Trois jours de deuil national en hommage aux soldats tombés à Tessit, dans le Nord du Mali

Bamako, 11 août (AMAP) Un deuil national de trois sur l’ensemble du territoire malien a été décreté, mercredi, par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, suite à l’attaque terroriste complexe et coordonnée contre une unité des Forces armées maliennes FAMa, dimanche, à Tessit (Nord) dans le Cercle d’ Ansongo « Un deuil national de 03 jours est décrété à compter du jeudi 11 août  à 00h au samedi 13 août 2022 sur toute l’étendue du territoire national en hommage aux victimes de l’attaque terroriste perpétrée à Tessit le dimanche 07 août 2022 », indique le décret  présidentiel. Le bilan de l’attaque terroriste  est de 42 militaires morts et 22 blessés, selon un communiqué du gouvernement en date du mercredi 10 août, qui fait état « de 37 terroristes tués et d’un important lot de matériels détruits par des frappes aériennes de l’armée, ainsi que d’autres récupérés. Le communiqué précise que les Forces armées maliennes (FAMa) « ont vigoureusement riposté tout en mettant en avant la protection des civils au cours de violents combats qui ont duré plusieurs heures .» « En cette douloureuse circonstance, le gouvernement présente les condoléances les plus émues de la Nation  aux familles des victimes et souhaite prompt rétablissement aux blessés », poursuit le texte. « Le président de la Transition, chef de l’État, chef suprême des armées, le gouvernement de la Transition et l’ensemble du peuple malien, condamnent énergiquement cette attaque lâche et barbare ayant occasionné des victimes civiles et militaires ainsi que des dégâts matériels », indique le communiqué Le gouvernement  loue les efforts constants des « vaillantes Forces de défense et de sécurité maliennes » et assure « qu’une enquête sera ouverte pour faire la lumière sur les circonstances de cette attaque terroriste, puis traquer et traduire ses auteurs et complices devant la justice. » AT/MD (AMAP)

La Guinée et le Mali veulent imprimer un nouvel élan à leur coopération

Bamako, 10 août (AMAP) Une délégation dépêchée par le président de la transition en Guinée est arrivée vendredi dernier, à Bamako, où elle a été reçue, le lendemain, en audience par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, dans sa résidence à Kati. Les échanges avec la délégation guinéenne, conduite par le ministre secrétaire général de la présidence guinéenne, le colonel Amara Camara, et en présence des ministres maliens des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, et du Transport et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko ont, essentiellement, porté sur le renforcement de la coopération bilatérale. Au terme de la rencontre, l’émissaire guinéen a fait savoir qu’il était venu transmettre « le message d’amitié et de fraternité du président de la Guinée, le colonel Mamadi Doumbouya à son homologue malien ». Il  a, aussi, révélé que cette audience a été l’occasion, pour lui, de rendre compte au chef de l’Etat des réunions qu’il a eues « avec la partie malienne sur des sujets d’intérêt stratégique pour nos deux pays. » Le colonel Camara a remercié le président de la Transition au Mali pour toute l’attention et la main tendue à l’endroit de son pays, avant de souligner qu’il a, aussi, évoqué avec le chef de l’Etat malien « les questions de réussite des processus de transition, dans l’intérêt de nos deux peuples ». Le ministre secrétaire général a, également, déclaré qu’il retourne à Conakry satisfait de tout ce qui se passe à Bamako. Cette visite a permis, selon lui, de raffermir davantage les liens de coopération entre le Mali et la Guinée. «Et nous espérons pouvoir revenir très rapidement pour donner suite aux conclusions de nos travaux», a dit l’hôte de marque. En tout cas, «nous partons très satisfaits », a-t-il insisté. Il a remercié le président Assimi Goïta, le gouvernement et l’ensemble du peuple malien, avant de souhaiter « bonne chance dans la conduite de la Transition dans nos deux pays. » Selon lui, la Guinée et le Mali sont deux pays liés par l’histoire, la géographie et la culture. « Ces liens séculaires qu’entretiennent nos deux peuples sont de plus en plus matérialisés par les héritiers des pères de l’indépendance, les présidents Ahmed Sékou Touré et Modibo Keïta », a ajouté le colonel Camara. Cette coopération concerne les secteurs clés pouvant donner de l’oxygène en quantité aux «deux poumons d’un même corps. ». Cette visite fait suite à la celle effectuée, récemment, à Conakry par des ministres maliens. Pendant les sanctions imposées au Mali par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), la Guinée a été le seul pays de l’Organisation sous regionale à maintenir ses frontières ouvertes avec le Mali. NK/MD (AMAP)

