Dispositif institutionnel de la Transition : Les ajustements nécessaires

Bamako, 07 fév (AMAP) Le Conseil national de Transition (CNT) va se pencher sur les projets de modifications portant sur la suppression du poste de vice-président, la suppression du nombre de membres du gouvernement, l’augmentation du nombre de membres du CNT, l’adaptation de la durée de la Transition, annonce un  décret du président de la Transition daté du 4 février 2022 (Lire la suite : http://lessor.ml)

L’architecture traditionnelle en voie de disparition à Mopti, la Venise malienne

Par Amadou SOW  Bamako, 07 fév (AMAP) Les maisons en banco au charme sauvage faisaient la beauté de la Venise malienne. Ce style architectural soudanais résiste de moins en moins à la modernité parce que les constructions en ciment et dans le style contemporain poussent comme des champignons. (Lire suite : http://lessor.ml) 

Mali : La relecture de la Charte de la Transition sur la table du CNT  

Bamako, 05 fév (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a convoqué le Conseil national de Transition (CNT), organe législatif transitoire, en session extraordinaire, par décret publié vendredi à Bamako. Le CNT se réunira « en session extraordinaire le vendredi, 04 février 2022 et jours suivants » avec pour ordre du jour, notamment l’examen du projet de loi de révision de la Charte de la Transition ou encore celui portant loi électorale, annonce le décret. Le communiqué du Conseil des ministres extraordinaire tenu, vendredi soir, précise que les modifications apportées à la Charte portent, entre autres, sur la suppression du poste de Vice-président « pour éviter les duplications des missions et permettre au ministre chargé de la Défense et au ministre chargé de la Sécurité de recouvrer et d’exercer la plénitude de leurs attributions traditionnelles ». Les membres du CNT se pencheront, aussi, sur une nouvelle architecture de la Transition s’ils entérinent les projets de suppression du poste du Vice président, de révision de la structure du gouvernement et de réajustement de la composition du CNT. La révision de la Charte concernera également la suppression du nombre de membres du Gouvernement « pour une meilleure gouvernance politique et sociale objective et efficiente et l’augmentation du nombre de membres du CNT pour renforcer davantage l’inclusivité autour du projet de refondation de l’État ». Le CNT examinera également le projet de loi portant règlement du budget d’Etat 2018, ceux de la loi portant institution de la Police territoriale ainsi que de la loi portant création du Fonds de réhabilitation et de fermeture de la mine d’or de Yatela.   Il se penchera, aussi, sur le projet de loi portant modification de l’Ordonnance n°2019-011P-RM du 27 mars 2019 portant création de l’Institut national de santé publique et le projet de loi relative au sang humain et ses dérivés.  MT/MD (AMAP) 

Cri de détresse des opérateurs économiques sénégalais après les sanctions de la CEDEAO contre le Mali

