Opération spéciale d’immatriculation : 2.941 permis de conduire et 874 cartes grises délivrés

Par Amadou GUÉGUÉRÉ Bamako, 14 mar (AMAP) Le premier bilan de l’opération spéciale d’immatriculation des engins à deux roues et de délivrance de permis de conduire donne 2.941 permis de conduire et 874 cartes grises délivrés à des propriétaires de tricycles, motos taxis, vélomoteurs, du 15 novembre 2021 au 03 mars 2022.  Lors d’une rencontre d’information sur l’opération, le directeur national des transports terrestres, maritimes et fluviaux, Mamadou Sow, jeudi dernier, au ministère des Transports et des Infrastructures, s’est dit satisfait des résultats atteints par l’opération de délivrance des permis de conduire.  Cependant, celle « de délivrance de carte grise fait face à des problèmes liés à la mise à disposition du Certificat de mise à la consommation (CMC), un document douanier », a relevé M. Sow. Cette rencontre, présidée par le représentant du chef du département de tutelle, Dr Moussa Telly, a regroupé les principaux acteurs de l’opération depuis son lancement au mois de novembre dernier, avait pour objectif de faire le bilan des services fournis, de constater les insuffisances et de dégager des perspectives.  Selon Mamadou Sow, certains propriétaires ont les vignettes et les factures d’achat de leurs engins, mais ils ne disposent que de certificats de dédouanement global. «Ces documents nous parviennent en photocopie. Après vérification, la majorité de ces documents ne sont pas bons parce que quand les motos sont importées au Mali, elles viennent en pièces détachées dans des cartons. Donc, la douane fait un dédouanement en vrac», a précisé le directeur national des transports terrestres, maritimes et fluviaux.  « Pour surmonter cet obstacle, a-t-il dit, il a été convenu avec le ministère de l’Économie et des Finances de voir la possibilité d’offrir à chaque moto des conditions favorables de dédouanement ».  «Les motos taxi, les vélomoteurs et les tricycles seront désormais dédouanés à une somme au rabais, se chiffrant à 5.000 Fcfa par Certificat de mise à la consommation. Nous attendons seulement la décision administrative de la douane pour informer nos partenaires afin que les étudiants, les fonctionnaires, les commerçants viennent immatriculer leur moto au niveau de la direction régionale des transports», a-t-il souligné.  En perspective, il est prévu d’installer des équipes à la Maison de la presse, au Centre national des œuvres universitaire (CENOU), à la gendarmerie et la police nationale pour permettre aux usagers de passer les examens pour l’obtention du permis de conduire.  « C’est une façon, a jouté M. Sow, de rapprocher l’administration des administrés. Et d’assurer que tout engin non dédouané ne peut ni avoir une carte grise, ni une plaque d’immatriculation ».  «Dès lors que le dédouanement est acté, vous vous présentez à la direction régionale des transports pour payer 7.500 Fcfa pour avoir la carte grise et les plaques et 5.000 Fcfa pour obtenir le permis. Les opérations se poursuivront jusqu’au 15 août 2022», a précisé Mamadou Sow. « Passé ce délai, a-t-il prévenu, il y aura un contrôle sur toute l’étendue du territoire ». Le syndicat des motos taxis et celui des conducteurs de tricycle du Mali, présents à cette rencontre, ont apprécié les efforts consentis par les autorités.  Ils ont demandé de diligenter le processus d’acquisition du CMC et ont invité leurs membres à accomplir leur devoir citoyen. AG/MD (AMAP)

Mali : Le tribunal militaire ouvre une enquête sur la disparition de Mauritaniens à El Ataye (Nara)

