Une quarantaine de civils tués dans une attaque terroriste à Tessit, dans la Region de Gao  (Nord)

Gao, 17 fév (AMAP) Plusieurs hommes armés, présumés terroristes, ont tué une quarantaine de civils, dimanche  6 février 2022, aux environs 14 heures, au cours d’une attaque concomitante dans plusieurs villages de la Commune rurale de Tessit, dans le Nord du Mali, ont annoncé, jeudi, les autorités administratives.  Les assaillants ont fait irruption, dans les localités de Tadjalate, Tazimé, Keygouroutane, Marsi, Bakane, Abagazoz, sur une cinquantaine de motos et à bord de huit véhicules pick-up estampillés Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) d’Iyad Ag Agaly et de Amadou Kouffa, et ont semé la terreur parmi la population.  Selon un rescapé, l’entrepreneur Albachar Ag Mohamed de la communauté Kel-Essouk, il sera difficile de dénombrer avec exactitude le nombre de morts « parce que, souvent, on trouve des corps par dizaine ou quinzaine dans des lieux différents ». Cependant, il est sûr, « avant de fuir les lieux, d’avoir comptabilisé plus de 45 morts sans tenir compte des personnes portées disparues ». Selon toujours ce rescapé, les assaillants ont emmené trois véhicules dont le sien et des milliers de bétails et des vivres. « Ces bandits armés ont dévalisé le Centre de santé, les   boutiques des localités avant de les incendier. Ils ont, aussi, saboté le château d’eau de Tadjalate », a précisé l’entrepreneur. Suite aux menaces des terroristes de les exécuter, de milliers de ménages ont abandonné leurs habitations et leurs biens derrière eux pour se réfugier dans la Commune urbaine de Gao  (Nord) et d’autres ont fui vers le Niger. Une dame d’une cinquantaine d’années, entourée de ses petits fils et filles, Markoy Welt Inay, a dit qu’elle et sa famille ont dû fuir la zone, en laissant tous leurs biens « afin d’échapper à la mort ».  Un doyen de la communauté de Kel Essouk, Alhousseini Ag Ismaguel, a déclaré que  leurs « père et mère, c’est l’Etat du Mali » et que leur communauté « est dans l’obligation d’accompagner leur patrie ».  Le village de Tadjalate était sur une bonne voie de  développement parce qu’il y a des écoles, un centre de santé, un château d’eau et des commerces. « Tout le monde venait  s’approvisionner dans ces boutiques et se faire soigner au centre de santé », a-t-il dit.  « Les populations sont en parfaite intelligence avec les  forces de sécurité maliennes. Voilà pourquoi, les différents villages  ont été la cible de cette attaque barbare de ces mécréants », a lancé le doyen des Kel-Essouk.  Les déplacés de Gao ont été accueillis, mercredi, au Centre social pour le développement et l’éducation, par son promoteur, Albachar Ag Mohamed, avant être transférés sur le site de Bawa Aljanabango, dans la Commune rurale de Gouzourèye. Selon Albachar Ag Mohamed, les autorités régionales ont été informées de l’arrivée des déplacés de la Commune rurale de Tessit. Il a ajouté que l’UNICEF a identifié et recensé les  enfants scolarisés.  Tous les déplacés des six villages de la Commune de Tessit sont installés sur le site de Bawa Aljanabango dans la Commune rurale de Gounzourèye qui a été offert par le maire de la Commune.  Hier jeudi, à notre passage, rien n’avait encore été réalisé sur le site et les besoins sont énormes.  AT/MD (AMAP)

