Entretien routier dans le District de Bamako : Près de 25% des travaux réalisés
Bamako, 21 mar (AMAP) L’état d’avancement global des travaux d’urgence d’entretien de certains axes routiers de Bamako, la capitale malienne, au titre de 2021 est de près de 25% pour un délai consommé de 40%, a constaté, vendredi, la ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, qui a visité certains chantiers. Ces travaux s’inscrivent dans le cadre du Programme d’urgence social du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. Le chef de l’État a, dans ce cadre, accordé 5 milliards de Fcfa pour améliorer la qualité des routes prioritaires dans le District de Bamako. Au total, 16 axes routiers dont 9 sur la rive droite et 7 sur la rive gauche sont concernés. Les travaux portent essentiellement sur la réparation des dégâts des eaux de pluies sur les bitumes, le redimensionnement de certains ouvrages ainsi que l’entretien et la réhabilitation de certains tronçons. Le but étant de soulager les usagers des réseaux routiers concernés. Pour sa mise en œuvre, la direction générale des routes a confié la maitrise d’ouvrage déléguée à l’Agence d’exécution des travaux d’entretien routier (AGEROUTE). Les travaux ont démarré le 24 janvier dernier pour une durée de 4 mois. Cette visite de la ministre visait à s’enquérir de l’état d’avancement des travaux. Pour ce faire, la délégation ministérielle a inspecté des travaux sur l’axe UATT-Niamakoro Cité des enfants, l’axe RN7-Halles de Bamako-pont tordu de Niamakoro, en commune VI, sur les rues 304-360 (rue Palais des Sports-Ambassade du Nigeria) d’Hamdallaye ACI 2000 en commune IV et l’Avenue Cheikh Zayed (Lafiabougou) en communes III et IV, etc. Les travaux. qui avancent plus ou moins normalement, rencontrent certaines difficultés. Les principales contraintes, selon le directeur national des routes, Mamadou Samaké, sont liées à l’occupation de certaines emprises par les réseaux des concessionnaires comme Énergie du Mali (EDM-SA), la Société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP), les sociétés de téléphonie mobile, les kiosques et autres installations des riverains. M. Samaké a demandé leur compréhension pour libérer les lieux. « Toute chose qui devrait permettre de finir les travaux avant le début de l’hivernage », a précisé le directeur général de l’AGEROUTE. Avant d’assurer : «nous ferons en sorte que les travaux se terminent d’ici là. » « Tel est l’objectif visé par le département en charge des routes », a expliqué la ministre des Transports et des Infrastructures. «Contrairement aux autres années, nous avons pris le devant pour que tous les travaux qui ne peuvent pas être réalisés en période d’hivernage puissent l’être avant. Et en saison de pluies, nous allons voir les travaux dont l’exécution est compatible avec la pluie», a-t-elle précisé, à la fin du périple. Parlant des spécificités techniques, Mme Dembélé a souligné que les caniveaux ont été élargis cette année pour réduire au maximum l’impact de l’eau sur les routes. «Si les eaux n’ont pas de passage, c’est sûr qu’elles vont stagner sur la route, c’est ce qui crée des désagréments, des dégradations», a-t-elle fait noter, citant des diagnostics posés par les services techniques, notamment l’AGEROUTE. Quant aux difficultés dues aux concessionnaires, la ministre a indiqué leur avoir donné un temps pour qu’ils puissent déplacer leurs réseaux pour permettre que les caniveaux fonctionnent. Pour accélérer la cadence, elle a donné des instructions fermes sur le respect du délai d’exécution et la qualité des travaux. «Nous sommes sûrs et certains que tous les travaux programmés vont être réalisés à hauteur de souhait», a-t-elle indiqué. « Pour un montant estimé à près de 15 milliards de Fcfa, la deuxième étape des travaux suivra, » a annoncé la ministre en charge des Infrastructures. Selon elle, ces travaux concernent également l’intérieur du pays à travers notamment le Projet d’amélioration de l’accessibilité rurale (PAAR) AG/MD (AMAP)
Le Forum maroco-malien des diasporas plaide pour des investissements productifs
