Bla : fin de l’atelier d’élaboration du plan de contingence multirisques du cercle
Bla, 04 mars (AMAP) Un atelier d’élaboration du plan de contingence multirisque (inondations et troubles sociaux) du cercle de Bla organisé par le Comité de la Croix rouge malienne en partenariat avec le projet PPP – ECHO – Ségou (Partenariat Programmatique Pilote) s’est déroulée du 02 au 04 mars à Bla à l’intention des services techniques, des maires des communes de Yangasso, Touna, Kemeni et Bla, de la CAFO, des ONGs, de la jeunesse et les chefs des services de la défense et de sécurité, a constaté l’AMAP. Classé 184ème pays selon l’Indice de Développement Humain (IDH) de 2019 des Nations Unies, le contexte humanitaire au Mali pour l’année 2021 continue de se dégrader. Les chocs tels les conflits, l’insécurité, la transition politique et les troubles sociaux, les aléas naturels (sécheresses, inondations) et les épidémies, ont des conséquences sur la vie et les moyens de subsistance des ménages. Malgré des précipitations plutôt favorables en 2020, les résultats du Cadre Harmonisé (CH) d’avril 2021 et de l’enquête ENSAN 2020 ou résultats préliminaire d’ENSAN prévoient une situation incertaine, principalement liée à la détérioration de la situation sécuritaire. Celle-ci a un impact direct sur l’accès à la nourriture, provenant de la production des ménages, des échanges non monétaires ou monétaires, aggravée encore plus par la pandémie de COVID-19. La Croix rouge malienne (CRM) étant une organisation humanitaire à but non lucratif fondée le 20 Août 1965 sur la base des conventions de Genève d’Août 1949 et suivant l’ordonnance 59 PCG du 28 mars 1959 régissant les associations et ONG en république du Mali, a initié cet atelier à l’intention des acteurs locaux du cercle de Bla. Cet atelier avait un objectif général et des objectifs spécifiques. L’objectif général était de renforcer les capacités opérationnelles des acteurs locaux et leurs partenaires en matière de gestion des catastrophes. Quant aux objectifs spécifiques, ils étaient : élaborer un plan de contingence local Inondation et troubles sociaux pour le cercle de Bla ; tester le plan de contingence local en exercice de simulation, préparer les acteurs locaux, les partenaires pour mieux répondre aux sollicitations des populations en cas de catastrophes ; supervision de la mise en place des comités de veille. Durant trois jours, les 45 participants venus des communes de Bla, Yangasso, Touna et Kemeni ont travaillé sur plusieurs chapitres à savoir, le mécanisme de coordination et de communication ; les Indicateurs d’alerte précoce et éléments déclencheurs ; l’Analyse des Capacités / Vulnérabilités et Menaces avant de procéder à l’élaboration proprement dite du plan de contingence multirisque et son budget. Sous la direction des facilitateurs Youssouf Sinayoko chef de zone du projet PPP – Ségou, Gaoussou Coulibaly chef du poste de secours routier de la protection civile de Bla et Ousmane Haidara, secrétaire général du Comité de la Croix rouge malienne de Ségou ; les participants ont également acquis des connaissances dans l’élaboration d’un plan de contingence multirisque afin de prévenir les catastrophes naturelles. La cérémonie de clôture de cet atelier présidé par le premier adjoint du préfet de cercle, Mamadou N’Diawar Diarra avec à ses côtés le sous préfet de l’arrondissement central de Bla, Mohamed A. Maiga, le premier adjoint au maire de la commune rurale de Bla, Soungalo Mallé, la représentante du président du conseil de cercle de Bla, Fatoumata Coulibaly, s’est déroulée le vendredi dans la salle de conférence de la préfecture qui a servi de cadre pour la formation. Les participants à travers leur porte-parole, Sékou Baba Simpara, vice-président de la société civile de Bla, ont apprécié la session à sa juste valeur avant de remercier les organisateurs. MO/KM (AMAP)
Les soldats maliens font 47 terroristes tués en réponse à une attaque complexe à Mondoro (Centre)
