Le sculpteur Lassinèba Traoré : L’art du bois taillé

Par Moussa OUERE Bla, 01 mar (AMAP) Cet artiste excelle dans ce métier secondaire qu’il exerce. Ses œuvres d’art sculptées sont appréciées par les connaisseurs, La sculpture, activité artistique qui consiste à concevoir et réaliser des œuvres en forme, en volume, en relief, soit en ronde-bosse (statuaire), en haut-relief, en bas-relief, par modelage, par taille directe, par soudure ou assemblage, est peu connue, surtout, dans le Cercle de Bla, Région de Ségou (Lire suite : http://lessor.ml)

Tirs contre un poste de contrôle des forces armées et de sécurité à Goundam (Nord)

Goundam, 02 mar (AMAP) Des individus armés non identifiés ont tiré, mardi vers 18h15, sur des positions des Forces armées et de sécurité basées à Goundam, dans le Nord du Mali, faisant deux blessés dans les rangs des gendarmes en faction. Les assaillants, à bord d’un véhicule pick-up, ont ouvert le feu sur les gendarmes au check-point du pont de Goundam.  Aussitôt des tirs nourris ont répliqué à partir des différents postes, notamment le camp militaire, la police, le camp des gardes. Les assaillants ont réussi à s’enfuir. Des poursuites ont été engagées aussitôt.  Ces échanges de tirs nourris ont créé une certaine peur au sein de la population de la Commune urbaine de Goundam qui se préparait pour la prière du crépuscule. Au même moment où des jeunes étaient sur les terrains de sport,   AAT/MD (AMAP)

Ukraine : Un dispositif d’assistance en place pour les expatriés maliens 

Bamako, 02 mar (AMAP) Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine a annoncé que le gouvernement de la Transition a mis en place un dispositif d’assistance pour venir en aide dans l’immédiat, aux Maliens en Ukraine, avant de procéder à leur rapatriement pour ceux qui le désirent. Dans un communiqué publié le 27 février dernier, le département en charge des Maliens établis à l’extérieur indique suivre « avec une grande attention l’évolution de la situation en Ukraine » et assure « que toutes les dispositions adéquates sont en cours pour préserver la vie de nos compatriotes dans ce pays de l’Europe de l’Est ».  Joint au téléphone, le chargé des Affaires sociales et des questions migratoires, Mamadou Lamine Bane, a précisé que la communauté malienne résident en Ukraine varie entre 150 et 200 personnes constituées, en grande partie, d’étudiants. Il a assuré qu’à la date du 1er mars 2022, une trentaine de personnes ont demandé l’assistance du Haut conseil des Maliens établis à l’extérieur (HCME). « À ce jour, s’est-il réjoui, aucune victime malienne n’est à déplorer en Ukraine ». Mamadou Lamine Bane a indiqué que le Haut conseil est en contact avec ses partenaires dont l’Organisation internationale de la migration (OIM) pour envisager des rapatriements via la Pologne que les civils rallieront en véhicule. En attendant, le HCME a invité nos compatriotes établis en Ukraine à se mettre à l’abri.  Une source au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique précise que les étudiants maliens en Ukraine y séjournent à titre privé. La guerre en Ukraine a créé un mouvement massif de civils, cherchant à quitter le pays, parmi lesquels une communauté africaine importante.  MDD/MD (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 02 mars 2022

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 02 mars 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État.  Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a :  – adopté des projets de texte ;  – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de financement, signé à Bamako le 28 décembre 2021, entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Association Internationale de Développement, relatif au Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest, Phase 1 dans le cadre de l’approche programmatique multi-phase. Par cet Accord, l’Association Internationale de Développement consent au Gouvernement de la République du Mali, un prêt d’un montant de 26 millions d’Euros, soit 17 milliards 54 millions 882 mille francs CFA.  Le projet, objet du présent accord, permettra d’accroître le niveau de préparation de l’ensemble des pays participants à faire face à l’insécurité alimentaire et d’améliorer la résilience de leurs systèmes alimentaires. 2. Sur le rapport du ministre des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création et au cadre organique des Directions régionales et des services subrégionaux des Affaires religieuses et du Culte. Les Directions régionales et les Services subrégionaux des Affaires religieuses et du Culte représentent au niveau régional et local, la Direction nationale des Affaires religieuses et du Culte. Les projets de texte sont initiés en application du Décret n°2017-0267/P-RM du 21 mars 2017 fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement de la Direction nationale des Affaires religieuses et du Culte. Leur adoption consacre la création desdits Directions et Services et permet de les doter pour les cinq prochaines années en personnel nécessaire à l’exécution de leurs missions.  AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS  Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une diminution du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie.  Bamako, le 02 mars 2022  Le Secrétaire général du Gouvernement,  Mahamadou DAGNO Officier de l’Ordre national