Bamako, 21 mar (AMAP) Les participants au Forum maroco-malien pour la mobilisation des compétences et l’investissement productif de la diaspora ont formulé une série de recommandations invitant notamment à une mobilisation des ressources additionnelles pour la prise en charge de l’ensemble des porteurs de projets de la diaspora, Ouvert le jeudi le 17 mars au Centre international de conférences de Bamako CICB, les rideaux sont tombés, samedi, sur cette rencontre qui a, aussi, recommandé la signature d’une Convention d’établissement entre le Mali et le Maroc et à l’opérationnalisation de l’émission des diasporas bonds dans le cadre du Fonds d’appui à l’investissement productif (FAIP). Organisé dans le cadre du «Projet de coopération sud-sud», ce forum participe de la mise en œuvre de la politique nationale de migration (PONAM), portée et pilotée par le ministère des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine. La ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, qui a présidé la clôture du forum, s’est réjouie du fait que la rencontre a pu démontrer comment la diaspora peut réellement contribuer au développement de notre pays dans sa diversité. Pour la cheffe du département en charge des Transports, assurant l’intérim de son collègue en charge des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, l’un des temps forts du forum a été la présentation du Fonds d’appui à l’investissement productif. À ce propos, elle a noté que l’opérationnalisation de cet outil pour accroire l’investissement productif exige un engagement de toutes les parties prenantes, particulièrement le gouvernement. C’est pourquoi, elle a rassuré «l’ensemble des acteurs concernés de l’adhésion de l’Etat à ce mécanisme d’accompagnement et (qui) jouera toute sa partition pour l’opérationnalisation de cet instrument». Mme Dembélé a, également, invité les institutions financières, les acteurs du secteur privé et les Maliens établis à l’extérieur à s’inscrire dans cette dynamique. L’ambassadeur de l’Union européenne (UE), Bart Ouvry, a expliqué que « le Projet de coopération sud-sud est une initiative qui stimule les échanges de bonnes pratiques sur l’accueil et le retour des personnes de la diaspora, afin de créer une synergie entre les pays du Sud, voisins directs du continent européen ». Le diplomate européen a réaffirmé l’engagement de l’UE à soutenir les autorités dans la gouvernance des migrations et l’appui à la diaspora. L’ambassadeur du Maroc, Driss Isbayene, qui n’a pas caché sa satisfaction, a relevé que les trois jours de travaux ont permis de rassembler ses compatriotes, les Maliens et leurs amis « autour du développement d’une relation de confiance entre les diasporas des deux pays et leurs gouvernants ». En plus, la rencontre a renforcé «la participation de ces diasporas au développement de nos pays respectifs », selon Driss Isbayene qui a annoncé l’organisation du prochain forum au Maroc. AT/MD (AMAP)
Mali : Anxieux comme un nouveau bachelier de 2021 et ses parents
Par Sidi Yaya WAGUE Bamako, 21 air (AMAP) De nombreux parents d’élèves sont confuse sur la situation des nouveaux bacheliers qui ont, globalement, bouclé leur pré-inscriptions au titre de l’année universitaire 2021-2022 et attendent que les choses évoluent du côté des autorités scolaires. Ils sont préoccupés par le sort de leur progéniture. Il est difficile de leur donner tort, surtout aux parents qui ne disposent pas de grands moyens pour inscrire leurs enfants dans une université privée, en attendant. Sur les 68 364 candidats déclarés admis au baccalauréat (liste définitive), combien d’entre eux se tournent les pouces ? qui ne savent plus à quel saint se vouer, attendent une lueur d’espoir pour le démarrage des cours ? Il est difficile de donner une statistique exacte, mais il suffit d’interroger les parents d’élèves et quelques nouveaux bacheliers pour se rendre compte du désarroi moral des familles. A la date du 15 mars dernier, l’équipe de «Campus Mali», chargée de la gestion des pré-inscriptions, dirigée par Dr Ibourahima Keïta, a recensé 60 513 nouveaux bacheliers préinscrits. Malheureusement, ce contingent n’a toujours pas démarré l’année universitaire. A la Faculté des sciences économiques et de gestion (FSEG), qui peut accueillir 20.000 nouveaux bacheliers pour l’année universitaire 2021-2022, les inscriptions physiques se sont déroulées entre janvier et mars 2022. Plus de 14 000 candidats ont pu accomplir cet exercice. D’autres n’ont pas pu encore le faire. L’enseignant-chercheur à la FSEG, Dr Amadou Bamba, précise que cet état de fait s’explique par la non compréhension du système des inscriptions en ligne et le retard pris par certains bacheliers. Sans langue de bois, il explique que même ceux qui ont été admis au baccalauréat de 2021 n’ont pas encore commencé les cours. Il y met un bémol en expliquant que