La FAAPA forme sur les techniques et la bonne pratique du journalisme sportif

Ladji M. DIABY Envoyé spécial Rabat, 23 mai (AMAP) Des journalistes et responsables des services sportifs, d’une vingtaine de pays africains, sont en formation, du 23 au 27 mai, à Rabat, au Maroc, sur le thème : «Maîtrise des techniques pour la bonne pratique du journalisme sportif». Cette 15è session de formation organisée par la Fédération atlantique des agences de presse africaines (FAAPA), depuis sa création en 2014, se déroule au Centre africain de formation des journalistes (CAFJ) dans les locaux de l’Agence marocaine de presse (MAP). Au cours de la session, plusieurs modules seront abordés, notamment les techniques et pratiques du journalisme sportif, le journalisme sportif à l’ère du digital, le sport et les enjeux de développement socio-économique, le sport et les enjeux de communication dans le contexte de la mondialisation et de post-Covid, la déontologie et l’éthique professionnelle du journaliste sportif. Les séances sont animées par des formateurs experts en matière de presse sportive, notamment le Sénégalais Mamadou Salif Diallo de l’Agence  de presse sénégalaise (APS) et l’Ivoirien Magloire Gnaé Oulidehi  du quotidien «Le Sport» et le Marocain Najib Salmi, ancien journaliste de L’Opinion. Le secrétaire général de la FAAPA, Mohamed Anis, a indiqué que ce séminaire de formation, premier du genre pour les journalistes sportifs, « s’inscrit dans le cadre du plan d’action de la FAAPA au titre de l’année 2022, qui a été approuvé par le  Conseil exécutif de cette fédération panafricaine, lors la réunion de Dakar, au Sénégal, tenue en novembre dernier ». Il a ajouté que la formation a, notamment, pour objectifs de renforcer les capacités des journalistes sportifs pour un meilleur traitement des questions relatives à la couverture des grands événements sportifs nationaux, régionaux et internationaux, promouvoir les performances et la productivité des journalistes sportifs lors de la couverture et le traitement de l’information sportive, favoriser les échanges d’expériences et consolider les capacités des journalistes à produire des contenus innovants en matière d’information sportive, tout en respectant les principes de l’éthique professionnelle et de la déontologie journalistique. Mohamed Anis a, également, appelé les agences de presse africaines « à contribuer activement au développement de l’information sportive africaine et à être, de plus en plus, en phase avec les profondes mutations qui caractérisent ce domaine, » sachant que la pandémie de la Covid-19 a lourdement impacté le secteur de la presse. Il a, aussi, souhaité que cette formation aboutisse à la mise en place d’un réseau de journalistes sportifs des agences de presse africaines, « à l’instar des autres plateformes professionnels affiliés à la FAAPA », à savoir le Forum des directeurs de l’information, le réseau des IT managers et le réseau des femmes leaders. LMD/MD (AMAP)

Ministres tchadien et mauritanien à Koulouba : Le G5 Sahel au menu des échanges 

Bamako, 23 mai (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a reçu, successivement, vendredi dernier au palais de Koulouba, le ministre tchadien de la Communication, Porte-parole du gouvernement, Abderaman Koulamallah et le ministre mauritanien des Affaires étrangères, de la Coopération et des Mauritaniens à l’Extérieur, Dr Mohamed Salem Merzoug, pour des agences sur le retrait du Mali du G5-Sahel. Premier à être reçu, le ministre tchadien de la Communication a, à sa sortie d’audience, évoqué les liens étroits qui unissent le peuple malien et celui du Tchad. Abderaman Koulamallah a souhaité que les relations bilatérales entre le Tchad et le Mali soient encore plus renforcées. Il a, par ailleurs, affirmé avoir compris le départ du Mali du G5-Sahel. « Cependant, nous aurions aimé qu’il y ait une autre solution», a-t-il nuancé. «Toutefois, le Mali est libre et souverain et prend souverainement ses décisions que nous respectons», a indiqué le ministre tchadien de la Communication.  D’après M. Koulamallah, le G5-Sahel continuera sa mission, ajoutant que « le Mali reste, quand même, un élément clé de l’organisation communautaire ». «Nous ne perdons pas espoir que le Mali puisse retrouver, un jour, tous ses droits au sein du G5-Sahel», a-t-il dit, notant que le président Goïta a affirmé sa disponibilité à continuer les relations bilatérales avec son pays.  Quant au ministre mauritanien des Affaires étrangères, de la Coopération et des Mauritaniens à l’Extérieur, il a rappelé que le G5-Sahel a été mis en place pour permettre à «nos pays de conjuguer leurs efforts pour faire face aux défis convergents et cumulatifs, notamment au plan sécuritaire, qui font peser de graves menaces sur nos différentes populations».  Selon le Dr Mohamed Salem Merzoug, c’est par la mutualisation et l’intégration que nos pays peuvent relever l’ensemble de ces défis.  Le chef de la diplomatie mauritanienne a indiqué que le G5-Sahel est une jeune organisation, qui a fait du chemin, mais qui reste «perfectible». «Donc, nous devons faire en sorte que dans le respect de la souveraineté de nos Etats qu’il puisse fonctionner le mieux possible», a dit M. Merzoug, avant de magnifier les relations bilatérales entre Bamako et Nouakchott. BD/MD (AMAP)

