Des ministres maliens participent au Conseil des ministres du gouvernement guinéen

Envoyé spécial Dieudonné DIAMA Conakry, 05 août (AMAP) La délégation ministérielle malienne en visite en Guinée et conduite par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a participé, jeudi, à une session spéciale du Conseil des ministres du gouvernement guinéen, au palais Mohammed V de Conakry. «Nous avons été agréablement surpris par cette initiative du président de la Transition guinéenne de nous convier à cette session spéciale du Conseil des ministres de Guinée», s’est réjoui Abdoulaye Diop. Il a ajouté que toute la délégation malienne a été très émue par ce geste qui est aussi le témoignage de l’engagement panafricain des présidents Mamadi Doumbouya et Assimi Goïta, « héritiers d’une tradition dans ce sens depuis les présidents Kwamé N’krumah, Modibo Keïta et Ahmed Sékou Touré ». «Etre convié à un conseil des ministres, qui est l’instance suprême qui symbolise la souveraineté d’un pays, n’est pas un geste anodin. C’est d’abord un geste de confiance entre  les deux pays, d’union, d’unité mais aussi de solidarité», a insisté Abdoulaye Diop. Les cinq membres du gouvernement malien ont pris part à ce conseil des ministre, à l’invitation du président guinéen, le colonel Mamadi Doumbouya. Un fait inédit dans les relations entre les deux pays. Le chef de la diplomatie malienne, accompagné de quatre de ses collègues, a séjourné mercredi et jeudi à Conakry. Abdoulaye Diop était porteur d’un message du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, à son homologue guinéen, le colonel Mamadi Doumbouya. Au deuxième jour de cette visite, la délégation malienne a d’abord été reçue par le Premier ministre par intérim, Bernard Goumou, avant de participer au Conseil des ministres. A l’issue de ce conseil, Abdoulaye, devant la presse, a exprimé la profonde gratitude du président de la Transition, du gouvernement et de l’ensemble du peuple malien à l’endroit du chef de l’Etat et du peuple guinéens. Cela, « pour la solidarité infaillible et remarquable dont le Mali a bénéficiée de la Guinée suite aux sanctions inhumaines, illégales, injustes et illégitimes » de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). COMMUNAUTÉ DE DESTIN – Le chef de la diplomatie malienne a dit comprendre ce geste également parce que le Mali et la Guinée traversent en ce moment des transitions politiques et ont besoin de renforcer davantage leur solidarité car il y a une communauté de destin. «La Guinée et le Mali sont deux Etats mais un seul pays et deux poumons d’un même corps», a-t-il souligné. Selon lui, «c’est un message d’espoir à l’endroit de nos populations que nous devons continuer à travailler pour renforcer notre coopération, l’intégration entre nos deux pays et matérialiser les projets structurants qui nous permettent de réaliser cette volonté de nos chefs d’Etat». Abdoulaye Diop a soutenu ensuite que ce ne sont pas seulement les sanctions qui unissent les deux pays, mais elles «doivent constituer un réveil pour que nous fassions plus et mieux» car le destin de la Guinée et du Mali n’est qu’entre les mains de leurs peuples. «Qu’on arrête de nous donner des leçons et de nous faire des prescriptions», a martelé le ministre Diop qui a précisé qu’il appartient aux Guinéens et aux Maliens de décider de ce qui est bien pour eux. «Nous serons à l’écoute des autres mais ils ne peuvent pas faire à notre place ce que nous devons faire. Ils doivent nous écouter, nous comprendre et nous accompagner sans condescendance et paternalisme», a conclu le chef de la diplomatie malienne. VOIES FERRÉES – Pour sa part, son homologue guinéen a dit que l’union entre les deux pays explique cette participation de la délégation malienne au conseil des ministres de son pays. Selon Dr Morissanda Kouyaté, « les circonstances actuelles font que ce qui était théorique devient de plus en plus pratique ». Il a remercié les chefs d’Etat guinéen et malien pour leurs initiatives, avant de saluer celle lumineuse du président Mamadi Doumbouya pour ce conseil des ministres ensemble. «Aujourd’hui, nous nous sommes sentis au Mali et les Maliens se sont sentis en Guinée», a souligné le chef de la diplomatie guinéenne, ajoutant que « les deux nations sont dans la traduction concrète de tous les vœux que les pères fondateurs ont eu pour que les pays se donnent la main, surtout le Mali et la Guinée ». Pour le ministre Kouyaté, ces « deux Etats qui constituent les deux poumons d’un même corps font très bien respirer ce corps aujourd’hui ». De son côté, le Premier ministre par intérim, Bernard Goumou, a estimé que cette visite de la délégation ministérielle malienne prouve à suffisance que les chefs d’Etat guinéen et malien sont des panafricanistes et ne font que suivre la trace laissée par leurs prédécesseurs. Il a rappelé que le conseil des ministres est l’instance suprême des décisions d’un pays. Et le colonel Mamadi Doumbouya a demandé au collège de ministres guinéens et maliens de se mettre ensemble pour travailler sur trois axes : l’économie, le social et la politique pour le bien-être des populations des deux pays. D’après Bernard Goumou, le colonel Doumbouya a insisté sur le fait que les deux Etats devraient se mettre ensemble pour trouver les voies et moyens en matière d’infrastructures et des voies ferrées. Le Premier ministre intérimaire de Guinée a assuré que c’est le souhait le plus ardent de la Guinée de voir les voies ferrées entre les deux pays. Le ministre Diop est accompagné par ses collègues de l’Economie et des Finances Alousséni Sanou, de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga, des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko et de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed. Après Conakry, la délégation s’est rendue à Nouakchott où elle a été reçue par le président mauritanien, Mohamed Ould Ghazouani, pour livrer le même message de remerciement du président Assimi Goïta. DD/MD (AMAP)   

