Pr Ali Nouhoum Diallo : « La pluralité et la diversité du Mali doivent être davantage amplifiées »
Par Bembablin DOUMBIA Bamako, 11 oct (AMAP) L’ancien président de l’Assemblée nationale du Mali, le Pr Ali Nouhoum Diallo, s’est réjoui de deux progrès dans la conduite de la Transition malienne, depuis le 18 août 2020. Dans un entretien avec le quotidien national « L’Essor », publié mardi, l’ancien président de l’Assemblée nationale, par ailleurs membre de l’Association Alliance pour la démocratie au Mali (ADEMA), a indiqué que «le premier progrès est très important : il n’y a plus un seul soldat français sur le sol malien. » L’homme politique, qui s’est réjoui de cette avancée rappelle «les efforts déployés par tout le peuple malien pour que le dernier soldat français, à la demande du président Modibo Keïta, quitte notre sol, en janvier 1961». «Je sais également comment les colons peuvent venir, mais aussi combien il est difficile qu’ils partent. Quand j’ai appris qu’en plus des camps de Kidal et de tous les autres camps qu’ils avaient intégrés avec fierté, en disant, à la demande du Mali lui-même, je me suis demandé comment nous allons faire pour qu’ils partent», a confié le Pr Ali Nouhoum Diallo tout en félicitant l’équipe dirigée par le colonel Assimi Goïta d’avoir pu rééditer ce moment d’indépendance militaire en faisant partir la force Barkhane. Le deuxième succès, selon l’ex-titulaire du perchoir, « est la prise de conscience que le Mali est un et indivisible, pluriel et divers sur les plans politique, culturel et linguistique ». «Mon souhait est que cette prise de conscience de la pluralité et de la diversité du Mali soit amplifiée», a ajouté notre interlocuteur. Evoquant le dossier des militaires ivoiriens détenus au Mali, le Pr Ali Nouhoum Diallo a dit que l’ADEMA Association trouve que cette affaire n’aurait jamais dû connaître ce développement. «Nous avions félicité l’équipe du colonel Assimi Goïta d’avoir pu démontrer à la face du monde qu’on ne peut pas venir dans notre pays et se livrer à des activités, quelles qu’elles soient, à l’insu du Mali», a renchéri l’ancien président de l’Assemblée nationale. Notre interlocuteur s’est également réjoui du travail des services de renseignements qui ont découvert que les 49 soldats n’étaient pas peut-être tous des Ivoiriens. « Cependant, a-t-il nuancé, une fois tout cela fait, on aurait dû immédiatement envisager une autre dimension ». « Le Mali peut-il se permettre d’être en conflit avec la Côte d’Ivoire, après un embargo de six mois ? », s’est interrogé le Pr Ali Nouhoum Diallo. L’ancien président de l’Assemblée nationale a aussi indiqué que pour l’ADEMA Association, il fallait renvoyer, élégamment, tous ces éléments au président Alassane Dramane Ouattara en lui disant ceci : «Grand frère, ce que tu as fait est vilain et tes petits frères te montrent qu’ils sont de vrais militaires. Alors, ne recommencez plus, parce que ça ne marchera pas». «Et il n’y aurait pas eu toute cette tension», a-t-il estimé. En définitive, il a souhaité vivement que cette situation prenne fin. S’agissant de la question de militarisation de la police nationale, notre interlocuteur a rappelé que ce corps a été démilitarisé à la demande des policiers eux-mêmes. «Et nous trouvions cela normal parce qu’à l’époque où on les avait militarisés, c’était des militaires qui étaient à la tête du pays», se souvient l’ancien président du Parlement. «Très souvent, on dit que la classe politique a mal géré… On n’oublie que les militaires ont plus géré le Mali que les hommes politiques. Donc, aujourd’hui, qu’on veuille militariser la police, surtout en temps de guerre, ne me dérange pas», a-t-il laissé entendre. Parlant des réformes politiques et institutionnelles, notre interlocuteur n’est pas allé par quatre chemins, affirmant ne pas croire qu’on ira à une nouvelle Constitution au Mali. Le Pr Ali Nouhoum Diallo a poursuivi que « les élections ne seront, peut-être, pas organisées au bout des 24 mois ». Il s’est dit convaincu qu’il y a, aujourd’hui, deux classes politiques au Mali : la classe politique militaire et celle civile. Ajoutant que la classe politique militaire est loin d’être «analphabète» en politique. « On