Coopération : L’Axe bamako-Moscou prend du volume

B. TOURE Envoyé spécial Moscou, 23 mai (AMAP) «Merci d’avoir consacré du temps à nous écouter», lance Abdoulaye Diop, le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération, alors que le déjeuner de travail offert par son homologue russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, tire vers sa fin. «Nous ne comptons pas notre temps lorsqu’il s’agit d’échanger avec vous», répond M. Lavrov.  Cet échange aux accents diplomatiques en dit long sur la volonté des Maliens et des Russes de donner une dimension plus importante à leurs relations bilatérales. L’hôte russe n’a, en effet, pas ménagé les prévenances pour afficher son intérêt pour la visite de la délégation malienne qu’il a reçue, vendredi dernier, à Moscou. Pendant presqu’une demie journée, Sergueï Lavrov et Abdoulaye Diop ont eu des échanges, d’abord en tête-à-tête, ensuite au cours d’une séance de travail élargie aux collaborateurs du chef de la diplomatie russe et aux autres ministres maliens présents à Moscou pour la circonstance. Un point de presse et un déjeuner ont clôturé les échangesd’amabilités, les marques de solidarité et les expressions de positions partagées sur bien des dossiers de la scène internationale. Le ministre Diop a, d’entrée, fait comprendre que sa visite à Moscou était motivée par la recherche de solutions à des défis très pressants dans l’approvisionnement correct et durable du Mali en biens de consommation comme les hydrocarbures, le blé, le ciment, les engrais. Le Mali a, également, besoin de l’expertise et la technologie russes dans la perspective de la relance des activités de la Régie des chemins de fer. «Notre délégation a eu des rencontres avec des structures publiques et des compagnies privées russes concernées. Mais nous avons besoin de l’appui de l’Etat russe pour faire accélérer les accords en vue», a expliqué le chef de la diplomatie malienne, ajoutant que le souhait du Mali est d’élargir la coopération au commerce des biens de consommation.  En réponse à la préoccupation malienne, Sergueï Lavrov a assuré que la Russie est prête à continuer à apporter son appui au Mali dans le domaine militaire et aussi pour le développement des échanges commerciaux. «Les dossiers seront examinés avec diligence et nous ferons connaître notre réponse favorable», a promis le chef de la diplomatie russe. Sergueï Lavrov a ajouté que la Russie est satisfaite des résultats obtenus sur le terrain par l’armée malienne grâce au matériel et à l’expertise militaire russes. «Nos échanges commerciaux ont connu une croissance de 20% mais le montant reste modeste. Il faudra l’améliorer. Nous encourageons les contacts en cours avec les entités russes», a souligné le ministre Lavrov. SOUTIEN MUTUEL – Sergueï Lavrov a exprimé la haute appréciation de son pays quant à la solidarité affichée par le Mali en faveur de la Russie dans le dossier de la crise ukrainienne. «Nous n’avons eu d’autre choix que d’intervenir pour assurer la sécurité des populations russophones et empêcher que l’Ukraine n’accueille des bases