La douane malienne saisit 159,5 kg de cocaïne à Kouremalé, frontière avec la Guinée

Bamako, 16 août (AMAP) Le bureau des douanes de Kouremalé, à la frontière du Mali avec la Guinée, a saisi pour près de 8 milliards de Fcfa de drogues, réalisant l’une des plus importantes opérations des douanes maliennes, selon les responsables de ce service Ce sont en tout 145 briquettes de cocaïne dissimulées dans un véhicule 4×4, en provenance de la Guinée sur lesquelles les soldats de l’économie ont mis la main. Le chef de bureau des douanes de Kouremalé a expliqué que cette importante saisie  est intervenue suite à l’interception, le 7 août dernier, d’un véhicule  en provenance de Guinée dont le conducteur sollicitait « un laisser-passer touristique ». Une demande à laquelle les douaniers n’ont pas accédé malgré l’insistance du suspect qui est « revenu à la charge avec d’autres pièces », selon le douanier. Ce n’est que cinq jours plus tard, après que l’individu a abandonné son véhicule que les douaniers ont procédé à sa fouille. En plus de quelques affaires personnelles du suspect, ils découvrent 145 briquettes de cocaïne « pure » dissimulées dans une cache aménagée sur sous le toit de la voiture. Le grand coup des éléments du bureau des douanes de Kouremalé a été salué par leur hiérarchie. Le directeur régional des douanes de Koulikoro, le lieutenant-colonel Mohamed Coulibaly, a félicité ses hommes pour le travail accompli. « Ce type de saisies représente beaucoup dans la mission de protection des populations contre le trafic de produit illicite que mène la douane », a indiqué le directeur régional des douanes de Koulikoro. Sur la question, le Directeur général des Douanes, l’inspecteur Général Amadou Konaté qui a félicité ses agents, a rassuré que les soldats de l’économie renforcent la vigilance à un moment où le corridor Guinée-Mali prend du volume. « Sur l’axe, nous travaillons à créer des mesures de facilitation, de célérité mais aussi de sécurité » a-t-il indiqué. MT/MD (AMAP)

