Lutte contre le braconnage : Des «Rangers» bientôt déployés dans la boucle du Baoulé

Par Cheick Amadou DIA Bamako, 17 mar (AMAP) Des jeunes des villages riverains de la réserve de faune, le Parc national de la boucle du Baoulé, sont formés par la direction nationale des eaux et forêts aux techniques de surveillance et de traque des chasseurs illégaux dans les aires protégées. Ce Parc national de la boucle du Baoulé est une vaste zone protégée de près de 100 000 hectares. Elle s’étend de Siby à Kita, dans les Régions de Kayes et Koulikoro, dans le Sud-Ouest du Mali, jusqu’aux abords de la frontière mauritanienne. À cet endroit, le Baoulé, affluent du Bakoye, forme une boucle. Il comprend plusieurs écosystèmes comme les forêts galeries, les palmeraies, les forêts de bambous et des lacs. Les plus belles espèces d’antilopes africaines sont présentes dans la zone. Des girafes y ont été réintroduites. Les singes ainsi que les phacochères y abondent.  Le parc comporte quatre réserves naturelles que sont le Parc national de la Boucle du Baoulé, les réserves de la Fina, du Kongossambougou et du Badinko. Entre elles s’étendent des corridors non classés, correspondant essentiellement à des terroirs villageois.  En plus d’une flore et d’une faune variées, la boucle du Baoulé possède un important patrimoine archéologique avec, à ce jour, plus de 300 sites archéologiques identifiés. Ce qui lui a valu d’être classé en réserve de biosphère par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) en 1982. Aujourd’hui, malgré les efforts de préservation de l’État, ce patrimoine se dégrade gravement. Cela est dû, en particulier, à des facteurs humains comme l’exploitation illicite des ressources et la chasse illégale.  À cause de sa grande richesse faunique, la zone est l’objet de braconnage depuis des lustres. Les riverains rappellent que des amateurs de chasse de l’élite malienne de l’époque du régime militaire, entre 1968 et 1990, en avaient fait leur terrain de jeu. À cela, s’ajoutent des ressortissants d’un pays voisin qui en ont fait une activité lucrative. Ils venaient abattre d’énormes quantités de gibiers (des tonnes) qu’ils ramenaient dans leur pays, en toute impunité. Une anecdote raconte que des accrochages entre les agents forestiers appuyés par des éléments de l’armée, sur instruction des autorités militaires de l’époque, et des braconniers de ce pays ont tourné à l’incident diplomatique. Depuis lors, la surveillance de nos agents forestiers s’est accrue sur la réserve. Mais, leur effectif limité, ne joue pas en leur faveur, face à l’immensité de la réserve. Pour inverser la courbe, l’ONG «Biodur Sahel», à travers son Projet d’aménagement du bloc du Fina, dans la réserve de la biosphère de la boucle du Baoulé, en collaboration avec la direction nationale des eaux et forêts (DNEF), a lancé la formation de 21 jeunes «éco gardes», le 1er mars 2022. Au centre de formation des eaux et forêts de Tabacoro, à Bamako, nous avons rencontré le sous-lieutenant des eaux et forêts, Bisulbaba T. O. Kagnassi, chef du département lutte anti-braconnage du projet «BIOS» et chef secteur du Baoulé à l’Opération aménagement du parc national de la boucle du Baoulé (OPNBB). Accompagné de ses collaborateurs de l’armée, détachés pour la circonstance, il supervise les exercices. « La formation prévue sur un mois, avant le déploiement des hommes sur le terrain, porte sur l’aguerrissement moral et physique, l’aptitude militaire, la connaissance du GPS et les différentes missions anti-braconnage », a-t-il expliqué. Ces éco-gardes une fois formés, seront chargés de relayer les agents de l’État dans la mise en œuvre des politiques environnementales sur le terrain. Ils travaillent avec l’ensemble des acteurs (autorités politiques, agents de l’État et communautés locales). Les «Rangers» exercent un rôle de surveillance, de prévention, voire d’alerte en observant les milieux. À ce titre, ils sont appelés à faire un travail d’éducateur et se montrer en exemple pour les populations avec lesquelles ils sont en contact.  Dans leurs tâches quotidiennes, ils diagnostiquent l’état des milieux, identifient les dysfonctionnements et les nuisances (déséquilibre des écosystèmes, dégradation du paysage et des aménagements, les pollutions, etc.).  À la DNEF, on se réjouit de cette initiative qui, selon l’agent Kagnassi, sera d’un grand apport dans la lutte anti-braconnage dans son secteur. « Ces ‘supplétifs’ viennent combler un grand déficit d’effectifs dont souffre le service des eaux et forêts », rappelle-t-il. Aujourd’hui, le personnel du service se chiffre à moins de 1.000 agents. D’où l’interpellation des pouvoirs publics pour un recrutement massif dans le corps des Eaux et Forêts, pour la sauvegarde des millions d’hectares de couvert végétal au Mali ou de ce qui en reste, avec la coupe abusive du bois. CAD (AMAP)