militaires aux portes de la Russie», a expliqué M. Lavrov, ajoutant que son pays a besoin du soutien de ses amis pour faire face à l’hostilité des Occidentaux. De son côté, Abdoulaye Diop a rappelé que le Mali apprécie hautement le soutien diplomatique de la Russie pour contrecarrer les actions visant à l’isoler sur la scène internationale. Aussi bien dans le cadre des divergences avec la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) que sur le dossier de la brouille diplomatique avec la France, le Mali bénéficie du soutien indéfectible de la Russie. Les deux chefs de la diplomatie sont d’avis que les sanctions ne permettent pas de trouver des solutions idoines aux crises. «Nous assistons à une maladie des sanctions à la grande déception de la Russie», a lancé le ministre russe. En écho son homologue malien a répondu que son pays compte davantage sur les vertus du dialogue pour régler les différends. «Les sanctions contre le Mali avaient manifestement pour objectif de provoquer des soulèvements. Tel n’est pas le cas», a-t-il fait remarquer, soulignant que les sanctions n’ont pas permis d’obtenir des avancées sur le dossier de la crise malienne. Aux Nations unies, l’appui de la Russie a permis au Mali d’échapper aux actions hostiles de la France, s’est également réjoui Abdoulaye Diop qui a salué la décision de Sergueï Lavrov de soutenir le Mali de la manière la plus ferme, au Conseil de sécurité, contre les actions hostiles de l’ancienne puissance coloniale. L’entente cordiale entre Maliens et Russes est la manifestation d’un changement d’alliance et de stratégie dans la lutte contre le terrorisme au Sahel. La mésentente entre le Bamako et Paris, principal partenaire en matière de sécurité, depuis près d’une décennie, ouvre de bonnes perspectives pour les Russes de prendre pied au cœur du Sahel et de perturber la domination française. Visiblement du côté de Moscou, on entend bien profiter de cette opportunité en surfant sur la réputation d’efficacité de la Russie en matière de stabilisation des pays en crise.  Cette nouvelle donne se manifeste par la montée du rejet de la présence militaire française dans les pays du Sahel et l’affaiblissement des structures organisationnelles à travers lesquelles la France exerce son influence. Le retrait du Mali du G5 Sahel est un coup dur à cet effet car l’ancienne puissance coloniale était le parrain de cette organisation sahélienne qui peine, d’ailleurs, à faire la preuve de son efficacité. Ce nouveau développement, qui éloigne davantage le Mali de son ancien partenaire stratégique, n’est que la suite logique du départ de la force française Barkhane et de la force européenne Takuba du Mali et, même, de la fin de la Mission militaire européenne de formation (EUTM). Dans ce contexte, quid du mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA) ? Il sera, sans doute, renouvelé en juin prochain. Même si la mission onusienne est loin de satisfaire, aujourd’hui, le Mali , Le Mali joue donc à fond la carte de la coopération avec la Russie aussi bien dans le domaine militaire que dans le cadre du

