Coopération Mali-UNICEF : Tenue d’un atelier de validation du plan de Travail Roulant(PTR) 2022-2023 à Nioro

Nioro, 11 mars (AMAP) Un atelier de validation du plan de Travail Roulant(PTR) Mali – UNICEF 2022-2023 s’est tenu jeudi à Nioro, sous la présidence du Gouverneur de Région, le Colonel Major Aly ANNAJI, a constaté l’AMAP. L’objectif principal de l’atelier était la validation du Plan de Travail Roulant (PTR) 2022-2023 de l’UNICEF à Nioro avec l’ensemble des partenaires de mise en œuvre. De manadière spécifique, il s’agissait de présenter le PTR 2022-2023 par pilier, de valider et de signer le PTR de Nioro par le Gouverneur. Cette rencontre fait partie du dispositif de gestion du programme de coopération Mali/Unicef 2020-2024. Le plan de Travail Roulant (PTR) 2022-2023 s’inscrit en droite ligne avec l’opérationnalisation du programme de coopération Mali-Unicef 2020-2024. Ces plans (régionaux et National) consolident les activités à mettre en œuvre au sein de chaque composante du programme, en précisant le cadre de mesure des résultats (indicateurs et cibles), les parties prenantes engagées et les budgets affilies, ainsi que les responsabilités pour l’exécution des activités convenues. Une procédure harmonisée a été mise en place au niveau global afin de fixer les exigences minimales pour l’élaboration, l’examen et l’approbation des PTR en tant qu’outil de gestion clé pour atteindre les résultats décrits dans le Document de Programme de Pays (CPD) et les Notes de Stratégie de Programme (PSN). Les activités proposées seront strictement en lien avec les outputs définis dans les CPD ainsi que le PIBD Code de Vision. Les plans de travail seront roulants (PTR) couvrant les années 2022-2023. Elle contribue à consolider le partenariat dynamique et constructif avec tous les acteurs dans la recherche des meilleures solutions consensuelles à la mise en œuvre du programme en vue d’un changement durable dans la situation des enfants et femmes de la région de Nioro. Trois heures durant, les participants composés d’Elus, de Chefs de services techniques et de représentants d’Organisations de la société civile ont fait   l’état des lieux des activités planifiées par secteur à travers des débats francs et courtois. Pour le Gouverneur de la Région de Nioro le Colonel Major Aly ANNAJI, les résultats des constituent d’ores et déjà de réels espoirs en matière d’accès à des services de santé, d’éducation et de protection de qualité pour les populations des localités concernées. Il dira aussi que l’occasion est tout à fait idoine, pour adresser ses vives félicitations, au nom des autorités de la région, à l’Equipe de l’UNICEF, non seulement pour la qualité de ses prestations, mais aussi, pour la patience et la courtoisie avec lesquelles elle a collaboré avec tous les acteurs impliqués. Pour terminer, il a exprimé la reconnaissance de l’ensemble des populations de la région et souhaité longue vie à la coopération Mali-UNICEF. Il engage ses collaborateurs et les Chefs de Services Régionaux à ne ménager aucun effort pour la mise en œuvre du Plan de Travail Roulant (PTR) dans la région de Nioro. L’occasion était aussi opportune pour le Chef de zone UNICEF Kayes, Kita et Nioro de saluer les participants d’avoir répondu à l’invitation avant de souligner que l’UNICEF dans sa démarche d’inclusion a décidé la validation de ce Plan de Travail Roulant dans la région de Nioro pour permettre à tous les partenaires de connaitre les activités planifiées, le cout et le temps pour une meilleure facilitation dans la mise en œuvre et de demander l’accompagnement des autorités de la région. Les travaux ont pris fin par la signature des documents par le premier responsable de l’exécutif régional.  MD/KM (AMAP)