la Covid-19 y est certainement pour quelque chose, parce que la pandémie avait conduit à la fermeture des écoles. ETUDIANTS DE CARRIERE – Le nombre élevé des admis au Bac 2021 et le plus grand nombre de néo-bacheliers ayant choisi les sciences économiques sont quelques raisons qui expliquent le non démarrage des cours de la nouvelle promotion des bacheliers. Dr Bamba explique que sa faculté avait démarré en 2007 avec des amphithéâtres de 1 000, 500 et 200 places. Elle disposait, aussi, d’une vingtaine de petites salles. Mais, il faut admettre l’évidence : le nombre de bacheliers augmente chaque année. A croire notre enseignant-chercheur, la FSEG accueille déjà 40 000 étudiants. Donc, forcément, les infrastructures deviennent insuffisantes pour accueillir le contingent de 2021. Ce qui contraint la FSEG à faire des programmations en fonction des promotions. « Par exemple, compte tenu d’une insuffisance criarde d’installations pédagogiques, la faculté programme la promotion de 2017 pour une matière et en une seule journée. Les autres promotions doivent attendre un jour après, voire un mois pour accéder à une salle », a expliqué Dr Bamba. Cette situation contribue à la fabrication d’étudiants de carrière. Ainsi, un étudiant, au lieu de décrocher sa licence au bout de 3 ans, passe 6 ans voire plus pour obtenir son diplôme. Dr Amadou Bamba a indiqué que si rien n’est fait, les bacheliers de 2021 risquent de passer 8 ans de scolarité à la FSEG. Il ajoute que les enseignants de la FSEG travaillent, tous les jours, de 7h à 21h et sont privés de congés depuis 2014. L’ouverture des universités dans les régions pour désengorger celles de la capitale est une solution à envisager, tout comme le recrutement massif de pédagogues de qualité pour sortir de ce marasme. La Faculté de droit privé (FDPRI) est en mesure de contenir aussi 2.000 à 2.500 nouveaux bacheliers. ALTERNATIVE – Dans cet établissement universitaire où les inscriptions en ligne se poursuivent, l’insuffisance d’infrastructures adéquates, le basculement dans le système Licence-Master-Doctorat (LMD), les grèves intempestives des étudiants sur 9 à 10 mois, l’année dernière, le changement du système d’évaluation des étudiants, la durée de scolarité des étudiants, sans être exclus, sont aussi pointés du doigt comme des difficultés à résoudre très rapidement, afin de pouvoir accueillir les bacheliers de 2021. Il y a, aussi, le fait qu’un étudiant peut demander une dérogation pour être maintenu dans le système normal de fonctionnement de la Faculté, après avoir épuisé ses 8 semestres. En plus, de l’insuffisance d’amphithéâtres, la FDPRI utilise les locaux de certains lycées pour permettre à ses enseignants de dispenser leurs cours. Le système LMD a, aussi, créé de nouvelles obligations pédagogiques. Pour les satisfaire, l’Etat doit mettre plus d’infrastructures et d’enseignants de qualité et en quantité suffisante à la disposition de la FDPRI. A la Faculté de droit public (FDPU), les inscriptions en ligne des néo-bacheliers ont pris fin le 28 février 2022. Environ, 5 000 nouveaux bacheliers ont pu y faire leur pré-inscription, au titre de l’année universitaire 2021-2022 et attendent toujours. La fermeture de la FDPU pendant 6 mois pour cause de Covid-19 et l’utilisation des salles de certains lycées pour les cours sont des préoccupations évoquées par le vice-doyen de la FDPU, Dr Yacouba Koné. Celui-ci ajoute, aussi, que les cours proprement dits pour les nouveaux bacheliers pourraient débuter fin avril 2022. Pourtant, la faculté a, au maximum, une capacité d’accueil de 3.000 bacheliers de l’année dernière. « Mais pour que ceux-ci puissent occuper les classes, il faut boucler l’année universitaire 2020-2021 », a dit le vice-doyen. «Je suis venue m’inscrire à la FDPRI. Je suis désœuvrée et perplexe. J’attends avec impatience le démarrage rapide des cours, car je suis à la maison à me tourner les pouces», se désole une nouvelle bachelière, Goundo Kouyaté. Son cri de cœur en dit long sur l’angoisse et le désarroi des nouveaux bacheliers et de leurs famille. SYW (AMAP)
Koutiala : Première visite à l’intérieur du président de la Transition pour la Fête du coton
