L’Armée malienne neutralise 57 terroristes et détruit du matériel à Tessit (Nord) 

Bamako, 20 fév (AMAP) L’aviation des Forces armées maliennes (FAMa) est intervenue, dans l’après-midi du 18 février 2022, et neutralisé des colonnes de motocyclistes armés non identifiés dans le secteur d’Archam, à l’Ouest de Tessit, dans le Nord du Mali, ont annoncé des sources militaires.  Les frappes aériennes FAMa ont tué ces groupes terroristes qui tentaient de submerger une unité accrochée lors d’une patrouille et « le ratissage a permis de dénombrer 57 terroristes neutralisés et divers matériels détruits », précise l’État-major général des Armées, dans un communiqué publié vendredi. La destruction totale de la base terroriste, consécutive à de violents combats aux alentours de la forêt refuge, a fait 8 morts, 14 blessés, 05 portés disparus et 02 véhicules détruits côté FAMa. Selon la même source, l’unité des FAMa était en reconnaissance offensive de recherche et de destruction de sanctuaires terroristes. « Elle avait missions de réassurance et de protection des populations civiles, récemment victimes d’exactions extrêmes des groupes terroristes ayant provoqué leurs déplacements forcés du Gourma vers le Liptako », explique l’Armée. Plusieurs hommes armés, présumés terroristes, ont tué une quarantaine de civils, dimanche  6 février 2022, aux environs 14 heures, au cours d’une attaque concomitante dans plusieurs villages de la Commune rurale de Tessit, ont annoncé, jeudi, les autorités administratives. Les assaillants ont fait irruption, dans les localités de Tadjalate, Tazimé, Keygouroutane, Marsi, Bakane, Abagazoz, sur une cinquantaine de motos et à bord de huit véhicules pick-up estampillés Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) d’Iyad Ag Agaly et de Amadou Kouffa, et ont semé la terreur parmi la population. « L’État-major général des Armées s’incline devant la mémoire des morts et présente les condoléances les plus attristées de la Nation aux familles et proches et souhaite prompt rétablissement aux blessés ».  Il rappelle que ces « frères d’armes, d’une grande bravoure, sont morts vaillamment au combat pour la noble cause de la défense de la Nation qui reste reconnaissante ».  « L’État-major général des Armées salue (leur) courage et rappelle que rien n’arrêtera les FAMa dans leur lutte implacable pour le retour de la paix et de la quiétude des populations.  SS/MD (AMAP)

Tessit (Nord) : Après l’attaque de dimanche, une mission de reconnaissance ratisse la zone 

Gao, 18 fév (AMAP) Une mission de reconnaissance de la section « Kodo » des forces de sécurité maliennes se trouve dans la Commune rurale de Tessit (Nord) pour ratisser la zone, après l’attaque terroriste de dimanche dernier. Le commandant du théâtre-Est de l’opération « Maliko », le colonel, Famouké Camara, a expliqué que l’objectif principal de cette mission est de ratisser toute la zone, dans un rayon de 50 km et de sécuriser les couloirs des déplacés vers Tessit, Gao et le Niger. Cela permettra de renforcer les unités des forces de défense et de sécurité basées dans la Commune rurale de Tessit et de rassurer les populations.   Suite à ces événements douloureux dont le bilan provisoire est d’une quarantaine de civils tués, la mission de reconnaissance appelée « Dambé » a été initiée, mercredi dernier, par le colonel Camara. Selon l’officier, en plus des opérations sur terre, des appuis aériens d’un MI-35 ont été menés dans la zone. « Pour une aide médicale des personnes (AMP), un second vol du MI-35 à bord duquel se trouvaient des infirmiers, des médecins qui ont apporté des soins et fait des consultations au profit de plus de 500 déplacés de l’attaque barbare des six villages ».  « Malgré nos moyens financiers limités, nous sommes en train de planifier une autre mission pour apporter des vivres à ces déplacés. Et nos portes sont ouvertes à toutes les personnes de bonne volonté pour venir en aide à ces sinistrés », a déclaré le colonel Famouké Camara.   L’attaque attribuée au Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans (GSIM) a été perpetrée contre les populations des villages de Tadjalate, Tazimé, Keygouroutane, Marsi, Bakane, Abagazoz ( dans la Commune rurale de Tessit)    Elle a été annoncée par les autorités administratives du cercle d’Ansongo.  AT/MD (AMAP) 