Bamako, 14 mar (AMAP) Le procureur de la République près le Tribunal militaire de Bamako a ouvert une enquête suite aux événements tragiques du 5 et 6 mars 2022  ayant coûté la vie à des citoyens mauritaniens, à El Ataye, à la frontière entre le Mali et la Mauritanie dans la région de Nara.  « Des enquêtes ont été ouvertes par la gendarmerie pour mener des investigations sur ces évènements malheureux et situer les responsabilités »,  indique un communiqué du Ministère en charge de la Justice, publié dimanche 13 mars 2022.  Selon le document, les premiers éléments d’enquête ont fait l’objet d’un procès-verbal de renseignements judiciaires qui ont été transmis par la gendarmerie nationale.  Le communiqué annonce qu’un « transport judiciaire sera effectué très prochainement sur le site par le procureur militaire exerçant ses prérogatives de police judiciaire ». Il sera accompagné d’un médecin légiste et des enquêteurs.  Bamako et Nouakchott ont décidé de mettre en place une mission conjointe ad hoc, pour faire la lumière sur ces événements, ont annoncé, samedi, les deux parties dans un communiqué, au terme d’une visite d’une délégation malienne de haut niveau en Mauritanie, le 11 et 12 mars, sur instruction du chef de l’Etat, le colonel Assimi Goïta. Selon la même source, après les entretiens, les parties ont, aussi, convenu de « partager, dans les meilleurs délais, les résultats de l’enquête diligentée par le gouvernement de la République du Mali relativement aux événements du 17 janvier 2022, à Akor ». Il a été, également, convenu de « sanctionner, aussi sévèrement que la législation malienne l’autorise, les auteurs de ces crimes odieux ». Le Mali et la Mauritanie se sont mis d’accord pour « créer un cadre conjoint de concertation, de mutualisation et de partage d’information afin de prévenir efficacement de pareils événements » et d’« organiser des patrouilles conjointes le long de la bande frontalière ». La délégation malienne conduite par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a été accueillie par la partie mauritanienne, avec à sa tête, le ministre de la Défense nationale, Hanana Ould Sidi.  AT/MD (AMAP)

Communiqué de presse conjoint UNICEF Banque Mondiale

Deux tiers des foyers avec enfants ont vu leur revenu baisser et 40 pour cent d’enfants n’ont pu étudier au cours de la pandémie. NEW YORK et BAMAKO, 10 mars 2022 – Selon un nouveau rapport publié aujourd’hui par l’UNICEF et la Banque mondiale, deux tiers au moins des ménages avec enfants ont connu une perte de revenu depuis le début de la pandémie de COVID-19 il y a deux ans. Ce rapport intitulé Impact of COVID-19 on the welfare of households with children (Répercussions de la COVID-19 sur la qualité de vie des foyers avec enfants) qui présente les résultats issus de données collectées dans 35 pays dont le Mali, a révélé que dans un foyer sur quatre avec enfants, les pertes de revenu ont privé certains adultes de nourriture pendant une journée ou plus en raison de manque d’argent. Selon les conclusions du rapport, les enfants sont privés de l’essentiel. Ainsi, dans 40 % des foyers, les enfants n’ont participé à aucune activité éducative pendant que leur école était fermée. Les données portant sur le ménage dans son ensemble, le taux de participation au niveau individuel est probablement encore plus faible, notamment chez les enfants issus de ménages avec trois enfants ou plus. « Nous devons améliorer la qualité de l’éducation et continuer de promouvoir une éducation inclusive pour que les enfants ne prennent pas davantage de retard. Nous allons continuer, là où les conditions de sécurité le permettent, à travailler avec le Ministère de l’éducation nationale pour bâtir sur la stratégie éducative favorisant les mécanismes d’apprentissage à distance à travers les Technologie de l’Information et de la Communication pour augmenter l’alphabétisation et l’enseignement digital », a déclaré Sylvie Fouet, Représentante de l’UNICEF au Mali. L’UNICEF et la Banque mondiale appuient les systèmes de protection sociale au Mali, y compris le cash transfert. Le présent rapport met l’accent sur la nécessite d’étendre ces systèmes pour alléger l’impact sur les familles notamment les ménages les plus pauvres qui sont de plus en plus affectes par une pauvreté sans cesse croissante. « Les perturbations en matière d’éducation et de soins de santé des enfants, conjuguées aux dépenses de santé extrêmement coûteuses restant à la charge de plus d’un milliard de personnes, pourraient mettre un frein au développement du capital humain, c’est-à-dire aux niveaux d’éducation, de santé et de bien-être dont les personnes ont besoin pour devenir des membres actifs de la société », explique Carolina Sánchez-Páramo, Directrice mondiale du Pôle Pauvreté et équité de la Banque mondiale. L’UNICEF et la Banque mondiale appellent par conséquent à un élargissement rapide des systèmes de protection sociale pour les enfants et leur famille. Ces dispositifs de soutien, notamment les transferts en espèces et la généralisation des indemnités pour enfants à charge, constituent en effet un investissement crucial pour aider les familles à sortir de la détresse économique et à se préparer aux chocs futurs. Depuis le début de la pandémie, des milliers de mesures de protection sociale ont été instaurées par plus de 200 pays et territoires. La Banque mondiale a soutenu les pays dans cet effort à hauteur de 12,5 milliards de dollars environ, atteignant ainsi près d’un milliard d’individus dans le monde.  