Dakar, 04 fév (AMAP) Les acteurs du secteur des transports, en particulier et de l’économie sénégalaise en général, ont exprimé, mercredi, à Dakar, leur incompréhension et ras-le-bol après les sanctions de la Communauté économique s des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) contre le Mali.  « Nous voudrions déplorer la situation, en cerner les contours, jauger la profondeur des difficultés et aller à l’élaboration, avec d’autres acteurs, d’un mémorandum que nous soumettrons aux autorités », a dit Souhaïbou Guèye, secrétaire général du Groupement économique du Sénégal (GES), organisation patronale, lors d’une conférence de presse. Sérieusement affectés par les sanctions de la CEDEAO, les opérateurs économiques sénégalais ont souligné les conséquences de celles-ci sur l’activité économique eu égard à l’importance des activités sur le corridor Dakar-Bamako.  Et de rappeler que plus de la moitié des exportations du Sénégal vers l’Afrique de l’Ouest sont destinées au Mali.  « Ceci revient à dire qu’en se privant du trafic sur le corridor Dakar- Bamako, le Sénégal perd 600 milliards de Fcfa », a fait remarquer M. Guèye.  Son collègue, Mbaye Mbengue, président du Collectif des entreprises agréées pour le transport et la livraison des conteneurs (CEATLCS) a rappelé que le Mali est le premier partenaire économique du Sénégal avec 250 milliards Fcfa. M. Mbengue a précisé que « sur les 20 millions de tonnes débarquées au port de Dakar, 4 millions vont au Mali ». « Ainsi, 6.000 containers sont mensuellement débarqués au Mali:, a-t-il ajouté. «Nous avons trois cimenteries installées au Sénégal et qui envoient 1,7 million de tonnes par an», a dit le conférencier, peignant  le tableau du manque à gagner de ses camarades opérateurs économiques. Quant au président du collectif des transports, Mor Sourang, il a renchéri : « avec 1.348 camions qui assurent le trafic entre les deux pays, ce sont plus de 3.000 personnes qui sont concernées». « Le président Macky Sall, qui doit prendre la présidence de l’Union africaine, doit se rendre au Mali pour discuter avec les autorités de ce pays afin de trouver une solution », ont souhaité les conférenciers. «J’en appelle à l’intelligence de nos autorités, car cette décision politique ne doit pas entraver le travail. Déjà, nous sommes à terre », a plaidé M. Sourang pour qui « perdre, aujourd’hui, le fret malien qui représente 4 millions de tonnes par an, aura un impact incommensurable ». « C’est un désastre économique qui est en train de s’installer », a-t-il lâché.  «Il faut qu’il (Macky Sall) trouve la solution avec ses pairs et  le moyen de discuter…  Nous voulons un comité ratifié par les deux États (Mali et Sénégal) pour que nous puissions, le long du Corridor, prendre en charge les problèmes de tous les opérateurs », a suggérer Mor Sourang.  Les opérateurs économiques sénégalais assurent que l’impact de l’embargo et des sanctions de la CEDEAO « commence à peser sur une partie du peuple sénégalais qui estime que ses dirigeants doivent trouver rapidement une solution,  pour éviter d’asphyxier l’économie du pays ». GAD/MD (AMAP)