Bamako, 04 mar (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) du poste de sécurité de Mondoro, dans le Cercle de Douentza (Centre), ont neutralisé 47 terroristes en réponse à une attaque complexe avec utilisation de véhicules piégés, dans la matinée du vendredi 4 mars 2022, aux environs de 5h30, selon une source officielle. Un communiqué du gouvernement, vendredi soir, fait état d’un bilan provisoire de 27 morts, 33 blessés dont 21 graves évacués sur Sevaré, 07 portés disparus dans le rang des FAMa et des dégâts matériels. Le gouvernement précise que « le ratissage des forces spéciales, immédiatement déployées sur zone, a permis de retrouver et neutraliser 47 terroristes dans la matinée ». « En début d’après-midi, les FAMa ont poursuivi leur ratissage des sanctuaires terroristes en neutralisant 23 terroristes », poursuit le gouvernement, qui présente ses « sincères condoléances aux familles endeuillées des vaillants soldats ayant perdu la vie dans le noble combat de la préservation de la paix et de la quiétude des paisibles citoyens de notre pays ». Le gouvernement rassure « l’ensemble des populations que le sacrifice ultime consenti par ces dignes fils de la Nation ne restera pas vain et que toutes les mesures seront prises pour arrêter et traduire devant la justice les auteurs de cet acte ignoble et tragique ». Le communiqué assure que les FAMa « resteront fidèles à leurs engagements de restauration de la paix et de la quiétude sur l’ensemble du territoire national. La dynamique offensive de recherche et de destruction des sanctuaires terroristes se poursuivra sans relâche ». MT/MD (AMAP)
Partage de l’héritage : Le calvaire de certaines veuves
Par Baya TRAORE Bamako, 03 mar (AMAP) Il est 17h 45 minutes au quartier Attbougou 1008 Logements. La veuve de 30 ans, Kadia Fomba, est assise sur un seau devant sa concession. Ses effets personnels sont entassés à ses pieds. Elle pleure à chaudes larmes. Elle et ses enfants viennent d’être mis à la porte par sa co-épouse, quelques jours après la fin de sa viduité. Elle a vécu pendant 10 ans avec son défunt mari. Mais elle n’a eu aucun enfant avec lui. Selon ses dires, son malheur vient du fait qu’elle occupait la maison construite par leur époux. La première femme vivait en location avec ses enfants. Ces derniers prétextent que Kadia ne mérite pas de vivre dans la maison du mari alors que sa co-épouse est en location. Nous avons assisté par hasard à la dispute entre les protagonistes. Ce jour-là, Hadia Fomba portait un hidjab rouge et blanc. Elle se lamente : « Perdre son mari est la pire chose qui puisse arriver à une femme. Ne pas avoir d’enfant est la volonté de Dieu. Me mettre à la porte aujourd’hui est injuste parce que c’est la maison de mon mari et on a vécu plus de dix ans ensemble ». Immédiatement sa co-épouse réplique : « Tu as été avertie depuis que nous observions la période de viduité, mais tu as joué à la têtue. Tu récoltes ce que tu mérites ». « Moi qui lui ai donné des enfants, je ne peux pas rester dehors à peiner pour payer le loyer et te laisser dans le confort, alors que tu n’as pas d’enfant. Je suis sa première épouse. J’ai des enfants alors la maison me revient de droit », lance la co-épouse. Kadia n’ayant pas d’autre choix a pris ses effets pour aller habiter chez son grand frère. Elle a préféré, pour l’instant, ne pas réclamer sa part d’héritage dans les biens de son défunt mari. Elle se propose d’ester plus tard en justice. DESHERITEES – Le partage de l’héritage fait couler beaucoup de larmes dans notre société. La plupart des veuves sont déshéritées au profit des parents du mari ou des enfants de la co-épouse. Assitan Abdoulaye n’a pas encore dit adieu à sa tenue bleu de veuvage. Dans sa chambre, la jeune dame de 33 ans est assise, entourée de ses trois enfants respectivement de 12, 9 et 5 ans. La tête baissée, le visage triste, la voix tremblante, elle explique son calvaire. «J’étais la 3ème épouse. Dès le lendemain du décès de mon mari, ses parents sont entrés dans ma chambre. Ils ont emporté tous ses objets de valeur et de l’argent», se rappelle Assitan Abdoulaye. Après le sacrifice du 7ème jour, les enfants de son époux l’ont obligée à rendre les clés de la voiture que son époux lui avait achetée. Son appartement a été cédé au fils aîné de la famille. L’obligeant à déménager dans une chambre unique avec ses trois enfants. Même après avoir su qu’elle pouvait réclamer son héritage et celui de ses enfants, la jeune dame a préféré éviter un bras de fer avec sa belle-famille. Elle a eu peur qu’on lui rende la vie plus difficile. Oumou Diallo est une veuve âgée de 24 ans qui a récemment perdu son conjoint militaire . Avec ce dernier, elle