Tombouctou : Barkhane élimine un cadre historique d’AQMI, selon l’état-major des Armées françaises
Bamako, 08 mar (AMAP) L’état-major des Armées françaises a annoncé, lundi, la neutralisation d’un haut cadre historique d’Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) du nom Yahia Djouadi alias Abou Ammar Al Jazairi. Selon le communiqué, dans la nuit du 25 au 26 février 2022, la force Barkhane a conduit une opération visant ce chef terroriste algérien, à environ 100 km au nord de Tombouctou. Après l’avoir localisé dans une zone connue pour être un refuge des groupes appartenant à AQMI et au JNIM/RVIM, puis formellement identifié, « il a été neutralisé par une intervention au sol appuyée par un hélicoptère de reconnaissance et d’attaque Tigre et deux drones français », précise l’État-major des armées françaises. Selon la même source, lors de la reconnaissance de la zone qui a suivi, des munitions ont été détruites et de l’armement saisi. Pour l’état-major des Armées françaises, Abou Ammar Al Jazairi était un cadre historique d’AQMI. Il était une figure du djihadisme algérien. Il a été engagé dans un maquis du Groupe islamique armé (GIA) en 1994 puis par le Groupe islamique pour la prédication et le combat (GSPC). Après avoir été le conseiller militaire de l’Émir historique Abdelmalek Droukdel, neutralisé le 3 juin 2020 par les forces françaises de l’opération Barkhane, il sera nommé Émir de la région Sud d’AQMI en 2007. Nommé Émir d’Aqmi en Libye en 2015, il a été contraint, à la suite des neutralisations successives des cadres d’AQMI de gagner le Mali en 2019 où il s’installe dans la zone de Tombouctou. Il y appuie la structuration et coordonne l’approvisionnement de matériels au profit du haut commandement du JNIM et d’AQMI. Il assure également le rôle de coordinateur financier et logistique du groupe. Avec sa neutralisation, un acteur historique de l’expansion d’Al Qaïda et du terrorisme djihadistes en Afrique de l’Ouest a été mis hors d’état de nuire. Cela permet d’affaiblir une nouvelle fois, la gouvernance d’Al Qaïda et prive le Rassemblement pour la victoire de l’islam et des musulmans (RVIM) d’un relais majeur au nord du Mali et dans la zone de Tombouctou en particulier. Aussi, la mort d’Abou Ammar Al Jazairi marque l’isolement de l’Émir du JNIM Iyad Ag Ghali qui voit la disparition de toutes les figures expérimentées de son entourage, fragilisant la cohésion et le commandement du RVIM. DD/MD (AMAP)
Tribune pour le Secrétaire général : « Un relèvement durable et féministe »
Alors que le monde s’apprête à célébrer la Journée internationale des femmes, les femmes voient leurs droits régresser. Nous en payons tous le prix. Les crises en cascade de ces dernières années ont montré à quel point le leadership des femmes est plus crucial que jamais. Les femmes ont fait face à la pandémie de COVID-19 avec héroïsme, en tant que médecins, infirmières, agents de la santé publique et travailleurs sociaux. Mais dans le même temps, les femmes et les filles ont été les premières à perdre leur emploi et leur accès à l’enseignement, à assumer davantage de tâches non rémunérées et à subir la montée en flèche des violences domestiques, des cyberatteintes et des mariages d’enfants. La pandémie a mis en lumière une vérité ancestrale : les racines du patriarcat sont profondes. Notre monde et notre culture restent dominés par les hommes. Par conséquent, dans les bons moments comme dans les mauvais, les femmes risquent davantage de basculer dans la pauvreté. Leurs besoins de santé sont sacrifiés et leur accès à l’éducation, tout comme leurs perspectives sont réduits. Et dans les pays en conflit – que ce soit en Éthiopie, en Afghanistan ou en Ukraine – les femmes et les jeunes filles sont les personnes les plus vulnérables, mais aussi les voix les plus éloquentes pour la paix. À l’heure où nous nous tournons vers l’avenir, le seul relèvement durable qui donnera les mêmes chances à chacune et