Sommet d’Accra : La CEDEAO ne renforce pas les sanctions contre le Burkina Faso  

Bamako, 04 fév (AMAP) Le Sommet extraordinaire de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sur la situation politique au Burkina Faso, tenu, jeudi 03 février 2020,  à Accra, au Ghana, n’a pas pris de nouvelles sanctions contre les auteurs du Coup d’Etat à Ouagadougou. La Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO) a, également, examiné l’évolution de la situation politique en Guinée et au Mali. Dans le communiqué final, les chefs d’Etat ouest africains, réunis autour du président ghanéen, Nana Akufo Addo, ont cependant demandé au nouveau pouvoir militaire la libération de l’ancien président Roch-Marc Christian Kaboré et une feuille de route pour des élections. La CEDEAO confirme la suspension du Burkina Faso de toutes ses institutions, jusqu’au rétablissement de l’ordre constitutionnel. La Conférence dit avoir « noté la dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire dans ce pays, qui requiert un retour rapide à l’ordre constitutionnel afin de pouvoir trouver des solutions efficaces à ces problèmes ».  Elle a réitéré sa « condamnation absolue du coup d’Etat du 24 janvier 2022 » et exprimé sa « préoccupation face au maintien en détention du président déchu », tout en exigeant « sa libération sans condition ». Sur la situation au Mali, les chefs d’État et de gouvernement ouest-africains ont décidé de pas lever les sanctions avant de recevoir un nouveau chronogramme des élections censées consacrer « le retour à une vie constitutionnelle normale ».  La CEDEAO s’est félicitée des conclusions de la 1057ème réunion du Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA) , tenue le 14 janvier 2022, qui a approuvé toutes les décisions et sanctions prises par l’organisation sous-régionale à l’encontre du Mali.  Elle a décidé, par ailleurs, de maintenir en place toutes les sanctions imposées au Mali, conformément à la décision prise le 9 janvier 2022. Elle invite « les autorités maliennes à proposer rapidement un chronogramme acceptable à la CEDEAO afin de permettre la levée progressive des sanctions ». Concernant la situation politique en Guinée, les dirigeants ouest-africains ont pris note de la création récente du Conseil national de transition (CNT), en tant qu’organe législatif. La CEDEAI indique avoir constaté avec « préoccupation » que, cinq mois après le coup d’Etat, un calendrier de transition n’a toujours pas été mis en place, comme exigé par la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO lors de la session extraordinaire du 16 septembre 2021.  Au regard de cette situation, la Conférence a décidé de maintenir en place toutes les sanctions imposées à la Guinée. Elle a demandé à l’autorité de Transition en Guinée « de mettre en place un calendrier devant conduire au rétablissement de l’ordre constitutionnel et marque sa disponibilité à accompagner la Guinée pour favoriser un retour à l’ordre constitutionnel le plus rapidement ».  Ce sommet intervient après la visite à Ouagadougou de deux délégations (chefs d’état-major puis ministres de la région) qui ont rencontré le nouvel homme fort du Burkina Faso le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba. Saluant lundi des « discussions franches », la ministre ghanéenne des affaires étrangères, Shirley Ayorkor Botchwey, a trouvé la junte burkinabè « très ouverte aux suggestions et aux propositions » qui ont été faites par la CEDEAO. Les chefs d’État ont tenu ce sommet extraordinaire virtuellement, le 28 janvier 2022, après le coup d’État du 24 janvier 2022 au Burkina Faso. Après le Sommet a immédiatement déployé une mission de haut niveau du Comité des chefs d’état-major de la CEDEAO pour tenir des consultations avec les chefs militaires », a rappelé l’organisation dans communiqué.   Selon la même source, une mission ministérielle conjointe dirigée par le président du Conseil des ministres a également été déployée pour évaluer la situation politique dans le pays et soumettre son rapport à la Conférence des chefs d’État. Lors du sommet de jeudi, les chefs d’État ont examiné et discuté des rapports de ces missions de haut niveau. MD/SS (AMAP)  