Un expert de l’ONU constate une amélioration de la sécurité au Mali 

Bamako, 18 fév (AMAP) L’expert indépendant des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme,  Alioune Tine, qui séjourne au Mali depuis le 8 février, s’est rejoui, jeudi, de l’amélioration de la situation sécuritaire du pays. «C’est la première fois, depuis ma visite au Mali en 2018, qu’il y ait eu une amélioration de la situation de la sécurité, reconnue unanimement à la fois par le commandement militaire, par l’administration territoriale, par la société civile et les populations que nous avons rencontrés», a expliqué l’expert indépendant des Nations Unies, cité par ‘Afrique actuelle’. « Il y a eu une amélioration de la situation des personnes déplacées », a-t-il reconnu après avoir échangé avec le Premier ministre Choguel Maiga et les différents acteurs de la transition. Il a exprimé le même avis sur la question des droits humains. «Il y a eu une amélioration aussi sensible de la situation des droits humains, les violations et les atteintes aux droits de l’homme ont baissé», a-t-il indiqué, M. Tine a ajouté : « Nous avons, également, émis des recommandations concernant l’ouverture de l’espace civique parce que nous estimons aussi que les Maliens doivent être unis face aux défis qui existent à l’heure actuelle ». Selon les observateurs de la situation malienne, ces avis constituent un  un bon point pour les autorités maliennes qui ont accentué les moyens de lutter contre l’insécurité et la menace terroriste à laquelle le pays est confronté. MD (AMAP)

Le Mali invite la France à retirer « sans délai » les forces Barkhane et Takuba du territoire national (Communiqué) 

Bamako, 18 fév (AMAP) Le gouvernement du Mali a invité les autorités françaises à retirer, sans délai, les forces Barkhane et Takuba du territoire national, » sous la supervision des Autorités maliennes », indique, vendredi, un communiqué officiel. Répondant à la décision du gouvernement français, jeudi, de retirer les forces militaires Barkhane et Takuba engagées contre le terrorisme au Mali, Bamako indique prendre acte « d’une « décision unilatérale » de Paris en « violation des accords liant la France et le Mali et impliquant d’autres partenaires », précise ce communiqué du gouvernement,  Face aux annonces du président français, Emmanuel Macron, Bamako ajoute qu’ « au regard de ces manquements répétés des accords de défense, le gouvernement invite les Autorités françaises à retirer, sans délai, les forces Barkhane et Takuba du territoire national, sous la supervision des Autorités maliennes », selon la même source.  Selon le communiqué, la décision des autorités françaises fait suite aux annonces également « unilatérales de la France, le 03 juin 2021, de la suspension des opérations conjointes avec les Forces armées maliennes et le 10 juin 2021 de la fin de l’opération Barkhane, sans préavis et sans consultation préalable de la partie malienne ». « Ces décisions unilatérales constituent des violations flagrantes du cadre juridique liant la France et le Mali », dénonce le gouvernement.  Le gouvernement malien, poursuit le communiqué, signale que, par rapport aux attentes, « les résultats obtenus et annoncés officiellement par les autorités françaises, n’ont pas été satisfaisants, ni en 2013 avec l’opération Serval (détruire le terrorisme, rétablir l’autorité de l’État malien sur l’ensemble du territoire national, faire appliquer les résolutions de l’ONU) ni en 2016 avec l’Opération Barkhane (lutter contre le terrorisme, aider à faire monter l’Armée malienne en puissance, intervenir en faveur des populations) ».   « Malgré la présence de l’Opération Barkhane et des forces internationales, de 2013 à 2021, le Mali a risqué la partition et la menace terroriste localisée au Nord du Mali, s’est répartie sur l’ensemble du territoire national »,  ajoute le communiqué de Bamako.  Le gouvernement rappelle, par ailleurs, que l’Opération Serval n’aurait pas été nécessaire si l’OTAN n’était pas intervenue en Libye en 2011. Indiquant, aussi, que cette intervention qui a modifié la donne sécuritaire dans la Région et dans laquelle « la France a joué un rôle actif de premier plan  (…) est à la base des problèmes sécuritaires actuels du Mali en particulier et du Sahel en général ».  « Contrairement aux allégations relatives à la dégradation de la situation sécuritaire, les autorités de la Transition, dans l’exercice de leur droit souverain, ont entrepris des actions volontaristes pour diversifier les partenariats, consenti d’énormes efforts, permettant ainsi la montée en puissance des Forces armées maliennes et l’amélioration significative de la situation sécuritaire sur le terrain, depuis 6 mois, notamment, en vue de créer les conditions de la tenue d’élections », assure le gouvernement.   Le communiqué insiste sur les efforts du gouvernement « pour un retour rapide à l’ordre constitutionnel ». Il s’agit, notamment, de la création du mécanisme de concertation visant à adopter un chronogramme consensuel avec la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) , I’Union africaine (UA),  I’Organisation des Nations unies (ONU) et certains pays de la Région.  Le gouvernement malien exhorte les Forces armées et de sécurité nationales à « plus d’engagement, de vigilance et de détermination dans l’accomplissement de leurs missions » et « s’incline devant la mémoire des victimes de l’insécurité, civiles et militaires, maliennes et étrangères ».  Enfin, les autorités de la Transition expriment la disponibilité du Mali à davantage de dialogue et de coopération « avec les partenaires soucieux de la prise en compte des intérêts vitaux ». Ce dialogue se fera « dans le respect de la souveraineté nationale et de la dignité du peuple malien », indique le communiqué, assurant que « toutes les dispositions sont prises pour garantir la sécurité » du pays.  MT/MD (AMAP) 