Produits pétroliers : Les cours mondiaux tirent les prix vers le haut

Bamako, 17 mar (AMAP) À compter d’aujourd’hui, jeudi 17 mars 2022, le litre du super carburant (essence) sera vendu, au Mali,  à 762 Fcfa et le gasoil à 760 Fcfa, a décidé la Commission de suivi du mécanisme de taxation des produits pétroliers qui s’est réunie, mercredi, à l’Office national des produits pétroliers (ONAP). Cette mesure, consécutive à la flambée du prix du baril liée, à son tour, à la crise en Ukraine, est applicable à compter de mercredi 16 mars 2022 à minuit.  À sa sortie de réunion, le directeur général de l’ONAP, Modibo Gouro Diall, a expliqué que le contexte actuel est caractérisé par la flambée des cours mondiaux du pétrole. « Ces fortes augmentations selon lui, sont liées à la crise ukrainienne qui, de façon mondiale, a eu des répercussions sur les prix des produits pétroliers ».  Selon Modibo Gouro Diall, au mali,  depuis près de 16 mois, les consommateurs ont acheté le carburant au même prix qui est de 663 Fcfa pour le super carburant et 593 Fcfa pour le gasoil. « Cette reconduction, a-t-il ajouté, depuis novembre 2020, s’explique par le souci des autorités de la Transition d’œuvrer à préserver le pouvoir d’achat du consommateur. «L’État dans le souci de soutenir les consommateurs a sollicité les opérateurs pour que chaque partenaire puisse faire des sacrifices en vue d’avoir des prix soutenables. C’est ainsi qu’on a procédé à un certain nombre de réduction des charges. Nous avons eu à réduire le transport, la redevance d’usage routier et la marge des opérateurs qui a été diminuée principalement de 20 Fcfa par litre», a souligné M. Diall qui a, par ailleurs, annoncé que l’État a renoncé à une bonne partie des droits et taxes.  « Quant aux opérateurs, a-t-il poursuivi, ils ont aussi accepté de renoncer à une partie de leurs marges, en guise d’accompagnement des autorités ». Modibo Gouro Diall a salué le patriotisme et le dynamisme des opérateurs pour ce sacrifice. Et d’assurer que le souci des autorités est de faire en sorte que les prix à la pompe soient compatibles avec le pouvoir d’achat du consommateur. Pour sa part, le secrétaire permanent du Groupement des maliens professionnels du pétrole (GMPP), Ibrahim Touré, il  a indiqué que l’augmentation qui est intervenue, n’a rien à voir avec l’embargo de la CEDEAO, parce depuis cette sanction, le Mali pouvait s’approvisionner partout en produits pétroliers.  Ibrahim Touré a remercié le dynamisme des opérateurs pétroliers qui sont prêts, selon lui, à assurer la sécurité énergétique du pays. «Nous avons consenti à des réductions sur nos coûts d’approche pour que la population ne souffre pas gravement de l’augmentation. Nous avons revu nos marges et nos frais de transport à la baisse», a Ajouté M. Touré. Selon lui, l’État et les opérateurs économiques ont fait ce qu’il faut.  Le secrétaire permanent du GMPP a invité les consommateurs à accepter les efforts consentis par les deux parties. Avant d’ajouter que cette hausse a été imposée par la guerre en Ukraine qui a impacté le marché international.  Le 1er vice-président de l’Association des consommateurs du Mali (ASCOMA), Abdoul Wahab Diakité, a indiqué que par nature, les associations de consommateurs sont contre toute forme d’augmentation.  « Cependant, le contexte actuel nous oblige à accepter la situation »,  a dit M. Diakité. « S’il n’y avait pas eu cette augmentation, il y aurait, certainement, une pénurie sur le marché. Finalement, ce sont les spéculateurs qui allaient prendre le train », a-t-il soutenu.  «Ce que je déplore, c’est que le gouvernement malien communique très peu. Parce que depuis plus d’un an, le gouvernement est en train de faire des efforts, les opérateurs économiques en font autant. Malheureusement, ces actions ne sont pas connues par le grand public», a souligné Abdoul Wahab Diakité. AG/MD (AMAP)

Culture : La 14ème édition de la Rentrée littéraire du Mali se déroulera au mois de mai

Bamako, 17 mars (AMAP) La 14ème édition de la rentrée littéraire du Mali se déroulera du 10 au 14 mai 2022 à Bamako, Sikasso, Djenné et Tombouctou, sous le thème : « Territoires et imaginaires », a appris l’AMAP de source proche des organisateurs. L’annonce a été faite mardi par les organisateurs au cours d’une conférence de presse organisée dans un restaurant de la place de Bamako. La conférence était animée par le directeur de la Rentrée littéraire du Mali, Ibrahima Aya, en présence de Sékou Fofana, responsable technique de la Rentrée littéraire du Mali et d’autres invités de marque. Les conférenciers ont saisi l’occasion pour préciser que d’habitude, la Rentrée littéraire du Mali se déroule au mois de février. Cependant, ils ont déclaré que compte tenu de la situation de crise sécuritaire, politique, sanitaire et économique que traverse le Mali, la rencontre a été reportée au mois de mai, précisément les 10, 11, 12 13 et 14 à Bamako, Sikasso, Djenné et Tombouctou. Selon les conférenciers, l’embargo imposé au Mali fait que certains écrivains invités ne pourront pas faire le déplacement. Mais d’ici le mois de mai prochain, le directeur de la Rentrée littéraire du Mali, Ibrahima Aya, espère une amélioration de la situation pour la tenue de cette rentrée littéraire. Le conférencier a noté que beaucoup d’écrivains prendront part à cette édition de la rentrée littéraire du Mali. « La rentrée littéraire est un événement d’envergure. C’est un espace de rencontre. C’est un événement qui mobilise les acteurs du monde de la culture, les professionnels du livre. C’est un événement dans l’agenda culturel. La rentrée littéraire : ce sont les échos du monde, mais les réalités de notre pays aussi », a souligné Ibrahima Aya. « Nous vivons des temps violents. Des temps d’endurance et d’incertitudes », a -t-il ajouté. A cet effet, il a souhaité le retour à la paix au Mali avec un plan « B » notamment l’organisation de l’événement par vidéoconférence au cas où la crise perdurait. L’objectif de la rentrée littéraire est de contribuer à la structuration du livre à travers la promotion des écrivains. M. Sékou Fofana, responsable technique de la Rentrée littéraire du Mali, a évoqué le rôle de la presse dans la vulgarisation des livres et la promotion des écrivains. Il a enfin souligné que l’un des objectifs de l’événement est de faire des enfants des lecteurs à travers la sensibilisation.  KM (AMAP)

Le gouvernement du Mali annonce une procédure de suspension de RFI et de France 24

Bamako, 17 mar (AMAP) Le gouvernement malien a annoncé, mercredi 16 mars, qu’il engage une procédure pour suspendre « jusqu’à nouvel ordre », la diffusion de Radio France internationale (RFI) en ondes courte et FM et de France 24. Dans un communiqué, le gouvernement ajoute que la « mesure concernera également toutes les plateformes digitales de ces médias sur toute l’étendue du territoire national ». En outre, la rediffusion et la publication des émissions et articles de presse de RFl et de France 24, seront aussi interdites « pour les radios et télévisions nationales, ainsi qu’aux sites d’information et journaux maliens, dès l’entrée en vigueur de la mesure de suspension », détaille un communiqué gouvernemental. Ces décisions interviennent après la diffusion par les médias concernés de « fausses allégations faisant état d’exactions commises par les Forces Armées Maliennes (FAMa), contre des civils, de violation des droits de l’homme et du Droit International Humanitaire », explique la même source. Le gouvernement précise que ces « fausses allégations sans aucun fondement » ont été publiées, le 8 mars dernier, dans une déclaration de la Haute-commissaire des Nations unies aux Droits de l’homme, Michèle Bachelet. Mais, également, dans un rapport de l’ONG Human Right Watch, le 15 mars 2022 et dans un reportage de RFI, le 14 et 15 mars 2022. « En considérant la synchronisation de ce matraquage médiatique, le gouvernement en déduit une stratégie savamment préméditée visant à déstabiliser la Transition, démoraliser le Peuple malien et discréditer les vaillantes FAMa », souligne le communiqué du gouvernement avant de rejeter « catégoriquement ces fausses allégations contre les vaillantes FAMa ». Selon le communiqué, certaines allégations, en particulier celles avancées par RFI, n’ont d’autres objectifs que de « semer la haine en ethnicisant l’insécurité au Mali et dévoilent l’intention criminelle de journalistes dont certains n’ont pas séjourné au Mali », depuis plus d’un an. Ainsi, poursuit le communiqué, « le Gouvernement rappelle que les agissements de RFI et de France24 ressemblent, dans un passé récent, aux pratiques et au rôle tristement célèbre de la radio  » Mille Collines  » dans un événement tragique survenu en Afrique ». Par la même occasion, les autorités réaffirment leur « soutien total, ainsi que celui du peuple à nos vaillantes FAMa qui respectent les droits humains et agissent toujours avec professionnalisme dans la lutte contre le terrorisme ». Le gouvernement assure que « tous les cas avérés de violation de droits de l’homme et du Droit International Humanitaire impliquant des éléments des forces de défense et de sécurité font systématiquement l’objet d’enquête impartiale et les auteurs sont toujours sanctionnés conformément à la législation nationale ». Et d’inviter le peuple malien à « rester vigilant, à faire preuve de discernement et à soutenir les Autorités de la Transition dans leur noble mission de sécurisation de notre pays et de défense exclusive des intérêts supérieurs du peuple malien ». MT/MD (AMAP)

Alousséni Sanou : «Le gouvernement a renoncé à 115 milliards de Fcfa de droits de douanes et de redevances autoroutières pour maintenir les produits pétroliers accessibles »

Par Cheick Moctar TRAORE Bamako, 17 mar (AMAP) De novembre à la date d’hier, mercredi 16 mars 2022, le gouvernement a renoncé aux droits de douanes et de redevances autoroutières dont le cumul atteint 115 milliards de Fcfa, pour permettre aux Maliens, notamment, les couches défavorisées d’avoir, jusqu’ici, accès au carburant à un prix raisonnable. Dans un entretien accordé, mercredi, à l’AMAP, le ministre de l’Économie et des Finances a expliqué les raisons de la hausse des prix du carburant,  rappelant, ensuite, ces efforts financiers consentis par le gouvernement pour maintenir les prix des produits de grande consommation à des niveaux abordables. Ce qui avait permis de maintenir le prix à la pompe du super carburant (essence) à 663 Fcfa et le gasoil à 593 Fcfa. Mais, le super, qui était de 663 Fcfa, passe désormais à 762 Fcfa soit une augmentation de 14%. De 593 Fcfa, le litre de gasoil coûte désormais 760 Fcfa, soit une hausse de 28%. En effet, rappelle le ministre en charge des Finances, le super rendu Dakar coûtait 278 Fcfa, contre de 282 pour le gasoil au mois de novembre. «Aujourd’hui, nous sommes à 585,96 Fcfa pour le super soit une hausse de 115% par rapport à novembre. Le gasoil est aujourd’hui cédé 637,20 Fcfa soit une augmentation de 126%. Ces augmentations n’ont pas impacté le prix à la pompe. D’où le manque à gagner total de 115 milliards de Fcfa», a expliqué Alousséni Sanou. Cette hausse progressive du prix du baril à l’international combinée à la crise opposant la Russie à l’Ukraine a fini par avoir raison de ce « volontarisme humaniste et patriotique du gouvernement ». L’Exécutif à qui, souligne le ministre Alousséni Sanou, le président de la Transition a toujours instruit de faire «tout ce qui est possible pour soulager nos concitoyens». À titre d’exemple, le super rendu Dakar coûtait 409 Fcfa au moins de février. Il est passé aujourd’hui à 585,96 Fcfa. Le gasoil qui y valait 400,76 Fcfa y est aujourd’hui cédé 637,20 Fcfa. Ce qui correspond à une augmentation respective de 43% pour le super et 59% pour le gasoil, analyse le patron de l’hôtel des Finances. Dans ces conditions, tous les intervenants dans la chaine de fixation des prix des hydrocarbures, unanimes sur le caractère inévitable de cette hausse, ont dû encore faire des efforts énormes. Afin, selon le ministre, « de minimiser le niveau de la hausse pour le consommateur ». « En la matière, précise M. Sanou, les frais de douanes ont été majorés de 27%. Les frais d’approche qui couvrent les frais des opérateurs, ont été réduits de 27% et les redevances autoroutières ont été réduites de 60 à 75%. «Il faut, ici saluer les opérateurs maliens qui ont accepté que leur marge soit réduite de 33% sur le super et de 50% sur le gasoil», a précisé le ministre Alousséni Sanou. À l’arrivée, le manque à gagner est énorme pour les douanes. Rien qu’au mois de mars, les efforts du gouvernement, en termes de réduction des droits de douanes et de redevances autoroutières, s’élèvent à 2,9 milliards de Fcfa sur les droits de douanes et 2,2 milliards de Fcfa sur les redevances autoroutières. « Ce qui fait un total de 5,1 milliards de Fcfa sur un mois », a évalué le ministre Sanou, ajoutant qu’aucun sacrifice ne sera de trop pour soulager les Maliens. Toutefois, comme pour compenser cette situation qui «pourrait être temporaire», le gouvernement est à pied d’œuvre pour réduire davantage les prix des denrées de première nécessité, notamment le riz, l’huile pour permettre aux consommateurs de passer le mois de Ramadan en toute quiétude, a annoncé le locataire de l’hôtel des finances. Il a rappelé, ensuite. que des dispositions sont prises à cet effet pour un approvisionnement correct du pays. Pour ce faire, a-t-il ajouté, des échanges sont en cours avec les opérateurs de gaz pour assurer un approvisionnement correct du pays en gaz et à un prix raisonnable. CMT/MD (AMAP)

Koulikoro : Assises du comité régional d’orientation, de coordination et d’évaluation du PRODESS 2022

Koulikoro 17 mars (AMAP) La réunion annuelle du comité régional d’orientation, de coordination et d’évaluation du programme de développement socio -sanitaire (PRODESS) de la région de Koulikoro s’est tenue mercredi dans la salle de conférence du gouvernorat sous la présidence du directeur de cabinet du gouverneur, Sofiana Maïga, a constaté l’AMAP. C’était en présence de la directrice régionale de la santé DR Najim Oura Diallo, les représentants des services centraux, le représentant des partenaires techniques et financiers et de tous les acteurs de la santé. L’objectif de ces assises était de valider les bilans techniques et financiers de l’année 2021 et les programmations de l’année 2023 du secteur santé, développement social et l’économie solidaire et promotion de la femme de l’enfant et de la famille. Il s’agissait aussi selon la directrice régionale de la santé DR Najim Oura Diallo d’évaluer les recommandations du CROCEP  2021 ,de valider les bilans techniques et financiers 2021  des directions régionales et des districts sanitaires, d’adopter les plans opérationnels ( OP) des trois directions régionales et des districts sanitaires et d’élaborer en tenant compte des plans quinquennaux de développement, sanitaires et social  et des orientations nationales pour le secteur santé ,développement social et promotion de la femme, le cadrage budgétaire et faires des recommandations pour la mise en œuvre des activités programmées pour 2023. « Ces assises d’évaluation et de planification des activités sanitaires et sociales se tiennent dans un contexte essentiellement marqué par la gestion quotidienne des conséquences de la crise politico- sécuritaire et sanitaires que le pays connait et les reformes en cours du système de santé » a souligné le directeur de cabinet du gouverneur Sofiana Maïga . Malgré tout il s’est réjouie des résultats enregistrés au cours de l’année écoulée entre autres 244 centres de santé ont assuré la disponibilité du paquet minimum d’activités (PMA) dont 4 réalisations en 2021 donnant ainsi accès à 52,68% de la population dans un rayon de 5 km, dix (10) centres de santé de référence ont assuré le rôle de première référence dans le cadre de l’offre du paquet complémentaire d’activités (PCA). Il a également évoqué que 715127 cas de paludisme ont été enregistré avec 421 décès ,28680 cas de malnutrition dont 150 décès ,2487 cas de covid 19 dont 18 décès avec le maximum à Kalabancoro et Kati. Selon le représentant des  partenaires techniques et financiers (PTF) Blaise  Pascal  Ky « Au Mali malgré d’importants progrès réalisés par l’Etat et ses partenaires des défis réels demeurent notamment en matière de lutte contre le paludisme ,la réduction de la mortalité maternelle ,infantile et infanto – juvénile ,la lutte contre les maladies émergentes ,l’amélioration des indicateurs de la vaccination ,disponibilité permanente des médicaments de qualité irréprochables ,promotion de l’hygiène en milieu de soin ,la lutte contre les inégalités sociales, promotion du bien-être de la famille ». Deux jours durant, plusieurs communications ont fait l’objet de présentation suivi  de débats .Il s’agit entre autres, de l’état d’exécution des recommandations du CROCEP2021 , de la présentation de bilans 2021 et plan opérationnel 2023 des districts sanitaires de la région, de la présentation du compilé régional des bilans 2021 et PO 2023 des équipes de santé, du développement social, promotion de la femme, présentation synthèse canevas décentralisation, de la présentation sur les décès maternels et périnatals, de la situation épidémiologique et de la COVID 19 et du (FBR )financement basé sur les résultats . Les participants ont recommandé entre autres, le paiement régulier des quottes parts de la caisse référence- évacuation, le renouvellement de toutes les ASACO et FELASCOM en fin de mandat, la transmission de la liste des établissements de santé privés à l’administration entre autres. Après la validation du plan opérationnel et les programmations de l’année 2023 du secteur santé, du développement social, et économie solidaire et promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, la directrice régionale de la santé de Koulikoro s’est réjouie des résultats des travaux. « Les résultats qu’on a atteints aujourd’hui dans la région sont assez satisfaisants, les défis sont encore là et on va se mettre ensemble pour les relever », a promis Dr Najim Oura Diallo. AM/KM (AMAP)