Coopération: Vers le renforcement de l’axe Bamako-Conakry

Envoyé spécial Dieudonné DIAMA Bamako, 04 août (AMAP) Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, à la tête d’une forte délégation ministérielle, est arrivé, mercredi, à Conakry, en Guinée. porteur d’un message d’amitié et de fraternité du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta « à son frère guinéen, le colonel Mamadi Doumbouya ». A sa descente d’avion sous une fine pluie matinale, Abdoulaye Diop a été accueilli par son homologue de laGuinée, Dr Morissanda Kouyaté. Avant d’être reçu dans le salon d’honneur de l’aéroport. Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale, de l’Intégration africaine et des Guinéens de l’étranger a souhaité la bienvenue à la délégation malienne, au nom du colonel Mamadi Doumbouya. Selon Dr Kouyaté, « quand des frères viennent du Mali, c’est comme s’ils sortaient d’un quartier de leur pays pour aller dans un autre. Et il en est de même pour un Guinéen qui se rend au Mali. » Pour sa part, le ministre Abdoulaye Diop a indiqué à la presse qu’il est arrivé en Guinée à la tête d’une forte délégation dépêchée par le colonel Assimi Goïta pour porter un message d’amitié et de fraternité à son frère le colonel Mamadi Doumbouya. Il a remercié le chef de la diplomatie guinéenne pour l’accueil chaleureux qui leur a été réservé en terre guinéenne qui constitue le second poumon du même corps avec le Mali. Rappelons qu’après les sanctions prises contre notre pays par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) le 9 janvier dernier, la Guinée est le seul pays de la communauté ouest-africaine qui n’a pas accepté de tourner le dos au Mali. Au lendemain du double sommet de ces deux organisations sous-régionales, les autorités guinéennes ont, dans un communiqué, fait savoir que leurs frontières resteraient ouvertes pour les pays frères dont le Mali. Elles ont déclaré, en outre, que leur pays n’a pas été associé à la décision du 4è Sommet extraordinaire des chefs d’Etats de la CEDEAO. Et en conséquence, les «frontières aériennes, terrestres et maritimes de la République de Guinée restent toujours ouvertes à tous les pays frères conformément à sa vision panafricaniste». Cette décision aura permis au Mali, frappé par des sanctions inhumaines et illégales, de pouvoir continuer à ravitailler les populations en produits de première nécessité via le port de Conakry. Quelques temps après, une forte délégation guinéenne conduite par le colonel Amara Camara, secrétaire général de la présidence, s’est rendue à Bamako pour rassurer les autorités maliennes quant à la totale disponibilité de la Guinée à soutenir le Mali dans cette épreuve. Le chef de la délégation avait tenu à rappeler que les Guinéens n’ont pas oublié que le Mali, sous feu Ibrahim Boubacar Keïta, a aussi refusé de fermer ses frontières à la Guinée confrontée en son temps à l’épidémie d’Ébola. La délégation malienne sera reçue aujourd’hui, jeudi, par le colonel Mamadi Doumbouya et aura une séance de travail avec les autorités guinéennes. A noter que le ministre Abdoulaye Diop est accompagné par ses collègues de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou, de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du gouvernement, le colonel Abdoulaye Maïga, des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko et celui de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed. Après Conakry, la délégation ministérielle se rendra à Nouakchott, en Mauritanie pour le même exercice. DD/MD (AMAP)  