CAN 2023 : Première liste d’Éric Chelle, sans les Doucouré mais avec Koïta

Bamako, 21 mai (AMAP) Vingt-quatre heures après son arrivée à Bamako, le nouveau sélectionneur de l’équipe nationale, Éric Chelle a dévoilé, vendredi 20 mai, sa toute première liste des Aigles qui vont jouer les deux premiers matches des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2023. Pour affronter le Congo et le Soudan du Sud, Éric Chelle a décidé de faire confiance à 25 joueurs. Pas de nouvelle tête, mais des absences remarquées et des retours dans le nid des Aigles.  Les grands absents sont certainement Cheick et Abdoulaye Doucouré, très en forme avec leurs clubs respectifs. « Le milieu de terrain d’Everton, en Angleterre, Abdoulaye Doucouré a été laissé au repos, compte tenu de sa fin de saison compliquée dans la lutte pour le maintien et d’une blessure récurrente », a expliqué le sélectionneur en conférence de presse. Quant à Cheick Doucouré, le joueur du RC Lens n’aurait pas été sélectionné parce qu’il serait en instance de transfert.  Par ailleurs, on note aussi les absences sur la liste des jeunes attaquants Saliou Guindo de Laçi, en Albanie, et Néné Dorgelès de Ried, en Autriche, tous les deux présents au dernier rassemblement pour leur première sélection.  Le défenseur Almamy Touré de Frankfurt, en Allemagne, fraîchement vainqueur de la Ligue Europa, s’installe chez le Aigles. Le latéral de Strum Graz, en Autriche, Amadou Danté, est aussi présent. Les blessés Falaye Sacko, Sekou Koïta reviennent, ainsi que l’attaquant Kalifa Coulibaly qui a remporté la Coupe de France avec Nantes. MT/MD (AMAP) Liste complète des Aigles du Mali contre le Congo et le Soudan du Sud  Gardiens : Ibrahima Bosso Mounkoro (TP Mazembé) Ismaël Diawara (Malmô) Djigui Diarra (Young Africans SC) Défenseurs:  Hamari Traoré (Rennes) Aboubacar Kiki Kouyaté (Metz) Mamadou Fofana Nojo (Amiens) Massadio Haïdara (Lens) Moussa Sissako (Standard Liège) Almamy Touré ( Eintracht Frankfurt) Amadou Danté (Sturm Graz) Falaye Sacko (Saint Etienne) Milieux : Amadou Haïdara  (RB Leipzig) Yves Bissouma (Brighton & Hove Albion) Aliou Dieng (Al ahly SC) Diadié Samassékou (Hoffenheim) Mohamed Camara (RB Salzbourg) Lassana Coulibaly  (Salernitana) Attaquants : Adama Traoré Malouda (FC Sheriff) Moussa Djenepo  (Southampton) Abdoulaye Diaby (Al Jazira) Ibrahima Koné (Lorient) El Bilal Touré (Reims)  Kalifa Coulibaly (Nantes) Sekou Koïta  (RB Salzbourg) Hamidou Sinayoko (Djoliba)

Le Mali et la Russie entendent développer leurs relations économiques 

Envoyé spécial B, TOURE Moscou, 20 mai (AMAP) Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop,  à la tête d’une délégation de trois autres membres du gouvernement, en visite à Moscou, dans la capitale russe, depuis mercredi, a été reçu, ce vendredi, par son homologue russe Serguei Lavrov. Après un tête-à-tête suivi d’une séance de travail élargie aux autres membres de la délégation malienne composée des ministres de l’Économie et des Finances, des Mines, de l’Énergie et de l’Eau et des Transports et des Infrastructures, le chef de la diplomatie russe a offert un déjeuner en l’honneur de ses hôtes. Au cours d’un point de presse en compagnie de son homologue russe, Abdoulaye Diop a indiqué que le Mali porte une très haute appréciation à la coopération militaire avec la Russie. « Grâce au concours de la Russie, l’armée malienne enregistre des succès militaires sur le terrain. En plus du partenariat dans le domaine militaire, le Mali souhaite développer ses relations économiques et commerciales avec la Russie », a expliqué M. Diop, précisant que les besoins immédiats du Mali portent sur l’approvisionnement correct en hydrocarbures, en intrants agricoles, en blé, en ciment.  « Ce sont des produits stratégiques dont le commerce souffre de la situation géopolitique du moment. Nous avons besoin de l’appui du partenaire russe pour assurer une fourniture correcte de ces biens de consommation », a indiqué le chef de la diplomatie malienne qui a ajouté que le Mali compte, aussi, sur l’expertise et la technologie russes dans le cadre de la reprise des activités de la Régie des chemins de fer du Mali. A ces préoccupations maliennes, Serguei Lavrov a répondu que la Russie est prête à apporter son aide. « Nous allons continuer à appuyer dans le domaine militaire. Nous sommes prêts à répondre favorablement à vos préoccupations sur le plan économique et commercial. Nous encourageons les contacts en cours avec les ministères et les entreprises concernés par vos demandes », a assuré le ministre russe des Affaires étrangères. Le ministre russe des Affaires étrangères s’est réjoui, également, de la solidarité que le Mali apporte à la Russie dans le cadre du dossier de la crise en Ukraine. Son homologue malien, de son côté, a salué l’appui diplomatique de la Russie pour contrecarrer les actions visant à isoler le Mali sur la scène internationale. BT/MD (AMAP)

Aigles : Eric Sékou Chelle, «Je suis content d’être là » 