Tombouctou : Le Gouverneur visite plusieurs chantiers

Tombouctou, 14 mars (AMAP) Le gouverneur de la région de Tombouctou, le commissaire divisionnaire de police Bakoun Kanté accompagné d’une forte délégation de la société civile, des techniciens et des chefs de service régionaux a entrepris dimanche une visite de certains chantiers à travers la ville de Tombouctou, a constaté l’AMAP. Parmi les chantiers visités nous avons ceux en construction (la direction régionale du développement social et de l’économie solidaire, celle du domaine et du cadastre) des services de l’Etat qui sont en bail. D’autres en état de dégradation très avancé qui sont en réhabilitation à savoir les directions régionales des impôts, des routes, des services vétérinaires, des productions et des industries animales, la place de la grande prière « Sarkila », et la place de l’indépendance. A titre d’exemple la place « Sarkila » reçoit tous les fidèles pendant les fêtes musulmanes. Elle se trouve dans un état de délabrement total. Cet espace de rassemblement n’est pas passée inaperçue aux yeux du chef de l’exécutif régional qui a ordonné la clôture et l’installation de certaines commodités. Pour la place de l’indépendance, elle a gardé pendant longtemps les stigmates de l’occupation et des attentats. Ce lieu célèbre est la vitrine de la ville, le laisser dans un certain état relève d’une démission. C’est entre autres les raisons et l’engagement qui justifient l’action du gouverneur le commissaire divisionnaire Bakoun Kanté qui a décidé de donner une peau neuve à la région. La visite avait pour but de s’enquérir de l’état d’avancement et juger la qualité des travaux qui arrivent à terme bientôt.  Partout où est passée la délégation, les travaux vont bon train avec en moyenne un taux de 70 à 80% de réalisation. L’entreprise MADI-Construction qui a le marché de la place de l’indépendance, explique que les travaux ont commencé le 15 Octobre 2021 pour un délai contractuel de150 jours (5 mois) et la fin des travaux est prévue pour mars 2022. « Certaines difficultés rencontrées sur le terrain dans l’exécution du Marché cité en objet font que le délai imparti ne permet pas de les achever. Lesquelles difficultés sont entre autres la remise du site de la porte d’entrée (Stèle) qui a pris beaucoup de retard compte tenu de l’occupation par les usagers, la rupture et l’inflation de certains matériaux de construction sur le marché à cause de la crise, le retard des écritures sur les panneaux mémoriels et images sur les tableaux peints incorporés dans les pans de mur » souligne l’ingénieur. Il affirme malgré tout, que le chantier avance avec un taux de réalisation autour de 80% pour un délai consommé d’environ 96%.  Pour un achèvement correct desdits travaux, l’entreprise demande un délai supplémentaire de deux mois (60 Jours). Après tout le gouverneur a donné la parole aux techniciens, aux chefs de service bénéficiaires, aux chefs coutumiers et celui des maçons pour formuler des réserves et ou des critiques. Tous affirment qu’ils sont satisfaits. C’est le même sentiment aussi que le gouverneur a ressenti. A la délégation qui l’accompagne, le gouverneur précise que toutes ces réalisations sont financées sur les fonds du budget d’Etat sur autorisation du ministre de l’administration territoriale. MS/KM (AMAP)

Mali-Mauritanie : Volonté commune de lutter contre l’insécurité à la frontière (déclaration conjointe)