Curage des caniveaux à Bamako : Le casse-tête de l’évacuation des déchets

Par Souleymane SIDIBE Bamako, 04 août (AMAP) Depuis quelques temps, le curage des caniveaux, considéré comme le meilleur moyen d’empêcher la stagnation des eaux de pluie pendant l’hivernage, est en cours dans les communes et quartiers du District de Bamako, la capitale malienne. Mais le problème est qu’après le nettoyage, les détritus trainent longtemps aux abords des caniveaux avant d’être évacués. A Hamdallaye ACI 2000, Mohamed Dicko gère une boutique d’articles divers. Devant son commerce, des déchets, mottes de boue, bouteilles, sachets et autres détritus agressent le regard. «Cela fait cinq jours que le curage des caniveaux est en cours. Après avoir curé, ils ont laissé derrière eux un tas d’ordures devant ma boutique. Cela joue beaucoup sur ma clientèle. Tant que ces déchets sont là, certains clients ne pourront jamais accéder à mon magasin», se plaint le commerçant. «Ces détritus posent des problèmes comme les moustiques, les mouches et peuvent aussi provoquer d’autres maladies, sans oublier les odeurs nauséabondes qu’ils dégagent», ajoute M. Dicko. Le commerçant d’origine mauritanienne n’est pas le seul à se plaindre de la situation. Presque tous ses voisins sont touchés par le problème. «Quand ils ont enlevé les dalles pour nettoyer les caniveaux, la plupart des déchets y sont retournés, faute d’avoir été évacués», ont affirmé plusieurs habitants du quartier. Le curage des caniveaux se fait aussi par les volontaires. Le week-end dernier à Lafiabougou en Commune IV, des jeunes se sont mobilisés pour assainir leur quartier. «C’est une action que nous menons chaque année pour la santé de tout le monde. Nous voulons que les autres prennent l’exemple sur nous», a dit le coordinateur du groupe de jeunes que nous avons rencontré au niveau du «frou-frou carré». Le geste est noble sauf qu’après, le curage des caniveaux, les déchets ne sont pas enlevés et on se retrouve avec des tas d’ordures le long des voies. Les riverains sont ainsi envahis par les odeurs et l’état de certaines rues laisse à désirer. La gestion des ordures a toujours été au centre des débats, surtout pendant l’hivernage. Et l’un des reproches faits par les populations est le retard dans le ramassage des ordures après le curage des caniveaux. Après Hamdalaye ACI, notre équipe de reportage a mis le cap sur Kalabancoura ACI où se déroulait une opération de curage des caniveaux. Ici, ce n’était pas un groupe, mais deux personnes qui travaillaient dans une grande rue. L’un creusait à l’aide d’une pioche alors que l’autre, muni de pelle, ramassait les ordures. Les deux hommes étaient chaussés de bottes et portaient, chacun des gants. «Notre travail consiste à enlever les déchets, mais le ramassage ne fait pas partie de notre contrat», précise l’un d’eux qui était torse nu. Sur le long de la voie, on pouvait voir de nombreux monticules d’ordures. Chez les habitants du quartier, comme chez les usagers de la route c’est le ras-le-bol. «Chaque année, c’est le même spectacle. Les caniveaux sont curés mais les déchets ne sont pas ramassés», s’offusque un passant. DEBLAIS NON ENLEVES – Après les fortes pluies du mercredi 22 juin, les abords des caniveaux de Lafiabougou ressemblaient à un dépôt de transit. Les eaux usées ne coulaient plus. Pour le chef du service de l’Assainissement et du contrôle des pollutions et des nuisances de la Mairie de la Commune IV, le curage est de qualité mais le problème est que les déchets ne sont pas évacués à temps.  «On est en période d’hivernage. Après les pluies, les déblais enlevés retournent dans les caniveaux. C’est ce phénomène qu’on est en train de vivre», lâche Oumar N’Faly Camara, avant d’inviter les entreprises chargées des déchets de revoir leur copie. «La Mairie n’a qu’un camion benne de 7m3 qui n’est pas souvent en bon état. Ce seul engin ne peut pas couvrir les efforts de curage des huit quartiers de la Commune IV. Il faut qu’il y ait un engagement politique au niveau national. La part de l’assainissement dans le budget national n’a pas encore atteint 1%, donc il faut plus d’efforts», a expliqué Oumar N’Faly Camara. Le rôle de la mairie est de contrôler la conformité. «Nous menons des missions de contrôle dans tous les quartiers. Chaque jour, nous enregistrons des plaintes par rapport aux rejets des eaux usées dans la rue, des caniveaux et des parcelles. Entre voisins aujourd’hui, c’est un casse-tête. L’une de nos missions, c’est l’intermédiation. Nous intervenons pour faire appliquer la loi et sensibiliser les contrevenants», a expliqué le responsable municipal. Oumar N’Faly Camara a aussi évoqué l’insuffisance des ouvrages et la mauvaise conception ainsi que le mauvais comportement de certaines personnes. « Le réseau de drainage des eaux pluviales de la Commune IV est insuffisant et mal conçu. Cela ne permet pas de drainer toutes les eaux. Ainsi, quand il pleut, on constate des stagnations importantes en plusieurs certains endroits », signale le chef du service de l’Assainissement et du contrôle des pollutions et des nuisances de la mairie de la Commune IV. Malheureusement cette situation est presque identique à l’échelle de la capitale, où on trouve des caniveaux sous-dimensionnés et très mal conçus pour recueillir et drainer les eaux pluviales. La population et les usagers en payent le prix en termes de pollutions et d’insalubrité. SS/MD (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 03 août 2022

