FOPAME : les intervenantes plaident pour une plus grande influence des femmes dans les médias africains

Bamako, 6 juin (AMAP) Les participantes au panel consacré aux « Médias et leadership féminin », organisé samedi dans le cadre du Forum panafricain des médias (FOPAME), ont appelé à un renforcement de la présence des femmes dans les espaces de décision médiatiques, tout en soulignant la nécessité de développer leurs compétences dans les domaines stratégiques du journalisme de demain. Réunissant des professionnelles des médias du Mali, du Sénégal et du Cameroun, la rencontre a permis de mettre en lumière les parcours de résilience des femmes journalistes, mais aussi les obstacles qui continuent de freiner leur accès aux postes de responsabilité. Intervenant sur le thème « Récits de résilience aux leviers d’impact national », la journaliste et romancière malienne Kada Tandina a rappelé le rôle historique des femmes dans la transmission des savoirs et des récits en Afrique. Selon elle, les femmes ont toujours été au cœur de la communication, depuis les communicatrices traditionnelles jusqu’aux journalistes et créatrices de contenus contemporaines. « Les récits ne changent pas seulement la manière dont les nations se perçoivent. Ils influencent aussi ce qu’elles deviennent », a-t-elle déclaré, estimant que les femmes des médias contribuent à donner une voix aux communautés marginalisées, à documenter les réalités du terrain et à promouvoir des récits favorisant la paix, l’éducation, l’innovation et le leadership féminin. La présidente de la West Africa Journalists Association (WAJA), Mme Ndeye Tapha Touré, a, pour sa part, retracé l’évolution de la place des femmes dans les médias ouest-africains au cours des trois dernières décennies. Elle a salué les pionnières qui ont ouvert la voie à une nouvelle génération de femmes dirigeantes dans les médias. Selon elle, les défis actuels dépassent désormais la simple question de l’accès aux postes de responsabilité. Ils concernent également la maîtrise des nouveaux outils technologiques, notamment le journalisme de données, l’investigation sur les ressources naturelles, la couverture des enjeux climatiques et l’intelligence artificielle. « Nous devons passer de la femme journaliste à la femme stratège de l’information », a-t-elle affirmé, plaidant pour des programmes de formation avancée, le renforcement des mécanismes de protection des femmes journalistes et une meilleure intégration des compétences numériques dans les cursus de formation. Abordant la question de la représentation des femmes dans les médias, la journaliste camerounaise Yolande Bodiong a estimé que le leadership ne devrait pas être qualifié de féminin ou de masculin. « Il n’y a pas de leadership féminin ou masculin. Il y a juste le leadership », a-t-elle soutenu, dénonçant la faible visibilité des femmes dans les débats médiatiques et leur sous-représentation dans les sphères décisionnelles. Elle a également appelé les femmes à davantage de confiance en elles-mêmes et à s’imposer dans les espaces de responsabilité. Selon elle, la compétence, le mentorat et le développement personnel constituent des leviers essentiels pour améliorer leur représentativité au sein des rédactions. De son côté, la rédactrice en chef adjointe de Studio Tamani, Mariam MH Maïga, a dressé un état des lieux de la présence féminine dans les médias maliens. Elle a souligné le contraste entre le nombre important de femmes dans les écoles de journalisme et leur faible représentation dans les postes de direction des organes de presse. Mme Maïga a relevé plusieurs facteurs limitant leur progression professionnelle, notamment les contraintes sociales et familiales ainsi que les difficultés à maintenir durablement les femmes dans les métiers de l’information, particulièrement dans les médias communautaires de l’intérieur du pays. Les intervenantes ont convenu que l’enjeu principal réside désormais dans le passage d’une simple présence des femmes dans les médias à une participation effective aux espaces de décision, d’influence et de gouvernance éditoriale. Ce panel s’inscrivait dans les travaux de la quatrième journée du FOPAME, qui réunit à Bamako des professionnels des médias africains autour des défis de la transformation du secteur et de la construction de nouveaux récits pour le continent. OS/KM (AMAP)