se demande souvent si elle ne maitrise pas mieux les mécanismes de la politique que des hommes politiques chevronnés », a dit le Pr Ali Nouhoum Diallo. Il a affirmé, ensuite, son «désaccord» avec ceux qui pensent que les militaires ne doivent pas faire la politique. « Mais, qui a fait une école de politique parmi nous ? », a-t-il interrogé. Étayant ses propos, il a cité en exemples les anciens présidents Thomas Sankara du Burkina Faso, Jerry Rawlings du Ghana et Gamal Abdel Nasser d’Egypte qui étaient tous des militaires. D’après l’ancien président de l’AN, « nous devrions sortir des sentiers battus et regarder la réalité en face en se demandant qui sont capables de gérer le pays. » BD/MD (AMAP)
Football : Accueil populaire pour les Aiglonnets, vainqueurs du tournoi U17 UFOA-A
Par Djènèba BAGAYOKO Bamako, 11 oct (AMAP) Après sa brillante participation au Tournoi U17 de la Zone A de l’Union des fédérations ouest-africaines (UFOA), qui s’est achevée, dimanche, en Mauritanie, (victoire 4-2 aux tirs au but face au Sénégal), la sélection nationale des cadets est rentrée lundi au bercail. Il était 9h quand l’avion de la compagnie Air Mauritanie transportant les cadets maliens a atterri sur le tarmac de l’Aéroport international Président Modibo Keïta Sénou. À leur descente d’avion, le capitaine Ibrahim Diarra et ses partenaires ont été accueillis par le 1er vice-président de la Fédération malienne de football (FEMAFOOT), Kassoum Coulibaly «Yambox» qui avait à ses côtés Chérif Ag Mohamed, chef de cabinet du ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne. La troupe de l’Union nationale des associations des supporters des Aigles du Mali (UNASAM), conduite par son vice-président, Cheickna Demba. était également présente à l’aéroport. «C’est avec une grande fierté que nous accueillons nos cadets ce matin (Ndlr, lundi). Quand j’ai rendu visite à l’équipe avant son départ en Mauritanie, les enfants m’ont promis qu’ils feront tout pour revenir avec le trophée. Ils l’ont fait et nous sommes très heureux pour eux. Nous les exhortons à continuer sur la même lancée et souhaitons bonne chance à l’équipe pour la phase finale de la CAN, prévue l’année prochaine en Algérie», a déclaré le 1er vice-président de la FEMAFOOT après avoir reçu le trophée des mains du capitaine Ibrahim Diarra. Yambox a, ensuite, remercié le ministre en charge de la Jeunesse et des Sports pour son accompagnement et les supporters pour l’accueil chaleureux qu’ils ont réservé aux protégés du sélectionneur Soumaïla Coulibaly. De son côté, le représentant du ministre en charge de la Jeunesse et des Sports a rendu un hommage appuyé aux cadets, avant de rassurer les nouveaux champions de la Zone de l’UFOA-A que toutes les dispositions seront prises par les autorités pour une bonne préparation de la phase finale de la CAN. «Le ministre Mossa Ag Attaher m’a chargé de vous dire qu’il est très fier de l’équipe. Vous avez fait honneur à tout le peule malien avec ce sacre et cette qualification à la prochaine CAN U17. Le ministre va vous rencontrer dans les jours à venir pour échanger avec vous et votre staff technique», a dit Chérif Ag Mohamed sous les ovations et les cris de joie des supporters. «C’est la joie, je suis très heureux de voir tout ce beau monde aux côtés de cette équipe. On ne s’entendait pas à un tel accueil. Nous remercions très sincèrement les supporters pour leur présence à l’aéroport. Un grand merci au ministère en charge de la Jeunesse et des Sports et à la fédération pour le soutien apporté à l’équipe», a confié à la presse le sélectionneur Soumaïla Coulibaly. Après l’aéroport, les joueurs ont pris la route de la ville, direction le siège de la FEMAFOOT pour présenter le trophée au personnel de l’instance dirigeante du football national. Pour revenir au tournoi proprement dit, les Aiglonnets ont réalisé un parcours sans faute, totalisant 3 victoires et 1 nul en 4 sorties. Lors de la phase de poules, les cadets maliens ont battu le Cap-Vert 7-1 en ouverture du groupe B, avant de remettre cela face au Sénégal, défait 2-1. En demi-finale, le capitaine Ibrahim Diarra et ses coéquipiers ont dominé 2-0 la Mauritanie, hôte du tournoi pour ensuite se hisser sur la première marche du podium face au Sénégal, défait 4-2 aux tirs au but en finale. A l’issue du temps réglementaire et des prolongations, les deux sélections étaient à égalité 1-1. A l’ouverture du score de Mamadou Lamine Sadio pour le Sénégal (10è min), a répondu le capitaine des Aiglonnets, Ibrahim Diarra (53è min). Et dans la séance des tirs au but, les protégés de Soumaïla Coulibaly ont fait la différence, en réussissant 4 tirs contre 2 pour leurs adversaires. En quatre sorties, la sélection nationale U17 a inscrit 12 buts et n’en a concédé que 3. Cerise sur le gâteau pour les cadets maliens, le capitaine Ibrahim Diarra a été désigné Meilleur joueur et Meilleur buteur (4 réalisations) de la compétition, alors que Bourama Koné a reçu le trophée de Meilleur gardien (3 buts encaissés sur l’ensemble du tournoi). Le Mali et le Sénégal représenteront la Zone UFOA-A à la phase finale de la CAN qui se déroulera en 2023 en Algérie. Parmi les autres pays qualifiés, on peut citer le Nigeria, le Burkina Faso, l’Egypte et l’Algérie. Il reste encore six tickets à distribuer. DB (AMAP)
Banamba : Une cinquantaine de maisons effondrées suite à des pluies diluviennes à Bamarobougou
Banamba, 11 octobre (AMAP) Une cinquantaine de maisons, des greniers, des latrines se sont effondrés et d’énormes dégâts matériels sans perte en vie humaine, suite à des inondations causées par des pluies diluviennes au mois de septembre à Barmarobougou, localité située à 17 km de la ville de Banamba, a appris l’AMAP se source locale. Elles ont lancé un appel à des bonnes volontés pour venir davantage en aide aux sinistrés. Face à cette situation, les autorités communales, avec le concours de leurs partenaires, ont volé au secours des sinistrés en leur apportant des vivres. Cette donation comprend 20 sacs de riz de 50 kg et 16 bidons d’huile de cinq litres. La remise officielle de l’appui s’est déroulée au village de Bamarobougou en présence des autorités administratives, politiques et des responsables des structures techniques et des bénéficiaires. Les responsables ont présenté au nom de la hiérarchie leurs compassions les plus émues aux victimes de l’inondation. Quant à la représentante du développement social, Mme Koné Bintou Doumbia, elle a dans son intervention signalée à la chefferie que son service a informé qui de droit par rapport à la catastrophe qui a sévèrement frappé le village et qu’il faut attendre la suite. En retour, le représentant du chef de village de Bamarobougou, Massala Simpara a remercié et félicité l’élan de solidarité manifesté qui consiste à soulager les cœurs et les esprits des victimes de l’inondation. Il a prié le Tout Puissant afin qu’il épargne le village de telle catastrophe à l’avenir. La visite des sites de dégât a mis fin à la visite des autorités communales. AT/KM (AMAP)
Football : Le Mali remporte le tournoi U17 UFOA-A face au Sénégal
Bamako, 10 oct (AMAP) Les Aiglonnets du Mali ont remporté, dimanche, la finale du Tournoi U17 de la Zone A de l’Union des fédérations ouest-africaines (UFOA-A), contre les Lionceaux sénégalais, en s’imposant imposé 4-2 aux tirs au but, au stade Cheikha Boïdiya de Nouakchott, en Mauritanie. Après le temps réglementaire, le score de 1-1 dans un match dont le sort a mis du temps à se dessiner pour les poulains du coach Soumaïla Coulibaly. Ils étaient menés, à la mi-temps 1-0 par les cadets sénégalais,. Les Aiglonnets ont montré de meilleures intentions en seconde période et ont égalisé à la 53′ sur coup franc majestueusement tiré par Aboubacar Diarra. Le score n’a pas changé pas au terme du temps réglementaire.. Les Sénégalais, qui avaient éliminé les Sierra léonais dans cet exercice aux tirs au but, en demi-finale, ont eu moins de réussite. Les jeunes Maliens prennent ainsi leur revanche sur leurs rivaux sénégalais qui les avaient battus, l’année dernière, en finale de la compétition (0-2) à Dakar. Les deux équipes finalistes représenteront la zone Ouest A à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) U17 2023, prévue en Algérie. Le Mali a, également, dominé le tournoi sur le tableau des récompenses individuelles. Le capitaine Aboubacar Diarra s’est classé meilleur buteur du tournoi et Bourama Koné, meilleur gardien. MT/MD (AMAP)
