Forum panafricain des médias : Les professionnels plaident pour une refonte du modèle économique des médias africains

Bamako, 5 juin (AMA) Les acteurs des médias et de la publicité africains, réunis à la faveur de la 3ème journée de la 1ère édition du Forum panafricain des médias, ont appelé ce vendredi à une transformation profonde du modèle économique de la presse afin de faire face aux mutations technologiques, à la baisse des revenus publicitaires et aux difficultés structurelles du secteur. Intervenant lors d’un panel consacré à l’économie des médias, le président du Groupement professionnel des agences-conseils en communication (GPAC) du Mali, Sidi Dagnoko, a estimé que le modèle traditionnel fondé sur les ventes, les abonnements, la publicité et les soutiens publics montre désormais ses limites. Selon lui, le secteur est confronté à trois principales fragilités : technologique, institutionnelle et commerciale. «Ce modèle a montré des fragilités», a-t-il déclaré, évoquant notamment l’impact de la révolution numérique et de l’intelligence artificielle sur les modes de production et de diffusion de l’information. Le responsable a également souligné l’affaiblissement du rôle traditionnellement reconnu à la presse comme service d’intérêt public et acteur de la gouvernance démocratique. Il a estimé que cette évolution contribue à réduire le soutien institutionnel dont bénéficiait historiquement le secteur. Sur le plan commercial, Sidi Dagnoko indique qu’une part croissante des revenus publicitaires est désormais captée par les plateformes numériques mondiales, tandis que les budgets de communication se réorientent progressivement vers les actions de marketing opérationnel et les supports digitaux. Concernant le Mali, il rélève une contradiction entre la multiplication des médias et la stagnation, voire la baisse des recettes publicitaires disponibles. Selon lui, cette situation fragilise l’ensemble des acteurs du secteur dans un marché qu’il juge limité par la faible diversification de l’économie nationale. Face à ces défis, le président du GPAC recommande une évolution vers de véritables entreprises de presse structurées autour de modèles économiques viables, de plans d’affaires, d’investissements privés et d’une gestion professionnelle. Il a également plaidé pour une meilleure mutualisation des ressources, davantage de synergies entre médias, publicitaires, investisseurs et pouvoirs publics ainsi qu’une diversification des sources de revenus. «Ce n’est plus le journaliste talentueux fondateur qui fera le média de demain. C’est plutôt le modèle économique», a-t-il affirmé. Prenant la parole à la suite de cette intervention, le directeur général de la Maison de la presse du Sénégal, Sambou Biyagui, estime que les médias africains doivent réduire leur dépendance à l’aide extérieure et accélérer la diversification de leurs revenus à travers les abonnements, les événements, les contenus numériques, les podcasts et les documentaires. Il a également plaidé pour la création de fonds d’investissement dédiés aux médias africains, le développement d’aides publiques transparentes et un renforcement de la formation aux nouveaux métiers du numérique. Selon lui, «la réponse passe par la réinvention des modèles économiques et la reconnaissance du rôle stratégique des médias dans la société». Les deux intervenants ont enfin insisté sur la nécessité de valoriser les contenus locaux, de renforcer la coopération entre les acteurs du secteur et de développer des mécanismes collectifs permettant d’assurer la durabilité économique des médias africains. OS/CMT (AMAP)

Forum panafricain des Médias : Les maisons de la presse africaines appellent à renforcer la mutualisation des ressources médiatiques

Bamako, 5 juin (AMAP) Les responsables de plusieurs maisons et centres de presse africains ont plaidé pour un renforcement de la coopération, de la mutualisation des ressources et de la solidarité entre médias du continent, lors d’un panel consacré à la «Coopération médiatique : mutualisation et solidarité entre médias africains». Animée par le journaliste Martin Faye, la rencontre portait sur le sous-thème «Place et rôle des centres et maisons de presse». Les échanges ont mis en lumière les initiatives développées dans plusieurs pays africains pour soutenir les professionnels des médias et renforcer les capacités des rédactions. En ouverture, Martin Faye a souligné que les médias africains demeurent souvent isolés face aux défis de l’environnement numérique mondial. «La solidarité est notre propriété morale la mutualisation est notre bras armé technique», a-t-il déclaré, estimant que le partage des contenus, des infrastructures et des expertises est devenu indispensable. Les représentants de la Côte d’Ivoire, du Bénin, du Sénégal, du Burkina Faso, de la Guinée et du Togo ont présenté les mécanismes mis en place dans leurs structures respectives. Ces dispositifs comprennent notamment des espaces de travail partagés, des salles de formation, des services de restauration, des bibliothèques, des centres de santé et des programmes de renforcement des capacités. Les intervenants ont également insisté sur la nécessité de développer des passerelles entre rédactions africaines afin d’accroître la circulation de l’information produite sur le continent et de renforcer la résilience du secteur face aux difficultés économiques. Le panel s’est tenu dans le cadre du Forum Panafricain des médias organisé à Bamako. Il a réuni plusieurs responsables de maisons et centres de presse du continent venus partager leurs expériences en matière d’organisation, de solidarité professionnelle et de mutualisation des ressources. OS/CMT (AMAP)