La gomme arabique : Un créneau porteur 

Par Cheik Amadou DIA Bamako, 19 mar (AMAP) Dans le vaste entrepôt situé en Zone industrielle de Bamako, l’usine de bois de la Société de gestion forestière Abdoulaye Halidou Cissé (SGF-AHC) était autrefois animée par le bruit assourdissant des scies électriques utilisées pour la transformation du bois d’œuvre destiné à l’exportation. Aujourd’hui, dans la cour de cette gigantesque infrastructure, on n’entend plus que le bourdonnement harmonieux de l’activité de tri et de conditionnement de la gomme arabique. De petites mains ingénieuses de femmes et de jeunes filles, une soixantaine à notre passage, assisses sous des hangars, nettoient, trient et tamisent des tas de gomme arabique entassés devant elles. Dans une ambiance de fourmilière.  Chaque jour, depuis plus d’un an, ces dames du quartier abritant le site et ses environs, viennent y travailler pour gagner leur pain quotidien. Toutes des ménagères ou mères célibataires démunies. Aminata Traoré est l’une de ces journalières travaillant à l’usine. Elle nous approche avec un grand sourire sur les lèvres. «Quand je commençais le travail ici, je n’arrivais même pas à m’acheter un bonbon», confie-t-elle. Grâce à cette activité, Aminata gagne 2.000 Fcfa par jour, soit un salaire mensuel d’environ 60.000 Fcfa. Mariée, la mère de trois enfants arrive ainsi à aider son conjoint (travailleur journalier) dans l’entretien de sa famille. Coiffé d’une casquette de couleur blanche, un tablier imprimé de l’arbre d’acacia en survêtement, Bakary Sidibé est le chef du volet gomme arabique de la SGF-AHC. Au milieu de ses poulains, ce détenteur d’un Master en agro-économie est enthousiaste quand il nous explique l’organisation du travail au sein de son entreprise. DE TOUT SEXE ET DE TOUT AGE – Si les dernières activités avant le conditionnement du produit se font sur place à l’usine, la chaîne commence à des centaines de kilomètres de Bamako, sur les terres arides de la première Région, Kayes. Nous nous sommes transportés sur les milliers d’hectares qu’exploite la SGF-AHC dans les Communes rurales de Toukoto, Sourasan, Oualéa, Sefeto Ouest (Cercle de Kita). Dans les champs d’acacias (arbre qui produit la gomme arabique) étendus à perte de vue, l’on aperçoit hommes et femmes de tout âge. Ils collectent le précieux produit.  «Nous sommes une entreprise à la fois commerciale et solidaire», déclare le coordinateur général de la SGF-AHC. Selon Adama Coulibaly, sa société est résolument engagée dans la lutte contre la pauvreté tout en œuvrant pour la protection de l’environnement. C’est pourquoi, elle privilégie l’emploi local. Tous ceux qui travaillent ici sont de la localité », indique-t-il.  « Auparavant, avec l’exploitation du bois d’œuvre, on employait peu de main d’œuvre locale, car ce secteur nécessite une main-d’œuvre qualifiée », souligne le manager. En décidant de sortir du «tout bois», la société constate qu’elle peut utiliser de la main-d’œuvre locale et peu qualifiée. Ainsi, elle forme ses employés aux techniques simples de collecte de la gomme arabique sans grande difficulté. « Cela permet de créer de «l’emploi vert» au niveau local, tout en détournant les populations rurales de la coupe du bois et de la production du charbon de bois qui étaient leurs principales activités de subsistance, estime Adama Coulibaly.  Avec la promotion de la filière des produits non ligneux dans ses activités d’exploitation des ressources forestières, la SGF-AHC entend mettre en œuvre une vraie approche de développement préservant durablement nos forêts. Dans cette dynamique, elle travaille avec les coopératives villageoises, les autorités communales des zones d’intervention, les coopératives des exploitants forestiers et les services techniques de l’État, à travers la direction nationale des eaux et forêts. REVENUS – La société a, à ce propos, créé des jardins botaniques de proximité dans les communes concernées par son domaine d’exploitation. Le but étant d’initier les coopératives villageoises à la production de plants en pépinière. Elle a réalisé des parcelles de reboisement et emploie des ressources humaines qualifiées avec le recrutement d’agents de suivi de plan d’aménagement et de gestion.  Toute chose qui permettra une meilleure application des technologies de défense et de restauration du périmètre d’exploitation. Tout ceci combiné avec un développement socio-économique au profit des populations riveraines. Ainsi, la société appuie dans ses zones d’intervention, les activités génératrices de revenus (AGR) telles que le maraîchage. Elle participe également à la réalisation des infrastructures de base (centres de santé, écoles, etc.) et leur équipement. De l’usine de bois du Mali, créée en 1968 sous le régime du président Modibo Keïta et, inaugurée en 1969 par le président Moussa Traoré, la SGF-AHC est issue d’un processus de privatisation enclenché en 1990 sous le nom : Entreprise «Faguibine». C’est en 2006 qu’elle prendra le nom de Général industrie de bois (GIB) avant de devenir la SGF en 2014. Leader de la gestion forestière au Mali, elle s’est fixée comme objectifs, la gestion durable des ressources forestières, l’organisation et la planification des travaux de valorisation des ressources forestières dans notre pays.  Conformément à la loi n°10-028 du 12 juillet 2010, portant règlementation de l’exploitation des produits dans le domaine forestier national, la société élabore des plans d’aménagements, réalise des travaux de restauration, soutient les services techniques de l’État et anime des campagnes d’informations et de sensibilisation des populations rurales sur les bonnes pratiques de gestion. Un bel exemple qui mérite d’être répliqué par ses pairs, dans un contexte de lutte contre la déforestation. CAD (AMAP)