Envoyés spéciaux Cheick Amadou DIA & Bounama MAGASSA Koutiala, 21 mar (AMAP) Le président de la Transition au Mali, le colonel Assimi Goïta, Pour un de ses rares déplacements à l’intérieur du pays s’est rendu, dimanche, à Koutiala (Sud) dans la capitale de « l’or blanc » où il a célébré, la Journée nationale du coton. Ce dimanche 19 mars 2022 a été un grand jour à Koutiala. C’est la première fois que le Mali atteint la production record de 720 000 tonnes de coton graine, le propulsant au premier rang des producteurs africains. Pour magnifier cet évènement, le président de la transition, accompagné d’une importante délégation dont le président du Conseil national de la transition, Malick Diaw, et plusieurs membres du gouvernement, a été accueilli dans une liesse populaire. Après une visite de courtoisie aux notabilités de la ville et aux travailleurs de la Compagnie malienne de développement du textile (CMDT), la délégation s’est rendue au stade municipal « El Hadj Sidiki Ouattara » qui a refusé du monde. Sur tous le parcours, des hommes, femmes et enfants, venus de toutes les contrées de la Région, scandaient le nom de l’hôte de marque. Le chef de l’État avait promis aux populations et aux producteurs de coton de la Région, de venir les remercier pour le travail accompli dans la construction du pays, à travers cet acte patriotique de rehausser le niveau de production du premier produit d’exportation du Mali. La filière du coton est maillon essentiel de l’Economie nationale. Elle compte 4, 5 millions de producteurs pour une manne financière de 200 milliards de Fcfa injectés, chaque année, dans le secteur. « A côté de la culture cotonnière, ce sont 2 millions de tonnes de céréales qui sont produites, pendant chaque campagne, pour combler le déficit alimentaire », selon le ministre du Développement Rurale, Modibo Keïta. « Après une campagne catastrophique, l’année dernière, qui a plongé les producteurs dans le désarroi, la réussite de la présente campagne est le résultat des efforts consentis par les autorités de la transition qui ont accordé une importance particulière au secteur », a dit le ministre. Certaines mesures comme l’augmentation du prix d’achat aux producteurs, la subvention des intrants et sa mise à disposition régulière, ont permis d’atteindre cet objectif affiché dès le début de la campagne. En s’adressant au public en langue nationale Bamanan, le colonel Assimi Goita a exprimé toute sa satisfaction devant le résultat obtenu. Il a salué les autorités coutumières et les producteurs de coton de la Région de Koutiala pour avoir tenu leur engagement. Il a remercié les opérateurs économiques maliens pour leur accompagnement sans faille des efforts de construction nationale. Le président de la transition a, ensuite, exhorté les uns et les autres à l’entente et la cohésion. « Car, selon lui, rien de solide et de pérenne ne peut se construire dans la discorde:. « Le Mali a besoin de toutes ses filles et de tous ses fils, pour nous garantir, à nous-mêmes et à notre postérité, un Mali sûr et prospère, dans la dignité », a conclu le président Goîta. Il a remis une attestation de reconnaissance aux trois meilleurs producteurs de la zone, sélectionné par la CMDT. La première place est revenue à Mohamed Elmahadi Sotbar du secteur de Dioila, la deuxième place à Hamidou Tangara du secteur de Beloko et la 3è place, à Bréhima Balla Diarra du secteur de Yorosso. CAD (AMAP)
Décès de l’ancien Premier ministre malien, Soumeylou Boubèye Maïga
Bamako, 21 mar (AMAP) L’ancien Premier ministre du Mali, Soumeylou Boubèye Maïga, est décédé, ce lundi 21 mars 2022, dans une clinique de Bamako, à l’âge de 68 ans, selon des sources proches de sa famille qui ont confirmé l’information. Le président du parti Alliance patriotique pour la solidarité au Mali-Convergence des forces patriotiques (ASMA-CFP) était hospitalisé, depuis décembre 2021, après que sa santé s’est détériorée en détention à la Maison d’arrêt centrale de Bamako. L’ancien premier ministre était, depuis août 2021, détenu à la maison centrale d’arrêt de Bamako. Il avait été transféré en décembre dans cette clinique de Bamako où il est décédé. Il avait été incarcéré après avoir été inculpé notamment de « faux, usage de faux et favoritisme » dans le cadre d’une enquête sur l’achat d’équipements militaires et sur l’acquisition d’un avion présidentiel, en 2014, alors qu’il était ministre de la Défense. Soumeylou Boubèye Maïga était une figure importante de la scène politique au Mali. Il fut Premier ministre de l’ancien président, Ibrahim Boubacar Keïta, de décembre 2017 à avril 2019. L’homme politique a, également, occupé plusieurs postes ministériels dont ceux des Affaires étrangères et de la Coopération internationale en 2011 et de la Défense et des Anciens combattants en 2013. Le natif de Gao (Nord) a aussi été candidat aux élections présidentielles en 2002 et en 2007. L’ancien Premier ministre Membre fondateur de l’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice (ADEMA-PASJ) a quitté ce parti en 2002 pour créer son propre mouvement politique. Soumeylou Boubèye Maïga est un journaliste formé au Centre d’études des sciences et techniques de l’information (CESTI) de Dakar au Senegal, et a exercé à ses débuts au quotidien national L’Essor. MT/MD (AMAP)