Barkhane au Mali : Une fin bien triste

Par Issa DEMBELE Bamako, 18 fer (AMAP) Près d’une décennie d’engagement massif (5.100 soldats), des milliards d’euros engloutis, des dizaines de victimes…et, au bout, une fin dans un contexte de tension diplomatique entre la France et le Mali. Barkhane, la plus longue opération militaire extérieure française depuis 1962, se termine sur une mauvaise note qu’aucun des deux pays n’aurait souhaité  Le président français, Emmanuel Macron, a annoncé hier solennellement la fin de l’opération Barkhane au Mali. Les soldats français vont donc devoir quitter notre sol, sans avoir réussi à enrayer la menace terroriste ni empêcher son extension aux pays voisins. Ils vont s’en aller presque sous les quolibets des Maliens, exaspérés par l’accumulation de drames, malgré la présence massive des forces étrangères chez nous. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a de l’électricité dans l’air en ce qui concerne les relations entre Bamako et Paris. Rien ne va plus entre les officiels français et maliens. Le ton paternaliste des premiers est jugé inacceptable par les seconds. Les liens se sont dégradés à tel point que l’on s’attendait à ces annonces faites mercredi à l’issue du mini-sommet qui a réuni à l’Élysée, le président français et certains dirigeants ouest-africains.  Désormais, il n’est plus question d’une simple ré-articulation du dispositif à l’effet d’associer d’autres pays européens, mais plutôt d’un désengagement total. La Task force Takuba, à peine opérationnelle, entamera aussi un «retrait coordonné». Le Canada et les États européens opérant au sein de cette force ayant estimé que «les conditions politiques, opérationnelles et juridiques ne sont plus réunies pour poursuivre efficacement leur engagement militaire». Mais, ils resteront dans la région, notamment au Niger et dans le Golfe de Guinée, pour poursuivre leur action contre le terrorisme. Les paramètres de cette action commune seront connus d’ici juin 2022. Pour les Maliens, la fin de ces opérations signifie le début de quelque chose de nouveau, une prise en main de notre destin sur le plan sécuritaire. Un sentiment largement partagé et qui est à l’opposé de l’euphorie dans laquelle Serval avait été accueillie en 2013. Le temps des victoires a été court. «La guerre de libération du Mali est finie. Elle a été gagnée», affirmait Jean-Yves Le Drian le 20 mars 2014. Il avait ajouté que l’action des forces françaises avait permis au Mali de retrouver sa «souveraineté, que des élections aient lieu et qu’il y ait une fierté d’appartenance malienne qui se retrouve».  Neuf ans plus tard, les groupes terroristes ont étendu leur emprise. L’insécurité, d’abord concentrée au nord, a glissé vers le centre et s’est étendue vers les Régions de Koutiala et de Sikasso. Des localités des Régions de Mopti et de Ségou, sont soumises à des blocus. L’autorité de l’État ne s’est pas toujours rétablie à Kidal. En l’état, peut-on le dire, un désengagement fait figure d’échec patent. Réadaptation- Le cadre et les objectifs de l’intervention française ont évolué au fil des années. À Pau, en janvier 2020, la France et les cinq pays du G5 Sahel redéfinissaient les contours de leur partenariat. La «Coalition pour le Sahel» lancée à l’occasion, visait à faciliter les interactions entre les différents volets de l’action internationale venant en appui des pays du G5.  Les objectifs militaires fixés à Pau ont eu le mérite d’avoir donné du punch à la lutte commune contre l’ennemi. Et les résultats opérationnels ont été au rendez-vous avec des coups sévères portés à l’EIGS et à la coalition formant le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM). Ainsi, des grands noms du terrorisme ont été éliminés, comme l’Algérien Abdelmalek Droukdal, chef des opérations d’Aqmi, Bah ag Moussa, un haut responsable du GSIM et l’émir de l’EIGS Al Saharaoui. Sans compter les centaines de combattants neutralisés. Une année après, l’heure était à l’évaluation du dispositif. Cet exercice, qui a réuni le 15 février 2021 les chefs d’État dans la capitale tchadienne, a abouti à des conclusions fortes. Mais toujours est-il que les progrès n’ont pu combler les attentes. Ainsi, le ressentiment anti-français a persisté. Ce même ressentiment que le sommet de la «clarification» de Pau était censé dissiper. Cette situation qui agaçait déjà Paris s’était invitée dans les débats à N’Djamena, où les chefs d’État ont dû encore réaffirmer leur volonté de poursuivre le partenariat.  Côté malien, les autorités ont toujours reconnu l’intérêt du soutien de la France. Le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara, a affirmé dans une interview accordée à L’Essor qu’il n’y a «aucun doute possible, ces forces étrangères sont des alliés importants… Nous devrions nous convaincre que nous ne gagnerons pas cette guerre en nous trompant d’ennemi et en faisant le jeu des hordes terroristes».  Sauf que les autorités maliennes n’ont guère apprécié de ne pas avoir été associées à la prise des décisions concernant le réaménagement de l’opération Barkhane. En juin 2021, Emmanuel Macron a pris l’initiative unilatérale d’interrompre les opérations militaires communes (Barkhane-FAMa) qui n’ont repris qu’en juillet. Ensuite, il a annoncé la fin de l’opération Barkhane, avant d’expliciter son propos lors du sommet virtuel du G5 Sahel, le 9 juillet 2021. Étaient alors annoncées la réduction progressive des effectifs de Barkhane ainsi que la fermeture des bases de Kidal, Tessalit et Tombouctou d’ici à 2022. Pendant ce temps, la France devait travailler à européaniser la lutte au Sahel pour ne plus endosser seule les efforts multiples.    Les autorités de la Transition ont vu dans ces décisions unilatérales un «abandon en plein vol» et ont, par conséquent, décidé d’explorer d’autres horizons pour trouver des partenaires pouvant aider à la sécurisation des populations et leurs biens. Concomitamment, d’importants efforts financiers sont consentis pour équiper les FAMa qui, indéniablement, montent en gamme. Pour certains analystes, les récents agissements des terroristes contre les populations sont l’expression d’une profonde lassitude, voire d’un découragement qui serait enfin le début de leur déclin que les FAMa recherchent à coups de traques et de frappes. Le départ de la force Barkhane ne manque pas de susciter des interrogations quant à