Mesures gouvernementales pour faire respecter les prix plafonds des denrées

Bamako, 10 août (AMAP) Un Conseil des ministres extraordinaire tenu, dimanche, à Koulouba sous la présidence du chef de l’État, le colonel Assimi Goïta, a pris certaines décisions face à la flambée injustifiée des prix. Le gouvernement a, ainsi, décidé de « réaffecter les quantités subventionnées non exécutées au cordon douanier, représentant au moins un mois et demi de consommation à d’autres opérateurs économiques’, annonce le communiqué sanctionnant le Conseil des ministres extraordinaire. « Cependant, cette réaffectation, en ce qui concerne le sucre, pourra être accompagnée éventuellement par l’allocation d’une quantité supplémentaire correspondant à environ un mois de consommation’, ajoute le communiqué. Outre la vérification de l’affichage obligatoire des prix des différents produits dans les lieux de commerce, le  contrôle du respect des conventions et règlements en vigueur, « le gouvernement exhorte la population à dénoncer systématiquement les cas de violation des prix des produits subventionnés, en appelant aux numéros mis à sa disposition à cet effet. » « A cet égard, très prochainement un numéro vert pour la dénonciation des cas de violation des prix des produits subventionnés, sera mis en place », annonce le gouvernement. Le renforcement de la fréquence des contrôles, l’augmentation de la taille des brigades de contrôle des prix en y adjoignant des éléments des Forces de sécurité sont des mesures de dissuasion, également, envisagées. Tout comme le contrôle sera intensifié à tous les niveaux de la chaine de distribution et un comité interministériel de suivi de la mise en œuvre des mesures prises sera mis en place. Depuis la levée de l’embargo contre le Mali, l’on assiste une augmentation spectaculaire et injustifiée des prix sur certains produits de première nécessité. Cette flambée soudaine est d’autant plus sauvage qu’elle a fait monter proportionnellement un mécontentement de la population qui subit de plein fouet cette poussée d’adrénaline. « Les ménages ne savaient plus où donner de la tête et tournaient tout naturellement le regard vers les autorités pour arrêter l’hémorragie financière. Fort heureusement, le gouvernement a pris la mesure de la grogne et a pris les dispositions pour rappeler à l’ordre les commerçants qui bénéficient des allègements fiscaux’, dit le communique du Conseil des ministres de dimanche. « C’est ainsi que le Conseil national des prix avait convenu des prix planchers à respecter en avril dernier et qui sont toujours en vigueur », a rappelé le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed. À titre d’exemple, le prix du sucre importé fixé à 600 Fcfa le kg, prix plafond détaillant, est cédé de manière injustifiée à 800 Fcfa. Pourtant, pour atténuer l’impact des différentes crises sur les populations, notamment la maladie à coronavirus, aggravé par les sanctions illégitimes et illégales de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) contre le Mali, le gouvernement a accordé 14 milliards de Fcfa de subvention. Une subvention qui a abouti à la fixation des prix, conformément aux dispositions de l’Arrêté n°2022-0865/MIC-SG du 06 avril 2022 portant administration des prix de certaines marchandises parmi lesquelles le sucre dont le kg est cédé à un prix plafond de 600 Fcfa. BBC/MD (AMAP)

Afro-basket U18 garçons et filles : Les deux sélections maliennes en quarts de finale