Justice expéditive : Quand la clameur publique sévit

  Par Bembablin DOUMBIA Bamako, 16 août (AMAP) Bamako, au mois d’avril. Le Ramadan tire vers sa fin. Un lundi, il est environ 4 heures du matin, à Faladjè en Commune VI de la capitale malienne. Au moment où certains se préparent à prendre leur «shour» (le repas de l’aube pour les jeûneurs), deux présumés voleurs de basin sont poursuivis par des jeunes du quartier. «Aw yé sòn minè !», arrêtez les voleurs !», crient-ils à l’antienne. Presque tout le secteur s’est réveillé en sursaut par cette clameur publique. Le doux et agréable sommeil des paisibles habitants s’est arrêté brusquement pour vite laisser place au bruit et à la clameur. Quelques curieux ouvrent leurs portes pour être parmi les témoins oculaires. Quelques instants plus tard, les jeunes arrivent à mettre la main sur l’un des deux «malfrats», qui se fait rouer de coups jusqu’au sang. Son «complice», armé de pistolet, parvient à s’échapper, en menaçant la foule avec son arme. Aux environs de 5 heures 30 minutes, pendant que des musulmans accomplissaient la prière de l’aube, dans une mosquée du quartier, des agents du commissariat de police du 10è arrondissement et de la protection civile interviennent pour extirper le voleur lynché de la fureur de la foule. «Laissez-le pour qu’on l’achève», fulminent encore certains badauds, visiblement écœurés de constater que le délinquant est toujours en vie. Cette scène est fréquente à Bamako. Les populations sont enclines à se rendre justice, chaque fois qu’un voleur ou présumé tel se fait alpaguer. Signe patent du déficit de confiance en notre système judiciaire. Nombre de citoyens pensent qu’en remettant les délinquants aux forces de l’ordre, ceux-ci seront libérés sans connaitre la rigueur de la loi. Celui que nous désignons sous les initiales de O.K fait partie de ces partisans de la justice privée. Il explique crûment, à qui veut l’entendre, être un adepte de la mise à mort systématique des voleurs. Pour ce trentenaire, la plupart des malfrats sont des «criminels» qui utilisent les armes à feu et n’hésitent pas à s’en servir contre leurs victimes. Notre interlocuteur estime que si on conduit ces individus à la police, ils seront relâchés. D’après lui, ces délinquants « économisent de l’argent pour qu’en cas d’arrestation par les forces de l’ordre, ils puissent sortir. O.K fait remarquer que certains malfrats demandent, parfois, de les remettre à la police. Il raconte une anecdote selon laquelle un présumé voleur a été un peu aspergé d’essence par des lyncheurs. Tout effrayé, le délinquant a prié le ciel de le livrer à la police. Peine perdue ! «Il a finalement été tué par ses bourreaux», rapporte O.K. Une autre interlocutrice, qui éprouve un sentiment mitigé face à la pratique, raconte ce qui s’est passé dans leur quartier, une nuit, quand un présumé voleur a été arrêté par les voisins qui voulaient mettre fin à sa vie. «Quand nous avons entendu les bruits dans la rue, nous nous sommes réveillés. Ainsi, deux porteurs d’uniforme de notre maison sont sortis pour sauver le délinquant et le remettre à la police», raconte la dame. Signalant qu’à cause de cette situation, leur famille a été «traitée de tous les noms d’oiseaux» par la foule en furie. Ironie du sort : quelques jours après notre entretien, la moto de notre interlocutrice a été volée. Des situations ont failli tourner au drame, à cause de cet acte extrajudiciaire. B.C. habite dans un quartier de la rive droite du fleuve Djoliba, dans la capitale malienne. Le jeune homme, âgé d’une vingtaine d’années, explique avoir failli perdre un frère. Le «pauvre» est sourd-muet. Ce jour-là, il est sorti vers 5 heures du matin pour récupérer des oiseaux avec une connaissance. «Au retour, mon frère est tombé sur notre mère dans la cour. Par peur, il s’est glissé sous le véhicule. Du coup, notre maman a crié au voleur. C’est ainsi que pour le faire sortir de sa cachette, nous avons commencé à lui jeter des cailloux. C’est après qu’il a crié de toutes ses forces que nous l’avons reconnu», raconte B.C, en hochant la tête. Il avait été blessé et transporté à l’hôpital où il lui a été diagnostiqué une thrombose (caillot de sang) dans la poitrine. B. C explique que son frère s’est aujourd’hui bien rétabli. Heureusement ! HISTORIQUE – Sur la question, l’enseignant-chercheur Dr Seydou Loua rappelle que cette pratique du lynchage a commencé dans les années 90-91, avec les mouvements de contestation qui ont fait partir l’ancien président, le général Moussa Traoré. « A l’époque, rappelle-t-il, on l’appelait «L’article 320 (qui correspondait à 300 Fcfa de litre d’essence et 20 Fcfa pour la boite d’allumettes». Ainsi, les gens ont commencé à se rendre justice. Cela a continué aujourd’hui jusqu’à aujourd’hui, pratiquement, un peu partout au Mali. D’après l’universitaire, ce phénomène est dû à certaine frustration de la population quelle explique par le fait que lorsque les présumés voleurs arrivent à la police ou à la justice, souvent par manque de preuves, ils sont relâchés. Et, une fois libérés, ces derniers «reprennent du service». «Donc, la population, à un moment donné en a eu assez et a décidé de se rendre justice elle-même», soutient Dr Seydou Loua. « Il y a aussi le fait que certains présumés voleurs tuent des gens lors de leurs actes », ajoute notre interlocuteur. Cependant, selon l’universitaire, il existe souvent des cas d’erreur. «Il y a des gens qui ont été lynchés à mort et après on s’est rendu compte qu’ils étaient des innocents», déplore l’enseignant-chercheur. Parfois, les gens sont lynchés pour un rien. M. Loua raconte que dans son quartier, un jeune a été brûlé pour avoir volé un sac de charbon. Pour juguler ce phénomène, l’universitaire pense qu’il faut rendre, réellement, la justice lorsqu’un délinquant se fait attraper. «Parce que les populations ne vont pas arrêter le lynchage tant que les présumés voleurs se feront libérer deux ou trois jours après leur arrestation pour récidiver», déclare Dr Seydou Loua. Selon lui, la police doit, aussi, faire son travail de prévention, en intensifiant les patrouilles et les enquêtes afin de diminuer considérablement