L’Armée malienne a capturé un lieutenant d’Amadou Kouffa (Etat-major général)
Bamako, 09 oct (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMA) ont interpelé 05 suspects terroristes à la foire de Sofara, Région de Mopti (Centre) parmi lesquels Alhadji Diakité, connu sous le nom d’Abou Anass, indique le communiqué hebdomadaire de l’état-major général des armées, publié le 7 octobre. Le communiqué, qui fait le point sur le terrain, révèle l’interpellation, le 27 septembre dernier, du suspect présenté comme « un responsable de la Katiba Macina commandant les secteurs de Sofara et Bandiagara. » Il a été appréhendé avec un autre suspect, Amadou Diakité, « responsable de la Katiba Macina, commandant les secteurs de Quenkoro et Mafouné », selon l’armée. Le 29 septembre 2022, une action aéroportée dans le secteur de Ganguel , cercle de Djenné, Région de Mopti (Centre) a fait un « bilan de 01 blessé léger FAMa, 02 terroristes neutralisés, 04 motos, 01 pirogue et 01 hameau détruits, 02 motos, plusieurs armes, des chargeurs de PM, des talkies walkies, des commandes à distance et des objets divers récupérés. » Du 03 au 05 octobre 2022, des patrouilles d’opportunité menées et appuyées par des frappes aériennes dans le secteur de Tiemaba et Bamada, Cercle de Niono (Centre) « à la recherche d’un groupe terroriste en mouvement et auteur de harcèlement contre les populations civiles ont fait un bilan de 31 terroristes neutralisés, 02 bases et plots logistiques détruits, de même que tous les matériels lourds », indique le communiqué de l’armée. L’état-major souligne, également, que le 03 octobre 2022, des frappes aériennes ont ciblé une position terroriste dans le secteur de Saré Dina, situé à 12km au Nord-Est de Kouakourou. « Le lendemain, à Sofara, une fouille de la localité a permis d’interpeler 33 présumés terroristes. Les enquêtes en cours ont pu identifier formellement 15 terroristes recherchés et fichés dans les bases de données », précise la source militaire. « La recherche de suspects terroristes étrangers en recrutement de locaux dans le secteur de Diabaly (Centre) s’est poursuivie, le 05 octobre 2022, avec la localisation d’objectifs ciblés par des tirs d’artillerie », nous apprend l’état-major. Une mission de reconnaissance offensive FAMa a interpelé 04 suspects terroristes, le 6 octobre, dans le secteur de Konna, région de Mopti (Centre). Le même jour, plusieurs suspects ont été interpellés, des véhicules et des minutions, des batteries et divers objets de fabrication d’engins explosif improvisés saisis dans la localité de Diengueni – Foulbé et Gouni – Foulbé située à 32 km au Nord-Est de Sofara contre une base de la Katiba Macina. En ce qui concerne les Régions de Gao (Nord) et Ménaka (Nord-Est), la priorité opérationnelle a porté sur la collecte de renseignements sur les terroristes responsables d’exactions contre les populations. Ainsi, l’état-major des Armées annonce la récupération de 03 tricycles et 05 motos de même que plusieurs pièces diverses de rechange, le 26 septembre 2022, suite à un raid FAMa aux alentours de la mare de Tessit (Nord). Des frappes sur 02 plots logistiques terroristes dans la forêt refuge de Fitilli, au Sud de Tessit, avec un bilan de 08 terroristes neutralisés, plusieurs blessés et la destruction d’importants matériels ont été menées le 27 septembre. Une mission d’escorte de 160 véhicules civils a été prise à partie par des hommes armés, le 1er octobre, dans les environs de Fafa, Région de Gao, avec un bilan de 06 blessés et 04 camions endommagés. Du 03 au 06 octobre 2022, les FAMa ont mené des patrouilles de réassurance des populations suivie d’actions civilo-miliaires dans le secteur de Djebock, région de Gao. Mais, également, à 20 km au Nord et au Nord-Est de Ménaka.Les FAMa ont consolidé, le 05 octobre 2022, la plateforme aéroportuaire de Gao, suite au crash du Sukhoi-25 en vol d’entrainement et de réassurance des populations. « La précision de renseignements a permis l’interpellation, le 07 octobre 2022, d’un suspect terroriste d’origine étrangère », indique le communiqué. Dans le secteur de Koutiala, le 04 octobre 2022, les FAMa ont procédé « à