Economie : Biotex Mali Hand lance le projet de formation sur l’Indigo Sukumo

Bamako, 6 juin (AMAP) Le Secrétaire général du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mahamadou Diarra dit Koumbouna a présidé, jeudi, au centre international de conférence de Bamako (CICB) le lancement officiel du projet de formation sur l’Indigo Sukumo, a constaté l’AMAP. Ce projet consiste à renforcer les compétences des artisans spécialisés en teinture Indigo et de relever le défi de l’exportation du made in Mali. C’est un projet qui va se dérouler en deux phases : la formation de 50 formateurs par des partenaires japonais dans un premier temps et la formation continue de 3. 000 artisans et artisanes engagés dans un deuxième temps, a constaté l’AMAP. Selon le directeur général de Biotex Mali Hand, Moussa Bagayoko ce projet est une volonté commune de son organisation et les autorités du de notre pays avec la collaboration des partenaires internationaux, notamment, l’ambassade du Japon et le programme des nations unies pour le développement (PNUD). L’ambassadeur du Japon au Mali, Yukuo Murata a rappelé que « le Mali est reconnu pour ses riches traditions culturelles et artisanales, qui possède un héritage textile riche et diversifié, forgé au fil des siècles par des artisans et créateurs talentueux, qui ont su développer des techniques uniques de filature, de tissage, de teinture et de broderie ». Le Japon a financé ce projet qui vise à transformer le secteur textile malien en améliorant la chaîne de valeur du coton, de la culture à la transformation et au développement des produits, en promouvant des pratiques durables et en encourageant l’innovation et la collaboration. De plus, il permettra aux producteurs maliens de se conformer aux normes internationales et stimuler une croissance durable, contribuera à une croissance inclusive, favorisera l’innovation et encouragera la collaboration sur des plateformes internationales telles que la TICAD », a évoqué l’ambassadeur du Japon. « Le micro-projet porté par Biotex Mali Hand est centré sur la valorisation de la teinture traditionnelle à l’indigo à travers l’introduction de la technique japonaise du Sukumo par la formation de 50 formateurs par des partenaires japonais dans un premier temps et la formation continue de 3000 artisans et artisanes engagés dans un deuxième temps », a précisé Yukuo Murata. Qui a expliqué que « ce projet offre une opportunité unique de valoriser le coton malien en créant des textiles écologiques, artistiques et compétitifs sur les marchés internationaux. Ainsi, au-delà de créer une passerelle entre deux cultures, deux patrimoines et deux visions du savoir-faire textile, l’initiative contribue au renforcement des compétences locales et au développement du secteur textile ». Pour sa part, Le Secrétaire général, Mahamadou Diarra dit Koumbouna a souligné « qu’en introduisant la technique japonaise de l’Indigo Sukumo, ce projet crée une passerelle exemplaire entre l’innovation internationale et les traditions artisanales africaines ». « L’Indigo Sukumo est bien plus qu’une technique de teinture. Il représente une philosophie de production fondée sur la qualité, la durabilité, le respect de la nature et la valorisation du patrimoine culturel », a expliqué le secrétaire général. Il a félicité le promoteur du projet, Moussa Bagayoko et son équipe ainsi qu’à l’ensemble des partenaires qui ont accepté d’accompagner cette noble initiative. Et, a de réaffirmé l’engagement constant du gouvernement à soutenir toutes les initiatives visant la promotion de l’artisanat, la création d’emplois, la valorisation du coton malien et le renforcement de notre souveraineté économique. ST/KM (AMAP)
Lutte contre la fièvre Ebola : Lancement prochain d’n plan d’urgence de six mois, doté d’un budget de 518 millions de dollars

Bamako, 6 juin (AMAP) Face à la progression de l’épidémie d’Ebola provoquée par la souche Bundibugyo, les autorités sanitaires africaines et les Nations unies accélèrent la mobilisation. Le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont annoncé le lancement d’un plan d’urgence de six mois, doté d’un budget de 518 millions de dollars. Ce programme qui est prévu de juin à novembre 2026, vise à renforcer les capacités de prévention, de détection et de réponse dans les pays africains les plus exposés, alors que la République démocratique du Congo demeure le principal foyer de l’épidémie. Les deux organisations entendent coordonner leurs efforts autour d’une stratégie commune baptisée « Une seule réponse », afin d’éviter la dispersion des moyens et d’améliorer l’efficacité des interventions sur le terrain. Le financement recherché doit permettre de soutenir la surveillance épidémiologique, les capacités de laboratoire, la prise en charge des patients, la logistique ainsi que les mécanismes d’alerte rapide. En visite récemment dans la province de l’Ituri, épicentre de la flambée actuelle, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a reconnu que la situation évoluait rapidement. Selon lui, la maîtrise de l’épidémie dépendra autant des moyens financiers que de la confiance des populations et de leur adhésion aux mesures sanitaires. L’OMS insiste notamment sur le rôle central des communautés locales. L’identification des cas contacts, l’isolement des personnes contaminées et l’accès aux soins restent étroitement liés à l’acceptation des dispositifs sanitaires par les populations concernées. Le plan prévoit déjà un renforcement des dispositifs de préparation dans dix pays considérés comme prioritaires. L’objectif est de permettre une détection précoce des cas et une intervention immédiate en cas d’apparition de nouveaux foyers. Les autorités sanitaires redoutent par ailleurs que cette nouvelle crise ne fragilise davantage des systèmes de santé déjà confrontés à plusieurs épidémies simultanées, notamment le mpox, le choléra ou encore la rougeole. KM (AMAP)
FOPAME : « Construire un espace médiatique africain intégré est devenu une nécessité stratégique » dixit EKPE Komla Dodzi, Directeur de la Maison de la Presse du Togo

Bamako, 6 juin (AMAP) Les travaux de la 1ère édition du Forum Panafricain des Médias (FOPAM), le directeur de la Maison de la Presse du Togo, EKPE Komla Dodzi, que l’Agence Nationale de Presse du Mali a rencontré, plaide pour un renforcement de la coopération entre les médias africains. Mutualisation des ressources, formations communes, innovation numérique, production collaborative de contenus et plaidoyer collectif face aux grandes plateformes : il détaille les pistes susceptibles de consolider la résilience et la souveraineté des médias du continent. L’Agence Nationale de Presse du Mali: La Maison de la Presse du Togo joue un rôle central dans l’organisation et l’accompagnement des médias. Comment cette expérience peut-elle contribuer au développement d’une coopération plus structurée entre les médias africains ? EKPE Komla Dodzi: L’expérience de la Maison de la Presse du Togo démontre qu’un cadre institutionnel de concertation et de renforcement des capacités constitue un levier essentiel pour le développement du secteur médiatique. Depuis sa création, elle favorise le dialogue entre les professionnels des médias, la formation continue des journalistes et le partage des bonnes pratiques. Cette expérience pourrait inspirer la mise en place d’un réseau africain des maisons de presse et centres de ressources médiatiques, capable de coordonner des initiatives communes de formation, de recherche, de production de contenus et de plaidoyer. Une telle dynamique permettrait de renforcer les synergies entre les médias africains, de promouvoir une vision commune des enjeux du continent et de développer des mécanismes permanents de coopération professionnelle. Au-delà des frontières nationales, il s’agit de construire un espace médiatique africain plus intégré, fondé sur l’échange de compétences, la solidarité professionnelle et la défense des intérêts communs de la presse africaine. L’Agence Nationale de Presse du Mali : Quels sont les principaux avantages que les médias africains pourraient tirer de la mutualisation des ressources, notamment en matière de formation, de production de contenus et d’innovation numérique ? EKPE Komla Dodzi : La mutualisation des ressources représente aujourd’hui une nécessité stratégique pour les médias africains confrontés à des contraintes économiques croissantes et à l’évolution rapide des technologies. En matière de formation, elle permettrait de réduire les coûts tout en offrant aux journalistes un accès élargi à des experts, à des modules spécialisés et à des programmes de perfectionnement de haut niveau. Dans le domaine de la production de contenus, la coopération favoriserait le traitement collectif des grands enjeux africains tels que le changement climatique, la gouvernance, la santé publique, la sécurité, l’intégration régionale ou encore les migrations. Elle contribuerait également à renforcer la visibilité des réalités africaines à travers des contenus produits par les Africains eux-mêmes. Sur le plan numérique, la mutualisation faciliterait l’accès à des outils technologiques innovants, aux plateformes de diffusion, aux solutions d’intelligence artificielle et aux infrastructures numériques souvent coûteuses pour les médias pris individuellement. En définitive, cette approche permettrait d’améliorer la compétitivité, la qualité et la durabilité économique des médias africains. L’Agence Nationale de Presse du Mali : Comment les organisations professionnelles de presse peuvent-elles favoriser les échanges d’expériences et les partenariats entre les rédactions de différents pays africains ? EKPE Komla Dodzi : Les organisations professionnelles de presse ont un rôle déterminant à jouer dans la création de passerelles entre les rédactions africaines. Elles peuvent notamment organiser des forums régionaux, des conférences professionnelles, des programmes d’échanges de journalistes, des formations conjointes et des plateformes numériques de partage d’expériences. Elles peuvent également faciliter la mise en œuvre de projets éditoriaux collaboratifs permettant à plusieurs médias de différents pays de travailler ensemble sur des sujets d’intérêt commun. Par ailleurs, la création de réseaux thématiques spécialisés dans des domaines tels que l’investigation, les données, l’environnement, les droits humains ou l’économie favoriserait l’émergence de communautés professionnelles capables d’échanger régulièrement leurs connaissances et leurs expertises. Ces mécanismes contribueraient à renforcer les capacités des rédactions tout en développant un sentiment d’appartenance à une communauté médiatique africaine plus solidaire et plus dynamique. L’Agence Nationale de Presse du Mali : Quelles initiatives concrètes recommanderiez-vous pour renforcer la solidarité entre médias africains face aux défis économiques et à la concurrence des plateformes numériques internationales ? EKPE Komla Dodzi : Face aux mutations profondes du secteur, plusieurs initiatives méritent d’être envisagées. La première consiste à mettre en place un fonds africain de soutien à l’innovation médiatique destiné à accompagner la transformation numérique des entreprises de presse et le développement de nouveaux modèles économiques. La deuxième serait la création d’une plateforme africaine commune de diffusion et de partage de contenus permettant aux médias du continent de valoriser davantage leurs productions et d’accroître leur visibilité. La troisième initiative pourrait porter sur le développement de programmes communs de formation aux métiers émergents du numérique, notamment dans les domaines de l’intelligence artificielle, du journalisme de données, de la cybersécurité et de la monétisation des contenus. Enfin, il apparaît indispensable de renforcer les mécanismes de plaidoyer collectif afin que les médias africains puissent défendre ensemble leurs intérêts face aux grandes plateformes numériques internationales, notamment en matière de rémunération des contenus, de régulation de l’information et de souveraineté numérique. La solidarité entre les médias africains ne doit plus être perçue comme une simple option de coopération, mais comme une condition essentielle de leur résilience, de leur indépendance et de leur capacité à remplir durablement leur mission d’information au service des citoyens. Propos recueillis par OS/KM
Approvisionnement en carburant : le gouvernement muscle la lutte contre les fraudes