Bamako, 20 mai (AMAP)  Le nouveau sélectionneur des Aigles, l’ancien international malienEric Sékou Chelle, est arrivé, jeudi, à Bamako, en provenance de Paris, après plusieurs jours d’attente, a constaté l’AMAP sur place. A sa descente de l’avion, qui a atterri à l’Aéroport international Président Modibo Keïta-Sénou à 14h30, Eric Sékou Chelle a été accueilli par le colonel Séga Diakité, membre du comité exécutif de la Fédération malienne de football (FEMAFOOT), des membres de sa famille. Les supporters étaient également présents à l’aéroport.   «Je suis très content d’être arrivé à Bamako. Je suis content de l’accueil des supporters et de la famille. On va vite aller à la fédération parce qu’on a une petite réunion de travail ce soir (hier soir, ndlr)», a déclaré  Éric Sékou Chelle, avant d’évoquer son programme.  «Mon programme, c’est beaucoup de réunions de travail. Pour ce qui concerne le match du 4 juin contre le Congo, nous allons nous y atteler vite pour être prêt avant ce rendez-vous», a-t-il annoncé.   Le nouveau sélectionneur des Aigles a signé un contrat de trois ans avec l’instance dirigeante du football national. Les missions assignées à l’ancien international s’articulent autour de trois grands objectifs : qualifier la sélection nationale à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2023 et atteindre au moins les demi-finales, conduire l’équipe en finale de la CAN 2025 et la qualifier à la phase finale de la Coupe du monde 2026.  Le premier rendez-vous qui attend Eric Sékou Chelle est le match Mali-Congo, comptant pour les éliminatoires de la CAN 2023 et qui se disputera le samedi 4 juin au stade du 26 Mars. Cinq jours plus tard (9 juin), la sélection nationale affrontera le Soudan du Sud, dans un match délocalisé à Kampala (Ouganda) pour le compte de la deuxième journée des éliminatoires. Le troisième pays de la poule des Aigles (la poule G) est la Gambie que le capitaine Hamari Traoré et ses coéquipiers rencontreront, lors de la troisième journée des éliminatoires. Entre temps, il est prévu un match amical contre l’Equateur, aux Etats-Unis.  Selon une source proche de la FEMAFOOT, le nouveau sélectionneur national animera une conférence de presse au cours de laquelle le technicien dévoilera la liste des joueurs retenus pour les deux premiers matches de la CAN face, respectivement aux Diables du Congo et aux Tigres sud soudanais.  SSK/MD (AMAP)