chacun est un relèvement féministe, résolument centré sur l’avancement des femmes et des filles. Nous devons réaliser des progrès économiques, à travers des investissements ciblés dans l’éducation, l’emploi, la formation et le travail décent des femmes, qui devraient être les premières à bénéficier des 400 millions d’emplois que nous sommes appelés à créer d’ici à 2030. Nous avons besoin de progrès social, à travers des investissements dans les systèmes de protection sociale et l’économie des soins. Ces investissements ont d’énormes retombées : ils créent des emplois verts et durables tout en soutenant les membres de nos sociétés qui ont besoin d’aide, notamment les enfants, les personnes âgées et les malades. Nous avons besoin de progrès financiers et de réformer un système financier mondial en faillite morale, afin que tous les pays puissent investir dans une reprise économique axée sur les femmes. Cela doit inclure un allègement de la dette et des systèmes fiscaux plus équitables qui permettront de rediriger une partie de l’énorme richesse accumulée autour du monde vers celles et ceux qui en ont le plus besoin. Nous avons besoin d’une action climatique urgente et transformatrice, pour inverser l’augmentation dangereuse des émissions et des inégalités de genre, qui plongent les femmes et les filles dans une situation de grande vulnérabilité. Les pays développés doivent de toute urgence tenir leurs engagements en matière de financement et d’assistance technique pour garantir une transition juste et l’abandon des combustibles fossiles. Les économies stables et prospères de l’avenir seront vertes, inclusives et durables. Nous avons besoin de plus de femmes à la tête des gouvernements et des entreprises, y compris de femmes ministres des finances et chefs d’entreprises, pour élaborer et mettre en œuvre des politiques vertes et progressistes bénéfiques pour toutes et tous. Nous savons, par exemple, que les parlements qui comptent le plus de femmes sont ceux qui prennent les engagements les plus forts en faveur du climat et qui investissent le plus dans les soins de santé et l’éducation. Nous avons besoin de progrès politiques, à travers des mesures ciblées permettant aux femmes d’accéder aux hautes responsabilités et d’être représentées, sur un pied d’égalité avec les hommes, à tous les niveaux de la prise de décision politique, grâce à des quotas de genre audacieux. L’inégalité de genre est par essence une question de pouvoir. Pour déraciner des siècles de patriarcat, il faudra partager ce pouvoir équitablement, dans toutes les institutions, à tous les niveaux. À l’ONU, nous avons atteint – pour la première fois dans l’histoire de l’Organisation – la parité dans les équipes dirigeantes du Siège et de nos bureaux du monde entier. Cela a considérablement amélioré notre capacité à mieux refléter et représenter les communautés que nous servons. À tout moment, nous pouvons nous inspirer des femmes et des filles qui luttent pour le progrès dans tous les domaines et partout dans le monde. Les jeunes femmes qui font campagne pour le climat sont à la tête des efforts mondiaux visant à faire pression sur les gouvernements pour qu’ils respectent leurs engagements. Les défenseuses des droits des femmes revendiquent courageusement l’égalité et la justice et construisent des sociétés plus pacifiques en tant que gardiennes de la paix, architectes de la paix et travailleuses humanitaires dans des zones de conflit et ailleurs. La démocratie est plus forte dans les sociétés où les mouvements pour les droits des femmes sont dynamiques. Lorsque le monde investit pour élargir les opportunités pour les femmes et les filles, c’est toute l’humanité qui y gagne. L’heure est venue de faire avancer les droits des femmes. C’est une question de justice, d’égalité, de moralité et tout simplement de bon sens. Nous avons besoin d’un relèvement durable et féministe, centré sur les femmes et les filles, et mené par elles.