Mali-Burkina Faso : Une nouvelle ère pour la coopération transfrontalière

Bamako, 02 mar (AMAP) Le rapport final du projet intitulé «Dialogue transfrontalier pour des actions favorisant la paix et l’amélioration de la gestion des ressources naturelles à la frontière Mali- Burkina Faso» a été lancé, jeudi dernier, à Bamako. Le projet a pour objectif de contribuer à la prévention des conflits violents et à l’amélioration de la cohésion sociale pour une meilleure gestion des ressources naturelles ou d’autres facteurs de risque de conflits dans les régions frontalières Mali-Burkina Faso. Pour la représentante pays d’Interpeace au Mali, Kadiatou Keita, ce projet vise à briser les barrières à la frontière Mali-Burkina Faso. Selon elle, c’est le bornage qui a occasionné les incompréhensions entre les populations.  Ces dernières estiment que cette opération a créé des mutations de droits sur les espaces et les ressources naturelles jadis contrôlés par elles. «La détérioration rapide de la situation sécuritaire dans la région du Sahel souligne l’urgence et la nécessité d’un dialogue soutenu entre les différentes communautés mais aussi le gouvernement, les autorités locales et certaines minorités culturelles», a expliqué Kadiatou Keita. Le directeur exécutif de l’Institut malien de recherche-action pour la paix (IMRAP), Alassane Niambélé, a, pour, sa part, indiqué que son organisation et Interpeace Mali-Burkina Faso ont entrepris une recherche participative, de janvier 2020 à décembre 2021, à la frontière des deux pays, « dans le but de déterminer les obstacles liés à la détérioration des relations fraternelles ainsi que les opportunités de cohésion sociale entre peuples ».  Pour le directeur exécutif de l’IMRAP, cette détérioration serait due à la mauvaise gestion des ressources naturelles entrainant ainsi des incompréhensions. C’est à cet effet que l’IMRAP et son partenaire Interpeace ont donné l’occasion aux communautés de s’assoir et de discuter afin d’aboutir à des recommandations pertinentes.  Pour la directrice de la KFW, Silvia Paschke, les conflits communautaires et transfrontaliers constituent un goulot d’étranglement pour la cohésion sociale et un frein au développement économique dans les localités frontalières. « Mais, lorsque les communautés sont impliquées dans la recherche de ces causes, elles sont aptes à proposer des solutions pour favoriser la cohésion, a-t-elle affirmé. Le représentant du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Brahima Coulibaly, trouve que le lancement de ce rapport ouvre donc une nouvelle ère pour la coopération transfrontalière entre le Mali et le Burkina Faso. «Nous sommes convaincus que la mise en œuvre des recommandations qu’il préconise  permettra de  renforcer la paix, la concorde et la cohésion sociale dans les communes d’intervention du projet», a-t-il ajouté. AC/MD (AMAP)