Nouveaux prix des hydrocarbures au Mali : 762 Fcfa le litre d’essence et 760 Fcfa celui du gasoil

Bamako, 17 mar (AMAP) Les prix des hydrocarbures au Mali ont pu être maintenus à un niveau acceptable à savoir 762 f le litre d’essence et 760 f le litre du gasoil, malgré une hausse, a-t-on appris, mercredi, de source officielle. Il ressort  des différentes explication du ministre de l’Economie et des Finances, Alousseni Sanou, du directeur général de l’Office national des produits pétroliers (ONAP), Modibo Diall, des représentants des opérateurs des produits pétroliers et des consommateurs, intervenant sur la télévision publique, que les autorités maliennes ont procédé « à la réduction d’un certain nombre de taxes sur les hydrocarbures pour rendre soutenables les prix en République du Mali. » La flambée des prix des hydrocarbures sur les marchés internationaux, exacerbée par la guerre entre la Russie et l’Ukraine, a engendré l’augmentation du prix du carburant pour les consommateurs du monde entier. Face à cette situation le gouvernement du Mali a, également, « invité les opérateurs à réduire leur marge bénéficiaire pour soutenir la population et les autorités ». Par ailleurs, depuis novembre 2020 et jusqu’en février 2022, malgré la hausse continue des prix sur le marché internationale, l’Etat rappelle avoir « maintenu les prix au même niveau, c’est-à-dire 663 Fcfa pour le litre d’essence et 593 Fcfa le litre de gasoil, avec les efforts consentis des pétroliers ».  « Ce qui a occasionné une perte de près de 115 milliards de Fcfa pour les caisses l’Etat », a dit le ministre de l’Economie et des Finances sur la télévision publique. MD (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 16 mars 2022