Le Mali d’hier: À l’origine de la CEDEAO

Par Youssouf DOUMBIA Bamako, 03 fév (AMAP) C’est le 28 mai 1975 que la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a été créée à Lagos au Nigeria. Le quotidien national, L’Essor, qui avait suivi de près cet évènement historique, écrivait dans ses parutions du 28 et 29 mai 1975 que la délégation officielle du Mali était conduite par le commandant Amadou Baba Diarra, vice-président du Comité militaire de libération nationale (CMLN), organe mis en place après le coup d’État de 1968.  Dans son numéro du 28 mai 1975, L’Essor rapportait que ce sont onze chefs d’État, deux chefs de gouvernement et deux ministres qui avaient paraphé l’acte de création de la CEDEAO, en deux exemplaires, l’un en français et l’autre en anglais dans le salon d’apparat du «Federal Palace Hotel» de Lagos.  Le commandant Amadou Baba Diarra a signé le document au nom du Mali. Les autres pays francophones étaient : la Côte d’Ivoire, la Haute Volta (actuel Burkina Faso), la Mauritanie, le Niger, le Sénégal, qui étaient déjà membre de la Communauté des États de l’Afrique de l’Ouest ; ainsi que le Dahomey (Bénin), la Guinée Conakry, le Niger et le Togo. Cinq pays anglophones ont également signé: La Gambie, le Ghana, le Libéria, le Nigeria et la Sierra Leone. Enfin, la Guinée Bissau est le seul pays lusophone à signer le Traité qui devrait rentrer en application dès que sept pays l’auront ratifié. Selon les observateurs, il s’agissait d’un fait historique car c’était la première fois que 15 pays africains se mettaient ensemble pour mettre en place une organisation économique. Dans son discours d’ouverture des travaux, l’hôte du sommet, le président du Nigeria  Yakubu Gowon, déclarait ceci : «L’Afrique de l’Ouest vient de parcourir une longue route vers la réalisation d’une union économique. La CEDEAO a pour but de briser les barrières culturelles, linguistiques et politiques en Afrique de l’Ouest afin d’établir les fondements d’une union économique et la création d’infrastructures régionales dans les domaines tels que les communications et les transports». Le projet CEDEAO avait été conçu en 1972 par le Nigeria et le Togo. Le président togolais, le général Gnassingbé Éyadema, pour soutenir son idéal, réitérait ceci : «Tous les pays de l’Afrique de l’Ouest partagent le même objectif : dominer les égoïsmes nationaux et parvenir au développement harmonieux de nos pays». Quant au président William Tolbert du Liberia, il s’était appesanti sur la solidarité entre les pays puissants et les pays moins développés : «Nous devons prendre en compte les intérêts des États les moins développés afin de les assurer qu’ils seront bien protégés et qu’ils ne souffriront pas du fait de leur appartenance à la communauté». C’est en 1976 que le Cap-Vert fit son entrée à la Cedeao. Tandis que la Mauritanie quittait l’organisation en 2000. Elle a tenté d’y revenir en 2017 avec le statut d’observateur et de membre associé. Quatre ans après, la situation reste floue. Le Maroc et la Tunisie, deux pays du Maghreb, ont aussi formulé une demande d’adhésion à la CEDEAO, avec le statut d’observateur et de membre associé.   Le Mali est aujourd’hui sous l’embargo de la CEDEAO. Une décision injuste, illégale voire inhumaine de la part d’une organisation qui aspire à promouvoir la coopération et l’intégration économique dans la sous région. D’ailleurs, les pères fondateurs de la Cedeao visaient, à long terme, la création d’une Fédération des États de l’Afrique de l’Ouest avec un Parlement, une Cour de justice, un secrétariat exécutif et un Conseil économique et culturel.  Dans cette perspective, les pays membres devraient accepter la suppression des droits et taxes à l’importation et à l’exportation, l’élimination des restrictions sur le commerce intracommunautaire, la mise en place progressive d’un tarif douanier et d’une politique commerciale communs, la suppression des obstacles à la libre circulation des personnes, des biens et des services et des capitaux, l’harmonisation des politiques économiques, industrielles, agricoles, monétaires et de celles concernant les infrastructures. Y. DOUMBIA

Gao: Les recrues prêtes à intégrer les rangs des FAMa

Bamako, 03 fév (AMAP) Les recrues spéciales 1ère vague de Gao ont bouclé, mercredi,  leur formation sur la place d’Armes du camp Firhoun Ag Alinçar de Gao, (Nord), annonce un communiqué des Forces armées maliennes (FAMa). Au total, 235 recrues ont suivi une formation de deux mois. Ces jeunes de 18 à 30 ans se sont familiarisés, du 1er décembre 2021 au 31 janvier 2022, avec des disciplines comme la tactique, le RSA, l’armement, l’instruction sur le tir, le DIH, l’hygiène et le secourisme, entre autres. Le directeur de Centre, le capitaine Cheicknè Sissoko, après  fait observer une minute de silence en la mémoire des disparus, a affirmé que cette cérémonie marque la fin de formation commune de base des jeunes maliens détenteurs d’armes et de munitions de guerre. Provenant des sites d’enregistrement de Gao, Ansongo et Tombouctou, ces jeunes civils étaient loin d’imaginer les péripéties qui les attendaient.  Selon le directeur de centre, les exigences et rigueurs ont permis de donner satisfaction à la hiérarchie militaire par rapport à la formation physique, morale et intellectuelle à travers une instruction de qualité. S’adressant aux recrues, il les a exhortées à consolider les connaissances acquises avec discipline, courage et assiduité. Il a, ensuite, adressé ses remerciements au commandement du théâtre-Est pour le soutien indéfectible. Pour le commandant de zone de Gao, le colonel Issa Bagayoko, ce recrutement spécial est la volonté manifeste des hautes autorités politiques et militaires afin de réduire ou même annihiler la circulation d’armes de guerre dans les régions du Nord et du Centre du pays. Il a souligné que ce recrutement vise également à mieux sécuriser les personnes et leurs biens dans les localités en proie à l’insécurité résiduelle à savoir le banditisme, les braquages, les vols, les assassinats et enlèvements dans les zones urbaines et inter urbaines.  Le colonel Bagayoko a affirmé que depuis le 22 octobre 2021, 950 jeunes des régions du Nord se sont volontairement présentés dans les centres de recrutement de Gao, Ménaka et Ansongo.  Pour la défense de la patrie, ces jeunes ont rendu 800 armes de guerre, 43 caisses de munitions, des obus et des roquettes, soit 70% d’équipement d’un bataillon d’infanterie. C’était en présence du gouverneur de la Région de Gao, le général Moussa Moriba Traoré, du com-théâtre-Est de l’opération Maliko, le colonel Famouké Camara, des autorités administratives, militaires, paramilitaires, coutumières, des forces partenaires du Mali, des parents et amis des recrues. MD (AMAP)