a eu deux enfants. « Après le decès de mon mari, ses parents avaient promis que son jeune frère allait m’épouser. Donc, ils m’ont demandé de ne pas retourner chez mes parents. Mais au fil du temps, j’ai compris que c’était un piège pour me priver des droits qui me revenaient dans les biens de mon mari décédé », explique-t-elle. Sa souffrance a commencé, un an après la disparition de son mari. Sa belle-famille s’est partagée les droits qu’on lui avait versés sous prétexte que cet argent était trop pour elle. Le jeune frère a vendu les biens du défunt, notamment, sa Sotrama et sa moto. Oumou Diallo n’a perçu aucun sou de la vente de ce véhicule de transport en commun. Alors qu’elle ne s’y attendait pas, un beau jour « on m’a demandé de rentrer chez mes parents, parce que j’étais jeune et que je pourrais trouver un autre mari ». « Ils m’ont dit de prendre mes enfants avec moi, en promettant qu’ils allaient assurer leurs dépenses mensuelles. Je voulais partir avec le matelas et la télévision mais ma belle-mère a refusé. Elle a dit que ces objets n’étaient pas dans mon trousseau de mariage quand je suis arrivée», se souvient notre interlocutrice. Depuis qu’elle a quitté sa belle-famille, il y a neuf mois, aucun membre de cette belle-famille n’a rendu visite aux enfants. Personne ne leur a envoyé de l’argent. La veuve Oumou Diallo croit fortement en Dieu. Elle est convaincue que chacun suit son destin. Elle fait ce qu’elle peut pour subvenir aux besoins des enfants grâce à la pension de son époux. Le marché de Ouolofobougou grouille de monde. C’est en ce lieu que Bintou Tounkara, une veuve, gagne son pain et arrive à subvenir aux besoins de ses enfants et petits enfants. Son commerce exige des déplacements. La malchance l’a frappé, un jour. Il y a 7 ans, à la suite d’un accident de la circulation, ses deux cuisses ont été fracturées. La sexagénaire à la taille imposante a de la peine à se débarrasser des tourments de sa vie. Elle explique qu’elle vivait avec son mari dans un pays de l’Afrique centrale avec leurs quatre filles. Après le décès du mari, Bintou Tounkara et ses enfants sont rentrés au Mali avec la dépouille. « Après mon veuvage, quand j’ai refusé d’épouser le jeune frère de mon époux, la belle-famille m’a interdit de retourner à l’extérieur du Mali avec mes enfants. Je suis donc restée pour assurer l’éducation de mes filles », relate Bintou. Son mari avait trois maisons dont deux en location. La troisième leur servait d’habitation pendant leurs séjours au Mali. « Quant j’ai voulu déménager dans la maison qui nous servait de logement pendant nos séjours, les parents m’ont fait savoir qu’il l’ont
Burkina Faso : L’universitaire Albert Ouédraogo nommé Premier ministre
Bamako, 04 mar (AMAP) Le président de Transition au Burkina Faso, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, a nommé, jeudi 03 mars 2022, Albert Ouédraogo, universitaire et économiste de formation, au poste de Premier ministre. Le nouveau chef du gouvernement devra, dans les prochains jours, former une équipe de 25 membres maximum, selon les dispositions de la Charte de la Transition. La charte de la Transition au Burkina Faso prévoie la formation d’un gouvernement dirigé par un Premier ministre civil. Âgé de 53 ans, Albert Ouédraogo dirigeait un cabinet de conseils et d’audit des entreprises depuis 2007. Économiste de formation, le nouveau chef du gouvernement burkinabé dispose d’une solide expérience dans le domaine du management des administrations publiques, des projets de développement ainsi que des entreprises privées. Il a conduit plusieurs missions d’études sur le développement du secteur privé et des audits organisationnels et d’élaboration de manuels de procédures. Ce natif de Dori, dans la Région du Sahel et ancien élève du Prytanée militaire de Kadiogo (promotion 1981), était, jusqu’à sa nomination, le patron de la société IPSO Conseils et enseignait, parallèlement, la comptabilité à l’Université de Ouagadougou et dans plusieurs autres écoles supérieures privées du pays. Ce bagage devrait être un atout de plus pour le Premier ministre pour mener à bien la haute mission d’un audit général du secteur public, ordonné par le chef de l’État juste après son investiture le 16 février dernier. Une mesure visant à insuffler la bonne gouvernance dans l’Administration burkinabé. Le 1er mars dernier, le chef de l’État, le lieutenant-colonel Damiba a signé la Charte de la Transition qui prévoit une période de 36 mois( trois ans) avant des élections et la formation d’un gouvernement de 25 membres. AT/MD (AMAP)