Bamako, 13 mar (AMAP) Le Mali et Mauritanie vont mettre en place une mission conjointe ad hoc, pour faire la lumière sur les derniers événements de El Ataye ayant coûté la vie à des citoyens mauritaniens, ont annoncé, samedi, les deux parties dans un communiqué. Selon la même source, après les entretiens, les parties ont, aussi, convenu de « partager, dans les meilleurs délais, les résultats de l’enquête diligentée par le gouvernement de la République du Mali relativement aux événements du 17 janvier 2022, à Akor ». Il a été, également, convenu de « sanctionner, aussi sévèrement que la législation malienne l’autorise, les auteurs de ces crimes odieux ». Le Mali et la Mauritanie se sont mis d’accord pour « créer un cadre conjoint de concertation, de mutualisation et de partage d’information afin de prévenir efficacement de pareils événements » et d’« organiser des patrouilles conjointes le long de la bande frontalière ». Une délégation malienne de haut niveau s’est rendu en Mauritanie, le 11 et 12 mars, sur instruction du chef de l’Etat, le colonel Assimi Goïta, pour discuter de ces événements tragiques du 5 et 6 mars 2022. La délégation malienne conduite par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a été accueillie par la partie mauritanienne, également de haut niveau, conduite le ministre de la Défense nationale, Hanana Ould Sidi.  « Les deux délégations ont tenu plusieurs séances de travail dans les locaux du ministère des affaires étrangères, de la coopération et des mauritaniens de l’extérieur », précise le communiqué conjoint de la rencontre. Au cours des échanges, poursuit le communiqué, la délégation du Mali a « présenté les profonds regrets » du président Assimi Goïta « quant à la disparition de citoyens mauritaniens à El Attaye ainsi que sa sincère compassion à l’endroit des familles des disparus et du peuple les mauritanien ». Les émissaires de Bamako ont rappelé « la force des relations d’amitié et de fraternité qui unissent le peuple malien et le peuple mauritanien ». En plus d’exprimer au président Mohamed Ould El Ghazouani et au peuple mauritanien, « toute la gratitude du gouvernement et du peuple malien pour le soutien et l’accompagnement multiforme » de la Mauritanie au Mali. De son côté, souligne le communiqué, « la délégation mauritanienne a rappelé son attachement aux liens séculaires qui unissent les deux pays ». « Elle a, par ailleurs, souligné que depuis, un certain temps, des Mauritaniens sont victimes, sur le territoire malien, d’assassinats et d’exactions tragiques inacceptables », ajoute la déclaration conjointe. Maliens et Mauritaniens ont rappelé « la nécessité d’œuvrer ensemble de manière à éviter la survenance d’actes portant atteinte aux biens et à l’intégrité physique des citoyens Mauritaniens au Mali », fait savoir le communiqué. Cela, « dans le souci, de préserver le vivre ensemble et les relations séculaires de fraternité et de bon voisinage entre les deux pays ».   MT/MD (AMAP)

Dakar-Bamako à pied : Les marcheurs de l’ONG sénégalaise accueillis à Kayes (Ouest)

Kayes, 12 mar (AMAP) Les populations de Kayes (dans l’Ouest du Mali) ont réservé, vendredi 11 mars 2022, un accueil chaleureux aux marcheurs de l’Association marche internationale Dakar-Thieytou, une ONG sénégalaise, arrivés de la capitale sénégalaise, a constaté l’AMAP sur place.  Ces marcheurs font le trajet Dakar-Bamako à pied pour soutenir les autorités de la Transition et le peuple malien « qui ont décidé de prendre en main leurs propres destinées, en demandant à la France et à ses partenaires européens de retirer leurs troupes du Mali ».  