Cyberespace : médias, blogueurs et magistrats appellent à renforcer l’éducation au numérique

Bamako, 4 juin 2026 (AMAP) Les participants au panel «Cyberespace et cybercriminalité : encadrement et régulation», tenu jeudi à Bamako dans le cadre du Forum Panafricain des Médias, ont plaidé pour un renforcement de l’éducation aux médias et au numérique ainsi que de la régulation afin de lutter contre la désinformation et les abus en ligne, a constaté l’AMAP. Le président de l’Association des Blogueurs du Mali (ABM), Boureyma Soulo, a qualifié le désordre informationnel de «pollution de l’écosystème médiatique et numérique» et appelé à un soutien accru aux initiatives de vérification des faits. Le procureur de la Commune IV, Idrissa Hamidou Touré, a mis en garde contre les dérives liées à «l’économie de l’attention» sur les réseaux sociaux, rappelant l’existence de plusieurs textes encadrant les usages numériques. De son côté, le président de l’APPEL-Mali (Association des professionnels de la presse en ligneetdel’électronique), Modibo Fofana, a souligné que les journalistes ne détiennent plus le monopole de l’information et que l’éducation au numérique est devenue indispensable pour prévenir les manipulations en ligne. Le représentant de l’Autorité de protection des données à caractère personnel (APDP), Dr Aly Haïdara, a rappelé l’existence d’un arsenal juridique destiné à protéger les citoyens dans l’espace numérique, insistant sur la sensibilisation et l’usage responsable des technologies. Les intervenants ont unanimement appelé à une mobilisation des pouvoirs publics, des médias et de la société civile face aux défis croissants du cyberespace. OS/CMT (AMAP)

FEMAFOOT : Anthony da Silva nommé sélectionneur des Aigles du Mali

Bamako, 4 juin (AMAP)– La Fédération malienne de Football (FEMAFOOT) a annoncé, ce jeudi, la nomination du technicien portugais Anthony Da Silva au poste de sélectionneur national des Aigles du Mali, à l’issue du processus de recrutement lancé entre le 28 avril et le 26 mai 2026, a appris l’AMAP des sources sportives. Selon la Fédération, le Comité exécutif a retenu le projet présenté par Anthony Da Silva après examen des candidatures soumises dans le cadre de l’appel à candidatures. La FEMAFOOT précise que le technicien a été choisi pour répondre à «un triple impératif : la rénovation, la performance et le travail dans la durée». Le communiqué souligne que le nouveau sélectionneur a satisfait aux principaux critères techniques définis par la commission ad hoc chargée du recrutement et présenté «un dossier particulièrement convaincant». Dans sa vision à moyen terme, Anthony Da Silva propose une stratégie articulée autour de plusieurs axes majeurs, notamment «l’atteinte de résultats de haut niveau lors des compétitions africaines et mondiales», le développement du championnat national ainsi que la promotion et l’accompagnement des talents locaux. La Fédération indique également que le nouveau sélectionneur sera assisté par un adjoint malien dont «les compétences ainsi que les performances sportives, tant sur le plan national qu’africain, sont reconnues et avérées». Le Comité exécutif affirme qu’il veillera à la mise en œuvre effective de la feuille de route du nouveau staff technique, en cohérence avec les orientations de la nouvelle mandature issue de l’Assemblée générale élective du 16 avril dernier. La FEMAFOOT assure que le nouvel encadrement technique travaillera sous le signe de «la rigueur, de la discipline et de la performance» afin de répondre aux attentes du public sportif malien. KD/CMT (AMAP)