Régions de Mopti et Tombouctou : Des répertoires des légitimités traditionnelles remis au Haut conseil des collectivités
Bamako, 04 mar (AMAP) Le Cercle de réflexion et d’information pour la consolidation de la démocratie au Mali (CRI-2002) a remis, jeudi, au Haut conseil des collectivités (HCC), les répertoires des chefs de villages et quartiers des huit cercles de la Région de Mopti (Centre) et des cinq cercles de la Région de Tombouctou (Nord). Cette remise officielle, après celle au gouvernement, a été dirigée par le président du HCC, Mamadou Satigui Diakité, et le président de CRI-2002, Dr Abdoulaye Sall. Il ressort d’un document remis à la presse que dans la Région de Mopti, 1.889 villages, fractions et quartiers ont été concernes par ce travail. Alors que dans la Région de Tombouctou, le nombre de villages, fractions et quartiers recensés s’élève à 1.256. Le président de CRI-2002 a rappelé que la refondation de l’État a trois axes : refondation de la gouvernance, refondation de la citoyenneté et du civisme et refondation des savoirs. «Donc, si nous devons refonder notre gouvernance, je pense que cela devrait se faire à partir de la famille jusqu’au niveau étatique», a déclaré Dr Sall. D’après lui, les chefs de village, fraction et quartier sont désignés à vie selon les us et coutumes de chaque localité. Il a ajouté que autorités coutumières et traditionnelles incarnent « l’irréversibilité de nos us et traditions dans nos villages, fractions et quartiers ». Expliquant les raisons de cette cérémonie, le président de CRI-2002 a indiqué que le HCC étant la représentation nationale des collectivités, il était évident qu’ils viennent lui remettre ces répertoires. Et recueillir, également, ses attentes par rapport à la problématique de la gouvernance au niveau des villages, des fractions et des quartiers au sein des communes. « Et ce, a souligné Dr Sall, afin qu’au moment de remettre ces documents au Conseil national de Transition que nous puissions parler d’une même voix pour qu’on puisse voir comment on peut relire les textes qui existent et les mettre en phase avec la stratégie et la politique de refondation en marche dans notre pays». En retour, le président du HCC a apprécié cette démarche de CRI-2002, avant de lui réaffirmer son soutien dans l’amélioration de la qualité de vie des citoyens à l’intérieur des collectivités. Cette remise intervient après la rencontre du président de la Transition avec les légitimités traditionnelles. Selon Mamadou Satigui Diakité, le chef de l’État a magnifié l’importance des légitimités traditionnelles et souligné que leur engagement au quotidien est une chance énorme pour l’équilibre social. D’après le président du HCC, les légitimités traditionnelles sont très importantes dans nos us et coutumes ainsi que dans la gestion d’une cité. BD/MD (AMAP)
Réparation en faveur des victimes des crises : Une agence nationale va relayer la CVJR
Bamako, 03 mar (AMAP) Une agence nationale devra prendre le relai de la Commission vérité justice et réconciliation (CVJR), a annoncé, jeudi, son président, Ousmane Oumarou Sidibé M. Sidibé, qui animait une conférence de presse, souligné que, conformément à ses missions, la CVJR a élaboré les projets de la loi portant création de l’Agence nationale de gestion des réparations en faveur des victimes des crises depuis 1960 et de son décret d’application. « Une structure qui devrait succéder à la CVJR à la fin de son mandat’, a-t-il ajouté. Il a révélé que, du 3 janvier 2017 à nos jours, la CVJR a enregistré plus de 25.000 dépositions de victimes. Lors de cette rencontre avec la presse, au siège de la CVJR, à Koulouba, sur le thème : «La politique de réparation en faveur des victimes des crises maliennes », Ousmane Oumarou Sidibé, a rappelé que « l’objectif général de la politique nationale est de contribuer à la construction d’un Mali juste, pacifique, uni et réconcilié à travers la restauration de la dignité des victimes, Cela à travers « une réparation adéquate des préjudices causés aux victimes, tout en accordant une attention particulière aux