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 03 août 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Conseil des Ministres a adopté un projet d’ordonnance portant modification de la Loi n°2018-035 du 27 juin 2018 portant statut des fonctionnaires des Collectivités territoriales. L’âge limite de participation au concours d’entrée dans la Fonction publique de l’Etat a été augmenté de trois ans pour les catégories C, B1, B2 et A par l’Ordonnance n°2021-015/PT- RM du 31 décembre 2021 modifiant la loi portant Statut général des Fonctionnaires. Le présent projet d’ordonnance est adopté pour harmoniser les conditions de participation au concours d’entrée dans les deux Fonctions publiques en relevant à 35 ans l’âge limite de participation au concours d’entrée dans la Fonction Publique des Collectivités territoriales pour la catégorie C, 38 ans pour les catégories B2 et B1 et 43 ans pour la catégorie A. Son adoption participe de la volonté du Gouvernement de rétablir l’équité et de promouvoir l’accès à l’emploi en faveur de la jeunesse. Sur le rapport du ministre de l’Économie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté des projets de décret portant approbation des marchés relatifs aux travaux de construction du barrage de Taoussa et ses ouvrages annexes en deux lots : – lot 1 : génie civil ; – lot 2 : fourniture et installation des équipements hydromécaniques. Les marchés sont conclus entre le Gouvernement de la République du Mali et le groupement OZGUN/OZDEMIR pour un montant total de 100 milliards 891 millions 239 mille 30 francs CFA et un délai d’exécution de quarante-huit mois. La réalisation de ces travaux, qui s’inscrit dans une vision globale de développement rural intégré, permettra entre autres : – de promouvoir les systèmes de production agro-pastorale et de sécuriser les cultures traditionnelles ; – d’arrêter le processus de désertification ; – d’assurer la production d’énergie Hydroélectrique et la continuité du transport fluvial et routier. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le Conseil des Ministres de l’organisation d’un atelier national de validation des avant- projets de loi portant code pénal et code de procédure pénale. Depuis la rectification de la Transition, le Mali s’est engagé dans un vaste processus de refondation de l’Etat. La Justice constitue un des piliers principaux de cette refondation. Pour jouer pleinement ce rôle fondamental, elle a besoin de moyens matériels et humains, mais aussi d’instruments juridiques adaptés à nos réalités socio-économiques et conformes aux engagements pris par notre pays au plan communautaire, régional et international. Dans ce cadre, plusieurs textes sont en cours d’élaboration ou de relecture, dont le code pénal et le code de procédure pénale. Après examen par la Commission législative permanente du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, les deux avant-projets de texte ont été consolidés au cours de plusieurs ateliers thématiques. L’étape prochaine sera l’examen de ces textes dans le cadre d’un atelier national inclusif de validation qui se tiendra du 15 au 20 août 2022 avec la participation de l’ensemble des représentants des forces vives de la nation, des experts et des partenaires techniques et financiers. Les innovations apportées sont relatives entre autres : – à la prise en compte de la responsabilité pénale des personnes morales, des violences basées sur le genre, des pratiques de l’esclavage par ascendance, de la question des mineurs face au terrorisme, de la définition et de la répression de la haute trahison et du financement occulte des partis politiques ; – à l’introduction des techniques spéciales d’enquêtes, du double degré de juridiction en matière criminelle, de la création de chambres criminelles permanentes au sein des tribunaux de Grande Instance. Ces projets de texte vont contribuer à garantir la bonne gouvernance, la stabilité, la paix et à restaurer la confiance des justiciables en la justice. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une diminution du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’État a, cependant, rappelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie. Bamako, le 03 août 2022 Le Secrétaire général du Gouvernement, Mahamadou DAGNO Officier de l’Ordre national