La CEDEAO Inflexible sur la durée de la Transition au Mali
Bamako, 21 mar (AMAP) Les autorités de la Transition malienne et les dirigeants de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ne se sont pas tombés d’accord sur une durée de la Transition, au terme de discussions engagées lors de la visite de 48h du Médiateur de l’organisation sous-régionale, Goodluck Jonathan, à Bamako, ce weekend. Dans un communiqué publié dimanche soir, le gouvernement du Mali indique que lors de ces consultations, tenues les 18 et le 19 mars, le médiateur de la CEDEAO a présenté « un délai de 12 mois pour la durée de la Transition ». Selon la même source, la partie malienne a présenté « successivement un délai de 36 mois, puis de 29 mois ». Ce délai a même été ramené à 24 mois par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, « dans un effort ultime visant à parvenir à un compromis réaliste et salutaire pour le Mali et la Cedeao », sans parvenir à un accord, signale le communiqué gouvernemental. Le gouvernement déplore que la proposition de la CEDEAO soit « essentiellement électoraliste » et « ne prend pas en compte les aspirations légitimes de réformes politiques et institutionnelles exprimées par le Peuple malien ». À ce propos, le gouvernement rappelle qu’à la suite à la crise politique consécutive au l’élection présidentielle de 2018, une mission ministérielle de la CEDEAO avait conclu, le 19 octobre 2018, qu’il est impératif que le gouvernement et tous les acteurs socio-politiques conviennent, de manière consensuelle, d’entreprendre des réformes courageuses des cadres légaux. « Ces réformes, poursuit le communiqué, devraient concerner y compris la Constitution de février 1992 ainsi que le système électoral avant de d’engager des échéances électorales dans notre pays ». Le gouvernement indique avoir produit et soumis un chronogramme révisé comprenant des actions relatives aux réformes politiques et institutionnelles, ainsi que des actions détaillées relatives aux élections avec un délai de trente-six (36) mois pour la Transition. Bamako a regretté cette absence de compromis pour une Transition dont l’objectif, dit le communiqué, est de « poser les jalons de la Refondation du Mali, puis de mettre en place un nouvel ordre constitutionnel gage de paix de stabilité durable et de bonne gouvernance ». Les autorités maliennes soulignent que la CEDEAO n’a « manifestement toujours pas suffisamment pris en compte la complexité des enjeux auxquels le Mali est confronté et les aspirations profondes de son Peuple déterminé à prendre son destin en mains ». Elles expriment le besoin « de rapidement avancer sur la mise en œuvre des actions prioritaires et urgentes exprimées par (leur) Peuple ». Le gouvernement réitère sa « disponibilité à poursuivre le dialogue et à trouver une solution avec la CEDEAO et la communauté internationale dans l’intérêt supérieur des Peuples d’Afrique de l’Ouest qui souffrent collectivement des conséquences des sanctions illégales, illégitimes et inhumaines prises à l’encontre du Mali ». MT/MD (AMAP)
A la veille de la réunion ministérielle de l’OCI à Islamabad : Le PM, Imran Khan, exhorte les pays de la « coopération islamique » à s’adapter aux changements mondiaux
Islamabad, 21 mar (UNA-AMAP) – Le Premier ministre pakistanais, Imran Khan, a déclaré que la convocation de la Conférence des ministres des Affaires étrangères de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) à Islamabad, avec le 75e anniversaire de l’indépendance du Pakistan, est une manifestation exceptionnelle de la solidarité islamique avec le Pakistan. Dans un article publié aujourd’hui, lundi, dans le journal saoudien « Arab News », à la veille de la réunion ministérielle de l’OCI a Islamabad, le chef du gouvernement pakistanais a souligné « l’importance du moment de cette réunion, à la lumière des changements en cours et dont les systèmes économiques et de sécurité du monde sont témoins, et la