femmes, enfants et aux autres personnes en situation de vulnérabilité ». Dans sa déclaration liminaire, le président de la CVJR a, aussi, rappelé que le mandat de la commission comporte deux aspects essentiels : enquêter sur les graves violations des droits de l’Homme et proposer des réparations aux victimes. Sur le volet réparation en faveur des victimes, M. Sidibé a expliqué que la CVJR a mis en place un groupe de travail sur les réparations qui a travaillé avec l’ensemble des partenaires de la Commission. « C’est à l’issue de ce processus que nous avons, à Bamako, au cours d’une rencontre nationale très large, adopté la politique nationale de réparation en faveur des victimes des crises maliennes de 1960 à nos jours», a expliqué le conférencier. Ensuite, le gouvernement a approuvé cette politique nationale et son plan d’actions 2021-2025 par le décret 2021-0591 du 10 septembre 2021. Puis, dans le cadre de sa mise en œuvre, il a adopté le projet de loi fixant les règles générales relatives à la réparation des préjudices causés par les violations graves des droits de l’Homme. Mais, aussi le décret fixant les modalités de son application. Pour la mise en œuvre de la politique nationale de réparation, le conférencier a formulé une série de recommandations : mettre en place le cadre législatif et réglementaire de la réparation en adoptant la loi régissant les réparations et son décret d’application, la loi portant création de l’organe chargé de l’administration des réparations et son décret d’application. S’y ajoute la mobilisation des ressources financières (nationales et au niveau des partenaires techniques et financiers) nécessaires au financement de la politique nationale de réparation. Sur des allégations de double indemnisation de certaines victimes. M. Sidibé a assuré que la CVJR y « veille scrupuleusement ». Il a souligné le cas emblématique des victimes dites des bérets rouge, suite au coup d’État de 2012 qui, ayant déjà été indemnisées par le l’État, sont inéligibles dans le cadre de la politique nationale de réparation. AT/MD (AMAP)
Pour vos besoins juridiques : Allo «Hakew Kunafoni» au 80 00 22 46 !
Bamako, 03 mar (AMAP) Le département en charge de la Justice offre désormais la possibilité aux citoyens maliens d’accéder aux informations juridiques et administratives dont ils ont besoin pour faire valoir leurs droits, à travers le Centre d’appels juridique «Hakew Kunafoni». «Ce dispositif contribuera à résoudre certains des problèmes récurrents auxquels sont confrontés les justiciables maliens parmi lesquels je citerai l’éloignement géographique, le coût d’accès à la justice et la langue dans laquelle la justice est rendue», a déclaré le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mahamadou Kassogué. M. Kassogué qui a présidé, jeudi, s’est réjoui de l’ouverture de ce centre « à un moment où les autorités de la Transition sont engagées dans un vaste mouvement de refondation qui doit se traduire par un changement qualitatif dans tous les secteurs de la vie sociopolitique et économique de notre pays ». Selon lui, la justice n’est pas en reste dans cette dynamique, car son département a placé au cœur de ses priorités les actions visant à soulager les souffrances de nos concitoyens par la simplification des procédures, la diligence dans le traitement des dossiers et le renforcement du contrôle interne. L’atteinte de ces objectifs passe également par un changement qualitatif de comportement des acteurs judiciaires, notamment ceux chargés de la distribution de la justice. «Sur ce chapitre, d’importantes initiatives sont en cours afin de relever le défi de la modernisation de la justice pour la rendre plus performante et efficace», a annoncé le Garde des Sceaux. Il s’agit notamment de l’informatisation et de l’interconnexion des services judiciaires qui permettront de renforcer, substantiellement, l’accès à la justice, la production de statistiques fiables pour une meilleure planification, et l’amélioration de la qualité du service de la justice par un contrôle en temps réel. Pour la gérante d’Hera conseils, Me Tall Nadia Biouélé, ce projet « comblera, sans aucun doute, le besoin de diffusion du droit et d’accès à l’information juridique, judiciaire et administrative ». Surtout, « dans un contexte social où le taux de scolarisation et d’alphabétisation