L’association Marche internationale Dakar-Thieytou, a initié cette marche de 1.362 km (distance Bamako-Dakar) pour apporter son soutien aux autorités de la Transition au Mali. Partis de l’ambassade du Mali, dans la capitale sénégalaise, mercredi matin, 16 février, à 9 heures 30 minutes, les marcheurs au nombre de douze ont prévu de couvrir la distance en un peu plus d’un mois A Kayes, ils ont été accueillis, au  cours d’une cérémonie à la Tribune de l’indépendance, sous la présidence du gouverneur de la Région, le colonel Moussa Soumaré. Les marcheurs, qui sont rejoints par des volontaires durant leurs trajets, comme à Dakar, Diboli et Kayes, ont déclaré suivre les traces du Dr. Cheikh Anta du Sénégal et du premier président du Mali, feu Modibo Keita, « qui ont consacré une bonne partie de leur vie à la lutte pour l’indépendance et l’unité des peuples africains ».  Ces jeunes ont réaffirmé leur soutien au président de la Transition, le colonel Assimi Goïta et au Premier ministre Choguel Kokalla Maiga dans leur « combat contre le terrorisme visant à pacifier le Mali et d’assurer son développement.  Le Mali est sous le coup des sanctions de la Communauté économique des Etats de l’Afrique (CEDEAO) et de l’Union economique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Ces organisations conditionnement la levée de ces sanctions au retour à l’ordre constitutionnel normal dans un bref délai.  Les organisateurs de cette marche sont convaincus que «le Mali n’est pas seul dans cette épreuve». « Sur la route, nous serons rejoints par des Africanistes. Dans chaque grande ville ou village que nous traverserons, nous prendrons contact à travers les médias, avec la population à qui nous expliquerons que le Mali ne doit pas être sacrifié sur l’autel d’un club de valets de l’impérialisme », avait promis DJ Keeman, un responsable de l’association dont une partie du nom (Thieytou) porte le nom du village du savant africaniste Cheikh Anta Diop. Et de préciser que l’action de son association est spontanée.  En plus de son objectif principal qui est de soutenir le Mali dans l’épreuve que lui font subir les dirigeants de la CEDEAO, cette marche vise à démontrer la façon dont ces derniers « veulent tuer à petit feu leurs propres populations ». « Imaginez comment les populations sur le corridor Dakar-Bamako sont en train de souffrir. Les cimenteries risquent bientôt de fermer si la situation perdure », a ajouté un membre de la délégation qui a été reçue, avant son départ, par la 3è conseiller Mme Konaté Djenebou Doucouré et le conseiller consulaire Boubacari Minta.  « C’est une honte d’être derrière certains dirigeants africains », s’est indigné Nicko Junior Bouassi qui fustige la perméabilité de ceux-ci à la manipulation. Pour ce trentenaire, « le temps est venu de se dire la vérité ». « Et la vérité, c’est que le Mali ne doit pas échouer car son échec tel que planifié et souhaité par la France et ses ‘’nègres de service’’ sonnerait la fin de toute tentative de l’Afrique de se libérer définitivement de la servitude néocoloniale ». C’est pourquoi, les marcheurs invitent « les Maliens à être résilients et les assure du soutien de la jeunesse africaine qui s’organise pour converger vers Bamako », révèle-t-il. Bouassi a conclue par un hommage à Yérè Wolo, une organisation malienne qui, pour lui, est le fer de lance de cet engagement pour la libération du Mali. Un engagement qui mérite d’être soutenu par les organisations sœurs qui manifestent depuis l’imposition des sanctions à un pays dont la Constitution est l’une des plus panafricanistes et unionistes du continent. « Le Mali n’est pas seul dans cette épreuve voulue et entretenue par certains organisations ouest-africaines. On peut le sentir partout au Sénégal où la population est plus que convaincue que Maliens et Sénégalais ne sont que les organes d’un même corps », disent les marcheurs qui sont les héritiers de Cheikh Anta Diop. Ils présentent leur geste de solidarité comme la démonstration que la lutte pour la dignité et la souveraineté bénéficie de l’appui de nombreux Africains. Les initiatives de ces souverainistes africains ont commencé après le gigantesque rassemblement du 28 janvier 2022 à la place de l’Indépendance de Dakar. BMS/GAD/MD (AMAP) 