Bamako, 10 août (AMAP) Le Mali a fini premier de la poule B, après un carton contre la Guinée sèchement battue 74-39,  dans un match maîtrisé de bout en bouts et au terme des phases de groupe de l’Afrobasket U18 garçons et filles, qui  ont pris fin lundi avec les rencontres de la troisième et dernière journée. Lors de cette rencontre, Abdramane Kanouté s’est illustré en cumulant 26 points, 6 rebonds et 6 ballons récupérés. Les Aiglons ont démarré le tournoi avec une victoire contre le Rwanda (67-49) avant de perdre contre l’Angola (57-61) et de s’imposer devant l’Egypte (46-41). Aujourd’hui (Ndlr, mercredi) , les doubles tenants du titre de champions d’Afrique affronteront le Bénin, en quarts de finale, à partir 12h au Palais des sports Mahamasina (Antanarivo). Pour leur troisième participation au tournoi, les Ecureuils (surnom de la sélection béninoise) ont terminé quatrièmes mais n’ont enregistré aucune victoire lors des phases de groupe : défaite face à Madagascar (102-41), au Sénégal (39-94) et à l’Algérie (85-50). Sauf coup de tonnerre donc, les Aiglons devraient damer le pion aux Béninois et valider leur ticket pour le dernier carré. «Je félicite mes joueurs et les encourage. Après la phase de poules, on les a rencontrés par rapport au quart de finale. On leur a dit de rester concentré et d’avoir à l’esprit qu’il n y’a pas de match facile à ce niveau», a confié le coach Moussa Cissé après la qualification de ses joueurs. Et de poursuivre : «Le staff médical fait un excellent travail. Il faut le féliciter. Les médecins font tout pour une bonne récupération de l’ensemble des joueurs». Pour le technicien des Aiglons, les objectifs du Mali sont clairs : remporter le trophée et se qualifier pour le Mondial de la catégorie. «Notre objectif, c’est la qualification pour la Coupe du monde. Pour ce faire, nous allons tout faire pour conserver notre trophée. Les enfants savent que ce ne serait pas facile. Tout le monde est venu pour faire un bon résultat». Pour les autres quarts de finale, la Guinée défiera Madagascar à 14h30, alors que l’Algérie sera opposée à l’Égypte, demain jeudi, à 12h. Quant à l’Angola, il se frottera au Sénégal, finaliste de la précédente édition, à 14h. Ce choc apparait comme une finale avant la lettre. Sur le tableau féminin, la sélection nationale malienne est, également, qualifiée pour les quarts de finale. L’internationale Mariam Haïdara et ses coéquipières ont terminé à la tête de leur poule, avec 4 victoires en autant de sorties. Les Aiglonnes affronteront aujourd’hui (Ndlr, mercredi) les Guinéennes en quarts de finale dans la salle gymnase Vatotsy à Antsirabe. Vice-championne en titre, les joueuses de Sory Diakité visent la couronne continentale cette année. SSK/MD (AMAP)                                

Marché Woonida à Bamako : La bonne affaire des écoliers petits porteurs d’occasion