Opération Kélétigui : Plus de 200 terroristes neutralisés et une centaine interpellés (DIRPA)

Bamako, 18 fév (AMAP)  Les Forces armées maliennes (FAMa), à travers l’opération Kélétigui dans le cadre du plan Maliko, ont neutralisé, au cours des deux derniers mois, 208 terroristes dont 142 sur le théâtre Centre et 66 dans la zone Sud, interpellé une centaine et détruit une trentaine de sanctuaires terroristes, a annoncé la Direction de l’information et des relations publiques de l’Armée (DIRPA) . Le chef de la DIRPA, le colonel Souleymane Dembélé, qui a fait le point des opérations militaires sur le terrain, jeudi, a ajouté qu’en outre, les soldats maliens ont récupéré, durant la même période, une soixantaine d’armes de toutes catégories, des minutions, plus de deux tonnes d’engrais chimique entrant dans la fabrication d’Engins explosifs improvisés (EEI), 28 véhicules, 94 motos, 718 sacs de céréales extorqués aux populations (Zakhat).  Ils ont mis la main, aussi, sur 453 têtes de bétail. Au cours de ces opérations, l’armée déplore, malheureusement, la perte d’une vingtaine de soldats et quelques blessés ainsi que des dégâts matériels. Ces résultats, fort encourageants, interviennent dans un contexte marqué par la montée en puissance des FAMa.      Le premier responsable de la DIRPA, le colonel Souleymane Dembélé, intervenait au cours de son traditionnel point de presse dans les locaux de la structure.  Au cours de la rencontre, le colonel Dembélé a, aussi, fait  le point de la situation des opérations militaires sur le terrain durant les mois de décembre et janvier derniers. Il a, également, rappelé les activités menées au niveau du département en charge de la défense, de l’état-major général des Armées et des états-majors concernés par la période. Dans son exposé, le colonel Souleymane Dembélé a rappelé que les FAMa ont entrepris, depuis le 25 décembre 2021, une dynamique offensive avec comme seul objectif la recherche et la destruction des Groupes armés terroristes (GAT) et leurs sanctuaires. Selon le haut gradé, « face à cette dynamique purement offensive, les terroristes, de plus en plus fébriles, en débandade dans tous les secteurs, adoptent désormais l’évitement ». Ainsi, ils n’osent plus attaquer les FAMa frontalement. Ils agissent à travers des poses de mines, la destruction des réseaux GSM, mais aussi des prises d’otages au parmi les populations civiles.  Pour le conférencier, cette montée en puissance s’explique par plusieurs aspects. Il s’agit, entre autres, du commandement de proximité insufflé par les plus hautes autorités, l’amélioration des conditions de vie et de travail des hommes notamment la majoration de 50% de la prime d’opération qui est passée de 50.000 à 75.000 Fcfa par mois pour tout militaire engagé sur les théâtres d’opérations. S’y ajoute l’acquisition d’équipements de dernière génération « dont quatre nouveaux hélicoptères sortie d’usine et d’autres matériels de combat ». Sans oublier les efforts de restructuration entamés depuis les évènements du 18 août 2020, touchant tous les compartiments de l’Armée, notamment la mise en place d’un système intégré de gestion du personnel de la Défense.  Au sujet du retrait annoncé de la force française Barkhane et la Task-force Takuba par les autorités françaises, le colonel Dembélé s’est voulu rassurant. « Le Mali n’est pas seul et il ne sera jamais seul pour faire face à la lutte contre le terrorisme », a-t-il assuré, avant d’inviter l’ensemble des Maliens à se mobiliser autour de notre pays, « car personne ne viendra faire le Mali à notre place ». AT/MD (AMAP)