Incident Mali-Mauritanie : Une mission de haut niveau se rendra à Nouakchott

Bamako, 10 mar (AMAP) Le président de la Transition au Mali, le colonel Assimi Goïta a « décidé d’envoyer une mission de haut niveau à Nouakchott, dans les plus brefs délais,, annonce un communiqué, mercredi 9 mars. Cette mission est destinée à « engager des actions vigoureuses pour raffermir davantage la fraternité et la coopération entre nos pays notamment dans le domaine de la gestion de nos frontières communes, de la défense et de la sécurité des personnes et des biens », précise la même source. Ce communiqué du gouvernement malien intervient après la convocation, le lundi 07 mars 2022, de l’ambassadeur du Mali, au ministère des Affaires étrangères, de la Coopération et des Mauritaniens de l’extérieur, pour lui signifier « l’assassinat de citoyens mauritaniens survenu sur le territoire malien, vers notre frontière commune ». Le colonel Assailli Goïta, à la suite de cet incident, a échangé avec son homologue mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani. À l’issue de cet entretien, le chef de l’État « a instruit d’ouvrir une enquête pour élucider la situation », précise le communiqué. Le gouvernement malien a aussi adressé au gouvernement et au peuple mauritaniens, ainsi qu’aux familles des disparus, « sa profonde compassion et ses condoléances les plus émues en cette circonstance particulièrement douloureuse ». Bamako a condamné « énergiquement ces actes criminels destinés à porter atteinte à l’excellente qualité des relations entre nos deux pays » et  « trouve, une fois de plus, troublant la survenance de ce genre d’incident malheureux ». À un « moment où ce pays frère et ami, la République Islamique de la Mauritanie apporte son soutien particulièrement pour l’approvisionnement normal des populations maliennes qui subissent les sanctions illégales, illégitimes et inhumaines de la CEDEAO et de l’UEMOA », indique le communiqué. Cependant, le gouvernement « souligne qu’à ce stade, aucune preuve ne met en cause les Forces armées maliennes (FAMa) qui respectent les droits humains et agissent toujours avec professionnalisme dans leur lutte contre le terrorisme ». « En outre, les autorités maliennes ne ménageront aucun effort pour rechercher et retrouver les coupables de ces crimes odieux pour les traduire devant les juridictions compétentes », assure le communiqué. Tout en soulignant « les liens séculaires d’amitié et de fraternité qui ont toujours unis nos deux Peuples »,  le gouvernement du Mali remercie celui de la Mauritanie « pour son accompagnement multiforme et surtout sa solidarité agissante à l’ endroit de la République sœur ». MT/MD (AMAP) 

Mali-Mauritanie : Bientôt une mission de haut niveau à Nouakchott après un incident

Le gouvernement a été informé de la convocation de l’Ambassadeur du Mali en Mauritanie, le 08 mars 2022, au ministère des Affaires Étrangères, de la Coopération et des Mauritaniens de l’Extérieur, annonce mercredi 9 mars un communiqué du gouvernement. Au cours de cette convocation, il a été signifié à l’Ambassadeur, « l’assassinat de citoyens mauritaniens survenu sur le territoire malien, vers notre frontière commune ». À la suite d’un incident, informe le communiqué, le Président de la Transition, colonel Assimi Goïta a échangé avec son homologue de mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani. À l’issue de cet entretien, le chef de l’État « a instruit d’ouvrir une enquête pour élucider la situation », précise le communiqué. Le président de la Transition a également « décidé d’envoyer une mission de haut niveau à Nouakchott, dans les plus brefs délais, afin d’engager des actions vigoureuses pour raffermir davantage la fraternité et la coopération entre nos pays notamment dans le domaine de la gestion de nos frontières communes, de la défense et de la sécurité des personnes et des biens ». Le gouvernement a aussi adressé au gouvernement et au Peuple mauritaniens, ainsi qu’aux familles des disparus, « sa profonde compassion et ses condoléances les plus émues en circonstance particulièrement douloureuse ». Le gouvernement a condamné « énergiquement ces actes criminels destinés à porter atteinte à l’excellente qualité des relations entre nos deux pays » et « trouve, une fois de plus, troublant la survenance de ce genre d’incident malheureux ». À un « moment où ce pays frère et ami, la République Islamique de la Mauritanie apporte son soutien particulièrement pour l’approvisionnement normal des populations maliennes qui subissent les sanctions illégales, illégitimes et inhumaines de la CEDEAO et de l’UEMOA », indique le communiqué. Le gouvernement « souligne qu’à ce stade, aucune preuve ne met en cause les Forces Armées Maliennes (FAMA) qui respectent les droits humains et agissent toujours avec professionnalisme dans leur lutte contre le terrorisme ». « En outre, les autorités maliennes ne ménageront aucun effort pour rechercher et retrouver les coupables de ces crimes odieux pour les traduire devant les juridictions compétentes », assure le communiqué. Tout en soulignant « les liens séculaires d’amitié et de fraternité qui ont toujours unis nos deux Peuples », le gouvernement du Mali remercie celui de la Mauritanie « pour son accompagnement multiforme et surtout sa solidarité agissante à l’ endroit de la République sœur ».