Lutte contre le terrorisme : Mutualiser les efforts dans le Liptako Gourma

Bamako, 17 fév (AMAP)  Un séminaire international de haut niveau sur «Intégration des espaces frontaliers du Liptako Gourma : mutualisation des activités de sécurisation et de développement », se tient du 15 au 17 février 2022 à l’École de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye (EMP-ABB), ce Bamako, au Mali. Le directeur de l’EMP-ABB,  le colonel Souleymane Sangaré, a souligné que ce séminaire, organisé avec l’appui financier de la République démocratique et populaire d’Algérie, « est une occasion opportune pour créer une synergie de pensées et d’actions entre experts, autorités traditionnelles, élus locaux, administrateurs de terrain, civils et militaires ». Mais, aussi, « les populations autour de la question complexe du nexus sécurité et développement ».   Le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara, pour sa part,  a indiqué que la rencontre se tient dans un contexte où la Région des trois frontières (Mali-Burkina Faso-Niger) est confrontée à des défis sécuritaires sans précédent. « Ces contraintes qui, malheureusement, selon le colonel Sadio Camara, retardent, sinon anéantissent tout effort de développement et d’intégration ».  Cette situation, avec ses corollaires de pertes en vies humaines, de déplacés massifs, de destruction d’infrastructures socioéconomiques, engendre des conséquences néfastes sur le bien-être des populations. « Toute chose qui entraîne une augmentation sans cesse de besoins alimentaires et une insécurité croissante ». Pour le ministre Camara, ce contexte de crise multi-factorielle et multi-sectorielle se retrouve exacerbé avec l’apparition de la Covid-19. « Cette situation nous impose de renforcer la solidarité et la coopération afin de créer une nouvelle dynamique au sein de la région du Liptako Gourma, foyer de tensions, de violence extrême. Mais également de saisir toutes les opportunités qu’offre cette région, pour faire face aux nouveaux défis », a-t-il relevé.  Pour faire avancer efficacement la réflexion, afin d’aboutir à des actions concrètes et réalisables dans la zone, les participants se pencheront sur des questions telles que la coopération transfrontalière, les initiatives locales, la mutualisation des activités d’acteurs locaux. Mais aussi la sécurité y compris la lutte contre la criminalité transfrontalière, le terrorisme, le trafic des êtres humains et d’autres formes de violences. « À ce titre, la réflexion doit intégrer, entre autres, l’enjeu de la mutualisation des activités des acteurs locaux, le financement des activités dans la zone des trois frontières, le rôle des élus locaux, des autorités traditionnelles, la prise en charge des personnes déplacées et la présence de l’État », a poursuivi le colonel  Camara. « J’invite les panélistes et les participants à faire des recommandations opérationnelles sur les voies et moyens nécessaires, pour appuyer les initiatives locales de sécurité, de développement et les mutualisations autour des communautés riveraines du Liptako Gourma », a insisté le ministre de la Défense. De son côté, l’ambassadeur d’Algérie au Mali, El-Haouès Riache, a réitéré la disponibilité de son pays à demeurer solidaire dans la lutte des États et des peuples de la bande sahélo-saharienne contre le terrorisme, l’extrémisme violent, l’instabilité et l’insécurité.   L’Algérie fait cette assistance, selon El-Haouès Riache, « sur la base de principes et d’objectifs clairs, en l’occurrence une politique de bon voisinage et d’amitié, de non-ingérence dans les affaires intérieures des États ». « Mais aussi de respect de l’intégrité territoriale des États et de leurs frontières héritées des indépendances ainsi que du respect de l’unité, de la souveraineté et de la cohésion nationales de ces pays ». AT/MD (AMAP) 

La France et ses partenaires européens officialisent leur retrait militaire du Mali

Bamako, 17 fév (AMAP) La France et ses partenaires européens ont officialisé, ce jeudi 17 février, leur retrait militaire du Mali, tout en affirmant vouloir rester engagés auprès des pays sahéliens. « Nous ne pouvons pas rester engagés militairement aux côtés d’autorités de fait dont nous ne partageons ni la stratégie ni les objectifs cachés », a déclaré le président français, Emmanuel Macron, lors d’une conférence de presse aux côtés des présidents sénégalais, ghanéen et du Conseil européen. Dans une déclaration conjointe, la France et ses partenaires expliquent ce retrait par de multiples « obstructions » des autorités de la Transition au Mali.  Le Canada et les États européens opérant aux côtés de l’opération française Barkhane et au sein de la Task Force Takuba estiment que « les conditions ne sont plus réunies » pour poursuivre efficacement leur engagement militaire au Mali. Ils décident d’entamer le retrait coordonné du territoire malien de leurs moyens militaires respectifs dédiés à ces opérations.   Toutefois, selon la déclaration conjointe, Paris et ses partenaires « souhaitent rester engagés dans la région sahélienne et étendre leur soutien aux pays voisins du Golfe de Guinée et d’Afrique de l’Ouest pour contenir la menace terroriste. Les paramètres de cette réorganisation seront arrêtés d’ici juin 2022 ».  Lors de la conférence de presse commune, le président sénégalais, Macky Sall, a indiqué que « la lutte contre le terrorisme au Sahel ne saurait être la seule affaire des pays africains (…) ». Et d’ajouter : « Nous sommes heureux que l’engagement ait été renouvelé de rester dans la Région et de réarticuler le dispositif ». SS/MD avec AFP