Les douanes maliennes s’installent à Conakry, en Guinée

Par Ahmadou CISSÉ Bamako, 16 août (AMAP) L’ouverture d’une représentation des Douanes maliennes à Conakry, s’inscrit dans la perspective de l’accroissement du trafic commercial entre le Mali et la Guinée. Douaniers maliens et guinéens sont satisfaits de la coopération et entendent travailler conformément aux instructions des autorités politiques de faire de Conakry, port naturel, et le plus proche du Mali. Ce rapprochement permet à l’Administration douanière malienne de sécuriser les recettes et de faciliter la chaine logistique. Le directeur général des Douanes, l’inspecteur général Amadou Konaté, qui a séjourné à Conakry, en Guinée, a procédé à l’ouverture officielle de la représentation des Douanes maliennes au Port autonome de Conakry, vendredi dernier. Lors de cette à cérémonie organisée devant les locaux réhabilités dans l’enceinte du Port autonome de Conakry, l’inspecteur général Amadou Konaté, qui était accompagné à Conakry de quelques proches collaborateurs, a également installé dans ses fonctions le nouveau représentant qu’il a nommé à ce poste depuis peu. Dans la capitale guinéenne, dans l’enceinte des Entrepôts maliens en Guinée (EMAGUI), Maliens et Guinéens ont ainsi célébré une nouvelle dimension dans la coopération douanière. Le patron des Douanes maliennes, qui n’a pas caché sa fierté de voir concrétiser une instruction forte des autorités des deux pays, a été reçu par le Premier ministre guinéen par intérim qui a magnifié la grande qualité des rapports fraternels qui lient les deux parties. «A titre de rappel, l’implantation d’une représentation des Douanes maliennes en Guinée est une des recommandations fortes de la Grande commission mixte de coopération entre le Mali et la Guinée, tenue à Bamako les 27 et 28 avril 2017 derniers. Cette préoccupation, nous l’avons réitérée lors de nos travaux des 2è et 3è rencontres bilatérales qui ont lieu, respectivement, à Kourémalé-Guinée et à Bamako, les 11 et 12 août 2016 et les 8 et 9 février 2022», a rappelé le directeur général des Douanes maliennes, dans son intervention. » «Nos deux administrations douanières, conformément à la volonté affichée de nos plus hautes autorités, ont été instruites de travailler ensemble pour faire de Conakry, port naturel du Mali, le corridor le plus rentable. Nous disposons, si heureusement, de tous les instruments de coopération pour traduire dans les faits cette volonté clairement affichée de nos autorités pour le bonheur de nos populations. L’ouverture de la représentation des Douanes du Mali à Conakry en est une illustration», a-t-il dit. L’inspecteur général Amadou Konaté a insisté sur la nécessité de créer, de part et d’autre, les conditions nécessaires au basculement du trafic au profit des ports de Guinée. Son homologue des Douanes de la Guinée a annoncé que les recommandations des rencontres bilatérales connaissent un niveau de mise en œuvre satisfaisant avec plus de 10 points satisfaits sur les 21. « C’est le lieu de réitérer notre ferme volonté à poursuivre les efforts conformément aux instructions des plus hautes autorités guinéennes », a-t-il dit. En marge de cette inauguration du bâtiment logé dans l’enceinte des EMAGUI, la délégation malienne a visité les installations portuaires, notamment les portiques, les scanners, le parc automobile et les centres d’interprétation des images de scan. Du grand navire où les conteneurs et les engins sont en cours de déchargement, aux scanners, entrepôts et aires de stationnement, en passant par les salles d’imagerie, le responsable des Douanes maliennes a tout visité. A tous les niveaux, les opératifs du port ont rassuré sur la fiabilité des mesures de sécurité prises pour rendre compétitif le port de Conakry qui est en cours d’extension à 100% de sa capacité actuelle. AC/MD (AMAP)

Le président Macky Sall en visite à Bamako : « L’Afrique a le devoir d’accompagner le Mali »