l’interpellation d’un grand terroriste logisticien recherché ». Une patrouille de réassurance des populations a été conduite, le 6 octobre, dans le village de Toumanibougou, Cercle de Kati (près de Bamako). Deux engins explosifs improvisés (EEI) ont été découverts et détruits, le 7 octobre, à environ 700 m du village de Guiré, Région de Nara, pas loin de la frontière mauritanienne. Une recherche de renseignements a été opérée sur les secteurs de Mourdiah et Kaloumba, « en vue de retrouver des terroristes auteurs de la pose d’EEI contre un convoi logistique sur l’axe Nara-Kwala, le 02 octobre 2022. » L’état-major général des armées « appelle, une fois de plus, à la vigilance et à la retenue contre ces velléités propagandistes, d’intox et de désinformation de certains médias dont le seul but est de semer le chaos, la haine, la division et la désolation au Mali. » « Des enquêtes de gendarmerie ont été ouvertes pour confirmer ou infirmer les informations faisant état d’un présumé assassinat de 53 civils dans le village Gouni-Habé, dans le secteur de Bandiagara, région de Mopti », conclut le communiqué. MT/MD (AMAP)
Coupe de la CAF : Victoire du Réal de Bamako (3-0) sur les Ghanéens de Hearts of Oak
Bamako, 09 oct (AMAP) Le Réal de Bamako a pris une belle option sur la qualification aux barrages de la Coupe africaine de la Confédération (CAF), en s’imposant 3-0, samedi, face aux Ghanéens de Hearts of Oak au match aller du 2è tour préliminaire de la compétition continentale. Les buts des « Scorpions » ont été marqués par Siaka Sidibé et Ismaël Dama (12è min et 31è min) et Cheickné Diakité (75è min). La match retour est prévu dans une semaine au Ghana. Les hommes de l’entraîneur Nouhoum Diané auront à confirmer leur performance réalisée au stade du 26 Mars. On se rappelle qu’au tour précédent, les Réalistes (les noirs et blancs) avaient éliminé les Burkinabé de l’AS Douanes. Dans l’autre compétition africaine des clubs, le Djoliba affronte, ce dimanche, les Algériens du CR Belouizdad, au 2è tour des éliminatoires de la Ligue des champions. Une belle performance lors de cette double confrontation ouvrira aux Rouges de Bamako les portes d’une qualification historique en phase de poule de la prestigieuse compétition. Ce qui serait une première pour le football national. MT/MD
Football : Le Mali en finale du Tournoi U17 UFOA-A
Bamako, 08 oct (AMAP) Les Aiglonnets du Mali se sont qualifiés pour la finale du Tournoi U17 de la Zone A de l’Union des fédérations ouest-africaines (UFOA-A) en battant 2-0 les hôtes de la compétition, les cadets mauritaniens, vendredi, au stade Cheikha Boïdiya de Nouakchott. Les deux buts de la partie ont été inscrits par Aboubacar Diarra (24è min et 85è min). L’attaquant de Guidars FC a été élu Homme du match. Il compte désormais trois réalisations dans la compétition. Il avait marqué le premier but lors de la victoire 2-1 devant le Sénégal, lors de la 3è journée de la phase de poules et a été élu Homme du match de cette rencontre. Le Mali disputera la finale contre le Sénégal, dimanche 9 octobre 2022. Les Sénégalais ont éliminé les Sierra léonais dans la première demi-finale. À l’issue du temps règlementaire et de la prolongation, les deux équipes étaient à égalité au tableau d’affichage (0-0). Les Lionceaux du Sénégal se sont imposés 6-5 lors de la séance des tirs au but. Les deux finalistes, le Mali et le Sénégal représenteront la zone Ouest A à la CAN U17, Algérie 2023. Rappelons que l’année dernière, le Mali a perdu la finale de la compétition contre le Sénégal (0-2) à Dakar. Les deux équipes s’étaient qualifiés pour la CAN U17, Maroc 2021 mais la compétition a été annulée pour cause de la Covid-19. LMD/MD (AMAP)
CHAN 2023 : Les groupes sont connus