Route du Poisson : Les perspectives sont bonnes 

Par Oumar SANKARE Bamako, 02 mar (AMAP) Assis sur une chaise en paillote devant son magasin, Lahabib Téréta, observe les automobilistes et motocyclistes. Les ronronnements et klaxons incessants des engins semblent ne point le perturber. Vêtu d’un boubou en tissu bleu foncé, verre noir sur le nez, une chéchia grise sur la tête, le septuagénaire s’extirpe de son oisiveté pour nous recevoir. Lahabib Téréta est un vendeur de poisson fumé à Ngolonina.  Une activité qu’il a apprise de ses parents pêcheurs de l’ethnie bozo depuis sa tendre enfance. Voyant la vente aux étrangers devenir de plus en plus lucrative, ils ont commencé le négoce. «Dans le temps, bien avant les indépendances, les Ghanéens venaient majoritairement s’approvisionner en poissons à Mopti. Ensuite, quelques Nigérians, Togolais et Béninois étaient aperçus sur nos berges», soutient Lahabib Téréta. Ceux-ci venaient acheter du poisson fumé, séché et frais mais aussi des peaux de bœufs et de moutons. C’est de cet itinéraire, très florissant et célèbre, d’où est venu le nom «La Route du Poisson».  La Route du Poisson traverse le Mali, du Nord-Ouest au Sud-Ouest depuis Mopti, où arrive le poisson pêché dans le Bani, en direction du Burkina Faso, du Niger, de la Côte d’Ivoire et du Ghana dans un premier temps. Ensuite, le Nigeria, le Togo et le Bénin s’y ajoutent. Au fur et à mesure que les échanges se développèrent, d’autres articles ont emprunté la Route du poisson, dont les produits industriels importés, les légumes (produits dans la zone de Koro et Bankass (Centre du Mali) vers le Burkina Faso et bien d’autres.  « « La plupart de ceux qui ont pratiqué le commerce sur la Route du poisson sont soit décédés, soit incapables de témoigner, aujourd’hui, en raison de leur âge avancé », regrette Lahabib Téréta. «Quant la route était en plein essor, c’était mon père et ses pairs qui effectuaient le voyage jusqu’au Ghana bien avant l’indépendance du Mali. Suite à cela, mes frères aînés se sont installés au Ghana, ce qui a entraîné la formation d’une forte communauté malienne au Ghana, surtout à Kumasi», relate-t-il  DES FAUVES ET DES FÉLINS – Mohamed Lamine Haïdara, est un opérateur économique malien vivant à Accra depuis 1998. La quarantaine, ce ressortissant de Gao (Nord), opérant dans le domaine des hydrocarbures, fait partie des chefs d’entreprise maliens à succès installés au Ghana. La Route du poisson, de par son essor ,a ouvert la voie vers d’autres commerces.  «Mon grand-père et d’autres membres de la famille quittaient Gao pour Kumasi avec leurs troupeaux de bœufs qu’ils vendaient une fois à destination. Les échanges à l’époque se faisaient par troc, C’était dans les années 1900», affirme Mohamed Lamine Haïdara.  Le périple était plein de dangers et d’embûches. Les anciens se déplaçaient la nuit grâce aux étoiles, qui leur servaient de boussole, et se reposaient la journée, d’après le récit que lui faisait son père. Le voyage prenait trois mois, en moyenne. De plus, les attaques d’animaux sauvages, comme les lions et les hyènes, étaient fréquentes. Afin d’éviter ces attaques, les voyageurs ont appris à décoder les traces des fauves, surtout celui du lion. Mais aussi, en cas de danger, tout le troupeau s’agitait ce qui leur indiquait le niveau du danger. Plus les traces des fauves étaient fraîches, plus le danger était imminent et il fallait donc changer d’itinéraire et éviter toute confrontation avec le ou les lions. Quant aux autres prédateurs, ils ne craignaient pas la confrontation. «Les attaques de lions étaient fréquentes surtout au niveau de la bande d’Agacher, frontière actuelle Mali-Niger-Burkina Faso selon ce que nos parents nous racontaient», ajoute Mohamed Lamine. Une fois au marché de Kejetia, à Kumasi, un important carrefour commercial à l’époque, les voyageurs pratiquaient leur business. Dès que tout était vendu, certains continuaient sur Lomé, au Togo, pour acheter des marchandises et autres présents pour leur famille, d’autres, par contre, s’approvisionnaient sur place.   D’immenses richesses ont été bâties sur la Route du poisson parmi lesquelles on peut citer Asoma Banda, l’une des plus grandes fortunes du Ghana, Asantehene, le Roi des Akan basé à Kumasi et dans la diaspora malienne. Asoma Banda venait à pied dans les années 1955 à Mopti (Centre) se procurer du bétail pour le business familial et le convoyait au Ghana. De ce commerce est né l’une des plus fructueuses entreprises africaines basée à Londres, Antrak Group of Companies, avec plus de 150 représentations dans le monde, plus de 500.000 emplois créés et l’une des premières compagnies aériennes détenues par un Africain, Antrak Air.  Aussi, selon Mohamed Lamine Haïdara, il y avait un Libano-Syrien nommé Bijaj qui faisait le commerce du poisson. «Ce dernier a amassé une très grande fortune. Il avait des boutiques, magasins et des camions pour assurer le transport avec des centaines d’employés à Mopti, Koro, Bankass, Bobo-Dioulasso, Ouahigouya et Kumasi», relate-t-il. Bijaj échangeait en grande partie avec les Yorubas du Nigeria. C’était durant le règne de feu Kwame N’Krumah. Quant à la diaspora du Soudan français, beaucoup finiront par se reconvertir dans d’autres négoces. C’est le cas de Ousmane Bocoum, aujourd’hui âgé de 85 ans, résidant à Bamako. Assis dans sa chambre, les pieds croisés sur un tapis de prière, l’octogénaire est entouré de livres en arabe et écoute des notes vocales sur son Smartphone. Dans un coin de la chambre, un boîtier de wifi clignote. «Mon père est originaire de Handjame, dans le Cercle de Niafunké (Nord), C’est lui qui était installé au Ghana où je suis né en 1945. Il était dans le commerce du diamant et le change (avec un bureau de change et les monnaies utilisées étaient le Fcfa et le pound britannique) sur le marché et certains de ses frères et cousins évoluaient dans le commerce de l’or», relate-t-il.  Sa famille était aussi propriétaire d’un important cheptel dans le delta du fleuve Niger qu’il vendait. «De ce commerce, j’ai plus tard développé plusieurs autres business dont l’ouverture d’une usine de matelas», ajoute-il.  «Comme nous, beaucoup de Maliens ont fait fortune grâce à la Route du poisson

