La CEDEAO demande à son médiateur de poursuivre ses efforts au Mali
Bamako, 05 juin (AMAP) Le sommet extraordinaire de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à Accra, au Ghana, le 4 juin 2022, a décidé « de demander au Médiateur au Mali de poursuivre ses efforts et de finaliser les discussions avec les Autorités de Transition. » Cette session extraordinaire a été convoquée pour examiner les récents développements politiques au Mali, en Guinée et au Burkina Faso, depuis le dernier Sommet extraordinaire tenu le 25 mars 2022 à Accra. Dans son communiqué final, le Sommet, sous la présidence du chef de l’Etat du Ghana et président en exercice de la CEDEAO, Nana Addo Dankwa Akufo-Addo, a, par conséquence, maintenu « les sanctions prononcées le 9 janvier 2022 » contre le Mali. Les chefs d’Etat et de gouvernement ont demandé de « poursuivre le dialogue en vue de parvenir à un accord pour assurer une levée progressive des sanctions au fur et à mesure que les critères de la transition seront atteints ». Le Sommet a aussi appelé « les partenaires à accroître leur soutien humanitaire au Mali » Et a salué les efforts déployés par le Médiateur de la CEDEAO en vue de parvenir à un calendrier acceptable pour assurer un retour rapide à l’ordre constitutionnel, conformément aux protocoles et décisions de la CEDEAO et de l’Union africaine (UA). Les chef d’Etat ouest africains ont décidé d’examiner la situation au Mali, lors de leur prochain Sommet ordinaire du 3 juillet 2022. La CEDEAO, qui réitère sa préoccupation quant à la durée de la période de transition fixée à 36 mois par les autorités burkinabé comme indiqué dans son communiqué du 25 mars 2022, « exige la finalisation d’un calendrier de transition acceptable. » Sur le plan sécuritaire, l’organisation ouest-africaine indique avoir pris acte « des efforts déployés {par Ouagadougou), malgré ses nombreux défis, pour récupérer certaines localités, entraînant ainsi le retour d’une partie des Personnes déplacées internes (IDP) et la réouverture de certaines écoles » A cet égard, le sommet « encourage les Autorités de transition (du Burkina Faso) à maintenir la dynamique en vue de renforcer davantage la sécurité dans le pays ». Concernant la Guinee, le Sommet de la CEDEAO Sur la Guinée a exprimé ses inquiétudes quant à « la durée de la période de transition de 36 mois annoncée par les autorités de transition ». Conséquence, l’organisation sous régionale « exige la finalisation d’un calendrier de transition acceptable. » Elle fait part de sa « vive préoccupation face à la dégradation de la situation socio-politique notamment en raison de l’absence d’un cadre de dialogue approprié entre le gouvernement et les acteurs politiques et les acteurs de la société civile. » La CEDEAO « prie instamment le gouvernement (de Conakry) d’établir un cadre approprié pour dialogue avec les acteurs politiques et de la société civile afin de faciliter tensions socio-politiques et assurer une transition pacifique. » En Guinée comme au Burkina Faso, la CEDEAO a décidé de réanimer la situation lors de son prochain sommet ordinaire, le 3 juillet 2022 MD (AMAP)
Journées culturelles «Tombouctou, terre de rencontres»: C’est du 10 au 12 Juin prochain à Bamako
Bamako, 03 juin (AMAP) Les journées culturelles « Tombouctou, terre de rencontres », se tiendront du 10 au 12 juin prochain, au Palais de la culture de Bamako, ont annoncé, mercredi dernier, les responsables de l’Association pour le développement du Cercle de Tombouctou (ARDCT). A la sortie d’une audience avec le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, le porte-parole de l’ARDCT, l’ambassadeur Mahmoud Mohamed Arby, a indiqué que ces journées visent à promouvoir le tourisme interne en faisant découvrir au grand public la richesse culturelle de la localité afin de l’inciter à s’y rendre. L’objectif général de cette manifestation est de promouvoir la culture de la paix et la tolérance au Mali, à travers le partage et la diffusion des valeurs positives métissées de la culture de la Cité des 333 Saints. Cette rencontre sera, également, une occasion de perpétuer la renommée de cette ville légendaire du Mali qui, au 15è siècle déjà, était un centre culturel et religieux ainsi qu’un véritable poumon du commerce transsaharien. Les membres de l’ARDCT ont réaffirmé leur soutien à la Transition. Le Premier ministre les a invités à soutenir le gouvernement, notamment par rapport à la situation sécuritaire, aux réformes et à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. BD/MD (AMAP)