Agro-business :  Quelque 2 milliards de Fcfa pour booster l’exportation du fonio aux Etats-Unis

Bamako, 11 mar (AMAP) Deux entreprises maliennes ont reçu une subvention de co-investissement de 1,9 million de dollars (soit environ 2 milliards de Fcfa) de l’Agence américaine pour le développement international (USAID) West Africa Trade & Investment Hub (Trade Hub) par le biais de Prosper Africa, annonce le service de presse de l’ambassade américaine au Mali. Mali Shi SA et Yolélé, dans un ambitieux projet commun ont pour objectif d’établir un commerce direct du fonio entre les États-Unis et le Mali, précise le communiqué.« Le projet vise à faire des États-Unis le premier marché du fonio et à générer 2 400 tonnes par an de nouvelles exportations d’ici la fin du projet sur deux ans et demi, pour une valeur de plus de 5 millions de dollars.  Le projet créera également 13 714 emplois dans le secteur agricole au Mali et 4,5 millions de dollars en ventes collectives aux petits exploitants », poursuit la même source. « Le potentiel du marché du fonio et des produits connexes reste largement inexploité aux États-Unis », a déclaré le chef et auteur de livres de cuisine Pierre Thiam, co-fondateur avec Philip Teverow de Yolélé, une entreprise américaine lancée en 2017 pour partager les ingrédients et les cuisines de l’Afrique avec le monde entier. « Le fonio s’inscrit dans les dernières tendances positives des super aliments, des céréales anciennes/héritées et des produits sans gluten. Au-delà de ses avantages nutritionnels et culinaires, il se cuisine en seulement cinq minutes! Le fonio offre également d’importantes possibilités de générer des emplois et des revenus en Afrique de l’Ouest, chez les femmes en particulier. », a ajoute M. Thiam cité par le communiqué. Le fonio est une céréale de base d’Afrique de l’Ouest qui regorge de nombreux nutriments et avantages pour la santé. Il est naturellement sans gluten, riche en vitamines B et pauvre en cholestérol, en sodium et en graisses. En outre, son faible indice glycémique en fait un glucide approprié pour les personnes atteintes de diabète, une population croissante en Afrique de l’Ouest, selon l’Organisation mondiale de la santé, cité par le communiqué. Néanmoins, le fonio est considéré comme une espèce de culture négligée et sous-utilisée. Le partenariat ainsi que le projet du Trade Hub avec Mali Shi et Yolélé « vise à changer cela en établissant une nouvelle chaîne de valeur mondiale ouest-africaine pour le fonio, avec le Mali, le huitième plus grand pays d’Afrique, comme épicentre ». Grâce à la subvention Trade Hub, Mali Shi, l’agro-transformateur et entreprise principale du projet, espère obtenir, avec Yolélé, 11,6 millions de dollars (soit plus de 2,2 milliards de Fcfa) supplémentaires de sources privées afin d’organiser une chaîne d’approvisionnement en fonio qui réponde aux meilleures pratiques internationales et établisse des liens directs avec les marchés commerciaux américains pour les produits à base de fonio, y compris Whole Foods Markets. « L’un des impacts les plus positifs de ce projet est de fournir de multiples sources de revenus aux agriculteurs de notre réseau en pleine expansion, qui compte déjà plus de 23 000 collecteurs/éleveurs de karité », a déclaré Simballa Sylla, le Pdg de Mali Shi, le plus grand transformateur de beurre de karité au Mali.   Le partenariat de co-investissement de Trade Hub avec Mali Shi et Yolélé constitue son premier au Mali. « Le Mali regorge d’opportunités pour soutenir la croissance économique par le biais de l’investissement privé, créer des emplois à long terme pour les petits exploitants agricoles et augmenter les exportations de produits tels que le fonio vers les États-Unis », a indiqué Frantz Tavares, responsable des partenariats public-privé pour le Trade Hub.  Le succès du projet sera déterminant pour que Yolélé réalise un chiffre d’affaires de 10 millions de dollars d’ici la fin du projet, grâce à l’expansion de la distribution de ses collations ainsi que d’autres dérivés du fonio dans les circuits de détail, de services alimentaires et industriels.  À la fin du projet, les petits exploitants agricoles partenaires de Mali Shi/Yolélé gagneront un revenu durable grâce à la vente de fonio en complément de leurs autres activités agricoles. MK/MD (AMAP)  