Forum Panafricain des Médias : L’expert Martin Faye se prononce sur le Forum et d’autres sujets

Bamako, 5 juin (AMAP) Dans une interview accordée à l’Agence Nationale de Presse du Mali, le journaliste sénégalais et expert des médias, Martin Faye se prononce  sur son engagement pour le Forum et partage sa vision pour refonder le journalisme africain, a constaté l’AMAP. Agence Nationale de Presse du Mali : Qu’est-ce qui vous a motivé à quitter le Sénégal pour participer à ce forum à Bamako ? Martin Faye : J’ai quitté le Mali il y a deux ans, après avoir dirigé le projet Studio Tamani de la Fondation Hirondelle. Cette expérience a élargi mon horizon et renforcé mon compagnonnage avec les médias maliens. J’ai participé à de nombreuses activités au sein des faîtières et associations de journalistes. Lorsque l’idée du forum est née, j’ai été contacté pour intégrer le comité scientifique et, de fil en aiguille, j’ai été désigné pour présenter la conférence inaugurale. Agence Nationale de Presse du Mali : Selon vous, quels sont les principaux objectifs de ce Forum Panafricain des Médias ? Martin Faye : Les principaux objectifs sont de réfléchir à la pratique journalistique en Afrique afin de retrouver une souveraineté et un contrôle de l’information, depuis sa conception jusqu’à sa diffusion. Trop souvent, nos populations apprennent ce qui se passe chez elles à travers les médias étrangers. Il faut changer la donne : parler de l’Afrique aux Africains, dans nos langues, selon nos cultures et nos contextes. Nous connaissons mieux le terrain africain que quiconque, mais la digitalisation et les plateformes numériques échappent à notre contrôle. C’est de cela qu’il s’agit de discuter à Bamako. Agence Nationale de Presse du Mali : Quelles sont vos attentes personnelles et professionnelles de cette rencontre ? Martin Faye : Mes attentes sont celles d’une refondation du journalisme africain. Nous revivons une situation similaire aux années 1970-1980, lorsque l’UNESCO portait le débat sur un nouvel ordre mondial de l’information. Aujourd’hui encore, l’Occident monopolise la circulation de l’information, avec des risques de manipulation, de propagande et de censure. Il est temps que les médias africains deviennent les narrateurs de leur propre récit Agence Nationale de Presse du Mali :  Quels sont, selon vous, les principaux défis auxquels les médias africains font face aujourd’hui ? Martin  Faye : Le premier défi est la formation. Depuis quarante ans, je suis engagé dans ce domaine. Or, une masse critique de personnes se disent journalistes sans avoir reçu une formation initiale solide. Il faut distinguer ceux qui travaillent dans les médias de ceux qui sont réellement journalistes. Les programmes doivent être adaptés à la réalité : former des journalistes polyvalents, capables de produire du son pour la radio, de l’image pour la télévision et du contenu écrit. Agence Nationale de Presse du Mali : Comment les journalistes africains peuvent-ils mieux lutter contre la désinformation et les fake news ? Martin Faye : Nous devons unir nos forces pour mettre fin à la désinformation et aux fake news. J’ai proposé la création d’une plateforme digitale panafricaine de lutte contre la désinformation. Chaque pays pourrait y contribuer : lorsqu’une rumeur circule, il faut la vérifier rapidement et la traiter avec responsabilité. Agence Nationale de Presse du Mali : Pensez-vous que ce forum peut renforcer la coopération entre les médias africains ? Martin Faye : Ce forum n’aurait pas de raison d’être s’il ne renforçait pas la coopération. Parmi les idées concrètes, il y a la création d’une agence de presse panafricaine et d’une union des radios de proximité. Cinq pays sont déjà membres fondateurs, avec un plan d’action immédiat : lancer une campagne d’adhésion pour que toutes les radios de proximité africaines puissent travailler ensemble au service des populations. MMD/KM (AMAP)

Forum de Bamako : les acteurs maliens plaident pour l’éducation numérique et le renforcement de la régulation