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 03 août 2022

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 03 août 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Conseil des Ministres a adopté un projet d’ordonnance portant modification de la Loi n°2018-035 du 27 juin 2018 portant statut des fonctionnaires des Collectivités territoriales. L’âge limite de participation au concours d’entrée dans la Fonction publique de l’Etat a été augmenté de trois ans pour les catégories C, B1, B2 et A par l’Ordonnance n°2021-015/PT- RM du 31 décembre 2021 modifiant la loi portant Statut général des Fonctionnaires. Le présent projet d’ordonnance est adopté pour harmoniser les conditions de participation au concours d’entrée dans les deux Fonctions publiques en relevant à 35 ans l’âge limite de participation au concours d’entrée dans la Fonction Publique des Collectivités territoriales pour la catégorie C, 38 ans pour les catégories B2 et B1 et 43 ans pour la catégorie A. Son adoption participe de la volonté du Gouvernement de rétablir l’équité et de promouvoir l’accès à l’emploi en faveur de la jeunesse. 2. Sur le rapport du ministre de l’Économie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté des projets de décret portant approbation des marchés relatifs aux travaux de construction du barrage de Taoussa et ses ouvrages annexes en deux lots : – lot 1 : génie civil ; – lot 2 : fourniture et installation des équipements hydromécaniques. Les marchés sont conclus entre le Gouvernement de la République du Mali et le groupement OZGUN/OZDEMIR pour un montant total de 100 milliards 891 millions 239 mille 30 francs CFA et un délai d’exécution de quarante-huit mois. La réalisation de ces travaux, qui s’inscrit dans une vision globale de développement rural intégré, permettra entre autres : – de promouvoir les systèmes de production agro-pastorale et de sécuriser les cultures traditionnelles ; – d’arrêter le processus de désertification ; – d’assurer la production d’énergie Hydroélectrique et la continuité du transport fluvial et routier. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le Conseil des Ministres de l’organisation d’un atelier national de validation des avant- projets de loi portant code pénal et code de procédure pénale. Depuis la rectification de la Transition, le Mali s’est engagé dans un vaste processus de refondation de l’Etat. La Justice constitue un des piliers principaux de cette refondation. Pour jouer pleinement ce rôle fondamental, elle a besoin de moyens matériels et humains, mais aussi d’instruments juridiques adaptés à nos réalités socio-économiques et conformes aux engagements pris par notre pays au plan communautaire, régional et international. ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux a informé le Dans ce cadre, plusieurs textes sont en cours d’élaboration ou de relecture, dont le code pénal et le code de procédure pénale. Après examen par la Commission législative permanente du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, les deux avant-projets de texte ont été consolidés au cours de plusieurs ateliers thématiques. L’étape prochaine sera l’examen de ces textes dans le cadre d’un atelier national inclusif de validation qui se tiendra du 15 au 20 août 2022 avec la participation de l’ensemble des représentants des forces vives de la nation, des experts et des partenaires techniques et financiers. Les innovations apportées sont relatives entre autres : – à la prise en compte de la responsabilité pénale des personnes morales, des violences basées sur le genre, des pratiques de l’esclavage par ascendance, de la question des mineurs face au terrorisme, de la définition et de la répression de la haute trahison et du financement occulte des partis politiques ; – à l’introduction des techniques spéciales d’enquêtes, du double degré de juridiction en matière criminelle, de la création de chambres criminelles permanentes au sein des tribunaux de Grande Instance. Ces projets de texte vont contribuer à garantir la bonne gouvernance, la stabilité, la paix et à restaurer la confiance des justiciables en la justice. 2. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une diminution du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’État a, cependant, rappelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie. Bamako, le 03 août 2022 Le Secrétaire général du Gouvernement, Mahamadou DAGNO Officier de l’Ordre national

Macina : Le Préfet de cercle à l’écoute de ses administrés de l’arrondissement de Monimpébougou