Présence des juifs dans le septentrion du Mali : La communauté des Ida Houssak, la treizième tribu d’Israël ?

Par Dr Ibrahim MAÏGA ibrahimmaiga@yahoo.fr Bamako, 11 mar (AMAP) La structuration de la population, la composition de la nation malienne sont connues. Elles sont même la force de cette vieille nation dont la culture de la tolérance est portée par une intense production scientifique, artistique et littéraire.  Dans cette série, nous traitons de la présence des « Ida Houssak », la composante juive au sein de la grande Confédération des Oulliminden. Les « Ida Houssak » seraient une descendance du Prophète Issac, donc d’origine israélite. Certains ont même conclu qu’ils seraient la treizième tribu d’Israël ! De l’Orient via l’Ethiopie ou l’Egypte, d’Espagne ou du Portugal, du Sahara, et plus récemment encore à travers le commerce syro-libanais et la colonisation française, d’importants matériaux sont à la disposition des chercheurs. Pour ce qui est précisément de l’arc de cercle qui va de Kidal à Ansongo et Ménaka, nous mettons la lumière sur  la communauté des « Ida Houssak », peuple vivant au sein de la grande confédération des touaregs Oulliminden sans en faire partie véritablement.  La présence des « Ida Houssak » au sein des touaregs a été documentée initialement à travers les écrits de certains officiers français qui ont « pacifié » le cercle de Ménaka après les tragiques évènements de 1916 à Anderamboukane, la mare fatidique. Le capitaine Bretaudeau, un officier des affaires musulmanes de l’armée française, dont le souvenir reste toujours vivace dans la région, a évoqué les « Ida Houssak » en tant que communauté distincte disposant de sa propre langue. Mais très prudent, le capitaine Bretaudeau a émis une hypothèse de travail. Sans se lancer dans de grands développements, il  pensait qu’il était fort probable que cette communauté soit issue d’un courant migratoire en plusieurs étapes à partir du Sahara. Cette prudence est justifiée comme on le verra dans les publications suivantes. Edmond Bernus, dans son phénoménal travail sur les touaregs, a pu collecter des versions orales qui feraient des forgerons touaregs des éléments venus d’Israël, à partir du Maroc. (Bernus E. Touaregs, chronique de l’Azawak, Ed. Plume, 1991, p. 11). Les forgerons dont il parle ont la particularité d’être orfèvres. Le Père de la Foucauld et Henry Lhote ont fait le même constat que Bernus. Ils ajoutent que les « Dawsak » sont réputés pour leur grande maîtrise de l’élevage. André Chaventré a aussi travaillé sur les « Ida Houssak ». Il a publié les résultats de ses recherches dans « évolution anthropo-biologique d’une population touareg ; les kel Kummer et leurs apparentés ». (Institut national d’études démographiques, Travaux et Documents, Cahier n°103, Presses Universitaires de France, 1983).  Chaventré commence par reconnaître l’originalité de cette communauté chez les touaregs de l’Azawakh. Il parle d’un « isolat » et en distingue deux fractions principales : les Anakaten et les Ibaghaniaten. Les Anakaten se retrouvent à Talataye, (Ansongo) et les Ibaghaniaten dans la sous-préfecture de Tchintabaraden au Niger. Sur leurs origines, Chevantré reprend les versions orales les plus confirmées. Certains pensent que les « Ida Houssak » seraient « les descendants de juifs maghrébins et sahariens chassés vers le sud par l’invasion hilalienne, d’où leur nom de Dawsahak qui serait la déformation de Ida ou Isaac ». D’autres pensent que les « Ida Houssak » « auraient pour ancêtre Hayta, un des fils du prophète qui serait venu du Tafilalet ». A ces deux versions, s’ajoute une troisième selon laquelle « Ida Houssak » « aurait  une origine commune avec les Djerma, leur ancêtre Bramait étant le frère du père de ces derniers ». A l’appui de cette version, le fait que le vocabulaire des « Ida Houssak » est principalement emprunté au Songhoy et le fait aussi que les « Ida Houssak » et les Songhoy ont toujours été en bonne entente. Cette version a été soutenue par l’historien nigérien Boubou Hamma.  Chaventré continue : « Les Dawsak sont blancs, beaucoup plus clairs en général que tous les autres habitants de la zone sahélienne  Imajeghan et Imghad compris. Il n’est pas rare de trouver chez eux des sujets blonds ou roux avec des yeux verts ou bleus…Les Dawsak, si l’on se réfère à d’autres critères, sont tout aussi dissemblables des autres « Touareg » avec lesquels on les a confondus et on les confond encore ».  L’auteur peut alors s’appuyer sur une analyse génétique pour soutenir la particularité des « Ida Houssak », à travers les résultats d’une analyse de sang. « En 1977, nous avons pour la première fois étendu aux Dawsak et aux Iklan, les études hématologiques pratiquées jusqu’ici chez les Imajhgen. Nous avons constaté en étudiant deux marqueurs bien définis : l’hémoglobine et la G6PD, que les Dawsak se différenciaient très nettement des autres groupes avec lesquels ils vivent en complète symbiose », fait-il observer. Chaventré s’est, aussi, intéressé à la richesse de cette communauté : «  Sur le plan économique, les Dawsak sont les éléments les plus intéressants de la Confédération. Remarquables bergers, ne ménageant jamais leur peine quand il s’agit de bétail, ils ont pu passer la période de la sècheresse qui vient de s’achever avec des pertes relativement moins importantes que les autres catégories sociales. Depuis, et c’est logique, leur cheptel augmente proportionnellement beaucoup plus que celui des autres groupes, ce qui fait actuellement des Dawsak les hommes les plus riches de tout l’Azawakh avec tout ce que cela implique : considération accrue des autorités administratives, poids beaucoup plus important dans les coopératives, assemblées régionales, instances politiques locales… ». Aujourd’hui encore, les « Dawsak » constituent une communauté à part quand bien même ils sont sous la coupe de l’Amenokal des Oulliminden. Les Français ont rapidement fait ce constat avant de finir avec l’implantation de l’administration. Elle a ainsi ouvert, pour le profit des enfants « Dawsak » et les enfants des autres communautés, l’une des premières écoles nomades à Talatay, dans le cercle d’Ansongo dans les années 1950. Pour conclure, un retour à Edmond Bernus est nécessaire. Dans son ouvrage déjà évoqué, il a insisté sur la qualité et