Par Nahawa SANGARÉ Bamako, 10 aout (AMAP) Au marché «Woonida», vous ne pouvez pas les manquer !!! Les porteurs de bagages de circonstance. De jeunes écoliers qui portent les bagages ou des paniers de condiments des clientes et clients vers leur véhicule contre une petite rétribution. Ils s’imposent parfois par leur «agressivité». Le marché «Woonida» est devenu la zone de prédilection de ces jeunes écoliers porteurs en période de vacances. Ils se promènent dans le marché et proposent leurs services aux clients du marché. Pendant les vacances scolaires, le phénomène prend une autre dimension parce que ces jeunes écoliers s’essaient à cette activité, en vue de préparer la prochaine rentrée pour certains ou de subvenir à leurs petits besoins pour d’autres. En tout cas, ils sont nombreux à porter les bagages dans ce marché réputé pour ces condiments accessibles à toutes les bourses et où bien de personnes s’approvisionnent. Comme en ce premier jour du mois d’août. Il est environ 10h, sous un ciel un peu nuageux et dans un brouhaha ambiant, Moussa Diallo se faufile entre les clients et propose ses services à qui veut bien y recourir. Il répète à l’envi en bambara : «doni be taa», (Avez-vous quelque chose à faire porter). Il s’époumone parfois avant de reprendre son souffle et de poursuivre une cliente. La vieille dame, qui venait d’arriver accepte de se faire accompagner par le jeune porteur de bagages. A la fin des courses, celui-ci achemine le panier de condiments dans la voiture de la cliente qui lui tend, généreusement, un billet de 500 Fcfa. Le garçon de 14 ans nous a confié qu’il est élève en 8è année dans un établissement scolaire à Sébénicoro, en Commune V du District de Bamako. Il exerce cette activité pendant les vacances. «Je suis au marché à partir de 8h pour retourner à la maison aux environs de 18h. J’essaie de servir au mieux la clientèle afin d’avoir un peu d’argent pour aider ma famille à faire face à certaines petites dépenses mais, aussi, à assurer mes petits besoins», déclare le jeune écolier. Il dit laisser les clients lui payer ses services à leur convenance. Certains lui donnent des pièces (200, 300 voire 400 Fcfa), d’autres des billets de 500 ou 1 000 Fcfa. Il ne parle pas de sa recette journalière mais, tout porte à croire qu’il arrive à tirer son épingle du jeu. C’est aussi le cas de Nouhoum Traoré, un autre jeune élève qui habite au quartier Banconi. Il aussi porte le panier de condiments, les bagages des clients. Il pense pouvoir, avec le peu d’argent qu’il gagne au quotidien, soutenir sa mère et s’acheter des fournitures scolaires pour la prochaine rentrée des classes. «L’année dernière, j’ai payé moi-même mes fournitures grâce à ce travail de bagagiste», souligne-t-il. Contrairement aux deux premiers interlocuteurs, Samba Guindo a abandonné les bancs. Il pratique cette activité depuis deux ans maintenant. «Ce travail me permet de gagner dignement ma vie depuis que j’ai quitté l’école. Je ne sais rien faire d’autre que ça. Et ça me nourrit, même si certains ne perçoivent pas notre importance et nous agressent verbalement en nous traitant de voyous», relève le jeune homme de 19 ans. Il s’empresse, aussi, de préciser que tous ne sont pas pareils. « Certains clients sont très généreux avec nous », ajouteNS-t-il. Oumou Saye est une cliente. Elle se dit satisfaite des services des jeunes porteurs de bagages. « J’y ai recours chaque fois que j’arrive au marché. C’est une façon d’encourager la socialisation des enfants et de les préserver de la déviance », explique succinctement la dame. A la différence d’autres, une autre cliente déplore le phénomène et pense plutôt que ça devrait même préoccuper la société et interroger sur l’avenir de ces enfants. Elle invite « la communauté à veiller à l’éducation de nos enfants afin de leur garantir un avenir plus radieux ». Pour elle, « il est grand temps de sortir du schéma de la débrouillardise et de penser au bonheur des enfants ». NS/MD (AMAP)  