des populations, certes croissant, ne favorise pas la mise en œuvre efficiente du principe général de droit selon lequel ‘Nul n’est censé ignorer la loi’». «Grace à l’appui de l’USAID et du ministère de la Justice, le MJP a consacré beaucoup d’efforts pour rendre la justice plus accessible et crédible», a rappelé, pour sa part, Jean Lavoie, le directeur de l’USAID-Mali Justice Project (MJP), principal financier. Les parajuristes sont, en effet, déployés dans plusieurs régions du pays pour veiller aux besoins des populations en matière de justice et de médiation. Ils fournissent avec l’aide de leurs partenaires locaux un appui holistique remarquable aux femmes victimes de violences, entre autres, au sein des Maisons de la femme, ainsi qu’aux victimes de traite des personnes. Selon le directeur de l’Usaid/MJP, ils ont fait appel aux réseaux sociaux, médias nationaux et communautaires écrits et électroniques afin de sensibiliser les citoyens à leurs droits ainsi qu’aux moyens disponibles. Ce centre d’appels juridique, dédié à l’accès à la justice et au droit, vient compléter les efforts de l’État, non seulement, dans le sens d’une bonne distribution de la justice à travers l’assistance juridique et judiciaire. Mais aussi, dans la consolidation de l’État de droit et de la démocratie. À travers les conseils et l’orientation des usagers, le centre «Hakew Kunafoni» offrira désormais aux populations les informations juridiques et administratives dont elles ont besoin pour valoir leurs droits. Les infrastructures inaugurées sont le fruit d’une collaboration innovante entre le ministère de la Justice et son partenaire l’USAID/MJP. Le chef du département en charge de la Justice avait à côtés sa collègue déléguée auprès du Premier ministre, chargée des Réformes politiques et institutionnelles, Mme Fatoumata Sékou Dicko. JKD/MD (AMAP)
Bankass : l’ONG World vision valide les critères de sélection des bénéficiaires de l’assistance alimentaire
Bankass, 4 mars (AMAP) L’ONG World vision a organisé jeudi à Bankass un atelier de validation des critères de sélection et de validation des critères de sélection des bénéficiaires de l’assistance alimentaire, sous la présidence du préfet intérimaire Abou Diarra, a constaté l’AMAP. L’organisation a également fait au cours de l’atelier l’état des lieux des comités communaux de réduction des risques de catastrophes dans les communes de Koulogon, Lessagou, Soubala. C’était en présence des maires de Koulogon, Lessagou, Soubala, le chef service de développement social, le chef service de l’agriculture, le représentant du médecin chef, le staff de l’ONG world vision. Après la cérémonie d’ouverture, Norbert Dackouo, agent de l’ONG world vision a procédé à la projection pour l’élaboration et la validation des critères de sélection des bénéficiaires avec les partenaires. Il a par la suite fait l’état des lieux des comités communaux de réduction des risques de catastrophes dans les communs sus mentionnés en vue de leur redynamisation. AKG/KM (AMAP)
Lutte contre les terroristes : Les FAMa poursuivent leur offensive (Etat-major des Armées)
Bamako, 03 mar (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) continuent, dans le cadre du plan Maliko et l’opération Kèlètigui, de consolider les acquis opérationnels « face à des terroristes de plus en plus fébriles », selon un communiqué de l’état-major général des Armées publié le 1er mars. Le communiqué précise que les FAMa poursuivent leur dynamique de recherche et de destruction des sanctuaires des terroristes « dont les capacités de nuisance reposent désormais sur la pose d’Engins explosifs improvisés (EEI), les tirs indirects et la prise des civils comme boucliers humains ». Selon l’état-major général des Armées, « cette opération est jusque-là couronnée par un franc succès malgré les poses d’Engins explosifs improvisés (EEI) et les embuscades auxquelles les FAMa réagissent vigoureusement en infligeant de lourdes pertes aux groupes armés terroristes ». Depuis son dernier communiqué, en date du 22 février 2022, souligne l’état-major général, l’Armée malienne intensifie les actions de recherche, de renseignement et de contrôle des zones, particulièrement au Centre et dans le Sud du Mali. Au de lla semaine écoulée, sur le théâtre Est de l’opération Maliko, les unités des FAMa ont continué les