Nouvelle cimenterie Atlas : Le président Assimi Goita donne le coup d’envoi des travaux
Bamako, 03 juin (AMAP) Bâtie sur une superficie de 14 ha, avec une production annuelle de 800.000 tonnes par an, la cimenterie de Dio Gare emploiera, au moins, 100 personnes directement et 150 indirectement dès le lancement. Avec l’objectif de parvenir à plus de 1.000 emplois sur les dix prochaines années, cette nouvelle usine de ciment située à Dio Gare, dénommée Cimenterie Atlas, est l’œuvre de la société S&S industrie dirigée par deux jeunes Maliens, Papa Oumar Samaké et Amadou Sow. C’est une société de droit malien créée en 2021 avec un capital initial d’un million de Fcfa porté à 100 millions de Fcfa, en novembre dernier. L’objectif est de doter le Mali d’une nouvelle cimenterie de dernière génération dans le cadre d’un partenariat cent pour cent malien. Le montant total de la réalisation de la future usine de ciment est estimé à plus de 50 milliards de nos francs. L’infrastructure doit être opérationnelle dans trois ans. Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a procédé, dans une ambiance de fête, à la pose de la première pierre de l’usine, jeudi, sur le site, à Dio Gare. La cérémonie a réuni le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, des membres du gouvernement, le président du Conseil national de Transition (CNT), le colonel Malick Diaw, et les autorités coutumières, administratives et politiques de la localité. Après la pose de la première pierre, le chef de l’État, dans une interview à la presse, a indiqué que ce projet « cadre avec la vision du gouvernement qui consiste à soutenir toutes les initiatives nationales et, surtout, celles portées par la jeunesse pour le développement de notre pays ». Une condition sine qua non de notre indépendance économique. «Je suis sûr et convaincu que la réalisation de cette usine permettra de créer des emplois et combler le déficit du ciment sur le marché national et, aussi, de booster le secteur économique», a déclaré le colonel Goïta. Le président de la Transition a lancé un vibrant appel à tous les Maliens de l’intérieur comme de la diaspora à venir investir au Mali. Il a assuré que les autorités de la Transition les accompagneront dans le strict respect des intérêts du peuple malien. RÉDUIRE LES IMPORTATIONS – Selon le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, la présence du colonel Assimi Goïta à cette cérémonie témoigne de tout l’intérêt particulier qu’il porte au développement industriel de notre pays en général, et singulièrement à la promotion de l’entreprenariat de la jeunesse malienne. M. Ould Mohamed a aussi remercié les promoteurs pour avoir choisi de faire un tel investissement dans notre pays. Pour le ministre de l’Industrie et du Commerce, la pose de la première pierre de cette usine témoigne de la volonté des autorités à mettre en œuvre la politique de développement industriel. «Un des objectifs de cette politique est, justement, la création d’unités de transformation de nos minerais et en particulier la transformation du calcaire du Mali », a-t-il précisé. Mahmoud Ould Mohamed a, par ailleurs, salué la vision qui a animé les promoteurs, Papa Oumar Samaké et Amadou Sow, tous jeunes opérateurs maliens évoluant dans le monde des affaires, pour la création de cette usine de ciment de type CEM32,5. «Cette nouvelle unité industrielle contribuera à l’accroissement de la production du ciment et réduira considérablement le niveau de dépendance du pays aux importations créant ainsi plus de valeur ajoutée. Elle va, aussi, réduire la fuite des capitaux», a indiqué le ministre, précisant que la société S&S industrie a bénéficié de l’accompagnement de l’Etat à travers l’octroi d’un agrément suivant le Code des investissements. De son côté, le Président directeur général (PDG) de la cimenterie Atlas, Papa Oumar Samaké, a précisé que l’un des objectifs de la réalisation de cette usine est de réduire considérablement l’importation de ciment au Mali et, surtout, de contribuer au développement socio-économique du Mali, tout en mettant en valeur le savoir-faire malien. Après avoir remercié le chef de l’État pour son déplacement, il a dit que ce projet répond, en quelque sorte, à son appel lancé à la jeunesse malienne pour relever le défi. OD/MD (AMAP)
