao (Section Boré-Douentza). Par cet Accord, le Fonds accorde au gouvernement de la République du Mali, un prêt d’un montant de 10 millions de dinars koweitiens, soit 19 milliards 843 millions 576 mille 170 francs CFA environ. Le Projet, objet du présent financement, vise à favoriser le développement économique et social des régions du centre et du nord par la réduction des coûts de transport, la promotion des échanges commerciaux, l’amélioration de la circulation des marchandises et de la sécurité routière. Il s’inscrit dans le cadre des efforts du Gouvernement qui consistent à promouvoir l’essor économique du pays et la réduction de la pauvreté. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DECENTRALISATION – Directeur des Ressources Humaines du Secteur de l’Administration Générale : Monsieur Wourouma BOCOUM, Administrateur du Travail et de la Sécurité sociale. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE : – Ministre Conseiller à l’Ambassade du Mali à Paris : Monsieur Bakary DEMBELE, Administrateur civil ; – Ministre Conseiller à l’Ambassade du Mali à Bruxelles (Royaume de Belgique) : Monsieur Alassane DIALLO, Conseiller des Affaires Etrangères. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE : – Directeur du Centre national des Examens et Concours de l’Education : Monsieur Mahamadou KEITA, Professeur de l’Enseignement Secondaire ; – Directeur national de l’Enseignement Fondamental : Monsieur Issoufi Arbert Bédari TOURE, Professeur de l’Enseignement Secondaire. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DU DEVELOPPEMENT SOCIAL : Inspecteur des Affaires sociales : Monsieur Hassane OMBOTIMBE, Administrateur civil ; Directeur Général de l’Agence Nationale d’Evaluation et d’Accréditation des Etablissements de Santé : Monsieur Sékouli Fadjadji TOURE, Administrateur Civil. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Sur le rapport du ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, Chargé de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation nationale, le Conseil des Ministres a pris acte d’une communication relative au Document de Stratégie nationale de la Réconciliation et de la Cohésion sociale et son Plan d’actions 2022-2026. Le présent document de stratégie s’inscrit dans la vision des plus hautes Autorités dans le cadre de la réconciliation. Il a pour objectif principal de « parvenir à la réconciliation nationale, à la cohésion sociale et au vivre ensemble pour une paix durable ». Il vise également à mettre en place un cadre inclusif de concertation et de coordination intersectorielle pour la mise en œuvre des actions du Gouvernement et de ses partenaires pour le renforcement et la promotion de la réconciliation, de la paix et de la cohésion nationale au Mali. Le document s’articule autour de six axes stratégiques qui sont : Axe stratégique 1 : Vulgarisation de l’Accord pour la paix et coordination de sa mise en œuvre ; Axe stratégique 2 : Promotion de la culture de la paix et des Droits de l’Homme Axe stratégique 3 : Renforcement des mécanismes et méthodes de prévention et de gestion des conflits ; Axe stratégique 4 : Promotion de projets intégrateurs ; Axe stratégique 5 : Renforcement des capacités des acteurs de la réconciliation ; Axe stratégique 6 : Renforcement des capacités de pilotage et de suivi au processus de mise en œuvre. La mise en œuvre du plan d’action permettra de bâtir une nation forte, unie et fraternelle, réconciliée dans sa diversité, en privilégiant le dialogue, le pardon, le vivre-ensemble d’ici à 2031. 2. Sur le rapport du ministre de l’Économie et des Finances, le Conseil des Ministres a pris acte d’une communication relative à la Stratégie nationale d’Inclusion financière du Mali et son Plan d’actions 2022-2026. Les Autorités de l’Union économique et monétaire ouest africaine ont érigé au rang de priorité, la promotion de l’Inclusion financière des populations des États membres en adoptant une Stratégie Régionale d’Inclusion Financière. Cette Stratégie vise, entre autres, à assurer l’accès permanent des populations à une «gamme diversifiée de produits et de services financiers adaptés, à coûts abordables et utilisés de manière effective, efficace et efficiente». Dans le cadre de sa mise en œuvre, il a été recommandé à chaque État membre d’élaborer une Stratégie Nationale d’Inclusion Financière (SNIF) en vue d’adapter celle de la sous-région aux spécificités nationales. La présente Stratégie a été élaborée en cohérence avec le Cadre Stratégique pour la Relance Économique et le Développement Durable (CREDD 2019-2023). Sa mise en œuvre permettra de fédérer l’ensemble des initiatives déjà engagées au niveau national et sous régional et de proposer des axes de développement impliquant l’ensemble des acteurs financiers, afin de faciliter l’accès au financement du plus grand nombre. 3. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le conseil des ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une diminution du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le président de la Transition, chef de l’État a cependant appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie.