Eliminatoires CAN 2023 : Les Aigles proprement face au Congo

Par Ladji M. DIABY Bamako, 06 juin (AMAP) Samedi pour sa première sortie, la sélection nationale malienne de football, a déroulé face au Congo, balayé 4-0 au stade du 26 Mars, au terme d’une prestation XXL.  Mohamed Camara (1ère minute), El Bilal Touré (11è et 40è minutes) et Kalifa Coulibaly (44è minute) sont passés par là Gagner avec la manière, c’était le pari du nouveau sélectionneur des Aigles, Éric Sékou Chelle, pour son premier match à la tête de l’équipe nationale. On peut dire que l’ancien défenseur international et 29è sélectionneur du Mali (14è local), a réussi son baptême du feu.  Samedi dans un stade du 26 Mars plein comme un oeuf et chaud bouillant, les Aigles footballeurs n’ont pas fait dans la dentelle face aux Diables Rouges du Congo, balayés 4-0, au compte de la première journée des éliminatoires de la CAN 2023. Mohamed Camara a tracé la voie du succès de la sélection nationale, en ouvrant le score dès la première minute, avant de passer le relais à El Bilal Touré, auteur d’un doublé aux 11è et 40è minutes.  Dans la foulée, le nouvel entrant Kalifa Coulibaly portera le score à 4-0 (44è min) face à une sélection congolaise totalement dépassée par la vivacité et l’efficacité offensive des Aigles. Pour sa grande première à la tête des Aigles, Éric Sékou Chelle a opté pour un 4-4-2, intronisant Ibrahima Koné et El Bilal Touré à la pointe de l’attaque, devant les deux milieux offensifs, Yves Bissouma et Aliou Dieng.  À la récupération, il y avait Diadié Samassékou et Mohamed Camara. Derrière, on notait un seul changement, la titularisation de l’arrière gauche Amadou Danté à la place de Massadio Haïdara blessé. Danté, comme l’appellent familièrement les supporters, avait à ses côtés Boubacar Kiki Kouyaté et Mamadou Fofana dans l’axe, tandis que le capitaine Hamari Traoré occupait le couloir droit. DÉPART CANON – D’entrée de jeu, les Aigles font parler leur réalisme. Lancé par Aliou Dieng, le capitaine Hamari Traoré centre dans la surface de réparation du gardien Christoffer Henri Mafoumbi. Mal renvoyé par la défense congolaise, le ballon revient dans les pieds de Mohamed Camara qui ne se pose pas de question. D’une frappe instantanée des 25 mètres, le milieu de terrain envoie le cuir au fond des filets (1-0, 1è min). Le champion d’Afrique U17 (2017) et U20 (2019), marquait ainsi son tout premier but en sélection nationale en 14 sélections. Dominateurs dans tous les compartiments, le capitaine Hamari Traoré et ses coéquipiers alternent passes courtes et longues et gardent le pied sur le ballon. À la 11è minute, nouvelle démonstration des poulains du sélectionneur Éric Sékou Chelle. Yves Bissouma s’amuse dans la défense congolaise et adresse un amour de passe à El Bilal Touré qui n’aura qu’à pousser le ballon dans les buts vides (2-0, 11è min).  Le stade du 26 Mars explose, les Aigles continuent à dérouler, sous la houlette d’un Cissouma intenable. Peu avant la demi-heure, Ibrahima Koné est à deux doigts de porter le score à 3-0, mais son tir est dégagé sur la ligne par le défenseur Varel Joviale Rozan, alors que le gardien Christoffer Henri Mafoumbi était battu (32è min).  Ce ne sera que partie remise pour le Mali puisqu’à la 40è minute, El Bilal Touré profite d’un nouveau mauvais renvoi de l’arrière-garde des Diables Rouges pour expédier un missile sous la barre (40è min, 3-0). Blessé, Ibrahima Koné cède sa place à Kalifa Coulibaly (35è min). Neuf minutes après son apparition sur la pelouse, le nouvel entrant corse l’addition pour les Aigles. À la réception d’un centre de Bissouma qu’il a décalé sur le côté droit, Kalifa Coulibaly place une tête imparable et porte le score à 4-0 (44è min).  En deuxième période, les Congolais se réveillent et tentent de réagir, à l’image du milieu de terrain Jordan Hilvy Massengo qui place une tête au-dessus de la transversale (56è min). Le sélectionneur national, Éric Sékou Chelle injecte du sang neuf dans son l’effectif, en intégrant Moussa Djénépo et Nènè Dorgelès qui remplacent, respectivement Mohamed Camara et Aliou Dieng (55è min).  Les Aigles jouent désormais avec des ailiers de métier alors qu’Yves Bissouma redescend d’un cran. Suite à un corner de Nènè Dorgelès, El Bilal Touré fait couler des sueurs froides dans le dos des supporters congolais (59è min). Dans le dernier quart d’heure, Kalifa Coulibaly anticipe la sortie du gardien Christoffer Henri Mafoumbi mais son lob passe à côté (76è min). On en restera là jusqu’au coup de sifflet final de l’arbitre mauritanien, Abdelaziz Bouh. À la fin de la rencontre, le public du stade du 26 Mars a réservé une longue standing ovation aux joueurs du technicien Éric Sékou Chelle qui ont maîtrisé leurs adversaires, de bout en bout et gratifié les spectateurs d’un festival offensif dont ils se souviendront longtemps.  Jugez-en plutôt à travers les statistiques de la rencontre : 57% de possession de balle, 15 tirs dont 7 cadrés, 409 passes, 86% de précisions des passes, 4 corners pour les Aigles contre 43% de possession, 4 tirs (zéro cadré), 310 passes (77% de précision), 2 corners pour les Diables Rouges du Congo. Dans l’autre match de la poule délocalisé au Sénégal, la Gambie a dominé le Soudan du Sud par la plus petite des marges (1-0).  Le capitaine Hamari Traoré et ses coéquipiers effectueront leur prochaine sortie contre le Soudan du Sud (9 juin à Kampala en Ouganda), alors que les Scorpions de la Gambie rendront visite aux Diables Rouges du Congo (8 juin au Stade Massemba-Débat de Brazzaville).  Samedi 4 juin au stade du 26 Mars Mali-Congo : 4-0 Buts : Mohamed Camara (1re min), El Bilal Touré (11è min, 40è min), Kalifa Coulibaly (44è min).  Arbitrage du Mauritanien Abdelaziz Bouh, assisté de ses compatriotes Kalidou Ba et Brahim Salem H’Made.  Commissaire : Luis Manuel Carvalho Semedo (Cap-Vert).  Mali : Ismaël Diarra Diawara, Jamari Traoré (cap), Boubacar Kouyaté, Mamadou Fofana, Amadou Danté, Diadié Samassékou, Mohamed Camara (Moussa Djénépo, 55è min), Aliou Dieng (Nènè Dorgelès, 55è min), Yves