Bamako, 07 oct (AMAP) Les 18 pays qualifiés pour la 7è édition du Championnat d’Afrique des nations (CHAN), Algérie 2023, connaissent désormais leurs adversaires de la phase de poules après le tirage au sort, samedi dernier, à Alger, par la Confédération africaine de football (CAF) qui a constitué cinq poules pour cette phase initiale de la compétition qui se déroulera du 13 janvier au 4 février. Le Mali, représenté à la cérémonie par le président de la Fédération malienne de football (FEMAFOOT), Mamoutou Touré «Bavieux» et le sélectionneur national, Nouhoum Diané, a hérité du groupe D qui comprend également l’Angola et la Mauritanie. Les Aigles locaux, comme on les appelle, débutent la compétition le 16 janvier contre l’Angola avant d’affronter la Mauritanie, le 24 janvier pour une place en quarts de finale. Détail important, seul le premier de la poule se qualifie pour les quarts de finale. Il n’y a donc pas de calculs à faire, pour être sûr de décrocher la qualification, les protégés de Nouhoum Diané doivent faire carton plein, c’est-à-dire, battre l’Angola et la Mauritanie. Jamais le Mali n’a affronté ces deux pays en phase finale du CHAN. Toutefois, les Aigles locaux et les Mourabitounes locaux (surnom de la sélection de la Mauritanie) se sont affrontés à plusieurs reprises lors des éliminatoires. Au dernier tour qualificatif de Rwanda 2016, le Mali s’est imposé 2-1 au stade du 26 Mars avant d’aller arracher le nul 1-1, au retour, à Nouakchott, un résultat synonyme de qualification pour la sélection nationale. Deux ans plus tard, (Maroc 2018), les Mauritaniens ont pris leur revanche. Après le match nul 2-2 à l’aller, ils sont venus s’imposer 1-0 au stade Modibo Keïta, barrant ainsi la route du Royaume chérifien aux Aigles locaux. L’acte III entre les deux pays a tourné à l’avantage du Mali lors du dernier tour des éliminatoires du CHAN, Cameroun 2020. Après le match nul 0-0 à l’aller, les Aigles locaux ont gagné 2-0 au match retour au stade Modibo Keïta. Les matches du groupe D se disputeront au stade Olympique d’Oran, une arène dont la capacité d’accueil est de 40.143 places et dont le terrain est revêtu du gazon naturel. Les Aigles locaux ont raté l’édition inaugurale du CHAN en Côte d’Ivoire (2009) et celle de 2018 au Maroc. En 2016 et 2020, ils ont atteint la finale, mais ont chuté face, respectivement à la RD Congo (3-0) et au Maroc (2-0). L’Angola va jouer son 4è CHAN en Algérie et les Palancas Negras locaux (Ndlr, surnom de l’équipe d’Angola), ont été vice-champions d’Afrique en 2011 au Soudan (défaite 3-0 devant la Tunisie). La Mauritanie sera à sa troisième apparition à la phase finale du CHAN et n’a jamais réussi à franchir la phase de groupes. Logée dans le groupe A, l’Algérie sera opposée à la Libye, vainqueur de l’édition 2014, à l’Ethiopie et au Mozambique. Le match d’ouverture mettra aux prises Algériens et Libyens, le 13 janvier au stade du 5-Juillet 1962. Dans le groupe B, la RD Congo, double championne d’Afrique (2009 et 2016), affrontera l’Ouganda, la Côte d’Ivoire et le Sénégal, alors que le groupe C met aux prises le Maroc, double tenant du titre (2018 et 2020), le Soudan, Madagascar et le Ghana. Quant au groupe E, il est composé du Cameroun, du Congo et du Niger. Les deux premiers des groupes de quatre équipes et les premiers des groupes de trois se qualifient pour les quarts de finale, prévus les 27 et 28 janvier. Les demi-finales auront lieu le 31 janvier, alors que la petite finale et la grande finale se joueront, respectivement les 3 et 4 février Cette année, à l’exception de la Tunisie (2011), tous les vainqueurs du tournoi sont présents. LMD/MD (AMAP)
Mossa Ag Attaher : « La rencontre des chefferies traditionnelles doit contribuer a la paix et la sécurité »
Propos recueillis par Issa DEMBÉLÉ Bamako, 07 oct (AMAP) Du 8 au 9 octobre 2022, l’ensemble des chefferies traditionnelles du Mali se retrouvent à Bamako, la capitale, pour parler de sécurité, de paix et de développement. L’évènement est parrainé par le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Mossa Ag Attaher, qui a bien voulu nous accorder, jeudi, un entretien pour évoquer les enjeux de cette rencontre et le rôle que jouent les chefferies dans la pacification du Mali L’Essor : En tant que parrain, quelle signification donnez-vous à cette rencontre ? Mossa Ag Attaher: La tribu Kel Ansar regroupe l’ensemble des Kel Ansar du Mali, particulièrement dans la Région de Tombouctou (Nord). C’est une grande tribu dont le chef est engagé, depuis des années, pour le retour de la paix, pour la cohésion sociale et la réconciliation entre les Maliens. La tribu organise cette grande rencontre qui va réunir, du 