Les FAMa opèrent dans le respect des droits de l’Homme

Koutiala, 17 fév (AMAP) Les troupes engagées effectuent des interpellations de suspects lors de leurs missions offensives sur le théâtre d’opérations, dans le strict respect des droits des personnes appréhendées, déclarent les Forces armées maliennes (FAMa). Les suspects sont interrogés et libérées si rien ne leur est reproché. Au sein des troupes combattantes, cette mission spécifique est confiée à la Prévôté. L’adjudant-chef Adama Doumbia est le chef prévôté de la gendarmerie dans le dispositif Kélétigui Groupement tactique inter-armé (GTIA 2). Il explique que la Prévôté est une institution de la gendarmerie auprès des forces combattantes. «La Prévôté accomplit une mission de police judiciaire militaire qui consiste à constater toutes les infractions commises contre les militaires, leurs établissements ou leurs matériels», explique l’adjudant-chef Adama Doumbia.  Au cours des différentes missions du GTIA 2 de l’opération Kélétigui, l’adjudant-chef et ses hommes se sont vus confier 20 personnes après leur interpellation. Selon le sous-officier supérieur, 14 suspects ont été conduits devant le procureur de la République de la zone 8 à Sikasso. Les six autres personnes ont été relâchées après les investigations, indique l’adjudant-chef. Notre interlocuteur soutient que le droit humain est respecté par les militaires en opération qui bénéficient de formation dans ce sens. «Les hommes ont à l’esprit la nécessité de respecter les droits des personnes interpellées. Les sévices et autres actes de violence sont bannis», insiste le chef de la Prévôté qui n’a pas manqué de démentir catégoriquement les allégations de violation des droits humains véhiculées pour ternir l’image des militaires dans l’accomplissement de leur mission. MT/HK (AMAP)