Bamako, 6 juin (AMAP) Le gouvernement a engagé une série de mesures visant à sécuriser l’approvisionnement du pays en produits pétroliers face à diverses pratiques frauduleuses affectant la chaîne de distribution, a indiqué jeudi le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a appris l’AMAP de source proche du département. S’exprimant jeudi dans le Journal Télévisé (JT) de 20h de l’ORTM, le ministre a expliqué que les fraudes constatées concernaient principalement le transvasement (ndr : faire passer un liquide d’un récipient vers un autre) illicite des produits pétroliers à partir des camions-citernes. «Le niveau des fraudes concernait principalement les questions liées au transvasement des citernes. Nous avons pris des mesures catégoriques, notamment la fermeture de certains sites de transvasement, afin d’assurer la continuité de l’approvisionnement des stations et, par conséquent, des populations», a déclaré Moussa Alassane Diallo. Selon lui, plusieurs sites ont déjà été fermés et cette opération se poursuivra sur l’ensemble du territoire national. «Nous continuerons à fermer partout où ces sites constitueront une menace pour la continuité de l’approvisionnement de notre pays», a-t-il ajouté. Le ministre a également dénoncé un second phénomène de fraude lié au ravitaillement des sites miniers clandestins, considéré comme un facteur de perturbation du circuit normal de distribution des hydrocarbures. Pour faire face à cette situation, les autorités ont demandé aux services de sécurité de renforcer les contrôles sur les mouvements des camions citernes à destination de ces exploitations minières illégales. «Les services de sécurité ont été invités à mettre en place un dispositif de contrôle strict pour la sortie des citernes vers ces mines, afin de permettre le contrôle des flux de transport vers ces sites», a précisé le ministre. Ces mesures s’inscrivent dans le cadre des efforts déployés par les autorités pour garantir un approvisionnement régulier du marché national en carburant et prévenir les ruptures susceptibles d’affecter les activités économiques et les populations. Les autorités assurent par ailleurs que la réception prochaine de nouveaux camions citernes contribuera au renforcement des capacités logistiques du pays et à la sécurisation durable de l’approvisionnement en produits pétroliers. KD/CMT (AMAP)
Forum Panafricain des Médias : Des voix étrangères pour une souveraineté médiatique africaine

Bamako,05 juin (AMAP) En marge des travaux du 3ème jour du Forum Panafricain des Médias qui se déroule au Centre International de Conférence de Bamako (CICB), l’Agence Nationale de Presse du Mali s’est entretenue avec des experts venus du Cameroun, de la Côte d’Ivoire et du Maroc. Leurs interventions ont mis en avant la nécessité de renforcer la solidarité entre acteurs africains, de lutter contre les fakes news et de construire une voix commune pour défendre la souveraineté médiatique du continent. Mme Yolande Bojon (Cameroun)Promotrice de Sonde+ Télévision et du Salon international de l’audiovisuel du Cameroun, a expliqué que son déplacement répondait à la volonté de créer des synergies entre acteurs africains et de partager son expérience en tant que femme de médias. Elle a insisté sur la nécessité pour l’Afrique de se réapproprier ses récits et de renforcer la solidarité médiatique face aux influences extérieures. Selon elle, les journalistes doivent prendre conscience de leur responsabilité et éviter de relayer les fake news, souvent instrumentalisés par des puissances étrangères. Pour elle, ce forum constitue une plateforme d’alerte et de mobilisation, rappelant aux médias africains qu’ils doivent parler d’une seule voix et défendre une souveraineté médiatique commune. Mme Solange Kouamé (Côte d’Ivoire), Directrice générale de la Maison de la Presse d’Amourdjo, a expliqué que sa participation était motivée par le thème central : « Unir les voix ». Elle a souligné que l’Afrique devait renforcer la cohésion et la solidarité entre ses médias afin de mutualiser les efforts et avancer collectivement. Satisfaite des débats, elle a salué une initiative prometteuse, tout en rappelant que beaucoup reste à faire pour relever les défis auxquels la presse africaine est confrontée. En conclusion, elle a souhaité la pérennisation de ce type de rencontres, afin de continuer à former, échanger et renforcer les capacités des professionnels des médias africains. M. Bachir Thiam (Maroc)Rédacteur en chef à Median TV et responsable du canal Afrique, Bachir Thiam a expliqué que sa participation visait d’abord à témoigner du soutien du Maroc au Mali. « En tant que journaliste, il est normal