Deux casques bleus tués par un engin explosif improvisé à Mopti, dans le Centre du Mali (MINUSMA)
Bamako, 07 mar (AMAP) Un convoi logistique de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), qui se rendait à Tombouctou (Nord), a heurté, ce lundi, un Engin explosif improvisé (EEI) dans la Région de Mopti 9Moption0 annonce la mission onusienne au Mali. Selon un premier bilan, précise la MINUSMA, « l’explosion a causé la mort de deux casques bleus et blessé quatre autres ». Le Représentant spécial du secrétaire général des Nations unies et Chef de la MINUSMA (RSSG), El-Ghassim Wane, cité par le communiqué, condamne « vigoureusement » cette attaque. Selon la même source, il rappelle que « les attaques visant des soldats de la paix des Nations Unies peuvent constituer des crimes de guerre au regard du droit international ». M. Wane appelle « les autorités maliennes à ne ménager aucun effort pour identifier les auteurs de ces attaques afin qu’ils puissent être rapidement amenés devant la justice ». Le diplomate onusien souligne que cette « nouvelle attaque, tout comme les autres qui l’ont précédée, rappellent à nouveau l’impérieuse nécessité d’efforts encore plus soutenus pour stabiliser le Centre du Mali ». Le RSSG présente ses « condoléances les plus attristées au gouvernement des défunts Casques bleus, ainsi qu’à leurs familles et à leurs frères d’armes et souhaite prompt rétablissement aux blessés ». Dans la même Région, sept Casques bleus togolais ont été tués par un engin explosif, le mercredi 08 décembre 2021, précisément dans la zone de Bandiagara (Centre). SS/MD (AMAP)
Plusieurs chefs terroristes neutralisés par l’Armée malienne à Mondoro (Centre)
Bamako, 07 mar (AMAP) L’Etat-major général des Armées annonce que « des actions offensives aériennes à travers des frappes ciblées ont détruit des plots logistiques et des convois ennemis », après l’attaque du camp de Mondoro, vendredi. Dans un communiqué de la Direction de l’information et des relations publiques des Armées (DIRPA) publié, dimanche, l’état major indique que « des observations après recoupements, ont permis de confirmer les pertes importantes infligées aux terroristes » L’Armée annonce que « neuf corps ennemis, en état de putréfaction », ont été découverts pendant le ratissage tout autour de la garnison de Mondoro. Elle ajoute que certains leaders terroristes ont été neutralisés. Il s’agit de « Iboune Ibrahim et Malam Aboubacar tous de nationalité nigérienne, Alfousseni Barry, Iboune Younoussa alias Bobala et Nouhoum Dicko, tous de nationalité burkinabé, Hassani Barry du village de Dialoubé, Amadou Dicko du village de Boni, Ague Issa alias Nassourou, tous de nationalité malienne », précise le communiqué. Selon la même source, des missions d’observation et de renseignement en profondeur ont permis de localiser les zones de repli de certains groupes terroristes. Les Forces armées maliennes (FAMa) « continuent de consolider les acquis de leur réaction vigoureuse contre la coalition des groupes armés terroristes en débandade dans la zone de Mondoro depuis le 04 mars 2022 », ajoute le communiqué. Enfin, ajoute le texte, « un groupe de 16 militaires ayant continué le combat dans le secteur Nord-Est de Mondoro a pu être récupéré et a confirmé l’ampleur des dégâts subis par les groupes armés terroristes ». « La situation est sous contrôle dans la zone de Mondoro (et) la dynamique offensive dans le cadre du plan Maliko et de l’Opération Kèlètigui se poursuit », aura l’état-major. AT/MD (AMAP)
Rencontre communautaire avec les leaders locaux de la commune de Youwarou
Youwarou , 07 mar (AMAP) Une rencontre des leaders communautaires de la Commune rurale de Youwarou (Centre), s’est tenue récemment à la Maison des jeunes de la ville, dans le cadre de la mise en œuvre du projet communautaire autour des ressources naturelles partagées. La rencontre avait pour objectifs, entre autres, de faire le point des activités réalisées et d’échanger sur les perspectives du projet, d’identifier des projets communautaires intra-village et de procéder à la présélection des projets identifiés. Organisée par l’ONG, International Rescue Committee (IRC), la rencontre était présidée par l’adjoint au maire de Youwarou, Abdoulaye Thiao et a vu la participation des représentants des services techniques, les leaders communautaires, femmes et jeunes des 16 villages qui composent la collectivité couvert par le projet « Alliance pour la cohésion sociale et la résilience (ACOR)» au Mali financé par l’Union européenne (UE). A l’entame des travaux, le chef du projet, Seydou Oumar Bah, a rappelé que ACOR est destiné à assister les