Opération «Kélétigui» : Coups de boutoir contre les sanctuaires des terroristes

Envoyés spéciaux  Mohamed TOURE Habib KOUYATE Koutiala, 17 fév (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) multiplient les actions de combat contre les ennemis nichés dans les collines boisées de la Région de Koutiala, dans le Sud du Mali. L’objectif est de détruire les repaires à partir desquels ils préparaient leurs actions pour faire régner la terreur dans la zone Du haut de sa terrasse, le capitaine Samba Gassama fixe un regard droit sur ses hommes pendant que les premières lueurs du jour se montrent, ce 10 février 2022. Le longiligne officier à la barbe finement taillée est peu bavard. Ce commandant du sous Groupement tactique inter-armé (GTIA 3) de l’opération Kélétigui et sa troupe ont passé la nuit au Centre d’armes infanterie de Koutiala. Après une journée éprouvante de patrouilles offensives aux trousses des combattants terroristes. La nuit tombée, les véhicules avaient été disposés en position stratégique pour prévenir tout risque. Sur ces terrains délicats, les militaires ne dorment que d’un œil. Toujours prêts !  La troupe du capitaine Gassama commence à se mettre en mouvement. Un vent frais balaye les alentours.  La colonne de pick-up aux couleurs de camouflage va entamer une nouvelle journée marathon.  C’est l’heure de la toilette, des exercices physiques et de la prière. Même en zone d’intervention, les militaires ne lésinent pas sur leur apparence. Les têtes sont minutieusement brossées au peigne pour certains. La toilette s’effectue également pour les engins et les armes qui sont minutieusement vérifiés et chauffés. Certains en profitent pour des coups d’éponge au véhicule.   L’unité prend rapidement le petit-déjeuner pendant qu’un air de musique traditionnelle « donso » résonne d’une voiture. Le café au lait et le pain sont rapidement dévorés par les combattants aguerris au maniement des armes.  Chacun avance avec son bol pour se servir. Une symphonie infiniment répétée. Le départ peut être donné. Le convoi s’élance lentement, en file indienne, pour rejoindre les autres éléments du Groupement tactique inter-armé (GTIA 2), engagé dans l’opération Kélétigui.  Le poste de commandement des opérations est basé à Karangana à 70 km de Koutiala. Ce trajet est effectué à travers les buissons, sur les pistes chaotiques mais sous les regards admiratifs des villageois. «La troupe se porte à merveille, le moral est au beau fixe. L’opération se déroule normalement. «Nous menons des actions offensives en autonome. La motivation est totale depuis que les autorités ont bien voulu mettre à notre disposition les matériels nécessaires pour la réalisation de notre travail», assure le capitaine Gassama, à la tête de l’une des unités combattantes de l’opération Kélétigui.  Le secteur de Koutiala avait connu une recrudescence des attaques terroristes menées notamment par des groupes affiliés à Al-Qaeda qui avaient sanctuarisé les forêts et les collines à la lisière de la frontière entre le Mali et le Burkina Faso. Les groupes qui écumaient le secteur du Cercle de Yorosso étaient à l’origine de l’enlèvement, en février 2017, de la religieuse colombienne sœur Gloria Narvaez, dans la localité de Karangasso (40 km de Koutiala). La religieuse a été libérée par les Forces armées maliennes (FAMa) en octobre 2021.  Les terroristes ont également mené plusieurs attaques contre des postes de police, de douanes et de la gendarmerie, notamment à Koury et Sienso.  En plus des sévices qu’ils imposaient aux paisibles populations auxquelles, ils récoltaient des taxes, ils s’illustraient par des vols de bétail. Tout ceci n’est qu’un mauvais souvenir désormais. La montée en puissance des FAMa est perceptible aux moyens déployés et la motivation dont font preuve les soldats. Ils débusquent désormais au couteau et à la fourchette les terroristes aux confins de leurs sanctuaires. EN DEBANDADE – La capacité de nuisance des groupes terroristes a été amoindrie par la forte mobilisation des FAMa dans la zone. Ce dispositif en 8è Région miliaire a pour fer de lance le GTIA 2 engagé dans l’opération Kélétigui, sous le commandement du lieutenant-colonel Mohamed Dramane Sidibé. Bien bâti, l’officier barbu que nous retrouvons au PC est entouré de ses adjoints. D’une démarche déterminée, il donne des explications claires et nettes sur les opérations. «A travers Kélétigui, les FAMa mènent des actions d’envergure contre les groupes armés terroristes en vue de regagner du terrain et reprendre l’initiative sur ces groupes», explique le lieutenant-colonel Mohamed Dramane Sidibé.  « L’objectif, insiste-t-il, est de neutraliser les groupes terroristes et détruire leurs sanctuaires identifiés. Chose à laquelle lui et ses hommes travaillent activement, recherchant les zones de présence des terroristes et leurs bases pour les détruire. L’opération concerne la zone de Sikasso et celle de Koutiala. Essentiellement dans les localités de Denderesso, Zantiguila, Tièrè, Misanso, Kabalé, les collines situées entre le Mali et le Burkina Faso, la zone de Maou et sur Boura où la présence ennemie est signalée. «Nous évoluons avec les nouvelles acquisitions que les autorités ont mises à disposition. Je vois que les hommes sont déterminés pour mener à bien la mission. Récemment, la visite du chef d’état-major des armées a permis de réarmer le moral de la troupe», se réjouit le lieutenant-colonel Mohamed Dramane Sidibé. Les moyens engagés dans l’opération expliquent le succès engrangé contre les ennemis. La hiérarchie a notamment mis à disposition des hommes, des engins blindés et d’autres matériels efficaces.   Selon l’adjudant-chef Abdoul H. Niang, chef du peloton blindé du GTIA 2, les équipements blindés viennent en soutien aux troupes d’infanterie, celles à pieds, dans les pick-up ou les unités motorisées. «Certains endroits sont touffus. On ne peut pas y avoir accès. Nous ouvrons le feu, nous pouvons faire des détonations avant que les fantassins ne pénètrent la zone.  Nous pouvons tirer à longue distance avec toujours des effets», souligne l’adjudant-chef Abdoul H. Niang avant de monter à bord d’un de ses engins lourds. MOYENS D’ENVERGURE – Pour le lieutenant Moulaye Ould Gouba, commandant sous GTIA 2 de l’opération Kélétigui, les moyens d’envergure déployés ont rapidement fait la différence sur le terrain. Ce militaire trapu, aguerri au combat contre les groupes terroristes, laisse transparaitre à chaque geste ses qualités de meneur d’hommes expérimenté. Turban autour de la tête et cartouchière sur le gilet, il multiplie les échanges avec ses