Mopti : Commémoration de la Journée mondiale de la Protection Civile

Mopti, 2 mars (AMAP) La région de Mopti, à l’instar des autres localités du pays a célébré le mardi 1er mars la Journée Mondiale de la Protection Civile, sous la présidence du gouverneur de région, le Colonel-major Abass Dembélé a constaté l’AMAP. C’était en présence de plusieurs personnalités dont le premier vice-président du conseil régional de Mopti, Haïballa Ould, le représentant du maire de Socoura, Moussa Tamboura, le directeur régional de la Protection Civile, le colonel Namaké Keïta directeur régional de la protection civile de Mopti, des partenaires de la région et de nombreuses personnes déplacées. Cette commémoration qui a pour objectif d’attirer l’attention du public sur son rôle majeur dans la vie quotidienne des populations et de les sensibiliser sur les mesures à adopter en cas de catastrophes naturelles est célébré le 1er mars de chaque année, partout dans le monde. Au regard du thème choisi cette année par l’Organisation Internationale de Protection Civile (OIPC) : « protection Civile et Gestion des personnes Déplacées en cas de Catastrophes et Sinistres ; Rôle des Volontaires et Lutte contre les Pandémies », les autorités régionales ont choisi le site des personnes déplacées internes de Socoura pour abriter l’évènement. Au-delà de la sobriété qui a caractérisé l’évènement compte tenu du contexte des sanctions injustes infligés à notre pays, les autorités régionales, la direction de la protection civile et ses partenaires ont fait parler leur cœur pour rester en phase avec le thème de l‘année avec la remise aux déplacées du site de 300 couvertures, le même nombre de sceaux de défécation Bébé et de bidon de conservation d’eau potable. Le don comprenait aussi 150 kits de dignité, 20 cartons de savon de lessive, 5 cartons de gel hydro alcoolisé, 2 cartons d’eau de javel et 20 paquets de 50 bavettes. La célébration de la journée a aussi été marquée par l’adresse du représentant du maire, Moussa Tamboura qui s’est réjoui du choix du site de sa collectivité pour la tenue de l’évènement et de la donation en faveur de ce groupe vulnérable. Le témoignage du mouvement des jeunes de Mopti pour le soutien aux Famas dont le président Mamadou Pléa a remis une distinction au directeur régional de la protection civile pour ses efforts, l’intervention du porte-parole des bénéficiaires, une formation grand public en secourisme au profit de la population et l’utilisation des extincteurs ont été des temps forts de l’évènement. Selon le chef de l’exécutif régional, la symbolique du choix du site d’un camp de populations déplacées relève du bon sens et de l’esprit solidaire de la corporation sapeur-pompier. « Nous avons jugé très pertinent la formation publique qui a été présenté pour sauver un accidenté avant l’arrivée des spécialistes. Nous exhortons les sapeurs-pompiers qui ont comme devise sauver ou périr a performé les résultats acquis et à faire bon usage des équipements mis à leur disposition. Nous invitons les populations a mémorisé les numéros d’appels pour que les agents de la protection civile soient informés à temps pour une intervention optimale » a conclu le gouverneur de région. Pour le directeur régional de la protection civile, le colonel Namaké  Keïta, sa structure assure le lead du cluster abris, biens non alimentaire et artisan principal du plan de contingenc multi-risque de la région à ce titre, il est normal de venir célébrer cet anniversaire avec les 163 000 PDI dans leur site officiel de Socoura et surtout leur accompagnement en kit non alimentaire et surtout avec les kits de lutte contre la Covid 19 qui est en lien avec le thème de l’année. Grace à l’appui des plus hautes autorités nationales et régionales en termes de recrutement et la mise à disposition de personnels qualifiés, les formations de perfectionnement et la mise à disposition d’équipements de travail collectif et de protection individuel pour mieux exécuter nos missions avec ces gestes la DRPC n’a pas été sollicité par rapport à un cas de sinistre qu’elle n’a pas eu à surmonté a souligné le colonel Namaké Keïta. DC/KM (AMAP)