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 16 mars 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État.  Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a :  –  adopté des projets de texte ; –  procédé à une nomination ; –  et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES  1. Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant les modalités d’application des dispositions du Code des Personnes et de la Famille, relative à la nationalité malienne.  L’état des personnes et de la famille est régi au Mali par la Loi n°2011-087 du 30 décembre 2011 portant Code des Personnes et de la Famille. Le Code des Personnes et de la Famille prévoit qu’un décret pris en Conseil des Ministres fixe les modalités d’application des dispositions relatives à la nationalité.  Le projet de décret adopté précise entre autres :  –  les éléments de la procédure pour les différentes formes d’acquisition ou de perte de la nationalité ; –  les modalités de la déchéance de la nationalité ; –  les éléments d’appréciation de la moralité du demandeur, de son degré d’intégration et du service exceptionnel ; –  la liste des pièces à fournir et le taux de chancellerie. Ces différentes précisions vont résorber les divergences d’interprétation et guider les usagers dans leurs démarches pour acquérir ou décliner la nationalité malienne. 2. Sur le rapport du ministre des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes, le Conseil des Ministres a adopté un projet d’ordonnance portant création de la Maison du Hadj.  La Maison du Hadj a été créée par la Loi n°04-028 du 27 juillet 2004 avec pour mission de contribuer à la gestion du pèlerinage et de la Oumra.  Après plus d’une décennie d’application, la Maison du Hadj est confrontée à des difficultés liées entre autres à la confusion des rôles des multiples acteurs intervenant dans l’organisation du pèlerinage.  Le projet de loi adopté vise à pallier ces difficultés, prendre en compte les recommandations des missions de contrôle pour une meilleure organisation du Hadj sur les Lieux Saints de l’Islam.  AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES  Le Conseil des Ministres a procédé à la nomination suivante :  AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS DE L’HOMME :  – Secrétaire général :  Monsieur Boubacar Sidiki DIARRAH, Magistrat.   AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS  Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une augmentation du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente.  Le Président de la Transition, Chef de l’Etat appelle la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie.  Bamako, le 16 mars 2022 Le Secrétaire général du Gouvernement,  Mahamadou DAGNO  Officier de l’Ordre national 

La quantité de riz vendue sur les marchés ruraux dans la zone Office du Niger a baissé, selon l’Observatoire du marché agricole

Bamako, 16 mar (AMAP) Les prix des céréales enregistrés, sur les marchés ruraux,  la semaine dernière, sont stables pour 72%, en hausse pour 25% et en baisse pour seulement 3%, selon les résultats de l’enquête hebdomadaire de l’Observatoire du marché agricole (OMA-APCAM), sur la période du 3 au 9 mars dernier. Dans un communiqué, l’observatoire indique avoir fait le « même constat sur les marchés de consommation, où la tendance de 90% des prix collectés est la stabilité, contre 8% à la hausse ». Seulement 3% des prix enregistrés sont en baisse.  « Cette tendance progressive à la stabilité est consécutive à l’amélioration de la situation sécuritaire en certains endroits du pays et la poursuite de l’assistance alimentaire aux populations vulnérables à travers le pays », indique le communiqué de l’OMA-APCAM. En revanche, les quantités de riz vendues sur les marchés ruraux dans la zone Office du Niger ont baissé. Celles expédiées de cette zone vers d’autres localités du Mali ont légèrement augmenté de l’ordre de plus 6%. Dans le District de Bamako, la capitale, par rapport à la semaine précédente, les prix à la consommation sont restés globalement stables. Ainsi, les prix au détail couramment pratiqués ont été de 250 Fcfa le kg pour le maïs, 300 Fcfa pour le mil, le sorgho et le maïs pilé, 350 Fcfa pour le mil/sorgho pilés, 375 Fcfa pour les riz importés RM40 thailandais et vietnamien et pour le riz brisé importé. Le kg du riz local Gambiaka a gagné 425 Fcfa, contre 600 Fcfa pour le fonio et 650 Fcfa pour le Niébé.  Selon la même source, le sac de 100 kg a coûté 23.000 Fcfa pour le maïs, 27.000 Fcfa pour le sorgho, 28.500 Fcfa pour le mil, 34.000 Fcfa pour le riz brisé importé thailandais et pour le riz RM40 importé, et 37.000 Fcfa pour le riz local Gambiaka.  Les prix aux consommateurs des riz importés brisés et RM40 sont supérieurs non seulement par rapport à la même semaine de l’année dernière mais, aussi, par rapport à la moyenne des prix des cinq dernières années. Par rapport aux pays de la sous-région dont les prix sont disponibles, notre pays occupe la première place pour le mil/sorgho. Il vient en deuxième position pour le maïs et le riz de grande consommation après le Burkina. Les prix de l’aliment bétail à base de graine de coton sont restés relativement stables par rapport à la semaine écoulée. Ces prix ont varié entre 5.000 et 12.000 Fcfa pour les sacs de 40 et 50 kg. Dans les capitales régionales, les prix du sac de 50 kg de l’aliment bétail à base de graines de coton ont été de 9.000 Fcfa à Bamako, 9.500 Fcfa à Mopti, 11.000 Fcfa à Sikasso, 11.500 Fcfa à Ségou et 12.000 Fcfa à Koulikoro. Le sac de 40 kg a été vendu à 8.000 Fcfa à Gao et 9.500 Fcfa à Tombouctou. Pour améliorer la disponibilité céréalière au Mali, le gouvernement a adopté une série de mesures comme la suspension, depuis le 6 décembre 2021, des exportations de mil, sorgho, maïs et riz local et l’autorisation des importations commerciales de riz à taxes réduites de moitié jusqu’à hauteur de 300.000 tonnes. De plus, l’État envisage d’importer 180.000 tonnes de riz et acheter 20.000 tonnes de riz locaux, révèle le communiqué. AMK/MD (AMAP)