8 au 9 octobre 2022, à Bamako, toutes les chefferies traditionnelles et coutumières de toutes les régions et du District de Bamako. Les chefferies d’autres pays, notamment la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Niger et la Libye y sont invitées. L’objectif principal de cette grande rencontre est d’impliquer ces chefferies transitionnelles et coutumières pour une contribution positive à la construction de la paix. Il s’agit de leur demander des contributions afin d’accompagner tout le processus de paix, toutes les initiatives que le Mali mène pour la paix. C’est pourquoi, j’ai accepté, à la demande du chef de la tribu Kel Ansar, de parrainer cet évènement qui est placé sous la haute présidence du chef de l’État. L’initiative cadre parfaitement avec la vision du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, et vient renforcer les actes qu’il a posés pour la reconnaissance des chefferies. Il n’y a pas longtemps, il a fait remettre à tous les chefs de tribu, de village, de fraction… l’emblème de l’Etat et des certificats. Nous avons le devoir d’accompagner cela et c’est pourquoi nous avons décidé de parrainer cet évènement. En le faisant, nous apportons notre soutien moral mais également notre contribution. L’Essor : Le thème retenu est : « la sécurité, la paix et le développement ». Quelle corrélation entre ces trois concepts ? MAA : Ces trois concepts sont exactement ceux le Mali a le plus besoin aujourd’hui. Nous avons besoin de paix, mais nous savons qu’il n’y a pas de paix sans sécurité et il n’y a pas de sécurité sans développement. Donc, la corrélation entre ces trois concepts est naturelle. Ouvrir le débat sur les problématiques de paix et interroger nos chefferies traditionnelles sur leurs propositions pour renforcer la paix, je pense que c’est très bien réfléchi. Interroger les mêmes entités sur les questions de sécurité est aussi pertinent. Parce que l’insécurité dont nous souffrons aujourd’hui, ne relève pas seulement du Mali. Nous vivons une insécurité partagée avec tous les pays voisins et même au-delà. Tous ceux qui viendront à Bamako, souffrent d’une manière ou d’une autre du manque de sécurité et des enjeux de la paix que nous vivons ici au Mali. Quant au développement, je pense que c’est l’aspiration profonde de toutes nos populations. Donc, poser le débat, l’ouvrir en ces termes en mettant le curseur sur les aspects les plus importants aux yeux de nos populations, c’est-à-dire retrouver la paix, la sécurité et être engagé profondément dans les actions de développement. Je pense qu’on ne pouvait pas avoir meilleur thème pour cette grande rencontre. L’Essor : Cette rencontre n’est-elle pas une opportunité pour définir un mécanisme clair permettant aux chefferies traditionnelles de participer pleinement à la pacification du Mali, plus globalement, à l’édification du Mali nouveau ? MAA : Les chefferies traditionnelles ont un rôle très important à jouer dans au Mali. Elles sont d’abord le prolongement de l’Etat et, très souvent, les représentants indirects de l’Etat là où celui-ci est absent. Elles ont, également, un rôle auprès de la population, parce qu’une communauté bien organisée est une communauté qui écoute son chef, le suit et l’accompagne. Et un bon chef de tribu ou de village, c’est celui qui prend en compte les préoccupations des communautés au nom desquelles il est choisi ou il est élu. Je pense que les chefferies traditionnelles sont déjà d’un grand apport pour l’État dans la gouvernance, dans les questions de sécurité et de développement. Nous allons saisir cette opportunité pour leur demander de s’engager davantage. Ces chefferies font déjà beaucoup. Par exemple, il y a beaucoup de zones dans les régions du Nord ou du Centre où il n’y a pas l’Etat. Mais il n’y a pas une zone où il n’y a pas un chef de village. Il s’agit pour nous de demander à l’ensemble de ces chefferies de s’impliquer là où il n’y a pas l’Etat et d’accroître leur implication là où l’Etat existe pour qu’une complémentarité constructive se fasse entre les actions de l’Etat et l’engagement des communautés à la base. À cet égard, je tiens à remercier les chefferies pour le travail qu’elles font tous les jours pour