Situation sécuritaire a Bandiagara : Satisfaction des populations

Envoyés spéciaux Madiba KEÏTA Oumar DIOP Mopti, 18 fer (AMAP) Dans la cité de Nangabanou Timbely, tout le monde est unanime à dire que la situation sécuritaire a beaucoup évolué depuis que les Forces armées maliennes (FAMa) ont commencé leurs opérations offensives en décembre dernier. En ce mardi après-midi, la place du marché était bondée de monde. Daouda Kassogué fait partie des commerçants qui étaient constamment rackettés par les terroristes. «En un moment donné, les groupes terroristes se promenaient tranquillement à Bandiagara.  Ils venaient prendre dans nos boutiques tout ce qu’ils voulaient sans rien payer. Nous ne pouvions rien faire», a expliqué le commerçant. Pour Daouda Kassogué, depuis que la sécurité a été renforcée, les attaques ont nettement baissé dans la région. «Avant, les attaques se faisaient quotidiennement. Les terroristes attaquaient les boutiques et tuaient des commerçants. Ils tuaient aussi les gens sur la route du Poisson pour prendre leurs biens. Mais aujourd’hui, on entend rarement parler des attaques. Cela est dû à une présence massive des militaires», a indiqué le commerçant. Le président du Conseil de cercle de Bandiagara, N’Dindé Ongoïga, a, lui aussi, témoigné que les opérations d’envergure lancées par les FAMa ont permis de libérer sa localité. «Avant, on ne pouvait même pas se promener dans certaines parties de Bandiagara. Les gens étaient emprisonnés chez eux. C’était dur à supporter. Ceux qui tentaient de défier les terroristes étaient tout simplement éliminés. Nous vivions vraiment dans la peur avant le déploiement massif des FAMa», a-t-il dit. Même son de cloche du côté du coordinateur des chefs de quartier de Bandiagara. Ousmane Ganamé pense que les FAMa doivent continuer leurs opérations offensives en vue de rassurer davantage les populations. D’après lui, les terroristes ne sont pas allés loin et ils peuvent revenir à tout moment s’ils savent que les patrouilles militaires ont cessé.  Le commandant de la 6è Région militaire a rassuré les populations de Bandiagara que l’opération Maliko va continuer jusqu’à ce que le pays soit stabilisé. «Nous avons la responsabilité d’assurer la sécurité des personnes et leurs biens, de défendre l’intégrité du territoire, de renforcer l’autorité de l’état sur l’ensemble du territoire national et de participer au développement économique et social dans nos villes et campagnes», a-t-il fait savoir.  Pour le colonel Karim Traoré, les patrouilles vont continuer de jour comme de nuit pour permettre la libre circulation des personnes et des biens, pour que les foires puissent se tenir normalement dans les villages et pour permettre le retour des services sociaux de base dans la région. MK/OD (AMAP)

Région de Bandiagara (Centre) : Présence massive et rassurante des Forces armées maliennes (FAMa)