Sanctions imposées au Mali : La guerre financière de la BCEAO

Par Cheick Moctar TRAORE Bamako, 03 fév (AMAP) En privant illégalement le Mali de ses avoirs, la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) viole ses propres textes, fragilise le développement du marché financier régional et le décrédibilise auprès des investisseurs régionaux et internationaux (Lire la suite : http://lessor.ml).

Communiqué du Ministère de l’Economie et des Finances à l’attention des investisseurs

Le Ministre de l’Economie et des Finances du Mali a le profond regret d’informer les investisseurs que, suite aux conclusions des sommets extraordinaires de la CEDEAO et de l’UEMOA, tenus le 09 janvier 2022 à Accra (Ghana), la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a pris les mesures suivantes à l’encontre de l’Etat du Mali : – le gel des avoirs de l’Etat malien et des entreprises publiques et parapubliques à la BCEAO ; – le blocage de tous les transferts de l’Etat malien passant par les systèmes de paiement de la Banque Centrale. A titre de rappel, ces mesures constituent une violation grave des dispositions pertinentes de l’article 4 des statuts de la BCEAO qui stipule que : « Dans l’exercice des pouvoirs et dans l’accomplissement des missions qui leur sont conférés par le Traité de l’UMOA et par les présents Statuts, la Banque Centrale, ses organes, un membre quelconque de ses organes ou de son personnel ne peuvent solliciter, ni recevoir des directives ou des instructions des institutions ou organes communautaires, des Gouvernements des Etats membres de l’UMOA, de tout autre organisme ou de toute autre personne… ». A cause de ces restrictions et malgré des avoirs suffisants du Trésor public du Mali dans ses livres, la Banque centrale n’a pas procédé au règlement de l’échéance du 28/01/2022 au titre du paiement du coupon sur les Obligations Assimilables du Trésor référencées ML0000001577 et ML0000001585 pour un montant total de 2 699 664 000 FCFA. Cette pratique de la BCEAO constitue une violation de l’article 11 du Règlement N°06/2013-CM-UEMOA sur les Bons et Obligations du Trésor émis par voie d’adjudication ou de syndication avec le concours de l’Agence UMOA-Titres. L’Etat du Mali déplore ces pratiques contraires aux règles de fonctionnement du marché monétaire et financier régional et ses conséquences préjudiciables sur les investisseurs. Au-delà, cette pratique fragilise le développement de notre marché financier régional et le décrédibilise auprès des investisseurs régionaux et internationaux. En tout état de cause, l’Etat du Mali, qui a toujours honoré ses engagements sur le marché financier, tient à rassurer les investisseurs de sa volonté et de sa capacité à faire face ses engagements. Aussi, les échéances non réglées seront immédiatement payées dès la levée des restrictions. Le Ministre de l’Economie et des Finances sait compter sur la bonne compréhension des investisseurs. Bamako, le 01 février 2022 Alousséni SANOU, Chevalier de l’Ordre National.