Niani Sangha : Les retrouvailles des frères Keita
Bamako, 03 juin (AMAP) Avec environ 6.000 habitants, essentiellement constitués de Keïta, Koursalé est un gros village manding, à 45 km de la capitale malienne, Bamako, dans la Commune rurale du Mandé. Qui parle d’un village du Mandé, parle de l’histoire et de la culture. Koursalé a accueilli du 28 au 29 mai dernier, pour la première fois la rencontre traditionnelle, culturelle, touristique et sociale : «Niani Sangha» de l’espace «Badougou». Les habitants des villages voisins, notamment Manicoura, Kéniéroba, Naréna et ceux de trois villages malinké de la Guinée Conakry (Niani, Niagassolo, Badougou-Balandougou) ont répondu présents à ce rendez-vous mémorable voire historique puisque l’événement était organisé pour la première fois, en terre malienne. Organisée tous les neuf ans, cette activité favorise la consolidation des relations entre frères de la lignée de l’empereur du Mandé, Soundjata Keïta, le partage d’expériences et de doléances, ainsi que la quête d’identité culturelle. «Niani Sangha», ce sont, aussi, des retrouvailles et une consolidation de l’héritage et des traditions légués par Soundjata Keïta. La rencontre rituelle a été agrémentée par des animations folkloriques, des tirs de fusil, des démonstrations de magie des chasseurs maliens et guinéens. Le représentant du chef de village de Koursalé, Yacouba Keïta, s’est réjoui de l’organisation de cette fête dans son village et félicité les populations d’avoir donné un éclat particulier à la cérémonie. Le président de l’Association des ressortissants de Badougou résidant à Bamako, El Hadj Siriman Keïta, a invité les peuples de l’espace Badougou à se donner la main pour célébrer la concorde, la paix, l’union et, surtout, à travailler ensemble. Le président de l’Autorité intérimaire da la Commune rurale du Mandé, Nouhoum Kélèpily, a jugé que cette rencontre est un espace de paix et de cohésion sociale. Il a remercié les présidents de la Transition en Guinée, le colonel Mamady Doumbouya, et au Mali, le colonel Assimi Goïta, pour leur collaboration. «J’invite le peuple malien à une prise de conscience collective et à l’union sacrée autour de la République», a-t-il exhorté. Pour sa part, le sous-préfet de Kalaban-coro, Daha Keïta, a soutenu que les peuples de l’espace Badougou ont surtout faim et soif de leurs culture, us et coutumes. Il a invité tous à s’accorder sur l’essentiel. «Avec Niani Sangha, nous avons montré au monde que nous sommes soudés et pouvons nous comprendre», a déclaré l’administrateur civil, avant d’inciter la nouvelle génération à s’approprier les valeurs, traditions et l’identité mandingues. La rencontre a pris fin par une réunion de famille dans le grand vestibule de Koursalé. SYW/MD (AMAP)
Réseaux sociaux : La folie Tik Tok
Jessica Khadidia DEMBÉLÉ Bamako, 03 juin (AMAP) Musical.ly avant son rachat en 2017 par la compagnie chinoise ByteDance, TikTok s’est imposée comme un incontournable du divertissement numérique chez les jeunes. C’est une plateforme facile d’utilisation, sur laquelle les gens font des vidéos créatives et divertissantes, assez courtes (15 secondes à 3 minutes). Les utilisateurs dansent, font des playbacks sur des audio, imitent des scènes de films, réalisent des challenges, suivent des tendances qui sont virales et qui sont, plus spécifiquement, appelées dans le jargon de l’appli, des Trend. Il est très facile de percer sur la plateforme, on peut rapidement passer de quelques milliers de vues à des millions en une seule vidéo qui vous fera propulser au-devant de la scène. On peut, également, gagner de l’argent grâce à TikTok après avoir obtenu 10.000 abonnés et 100.000 vues sur ses dernières vidéos. Tout le monde