soutenir l’Etat dans ses actions de recherche de sécurité, de paix et de développement. Une zone sécurisée, c’est une zone où il y a une collaboration directe et étroite entre les services de défense et de sécurité et les populations. Et pour mieux coordonner cette coopération entre les services de sécurité et les populations, faudrait-il qu’il y ait des chefs traditionnels qui organisent cela en amont et qui facilitent la collaboration et la complémentarité. L’Essor : L’évènement est annoncé comme celui de tous les espoirs d’un Mali réconcilié. À quoi peut-on s’attendre au sortir de cette rencontre ? MAA : Le premier acquis de cette rencontre, avant même qu’elle ne se tienne, c’est le fait de réunir à Bamako toutes les chefferies traditionnelles et coutumières du Mali. C’est un grand pas pour la paix qu’elles se rencontrent déjà, se connaissent, discutent ensemble des problématiques communes et se donnent la main pour la recherche
Journée mondiale des enseignants : Les syndicats réclament de meilleures conditions de travail
Par Sidi Y. WAGUÉ Bamako, 06 oct (AMAP) À l’instar de la communauté internationale, le Mali a célébré, le mercredi 5 octobre 2022, la 28è édition de la Journée mondiale des enseignants sous le thème : «La transformation de l’éducation commence avec les enseignants». Cette journée internationale est célébrée le 5 octobre de chaque année et a pour but de sensibiliser à l’importance et au rôle des enseignants dans le système éducatif tout en examinant la qualité du travail des formateurs dans le monde. À l’occasion de la Journée des enseignants, les Syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 ont fait une déclaration commune à la Maison de l’enseignant. Ce message lu par le porte-parole de la Synergie, Ousmane Almoudou, rappelle que la Journée mondiale des enseignants offre une opportunité de célébrer les enseignants, mais, aussi, de réfléchir au soutien dont ils ont besoin pour mettre leurs connaissances au service du bien de la communauté, notamment dans l’apprentissage des élèves. L’évènement permet, également, de reconsidérer la perspective d’avenir de la profession au niveau mondial. Le thème de la fête des « soldats de la craie », soutient le leader syndicaliste, est évocateur de la réalité malienne. Selon lui, « cette transformation de l’éducation passe nécessairement par les enseignants surtout s’ils sont mieux payés, protégés et sécurisés dans leur profession ». « Autrement dit des enseignants mis dans les meilleures conditions de travail », a déclaré Ousmane Almouudou. Le syndicaliste a rappelé que l’ancien président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, avait donné une autre tonalité à la Journée en la célébrant officiellement au Palais de Koulouba, en 2019. En cette occasion, il avait rendu un hommage appuyé aux enseignants et reconnu que le Mali avait accusé un retard dans la reconnaissance de cette Journée. Le porte-parole des Syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 regrette de voir cet événement tomber dans les oubliettes. Selon le syndicaliste, au lieu de réunir toutes les conditions pour l’amélioration de la qualité de l’enseignement, le gouvernement a préféré retirer aux enseignants les acquis syndicaux qui sont le fruit des années de lutte. «Cet acte hautement dommageable est une source de perturbation. Il est contraire aux textes internationaux, à l’esprit qui a prévalu lors de l’obtention du statut du personnel enseignant et symbolise le mépris pour l’enseignant et sa fonction», soutient Ousmane Almoudou. Et le leader syndical d’ajouter que la Synergie invite les autorités de la Transition à valoriser la Journée mondiale des enseignants. Il exhorte, également, les autorités de la Transition à remettre les enseignants dans leurs droits. Et Ousmane Almoudou d’appeler ses collègues à la solidarité et au maintien de la cohésion dans leur mouvement pour la préservation des acquis syndicaux. La Journée a été décrétée conjointement par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), l’Organisation internationale du travail (OIT) et l’International de l’éducation, depuis le 5 octobre 1994. On dénombre plus 70.000 enseignants au Mali. SYW (AMAP)