Bamako, 5 juin 2026 (AMAP) Les intervenants du panel consacré au « Cyberespace et cybercriminalité : encadrement et régulation », organisé dans le cadre du Forum Panafricain des Médias, ont appelé jeudi à Bamako à renforcer l’éducation aux médias et au numérique, tout en consolidant les mécanismes de régulation afin de faire face à la montée du désordre informationnel et des abus sur les plateformes numériques, a constaté l’AMAP. Les participants ont souligné que la généralisation des smartphones, des réseaux sociaux et des outils numériques a profondément transformé la production et la circulation de l’information, faisant des citoyens des producteurs de contenus au même titre que les médias traditionnels. Le président de l’Association des Blogueurs du Mali (ABM), Boureyma Soulo, a estimé que le désordre informationnel constitue aujourd’hui « la pollution de l’écosystème médiatique et numérique ». Selon lui, la diffusion massive de la mésinformation, de la désinformation et de la mal information alimente les tensions sociales, la méfiance entre Abordant la question de la cybercriminalité, le procureur de la Commune IV du District de Bamako, Idrissa Hamidou Touré, a mis en garde contre certaines dérives observées sur les réseaux sociaux. Il a notamment évoqué les pratiques liées à « l’économie de l’attention », qui consistent à utiliser des contenus accrocheurs ou sensationnalistes pour attirer les internautes et générer des revenus publicitaires. Le magistrat a rappelé que plusieurs textes encadrent déjà les comportements dans l’espace public et numérique, citant notamment la loi de 2000 sur le régime de la presse, les textes relatifs à la protection des données personnelles, aux transactions électroniques et à la cybercriminalité. Pour sa part, le président de l’Association des Professionnels de la Presse en Ligne et de l’Électronique (APPEL-Mali), Modibo Fofana, a estimé que la désinformation existait avant Internet mais qu’elle s’est amplifiée avec l’essor des réseaux sociaux. Fofana a également insisté sur la nécessité de sensibiliser les utilisateurs les plus actifs du numérique afin de réduire les phénomènes de confusion, de panique et de manipulation observés lors de certains événements relayés sur les réseaux sociaux. Intervenant sur les aspects réglementaires, le représentant de l’Autorité de protection des données à caractère personnel (APDP), Dr Aly Haïdara, a rappelé que le Mali s’est doté au fil des années d’un arsenal juridique destiné à encadrer la société de l’information et à protéger les citoyens dans l’espace numérique. Selon lui, plusieurs lois relatives à la protection des données personnelles, à la cryptographie, au commerce électronique, à la société de l’information ainsi que les récentes réformes des codes pénal et de procédure pénale contribuent à renforcer la protection des usagers face aux cyberdélinquants. « Le numérique doit être au service des individus », a affirmé Dr Haïdara, soulignant l’importance de l’information, de la sensibilisation et de l’éducation numérique pour garantir un usage responsable et sécurisé des technologies. La multiplication des plateformes numériques et l’accès croissant aux réseaux sociaux ont profondément modifié les modes de production et de consommation de l’information au Mali. Cette évolution s’accompagne d’une augmentation des phénomènes de désinformation, de manipulation de l’information et de cybercriminalité, poussant les autorités et les acteurs du secteur à renforcer les dispositifs de régulation, de sensibilisation et de protection des données personnelles. OS/KM(AMAP)

FEMAFOOT : Anthony da Silva, nouveau sélectionneur des Aigles du Mali

Bamako, 5 juin (AMAP) La Fédération malienne de Football (FEMAFOOT) a annoncé, jeudi, la nomination du technicien portugais Anthony da Silva au poste de sélectionneur national des Aigles du Mali, à l’issue du processus de recrutement lancé entre le 28 avril et le 26 mai 2026, a appris l’AMAP de source sportive. Selon la Fédération, le Comité exécutif a retenu le projet présenté par Anthony da Silva après examen des candidatures soumises dans le cadre de l’appel à candidatures. La FEMAFOOT précise que le technicien a été choisi pour répondre à « un triple impératif : la rénovation, la performance et le travail dans la durée ». Le communiqué souligne que le nouveau sélectionneur a satisfait aux principaux critères techniques définis par la commission ad hoc chargée du recrutement et présenté « un dossier particulièrement convaincant ». Dans sa vision à moyen terme, Anthony da Silva propose une stratégie articulée autour de plusieurs axes majeurs, notamment « l’atteinte de résultats de haut niveau lors des compétitions africaines et mondiales », le développement du championnat national ainsi que la promotion et l’accompagnement des talents locaux. La Fédération indique également que le nouveau sélectionneur sera assisté par un adjoint malien dont « les compétences ainsi que les performances sportives, tant sur le plan national qu’africain, sont reconnues et avérées ». Le Comité exécutif affirme qu’il veillera à la mise en œuvre effective de la feuille de route du nouveau staff technique, en cohérence avec les orientations de la nouvelle mandature issue de l’Assemblée générale élective du 16 avril dernier. La FEMAFOOT assure  que le nouvel encadrement technique travaillera sous le signe de « la rigueur, de la discipline et de la performance » afin de répondre aux attentes du public sportif malien. KD/KM (AMAP)