Mali-Canada : Plus de 11 milliards de fcfa pour deux projets

Bamako, 19 mar (AMAP) Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, et le chef de la Coopération du Canada au Mali, François Picard, ont signé, mercredi, au département des Affaires étrangères, deux protocoles d’entente relatifs à la réalisation du projet «Appui à la lutte contre la corruption pour et par l’égalité des genres au Mali» et du projet «Appui à la justice et à la  paix». D’un budget de 4,4 milliards de Fcfa, le projet «Appui à la lutte contre la corruption pour et par l’égalité des genres au Mali» (LUCEG sera mis en œuvre par l’École nationale d’administration publique du Canada (ENAP) sur 5 ans. Il vise à renforcer le pouvoir des femmes et des filles face aux pratiques discriminatoires et de corruptions contribuant aux injustices et aux inégalités de genre dans la société malienne.  Ce projet permettra, aussi, d’améliorer les capacités des organismes de la société civile en vue d’une meilleure prise en compte de l’égalité des genres, de l’équité en plus de la représentation des femmes et des filles dans la lutte contre la corruption. Mais, aussi, de renforcer les capacités des institutions pertinentes pour contribuer à la prévention de la corruption. Le projet LUCEG a deux composantes interdépendantes. La première consiste à renforcer les capacités organisationnelles (matérielles, logistiques, techniques et financières) d’une dizaine d’organisations de la société civile et d’associations féminines spécialisées dans la défense des droits des femmes et des filles. Tout comme la promotion de l’égalité des genres ainsi que dans la lutte contre la corruption à Bamako et dans les Régions de Kayes (Ouest), Koulikoro, Sikasso (Sud), Ségou , Mopti (Centre) et Gao (Nord).  500.000 BÉNÉFICIAIRES DIRECTS – L’autre composante du projet LUCEG sera mise en œuvre à travers un partenariat avec l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI). L’objectif de ce partenariat est d’améliorer l’efficacité de l’OCLEI  dans la lutte contre la corruption à Bamako et dans les régions. Le projet «Appui à la justice et à la  paix» (JUPAX) est réalisé par Avocats sans frontières Canada (ASFC). Il vise à renforcer les capacités des femmes, filles et autres personnes en situation de vulnérabilité (PSV) dans une perspective d’accès à la justice. Ce, afin de défendre et faire respecter leurs droits humains, de lutter contre l’impunité et la corruption, de participer à la réconciliation nationale, au processus de construction et de consolidation de la paix dans notre pays.  Le JUPAX prévoit de toucher plusieurs groupes de bénéficiaires. En particulier, les femmes et filles pour atteindre, approximativement, 500.000 bénéficiaires directs dans le District de Bamako et les Régions de Mopti, Ségou (Centre), Tombouctou, Gao et Kidal (Nord).   D’une durée de 5 ans et pour un budget de plus de 7 milliards de Fcfa, le JUPAX s’inscrit dans un contexte marqué par une crise multiforme qui a débuté en 2012 par un conflit armé dans les Régions du Nord du Mali.  Selon le chef de la Coopération du Canada au Mali, les deux projets se situent dans le cadre de la continuité des efforts du Canada et du Mali à renforcer la société malienne et les institutions autour des questions de lutte contre la corruption et de lutte contre l’impunité.  Après avoir félicité le gouvernement pour l’importance qu’il accorde à l’intégration des femmes dans la refondation, François Picard a soutenu qu’aucun changement réel et important ne peut s’effectuer sans une  présence et une contribution forte des femmes maliennes, à tous les niveaux. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a remercié le Canada avant de rappeler ses appuis constants et soutenus dans les domaines prioritaires. Abdoulaye Diop a noté que la pertinence des projets financés dans le cadre du partenariat exemplaire démontre à suffisance l’engagement et la détermination du partenaire canadien à coller aux préoccupations du gouvernement dans ses efforts tendant à assurer un mieux-être aux populations. «Ils sont, du reste, conformes aux axes prioritaires édictés dans la feuille de route des autorités de la Transition », a-t-il précisé. La cérémonie s’est déroulée en présence des ministres Mahamadou Kassogué (Justice et Droits de l’Homme, Garde des Sceaux), le colonel-major Ismaël Wagué (Réconciliation, Paix et Cohésion nationale) et Mme Wadidié Founè Coulibaly (Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille). OD/MD (AMAP)

Banamba : La gestion des fonds des cantines scolaires au menu

Banamba, 9 mars (AMAP) Une rencontre d’échanges entre administration, collectivités, services techniques et autres acteurs de l’éducation au tour de la problématique de gestion des fonds des cantines scolaires a eu lieu mercredi à la mairie de Banamba sous l’égide du préfet Souleymane Tembely avec à ses côtés le président du conseil de cercle Birama Sissoko, a constaté l’AMAP. Cette rencontre qui a regroupé les sous-préfets auprès des arrondissements, les maires des communes impliquées, le directeur du centre d’animation pédagogique, le percepteur, le délégué du contrôle financier, les présidents du comité de gestion des cantines visait à partager avec ces derniers le contenu d’une correspondance émanant du ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation qui a fait un rappel de son instruction sur la gestion des fonds des cantines scolaires par les comités de gestion scolaire. De cette correspondance, il ressort que de graves irrégularités dans la gestion de ces fonds des cantines scolaires ont été constatées, notamment des dépenses exécutées par des maires en rapport avec des services déconcentrés de l’Etat sur les régies de certaines communes pour le compte des écoles à cantine en lieu et place des comités de gestion scolaires (CGS). Ces irrégularités ont été décelées à la suite de constatations faites par une mission de vérification de performance réalisée par le bureau du Vérificateur Général dans une cinquantaine de communes. La présente correspondance nous indique que cette situation découle de la persistance de certains maires et responsables des services déconcentrés de l’Etat à vouloir interpréter différemment les dispositions de l’arrêté interministériel n°2019-3326/MEN-MATD-MEF-SG du 1er octobre 2019 qui précise en son article 6 : « les fonds des cantines scolaires sont transférés aux Collectivités territoriales qui les mandatent au nom des comités de gestion scolaire ». Le même arrêté stipule en son article 7 : « les fonds des cantines scolaires sont gérés par les comités de gestion scolaire » C’est fort de ces constats amers que le ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation a instruit aux gouverneurs d’inviter les préfets de leurs ressorts respectifs à prendre des dispositions nécessaires en vue de veiller à l’application stricte des textes régissant les cantines scolaires par les communes de leurs ressorts. En plus de la lettre circulaire, le contenu du texte régissant les modalités de gestion des cantines scolaires et celui fixant le régime de l’alimentation scolaire ont été lus en français et traduits en langue bamanankan pour mieux édifier les acteurs impliqués. Cette rencontre d’échange et d’information donne une opportunité aux acteurs concernés de respecter les textes et corriger les lacunes dans certaines communes s’il y en avait. AT/KM (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 09 mars 2022