Marche de soutien aux autorités de la Transition : Dakar-Bamako à pied

Dakar, 17 fév (AMAP) L’association Marche Internationale Dakar-Thieytou, une ONG sénégalaise, a initié une marche de 1.362 km (distance Bamako-Dakar) pour apporter son soutien aux autorités de la Transition au Mali. Partis de l’ambassade du Mali, dans la capitale sénégalaise, mercredi matin, à 9 heures 30 minutes, les marcheurs au nombre de 12 estiment pouvoir couvrir la distance en un peu plus d’un mois.  « Sur la route, nous serons rejoints par des Africanistes. Dans chaque grande ville ou village que nous traverserons, nous prendrons contact à travers les médias, avec la population à qui nous expliquerons que le Mali ne doit pas être sacrifié sur l’autel d’un club de valets de l’impérialisme », promet DJ Keeman, un responsable de l’association dont une partie du nom (Thieytou) porte le nom du village du savant africaniste Cheikh Anta Diop. Et de préciser que l’action de son association est spontanée. En plus de son objectif principal qui est de soutenir le Mali dans l’épreuve que lui font subir les dirigeants de la Communauté économique des Etats de l’Afrique du Monde CEDEAO), cette marche vise à démontrer la façon dont ces derniers « veulent tuer à petit feu leurs propres populations ». « Imaginez comment les populations sur le corridor Dakar-Bamako sont en train de souffrir. Les cimenteries risquent bientôt de fermer si la situation perdure », a ajouté un membre de la délégation qui a été reçue, avant son départ, par la 3è conseiller Mme Konaté Djenebou Doucouré et le conseiller consulaire Boubacari Minta.  « C’est une honte d’être derrière certains dirigeants africains », s’est indigné Nicko Junior Bouassi qui fustige la perméabilité de ceux-ci à la manipulation. Pour ce trentenaire, « le temps est venu de se dire la vérité ». « Et la vérité, c’est que le Mali ne doit pas échouer car son échec tel que planifié et souhaité par la France et ses ‘’nègres de service’’ sonnerait la fin de toute tentative de l’Afrique de se libérer définitivement de la servitude néocoloniale ». C’est pourquoi, les marcheurs invitent « les Maliens à être résilients et les assure du soutien de la jeunesse africaine qui s’organise pour converger vers Bamako », révèle-t-il. Bouassi a conclue par un hommage à Yérè Wolo, une organisation malienne qui, pour lui, est le fer de lance de cet engagement pour la libération du Mali. Un engagement qui mérite d’être soutenu par les organisations sœurs qui manifestent depuis l’imposition des sanctions à un pays dont la Constitution est l’une des plus panafricanistes et unionistes du continent. « Le Mali n’est pas seul dans cette épreuve voulue et entretenue par certains organisations ouest-africaines. On peut le sentir partout au Sénégal où la population est plus que convaincue que Maliens et Sénégalais ne sont que les organes d’un même corps », disent les marcheurs qui sont les héritiers de Cheikh Anta Diop. Ils présentent leur geste de solidarité comme la démonstration que la lutte pour la dignité et la souveraineté bénéficie de l’appui de nombreux Africains Les initiatives des souverainistes africains ont commence le gigantesque rassemblement du 28 janvier 2022 à la place de l’Indépendance de Dakar. GAD/MD (AMAP) 

Communiqué du conseil des ministres du 16 février 2022

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 16 février 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi Goïta, Président de la Transition, chef de l’État.  Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté un projet de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÉGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret autorisant et déclarant d’utilité publique les travaux de construction des bureaux de certains services de la Direction générale des Impôts, sur la parcelle de terrain, objet du Titre foncier n°905 de la Commune I du District de Bamako, sise à Sotuba. La parcelle de terrain, d’une superficie d’un hectare l8 ares 63 centiares en Commune I du District de Bamako est destinée à la construction des bureaux secondaires de la Direction Générale des Impôts. Les travaux empiètent sur une propriété privée qu’il convient d’exproprier pour cause d’utilité publique. La réalisation des travaux permettra d’améliorer les conditions de travail du personnel, l’accessibilité aux services des impôts et la prise en charge des contribuables. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une diminution du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, chef de l’État a cependant appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie.