ménages les plus vulnérables des communes de Youwarou, Léré et de Nampala (Centre) au Mali et la Commune de Fassala, en Mauritanie. Selon le responsable du projet, il s’agit, pour le consortium constitué de cinq ONG dont IRC en charge de la mise en œuvre de ce programme d’urgence pour la stabilisation des espaces frontaliers du G5 Sahel, d’améliorer les conditions de vie et de résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle des populations vulnérables des régions les plus fragiles du Mali et de la Mauritanie. Pour une durée de quatre ans, le programme a démarré le premier janvier 2020 et prend fin le 31 décembre 2023. « Au cours des deux années d’exercice, ACOR a mené des activités de distribution alimentaire, de transferts monétaires, d’appuis au développement économique des ménages bénéficiaires, de renforcement de l’épargne local et de crédit », a expliqué Seydou Oumar Bah. Suite a l’intervention du chef de projet, les représentants des 16 villages de la Commune, repartis en groupe de travail, ont classé les villages en cinq secteurs et identifié cinq projets communautaires permettant le développement économique, source de cohésion sociale entre les communautés de Youwarou. Les participants se sont réjouis des résultats à mis parcours du « projet mis en œuvre dans la plus grande transparence avec l’implication des bénéficiaires ». SC/MD (AMAP)
Les FAMa éliminent sept terroristes à N’Tahaka, près de Gao, dans le Nord du Mali
Bamako, 07 mar (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont mené, tôt lundi matin, une riposte aéroterrestre qui a fait « un bilan provisoire de 7 morts côté assaillants » et « de deux morts et deux blessés légers côté FAMa », a précisé l’Armée. «Très tôt ce matin (Ndlr, lundi) les FAMa ont repoussé une attaque de Groupes armés terroristes (GAT) sur les troupes basées à N’Tahaka, dans la région de Gao (Nord) », a annoncé, lundi, un communiqué l’état-major général des Armées. Selon la même source, les FAMa poursuivent « la fouille dans tout le secteur et continuent de chercher la provenance de ces terroristes dans la zone ». « L’état-major général des Armées présente ses condoléances les plus attristées aux familles des militaires tombés sur le champ d’honneur et souhaite prompt rétablissement aux blessés », indique le communiqué Il donne « l’assurance que la mission de protection des personnes et leurs biens continuent dans ces zones ». MT/MD (AMAP)
Des bandits armés tuent un chauffeur sur l’axe Goundam-Tombouctou
Goundam, 07 mar (AMAP) Un chauffeur de taxi d’à peine quarante ans, marié père de deux enfants, a été sauvagement assassiné alors qu’il était au volant de son véhicule en direction de Goundam. Mohamed Lamine Ahmadou appelé, généralement, Sangho, à la tête d’un convoi de cinq véhicules, avait parcouru environ vingt kilomètres, depuis son départ de Tombouctou sur la Route nationale (RN 33), dans les environs de Nibket, quand il essuya le tir fatal. A l’approche du convoi, des bandits armés en embuscade ont tiré sur son véhicule peint en jaune et vert, le distinguant des autres. La balle traversa la portière de la voiture et toucha le chauffeur mortellement au ventre. La victime qui perdait beaucoup de sang a été assistée par un des passagers pour arrêter le véhicule. Les autres véhicules ont pu échapper aux tirs. Quelques temps après, les Forces armées maliennes (FAMa) arrivèrent sur les lieux et le transportèrent à l’hôpital de Tombouctou oû il rendit l’âme. Selon les passagers du véhicule, les bandits armés ont conduit tous les occupants dans la broussaille pour les fouiller et les dépouiller de tous leurs biens. Un autre passager s’est dit très indigné que les bandits aient fouillé les poches du chauffeur agonisant pour voler tout ce qu’il avait sur lui avant, de se retirer au moyen de leur moto. Les obsèques du défunt ont mobilisé toute la ville de Goundam dont les populations lui ont rendu un dernier hommage au défunt. L’amertume et la tristesse se lisaient sur tous les visages. Certains ont évoqué la gentillesse, la disponibilité, le respect qui caractérisaient le jeune chauffeur, natif de Goundam et très apprécié de la jeunesse de de la ville. AAT/MD (AMAP)
Migration : Quelque 149 Maliens de retour au pays