Bamako, 16 août (AMAP) « L’ensemble de la communauté internationale, notre continent en tête, a l’obligation de soutenir le Mali pour mettre fin à la crise multidimensionnelle qu’il traverse », a déclaré, lundi, à Bamako, le président en exercice de l’Union africaine (UA), le chef de l’Etat du Sénégal, Macky Sall. A l’issue d’une visite de quelques heures dans la capitale malienne et au sortir d’un tête-à-tête, suivi d’une séance de travail et d’un déjeuner avec son homologue malien,  Macky Sall a confié à la presse que « cet accompagnement est d’autant plus nécessaire que les autorités de la Transition sont sur la bonne voie au regard des progrès accomplis. » Au palais de Koulouba, durant plus de trois heures, les deux personnalités ont évoqué les questions brûlantes concernant le Mali. Après ces entretiens avec la partie malienne, le président sénégalais a indiqué que sa présence au Mali « est l’expression d’un soutien au processus de transition qui vient de réaliser des progrès après quelques difficultés. » « Ces avancées ont conduit, il y a un peu plus d’un mois, à la levée des sanctions de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), a rappelé le président Sall. Selon lui, « il s’agit aujourd’hui d’accompagner le Mali dans cette voie pour le retour à un ordre constitutionnel normal dans le délai prévu conformément aux engagements des autorités ». LUTTE CONTRE LE TERRORISME – Les deux chefs d’État ont, aussi, discuté de la question du terrorisme. Sur ce sujet, le président du Sénégal a retenu que le Mali mérite le soutien de toute la communauté africaine et internationale dans sa lutte contre le fléau du terrorisme. « C’est un pays qui a beaucoup souffert et continue de souffrir tout en se battant avec résilience », a-t-il dit. Macky Sall soutient que les Nations unies, à travers la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) et certains partenaires, doivent être solidaires de cette lutte du Mali, du peuple malien et des autorités de la Transition contre le terrorisme. « Parce que, estime Macky Sall, c’est un fléau global qui doit nécessiter des réponses globales. L’affaire des 49 militaires ivoiriens qui a assombri les relations entre le Mali et la Côte d’Ivoire a ete, aussi, à l’ordre du jour des échanges. A ce propos, le président en exercice de l’UA a révélé qu’il a demandé, comme par le passé, des facilités au président Goïta, en vue de vider ce contentieux relatif aux militaires ivoiriens. Cela, afin de trouver des solutions africaines dans le cadre d’une solidarité africaine. Ainsi, le président sénégalais a noté la disponibilité du président de la Transition à dialoguer. « Le Mali reste disponible. Donc nous allons poursuivre avec la Côte d’Ivoire également. Je ne désespère pas, on y arrivera, Inch Allah !», s’est-il réjoui, avant de saluer les efforts du président Faure Gnassingbé qui a travaillé pour une solution ace problème. Globalement, le président Macky Sall s’est dit très satisfait de sa visite. «Je crois que les autorités de la Transition sont sur la bonne voie, il faut accompagner cela. C’est le maître-mot, accompagner cette Transition», a-t-il déclaré. Et d’évoquer les avancées honorables dans le processus de la Transition qui s’articulent autour de l’écriture de la nouvelle Constitution, l’agenda électoral. Pour lui, sa présence consistait à accompagner notre pays dans cette bonne direction afin d’arriver à la fin du processus de la Transition. En outre, les questions bilatérales qui ne manquent pas entre les deux pays ont été discutées. Elles ont trait à la problématique liée au commerce, au transit des marchandises et au chemin de fer. Macky Sall a confié que les deux délégations ont pris bonne note des échanges sur ces sujets. «Nous allons examiner et donner les réponses appropriées pour que toutes les barrières ou difficultés qui entravent le commerce, conformément à nos engagements dans le cadre de la zone de libre échange continentale, puissent sauter. Afin que le commerce soit équitable entre nos pays et que, finalement, il n’y ait pas un renchérissement des prix des marchandises du fait simplement de ces tracasseries», a-t-il conclu. Le président sénégalais et président en exercice de l’Union africaine a quitté Bamako, dans l’après-midi, pour N’Djamena et Libreville. OD/MD (AMAP)  

L’Armée française annonce la fin du retrait de Barkhane du Mali (Communiqué)

Bamako, 15 août (AMAP) L’Armée française a annoncé officiellement, lundi, qu’il n’y a plus de militaires de la force Barkhane sur le territoire malien avec la fin du retrait de l’opération anti-terroriste. « Le dernier détachement de la force Barkhane présent sur le sol malien a franchi la frontière entre le Mali et le Niger », a assuré l’état-major des armées françaises, dans un communiqué. Ces derniers militaires français, qui ont quitté le Mali, dans la matinée, provenaient « de la plateforme opérationnelle désert de Gao, transférée aux Forces armées maliennes» le même jour, a souligné l’Armée française. Son état-major rappelle que cette « ré-articulation » du dispositif militaire français hors du Mali fait suite à une décision prise par le président Emmanuel Macron le 17 février 2022. Après neuf ans sur le territoire malien, l’Armée française se retire dans contexte marquée par des relations tendues avec les autorités maliennes. En effet, suite à l’escalade de la tension politique entre dirigeants maliens et français, les autorités de la Transition ont sommé, le 18 février dernier, la force Barkhane de « quitter le territoire national sans délai». L’opération Barkhane a été lancée le 1er août 2014, à la suite des opérations Serval et Épervier. Sa mission était de lutter contre le terrorisme dans le Sahel, en collaboration avec les Armées nationales des pays où elle intervient. MT/MD (AMAP)