Macina, 4 Août (AMAP) Le nouveau Préfet de cercle de Macina, Albaraka Ag Amarizag a rencontré mercredi les Forces vives de l’arrondissement de Monimpébougou, dans le cadre de sa prise de contact avec ses administrés, a constaté l’AMAP. Dans son discours de bienvenue le maire de la commune de Monimpébougou, Ali Sirima Coulibaly a remercié tous les participants pour leur participation active compte tenue de la période hivernale avec les travaux champêtres. Les échanges ont porté entre autres sur l’accompagnement des autorités de la Transition, la situation sécuritaire, l’administration au service des usagers et le bon rendement des Chefs de service, la dégradation du tronçon de la route Macina – Monimpébougou. Sur le plan sécuritaire, le Chef de l’exécutif local a lancé un appel pressant à la vigilance avant de demander l’engagement de la population surtout les femmes et les jeunes à s’impliquer fortement dans le cadre du renseignement fiable. Il a rappelé la nécessité d’une franche collaboration avec les Forces de Sécurité pour consolider les acquis en matière de sécurité, notamment la protection des personnes et de leurs biens. Il a par ailleurs souhaité que notre pays retrouve la paix et la cohésion avec l’union des Maliens pour un Mali-nouveau. Le préfet a également invité les communautés à un changement de comportement et de mentalité, gage du succès pour un développement harmonieux Les participants ont exprimé un grand intérêt pour les différentes préoccupations évoquées et ont promis de s’investir pour apporter des réponses adéquates. A l’issue des débats fructueux et teintés d’ouverture d’esprit, et compte tenu des réformes en cours dans le Pays pour un retour à l’ordre constitutionnel, Albaraka Ag Amarizag s’est dit confiant de ce qu’il a vu et entendu et s’est engagé pour soutenir ces populations de cette Zone agro – pastorale par excellence, véritable grenier du cercle et pour le bonheur des populations en cette veille de campagne agricole. Cette rencontre a été possible grâce à l’ONG le Centre pour le Dialogue Humanitaire (HD) qui est une organisation de médiation basée à Genève et intervient dans la résolution des conflits à travers le monde. AOK/KM (AMAP)

Kangaba : Marche pacifique contre la pénurie d’eau et d’électricité

Kangaba, 3 août (AMAP) La population de la ville de Kangaba, sous la conduite des responsables de la jeunesse, des femmes et ceux des associations et organisations de la société civile a participé massivement le 26 juillet dernier, à une marche pacifique pour montrer son mécontentement aux autorités locales face à la pénurie d’eau et d’électricité que la ville connait depuis plus d’un mois, a constaté l’AMAP. Les manifestants ont quitté la place publique au centre-ville direction la préfecture, ou ils ont été entendus par le préfet et ses adjoints.Le porte-parole des marcheursAmady Keïta a brossé la situation que vie Kangaba après plus de 20 nuits passée dans le noir. Il a précisé qu’ à cause des coupures d’électricité, les cas de vol ont augmenté, les boutiques sont pillées, les animaux sont volés. « Pire, au centre de santé de référence, les cas de décès d’enfants ont augmenté parce que le groupe électrogène qui prenait le relai en cas de coupure est en panne’ a t-il soutenu. Il a salué les efforts fournis par les agents de sécurité qui font de leur mieux pour sécuriser les populations et leurs biens. Ces derniers, s’ils sont animés de bonnes volonté sont freinés dans leur élan par le manque d’électricité. Celle qui s’est exprimée au nom des femmes, Mme Keïta Maïmouna Doumbia a déploré le manque d’eau après chaque coupure de courant. Elle a même fait son choix en disant d’éliminer le courant si cela peut diminuer les souffrances des femmes en matière d’eau. Le président du conseil local de la jeunesse, Boua Haïdara a invité les autorités administratives et politiques d’aider les chefs des services locaux de l’énergie et de l’eau à faire remonter les doléances de la population aux plus hautes autorités du pays. En réponse aux marcheurs, le préfet du cercle a dit avoir écouté avec attention les différents discours. M. Allidji BAGNA a donné la certitude d’informer qui de droit afin de trouver des solutions rapides à cette situation qui affecte tout le monde sans exception. Il a salué les organisateurs de la marche du fait que tout s’est passé dans le calme du début à la fin de la manifestation. Après la préfecture, les marcheurs se sont rendus au conseil de cercle ou les mêmes discours ont été tenus devant le président de cette municipalité M. Bakary B. KEITA. Ce dernier a également salué les organisateurs qui n’ont ménagé aucun effort pour le bon déroulement de la marche. Le préfet du cercle de même que le président du conseil de cercle et les marcheurs souhaitent tous le règlement rapide de ces problèmes qui frappent tout le monde sans exception.  SD/KM (AMAP)