d’être présent à ce rendez-vous des médias. C’est un moment de donner et de recevoir », a-t-il déclaré. Avec une vingtaine de pays représentés, il a salué une occasion unique de rencontres et d’échanges. Le Maroc était représenté par une délégation de 24 personnes, dont 8 médias. Concernant ses attentes, il a rappelé que cette première édition devait être considérée comme une édition test, l’essentiel étant de lancer le débat et de sortir avec des pistes de travail. En conclusion, il a insisté sur le rôle des médias : « Nous devons nous mobiliser pour des causes valables, mais sans nous ériger en gardiens du temple. Notre métier, c’est informer, informer et seulement informer. » MMD/KM (AMAP)
Bandiougou Danté : « Le FOPAME est né de la nécessité de répondre aux défis géopolitiques et médiatiques actuels »

Bamako, 5 juin (AMAP) L’ouverture des travaux de la 1ère édition du Forum panafricain des médias, a été présidée mercredi au CICB par le Premier Ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga en présence de plusieurs de personnalités et d’experts venus de Bamako, de la sous-région et du monde entier, a constaté l’AMAP. En marge du Forum Panafricain des Médias (FOPAME), le président de la Maison de la Presse du Mali et membre du comité scientifique du forum, Bandiougou Danté, revient sur les motivations ayant conduit à l’organisation de cette rencontre continentale. Il évoque les mutations du paysage médiatique africain, les enjeux de souveraineté narrative et les perspectives d’avenir de cette initiative panafricaine. L’Agence Nationale de Presse du Mali : Monsieur Danté, pourquoi avoir initié ce Forum Panafricain des Médias à Bamako en ce moment précis ? Quelles évolutions géopolitiques, numériques et sécuritaires rendent selon vous ce forum indispensable aujourd’hui pour l’Afrique ? Bandiougou Danté : Le Forum Panafricain des Médias est né à la suite d’une série de constats. D’abord, il faut dire que notre paysage médiatique évolue rapidement. Cette évolution s’explique surtout par le développement croissant du numérique qui a profondément bouleversé la pratique du métier et fragilisé les anciennes sources de financement des médias. Ensuite, il faut évoquer la campagne médiatique dirigée contre notre pays, qui traverse une crise multidimensionnelle. C’est dans le souci de prendre en charge les préoccupations des médias et de répondre véritablement aux défis géopolitiques actuels que la nécessité d’organiser le FOPAME s’est fait sentir. L’Agence Nationale de Presse du Mali : En tant que membre du comité scientifique, comment ce forum peut-il contribuer concrètement à construire une souveraineté narrative africaine face à la domination des récits extérieurs ? Bandiougou Danté : Le Forum a pour objectif d’amener les professionnels des médias à prendre conscience des enjeux actuels et à se positionner conformément à nos réalités. Il s’agit de créer un cadre de réflexion et d’échanges permettant aux acteurs des médias africains de développer leurs propres approches et de mieux porter les récits du continent. L’Agence Nationale de Presse du Mali : Quelle est votre vision à long terme pour le FOPAME ? Souhaitez-vous qu’il devienne une institution panafricaine permanente avec des éditions annuelles et des mécanismes de suivi ? Bandiougou Danté : Le FOPAME doit permettre une synergie d’action entre les acteurs médiatiques des différents pays qui décideront de son orientation future. L’ambition est de créer une dynamique de coopération capable de renforcer les médias africains et de favoriser une réflexion commune sur les grands défis auxquels ils sont confrontés. L’Agence Nationale de Presse du Mali : Quels sont les principaux défis que les médias africains doivent surmonter selon vous pour passer d’une simple consommation d’information à une véritable production de contenus souverains et influents ? Bandiougou Danté : Les médias africains doivent d’abord s’adapter aux profondes mutations induites par le numérique, renforcer leurs capacités professionnelles et trouver des modèles économiques durables. Ils doivent également développer davantage de coopération entre eux afin de produire des contenus ancrés dans les réalités africaines et capables d’influencer les débats à l’échelle régionale et internationale. Propos recueillis par OS et KM (AMAP)
Concours « missi » de Tenenkou : une moto neuve pour le premier et des récompenses en espèces pour les autres lauréats

Tenenkou, 5 juin 2026 (AMAP)– Les rideaux sont tombés vendredi à Tenenkou sur le concours de lecture et de mémorisation du Saint Coran «Missi». Les trois lauréats sont Amadou Alpha Diadie Traoré (premier), Nouhoum Youssouf Diall (deuxième) et Alpha Ouronguia (troisième), a constaté l’AMAP. Le premier a eu une moto de marque Saneli comme récompense, contre 100.000 Fcfa pour le deuxième et 50.000 Fcfa pour le troisième. Chacun d’eux a également eu une exemplaire du Saint Coran. Aux autres participants il a été décerné des prix d’encouragement. Cette compétition a démarré depuis le 3 juin à l’initiative du bureau local du Haut conseil islamique avec le parrainage de Bori Barry, un ressortissant de la localité. Elle a réuni une vingtaine de jeunes talibés âgés de 15 à 20 ans issus des différentes écoles coraniques de la ville, sous l’évaluation d’un jury de 13 membres composé d’imams et de spécialistes des sciences coraniques. Les candidats ont été départagés sur plusieurs critères, notamment le tajwid (prononciation), la qualité de la mémorisation ainsi que la maîtrise de la récitation à travers le rythme, l’intonation et la voix. Selon les organisateurs, cette initiative visait à promouvoir l’excellence dans l’apprentissage du Saint Coran, à renforcer l’union, la solidarité et la cohésion sociale, tout en favorisant la transmission des valeurs de paix auprès de la jeunesse. La cérémonie de clôture, marquée par des prières pour le retour de la paix et de la cohésion sociale au Mali, a mobilisé autorités coutumières, leaders religieux, responsables de jeunesse et de nombreux fidèles. AS/CMT (AMAP)
Kangaba : Une forte pluie accompagnée de vents violents fait des dégâts à Tinfra

Kangaba, 05 juin (AMAP ) Une pluie diluvienne accompagnée de vents violents s’est abattue sur le village de Tinfra dans la commune rurale de Minidian le mercredi 03 juin 2026, a constaté l’AMAP. Ces violentes précipitations n’ont provoqué ni de perte en vies humaines ni de blessés. Cependant, d’énormes dégâts ont été enregistrés, notamment l’effondrement de plusieurs maisons d’habitation et l’enracinement de plusieurs arbres et la perte des bovins et de la volaille. Une mission conjointe conduite par le maire de la commune rurale de Minidian monsieur Mamby Kéïta s’est rendue sur place à une vingtaine de kilomètres de Kangaba pour constater les dégâts, évaluer les besoins des populations sinistrées et proposer des mesures appropriées. La mission, composée des représentants du service local du Développement Social et de l’Economie Solidaire, et de la Protection civile a fait plusieurs constats à savoir 22 ménages touchés, plus de 109 personnes à charge, 34 maisons endommagées, 05 maisons totalement détruites et 09 panneaux photovoltaïques emportés. Dans l’immédiat, les populations affectées ont besoin de tôles, de vivres et de panneaux solaires. Avant de quitter, le représentant de la protection civile a prodigué des conseils aux populations sur les conduites à tenir en cas de pluies accompagnées de vents violents. SD/KM (AMAP)
Gao : le gouverneur dément les rumeurs d’insécurité et appelle au calme

Gao, 5 juin 2026 (AMAP)– Le gouverneur de la Région de Gao, le Général de division Moussa Moriba Traoré, a formellement démenti les informations circulant sur les réseaux sociaux faisant état de menaces d’insécurité imminente dans la région, a appris l’AMAP. Dans un communiqué écrit, il affirme que ces informations sont fausses et qu’elles ont provoqué chez certaines personnes la volonté de quitter la ville de Gao. L’exécutif régional soutient que ces rumeurs n’ont pour objectif que de créer la panique et l’amalgame, au détriment de la cohésion sociale et du vivre-ensemble entre les différentes communautés de la région. Selon le communiqué, les informations relayées sur la toile sont sans fondement. Le gouverneur assure par ailleurs que toutes les dispositions nécessaires sont prises pour la sécurisation des personnes et de leurs biens. Il invite l’ensemble de la population à ne pas céder à la désinformation et à l’intoxication, estimant que leur objectif est de semer la panique et la confusion au sein de la population. AT/CMT (AMAP)