Relecture du Code de justice militaire : L’avant-projet de texte en cours de validation 

Bamako, 16 mar (AMAP) L’atelier de validation de l’avant-projet du Code de la justice militaire se tient depuis, mardi, à l’Ecole de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye (EMP-ABB), à Bamako, avec pour objectif, pendant deux jours, de présenter et d’expliciter le Code de justice militaire dans sa nouvelle forme aux participants ainsi que de tirer profit de leurs recommandations. Depuis une dizaine d’années, le Mali vit le conflit et l’instabilité politique avec son corollaire de défis à relever en termes de droits de l’Homme et de droit international humanitaire. De novembre 2020 à décembre dernier, a rappelé le directeur de la Justice militaire, le colonel Boubacar Maïga, plus d’une trentaine d’affaires ont été jugées par les tribunaux militaires de Mopti (Centre) et Bamako, la capitale. Ces dossiers « ont permis, à l’épreuve de la pratique, de mettre en exergue les insuffisances, les anachronismes et les difficultés liées à l’inadaptation du Code de justice militaire avec le Code pénal et le Code de procédure pénale », a fait noter le colonel Boubacar Maïga. Le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara, qui présidé l’ouverture des travaux, en présence de son collègue de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mahamadou Kassogué, a  rappelé que « ces dernières années, la judiciarisation croissante des opérations militaires dans la lutte contre le terrorisme a mis en exergue la sensibilité du respect des droits de l’Homme, du droit international humanitaire et de la lutte contre l’impunité ». Selon le colonel Camara, les défis qui se posent, aujourd’hui, à notre pays « requièrent de bâtir un système de justice efficace, performant, crédible et jouissant de la confiance des populations ». «La lutte contre l’impunité et la refondation du Mali prônées par les autorités de la Transition passent par ces réformes qui sont nécessaires pour adopter les bonnes pratiques», a indiqué le ministre Camara. Avant d’inviter les participants à un examen approfondi de l’avant-projet du code de justice militaire afin d’aboutir à un document adapté à nos réalités et à nos besoins. Vieux de plus de 25 ans, le Code de justice militaire a des insuffisances et nécessite, aujourd’hui, une relecture. Les acteurs de la justice militaire sont confrontés à des difficultés liées, notamment au renouvellement du mandat des magistrats de l’ordre judiciaire affectés dans les juridictions militaires et à l’absence de précision sur la prise en compte ou pas de la qualité de militaire de la personne poursuivie au moment des faits.  S’y ajoutent l’absence de la procédure de flagrance et de la plainte avec constitution de partie civile, celle de la question de lieu de détention des militaires, en cas de mandat de dépôt ou d’arrêt ainsi que l’interdiction des avocats étrangers de plaider devant les juridictions militaires.  Pour pallier ces dysfonctionnements, un atelier de cadrage a réuni, en septembre dernier, le commandement militaire, les acteurs de la chaine pénale et les partenaires internationaux sur la relecture du Code de justice militaire. À l’issue de cette rencontre, les participants ont demandé, entre autres, l’attribution de l’ordre de poursuite au procureur militaire, après une consultation obligatoire du ministre de la Défense et des Anciens combattants et l’insertion d’une disposition relative à la mise à disposition des militaires devant les services de police judiciaire.  L’atelier a, également, recommandé la révision de la carte judiciaire, l’introduction de nouvelles infractions, la création du double degré de juridiction militaire et l’insertion de la prévôté. BD/MD (AMAP)