Festival Bélénitugu: Un levier de développement

Par Amadou SOW Bamako, 20 mai (AMAP) Véritable fête populaire à Somasso, une Commune rurale, à 35 Km de Bla avec une superficie de 2.185 Km et 17.000 habitants, le Festival Bélénitugu s’impose, désormais, dans l’agenda culturel de la localité.  La 7è édition de ce rendez-vous culturel s’est déroulée du 14 au 18 mai derniers sous le thème : «Cohésion sociale, gage d’un Mali résiliant». Au-delà de son aspect festif, le Festival Bélénitugu prend de plus en plus une dimension importante et ses initiateurs veulent en faire un socle de consolidation des rapports humains donc de vivre ensemble. Des centaines de personnes ont ainsi convergé vers la localité en dépit du contexte de sanctions de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine  (UEMOA), imposées au Mali. A l’entrée du village, la population en nombre a accueilli les délégations venues de Bamako et de l’intérieur pour participer à ce festival qui restitue un pan important de la culture du terroir. La présence massive des festivaliers et la qualité des invités attestent  de tout l’intérêt que revêt cette rencontre dont la dimension ne cesse de croître, d’année en année. En tout cas, ceux qui ont la chance de participer à la première édition en 2015 peuvent mieux apprécier toute la dimension prise par ce Festival. Dans une ambiance festive, de vivre ensemble et de partage, le Festival Bélénitugu a tenu toutes ses promesses. Organisé à l’initiative de l’Association pour le développement de Somasso (ADS), en collaboration avec les autorités coutumières et politiques de Bla, l’évènement était présidé par le  ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Modibo Koné. Le ministre Koné a plaidé pour la paix, la cohésion sociale et l’accompagnement des initiatives de refondation. Il a exprimé sa satisfaction de soutenir les actions de développement de la Commune de Somasso à travers l’aménagement de la forêt de Somasso qui demeure une préoccupation du village. «Nous allons prendre des dispositions pour aménager les six hectares de cette forêt», a annoncé le chef du département en charge de l’Environnement. Au nom des plus hautes autorités, il a salué l‘initiative et demandé à la population de soutenir les actions de la Transition, notamment la refondation d’un Mali nouveau dans la paix et le vivre ensemble. Il a offert une enveloppe d’un million de Fcfa aux «so denw» (ses sœurs de Somasso qui sont aujourd’hui mariées dans d’autres localités) venues participer au Festival.  Quant au président de l’Association pour le développement de Somasso (ADS), Markatié Daou, il a exprimésa reconnaissance à l’endroit des partenaires et des personnes qui se sont investies pour la réussite de l’événement. Il a lancé un appel au ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme pour soutenir le Belenitugu qui existe depuis plusieurs siècles dans le Miangala (Somasso). Il a expliqué que le Beleni est un géni protecteur qui est célébré, chaque année, avant l’hivernage pour protéger le village contre le mal. C’est ainsi que « l’ADS a décidé de célébrer, chaque année, le Beleni à travers le Festival », a-t-il ajouté.  La grande innovation de cette édition est la renaissance d’une société sécrète (Koté) dont la dernière génération remonte à un peu plus de 45 ans, après leur initiation. Elle est représentée sous une forme de danse traditionnelle.  Selon les initiateurs, le Kotè ou Kori en Minianka, est une société sécrète qui prépare les hommes à garder le secret et être endurants. C’est un élément culturel de la communauté minianka qui régit la société et incite les hommes à affronter l’ennemi en cas de conflit. Il ressort des explications fournies que les femmes ne sont pas initiées à ce rite. Les jeunes d’alors étaient initiés après leur circoncision, entre 15 et 18 ans. C’est aussi une stratégie de guerre qui est enseignée aux jeunes pour défendre l’intérêt de la contrée.   Auparavant les autorités coutumières et politiques avaient souhaité la bienvenue aux différentes délégations. Cette rencontre est un espace de promotion des jeunes artistes locaux. Les temps forts du Festival ont été la prestation des troupes traditionnelles (Niogo, Koté), celle des enfants à travers un ballet, la projection du portrait de la marraine, la présentation des «so denw», la remise des moustiquaires imprégnées d’insecticide par une compagnie de téléphonie et des médicaments contre le paludisme offerts par Madou Daou, un fils du terroir. Tout comme la production et la présentation d’émissions de divertissement, de débat et ‘Bon appétit’ sur Renouveau télé. Pendant 5 jours, le village de Somasso a été occupé par les festivaliers venus de différentes localités.  La programmation artistique était aussi riche avec Mamadou Dembélé dit Dabara et Seydou Daou dit Zamprin, Bonafas et sa troupe folklorique et d’autres artistes de la localité. C’était en présence du chef d’état major de la Garde nationale, le général de brigade Elizé Jean Daou, de membres du Conseil national de Transition (CNT), du directeur général de l’Agence de promotion touristique du Mali (APTM), Sidy Keïta, de membre de l’ADS, la marraine de l’événement, Mme Daou Kadidia Coulibaly, native de Somasso, et le représentant de la compagnie de téléphonie mobile (partenaire officiel du Festival).  AS/MD (AMAP)

Maison d’arrêt centrale de Kéniéroba : Un ouvrage pénitentiaire conforme aux normes internationales 