peut bénéficier de ces facteurs sur la plateforme, à condition d’avoir plus de 13 ans. C’est l’âge requis pour s’inscrire sur l’application. Cependant, avec tout ce que cette enquête nous fera découvrir, est-ce que cette limite d’âge est-elle efficace ? Cette restriction est-elle même respectée ? NARCISSISME À OUTRANCE – L’une des choses les plus marquantes sur TikTok est la mise en valeur de l’aspect physique. Ce qui n’est, en aucun cas, une mauvaise chose sauf si c’est pour exposer aux yeux du monde entier le narcissisme à outrance. Tout est fait pour être beau et donne envie a l’audience. Le corps sur TikTok est devenu le ou l’un des moyens favoris des utilisateurs pour gagner le plus rapidement en visibilité, c’est même la marque de fabrique de certains comptes de ‘tiktokeurs’ très célèbres. Pour certaines ‘tiktokeuses’, il s’agit d’exposer certains attributs du corps avec des tenues suggestives, des challenges qui montrent leurs apparences au plus bas pour revenir, la seconde d’après, à un aspect qui frôle le perfectionnisme. Pour cela, hommes comme femmes utilisent des tenues de détente, s’ébouriffent les cheveux, puis la seconde d’après, dans la même vidéo, on les retrouve avec des tenues élégantes ou sexy, torse nu pour les hommes, bien habillés et coiffés. Ce genre de vidéo est généralement très regardée par les ‘tiktokeurs’ et les commentaires qui en résultent sont pour glorifier le physique de l’auteur de la vidéo. On ne retrouve pas de «super vidéo, continue ainsi» mais des «tu es trop belle» ou «tu es trop beau». Que des commentaires sur le physique et pas que des élégants parfois. Pour le Docteur en sociologie et professeur d’université à la Faculté des sciences humaines et des sciences de l’éducation, Bréhima Elie Dicko, TikTok est devenu un phénomène de mode et donc il y a une course au voyeurisme. Le mot influenceur, pour désigner les personnalités des réseaux sociaux, surtout ceux qui ont des milliers voire des millions d’abonnés, est un terme bien choisi car c’est en cela leur grande contribution. Se retrouver avec ce genre de vidéos de façon permanente sur la plateforme est très probable, surtout qu’il suffit juste de quelques secondes de visionnage d’une vidéo pour subir une déferlante du même genre de contenu indéfiniment. L’algorithme fonctionne de la sorte. Si TikTok interdit l’accès au moins de 13 ans, il n’y a aucun moyen pour vérifier cela puisqu’il existe plusieurs manières de contourner cette règle. Si Astou Madani Dabo, jeune étudiante âgée de 23 ans et utilisatrice de TikTok, se sent complexée devant un tel étalage de «corps parfait», imaginez ce qu’éprouve un mineur qui rentre à peine dans l’adolescence. En effet, les enfants sont facilement exposés à tout ce qui se rapporte au physique, surtout chez les jeunes filles qui développent rapidement une obsession pour leurs corps. Astou n’est sûrement pas la seule fille majeure qui se retrouve dans cette situation. Elle déclare qu’elle veut devenir ‘tiktokeuse’ depuis des années mais malheureusement ne trouve pas son corps «assez sexy » pour correspondre au standard de beauté sur l’application. «Sur TikTok, les filles ne mettent en avant que leurs corps et si je ne fais pas ça, sauf reproduire seulement d’autres vidéos, je n’aurai pas assez de vues», se désole la jeune femme. Une influence dangereuse qui a un impact sur la psychologie des plus jeunes, les poussant vers un chemin court : celui de la chirurgie esthétique, considérée comme le moyen le plus rapide de se débarrasser de ses complexes. Elle est très en vogue aux États-Unis. Étant très addictive aussi, Astou pousse cette couche de la société à s’éloigner de plus en plus de leurs études. Malgré des centaines de comptes dédiés à la formation scolaire, le professeur Comlanvi Innocent Amouzou, enseignant au collège Yeleen de Bamako, affirme que l’application participe plutôt à la régression du niveau d’études de la plupart des élèves. « Bien sûr que la plateforme est un outil d’apprentissage pour les enfants d’une part mais la plupart des élèves ne vont pas sur TikTok pour suivre ces formations scolaire », déplore-t-il. HYPERSEXUALISATION – «Quand j’ai installé l’application