Diéma : Accueil populaire des marcheurs de Dakar à Bamako

Diéma, 18 mar (AMAP) Les populations du Cercle de Diéma (Ouest) ont accueilli en grande pompe, vendredi après-midi, les marcheurs de l’Association marche internationale Dakar-Thieytou, une ONG sénégalaise, partis de Dakar pour rallier Bamako à pied. Le préfet Abdoul Nasser Maiga, devant une foule nombreuse pour occuper les artères principales du Rond-point central, au quartier Razel, a exprimé son soutien aux marcheurs panafricains. « Votre acte vise à renforcer l’union, la paix et la cohésion sociale entre tous les peuples africains de façon générale » qui devraient rester soudés pour venir à bout de tous les obstacles jonchant leurs parchemins, a-t-il dit. Le préfet Maïga a qualifié les marcheurs de « bons patriotes, qui se sont engagés à parcourir, à  pied, le corridor Dakar-Bamako, sur une distance de 1 360 kilomètres, pour exprimer leurs désapprobation des sanctions injustes et inhumaines infligées au Mali par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA). Ces jeunes héros, au nombre de 25 dont 6 filles, âgés de 18 ans et plus, de plusieurs nationalités, ont initié cette marche de 1 362 km (distance Bamako-Dakar) pour apporter leur soutien aux autorités de la Transition au Mali. A travers leur effort, les marcheurs veulent, également, exprimer leur soutien et leur compassion aux peuples africains dans leurs diversités ethnique, culturelle et religieuse. Les invitant à l’union sacrée pour braver tous les obstacles sur leur itinéraire de développement. Le maire de la Commune rurale de Diéma, Abdoulaye Sissako, s’est dit « plus que comblé » par l’arrivée des marcheurs dans sa commune. Il réaffirmé sa ferme volonté de faire en sorte que leurs hôtes ne manquent de rien durant leur bref séjour, « conformément aux règles dans le Kaarta, en matière d’hospitalité ».  Selon l’édile, ce périple des marcheurs « témoigne de la solidarité et du soutien du peuple sénégalais à l’endroit du Mali qui depuis le mois de janvier dernier « est dans l’étau » de sanctions d’organisations régionales.   Le président du Conseil de Cercle, Makan Koma a réitéré l’accompagnement des collectivités territoriales pour la bonne réussite de la marche entreprise, en tout cas pour ce qui concerne l’étape du Cercle de Diéma. Il a invité tous les peuples africains à s’unir pour faire face à l’adversité. « Il est temps, dit- il, de prendre nos responsabilités pour nous extirper de la domination occidentale et devenir de vrais africanistes, capables de surmonter seuls nos difficultés ».   Le président du Comité national d’accueil, Ibrahim Asuawiakoye a parlé du rôle de la section qu’il dirige qui a consisté en la coordination, l’organisation et la mobilisation de la marche, tout au long du corridor Dakar-Bamako ». Il a remercié les autorités locales de Diema qui n’ont pas ménagé leur peine pour faciliter leur tâche.   Selon Sékou Keïta, représentant la commission logistique, des difficultés perdurent. Il s’agit notamment du transport des bagages des marcheurs d’une localité à une autre, l’état des chaussures des marcheurs dont les semelles sont totalement usées, l’insuffisance de matelas, de moustiquaire pour les marcheurs. Et surtout la dotation en ambulance médicalisée pour assurer le transport des cas d’urgence.   Le porte-parole des marcheurs Samori Touré, a parlé, lui, des problèmes de circulation occasionnés souvent par l’embouteillage des gros porteurs à l’entrée de certaines villes. Autrement, il a apprécié « l’accueil chaleureux et enthousiaste que les populations (leur) réservent à chaque escale même sous les rayons ardents du soleil ».   Aujourd’hui samedi, les marcheurs ont repris la route, sous bonne garde des Forces armées maliennes (FAMa). Les populations de Kayes (dans l’Ouest du Mali) ont réservé, vendredi 11 mars 2022, un accueil chaleureux aux marcheurs arrivés de la capitale sénégalaise. OB/MD (AMAP)