Bamako, 07 mar (AMAP) Quelque 149 ressortissants maliens, dont deux femmes et deux enfants, sont retournés au Mali, vendredi dernier, par un vol charter affrété par les autorités de la Transition. Ils étaient rassemblés au Niger, en provenance du Maroc, de l’Algérie et d’autres pays de départ sur l’Europe’ Après les dispositions protocolaires d’accueil, le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Alhamdou Ag Ilyène, a confié à la presse que « dans le cadre des activités au profit des Maliens établis à l’extérieur, (son) département poursuit son travail d’assistance et de protection des migrants ». Cela, « conformément aux directives du chef de l’État, le colonel Assimi Goïta et sous l’autorité du Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga ». Selon le ministre Ag Ilyène, qui a présidé la cérémonie d’accueil, à l’aéroport international président Modibo Keita Senou, en présence des représentants de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et de la Protection civile, le département des Maliens établis à l’Extérieur, est en train d’organiser 10 vols dans le but de rapatrier 1 600 compatriotes en provenance essentiellement de la Libye, de l’Algérie, du Niger. Le ministre a remercié les partenaires de l’OIM, de l’Union européenne (UE) et l’ensemble des organisations internationales qui appuient le gouvernement dans le cadre de ce transfert. Mais, aussi, toutes les compagnies aériennes qui offrent des facilités pour ces opérations. Il a invité tous les Maliens, en détresse dans le monde, de rester en contact permanent avec le département à travers les missions diplomatiques et consulaires et sur les différents sites du ministère sur les réseaux sociaux. Afin que son « département puisse les assister, les protéger et, en cas de besoin, les aider à retourner au pays dans les conditions humainement acceptables ». Agé de 28 ans, Souleymane Traoré fait partie des 149 rapatriés qui exprimé sa reconnaissance aux autorités maliennes et nigériennes ainsi qu’aux responsables de l’OIM pour lui avoir permis de bien rentrer chez lui. Toutefois, il a dénoncé les conditions de vie pendant les cinq mois d’attente au Niger depuis son refoulement d’Algérie, en provenance d’Espagne. AT/MD (AMAP)
Exactions sur les civils : Une vieille ficelle contre l’Armée malienne
Bamako, 07 mar (AMAP) Encore et toujours la même vieille ficelle. Dès que l’Armée malienne monte en puissance pour traquer les ennemis de la République, des officines tapies dans l’ombre montent de toutes pièces des allégations mensongères qu’elles collent aux godasses de nos soldats. Et des organisations prétendument dédiées aux droits de l’Homme reprennent complaisamment ces allégations, sans aucune précaution de vérification. Ces officines restent muettes comme des carpes quant aux exactions sanglantes perpétrées par les forces du mal contre les paisibles populations civiles maliennes. Leur objectif n’est guère de protéger les populations. Il s’agit plutôt d’instrumentaliser les droits de l’Homme à des fins inavouées. L’état-major général, dans un communiqué rendu public, samedi, n’a pas manqué d’opposer un démenti formel aux récentes allégations de nature à jeter le discrédit sur les forces de défense et de sécurité du Mali. Dans son communiqué l’Armée explique que, depuis jeudi dernier, “une vidéo et une audio montées de toutes pièces”, circule sur les réseaux sociaux, faisant état d’une exécution sommaire collective sur des populations civiles dans le secteur de Diabaly, dans la nuit du 1er au 02 mars 2022. Les auteurs du montage imputent la responsabilité de ces actes odieux aux Forces armées maliennes (FAMa). L’état-major général des Armées rappelle que les FAMa sont respectueuses des droits de l’Homme et du droit international humanitaire. ”Les Forces armées maliennes ne sauraient être responsables d’une telle abjection et ces informations constituent de la désinformation”, dénonce l’Armée qui rappelle que l’une des missions premières des FAMa demeure la protection des personnes et des biens et que cet acte ne constitue, en aucune manière, le mode opératoire de nos forces. En dépit de l’absurdité de ces accusations portées contre les militaires maliens, une enquête est déjà ouverte pour situer les responsabilités et identifier le lieu du crime. Par ailleurs, relève le communiqué, les FAMa ne se laisseront pas distraire par ces allégations tendancieuses et mèneront à bout la dynamique offensive enclenchée depuis le mois de décembre dernier. La mécanique visant à jeter du discrédit sur l’Armée malienne est bien huilée. Mais elle n’arrêtera pas le Mali dans sa lutte contre les velléités séparatistes et les ambitions de dominations obscurantistes. La Rédaction
Mondoro : Riposte de l’Armée malienne