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 09 mars 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État.  Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a :  –  adopté des projets de texte ; –  procédé à des nominations ; –  et entendu des communications.  AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Conseil des Ministres  a adopté :  a. un projet de décret portant modification du Décret n°2016-0401/P-RM du 09 juin 2016 fixant le cadre institutionnel de la Réforme du Secteur de la Sécurité.  Le Cadre institutionnel de la Réforme du Secteur de la Sécurité est fixé par le Décret n°2016- 0401/P-RM du 09 juin 2016. Il est composé du Conseil national pour la Réforme du Secteur de la Sécurité, du Commissariat à la Réforme du Secteur de la Sécurité et des Comités consultatifs de Sécurité au niveau régional et local.  Le Conseil national pour la Réforme du Secteur de la Sécurité a pour mission la mise en œuvre de la réforme du Secteur de la Sécurité à travers, notamment :  –  la définition des orientations stratégiques et des priorités nationales en matière de réforme du secteur de la sécurité ; –  la validation des projets de stratégie nationale et de plans à court, moyen et long terme élaborés par le Commissariat à la Réforme du Secteur de la Sécurité ; –  l’évaluation détaillée du système de défense et de sécurité. Pour plus d’efficacité et d’efficience dans la mise en œuvre de la réforme du secteur de la sécurité, il est apparu nécessaire de changer l’ancrage institutionnel du Commissariat à la Réforme du Secteur de la Sécurité. Le projet de décret adopté rattache le Commissariat à la Réforme du Secteur de la Sécurité au Ministère de la Sécurité et de la Protection civile. Ce changement d’ancrage institutionnel permettra entre autres : –  d’induire plus de fluidité dans la mise en œuvre de la Réforme du Secteur de la Sécurité ; –  de faciliter la préparation, l’équipement et l’emploi des forces de sécurité ; –  d’apporter plus de pro-activité dans l’élaboration des règles et dans la gestion des domaines de la sécurité intérieure et de la protection civile ; –  de contribuer à la lutte contre la délinquance, la criminalité et le terrorisme. b. un projet de décret portant approbation de la Stratégie nationale de la Réforme du Secteur de la Sécurité et son Plan d’actions 2022-2024.  Le Conseil des Ministres en sa session du 12 janvier 2022 a pris acte de la communication écrite relative à la Stratégie nationale de la Réforme du Secteur de la Sécurité et son Plan d’actions.  L’objectif global de cette stratégie est de contribuer à la mise en place d’institutions de sécurité et de justice efficaces et respectueuses de l’Etat de droit et des droits humains.  De façon spécifique, elle vise entre autres à :  –  promouvoir la gouvernance dans le secteur de la sécurité ; –  renforcer les capacités de l’Etat à répondre aux attentes des populations en matière de défense, de sécurité et de justice ; – restaurer la confiance entre les populations et les institutions de défense, de sécurité et de justice.  Le projet de décret adopté ouvre la voie à la mise en œuvre des actions préconisées dans le Plan d’actions.  2. Sur le rapport du ministre de la Santé et du Développement social, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant le détail des compétences transférées de l’Etat aux Collectivités territoriales en matière de santé.  La Loi n°2017-051 du 02 octobre 2017 portant Code des Collectivités territoriales autorise les organes délibérants des Collectivités territoriales à régler par délibérations les affaires de leur ressort territorial en matière de développement économique, social et culturel relevant de leurs compétences.  Le détail des compétences transférées de l’Etat aux Collectivités territoriales des niveaux Commune et Cercle en matière de santé est fixé par le Décret n°02-314/P-RM du 04 juin 2002.  Le présent projet de décret est initié pour prendre en compte les évolutions intervenues dans le domaine de la décentralisation et de la santé, notamment les collectivités Région et le District de Bamako.  Il fixe le détail des compétences de la Commune, du Cercle, de la Région et du District de Bamako en matière de santé et précise l’appui-conseil que les services centraux et déconcentrés du Ministère de la Santé et du Développement social doivent apporter aux collectivités territoriales dans ce cadre.  L’adoption du présent projet de décret permettra aux collectivités territoriales de mener à bien les actions de développement dans le domaine de la santé et du Développement social. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES  Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes :  AU TITRE DE LA PRIMATURE  – Contrôleurs au Contrôle Général des Services Publics :  Monsieur Cheick Oumar TRAORE, Administrateur civil ; Monsieur Amadou TOURE, Administrateur civil ; Monsieur Ibrahim BAGNA, Maître-Assistant.  AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS  –  Inspecteur Général des Armées et Services : Général de Brigade Bréhima DIABATE. –  Inspecteur à l’inspection des Armées et Services : Colonel-major Yaya DIALLO.  –  Directeur de la Justice Militaire : Colonel Boubacar MAIGA. –  Haut Fonctionnaire de Défense auprès du Ministère de la Jeunesse et des Sports, Chargé de l’Instruction Civique et de la Construction Citoyenne : Lieutenant-colonel Modibo Naman TRAORE. –  Haut Fonctionnaire de Défense auprès du Ministère de la Communication, de l’Economie Numérique et de la Modernisation de l’Administration : Colonel-major Moriba KONE. –  Chef d’Etat-major Adjoint de l’Armée de l’Air : Colonel d’Aviation Mohamed Sékou SYLLA.  AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS DE L’HOMME Au compte de la Cour Suprême : –  Conseillers à la Section Judiciaire : Monsieur Sombé THERA, Magistrat ; Monsieur Idrissa Arizo MAIGA, Magistrat ; Monsieur Ibrahima KONTA, Magistrat ; Monsieur Diakaridia TOURE,