Le médiateur de la CEDEAO, Goodluck Jonathan, de nouveau à Bamako

Bamako, 18 mar (AMAP) Le médiateur de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) dans la crise malienne, Goodluck Jonathan, est de nouveau à Bamako où il est arrivé, vendredi, et a été par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, au Palais de Koulouba, a constaté l’AMAP. Rien n’a filtré de l’entretien même si l’émissaire de la CEDEAO n’a jamais fait mystère de sa détermination à obtenir de Bamako un calendrier raisonnable pour la tenue des élections alors que le Mali subit de lourdes sanctions économiques imposées par l’organisation sous régionale. « Pour une résolution rapide de la crise malienne,  une délégation de l’Union économique des États d’Afrique de l’Ouest, conduite par Goodluck Jonathan, médiateur de la CEDEAO dans la crise malienne, est de nouveau arrivée à Bamako, vendredi 18 mars 2022 », a simplement précisé la présidence de la République du Mali. Pour les autorités maliennes, qui ont toujours dénoncé le caractère injuste des sanctions, le remède à la crise politique et sécuritaire du Mali ne peut se résumer à la tenue d’élections précipitées. Les autorités de la Transition qui veulent procéder à une refondation de l’Etat estiment que la mise en œuvre de cette entreprise nécessite un travail de fond et une durée nécessaire. La dernière visite au Mali de Goodluck Jonathan date du jeudi 24 février 2022, Dans un communiqué,  la Commission de la CEDEAO avait précisé que cette mission faisait suite aux rencontres techniques qui s’était tenues, une semaine auparavant, sur le chronogramme des élections et ainsi permettre « de discuter des prochaines étapes avec les autorités de la Transition ».  AC/MD (AMAP)

Ami Koïta fêtera à Abidjan ses 45 années de carrière

Bamako, 18 mar (AMAP) L’artiste malienne, Ami Koïta donnera une série de concerts géants à Abidjan, la capitale ivoirienne, les 6 et 7 mai prochains pour célébrer ses 45 années de carrière, a-t-elle annoncé, mercredi, à Bamako, lors d’une conférence de presse. Deux concerts sont prévus à Abidjan, le premier à l’hôtel Azalai le 6 mai pour les personnalités importantes (VIP) et le second au Palais de la culture pour le grand public. «Cette célébration est une opportunité de retrouver mes fans et de faire revivre mes talents», a déclaré l’icône de la musique mandingue, entourée du président de la commission d’organisation, Hervé Ouattara, et du directeur associé de l’événement, Blé Zadi Sheval Gaguen,   Après avoir exprimé sa satisfaction de célébrer ses 45 années de carrière « avec ses fans », Ami Koïta a, aussi, salué l’initiative de ce grand-rendez vous culturel. . Pour sa part, Hervé Ouattara a expliqué que tous les dispositifs techniques et communicationnels sont mis en place pour la réussite de l’événement. Il a, aussi, souligné le partenariat entre les structures organisationnelles qui se sont données la main pour célébrer les 45 ans de succès de la star mandingue. « Parce que cette réussite mérite d’être fêtée pour rendre hommage à celle qui a consacré toute sa vie au service de la communauté ». Le directeur associé, Blé Zadi Sheval Gaguen, a expliqué les motivations qui sous-tendent la célébration des 45 années de succès.  «On est venu pour célébrer une légende. Généralement. en Afrique, on célèbre les légendes après leur mort, mais nous avons voulu magnifier notre maman de son vivant», a-t-il. Pour les initiateurs, l’événement est un signe d’intégration, de paix et de solidarité, car l’icône de la musique mandingue a, aussi, le sens de la solidarité. Selon Blé Zadi, la musique mandingue est la base de toutes les musiques africaines et mérite d’être célébrée à travers la native de Djoliba.  Ami Koïta est née en 1952 à Djoliba, près de Bamako, dans le Mandé profond. Elle intègre très vite le milieu de la musique par le biais de ses parents et apprend ainsi la technique vocale et les règles de conduite d’une femme d’honneur. À 12 ans, elle faisait déjà la fierté de sa communauté. Quelques années plus tard, la chanteuse fut révélée lors d’un concours de chant pour intégrer l’Ensemble instrumental national en 1966. Depuis cette période, elle n’a plus arrêté de monter sur les grands podiums, micro en main. Après 45 longues années de pratique de la scène, l’artiste décide de faire revivre les moments forts de sa musique à travers cette série de concerts en Côte d’Ivoire.  Elle jouera aussi dans d’autres pays comme le Burkina Faso. Et, naturellement, à Bamako.  AS/MD (AMAP)