missions de sécurisation des personnes et des biens dans les localités et sur les routes nationales 16,17 et 20. SUCCES OPERATIONNELS – Sur le théâtre Centre, suite aux opérations de sécurisation des FAMa, du 24 au 28 février, dans les zones d’Alatona, Niono, Bandiagara, Bankass, Mandoli et Koro, la situation sécuritaire est calme. « Toutefois, elle est imprévisible à cause de la pose des engins explosifs improvisés très élevée et le harcèlement des populations par des équipes de 2 à 4 terroristes », fait noter le communiqué. L’état-major général des Armées estime que « la peur a changé de camp car l’ennemi est en fuite vers les frontières et en dissimulation dans la population ». Le bilan est d’un véhicule FAMa touché par un EEI, 08 terroristes neutralisés, 03 bases démantelées, 07 suspects arrêtés, 03 EEI détruits. Mais aussi 02 AK-47, 45 téléphones, 03 détonateurs et 03 batteries de mise en œuvre d’EEI récupérés. Les opérations menées par les FAMa dans la Région de Tombouctou (Nord) ont permis d’interpeller, dans la journée du 27 février dernier, à Niafunké, 04 présumés terroristes dont un logisticien, qui ont tous été mis à la disposition de la gendarmerie. Parmi les quatre personnes interpellées, trois ont affirmé leur appartenance à un groupe terroriste. En zone Sud, soutient le communiqué de l’état-major général des Armées, lors des patrouilles dans la zone de Kignan, près de Sikasso, 05 présumés terroristes ont été interpellés et mis à la disposition de la gendarmerie nationale. Pendant ce temps, les unités FAMa dans la Zone de Nara (Ouest) poursuivent leurs missions de contrôle et de sécurisation des personnes et des biens. L’état-major général des Armées informe les populations que les engins explosifs improvisés découverts et neutralisés ont permis à nos forces d’avancer vers ces terroristes et d’interpeller plusieurs d’entre eux. D’après le communiqué, « face à un rapport de force défavorable, ces groupes armés ont décidé d’éviter tout contact avec les FAMa ». L’état-major rassure que les actions de recherches du renseignement, de surveillance, de poursuite et de neutralisation des terroristes « se poursuivront inéluctablement pour le retour de la paix et de la quiétude sur l’ensemble du territoire national ». DD/MD (AMAP)
Burkina Faso : Le lieutenant-colonel Damiba investi président
Bamako, 03 mar (AMAP) Le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba a été, investi, mercredi, président du Faso par le Conseil constitutionnel devant laquelle chef du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration, qui a pris le pouvoir le 24 janvier, avait déjà été déclaré président, en février. La cérémonie d’investiture du nouveau président est intervenue vingt-quatre heures après l’adoption d’une Charte de transition par le pays. L’investiture de Damiba, très sobre, s’est tenue dans la salle des banquets de Ouaga 2000. Le local, qui depuis des mois, accueille le tribunal militaire pour le procès des assassins de Thomas Sankara, a été aménagé pour l’occasion et paré des couleurs nationales du pays des Hommes intègres, le vert et le rouge. Sur les murs, on pouvait voir des cartes du pays entourées de mains protectrices. Il y avait environ 700 invités, composés de diplomates, de représentants de partis politiques, syndicats, mouvements de jeunesse, de femmes ou encore des leaders religieux et communautaires. Le lieutenant-colonel Damiba a reçu du Grand maître des Ordres du Burkina Faso le collier qui symbolise la présidence… Puis l’hymne national a retenti et après les félicitations de rigueur, le rideau est retombé. Pour certains, le lieutenant-colonel Damiba a choisi la sobriété, conscient du caractère exceptionnel de son régime. En signant la Charte de transition lundi, il s’est engagé à ne pas se présenter à l’élection présidentielle qui mettra un terme à cette période d’exception. «Il n’y a eu aucune prise de parole et c’est une très bonne chose », a estimé Auguste Mohamed Koumsongovo, président de l’organisation Sauvons le Burkina. « L’heure n’est plus aux mots, place à l’action», a ajouté Koumsongovo. A l’instar du Mali, le Burkina Faso amorce, ainsi, une étape importante de son histoire et les Burkinabè fondent de grands espoirs sur Paul-Henri Sandaogo Damiba pour remettre le pays sur les rails du développement. AMAP (Avec AFP)