Services des impôts : Grève suspendue

Bamako, 2 août (AMAP) Le Syndicat national des travailleurs des impôts du Mali (SYNTIM) a décidé de suspendre son mot d’ordre de grève de 72 heures qui devait débuter lundi, à la suite d’un protocole d’accord avec le ministère de l’Économie et des Finances, a appris l’AMAP de source syndicale. « Le motif de ce débrayage dont le préavis a été déposé le 14 juillet dernier a trait à l’amélioration des conditions de travail des employés des impôts », a expliqué le secrétaire général par intérim du SYNTIM, Moussa Sissoko. «La direction générale des impôts, est première structure pourvoyeurs de recette, mais nous travaillons dans des conditions misérables. Ici, souvent, neuf agents partagent une salle», a déploré le syndicaliste. Selon notre interlocuteur, le protocole d’accord porte sur la relecture de l’arrêté n°2016-4017/MEF-SG du 03 novembre 2016 sur les intéressements des agents, la construction du siège de la direction générale des impôts et la direction des grandes entreprises (DGE) ainsi que les Centres des impôts des moyennes entreprises (CIME 1 et 2). Autres point d’accords entre l’hôtel des finances et le SYNTIM, la construction de la direction des impôts du District (DID), et les directions régionales des impôts de Kayes, Koulikoro et Sikasso, la mise à disposition des Codes sources de la version «3.0 de SIGTAS»  et l’équipement de toutes ces structures en moyens de déplacement. À cet égard un Comité paritaire de suivi sera mis en place, au plus tard le 05 août prochain, par décision du ministre de l’Économie et des Finances. BBC/MD (AMAP)

Production du pain : La hausse du prix du blé entraîne des perturbations

Bamako, 2 août (AMAP) Des boulangeries de Bamako, au Mali, ont connu, lundi, une perturbation dans la production du pain en raison de la hausse du prix du sac de farine de 50 kg qui, selon les boulangers, est passé de 25.000 Fcfa à 27.500 voire 28.000 Fcfa. Pour rappel, la miche de 250 grammes était vendue à 270 Fcfa et celle de 300 grammes à 300 Fcfa. Dans certains points de vente, le pain, s’il était disponible, était vendu un peu plus cher que les prix habituellement convenus. « Nos efforts pour rencontrer le département afin de trouver une solution au problème sont restées vains. Alors face à cette situation où tout est cher à savoir l’huile et le carburant, on ne peut pas continuer à produire du pain », lance le secrétaire général de la Fédération syndicale des boulangers et pâtissiers du Mali, Ahmed Dembélé, pour expliquer les raisons de cet arrêt de travail. Le syndicaliste précise que ce mouvement est plutôt un arrêt de travail et non une grève. Joint au téléphone, un responsable du département de l’Industrie et du Commerce a assuré ne pas être au courant de la publication dimanche du communiqué du Cadre de concertation de la filière portant sur la suspension de la production du pain à partir du lundi 1er août 2022. Dans ce communiqué, le président du Cadre de concertation de la filière pain, Mohamed Lamine Haïdara, a annoncé la levée du mot d’ordre de grève et a invité, en conséquence, les boulangers à continuer à produire le pain. Il a précisé que cette levée du mot d’ordre fait suite à une invitation du gouvernement pour une rencontre prévue aujourd’hui (Ndlr, mardi) à 15 heures dans la salle de conférence du ministère de tutelle « afin de discuter des difficultés que rencontre la filière pain ». En attendant cette rencontre, des consommateurs ont parcouru, lundi, plusieurs boutiques ou boulangeries sans obtenir le précieux pain. A la boulangerie «Ami», à Samanko II, dans la Commune du Mandé, le personnel avait déserté les lieux. Seuls quelques livreurs de pain étaient présents. Ceux-ci se plaignaient de la fermeture du point de vente. « Comment vais-je faire désormais pour gagner mon prix de condiments ? », ne cessait de fulminer Youssouf Katilé, livreur de pain. Certaines boulangeries ont produit mais en quantité très réduite comparativement à leur production habituelle. C’est le cas à la boulangerie «Nourah» de Sébénicoro. Les travailleurs ont fermé boutique très tôt car ils n’avaient pas de quoi satisfaire la forte demande. Evoquant les raisons de ce mouvement spontané, le directeur des opérations de l’usine Amawai, Emmanuel Poudiougou, a expliqué que la hausse du prix du sac de farine est due à l’augmentation de celui du blé à l’international et à la cherté de la vie actuellement. La tonne du blé est passé de 300 à 495 Euros (soit de 196.800 à 324.720 Fcfa). « Tout ce qui est lié à la production a fait l’objet d’une augmentation. Aujourd’hui, on se débrouille pour pouvoir alimenter l’usine et éviter l’arrêt complet. Mais on ne peut pas vendre à perte », a dit M. Poudiougou. « Avec la nouvelle campagne, le prix du blé commence à baisser sur le marché mondial. Peut-être dans les semaines à venir, le prix va baisser dans notre pays », a espéré le directeur des opérations de l’usine Amawai. Le directeur général du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC), Boucadary Doumbia, a assuré ne pas être au courant d’un mot d’ordre de grève qui devait être observée lundi. A l’en croire, la production du pain n’a pas été perturbée à Bamako. FC/MD (AMAP)