RFI et France 24 suspendues sur toute l’étendue du territoire malien

Bamako, 18 mar (AMAP) Le gouvernement malien a interrompu, mercredi 16 mars, la diffusion, « jusqu’à nouvel ordre », de Radio France internationale (RFI) en ondes courtes et FM et la télévision France 24, a constaté l’AMAP.  La mesure, annoncée, jeudi, dans communiqué du gouvernement avant sa mise en œuvre, concerne également toutes plateformes digitales de ces médias sur toute l’étendue du territoire national.  Dès la mi-journée, jeudi 17 mars, le signale de RFI n’était plus disponible sur les fréquences FM. La chaîne France 24 a, également, cessé de diffuser sur les bouquets des opérateurs de télévision. « La mise en œuvre a déjà commencé », a confirmé, en mi-journée, la secrétaire générale du ministère de la Communication. Le ministre de Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Harouna Mamadou Toureh, a rencontré, jeudi, à son département, les représentants des organisations professionnelles des médias, auxquels il a expliqué les raisons qui ont motivé la suspension de ces médias.  Le gouvernement a, aussi, interdit la rediffusion et la publication des émissions et articles de presse de RFl et de France 24, aux radios et télévisions nationales, ainsi qu’aux sites d’information et journaux maliens, « dès l’entrée en vigueur de la mesure de suspension ». Le gouvernement a indiqué, dans son communiqué, que ces mesures interviennent suite à la diffusion par ces médias de « fausses allégations faisant état d’exactions commises par les Forces Armées Maliennes (FAMa), contre des civils, de violation des droits de l’homme et du Droit International Humanitaire ».  Il précise que ces « fausses allégations sans aucun fondement » ont été publiées, le 8 mars dernier, dans une déclaration de la Haute-commissaire des Nations unies aux Droits de l’homme, Michèle Bachelet. Mais également dans un rapport de l’ONG Human Right Watch, le 15 mars 2022 et dans un reportage de la Radio France internationale (RFI), le 14 et 15 mars 2022. « En considérant la synchronisation de ce matraquage médiatique, le gouvernement en déduit une stratégie savamment préméditée visant à déstabiliser la Transition, démoraliser le Peuple malien et discréditer les vaillantes FAMa », souligne le communiqué du gouvernement avant de rejeter « catégoriquement ces fausses allégations contre les vaillantes FAMa ». Selon le communiqué, certaines allégations, en particulier celles avancées par RFI, n’ont d’autres objectifs que de « semer la haine en ethnicisant l’insécurité au Mali et dévoilent l’intention criminelle de journalistes dont certains n’ont pas séjourné au Mall, il y a plus d’un an ». Ainsi, poursuit le communiqué, « le Gouvernement rappelle que les agissements de RFI et de France24 ressemblent, dans un passé récent, aux pratiques et au rôle tristement célèbre de la radio  » Mille Collines  » dans un événement tragique survenu en Afrique ».  Par la même occasion, les autorités réaffirment leur « soutien total, ainsi que celui du Peuple à nos vaillantes FAMa qui respectent les droits humains et agissent toujours avec professionnalisme dans la lutte contre le terrorisme ». Le gouvernement souligne que « tous les cas avérés de violation de droits de l’homme et du Droit International Humanitaire impliquant des éléments des forces de défense et de sécurité font systématiquement l’objet d’enquête impartiale et les auteurs sont toujours sanctionnés conformément à la législation nationale ». Et d’inviter le Peuple malien à « rester vigilant, à faire preuve de discernement et à soutenir les Autorités de la Transition dans leur noble mission de sécurisation de notre pays et de défense exclusive des intérêts supérieurs du Peuple malien ». Dans un communiqué, publié jeudi 17 mars, France Médias Monde, la maison mère de RFI et France 24, « déplore la procédure » de suspension de ses médias et « proteste » contre la décision des autorités. « France Médias Monde étudiera toutes les voies de recours pour qu’une telle décision ne soit pas mise en œuvre et rappelle son attachement sans faille à la liberté d’informer comme au travail professionnel de ses journalistes », indique le groupe de médias français qui bénéficie du soutien de l’Union européenne.  MT/MD (AMAP)

Concours national d’orthographe et de lecture : Trois lycéennes représenteront Bamako  