Nioro du Sahel : Le premier convoi de coton par le Corridor Bamako-Nouakchott est passé lundi

Nioro, 02 mar (AMAP) Le premier convoi de 53 camions chargés de coton fibre par le corridor Bamako-Nouakchott, via Nioro du Sahel (Ouest) est parti, lundi, de Gogui, dernière ville frontalière du Mali, a constaté l’AMAP sur place. Le lancement officiel de ce premier convoi s’inscrit dans le cadre d’un rapprochement avec les pays qui n’ont pas voulu s’aligner sur les sanctions de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) imposées au Mali, notamment la Mauritanie, la Guinée et l’Algérie. Vendredi dernier, la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT) a lancé cette première opération d’évacuation de la fibre de coton, via le Port autonome de Nouakchott, en Mauritanie. Le départ a été donné à Kati, près de Bamako, lors d’une cérémonie présidée par le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Modibo Keita, accompagné du président directeur général de la CMDT, Dr Nango Dembélé, du président du Conseil malien des transporteurs routiers (CMTR), Youssouf Traoré, le maire de Kati, Yoro Ouologuem, les autorités traditionnelles et coutumières de la ville garnison et des syndicats de chauffeurs. «Aujourd’hui, le premier convoi de 53 camions va transporter 1.600 balles de fibre de coton vers Nouakchott. Le Mali doit transformer l’embargo en une opportunité car certains ont voulu nous asphyxier. On va repartir notre fret sur l’ensemble des ports de la Guinée, de la Mauritanie et de l’Algérie», a déclaré  Modibo Keita. « C’est une alternative crédible parce que le corridor mauritanien n’est pas méconnu des transporteurs maliens », a assuré le président du CMTR, Youssouf Traoré. Il a rappelé que les initiatives de dialogue commencées, il y a déjà quelques années, n’avaient pas abouti. «Dorénavant, on ne va plus mettre tous nos œufs dans le même panier. Nous allons diversifier nos partenaires et renforcer nos collaborations», a-t-il insisté, à la satisfaction des chauffeurs.  Au regard du contexte actuel, marqué par la fermeture des frontières des pays membres de la CEDEAO, les deux ports de Nouakchott et de Conakry constituent, d’une part, un véritable moyen de désengorgement des usines d’égrenage de la CMDT et, d’autre part, une assurance pour le respect strict des clauses relatives aux délais des contrats signés avec les clients. La cérémonie officielle de l’ouverture de ce corridor, à Gogui, s’et déroulée en présence de la ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, du ministre en charge du Développement rural, Modibo Keita, du Président directeur général de la CMDT, Dr Nango Dembélé, le président du Conseil malien des chargeurs (CMC), Youssouf Traoré, du vice-président  de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), Ibrahim Diawara ainsi que des autorités de la Région de Nioro du Sahel, avec à leur tête, le gouverneur Aly Annaji.  MD/MD (AMAP)

Vidéos de Ainea Ibrahim Camara : le gouvernement du Mali demande au Parquet une enquête 