Bougouni : Donation de l’UNICEF d’un véhicule et du matériel informatique à des services techniques de la région

Bougouni, 6 juin (AMAP) Le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) a travers son bureau de zone de Sikasso, Koutiala et Bougouni a fait une donation d’un véhicule et du matériel informatique aux services techniques de la région de Bougouni , a constaté l’AMAP. Le bureau de zone de Sikasso du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) qui couvre les régions de Sikasso, Koutiala et Bougouni fait un don de véhicule usager Land Cruiser Hard Top à l’Académie d’Enseignement et du matériel informatique à d’autres services techniques de la région de Bougouni. La cérémonie s’est déroulée dans l’enceinte du gouvernorat de Bougouni, mercredi, sous la présidence du Gouverneur de région, le Général de Brigade Ousmane Wélé en présence des membres de son cabinet, du chef de bureau de zone UNCEF Sikasso-Koutiala-Bougouni, le Professeur Abdoulaye Touré à la tête d’une délégation de sa structure, des services techniques et du personnel du gouvernorat. L’objectif de cette donation est d’apporter un appui à travers un véhicule usager Land Cruiser Hard Top pour l’Académie d’Enseignement de Bougouni et des ordinateurs pour les services techniques de la direction régionale du plan et de la statistique, de celle du développement social et de l’économie solidaire, du centre de santé de référence de Bougouni, au CAP de Garalo et à la station régionale ORTM de Bougouni. Intervenant le premier le professeur Abdoulaye Touré, chef de bureau de zone UNICEF Sikasso-Koutiala-Bougouni a rappelé que le Gouverneur joue pleinement son rôle de coordination à la satisfaction de tous les partenaires de la région et à l’UNICEF en particulier. Ce don poursuit- il, s’inscrit dans le cadre d’une coopération exemplaire et du programme de coopération Mali-UNICEF. Pour le chef de l’exécutif régional l’occasion est opportune pour remercier l’UNICEF pour cette donation qui vient en appui logistique aux services techniques de l’Etat dans la région pour une bonne amélioration du cadre de travail. Il s’agit là de la concrétisation d’un partenariat multiforme qui vient en soutien au développement économique, social et culturel de la région de Bougouni. Enfin il a donné l’assurance à l’UNICEF que bon usage sera fait de ces différentes donations. BHT/KM (AMAP)

Musique : « Songhoy Star », un orchestre régional non officiel qui a émerveillé les populations de la Cité des Askia en son temps