Bamako, 17 mar (AMAP) Trois jeunes lycéennes représenteront Bamako, la capitale, à la 9è édition du Concours national d’orthographe et de lecture (CNOL-Mali-Gao-2022) dont la finale aura lieu le 30 avril. La sélection des candidats, le week-end dernier à la Bibliothèque nationale, a retenu Aïssata Sadio Bah, élève en 10è Commune générale (CG), au Groupe scolaire «Samdech Hun Sen» avec 18,80/20 et Mariam Traoré, élève en 11è année Sciences au lycée privé ‘’Berceau du Savoir’’ ayant obtenu aussi une moyenne de 15,75/20. Le tableau est complété par Aminata B. Guindo, élève en 11è Sciences au lycée privé «Carnot» avec une moyenne de 9/20.  Ce concours dédié à feue Yana Maïga, une notable de Gao (Nord), a pour thème :«L’éducation, clé de voûte de la cohésion sociale et de la refondation de la nation». La compétition regroupe les établissements secondaires, publics et privés des 17 Académies du Mali. Les activités du concours seront entrecoupées de sorties touristiques, pédagogiques, de formations, conférences et autres déclamations de poésies et de slam. Le jury de sélection des candidats était composé des professeurs de lettres Banna Moussa Bakhaga qui a fait valoir ses droits à la retraite et Drissa Coulibaly. La modération du concours était assurée par notre confrère de la télévision privée «Joliba TV», Oumar Traoré.  Au-delà de son caractère pédagogique et éducatif, rappelle le président de l’Association «Bi Kalanko», Souleymane Diarra, « ce concours est devenu un véritable pèlerinage culturel et touristique via nos différentes régions à travers leurs spécificités et diversités culturelles ».  « Il contribue, aussi, au renforcement de la cohésion sociale de notre jeunesse scolaire à travers l’école en mode décentralisé. Il est donc de notre responsabilité morale et de notre devoir de préparer nos enfants aux défis du Millénaire par un encadrement moral et pédagogique de qualité », a ajouté M. Diarra. « Investissons dans l’éducation de nos enfants qui sont les responsables de demain pour les soustraire des multiples déviances de la vie moderne. Cela sera le meilleur cadeau que nous puissions leur offrir», pense le président de «Bi Kalanko». Le conseiller municipal à la mairie de la Commune IV, Abdallah Yattara, a expliqué que la lecture permet l’accès à toutes les connaissances et reste un moyen efficace d’amélioration du vocabulaire, de maîtrise de la grammaire et de pratique de la langue française. Quant à la marraine nationale du CNOL-Mali, Mme Bane Zéïnabou Boubacar Djittèye, ancienne directrice de l’Académie de Bamako-rive gauche, elle a soutenu que « cette compétition scolaire est une opportunité pour nos enfants d’aller à la recherche de l’excellence dans une saine émulation ».  « En dépit de la révolution des Nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC), le livre conservera, encore plusieurs années, son rôle de source privilégiée du savoir universel », a-t-elle dit.  En lançant le concours, le chef de division vie scolaire à la Direction nationale de l’enseignement secondaire général (DNESG), Aly Touré, a précisé que le concours cadre parfaitement avec les objectifs du projet jeune. «La lecture nous aide à mieux comprendre plus vite. Cette compétition contribuera à développer les capacités intellectuelles et visuelles des élèves» a-t-il laissé entendre.  Cette 9è édition du concours a été lancée le 26 février 2022 à Gao, avant d’être délocalisée à Bamako pour raison d’insécurité. SYW/MD (AMAP)

B2Gold au Mali : Plus d’un million d’onces d’or produits, en 2021

Bamako, 17 mar (AMAP) Les trois mines de la société B2Gold actives au Mali ont atteint une production record de 1 047 414 onces en 2021, a annoncé, mercredi, le directeur général des opérations de la compagnie, Bill Lytle   Lors de la traditionnelle conférence de presse annuelle de la compagnie minière, à son siège à la Cité du Niger, M. Lytle a précisé que pendant cette même année, la mine de Fekola a produit 567.795 onces. Ce qui est selon lui, « proche d’une limite supérieure de sa fourchette de prévision révisée entre 560 000 et 570 000 onces contre une fourchette de prévision initiale entre 530 000 et 560 000 onces ». En termes d’apport à l’économie nationale, la société déclare avoir versé près de 238 milliards de Fcfa au gouvernement. « De 2016 à fin 2021, B2Gold a versé plus de 595 milliards de Fcfa de dividendes, d’impôts et de taxes au gouvernement. Durant la même période, elle a investi environ 3,5 milliards de Fcfa dans le développement communautaire », soutient le directeur général des opérations. « Ces efforts ont été possibles grâce aux travailleurs constitués essentiellement de Maliens », soutient Bill Lytle. En la matière, il a indiqué qu’à la fin de 2021, sa compagnie a employé 2.247 Maliens et 81 expatriés. Quelque 673 personnes ont été intégrées, préalablement recrutées par l’entremise de bureaux de placement. Sur les 220 recrues qui ont été embauchées en 2021, 50% sont originaires des localités environnantes, dont 31% de Kéniéba, 2% de Kayes, 17% de Bamako et le reste venant des autres régions.  « Près de 9% des employés de B2Gold sont des femmes », s’est réjoui M. Lytle qui précise que ce taux est parmi les plus élevés du secteur minier au Mali.  Parlant de la chaîne d’approvisionnement, B2Gold annonce avoir « acheté des produits locaux pour une valeur de près de 137,5 milliards de Fcfa en 2021 », précise une note remise à la presse. Pour 2022, la centrale solaire de Fekola est désormais connectée à 100%. La société prévoit de réduire la consommation de fioul lourd (HFO) de Fekola de plus de 13 millions de litres par an et de diminuer les émissions de dioxyde de carbone d’environ 39 000 tonnes par an. L’usine, à ce jour, a la capacité de dépasser les estimations initiales de production d’énergie solaire à Fekola,. « Comme perspectives en 2022, la production aurifère consolidée de la société provenant de ses trois mines actives devrait se situer entre 950.000 et 1 million d’onces », explique le directeur général des opérations.  Il a assuré que malgré les sanctions contre le Mali y compris la fermeture des frontières, la mine de Fekola continue de fonctionner sans entrave.  La société prévoit d’atteindre ses objectifs de production en 2022 pour Fekola malgré les difficultés rencontrées. Pour l’année 2022, le budget de B2Gold s’élève à 3.973.124 dollars US, soit 2,4 milliards de Fcfa.  Notons que le 2 février, la société a annoncé que la filiale malienne de B2Gold avait reçu le nouveau permis de Menankoto, délivré par le gouvernement, conformément aux processus et exigences prévus par le Code minier malien de 2019 qui prévoit une durée initiale de trois ans, renouvelable pour deux périodes supplémentaires de trois ans.  FC/MD (AMAP)

Lutte contre le braconnage : Des «Rangers» bientôt déployés dans la boucle du Baoulé