TikTok, c’était la tendance des danses de Twerk. Ma fille prenait mon téléphone en mon absence pour aller sur l’appli alors que ce genre de vidéos étaient fréquentes», témoigne Anta Cissé, mère de deux enfants. Le WAP challenge ou la dance consiste à enchainer différentes positions sexuelles en dansant ; le Buss It challenge qui consiste à porter une tenue lambda et danser timidement sur la musique Hot in here du chanteur américain Nelly. Soudain la caméra descend rapidement et on retrouve la même personne avec cette fois-ci une tenue beaucoup plus sexy s’adonnant à une séance de Twerk sur la chanson Buss It de la chanteuse américaine Erica Banks. Ce sont les vidéos qui étaient les plus populaires et les plus recommandées. Les Hashtags Wap challenge et le Buss It challenge en comptent chacun plus de 4 milliards sur l’application TikTok. Et ils ne sont pas les seules catégories de danse sexy facilement trouvables et recommandées sur la plateforme. Vous, vous retrouvez facilement avec des contenus hypersexualisés, voire pornographiques. «Elle n’est pas juste normalisée ou banalisée, elle
Kita : Dons de vivres aux déplacés, personnes âgées et handicapés physiques
Kita, 3 juin (AMAP) Dans le cadre de la mise en œuvre des activités humanitaires du ministère délégué auprès du ministre de la Santé et du Développement social, le ministre Oumarou Diarra en compagnie d’une forte délégation a effectué une mission d’une journée dans la régionale Kita pour faire une donation de 5 tonnes de vivre aux déplacés, personnes âgées et handicapés physiques, a constaté l’AMAP. La remise symbolique s’est déroulée lundi dans la nouvelle direction régionale du développement sociale et de l’économie solidaire de Kita en présence de la directrice dudit service, Mme Touré Kadidia Oulogueme. Bien avant, le ministre et sa délégation avaient effectué une visite de courtoisie aux autorités traditionnelles pour expliquer le but de leur mission et demander l’accompagnement de la population. En retour, les sages ont manifesté leurs accompagnement et soutien aux autorités de Transition. Il faut noter que les différents chefs ont reçu une enveloppe symbolique conformément au respect de la tradition. La mission va se poursuivre aujourd’hui sur Kayes. AS/KM (AMAP)
Mondial féminin de basket 2022 : Le Mali remplace le Nigéria qui s’est retiré du tournoi
Bamako, 02 juin (AMAP) – Les Aigles Dames participeront au Mondial de basket 2022 prévu en septembre prochain en Australie, après le retrait du Nigeria, a confirmé, ce jeudi, la Fédération internationale de basketball (FIBA) dans un communiqué. Le Mali que la FIBA a invité à participer à la Coupe du monde Féminine FIBA 2022, va remplacer le Nigéria, qualifié pour la compétition, mais dont le président a décidé de retirer la Fédération nationale de basketball (NBBF) de toutes les compétitions internationales et des autres activités liées au basketball pour les deux prochaines années. La FIBA a indiqué avoir pris cette décision, au vu « des nombreuses échéances strictes ne pouvant pas être repoussées afin d’assurer le succès de l’événement international majeur et afin de protéger l’intégrité de la compétition ». Lors du tournoi de qualification, le Mali s’était incliné 73 à 69 contre le Nigeria à Belgrade. Et s’était classée 4è du Groupe B du Tournoi de qualification. Les Aigles Dames, désormais repêchées, évolueront dans le groupe de la France, de la Serbie, du Japon, du Canada et de l’Australie, pour le Mondial 2022. MT/MD (AMAP
Année scolaire 2021-2022: Le calendrier des examens
Bamako, 02 juin (AMAP) Les dates des examens des enseignements fondamental, normal, secondaire général, technique et professionnel, au titre de l’année scolaire 2021-2022 ont été publiées, mercredi, par le ministère de l’Education nationale. Le calendrier est fixé comme suit : les épreuves écrites de l’examen du Certificat d’aptitude professionnelle (CAP) auront lieu du 20 au 23 juin 2022. Les épreuves anticipées de l’Education physique et sportive (EPS) du Diplôme d’études fondamentales (DEF) démarreront à compter du 6 juin 2022. Les épreuves écrites du Diplôme d’études fondamentales (DEF) se tiendront du 27 au 29 juin 2022. Le Brevet de techniciens (BT) aura lieu du 4 au 7 juillet 2022. Les épreuves anticipées du Baccalauréat technique et professionnel (Bac) se tiendront du 14 au 15 juillet 2022. Les épreuves écrites du Bac. proprement dit auront lieu du 18 au 21 juillet 2022. L’EPS des Instituts de formation des maîtres (IFM) se déroulera du 4 au 9 juillet 2022. Les épreuves orales et pratiques des IFM auront lieu du 12 au 16 juillet 2022. Le BT santé se tiendra du 25 au 29 juillet 2022. Quant au Brevet de technicien (BT) agro-pastoral, il se déroulera du 1er au 5 août 2022. SYW/MD (AMAP)