Par Issa DEMBELE Bamako, 07 mar (AMAP) Suite à l’attaque abjecte contre le poste militaire de Mondoro, localité située dans la Région de Douentza, au Centre du Mali, la réaction des Forces armées maliennes (FAMa) a permis de limiter les dégâts et de causer des pertes importantes dans les rangs de l’ennemi. La preuve qu’aucune force du mal ne peut stopper les FAMa dans la reconquête de l’ensemble du territoire national, Les FAMa ont (encore) saigné, vendredi, à Mondoro, et selon un modus operandi bien connu. Comme en septembre 2019, une horde de terroristes a déboulé, au petit matin, sur le poste militaire de ce village (Région de Douentza) dont les défenses n’ont pu résister aux détonations de véhicules piégés. Le bilan officiel fait état de 27 morts parmi nos soldats, 33 blessés, 7 portés disparus et des dégâts matériels. Côté ennemi, les pertes sont plus importantes : 47 assaillants « neutralisés » dans la matinée et 23 autres en début d’après-midi, à la suite des opérations de ratissage. Les chiffres sont malheureusement bien supérieurs à ceux de l’attaque de 2019, mais une constance demeure : malgré leur supériorité numérique, les terroristes n’ont pas réussi à prendre le contrôle de ce poste stratégique. Preuve de la détermination de nos soldats. Leur bravoure est louée par nos compatriotes. Sur les réseaux sociaux, l’on s’était longtemps habitué aux revendications triomphales des assaillants à l’issue des combats, aux images de soldats tués ou d’équipements calcinés. Sur ce coup, les Maliens ont été fiers d’afficher le bilan flatteur affiché par l’Armée grâce à sa riposte. Les terroristes ayant participé à l’équipée contre le poste militaire de Mondoro n’iront pas la raconter. Tous ou presque ayant été neutralisés par la contre-offensive de nos soldats. La tendance est à l’optimisme dans l’opinion grâce aux récents résultants probants de l’Armée. Depuis des mois, les FAMa multiplient les exploits sur le terrain. Résultats de l’acquisition d’importants équipements, de la réorganisation du dispositif et de l’option résolue pour l’offensive. L’état-major général des armées souligne régulièrement, dans ses communiqués, les nombreux acquis opérationnels, face à « des terroristes de plus en plus fébriles, en débandade (…) avec des capacités de nuisance reposant désormais sur la pose des engins explosifs improvisés (EEI) ». Conséquence de ce retournement de situation : la « peur a changé de camp» et «l’ennemi est en fuite vers les frontières ou en dissimulation dans la population». BEAUCOUP DE RÉACTIONS – N’ayant plus cette capacité de contrôler un territoire à eux, les groupes terroristes procèdent, désormais, par des coups sporadiques. Espérant ainsi lézarder le consensus autour de la montée en puissance de nos Forces de défense et de sécurité. Heureusement, les épreuves continuent de renforcer les convictions. Dès l’annonce du bilan de l’attaque contre le poste de Mondoro, plusieurs regroupements (politiques et apolitiques) ont réagi avec émotion. Le Cadre d’échange des partis et regroupements politiques pour une transition réussie a salué « la riposte salvatrice et énergique » des FAMa. Le Cadre écrit que ce drame survient « à un moment où les FAMa commencent à rassurer par de nombreux succès pour la sécurisation des personnes et de leurs biens ». Sur sa page Twitter, le président d’honneur de l’ADP-Maliba, Aliou Boubacar Diallo, a condamné cette attaque perpétrée « au moment où le peuple malien était fier de la montée en puissance de notre vaillante armée ». «Le spectacle affligeant des ravages de la mort et des attaques terroristes, de même que la perte de nos valeureux soldats tombant par milliers sur les champs d’honneur victimes d’une guerre asymétrique ne peuvent nous inspirer que consternation et componction», a déploré Cheick Boucadry Traoré, président de la Convention africaine pour le renouveau (CARE), dans une déclaration publiée samedi. L’ancien Premier ministre, Moussa Mara, a déclaré avoir appris avec « une forte émotion l’attaque terroriste lâche et barbare » contre les FAMa. De son côté, le chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA) a « fermement condamné » cette attaque et réitéré »l’engagement indéfectible de la Mission aux côtés des Maliens dans leur quête légitime de paix et de stabilité ». Après avoir précisé le bilan dans un communiqué, le gouvernement a rassuré «l’ensemble des populations que le sacrifice ultime consenti par ces dignes fils de la nation ne restera pas vain et que toutes les mesures seront prises pour arrêter et traduire devant la justice les auteurs de cet acte ignoble et tragique». Aussi, l’Exécutif a ajouté que les forces armées maliennes «resteront fidèles à leurs engagements de restauration de la paix et de la quiétude sur l’ensemble du territoire national. La dynamique offensive de recherche et de destruction des sanctuaires terroristes se poursuivra sans relâche». ID/MD (MAP)