nécessité pour les pays islamiques de s’adapter à ces changements ». Il a souligné que l’OCI est la deuxième plus grande organisation gouvernementale au monde et représente la voix unificatrice du monde islamique, ajoutant que l’organisation, « au fil des années, a plus travaillé efficacement pour promouvoir des intérêts et des objectifs communs et le respect mutuel. « Selon lui, la réunion des ministres des Affaires étrangères à Islamabad « se déroule à un moment critique de l’histoire du monde, à la lumière de l’érosion des structures de sécurité mondiales et du système économique qui ont été établis depuis 1945 ». Imran Khan lie cette érosion à plusieurs facteurs dont « l’usage répété et unilatéral de la force et la nouvelle guerre froide et la disparité croissante entre les pays et au sein d’un même pays, exacerbée par l’épidémie de Covid-19, en plus des effets du changement climatique et de l’évolution technologique révolution ». Le Premier ministre pakistanais a souligné « la nécessité pour les pays islamiques d’explorer prudemment ces nouvelles réalités et de former, efficacement, l’ordre mondial émergent pour réaliser leurs intérêts individuels et communs », Il a noté que pour atteindre cet objectif, « les pays islamiques doivent, d’abord, renforcer et maintenir leur souveraineté et leur intégrité territoriale. » Pour lui, les pays islamiques ce défi, en adhérant aux principes, en évitant de s’engager dans la concurrence entre les grandes puissances, en résolvant les différends islamo-islamiques et en coupant la route sans ingérence étrangère. PALESTINE ET CACHEMIRE – « L’Organisation de la coopération islamique, en tant que force motrice pour la paix et la justice, doit continuer à soutenir les justes causes de la Palestine et du Cachemire, afin d’obtenir le droit à l’autodétermination et à la liberté de l’occupation étrangère », a déclaré M. Khan. Il a poursuivi : « Malgré l’énormité de ces objectifs, je suis convaincu que le cours de l’histoire penche vers la justice. » Imran Khan a déclaré : « Les tentatives de l’Inde d’imposer une solution finale au Jammu-et-Cachemire en lui enlevant son identité, en modifiant sa démographie et en opprimant brutalement son peuple seront vouées à l’échec ». Il a souligné que « la paix et la stabilité durables en Asie du Sud dépendent du règlement pacifique du différend sur le Jammu-et-Cachemire. » Conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité et aux aspirations du peuple cachemiri. » Le Premier ministre pakistanais a souligné que son pays cherchait à établir des relations amicales avec tous ses voisins, y compris l’Inde, appelant New Delhi à « créer des conditions propices à la conduite d’un dialogue honnête et axé sur les résultats avec le Pakistan et les Cachemiris, en annulant ses mesures unilatérales au Cachemire occupé, y compris l’évolution démographique, et de mettre fin à ses violations massives et massives des droits de l’homme. QUESTION AFGHANE – Sur la question afghane, le Premier ministre pakistanais a déclaré : « Après 40 ans, il existe maintenant une réelle opportunité de rétablir la paix et la sécurité en Afghanistan et dans la région. Il a souligné « la nécessité d’agir, collectivement, pour prévenir une catastrophe humanitaire et un effondrement économique en Afghanistan et de travailler efficacement avec les autorités afghanes pour promouvoir les droits de l’homme, en particulier les droits des femmes, encourager une plus grande inclusion et développer des stratégies efficaces pour éliminer la menace terroriste » « Nous devons travailler pour trouver nos propres solutions aux problèmes auxquels est confronté le monde islamique », a déclaré Imran Khan, soulignant « la nécessité de résoudre les conflits en Syrie, en Libye et au Yémen par la réconciliation et la coopération entre les pays islamiques concernés. DEFIS ECONOMIQUES – Imran Khan a estimé que le monde islamique est riche en ressources humaines et naturelles, appelant à une meilleure coordination pour investir dans les complémentarités et renforcer les capacités. Il a souligné que « l’action islamique conjointe dans les domaines économique et commercial constituera une étape importante vers un plus grand rapprochement et une plus grande solidarité politique « . Imran Khan a noté que « la pandémie de COVID-19 et le changement climatique ont exacerbé les défis sociaux et économiques, mais ils ont également fourni de nouvelles opportunités pour réinitialiser les priorités