Impacts du changement climatique : l’Afrique très exposée, selon le Groupe d’experts intergouvernemental 

Par Cheick Amadou DIA Bamako, 09 mar (AMAP) À la veille du sommet sur le climat organisé par les Nations unies, les 1er et 2 mars 2022 à Nairobi (Kenya), le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a publié un rapport de 400 pages sur le changement climatique en lançant un appel sans précédent sur l’évolution climatique. Le Groupe invite, de manière urgente, à limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré. Son rapport attire l’attention sur les conséquences dramatiques du réchauffement climatique en Afrique.  D’après l’indice de vulnérabilité au changement climatique de 2015, sept des dix pays les plus menacés par le changement climatique se trouvent en Afrique. Le continent est désormais mis sur la «liste rouge». Les conséquences du réchauffement climatique en Afrique se répercutent sur la santé, les moyens de subsistance, la production alimentaire, la disponibilité et l’approvisionnement en eau, la sécurité globale, l’agriculture et l’alimentation et enfin sur les écosystèmes.  Il ne fait pas de doute que le réchauffement climatique entraîne des changements météorologiques. Des vagues de chaleur encore plus fortes sont à craindre, avec des sécheresses intenses. L’Afrique connaissant déjà le taux de mortalité dû aux sécheresses le plus élevé du monde, et des inondations qui sont fréquentes. Les inondations et les sécheresses ont été multipliées par deux au cours des 25 dernières années. Ce sont des milliers de personnes qui sont touchées lorsque le niveau de l’eau diminue.  Au Mali, ces effets seront ressentis sur l’agriculture avec une baisse drastique du niveau des cours d’eau. Des vagues de chaleurs précédant une perturbation pluviométrique sont à craindre, selon les prévisions des spécialistes. L’économie du Mali repose essentiellement sur l’exploitation des ressources naturelles. La croissance démographique (3,6 %/an) et les contraintes climatiques entrainent une surexploitation et une dégradation de ces ressources.  Les 2/3 du pays sont arides et semi-arides, dominés par des problèmes de désertification. Les risques naturels s’accroissent avec l’intensification des changements climatiques (sècheresses à répétition, inondations, vents forts, feux de brousse, déstabilisation du régime des pluies).  L’agriculture qui est la plus touchée représente 45% du Produit national brut (PNB) et occupe environ 80% de la population active. Cette situation est d’autant plus grave que les scénarios climatiques à l’horizon 2100 prévoient, en moyenne, une augmentation des températures de 3°C et une diminution des pluies de 22% sur l’ensemble du pays.  Sur le continent, les glaciers du Kilimandjaro sont également touchés et diminuent fortement d’année en année. L’on estime que 82% de la glace qui se trouvait sur la montagne en 1912 ont dorénavant disparu. Le changement climatique provoque de véritables pathologies. Par exemple, la réduction de la qualité de l’air due aux vagues de chaleur et qui peut engendrer des problèmes respiratoires et aggraver les maladies respiratoires, mais amène aussi la malnutrition, un stress thermique et la propagation du paludisme dans les zones où l’on prévoit un accroissement des précipitations et des inondations.  Le changement climatique a aussi des répercussions sur le logement. En effet, de nombreux logements ont déjà été détruits à cause des graves inondations et sécheresses. « Des milliers de personnes sont obligées de se déplacer dans d’autres villes et deviennent donc des réfugiés climatiques, sur le continent africain », révèle le GIEC. Les enfants, les femmes et les personnes âgées sont les personnes les plus vulnérables face à ces changements, confrontées à de véritables dangers physiques.  Le réchauffement climatique impacte sévèrement les écosystèmes. En effet, les écosystèmes marins et d’eau douce en Afrique de l’Est et australe ont déjà été touchés. Les impacts du réchauffement climatique peuvent aggraver les problèmes de sécurité nationale et accroître le nombre de conflits internationaux comme pour les accès limités aux sources d’eau. VOLONTÉ POLITIQUE – Pour conclure, le continent africain est bien celui qui souffre déjà le plus du réchauffement climatique même s’il est, sûrement le moins responsable de ce changement. Ces effets sont irrémédiables, même dans l’hypothèse d’une limitation de la hausse des températures à 1,5°C, comme fixé dans l’Accord de Paris de 2015. Ils sont, par ailleurs, aggravés par la pauvreté ou l’accès limité à des services. D’ores et déjà, entre 3,3 et 3,6 milliards d’habitants vivent dans des situations très vulnérables au changement climatique.  Les experts évoquent les incidences à venir pour les populations avec, en particulier, 1 milliard d’habitants des régions côtières menacés en 2050. Parmi les effets en cascade liés aux catastrophes naturelles de plus en plus rapprochées, le GIEC évoque aussi les conséquences sur la production alimentaire, la hausse du prix des aliments ou encore la malnutrition. Si des efforts ont été réalisés pour réduire les émissions de CO2, les auteurs du rapport dénoncent une inadéquation des moyens mis en œuvre face à la rapidité des changements, signe d’un «manque de volonté politique» avec, pour exemple, le non-respect des engagements de Glasgow 2021 pris lors de la Cop 26 en matière de doublement des budgets pour lutter contre le réchauffement. Un développement résilient au changement climatique est cependant encore possible en consacrant des efforts financiers plus importants dans certains secteurs clés comme la transition énergétique pour réduire les émissions de CO2, une meilleure gestion de l’eau et de l’irrigation mais aussi une meilleure adaptation des cultures aux conditions climatiques via l’agro-écologie et la préservation du milieu naturel (restauration des forêts et des écosystèmes naturels, arrêt de l’urbanisation dans les zones côtières, végétalisation des villes, etc.).  Tandis que certaines zones du monde sont déjà dans des situations critiques. Le GIEC met en garde contre des solutions de court terme inadaptées telles que la mise en place de digues sur le littoral, entre autres.  « Au rythme de développement actuel, le réchauffement climatique pourrait atteindre 2,7°C à la fin du siècle », alerte le groupe d’experts.  Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat a été créé en 1988 en vue de fournir des évaluations détaillées de l’état des connaissances scientifiques, techniques et socio-économiques sur les changements climatiques, leurs causes, leurs répercussions potentielles et les stratégies de parade.  Le GIEC ne produit donc pas de nouvelles recherches. Il fait le point sur l’état des connaissances, à partir de l’évaluation critique des éléments