Par Cheick Amadou DIA Bamako, 17 mar (AMAP) Des jeunes des villages riverains de la réserve de faune, le Parc national de la boucle du Baoulé, sont formés par la direction nationale des eaux et forêts aux techniques de surveillance et de traque des chasseurs illégaux dans les aires protégées. Ce Parc national de la boucle du Baoulé est une vaste zone protégée de près de 100 000 hectares. Elle s’étend de Siby à Kita, dans les Régions de Kayes et Koulikoro, dans le Sud-Ouest du Mali, jusqu’aux abords de la frontière mauritanienne. À cet endroit, le Baoulé, affluent du Bakoye, forme une boucle. Il comprend plusieurs écosystèmes comme les forêts galeries, les palmeraies, les forêts de bambous et des lacs. Les plus belles espèces d’antilopes africaines sont présentes dans la zone. Des girafes y ont été réintroduites. Les singes ainsi que les phacochères y abondent.  Le parc comporte quatre réserves naturelles que sont le Parc national de la Boucle du Baoulé, les réserves de la Fina, du Kongossambougou et du Badinko. Entre elles s’étendent des corridors non classés, correspondant essentiellement à des terroirs villageois.  En plus d’une flore et d’une faune variées, la boucle du Baoulé possède un important patrimoine archéologique avec, à ce jour, plus de 300 sites archéologiques identifiés. Ce qui lui a valu d’être classé en réserve de biosphère par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) en 1982. Aujourd’hui, malgré les efforts de préservation de l’État, ce patrimoine se dégrade gravement. Cela est dû, en particulier, à des facteurs humains comme l’exploitation illicite des ressources et la chasse illégale.  À cause de sa grande richesse faunique, la zone est l’objet de braconnage depuis des lustres. Les riverains rappellent que des amateurs de chasse de l’élite malienne de l’époque du régime militaire, entre 1968 et 1990, en avaient fait leur terrain de jeu. À cela, s’ajoutent des ressortissants d’un pays voisin qui en ont fait une activité lucrative. Ils venaient abattre d’énormes quantités de gibiers (des tonnes) qu’ils ramenaient dans leur pays, en toute impunité. Une anecdote raconte que des accrochages entre les agents forestiers appuyés par des éléments de l’armée, sur instruction des autorités militaires de l’époque, et des braconniers de ce pays ont tourné à l’incident diplomatique. Depuis lors, la surveillance de nos agents forestiers s’est accrue sur la réserve. Mais, leur effectif limité, ne joue pas en leur faveur, face à l’immensité de la réserve. Pour inverser la courbe, l’ONG «Biodur Sahel», à travers son Projet d’aménagement du bloc du Fina, dans la réserve de la biosphère de la boucle du Baoulé, en collaboration avec la direction nationale des eaux et forêts (DNEF), a lancé la formation de 21 jeunes «éco gardes», le 1er mars 2022. Au centre de formation des eaux et forêts de Tabacoro, à Bamako, nous avons rencontré le sous-lieutenant des eaux et forêts, Bisulbaba T. O. Kagnassi, chef du département lutte anti-braconnage du projet «BIOS» et chef secteur du Baoulé à l’Opération aménagement du parc national de la boucle du Baoulé (OPNBB). Accompagné de ses collaborateurs de l’armée, détachés pour la circonstance, il supervise les exercices. « La formation prévue sur un mois, avant le déploiement des hommes sur le terrain, porte sur l’aguerrissement moral et physique, l’aptitude militaire, la connaissance du GPS et les différentes missions anti-braconnage », a-t-il expliqué. Ces éco-gardes une fois formés, seront chargés de relayer les agents de l’État dans la mise en œuvre des politiques environnementales sur le terrain. Ils travaillent avec l’ensemble des acteurs (autorités politiques, agents de l’État et communautés locales). Les «Rangers» exercent un rôle de surveillance, de prévention, voire d’alerte en observant les milieux. À ce titre, ils sont appelés à faire un travail d’éducateur et se montrer en exemple pour les populations avec lesquelles ils sont en contact.  Dans leurs tâches quotidiennes, ils diagnostiquent l’état des milieux, identifient les dysfonctionnements et les nuisances (déséquilibre des écosystèmes, dégradation du paysage et des aménagements, les pollutions, etc.).  À la DNEF, on se réjouit de cette initiative qui, selon l’agent Kagnassi, sera d’un grand apport dans la lutte anti-braconnage dans son secteur. « Ces ‘supplétifs’ viennent combler un grand déficit d’effectifs dont souffre le service des eaux et forêts », rappelle-t-il. Aujourd’hui, le personnel du service se chiffre à moins de 1.000 agents. D’où l’interpellation des pouvoirs publics pour un recrutement massif dans le corps des Eaux et Forêts, pour la sauvegarde des millions d’hectares de couvert végétal au Mali ou de ce qui en reste, avec la coupe abusive du bois. CAD (AMAP)