Envoyés spéciaux Madiba KEÏTA Oumar DIOP Mopti, 18 fer (AMAP) Longtemps persécutées par les terroristes, les populations locales commencent à respirer grâce aux forces de défense et de sécurité. Soldats, gendarmes, gardes et policiers  mènent des patrouilles d’envergure de jour comme de nuit dans le but de sécuriser la libre circulation des personnes et des biens La Région de Bandiagara a terriblement souffert des attaques terroristes. La plus meurtrière de ces derniers mois a eu lieu le 3 décembre dernier à Songho, à 10 km de la ville de Bandiagara. Les terroristes ont brûlé un car avec ses passagers en partance pour la foire hebdomadaire de Bandiagara.  Plus d’une trentaine de personnes dont la plupart des femmes et des enfants, ont péri dans cette attaque atroce qui a choqué plus d’un Malien. Face à la situation, les populations de Bandiagara avaient exprimé leur ras-le-bol  en déclenchant une désobéissance civile. Pour calmer les esprits,  les autorités de la Transition ont décidé de renforcer la présence militaire à Bandiagara. La traque des terroristes dans la zone se fait sans relâche. Dans cette dynamique, une patrouille du Secteur 4 de l’opération Maliko a quitté, mardi 15 janvier 2022, vers 9 heures le camp de Sévaré en direction de Bandiagara. Des hommes lourdement armés avaient pour mission de faciliter la libre circulation des personnes et des biens sur la Route nationale 15 (RN15) appelée route du Poisson.  Ce corridor qui traverse Bandiagara, Bankass et Koro et qui continue jusqu’à la frontière avec le Burkina Faso, avait été le théâtre de plusieurs attaques terroristes ces dernières années qui l’avaient rendu presqu’impraticable. Mais aujourd’hui, avec la montée en puissance des FAMa, cet axe est de nouveau fréquentable.  La patrouille de mardi était dirigée par le commandant de la 6è Région militaire en personne, le colonel Karim Traoré. à quelques kilomètres de la ville de Mopti, les hommes du Secteur 4 de l’opération Maliko ont effectué une première reconnaissance au niveau du pont de Goundaga, plusieurs fois saboté par les groupes terroristes. «La reconnaissance permet de s’assurer qu’il n’y a aucun ennemi caché sous le pont pour attaquer le convoi.  Les gens contre qui nous sommes en guerre sont imprévisibles. Ils sont capables de tout. Donc, il faut que nous restions sur nos gardes à tout moment», confie le jeune soldat qui conduisait notre véhicule. D’après lui, le fait que les fous de Dieu sont parvenus à faire adhérer des villages à leur cause, cela complique beaucoup la tâche des Forces armées maliennes dans leur mission de ratissage. «Les terroristes circulent à moto et nous en véhicules. Ils ont une mobilité facile. Donc, c’est le renseignement qui peut nous permettre de les localiser et de les frapper avec précision. Il se trouve que beaucoup de villageois refusent de nous donner des renseignements sur les mouvements des groupes armés, craignant de subir des représailles», explique notre soldat.  A Yawakanda, à moins de sept kilomètres de Badiangara, un autre ouvrage important a été dynamité par les forces obscurantistes. C’est la Minusma qui est en train de le reconstruire pour le grand bonheur des populations riveraines. Le constat est que tous les ponts se trouvant sur le tronçon Mopti-Bandiagara ont subi des dégradations de la part des terroristes. Si celui de Goundaga a été réparé, les autres sont actuellement en chantier. OFFENSIVES – Le commandant Karim Traoré et ses hommes sont arrivés à Bandiagara vers 10 heures. La vie commence à s’organiser ici après une série d’attaques meurtrières l’année dernière. Les stigmates de ces attaques sont toujours visibles même sur le bâtiment abritant les bureaux du gouverneur de la région. Aujourd’hui, on a installé devant le gouvernorat des bacs à sable pour renforcer la sécurité. Le gouverneur Sidi Mohamed El Béchir qui a récemment pris fonction, s’est dit heureux de recevoir le commandant de la 6è Région militaire. Le chef de l’exécutif régional a fait savoir que la forte présence militaire dans la ville rassure la population. «Certaines organisations non gouvernementales et opérateurs économiques qui avaient quitté Bandiagara à cause l’insécurité, sont sur le point d’y revenir. C’est pour dire que la sécurité s’est nettement améliorée grâce aux opérations offensives menées par les Forces armées maliennes », a témoigné le gouverneur. Le colonel Traoré dira que dans le cadre de l’opération Maliko, les FAMa sont, depuis décembre dernier, dans une posture offensive qui consiste à faire une pression permanente sur les groupes armés terroristes. Le but étant de les neutraliser et de détruire leurs bases logistiques. En plus des opérations militaires pour faciliter la libre circulation des personnes et des biens, l’officier supérieur a fait savoir que l’autre objectif est de renforcer l’autorité de l’état dans les zones libérées. Le commandant de la 6è Région militaire a rendu visite aux différentes forces de défense et de sécurité présentes à Bandiagara, à savoir la gendarmerie, la garde et la police. Partout où il est passé, le message était très clair : continuer les opérations sur le terrain en vue de totalement pacifier la Région de Bandiagara. Le colonel Karim Traoré a salué l’engagement des hommes et surtout la cohésion entre  les différentes forces opérant sur le terrain. « Nous avons pour missions de sécuriser les hommes et les biens, de permettre aux gens d’aller aux foires et aux enfants d’aller à l’école. Bref, il s’agit de sécuriser toutes les activités de la population », a expliqué le commandant de la 6è Région militaire. Le gouverneur de Bandiagara a appelé à soutenir les forces de défense et de sécurité dans leurs actions de tous les jours. Il a appelé nos frères égarés  à déposer les armes et à contribuer au développement du pays. «Je demande à tous ceux qui sont dans cette histoire de déstabilisation de notre pays, de déposer les armes. Il est temps de se retrouver. Beaucoup de sang a coulé. Beaucoup de vies ont été fauchées.  Il y a aujourd’hui beaucoup d’orphelins, de veuves. Le pays n’avait pas besoin de ça. Je vous demande donc de revenir. Nous sommes un peuple