Les 49 militaires ivoiriens arrêtés à Bamako, au Mali, placés sous mandat de dépôt

Bamako, 15 août (AMAP) Les 49 militaires ivoiriens arrêtés par les Forces de sécurité maliennes le dimanche 10 juillet  dernier, à l’aéroport international président Modibo Keïta Senou, ont été inculpés ce vendredi pour « tentative d’atteinte à la sûreté de l’état » et mis « sous mandat de dépôt », selon des sources judiciaires proches du dossier. « Les 49 militaires sont effectivement inculpés et mis sous mandat de dépôt pour « atteinte à la sûreté de l’Etat », et d’autres motifs » a confirmé un responsable du ministère de la justice. Cette inculpation fait suite à l’ouverture d’une information judiciaire par le procureur général de la République près la Cour d’appel de Bamako, à travers un communiqué en date du 19 juillet 2022. Au-delà de la cette procédure judiciaire, les autorités maliennes et ivoiriennes avaient annoncé leur volonté de privilégier un règlement pacifique. A ce effet, le président de la République togolaise, Faure Eyadema a été mandaté pour faciliter le dialogue entre les deux pays. Un dialogue dont le premier round ayant regroupé d’importantes délégations des deux pays dans la capitale togolaise à Lomé, n’a pas pu entraver le cours normal de la justice. Les autorités ivoiriennes ont vigoureusement rejeté la qualification de « mercenaires » donnée par le gouvernement. Abidjan assure que ces soldats se trouvaient sur le territoire malien en mission pour le compte des Nations unies, dans le cadre des opérations de soutien logistique à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). AT/MD (AMAP)

Mali : Le président sénégalais arrivé à Bamako

Bamako, 15 août (AMAP) Le président sénégalais, Macky Sall, président en exercice de l’Union africaine (UA) est arrivé à Bamako ,lundi, pour une visite d’amitié et de travail de quelques heures, a constaté l’AMAP. À sa descente d’avion, il a été accueilli par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, en présence du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, du président du Conseil national de Transition (CNT), le colonel Malick Diaw, et de plusieurs membres du gouvernement. L’évènement a également enregistré la présence des autorités administratives et coutumières de Bamako ainsi que le corps diplomatique. Après le cérémonial d’accueil, le président Macky Sall a déclaré être porteur d’un message d’amitié et de bon voisinage, de l’Afrique auprès du peuple malien. Avant de rappeler que « le Mali est un pays important, un pays pivot en Afrique de l’Ouest. » L’objectif de cette visite, selon le président Sall, est d’échanger et travailler ensemble avec les autorités maliennes « pour une issue heureuse à cette Transition et aussi pour que le Mali retrouve sa place dans le concert des Nations africaines et internationales ». Selon le programme officiel de la visite, le chef de l’État sénégalais aura un tête à tête avec le colonel Assimi Goïta au Palais de Koulouba, avant une séance de travail élargie aux délégations des deux pays. Il est prévu que le colonel Assimi Goïta offre un déjeuner à son hôte du jour qui devrait s’adresser à la presse avant de repartir à Dakar. À noter que le chef de l’État sénégalais  effectue ainsi sa première visite officielle en territoire malien depuis le renversement du régime du feu président Ibrahim Boubacar Keïta. Cette visite du président Sall à Bamako intervient également quelques semaines après la levée des sanctions imposées au Mali par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union économique monétaire Ouest africaine (UEMOA). Le séjour de Macky Sall en terre malienne est mis à profit pour  discuter avec les autorités maliennes des questions liées à la coopération économique entre les deux pays. Le Mali est l’un des principaux partenaires économiques du Sénégal dans la sous-région ouest-africaine. AT/MD (AMAP)