Hamdallaye ACI 2000 : L’envers du décor dans le quartier des affaires de Bamako

Par Fadi CISSE  Bamako, 09 mar (AMAP) L’Agence de cession immobilière (ACI) a changé fondamentalement le visage de l’ancienne zone aéroportuaire. Principal centre d’affaires de la capitale abritant les sièges de plusieurs grandes entreprises, des restaurants et des commerces, il traîne des problèmes d’assainissement et de viabilisation qui ne sont pas dignes du standing qu’il veut se donner.  Les anciens occupants que nous avons interrogés, se disent impressionnés par la mutation de l’ancienne zone aéroportuaire. C’est le cas d’Oumou Traoré, médecin généraliste rencontrée devant sa maison, non loin de la Place «CAN». Elle y habite depuis 20 ans. Notre interlocutrice trouve que l’ACI 2000 est devenu, au fil des ans, un endroit huppé avec des immeubles et autres œuvres architecturales abritant des grandes entreprises, des supermarchés, des restaurants et pâtisseries et disposant de plusieurs espaces de loisir.  Un boom architectural qui cache mal certaines tares constatées dans l’évolution de ce quartier. La quinquagénaire déplore, par exemple, l’absence de marché dans le quartier. «Il nous faut marcher à pied, chaque matin, sur la route de Djicoroni-Para pour trouver un marché et faire nos courses pour la cuisine. Raison pour laquelle, souvent, j’achète beaucoup d’articles pour les mettre au frigo», confie-t-elle. « En revanche, se réjouit-elle, il y a beaucoup de supermarchés à l’ACI 2000, dont la plus imposante est Les «Mille et Une merveilles».  Hassan Keita tient sa boutique depuis 2007 à l’ACI 2000, du côté du cimetière de Lafiabougou. «Quand je suis venu m’installer, il y avait juste quelques belles maisons en dur à côté des constructions en banco. Maintenant, avec ces grands immeubles, on se croirait en Europe», s’exclame-t-il. Cependant, le boutiquier déplore de sérieuses lacunes de voirie, notamment d’assainissement, car en saison des pluies, plusieurs routes dans ce quartier chic deviennent impraticables pour les usagers. «Faute de collecteurs, pendant la période de pluies, ma clientèle diminue car il faut franchir les eaux usées pour accéder à ma boutique. À cause de cette situation, certains de mes clients préfèrent aller ailleurs», explique-t-il. Le sujet de l’assainissement et des nuisances revient souvent dans les commentaires lorsqu’on parcourt la documentation sur l’ACI. Le 15 avril 2009, le journal satirique ‘Le Scorpion’ titrait : « Hamdallaye ACI 2000, une belle cité insalubre ». Le journal dénonçait les pratiques illégales nuisibles à l’environnement : feux d’ordures la nuit qui polluent l’air, déversement de tas de sable ou débris de matériaux dans les caniveaux, en particulier au niveau des immeubles en chantier. L’article de presse déplorait l’odeur nauséabonde provenant des eaux stagnantes, la prolifération de mouches, moustiques, cafards, crapauds. « Un véritable taudis », selon nos confrères, où se côtoient rongeurs nuisibles et immondices ! Ces nuisances n’empêchent pas le quartier d’être très attractif. Lorsque l’on consulte le site Bamako Immobilier, des terrains sont mis en vente partout, notamment à côté d’emplacements stratégiques: Orca, Avenue du Mali, Radisson ACI, ambassade des États-Unis, Bougie Ba, Fondation Blondin Bèye, Espace Bouna, etc. Les prix s’envolent  : 300 m2 cédés à 70, voire 80 millions de Fcfa, 450 m2 à 150 millions de Fcfa, 500 m2 entre 100 et 200 millions de Fcfa, 700 m2 à 300 millions de Fcfa, etc. REGULER LE DÉVELOPPEMENT – L’aménagement du quartier de l’ACI 2000 s’inscrit dans une politique d’urbanisation au long terme. Rencontré dans sa famille, Imrane Abdoulaye Touré, a été directeur national de l’urbanisme et secrétaire général du ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du territoire et de la Population jusqu’en octobre 2021. L’homme est la mémoire vivante de l’urbanisation de Bamako depuis les années 1990.  Selon lui, au Mali, la mise en place a été tardive. C’est en 1979-81 qu’est élaboré et adopté le premier Schéma directeur d’aménagement et d’urbanisme de Bamako, révisé ensuite en 1990 et en 1995. Cette dernière révision a fait de l’ancien aérodrome de Bamako une zone de développement, dont la mise en œuvre a été confiée à l’Agence de cessions immobilières (ACI), chargée de la viabilisation et de la vente initiale aux enchères des terrains. « En 1995-96, un plan d’urbanisation sectorielle est défini », précise Imrane Abdoulaye Touré. Pour l’expert, ces dispositions ont constitué un progrès, car à l’époque Bamako comportait beaucoup de quartiers spontanés, nés de l’attribution de parcelles par les chefs coutumiers. «La vente aux enchères instaurait aussi une certaine transparence. Par la suite, la spéculation a décuplé le prix des terrains. Si à l’origine, ceux-ci ont pu être vendus autour de 35.000 Fcfa/m2 (70.000 au maximum), ils peuvent atteindre aujourd’hui 300.000 à 400.000 Fcfa/m2», détaille notre interlocuteur. P récisant que la viabilisation de la zone a été correcte, Imrane Abdoulaye Touré ajoute que les carences constatées ultérieurement dans la gestion de l’assainissement sont dues à un chevauchement de responsabilités entre l’ACI et les collectivités. « Par exemple, le dépôt des ordures était prévu pour chaque lotissement, mais les collectivités n’ont pas toujours respecté ces dispositions », dit-il avant de souligner que « dans ce cas la décentralisation a accentué la dilution des responsabilités et le désordre ». METTRE À JOUR ET APPLIQUER LES TEXTES – « D’une façon générale, relève Imrane Abdoulaye Touré, le cadre règlementaire est suffisant ». Par ailleurs, il estime que la stratégie d’urbanisation a besoin de Schémas régulièrement mis à jour (en principe tous les 5 ans). Or, il a fallu attendre 2005 pour voir une proposition de nouveau schéma directeur, et celle-ci n’a pas été suivie d’effet. «Même dans le cas actuel, on peut considérer que les textes existent, mais qu’il y a un problème d’application, dans une situation où beaucoup d’intérêts sont en jeu. Bref, il faut vraiment qu’on ait un document de planification adapté au contexte actuel», propose-t-il. Selon l’actuel directeur national de l’urbanisme et de l’habitat, « le bilan du plan d’urbanisme de l’ACI 2000 peut être considéré comme positif, malgré quelques points d’ombre ». Amadou Doumbia note que « l’ACI a permis une modernisation et une verticalisation des constructions en vue de la densification urbaine ». Ce qui peut être considéré comme une rupture par rapport aux pratiques de la IIè République : lotissements non viabilisés, constructions en banco, prolifération des quartiers spontanés. Pour le directeur de l’urbanisme