Gao, 6 juin (AMAP) La région de Gao n’a jamais connu un orchestre régionalofficiel  mais un groupe musical local dénommé « Songhoy star » de Gao, qui a été crée avant les années 80. Pour des éclaircissements, nous avons approché, le seul encadreur qui est resté parmi ce groupe de l’orchestre à savoir l’encadreur, ancien animateur-producteur de l’Ortm à la retraite, Boubacar Adama Cissé. Il témoigne que l’orchestre de Gao est constitué de jeunes musiciens volontaires, composés de trois sections : la section de vent ; la section de cordonne-phone et la section de perquisition. Selon lui, l’orchestre a été créé dans les années 84 avec la bénédiction de la première génération du groupe musical le Négro-bande conduit par feu Boncana Maiga et un autre musicien de la Guinée Bissau, Nassazo de Carvaro. D’après lui, ils étaient tous des jeunes musiciens locaux, fans de la musique et qui avaient le souci de faire plaisir à la population de Gao en jouant de la musique traditionnelle ou du terroir« Takamba » ou « Holey Horey ». Et se rappelait  encore dans les années 1984, d’une tournée musicale  dans la région de Tombouctou dont les fans de la musique de la cité de 333 Saints ont beaucoup adoré. « Après la tournée de l’intérieur, nous avions découvert d’autres horizons où nous avions été sollicités pour jouer de la musique notamment en Algérie et au  Niger où notre musique  était très appréciée par les autorités de ces pays  et même par  l’orchestre de Niamey ; la preuve en est qu’ils sont imités la musique du groupe « Songhoy Star », a-t-il avancé. « L’orchestre de Gao n’avait jamais été à la disposition de la direction régionale de la Culture parce qu’il n’était pas officiel. Mais il est resté toujours à la disposition de la direction régionale  de la culture durant les grands événements. Notre génération jouait de la musique pour l’épanouissement de la jeunesse, faire plaisir aux populations et surtout  véhiculer la culture de notre terroir », a soutenu, Boubacar Cissé. Selon lui, avec la discorde  et l’âge, seule la section vent est restée. Mais le  « Négrobande » avec feu Boncana Maiga qui faisait partie de  la première génération de l’orchestre de Gao  avait formé  deux  groupes d’orchestre. Il s’agit d’une formation (A) héritière de Négrobande et d’une formation (B) créée d’une nouvelle génération qui  a modernisé la musique traditionnelle. « L’éclatement de l’orchestre « Songhoy Star » dont était  membre , Boubacar Adama Cissé, un nouveau orchestre de circonstance constitué d’une dernière formation a été   crée en 2010  à savoir le groupe de Fatouma Bocar . C’est ce même groupe qui a participé  à la biennale de 2010 à Sikasso et celle de Tombouctou en 2025 où il a décroché le premier trophée en chant, a évoqué, Boubacar Cissé. « Après notre génération, tous ceux qui sont venus dans la musique travaillent uniquement pour l’argent. Souvent on les voit jouer  lors des fêtes événementiels (mariage et baptêmes) et autres.  Alors qu’à notre époque, nous étions engagés pour faire plaisir à nos populations ou pour véhiculer un message à l’endroit des dirigeants. Pour notre bonne formation, nous faisions des répétitions nuit et jour sans un jeton. Aujourd’hui, avec la nouvelle génération,  tel n’est plus le cas », a-t-il expliqué, l’ancien de l’orchestre « Songhoy star ». Pour lui, la musique n’est pas un produit de commerce mais un art  d’attraction de la jeunesse, un message de réconfort, d’identité culturelle qui est véhiculé à travers la parole et la danse dont chacun se retrouve. Hormis tout ça, nous comprenons qu’il y a un chômage accru de la jeunesse et le besoin de luxe est pressant. Selon lui, un orchestre joue un rôle très important dans les relations socio-culturelles mais aussi dans la consolidation de la cohésion sociale entre les communautés. En tant qu’encadreur et animateur-producteur à la retraite et ancien de l’orchestre « Songhoy Star », je sollicite les autorités de notre pays,  en particulier le département de la Culture de penser à la création d’un orchestre régional officiel pour la région de Gao. AT/KM (AMAP)

Football/Match amical : le Mali battu sur le score de 2 buts à 0 par l’Iran

Bamako, 4 juin (AMAP)  Les Aigles du Mali ont été mis en échec par l’Iran sur le score de 2 buts à 0, jeudi, au Complexe sportif de Mardan à Antalya, en Turquie, lors d’un match amical international de préparation, a appris l’AMAP de la FEMAFOOT. Face à une sélection iranienne déjà qualifiée pour la prochaine Coupe du monde, les Aigles ont livré une rencontre engagée mais n’ont pas réussi à inverser la tendance face à un adversaire expérimenté. Cette rencontre s’inscrivait dans cadre du programme de préparation des Aigles en vue de leurs prochaines échéances internationales. Avant le match, le président de la Fédération malienne de football (FEMAFOOT), Mahazou dit Baba Cisset, avait rencontré les joueurs et le staff technique à Antalya. Il avait insisté sur la discipline, l’unité et le patriotisme, tout en réaffirmant l’engagement de la fédération à améliorer les conditions de préparation des sélections nationales. Malgré cette défaite, le match a permis au staff technique malien d’évaluer plusieurs joueurs et d’effectuer des réglages en vue des prochaines compétitions. KD/KM (AMAP)