Mali : Le Conseil de cabinet revoit à la baisse le budget 2022

Bamako, 10 août (AMAP) Le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, a présidé, mardi, dans la salle de conférence de la Primature, un conseil de cabinet consacrée à l’examen de l’avant-projet de loi portant modification de la loi des finances pour l’exercice 2022, annonce le ministère de l’Economie et des Finances (MEF). « La crise ukrainienne et les sanctions illégales et injustes prises par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) contre notre pays déjà confronté à la double crise sécuritaire et sanitaire liée à la Covid-19 ont eu un impact négatif sur l’économie nationale en provoquant un ralentissement des activités économiques et, par extension, une diminution des recettes de l’État », explique le MEF dans un communiqué. « Ce qui fait que notre équilibre budgétaire risque d’être rompu, car les recettes que nous attendons et qui sont liées au commerce, risquent de ne pas être atteintes», a expliqué, au terme de la rencontre, le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou. «Comme ces objectifs ne seront pas atteints, nous avons estimé que nous risquons de perdre à peu près 190 milliards de Fcfa de recettes. Donc, il fallait nécessairement revoir comment redistribuer les dépenses», a indiqué le chef du département en charge des Finances. Dans cette situation de une baisse de recettes budgétaires, il faut prendre en compte deux facteurs importants, selon le ministre. «L’année dernière, le gouvernement a eu une discussion avec les syndicats qui a abouti à une unification de la grille salariale au niveau de la fonction publique. Ce qui devait avoir un effet complémentaire sur cet exercice qui n’était pas forcément budgétisé au début. Donc, nous avons vu qu’on a une dépense supplémentaire en salaire de 66 milliards de Fcfa qu’il fallait mettre dans le budget, mais aussi, celle liée à la sécurisation de tout le territoire», a expliqué le ministre de l’Économie et des Finances. A ce propos, Alousséni Sanou a soutenu que 113 milliards de Fcfa ont été engagés dans ce sens, notamment au niveau des ministères de la Défense et de la Sécurité. Les deux montants qui font environ 179 milliards de Fcfa, viendront augmenter les dépenses. «Il s’agira de réduire de 318 milliards de Fcfa les dépenses des autres ministères afin de pouvoir avoir un budget plus ou moins équilibré et ressortir avec des taux de déficit budgétaire similaires au déficit initial qui était prévu dans la loi de finances». Ainsi, dira le ministre Sanou, «nous avons les recettes budgétaires qui passent de 2.130 milliards de Fcfa à 1.982 milliards de Fcfa. Et les dépenses budgétaires qui passent de 2.748 milliards de Fcfa à 2.647 milliards de Fcfa». Selon lui, le déficit budgétaire qui était attendu (4,7%), est passé à 5,2%. «Donc, on a un creusement de déficit de 47 milliards de Fcfa lié aux impacts de toutes les évolutions que nous avons connues dans l’environnement», a conclu le premier responsable de l’hôtel des Finances. BD/MD (AMAP)

Tournoi amical international de football: Un test grandeur nature pour les Aigles du Mali

Bamako, 08 août (AMAP) La sélection malienne de football participera, du 19 au 27 septembre en France, à un tournoi international avec la Côte d’Ivoire, le Ghana et Madagascar, après que la Confédération africaine de football (CAF) a reporté les matches des 3è et 4è journées des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), Côte d’Ivoire 2023, Le capitaine Hamari Traoré et ses coéquipiers participeront, en effet, à ce  tournoi amical international pendant la fenêtre FIFA de septembre. «C’est une initiative du  comité exécutif de la Fédération malienne de football (FEMAFOOT) , en collaboration avec l’agence Sidibé qui s’occupe de l’organisation des matches des Aigles à l’extérieur », a indiqué Kassoum Coulibaly dit Yambox, vice-président de la FEMAFOOT, chargé des sélections nationales. « On aurait aimé organiser ce mini-tournoi au Mali, comme la plupart des joueurs de la sélection nationale évoluent en Europe, c’est plus facile de les regrouper en France»,a expliqué M. Coulibaly. «Ce tournoi permettra au sélectionneur national, Eric Sékou Chelle de se faire une nouvelle idée sur son groupe avant les matches des 3è et 4è journées prévus en mars», a-t-il ajouté. Lors des deux prochaines journées des éliminatoires de la CAN 2023, le Mali affrontera la Gambie en aller-retour. La première manche est prévue au stade du 26 Mars et le deuxième acte, probablement au Sénégal, la Gambie ne disposant pas de stades homologués par la CAF. Pour mémoire, les protégés du sélectionneur Eric Sékou Chelle restent sur deux victoires, en autant de journées face, respectivement au Congo (4-0 au stade du 26 Mars) et au Soudan du Sud (3-1 dans un match délocalisé en Ouganda). Ainsi, après deux journées, les Aigles occupent la tête du groupe G avec 6 points, devant le Congo (2è, 3 points), la Gambie (3è, 3 points) et le Soudan (4è, 0 point). DB/MD (AMAP)  