en ce qui concerne la cohésion interne des pays de l’OCI ». Il a déclaré que « les pays islamiques doivent se joindre aux pays en développement afin de mobiliser des ressources suffisantes pour se remettre de l’épidémie et atteindre les objectifs de développement durable », expliquant que cette mobilisation « doit inclure des opérations d’allégement et de restructuration de la dette, et atteindre l’objectif de dépenser 0,7% de PIB. » Le total de l’aide publique au développement, la redistribution des 400 milliards de dollars inutilisés en nouveaux DTS, des prêts plus importants des banques multilatérales de développement, plus des investissements publics et privés massifs dans des infrastructures durables, et la mobilisation des 100 milliards de dollars promis chaque année pour financer le climat de travail ». « Nous devons également exiger un traitement juste et égal dans les structures internationales de la finance, du commerce et de la fiscalité, arrêter et inverser le flux des milliards de dollars, chaque année, de nos pays vers des « refuges » par le biais de la corruption, de la fraude, de l’évasion fiscale’, a dit M. Khan. PREPARER L’AVENIR – Le Premier ministre pakistanais a estimé que les pays de l’OCI « doivent se préparer à l’avenir à une économie mondiale numérique, intégrée et fondée
Lutte contre la Covid-19 : Les Etats Unis offrent 100.620 doses de vaccin Pfizer au Mali
Bamako, 21 mars (AMAP) La ministre de la Santé et du Développement social, Mme Diéminatou Sangaré, après la réception des vaccins AstraZeneca, Johnson and Johnson, Sinovac et Sinopharm, a réceptionné, vendredi dernier à l’Aéroport International de Bamako, 100.620 doses de vaccin Pfizer (don du gouvernement américain via l’initiative Covax) des mains de la secrétaire d’État ajointe américaine, Michele J Sison, a constaté l’AMAP. C’était en présence de l’ambassadeur des États-Unis dans notre pays, Dennis B. Hankins et des représentants de l’Unicef, Andrea Berther, de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Jean Pierre Baptiste. Notre pays doit recevoir, au total, un million de doses de cet antigène de type «ARNm». C’est un don du gouvernement américain via l’initiative Covax (un mécanisme pour faciliter l’accès de tous les pays aux vaccins), fruit du partenariat entre la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (Cepi), l’Alliance du vaccin (Gavi), l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef). La ministre en charge de la Santé a rappelé l’objectif du plan national de déploiement des vaccins et de la vaccination dans notre pays. «Pour atteindre cet objectif, il nous faut des vaccins, les moyens de les conserver, de les acheminer et aussi les moyens de sensibiliser les populations», a-t-elle indiqué, avant de préciser qu’une chaine de solidarité s’est formée autour de notre pays. Elle a aussi remercié au nom des plus hautes autorités les partenaires pour leur accompagnement. Diéminatou Sangaré a souhaité l’implication de toutes les couches socioprofessionnelles afin de permettre l’administration de cet antigène aux personnes cibles. Et de donner l’assurance que son ministère jouera pleinement son rôle dans l’atteinte de l’objectif vaccinal. «Nous allons étendre la cible aux enfants de 12 ans et aux femmes enceintes et allaitantes». La ministre Sangaré a aussi annoncé le démarrage de la campagne de vaccination du Pfizer dans un plus bref délai. La secrétaire d’État ajointe américaine, Michele J Sison s’est réjouie de la livraison des doses du vaccin Pfizer dans la lutte contre la Covid-19 dans notre pays. Pour elle, ce don marque une étape importante dans l’atteinte de l’objectif du président Biden de donner plus de 1,2 milliard de vaccins dans le monde, avant d’annoncer l’arrivée prochaine des doses restantes. Quant à Jean Pierre Baptiste, il a déclaré que le nécessaire a été fait à travers les différents partenaires pour doter notre pays de moyens de conservation des vaccins Pfizer. Selon lui, il y a une nette amélioration de la couverture vaccinale contre le coronavirus. Andrea Berther a rappelé le besoin de conservation du vaccin dans une chambre ultra froide, avant de dire que c’est la première fois que ce type de vaccin arrive au Mali. Administré à double dose à l’intervalle de quatre semaines, cette première quantité sera répartie entre les communes de Bamako et Kati. Les personnes ayant déjà reçu les précédents vaccins ne seront pas concernées par cette vaccination. Il est recommandé une 3è dose entre 3 et 4 mois après la deuxième dose pour booster la réponse immunitaire chez les personnes âgées (60 ans et plus) et celles souffrant de comorbidités. Les autorités ambitionnent de vacciner 70% de la population générale, soit plus de 9 millions de personnes de 12 ans et plus, d’ici la fin de l’année TC/KM (AMAP)