Bla célèbre la journée internationale de la femme

Bla, 9 mars (AMAP) Le Cercle de Bla, à l’instar des autres localités du pays, a célébré mardi 8 mars, la journée internationale de la femme, sous la présidence du préfet, Mme Fanta Samaké sur le thème : « Rôle de la femme dans le processus de refondation du Mali », a constaté l’AMAP. La cérémonie a été organisée par la CAFO locale et communale en collaboration avec le service local de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, en présence des élus locaux, des représentants de l’administration et de plusieurs femmes. Au démarrage des festivités de la journée, la secrétaire générale du bureau communal de la CAFO et présidente de la CAFO locale Madame Djiré Mariam Diarra a souhaité la bienvenue à tout le monde avant de demander aux femmes du cercle de se lever et faire de ce thème de cette année une réussite totale, car vouloir c’est pouvoir. Quant au chef du service local de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, M. Djigui Togo, il a salué le dévouement, l’engagement et l’union des femmes de Bla qui lui ont facilité l’accomplissement de ses missions dans le cercle. Selon le chef du SLPFEF, beaucoup d’activités ont été menée et d’autres sont en cours. Dans son discours, il a annoncé l’arrivée de l’ONG Terre des Hommes à Bla qui va travailler avec les femmes et les enfants surtout les Personnes Déplacées Interne (PDI). Cette ONG qui intervienne dans les communes de Touna, Yangasso et Bla est marraine de l’édition de cette année. Monsieur Djigui Togo chef du service local de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille a édifié les gens sur la protection et Risques encourus par les enfants en contexte d’urgence. En 2021 et 2022, les services du Développement social et de l’économie solidaire de Bla et Yangasso ont enregistrés 193 ménages déplacés avec 1020 personnes dont 549 femmes. Mme Fanta Samaké a, pour sa part, invité les femmes de toutes les structures de la CAFO a plus d’engagement pour faire cette idée de refondation du Mali des plus hautes autorités de la transition une réussite. La femme, mère de l’humanité, a un rôle très important dans notre société en matière de refondation et de construction. Pour terminer son allocution, madame le préfet invite les femmes de Bla à l’union pour aller de l’avant. Avant de clore les activités de la journée, place a été donnée à la Troupe Djonkala pour un sketch sur le rôle des femmes dans la transition qui a été beaucoup apprécié, suivi d’un concours de danse entre les enfants avec des prix composés de sacs d’écolier, des cahiers, des bics et des ardoises offerts par l’ONG Terre des Hommes car qui parle de femme, parle aussi de l’enfant. Le rôle de maître de cérémonie a été confié aux femmes et une animation à grand public a mis fin aux activités de cette journée internationale de la femme célébrée à Bla. MO/KM (AMAP)