Communiqué du Conseil des Ministres du Mercredi 16 février 2022

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 16 février 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté un projet de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret autorisant et déclarant d’utilité publique les travaux de construction des bureaux de certains services de la Direction générale des Impôts, sur la parcelle de terrain, objet du Titre foncier n°905 de la Commune I du District de Bamako, sise à Sotuba. La parcelle de terrain, d’une superficie d’un hectare l8 ares 63 centiares en Commune I du District de Bamako est destinée à la construction des bureaux secondaires de la Direction Générale des Impôts. Les travaux empiètent sur une propriété privée qu’il convient d’exproprier pour cause d’utilité publique. La réalisation des travaux permettra d’améliorer les conditions de travail du personnel, l’accessibilité aux services des impôts et la prise en charge des contribuables. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une diminution du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a cependant appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie. Bamako, le 16 février 2022 Le Secrétaire général du Gouvernement, Mahamadou DAGNO Officier de l’Ordre national

Affaire Oumar Mariko : L’audience renvoyée au 18 mai prochain

Bamako, 16 fév (AMAP) Les juges ont décidé de reporter le procès du responsable politique, Oumar Mariko, pour défaut de citation régulière de l’un des prévenus absent, mardi, à la barre pour la première audience de fond.  Ce renvoi permettra au ministère public du Tribunal de grande instance de la Commune IV du District de Bamako de régulariser la citation en question. Dr Oumar Mariko, président du parti Solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance  (SADI) , ses co-prévenus Bakary Camara, administrateur des Réseaux Kayira, et Boubacar Soumaoro dit Bouba Fané étaient convoqués pour la première audience de fond.   Le Tribunal avait accordé, le 4 janvier dernier, la liberté provisoire au Dr Oumar Mariko et Bakary Camara. Ces deux personnes avaient été incarcérées le 7 décembre 2021 à la Maison centrale d’arrêt (MCA) de Bamako. L’autre co-inculpé, Boubacar Soumaoro dit Bouba Fané, avait bénéficié, une semaine plus tôt, de la mesure de liberté provisoire. Les trois personnes sont poursuivies pour «des faits d’injures sur les réseaux sociaux, complicité et divulgation du secret de la communication». Ces faits sont prévus et punis par les dispositions des articles 21, 55 et 56 de la loi portant répression de la cybercriminalité au Mali. Et, aussi, conformément aux dispositions de l’article 24 du Code pénal. L’affaire fait suite à un enregistrement vocal qui a défrayé la chronique, notamment sur les réseaux sociaux, il y a quelques semaines, à travers lequel, on entend une voix attribuée à Dr Oumar Mariko, s’en prendre au Premier ministre Choguel Kokalla Maïga à travers des propos «injurieux et grossiers». Mardi, le tribunal a décidé de renvoyer d’office le dossier pour une mesure d’administration judiciaire. Car, l’un des prévenus, en l’occurrence Boubacar Soumaoro dit Bouba Fané, qui n’a pas comparu, n’avait pas été cité. « Compte tenu des peines encourues, selon l’un des avocats des inculpés, la loi impose que tous les prévenus soient cités. Cela peut être régularisé lorsque le prévenu se présente volontairement ».  «Mais compte tenu de l’absence de l’un des prévenus, on ne pouvait évidemment pas régulariser cette situation», a clarifié Me Kassoum Boubacar Tapo. Précisant que le tribunal a souhaité renvoyer le dossier pour permettre au ministère public de régulariser la citation manquante. Aussi, ce n’est pas uniquement en raison de l’absence de Boubacar Soumaoro dit Bouba Fané, mais surtout parce qu’il n’a pas été régulièrement cité. « Dans une procédure pénale, a détaillé Me Tapo, c’est le ministère public, représenté par le procureur de la République, qui poursuit. Donc, le parquet est, en quelque sorte, l’une des  parties principales ». Il lui incombe de faire citer régulièrement, autrement dit, porter à la connaissance des prévenus que le procès aura lieu tel jour et à telle heure. Pour être clair, c’est cette citation qui a manqué dans le dossier. «Bouba Fané n’a pas été cité tout comme aucun d’entre eux. Mais, Dr Oumar Mariko et le journaliste Bakary Camara étaient présents.  Ces deux ont comparu», a fait remarquer Me Tapo.  « Toutefois, souligne-t-il, la loi prévoit, dans le cadre d’une comparution volontaire, puisque la citation est faite dans l’intérêt des prévenus, que les accusés peuvent renoncer à cette citation. Ce qui, de facto, régularise la procédure. Mais pour cela, il faut être présent à l’audience ». OD/MD (AMAP)

Cybercafé : Le salut par la reconversion

Par Makan SISSOKO Bamako, 16 fer (AMAP) Face à la rude concurrence des téléphones portables, les promoteurs de ces espaces informatiques survivent aujourd’hui grâce à d’autres activités connexes qu’ils assuraient, (Lire suite :http://lessor.ml )