Lutte contre le terrorisme : L’armée poursuit la traque des terroristes 

Bamako, 11 mar (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) continuent de détruire les sanctuaires terroristes dans le cadre du plan Maliko et de l’opération spéciale Kélétigui au cours desquels plusieurs actions majeures ont été menées, depuis le début du mois, par les soldats maliens contre un ennemi en débandade qui tente de se réorganiser, annonce l’état-major général des Armées  . Dans un communiqué en date du mercredi dernier, l’état-major général des Armées indique que sur le théâtre-Est de l’opération Maliko, les FAMa ont exploité et consolidé les acquis de la réaction vigoureuse contre l’attaque de l’emprise de N’Tahaka, sur l’axe Gao-Gossi (Nord).  De même que « les leçons apprises des tirs de six obus essuyés par le camp FAMa-Takuba-Minusma de Ménaka le 07 mars 2022 avec la précision des indices sur d’éventuelles complicités. »  « Sur le théâtre Centre de l’opération, dans la Région de Ségou, poursuit le communiqué, les reconnaissances offensives de fouilles ont été conduites dans la forêt de Ouagadou, zone refuge des terroristes, avec un focus sur la zone des puits N. » Au cours de ces reconnaissances, « un véhicule suspect, parmi les quatre en fuite, a été immobilisé par des tirs de sommation aux environs du puits de Cheick Ahmed. Les cinq occupants, dont deux blessés pris en charge par les FAMa, ont été remis au chef de tribu de la source d’eau», explique la source miliaire. La même unité FAMa a réagi à une embuscade dans la forêt de Ouagadou avec un bilan de 18 terroristes neutralisés, cinq AK-47, autant de fusils, un lance-roquette antichar (Lrac), un lit picot, cinq motos récupérés et quatre Engins explosifs improvisés (EEI) détruits.  Par ailleurs, dans le secteur de Niono, (Centre) une unité FAMa a désarmé des chasseurs en possession de huit PM. Dans les Régions de Mopti et de Bandiagara, (Centre) « cinq terroristes poseurs d’EEI ont été neutralisés et six EEI détruits:, ajoute le communiqué. Également, une mission d’appui embarquée par hélicoptère pour une opération sur une position ennemie dans la localité de Kargué, à une trentaine de kilomètres de Sevaré, a neutralisé une vingtaine de terroristes sur des motos et en embuscade contre une patrouille de l’Armée.   En outre, une reconnaissance offensive dans les zones de Pissa et Baye, dans le Cercle de Bankass (Centre), a permis de récupérer 66 fusils de chasse, 10 pistolets automatiques, six AK-47 et une quantité importante de munitions en vrac. L’opération a, également, abouti à la récupération de trois AK-47, six carabines, cinq motos, cinq bidons remplis de salpêtre, du matériel de fabrication d’EEI détruit, deux radios de longue portée et 10 mortiers artisanaux, précise la note.  Le communiqué de l’état-major ajoute que dans la Région de Koutiala, (Sud), les reconnaissances offensives ont été effectuées dans les forêts de Boura et de Mahou. La patrouille a interpellé et remis à la gendarmerie un suspect terroriste lors de la reconnaissance offensive à Boura. Dans les Régions de Sikasso, Bougouni (Sud) et Koulikoro, les priorités ont porté sur la précision des renseignements ayant permis de localiser des complices terroristes. «Des dispositions sont en cours pour les mettre hors d’état de nuire », annonce l’état-major. Il rassure les populations que les FAMa resteront fidèles à leurs missions régaliennes de protection de personnes, des biens et de sauvegarde de l’intégrité de l’ensemble du territoire national. AT/MD (AMAP) 

Diéma : Une encombrante « pierre précieuse » 

Diéma, 11 mar (AMAP) Un ressortissant de Diéma (Ouest), d’une soixantaine d’années, cultivateur de son état, père d’une nombreuse famille, est en possession, depuis environ trois ans, d’une « pierre précieuse », dont personne dans le milieu ne connaît la nature. La pierre a la forme ronde, d’un poids estimé à 500 grammes, de couleur noir d’ébène et est parsemée de petites points jaune or que Gabougou Magassa dit avoir ramassée quand il se promenait au bord d’un bras de rivière non loin des habitations. La pièce est magnifique. Elle s’allume sous l’action de la lumière ou des rayons solaires et devient bleuâtre à l’intérieur et éblouissante. Toutes les personnes contactées ont avoué ne pas connaître la nature de cette pierre que son détenteur a pris soin de conserver dans une pochette en tissu, qu’il porte, en permanence sur lui, « pour échapper, disait-il, aux arnaqueurs ». A l’époque de la trouvaille, Magassa s’est rendu à Bamako pour présenter la pierre précieuse à une société aurifère italienne qui n’a pas intéressée, après analyse. Gabougou Magassa est aujourd’hui dans l’embarras : il ne peut pas jeter sa « pierre précieuse », par crainte de perdre une possible chance de s’enrichir. Il ne peut pas, non plus, continuer à la garder éternellement, sinon il n’aura jamais l’esprit tranquille. Il avait pris la décision d’aller voir le Premier ministre, pour lui présenter sa découverte, mais, après, il a changé d’avis.  A qui s’adresser, finalement, pour valoriser sa « pierre précieuse », afin qu’elle lui rapporte « beaucoup d’argent » ? Faut-il aller voir le Ministre des Mines avec la pierre p ? Voilà des questions qui taraudent l’esprit de notre bonhomme, ces derniers temps.   En attendant de vendre sa « pierre précieuse » qu’il considère comme du vrai diamant, Gabougou Magassa, ne sait plus à quel Saint se vouer.  OB/MD (AMAP)