La cachexie décime le bétail à Gao (Nord)
Par Abdourhamane TOURE Gao, 02 juin (AMAP) Le mois d’avril est considéré comme le début de la période de soudure pastorale au Mali. Cette période est particulièrement éprouvante pour le bétail du fait de la rareté des pâturages, laquelle est consécutive à la pression exercée sur les ressources pastorales en raison du nombre de plus en plus croissant des troupeaux et de la transhumance interne et externe. Cette période est vécue avec beaucoup d’angoisse pour les propriétaires de troupeaux. Dans la Région de Gao (Nord) cette année, la situation est particulièrement critique. A la situation d’insécurité presque permanente due à la présence de groupes armés ennemis, s’ajoute, actuellement, une calamité due à la mortalité des animaux. Cette année est considérée comme exceptionnelle à cause de l’apparition d’une maladie qui est en train de décimer, à petit feu, le cheptel local. Les cadavres d’animaux morts à la suite de cette maladie sont visibles un peu partout. La raison? Une insuffisance de pâturages qui a entrainé une «sous-alimentation» du bétail qui se nourrit exclusivement de fourrages. A cause de cette situation alimentaire désastreuse du bétail, les animaux souffrent de la maladie de cachexie. Selon les spécialistes de la médecine vétérinaire, la cachexie résulte d’un grave affaiblissement de l’organisme avec notamment une perte de poids et une atrophie musculaire liées à une dénutrition très importante. Le directeur régional des productions et industries animales (DRPIA) de la Région de Gao, Aboubacar Habba Maïga, explique que les mouvements des troupeaux sont perturbés par les attaques et enlèvements de bétail par les groupes armés. Ce qui limite les déplacements des animaux dans toutes les zones pastorales. En cette période de soudure, les principales sources d’abreuvement du bétail sont les puits, les mares permanentes et le fleuve Niger. Actuellement, les animaux sont concentrés dans le Gourma et le long de la Vallée, notamment dans les Communes de Gounzourèye, N’Tillit, Gabéro et Ouatagouna. On observe, également, des départs forcés de troupeaux de Tessit vers Anchawadj sous la pression des groupes armés. Le directeur régional exhorte les autorités et les partenaires à apporter une assistance alimentaire et de l’aliment à bétail aux pasteurs et aux agro-pasteurs les plus vulnérables dans toutes les zones en déficit en pâturages. D’ores et déjà, le président de l’Association des réseaux des médiateurs pour la prévention et la gestion des conflits pastoraux, Mahamadou Sidibé, a salué l’appui technique et financier de l’organisation néerlandaise de développement (SNV). Cette dernière a fourni l’aliment bétail, les intrants vétérinaires. Elle a été sollicitée pour le ramassage des cadavres d’animaux et pour apporter un appui aux pasteurs et aux agro-pasteurs dont les animaux ont été enlevés par les hommes armés. L’ONG appuie aussi l’approvisionnement de la banque d’aliment bétail en produits. Il faut noter que le sac d’aliment bétail de 40 kg coûte actuellement 12.500 Fcfa. Le président de la Chambre régionale d’agriculture de Gao, Nouhou Chaïbou Touré, confirme que les ménages sont menacés par une insécurité alimentaire, car la population vit des revenus générés par le commerce du bétail. Abondant dans le même sens, le maire de la Commune rurale de Gabero et membre des organisations professionnelles des éleveurs de Gao, Abdoulaye Balobo Dicko, a expliqué qu’il faut s’attendre au pire si rien n’est fait. Il ajoute que l’ampleur de la situation ne doit pas être minimisée parce que toute l’économie des régions