Conférence des ministres des Affaires étrangères de l’OCI : « Nous travaillerons au renforcement de l’unité islamique » (Ministre pakistanais des Affaires étrangères)
Islamabad, 21 mar (UNA-AMAP) – Le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Shah Mahmood Qureshi, a déclaré, mardi dernier, que son pays servira de pont pour l’unité entre les pays islamiques et contribuera à améliorer la compréhension sur les problèmes communs auxquels le monde islamique est confronté, a rapporté l’Agence de presse pakistanaise (APP). Le Pakistan, qui accueillera la 48e session du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’Organisation de coopération islamique (OCI), les 22 et 23 , »veut renforcer l’unité entre les musulmans à cette occasion et aborder d’autres problèmes, en particulier l’islamophobie et les discours de haine », a déclaré M. Qureshi, lors d’une conférence de presse dans la capitale, Islamabad. Le chef de la diplomatie pakistanaise s’exprimait en prélude de mars et a ajouté que cette réunion se tient à un moment critique, soulignant que son pays veut transmettre la voix du monde islamique au niveau international. Il a révélé que 48 pays ont, jusqu’à présent, confirmé leur participation à la réunion, notant qu’il est prévu que 100 décisions seront adoptées au cours de cette session. M. Qureshi, cité par APP, a déclaré que le thème proposé pour la session « Partenariat pour l’unité, la justice et le développement » résume les priorités de la réunion, alors que le Pakistan cherchera à établir des partenariats à travers le monde islamique et à construire des ponts de coopération pour relever les nombreux défis auxquels est confronté le Bouma. Le ministre pakistanais des Affaires étrangères a affirmé que l’OCI adopte des positions fermes concernant la question de la Palestine et la situation au Jammu-et-Cachemire. Il a révélé qu’une réunion spéciale du groupe de contact de l’organisation sur le Jammu-et-Cachemire se tiendra en marge de la conférence des ministres des affaires étrangères, où le Pakistan présentera des rapports sur la situation au Cachemire, indiquant que son pays cherche à adopter une résolution ministérielle sur la question du Jammu-et-Cachemire. Il a poursuivi que la réunion discutera, également, des aspects humanitaires de la situation en Afghanistan, où des millions de personnes sont confrontées aux risques de la faim et de la maladie, et examinera, aussi, la mise en œuvre des décisions de la session précédente. Selon M. Kureshi, le Pakistan cherche, en outre, à renforcer la coopération entre les pays islamiques dans la lutte contre la corruption, soulignant que son pays cherche, à travers la réunion, « à transformer les aspirations communes du monde islamique en mesures concrètes ». MD (AMAP)
Mali: Le président Assimi Goïta à Koutiala (Sud) pour la fête du coton
Koutiala, 19 mar (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, est arrivé à Koutiala (Sud), ce samedi 19 mars 2022, accompagné du président du Conseil national de la Transition (CNT), le colonel Malick Diaw et de plusieurs membres du gouvernement dont le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou. Les populations de Koutiala, sorties massivement, ont réservé un accueil chaleureux à la délégation présidentielle. À travers ce premier déplacement à l’intérieur du pays, depuis son investiture à la tête de l’État, le colonel Assimi Goïta répond à l’invitation des producteurs agricoles à la fête du coton. Un événement qui vient à point nommé dans la mesure où le Mali retrouve sa place de leader sur le continent africain, à travers une production record de plus de 760.000 tonnes au titre de la campagne agricole 2021-2022. Cette performance remarquable a été rendue possible grâce à la décision des autorités de la Transition de maintenir la subvention des intrants agricoles et de procéder à l’augmentation du prix du coton-graine qui est passé de 250 à 280 Fcfa. Arrivé à bord d’un hélicoptère militaire, le président de la Transition a été accueilli à sa descente d’avion par les autorités administratives et coutumières de la Région de Koutiala. AT/MD AMAP)