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 02 février 2022

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 02 février 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État.  Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a :  –  adopté des projets de texte ; –  et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES  1. Sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant les conditions de qualification et de classification des laboratoires spécialisés dans les études géotechniques, du contrôle de qualité des sols et des matériaux de construction.  Les laboratoires du bâtiment et des travaux publics sont régis par la Loi n°2019-048 du 24 juillet 2019.  Cette loi confère la réalisation de prestations géotechniques aux laboratoires privés et prévoit l’adoption d’un décret pour fixer les conditions de qualification et de classification des laboratoires spécialisés dans les études géotechniques.  Le projet de décret adopté permettra de clarifier le champ d’intervention des acteurs, d’assainir le secteur, d’avoir plus de lisibilité dans les champs de compétence en matière de contrôle de qualité des matériaux et des ouvrages, des études de fondation, des investigations géotechniques et diverses études spécifiques.  2. Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de Prêt, signé à Bamako, le 15 décembre 2021, entre le Gouvernement de la République du Mali et la Banque Africaine de Développement, relatif au Programme intégré de développement et d’adaptation au changement climatique dans le Bassin du Niger.  Par cet accord, la Banque Africaine de Développement accorde au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant d’un million de Dollars US, soit 582 millions 450 mille francs CFA.  Le Programme, objet du présent financement, vise à contribuer à l’amélioration de la résilience des écosystèmes du fleuve Niger et des populations par une gestion durable des ressources naturelles.  3. Sur le rapport du ministre de l’Économie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation du marché relatif au contrôle et à la surveillance des travaux d’aménagement connexes, de voiries urbaines, de pistes rurales, de construction des gares routières et d’installation d’éclairages publics et kits d’équipements de transformation de produits agricoles dans le cadre du Projet d’aménagement et de facilitation du transport sur le corridor Bamako- Zantièbougou-Boundiali-San Pedro.  Le marché est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et le Bureau CIRA SAS pour un montant de 863 millions 297 mille 792 francs CFA hors taxes et hors droits de douanes et un délai d’exécution de dix-neuf (19) mois.  L’adoption du projet de décret permettra au bureau de contrôle d’exécuter ses missions relatives, notamment au contrôle des dispositions techniques et à l’assistance au maître d’ouvrage.  4. Sur le rapport du ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, le Conseil des Ministres a adopté :  un projet de décret portant revalorisation des traitements du personnel de l’Administration relevant du Code du travail, du personnel enseignant contractuel de l’Etat et du personnel enseignant contractuel des Collectivités territoriales. un projet de décret portant modification du Décret n°2012-434/P-RM du 09 août 2012 fixant les conditions d’emploi et de rémunération des membres non fonctionnaires du Cabinet du Président de la République, du Secrétariat Général de la Présidence de la République, du Cabinet du Premier ministre et des Cabinets ministériels. Le Gouvernement consent une revalorisation des salaires du personnel de l’Administration relevant du Code du travail, du personnel enseignant contractuel de l’Etat et des Collectivités territoriales et des membres non fonctionnaires du Cabinet du Président de la République, du Secrétariat Général de la Présidence de la République, du Cabinet du Premier ministre et des Cabinets ministériels, à l’instar de l’augmentation accordée aux fonctionnaires relevant du Statut Général des Fonctionnaires et de certains statuts autonomes.  Le projet de décret adopté permettra d’améliorer les conditions de vie des agents concernés et d’apaiser le climat social.  AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS  Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une diminution du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente.  Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, appelle la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie.  Bamako, le 02 février 2022 Le Secrétaire général du Gouvernement,  Mahamadou DAGNO  Officier de l’Ordre national