Bamako, 01 mar (AMAP) Le ministre de la Justice et des Droits de l’homme, Garde des Sceaux a saisi le procureur général près la Cour d’Appel de Bamako pour ouvrir une enquête contre le président du Parti « Mouvement Républicain », Ainea Ibrahim Camara qui a organisé une conférence de presse au cours de laquelle il a déclaré être « le président de la Transition Civile à compter du 27 février 2022 ». Selon une correspondance en date du 28 février, le Garde des sceaux indique que « dans une vidéo remontant probablement au 10 janvier 2022 », le mis en cause « s’est livré à des attaques avec des propos injurieux et subversifs contre les Autorités de la Transition dans un élan d’appel à un soulèvement contre celles-ci.» « D’autres vidéos retrouvées sur les mêmes réseaux sociaux, ces derniers jours, traduisent clairement la volonté de l’intéressé, manifestement rassuré des complicités dont il pourrait bénéficier, dans un pays voisin où il tenait ses propos, de poursuivre son entreprise malveillante de déstabilisation des Institutions de la Transition », poursuit le ministre de la Justice et des Droits de l’homme dans sa correspondance. Et de demander au procureur de « prendre toutes les dispositions nécessaires pour l’ouverture immédiate d’une enquête par le parquet compétent » devant « la gravité de ces faits, susceptibles de recevoir plusieurs qualifications pénales, conformément à la loi », souligne la correspondance. MT/MD (AMAP)

La justice prépare son retour au Centre et dans le Nord du Mali

Bamako, 01 mar (AMAP) Des «Journées de réflexion et de planification stratégique sur la réforme de la justice et le déploiement des autorités judiciaires et pénitentiaires dans le Centre et le Nord» ont commencé, lundi, à Bamako, a constaté l’AMAP sur place. Le principal objectif de cet atelier de trois jours est la réalisation de la réforme en cours du secteur de la justice, le fonctionnement et la sécurisation des effectifs du service public de la justice dans le Centre et le Nord du Mali. Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, garde des Sceaux, Mahamadou Kassogué, qui a présidé l’ouverture de l’atelier, a indiqué que « l’amélioration de la situation sécuritaire grâce aux efforts remarquables fournis, ces derniers temps, par les Forces armées maliennes (FAMa), incite à engager une réflexion, afin que les zones libérées du joug des terroristes et autres forces obscurantistes, puissent être occupées rapidement par les services de l’État. Selon M. Kassogué, le retour de la sécurité, qui est un préalable à la présence de l’État dans les zones concernées, devient de plus en plus une réalité.  Il a loué l’engagement des FAMa « dont la bravoure et l’abnégation continuent de séduire largement au-delà de nos frontières ». La rencontre est organisée par le ministère en charge de la Justice avec le soutien financier de la Mission intégrée multidimensionnelle pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) et du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).  Au cours de la session, les participants auront droit à trois principales présentations portant sur une meilleure appropriation par les acteurs de la justice de la Loi d’orientation et de programmation du secteur de la justice (LOPJ) et son plan d’actions 2020-2024 ; des textes législatifs et règlementaires en cours de relecture par la Commission permanente législative, abritée par la direction nationale des affaires judiciaires et du sceau. S’ajoute l’état de mise en œuvre de l’accord passé entre le gouvernement et les syndicats pour assurer la sécurité des acteurs de la justice au centre et au nord du pays. En outre, le garde des Sceaux a relevé la pertinence des questions relatives à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, et de la LOPJ, adoptée en 2019. Pour le ministre de la Justice, « les réformes législatives envisagées, notamment dans le secteur de la justice, participent, pour une large part, de la refondation de notre pays qui a besoin d’un changement qualitatif et quantitatif durable dans la vie de la nation et de nos concitoyens ».  «Facteur de paix et de cohésion, la justice est considérée, à juste titre, comme l’un des socles majeurs pour la conduite de ce changement visant à bannir les comportements subversifs et placer le citoyen au cœur de l’action de l’État», a relevé Mahamadou Kassogué. Avant d’assurer que son département ne lésinera pas sur les moyens pour soutenir les réformes nécessaires dans les différents domaines, notamment la relecture du Code pénal et du Code de procédure pénale. Ce, pour renforcer l’efficacité dans la lutte contre l’impunité sous toutes ses formes.    Le directeur national des affaires judiciaires et du sceau, Mohamed Maouloud Najim, qui était à ses côtés, a souligné qu’à l’issue de la rencontre, chaque acteur de la justice et chaque partenaire devra être associé, désormais, à des échanges sur un plan concerté de mise en œuvre des conditions de sécurisation des acteurs de la justice déployés au Centre et dans le Nord du pays.   Pour sa part, la représentante de la MINUSMA, Marie Guiraud, elle a réitéré l’engagement de son organisation à soutenir le département de la Justice pour la réalisation de ses reformes. AT/MD (AMAP)