L’Armée malienne se dote de nouveaux aéronefs de combat

Bamako 08 aout (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) renforcent leurs capacités opérationnelles avec l’acquisition de nouveaux aéronefs dont la cérémonie officielle de remise a été présidée, , mardi, à l’aéroport international de Bamako, par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. C’était en présente du Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga, du président du Conseil national de Transition (CNT), le colonel Malick Diaw, du ministre de la Défense et des anciens Combattants, le colonel Sadio Camara, et d’autres personnalités. « Les aéronefs de combat reçus parmi lesquels, certains ont été montrés en vol, sont constitués de Soukhoï SU-25, un chasseur bombardier spécialisé dans l’attaque au sol, capable de transporter des roquettes, des canons, des bombes et des missiles air sol. Son efficacité n’est plus à démontrer », a expliqué le chef d’état-major de l’Armée de l’air, le général de brigade Alou Boï Diarra. Le général Diarra a précisé qu’en plus des Soukhoï SU-25, l’Armée de l’air a, aussi, reçu des appareils L-39 Albatros. « Des avions d’attaque au sol plus légers mais qui sont, aussi, capables d’embarquer un armement très significatif, notamment des canons, des roquettes, des bombes et missiles », a-t-il détaillé. Ces appareils s’ajoutent à des hélicoptères d’attaques Mi-24 et des hélicoptères de transport Mi-8, en plus d’un Airbus Casa C295. « Tous ces appareils s’ajoutent à la flotte que nous avons déjà et sont complétés par des radars de surveillance de l’espace aérien et des moyens de défense sol-air pour la protection de notre espace aérien », a ajouté le chef d’état-major de l’Armée de l’air. MT/MD (AMAP)

L’OCI assure le Mali de son soutien pour relever les défis sécuritaire et économique (Secrétaire général)

Bamako, 08 août (AMAP) Le secrétaire général de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), Hissein Brahim Taha, a assuré, vendredi,  à Bamako les autorités transitoires maliennes du soutien de l’organisation commune. À sa sortie d’audience, le secrétaire général de l’OCI, qui a eu un tête-à-tête, le même jour, avec le chef de l’Etat malien, a confié à la presse qu’à travers cette visite de travail, son organisation est venue exprimer toute sa solidarité avec le Mali, d’abord en tant que membre fondateur de l’OCI. Et, « surtout, en raison de tous les problèmes auxquels ce pays membre est confronté, notamment sur les plans sécuritaire et économique. » «C’est un devoir pour nous de venir saluer le président de la Transition et lui dire combien l’OCI tient à la paix, à la stabilité et au développement du Mali», a déclaré Hissein Brahim Taha. Il a indiqué avoir échangé avec le colonel Assimi Goïta sur les liens de coopération et voir comment l’organisation peut «apporter un soutien effectif au Mali et aux autres pays membres. » Hissein Brahim Taha conduit une forte délégation de l’OCI qui a effectué, la semaine dernière, une visite de travail au Mali. La délégation a d’abord été reçue en audience, au palais de Koulouba, par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, en présence du secrétaire général de la Présidence, Mamadou Oulalé et le ministre des Affaires étrangères et de Coopération internationale, Abdoulaye Diop. Le haut responsable de l’OCI  s’est prononcé sur la situation globale du Mali, en mettant l’accent sur l’aspect sécuritaire. «Le Mali est attaqué. Nous pensons qu’il est en droit de se défendre et qu’il peut se défendre», a-t-il soutenu. Et d’ajouter : «Nous apporterons tout notre soutien à ce pays frère, ami et membre fondateur de notre organisation». L’hôte de marque a rappelé aussi que malgré les difficultés, l’OCI a toujours été aux côtés du Mali et poursuivra ses efforts comme d’habitude. Il assuré les autorités de la Transition de l’accompagnement de l’organisation commune pour la concrétisation de certains projets. En effet, l’OCI, en plus de la présence de la Banque islamique de développement (BID), est disposée à « soutenir plusieurs chantiers de développement dans les domaines des infrastructures routières, de la santé, de l’éducation… » Hissein Brahim Taha a précisé que ces secteurs connaissent également des «difficultés dans plusieurs autres pays membres de l’OCI». Quelques heures avant de rencontrer le chef de l’Etat, la délégation de l’OCI était au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale où elle a eu une séance de travail avec le ministre Abdoulaye Diop et ses collaborateurs. Au terme de cette séance, Hissein Brahim Taha et le chef de la diplomatie malienne ont animé une conférence de presse. Le visiteur de marque a expliqué qu’il a été suffisamment briefé par le ministre Diop sur la situation qui prévaut au Mali et dans la sous-région. Et que devant cette situation, l’OCI ne peut pas rester les bras croisés. «Face à l’insécurité politique, militaire et même alimentaire pour certaines régions, il faut agir très vite», a-t-il déclaré. Et donc nous, en tant qu’organisation, mobiliserons les pays membres qui ont les moyens pour soutenir ceux qui sont en difficulté». Selon Hissein Brahim Taha, cette mission lui a permis de toucher du doigt les problèmes au Mali. Il a assuré que le phénomène du terrorisme sera combattu à tous les niveaux par l’OCI. Un engagement bien apprécié par le chef de la diplomatie malienne qui a salué les multiples efforts consentis, dans divers domaines, par l’OCI en faveur du Mali. Estimant que le secrétaire général de l’OCI «constitue une autorité dans le monde islamique et arabo-musulman», le ministre Diop a invité Hissein Brahim Taha « à plaider la cause du Mali pour une meilleure compréhension de notre situation ». Il a, également, sollicité un accompagnement plus grand de l’organisation et de ses organes dont la BID. Crée en 1969 à Rabat, au Maroc, l’OCI a pour objectif principal de renforcer la coopération et la solidarité entre ses États membres et protéger les droits et intérêts du monde islamique. AT/BBC/MD (AMAP)