Produits pétroliers : Les cours mondiaux tirent les prix vers le haut

Bamako, 17 mar (AMAP) À compter d’aujourd’hui, jeudi 17 mars 2022, le litre du super carburant (essence) sera vendu, au Mali,  à 762 Fcfa et le gasoil à 760 Fcfa, a décidé la Commission de suivi du mécanisme de taxation des produits pétroliers qui s’est réunie, mercredi, à l’Office national des produits pétroliers (ONAP). Cette mesure, consécutive à la flambée du prix du baril liée, à son tour, à la crise en Ukraine, est applicable à compter de mercredi 16 mars 2022 à minuit.  À sa sortie de réunion, le directeur général de l’ONAP, Modibo Gouro Diall, a expliqué que le contexte actuel est caractérisé par la flambée des cours mondiaux du pétrole. « Ces fortes augmentations selon lui, sont liées à la crise ukrainienne qui, de façon mondiale, a eu des répercussions sur les prix des produits pétroliers ».  Selon Modibo Gouro Diall, au mali,  depuis près de 16 mois, les consommateurs ont acheté le carburant au même prix qui est de 663 Fcfa pour le super carburant et 593 Fcfa pour le gasoil. « Cette reconduction, a-t-il ajouté, depuis novembre 2020, s’explique par le souci des autorités de la Transition d’œuvrer à préserver le pouvoir d’achat du consommateur. «L’État dans le souci de soutenir les consommateurs a sollicité les opérateurs pour que chaque partenaire puisse faire des sacrifices en vue d’avoir des prix soutenables. C’est ainsi qu’on a procédé à un certain nombre de réduction des charges. Nous avons eu à réduire le transport, la redevance d’usage routier et la marge des opérateurs qui a été diminuée principalement de 20 Fcfa par litre», a souligné M. Diall qui a, par ailleurs, annoncé que l’État a renoncé à une bonne partie des droits et taxes.  « Quant aux opérateurs, a-t-il poursuivi, ils ont aussi accepté de renoncer à une partie de leurs marges, en guise d’accompagnement des autorités ». Modibo Gouro Diall a salué le patriotisme et le dynamisme des opérateurs pour ce sacrifice. Et d’assurer que le souci des autorités est de faire en sorte que les prix à la pompe soient compatibles avec le pouvoir d’achat du consommateur. Pour sa part, le secrétaire permanent du Groupement des maliens professionnels du pétrole (GMPP), Ibrahim Touré, il  a indiqué que l’augmentation qui est intervenue, n’a rien à voir avec l’embargo de la CEDEAO, parce depuis cette sanction, le Mali pouvait s’approvisionner partout en produits pétroliers.  Ibrahim Touré a remercié le dynamisme des opérateurs pétroliers qui sont prêts, selon lui, à assurer la sécurité énergétique du pays. «Nous avons consenti à des réductions sur nos coûts d’approche pour que la population ne souffre pas gravement de l’augmentation. Nous avons revu nos marges et nos frais de transport à la baisse», a Ajouté M. Touré. Selon lui, l’État et les opérateurs économiques ont fait ce qu’il faut.  Le secrétaire permanent du GMPP a invité les consommateurs à accepter les efforts consentis par les deux parties. Avant d’ajouter que cette hausse a été imposée par la guerre en Ukraine qui a impacté le marché international.  Le 1er vice-président de l’Association des consommateurs du Mali (ASCOMA), Abdoul Wahab Diakité, a indiqué que par nature, les associations de consommateurs sont contre toute forme d’augmentation.  « Cependant, le contexte actuel nous oblige à accepter la situation »,  a dit M. Diakité. « S’il n’y avait pas eu cette augmentation, il y aurait, certainement, une pénurie sur le marché. Finalement, ce sont les spéculateurs qui allaient prendre le train », a-t-il soutenu.  «Ce que je déplore, c’est que le gouvernement malien communique très peu. Parce que depuis plus d’un an, le gouvernement est en train de faire des efforts, les opérateurs économiques en font autant. Malheureusement, ces actions ne sont pas connues par le grand public», a souligné Abdoul Wahab Diakité. AG/MD (AMAP)

Culture : La 14ème édition de la Rentrée littéraire du Mali se déroulera au mois de mai