Secteur 4 de l’opération Maliko : Déluge de feu sur les repaires des terroristes

Envoyés spéciaux Madiba KEÏTA Oumar DIOP Mopti, 18 fer (AMAP) Socoura, Boulkessi, Mondoro, Boni, Farabougou, Marébougou ou dans la forêt de Wagadou, les différentes missions effectuées par les avions et les hélicoptères de combat de l’Armée de l’air ont permis de neutraliser des terroristes et de détruire leurs bases logistiques. A Mopti, notre équipe a suivi de près la préparation et l’exécution d’une mission spéciale sur le front Super Tucano A29, Mi 35, Mi 171 font aujourd’hui la fierté des Forces armées maliennes (FAMa) à travers l’Armée de l’air.  Ces avions et hélicoptères de combat ultra modernes sont en train de faire leur preuve dans la traque des terroristes dans le secteur 4 de l’opération Maliko couvrant les Régions de Mopti, Douentza, Bandiagara et Tombouctou. Comment les frappes aériennes sont-elles planifiées et exécutées dans ces localités? Les objectifs sont-ils atteints ? Pour en savoir davantage, nous avons fait une immersion au sein du Centre de coordination des opérations aériennes du théâtre Centre-Est, dont le poste de commandement opérationnel est basé à l’aéroport de Sévaré. En ce mercredi 16 février 2022, le chef du Centre de coordination des opérations aériennes du théâtre Centre-Est, commandant de la 2è Région aérienne, le colonel Soriba Yacouba Coulibaly et ses hommes sont en plein préparatif des vols du jour. Pilotes, mécaniciens et contrôleurs, tout le monde s’active pour que les missions du jour soient parfaitement exécutées. Le Mi 35 est déjà positionné sur la piste pour effectuer une mission spéciale à Gao.  Le capitaine Boubacar Dembélé en est le commandant de bord. D’après ses explications, le Mi 35 est un hélicoptère de combat de fabrication russe qui peut opérer de jour comme de nuit même dans des situations météorologiques extrêmes.  «Tous les jours, nous effectuons des missions sur les différents théâtres d’opérations de Nara à Mopti et dans les régions du Nord. On peut faire en moyenne trois ou quatre sorties par jour. Selon les besoins et la réalité du terrain, nous intervenons pour appuyer les troupes terrestres. La spécificité même de notre mission de faciliter l’appui rapproché des troupes terrestres. En dehors des combats, on peut également faire des missions de transport en embarquant des commandos avec nous. On peut aussi faire des missions d’évacuation sanitaire et de transports logistiques», explique le commandant de bord.  Le capitaine Hamidou Traoré est pilote de Mi 171 E, un autre appareil de combat de fabrication russe destiné au transport des troupes et de matériels. «Actuellement, nous effectuons plusieurs missions par jour. Cet appareil que nous utilisons est opérationnel du matin au soir », dit le capitaine Traoré, précisant que le Mi 171 E, avec une autonomie de vol de trois heures, peut prendre 27 hommes et leurs équipements. TOURNANT IMPORTANT – Le deuxième Mi 35 opérant sur le front est piloté par le capitaine Amadou Maïga. L’officier est très fier de son appareil dont la puissance de feu contribue considérablement aux succès des FAMa chaque jour sur le front. «Le Mi 35 est un hélicoptère de combat polyvalent qui peut agir de jour comme de nuit, dans des conditions météo extrêmes. C’est un appareil d’appui feu extrême. Il est capable aussi d’effectuer des missions de transport», relève le capitaine Maïga. Ce qui fait encore plus la fierté de l’Armée de l’air, c’est incontestablement le Super Tucano A29, un appareil de chasse léger, rapide et qui ne laisse aucune chance à l’ennemi. Il est piloté par le très expérimenté, le lieutenant-colonel Adama Demba Bembélé. «Le Super Tucano est un avion d’appui feu. Il est équipé de deux mitrailleuses et deux lanceurs-roquettes qui peuvent transporter des bombes pour appuyer nos troupes terrestres au combat. Vu sa rapidité et sa technologie, cet appareil est un bon moyen pour appuyer nos forces dans leurs missions régaliennes», assure le commandant de bord, ajoutant que son appareil a déjà détruit des bases de terroristes à Socoura, Boulkessi, Mondoro, Boni, Farabougou, Marébougou et dans la forêt de Wagadou dans la zone de Nara. Il faut reconnaître que le chef du Centre de coordination des opérations aériennes du théâtre Centre-Est et ses hommes sont en train de faire un travail remarquable dans la montée en puissance des FAMa. Leurs multiples missions sur les théâtres d’opérations ont été un tournant important dans la lutte contre les groupes armés terroristes opérant sur le territoire national. «L’acquisition de nouveaux vecteurs par les autorités de la Transition nous a permis d’être entièrement autonomes sur le terrain.  Nous opérons maintenant entre Maliens», a fait savoir le colonel Soriba Yacouba Coulibaly, précisant que l’Armée est aujourd’hui dotée de plusieurs avions de combat, de transport de troupes et de matériels, des avions de reconnaissance TETRAS. «Toutes les missions dédiées à une Armée de l’air normale, nous sommes en mesure de les faire actuellement à cent pour cent», dit le pilote instructeur. Comme dit un adage : «Vaut mieux voir une fois, qu’entendre mille fois». Ce que l’Armée de l’air est en train de faire sur le front nous rapproche chaque jour de la victoire finale sur les groupes obscurantistes. MK/OD (AMAP)