dans le Nord du Mali est basée sur l’exploitation des produits de l’élevage. L’édile de Gabero recommande, à défaut d’une distribution gratuite d’aliment bétail, la subvention de ce produit pour sauver la vie des milliers de têtes d’animaux et préserver l’économie de leurs propriétaires. Le conseiller aux affaires économiques et financières du gouverneur de la Région de Gao, Alhader Amadou Bella, salue les initiatives de certains partenaires. Il cite en exemple le bureau régional du Programme alimentaire mondial qui a acheté 10 tonnes d’aliment bétail pour les éleveurs de la localité de Tessit. Les populations sont assaillies par les soucis d’insécurité qui pourrissent leur quotidien. Comme si cela ne suffisait pas, c’est la cachexie qui affecte les économies familiales anéantissant tout espoir de résilience des ménages. Des actions d’urgence sont demandées pour alléger la souffrance de ces dernières et du bétail qui est confronté plus que jamais à cette calamité climatique doublée d’insécurité. La détresse des populations à l’évidence est grande et leur regard ne peut être tourné que vers les autorités pour leur trouver une bouée de sauvetage. Surtout que la fête de Tabaski «frappe» à la porte. AT/MD (AMAP)
Kangaba : La gestion des inondations et des catastrophes au menu
Kangaba, 2 juin (AMAP) L’adjoint du préfet de cercle, Moussa Sagara a présidé mardi à Kangaba, la réunion du comité de veille du district sanitaire de Kangaba sur la gestion des inondations et des catastrophes, a constaté l’AMAP. Ont pris part à cette rencontre les chefs des services techniques locaux du Développement Social et de l’Economie Solidaire, de la Santé, de la Promotion de la femme de l’Enfant et de la Famille, la présidente de la CAFO et la coordination des ONG. L’ordre du jour portait sur la redynamisation du comité de veille, l’information et la sensibilisation des membres du comité de veille et l’identification des sites pouvant accueillir les sinistrés en cas d’inondation. En prélude à la saison des pluies de cette année, les directeurs régionaux du Développement Social et de l’Economie Solidaire et de la Protection Civile de la Région de Koulikoro, sur la base des prévisions faites par les structures compétentes en matière de Météorologie, ont jugé nécessaire d’informer les populations de la Région. La présente réunion du comité de veille local de Kangaba organisé par le service local du Développement Social et de l’Economie Solidaire (DSES) s’inscrit dans ce cadre. Le chef de service local du DSES, Moussa Diarra a donné des informations qu’il a reçues de sa hiérarchie. Selon lui, le début de la saison des pluies de cette année sera précoce et la fin sera tardive. Les quantités de pluies attendues présagent des risques élevés d’inondations. Pour prévenir et atténuer les conséquences de ces inondations, le chef de service local du Développement Social a cité quelques efforts individuels et collectifs sollicités auprès de chacun et de tous. Il s’agit entre autres, de dégager les passages des eaux, d’éviter l’occupation des zones inondables par les habitations et les cultures et de curer les caniveaux pour faciliter l’évacuation des eaux de pluies afin d’éviter les maladies. L’adjoint du préfet a remercié les responsables des services techniques pour toutes les informations reçues. Il a invité les animateurs des radios locales à intensifier la sensibilisation sur ces efforts individuels et collectives afin de minimiser les conséquences des inondations cette année. Ensemble, les membres du comité de veille ont identifié trois sites pour accueillir les sinistrés en cas d’inondations. Les sites retenus sont, l’espace Kouroukanfouga, la maison des jeunes, et le stade municipal. Le médecin chef du centre de santé de référence de Kangaba Dr. Moussa Sougané a saisi l’occasion pour informer les membres du comité, de la présence d’une épidémie de Fièvre Lassa en République de Guinée et d’une épidémie de la maladie à virus Ebola en République Démocratique du Congo. Il a énuméré les mesures préventives à mettre en œuvre face à ces situations et a invité les membres à procéder à une large diffusion de ces mesures préventives. SD/KM (AMAP)