L’Algérie réaffirme son soutien au Mali sur la voie de la paix et la réconciliation (Communiqué)

Bamako, 08 août (AMAP) Les ministres algérien et malien en charge des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop et Ramtane Lamamra, ont eu dimanche, à Alger, un tête-à-tête sur les perspectives d’imprimer une nouvelle dynamique à la mise en œuvre de l’Accord de paix et de réconciliation au Mali issu du processus d’Alger. Selon un communiqué du gouvernement algérien cité par l’Agence algérienne de presse, les échanges entre les deux parties ont eu lieu dans  « le cadre des efforts en cours visant à favoriser une transition réussie en République du Mali », Les sujets au menu ont, aussi, concerné « le renforcement des relations de fraternité et de coopération qui unissent les deux pays ». Le déplacement du ministère Diop en terre algérienne rentre dans le cadre des consultations politiques régulières entre les deux pays. Selon le communiqué, Maliens et Algériens ont convenu de recommander « la poursuite des efforts conjoints pour densifier davantage le partenariat algéro-malien dans divers domaines et relancer les mécanismes de coopération bilatérale, y compris le Comité bilatéral stratégique dont la 18e session est prévue à Bamako, la Grande commission mixte ainsi que le Comité bilatéral frontalier.» Abdoulaye Diop et et Ramtane Lamamra se sont réjouis des résultats « encourageants » de la deuxième réunion décisionnelle de haut niveau tenue à Bamako du 1er au 5 août concernant notamment la question cruciale du désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) et certains aspects des réformes politiques et institutionnelles. Les deux ministres ont souligné la « nécessité de préserver et de soutenir cette dynamique positive de paix et de réconciliation en vue de conforter le processus en cours de réformes et de retour à l’ordre constitutionnel et favoriser une paix durable» au Mali. Ainsi, précise la même source, les chefs de la diplomatie des deux pays ont « arrêté les dates de la réunion du Comité de suivi de la mise en œuvre de l’accord (CSA) devant intervenir prochainement à Bamako sous la présidence de l’Algérie. » Le ministre Diop a salué « l’engagement personnel du président Abdelmadjid Tebboune en faveur de la paix et de la stabilité au Mali », en réitérant la reconnaissance du Mali « pour la solidarité active manifestée en tout temps à son égard par l’Algérie. » De son côté, M. Lamamra a assuré son homologue malien que, « compte tenu des responsabilités qu’elle assume à la tête de la Médiation internationale et du CSA, l’Algérie ne ménagera aucun effort pour soutenir les parties maliennes sur la voie de la paix et de la réconciliation », souligne le communiqué. MT/MD (AMAP)