Cité des Enfants : Des réalisations à hauteur de souhait

Bamako, 18 février (AMAP) Malgré les contraintes sanitaires, la Cité des Enfants a pu exécuter, en 2021, son budget à hauteur de 99% avec un taux de recouvrement de 99% en recettes. Ce taux dépasse largement celui de 2020, a appris l’AMAP de source officielle. Lors de la 27ème session du Conseil d’Administration de la Cité des Enfants, tenue le jeudi 17 février 2022, les administrateurs ont passé en peigne fin les activités réalisées l’an dernier avant d’examiner plusieurs points. Le Secrétaire général du ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Chiaka Magassa, a présidé la cérémonie d’ouverture en présence de la Directrice générale, Mme Amina Cissé Koumaré et de son adjoint Famara Keïta. Le représentant de la ministre a précisé que le budget 2022 de la Cité des Enfants est équilibré en recettes et en dépenses à la somme de 563.006.000 FCFA, contre 621.659.000 FCFA pour l’exercice précédent. Soit une diminution de 58.653.000 FCFA. Le sécretaire général a noté un grand effort fourni par la direction de la Cité des Enfants grâce à ses orientations et aux conseils du comité culturel et pédagogique. S’agissant des réalisations, faut-il retenir, la poursuite des travaux d’aménagement du parc d’attraction, des travaux de construction de la médiathèque ; l’acquisition des équipements et des matériels informatiques et bureautiques. S’y ajoutent le renforcement de capacité des agents et la réalisation de 11 activités de la participation et de la protection de l’enfant. Chiaka Magassa s’est également réjoui de l’implication significative de certains partenaires aux côtés de la Direction de la Cité des Enfants au cours de l’année écoulée. Ces appuis multiformes ont permis à la Cité des Enfants de porter des chantiers novateurs. Malgré les contraintes sanitaires, la Cité des Enfants a pu exécuter son budget à hauteur de 99% avec un taux de recouvrement de 99% en recettes. Selon le représentant du ministre de tutelle, ce taux dépasse largement celui 2020. Pour ce faire, Chiaka Magassa a invité les administrateurs à une analyse minutieuse sans complaisance des différents documents soumis à leur appréciation et à formuler des recommandations pertinentes qui permettront à la Cité des Enfants d’assurer pleinement sa mission. Ainsi, le Conseil d’Administration devrait examiner, entre autre, l’état de mise en œuvre des recommandations de la 26ème session ; le rapport d’activités 2021 ; l’état d’exécution du budget 2021 ; le plan d’actions 2022 ; le budget de 2022. La Cité des Enfants est un lieu de divertissement, d’évasion, de liberté, d’apprentissage. Elle est aussi un espace attrayant de conditionnement physique, moral et intellectuel où l’enfant, à travers les activités de son choix, participe à sa propre éducation et formation. Ainsi, les activités de la Cité des Enfants sont d’éveils, de découvertes et de prises en charge par l’enfant de ses pouvoirs d’expressions personnelles. Ces activités, aux multiples composantes, revêtent des formes ludiques, le jeu étant un facteur primordial de développement chez l’enfant. Oumar Diakité (AMAP)