Bamako, 20 mai (AMAP) Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mahamadou Kassogué, à la tête d’une importante délégation, a visité, jeudi, le chantier de la Maison centrale d’arrêt (MCA) de Kéniéroba, dans le Cercle de Kangaba, près de Bamako, pour s’enquérir de l’état d’avancement des travaux.  Entièrement financée sur le budget national à hauteur de près de 11 milliards de Fcfa, la MCA de Kéniéroba a une capacité d’accueil de 2500 places pour les cellules ordinaires et 72 places pour les cellules VIP. Ce centre de détention construit pour désengorger la MCA de Bamako comprend notamment, des salles d’ateliers, une bibliothèque, une infirmerie, des terrains de sports et des salles polyvalentes.  Après un tour guidé des lieux, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme a indiqué que cette visite a permis de constater que les travaux entamés en 2017 sont, à présent, terminés. «Toutes les conditions sont réunies pour l’inauguration », a fait savoir M. Kassogué. Selon lui, l’ouvrage respecte toute la dignité de l’homme et réunit tout le confort et les commodités pour un séjour carcéral dans les normes. «Cet ouvrage nous permet de nous arrimer aux standards internationaux en matière de détention », a-t-il relevé, avant de poursuivre que des cellules font en sorte que le détenu n’a pas l’impression de subir une torture pendant son séjour carcéral. Mais que la prison devienne simplement un lieu de méditation pour lui permettre de corriger ses erreurs et de se préparer à sa réinsertion.  Selon le directeur national de l’Administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée (DNAPES), la création de ce centre va contribuer largement à désengorger la Maison de correction et d’arrêt (MCA) de Bamako. Dans un premier temps, les condamnés de Bamako seront transférés à Kéniéroba et, avec le temps, certains détenus provisoires aussi. « Il sera demandé aux juges d’effectuer le déplacement pour venir vers les détenus pour leur jugement car il y aura toutes les commodités », a assuré Ibrahima Tounkara.  Selon le premier responsable de la DNAPES, la construction des infrastructures n’est pas toujours la solution à la surpopulation carcérale. « Tant qu’il y a un dysfonctionnement au sein de l’appareil judiciaire, a-t-il relevé, naturellement il y aura toujours la surpopulation carcérale ». « Pour cela, un effort doit être fait et c’est dans ce cadre que l’État est en train de procéder à la relecture du Code de procédure pénal, pour faire en sorte que nous puissions supprimer définitivement les cours d’assises », a-t-il dit. Et celles-ci vont être remplacées par des Chambres criminelles au niveau de chaque Tribunal de grande instance. Cela, afin d’accélerer les dossiers, renverser la tendance et faire en sorte que, « désormais on ait plus de condamnés que de détenus provisoires ».  MK/MD (AMAP) 

Koutiala :  Quatre personnes enlevées dans la Commune rurale de Sincina (Sud)

Koutiala, 20 mai (AMAP) Quatre personnes de nationalité étrangère ont été enlevées, dans la nuit du 19 au 20 mai 2022, à Sincina, près de Koutiala, dans le Sud du Mali. Selon des sources locales, il s’agit d’un couple d’Italiens, leur enfant et un homme de nationalité togolaise. Le couple dont l’homme s’appelle Zanké et sa femme Djeneba, aurait été enlevé sur un site appartenant aux  Témoins de Jéhovah. Le maire de la Commune rurale de Sincina, Ousmane Coulibaly, a confirmé ces enlèvements. Des enquêtes sont ouvertes et les recherches sont engagées pour retrouver les victimes. ID/MD (AMAP)

Niono : La gestion de la crise et la consolidation de la paix au centre des échanges

Niono, 20 mai (AMAP) La salle de spectacle des jeunes de Niono a abrité une session de formation du Réseau Ouest Africain pour l’Édification de la Paix (WANEP) à l’endroit des organisations de la société civile y compris les femmes et les jeunes sur leurs rôles et responsabilités dans la gestion de la crise et la consolidation de la paix, a constaté l’AMAP. La cérémonie d’ouverture des travaux était présidée par l’adjoint du préfet de cercle, Abraham Kassogué en présence des représentants du conseil de cercle et de la mairie de la commune urbaine. Cette session de formation avait pour objectifs de mieux faire connaître aux participants le mandat et le fonctionnement du cadre politique de gestion de la crise ; les engager en faveur de la gestion de la crise et la consolidation de la paix à travers des initiatives soutenues ; faire comprendre aux participants leurs rôles et responsabilités en matière de gestion des conflits et de consolidation de la paix. Durant 02 jours, les participants ont eu droit à des thématiques comme la généralité sur la notion de conflits ; la perception et l’interprétation des conflits ; le rôle de la société civile dans la résolution des conflits. A la clôture de la session, les participants ont montré toute leur satisfaction pour les connaissances acquises et se disent résolument engager à les mettre en pratique pour le bonheur des populations.  MS/KM (AMAP)