Bamako, 17 mars (AMAP) La 14ème édition de la rentrée littéraire du Mali se déroulera du 10 au 14 mai 2022 à Bamako, Sikasso, Djenné et Tombouctou, sous le thème : « Territoires et imaginaires », a appris l’AMAP de source proche des organisateurs. L’annonce a été faite mardi par les organisateurs au cours d’une conférence de presse organisée dans un restaurant de la place de Bamako. La conférence était animée par le directeur de la Rentrée littéraire du Mali, Ibrahima Aya, en présence de Sékou Fofana, responsable technique de la Rentrée littéraire du Mali et d’autres invités de marque. Les conférenciers ont saisi l’occasion pour préciser que d’habitude, la Rentrée littéraire du Mali se déroule au mois de février. Cependant, ils ont déclaré que compte tenu de la situation de crise sécuritaire, politique, sanitaire et économique que traverse le Mali, la rencontre a été reportée au mois de mai, précisément les 10, 11, 12 13 et 14 à Bamako, Sikasso, Djenné et Tombouctou. Selon les conférenciers, l’embargo imposé au Mali fait que certains écrivains invités ne pourront pas faire le déplacement. Mais d’ici le mois de mai prochain, le directeur de la Rentrée littéraire du Mali, Ibrahima Aya, espère une amélioration de la situation pour la tenue de cette rentrée littéraire. Le conférencier a noté que beaucoup d’écrivains prendront part à cette édition de la rentrée littéraire du Mali. « La rentrée littéraire est un événement d’envergure. C’est un espace de rencontre. C’est un événement qui mobilise les acteurs du monde de la culture, les professionnels du livre. C’est un événement dans l’agenda culturel. La rentrée littéraire : ce sont les échos du monde, mais les réalités de notre pays aussi », a souligné Ibrahima Aya. « Nous vivons des temps violents. Des temps d’endurance et d’incertitudes », a -t-il ajouté. A cet effet, il a souhaité le retour à la paix au Mali avec un plan « B » notamment l’organisation de l’événement par vidéoconférence au cas où la crise perdurait. L’objectif de la rentrée littéraire est de contribuer à la structuration du livre à travers la promotion des écrivains. M. Sékou Fofana, responsable technique de la Rentrée littéraire du Mali, a évoqué le rôle de la presse dans la vulgarisation des livres et la promotion des écrivains. Il a enfin souligné que l’un des objectifs de l’événement est de faire des enfants des lecteurs à travers la sensibilisation.  KM (AMAP)

Le gouvernement du Mali annonce une procédure de suspension de RFI et de France 24

Bamako, 17 mar (AMAP) Le gouvernement malien a annoncé, mercredi 16 mars, qu’il engage une procédure pour suspendre « jusqu’à nouvel ordre », la diffusion de Radio France internationale (RFI) en ondes courte et FM et de France 24. Dans un communiqué, le gouvernement ajoute que la « mesure concernera également toutes les plateformes digitales de ces médias sur toute l’étendue du territoire national ». En outre, la rediffusion et la publication des émissions et articles de presse de RFl et de France 24, seront aussi interdites « pour les radios et télévisions nationales, ainsi qu’aux sites d’information et journaux maliens, dès l’entrée en vigueur de la mesure de suspension », détaille un communiqué gouvernemental. Ces décisions interviennent après la diffusion par les médias concernés de « fausses allégations faisant état d’exactions commises par les Forces Armées Maliennes (FAMa), contre des civils, de violation des droits de l’homme et du Droit International Humanitaire », explique la même source. Le gouvernement précise que ces « fausses allégations sans aucun fondement » ont été publiées, le 8 mars dernier, dans une déclaration de la Haute-commissaire des Nations unies aux Droits de l’homme, Michèle Bachelet. Mais, également, dans un rapport de l’ONG Human Right Watch, le 15 mars 2022 et dans un reportage de RFI, le 14 et 15 mars 2022. « En considérant la synchronisation de ce matraquage médiatique, le gouvernement en déduit une stratégie savamment préméditée visant à déstabiliser la Transition, démoraliser le Peuple malien et discréditer les vaillantes FAMa », souligne le communiqué du gouvernement avant de rejeter « catégoriquement ces fausses allégations contre les vaillantes FAMa ». Selon le communiqué, certaines allégations, en particulier celles avancées par RFI, n’ont d’autres objectifs que de « semer la haine en ethnicisant l’insécurité au Mali et dévoilent l’intention criminelle de journalistes dont certains n’ont pas séjourné au Mali », depuis plus d’un an. Ainsi, poursuit le communiqué, « le Gouvernement rappelle que les agissements de RFI et de France24 ressemblent, dans un passé récent, aux pratiques et au rôle tristement célèbre de la radio  » Mille Collines  » dans un événement tragique survenu en Afrique ». Par la même occasion, les autorités réaffirment leur « soutien total, ainsi que celui du peuple à nos vaillantes FAMa qui respectent les droits humains et agissent toujours avec professionnalisme dans la lutte contre le terrorisme ». Le gouvernement assure que « tous les cas avérés de violation de droits de l’homme et du Droit International Humanitaire impliquant des éléments des forces de défense et de sécurité font systématiquement l’objet d’enquête impartiale et les auteurs sont toujours sanctionnés conformément à la législation nationale ». Et d’inviter le peuple malien à « rester vigilant, à faire preuve de discernement et à soutenir les Autorités de la Transition dans leur noble mission de sécurisation de notre pays et de défense exclusive des intérêts supérieurs du peuple malien ». MT/MD (AMAP)