Transfert : Mohamed Camara débarque à Monaco

Bamako, 15 août (AMAP) Le jeune milieu de terrain des Aigles du Mali, Mohamed Camara, s’est engagé, dimanche, avec l’AS Monaco, le club de la Principauté, pour les cinq prochaines saisons. Présent samedi au stade Louis-II pour assister au match Monaco-Rennes (1-1), le désormais ancien milieu de Salzbourg, a été acheté pour 15 M€ (environ 9,8 milliards de Fcfa) selon les informations du quotidien sportif français, L’Équipe. Sur sa page Snapchat, le joueur s’est dit content de rejoindre l’Hexagone pour un nouveau challenge. «Je suis très heureux de rejoindre un grand club comme l’AS Monaco. Après ma formation au Mali, j’ai eu l’opportunité de vivre de très belles saisons au sein du Red Bull Salzbourg où je me suis aguerri et où j’ai pu vivre une magnifique première expérience en Europe. Il fallait juste attendre le temps et la décision de Dieu», a réagi Mohamed Camara. Le directeur sportif de l’AS Monaco, Paul Mitchell ne tarit pas d’éloge sur l’ancien joueur du Réal de Bamako : «À seulement 22 ans, Mohamed possède déjà un palmarès significatif pour son âge. En plus des titres remportés avec le Red Bull Salzbourg, il a aussi vécu plusieurs épopées victorieuses avec les sélections de jeunes du Mali ». « Mohamed n’a cessé de progresser ces dernières saisons, réalisant des performances de haute volée en championnat mais aussi sur le plan international, en Ligue des champions d’Europe et avec le Mali. Il a cet état d’esprit tourné vers le collectif et la gagne. Son profil de milieu récupérateur complet sera un atout supplémentaire dans notre organisation collective», a ajouté Paul Mitchell. Il s’agit de la cinquième recrue du club monégasque, après les signatures de Takumi Minamino, Breel Embolo, Thomas Didillon et Malang Sarr. Avec cette signature, Mohamed Camara retrouvera une colonie des joueurs maliens en France, notamment Hamari Traoré (Rennes), Falaye Sacko (Montpelier), Ibrahima Koné (Lorient), El Bilal Touré (Reims), Boubacar Traoré (Metz). DB/MD (AMAP)

Le Premier ministre malien Choguel Kokalla Maïga en « repos forcé » (officiel)

Bamako, 13 août (AMAP) Le Premier ministre malien Choguel Kokalla Maïga, a été placé en « repos forcé » suite aux conseils avisés de son médecin, a annoncé  la Primature ce samedi, sur les réseaux sociaux. « Après 14 mois de travail sans répit, le Premier ministre, chef du gouvernement, Choguel Kokalla Maïga, a été mis en repos forcé par son médecin », selon cette source qui précise, également, que le chef du gouvernement reprendra ses activités « la semaine prochaine.» Choguel Kokalla Maïga a été nommé à la tête du gouvernement le 17 juin 2021 par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. AT/MD (AMAP)

Hajj et Omra : Le ministère saoudien autorise tous les types de visas

Bamako, 15 août  (UNA-AMAP) Le ministère saoudien du Hajj et de la Omra a permis aux titulaires de tous les types de visas et aux voyageurs de tous les pays, à des fins de tourisme et de visites, d’effectuer la Omra 2022, pendant leur séjour au Royaume d’Arabie saoudite, annonce l’Union des agences de presse de l’Organisation de la coopération islamique (UNA-OCI). Cette possibilité est offerte, aussi, aux voyageurs qui ont obtenu des visas des États-Unis d’Amérique, du Royaume-Uni et des pays Schengen, « dans le cadre des efforts déployés pour faciliter les procédures de la Omra et de fournir des services de qualité, conformément aux objectifs des programmes de la Vision 2030 du Royaume ». La plateforme « Maqam », en coopération avec nombre d’entreprises et d’agences de tourisme agréées, permet la possibilité d’obtenir un visa Omra pour ceux venant de l’extérieur du Royaume, et de choisir le forfait de services disponible sur l’une des plateformes électroniques agréées via le lien : https://maqam.gds.haj.gov.sa/. « Ceux qui ont obtenu un visa de visite familiale ou de visite personnelle peuvent effectuer la Omra facilement, en prenant rendez-vous via l’application « Eatamarna » tout en rendant visite à leurs parents et amis à l’intérieur du Royaume ». Pour effectuer la Omra, il est nécessaire d’obtenir une assurance maladie complète pour les visiteurs, qui comprend la couverture des frais de traitement contre l’infection par le coronavirus, les accidents personnels entraînant la mort ou l’invalidité, les retards ou annulations de vol, et d’autres questions. MD (AMAP)