Accord pour la paix et la réconciliation : 2è réunion de niveau décisionnel des parties maliennes

Bamako, 2 août (AMAP) Les travaux de la 2è réunion de niveau décisionnel des parties maliennes à l’Accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger, se sont ouverts lundi à Bamako avec pour objectif de s’accorder sur les modalités d’intégration des ex-combattants dans les corps constitués de l’Etat, y compris au sein des forces de défense et de sécurité. Dans le cadre d’une dynamique nouvelle, le gouvernement et les groupes signataires de l’Accord se réunissent, en présence des médiateurs, sur certains aspects de la mise en œuvre du document. Cette rencontre de cinq jours, qui vise essentiellement à créer les conditions nécessaires pour entamer le Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) global et à s’accorder sur les réformes politiques et institutionnelles non liées à la révision constitutionnelle. Les échanges porteront, notamment sur la répartition des quotas à l’intégration des ex-combattants dans les corps constitués de l’Etat y compris au sein des forces de défense et de sécurité et le mécanisme de gestion des cadres civils et militaires des mouvements signataires Le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, qui a présidé l’ouverture, a précisé que l’opérationnalisation de ces différentes mesures contribue grandement au renforcement de la confiance entre les parties à l’Accord. Dr Choguel Kokalla Maïga a réitéré l’engagement des autorités de la Transition pour la mise en œuvre de l’Accord. « Cet engagement, a-t-il dit, reflète la ferme détermination de l’Etat d’opposer un leadership et une forte volonté politique en vue de pérenniser la stabilité ainsi que l’équilibre social, politique et économique à travers la mise en œuvre des dispositions de l’Accord ». EX-COMBATTANTS – « C’est ainsi que la Primature a instruit le Commissariat à la réforme du secteur de la sécurité de tenir des réunions interministérielles pour dégager le quota à octroyer aux mouvements signataires, tout en tenant compte de la soutenabilité de l’opération et des capacités d’absorption des services concernés par l’intégration», a indiqué le chef du gouvernement. Aussi, le Premier ministre a-t-il rappelé que le gouvernement avait annoncé, lors de la 45è session du Comité de suivi de l’Accord (CSA), l’intégration d’une première tranche de 13.000 ex-combattants issus des groupes signataires pour l’année en cours. Il a ajouté qu’une deuxième tranche de 13.000 sera échelonnée sur les deux ou trois prochaines années. « Pour la mise en œuvre de ce paquet de mesures, a poursuivi Dr Choguel Kokalla Maïga, le gouvernement a organisé cette rencontre qui s’inscrit en droite ligne de la dynamique enclenchée lors de la première réunion de niveau décisionnel, tenue en février 2021 ». Le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale, le colonel-major Ismaël Wagué, a, quant à lui, invité les participants à saisir cette opportunité pour contribuer au maximum à la qualité des échanges en vue d’aboutir à des conclusions satisfaisantes. Pour le chef de file de la médiation et ambassadeur d’Algérie, Boualem Chébihi,  il est urgent de parvenir à une accélération du processus de mise en œuvre de l’Accord qui reste la « pierre angulaire pour le retour de la paix, de la sécurité et de la stabilité dans le respect de l’intégrité territoriale, de l’unité nationale et de la souveraineté du Mali ». Boualem Chébihi a réaffirmé l’accompagnement de la médiation internationale dans ce sens. Le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies au Mali,  El-Ghassim Wane, a souligné que la Transition offre une opportunité unique pour parachever la mise en œuvre de l’Accord, qui participe de l’entreprise en cours de refondation de l’Etat. «Tout doit être fait pour conforter cette dynamique», a exhorté M. Wane. De leur côté, les représentants des mouvements signataires de l’Accord et ceux de l’inclusivité ont salué la tenue de cette rencontre. Ils ont réitéré leur soutien aux autorités dans le sens de la mise en œuvre de l’Accord et du retour d’une paix définitive dans notre pays. C’était en présence de plusieurs membres du gouvernement et des membres du corps diplomatique et des représentants des mouvements signataires de l’Accord et de l’inclusivité. BD/MD (AMAP)