Foot-ball : 90 minutes de bonheur dans la famille Hamari Traoré

Reportage : Djeneba BAGAYOKO Bamako, 06 juin (AMAP) Notre équipe de reportage a suivi le match Mali-Congo de samedi, à Moribabougou, un quartier de Bamako,  au domicile du capitaine des Aigles, Hamari Traoré.  Arrivée dans la famille Traoré vers 17h, notre équipe de reportage a été chaleureusement accueillie par Mme Traoré Fatoumata Koné, la mère du latéral droit de la sélection nationale qui nous conduira au salon familial. «Je suis contente de vous accueillir dans la famille Traoré et fière de voir que notre famille a été choisie par le Quotidien national « L’Essor » pour suivre ce match des Aigles face aux Diables Rouges du Congo», s’est réjouie Mme Traoré, avant de nous servir à boire. «Soyez les bienvenus, prenez place et faites comme chez vous. Mon époux est allé au champ mais il sera là d’un moment à l’autre et suivra le match avec nous», a ajouté Mme Traoré, chapelet en main. Une heure plus tard, Oumar Traoré (le père de Hamari) arrive, en compagnie de son ami Mamadou Diarra. D’autres membres de la famille (cousines, nièces, oncles, voisins, etc.) viennent s’ajouter au groupe. Petit à petit, le salon se remplit. Tout le monde a les yeux rivés sur le poste téléviseur installé dans le salon. Le coup d’envoi de l’arbitre mauritanien Abdelaziz Bouh coïncide avec la fin de la prière de  fin d’après-midi «Fitiri» du chef de famille, Oumar Traoré. À peine eut-il quitté son tapis de prière que le père du latéral malien lève les bras au ciel et lance : «Fasse Dieu que les enfants gagnent aujourd’hui (samedi, ndlr). Ils vont gagner, j’en suis sûr». Oumar Traoré n’a pas terminé sa phrase que son fils déclenche une action dans la surface congolaise, conclue par une frappe de Mohamed Camara qui débloque le compteur des Aigles (1ère min).  Toute la famille Traoré se lève pour manifester sa joie. Seule Mme Traoré Fatoumata Koné reste assise. Elle pleure de joie : «Hamari est l’homonyme de mon père, je suis fière de lui et de tous ses camarades de l’équipe nationale.  Dès l’âge de 12 ans, Hamari a commencé à m’aider dans tout ce que je fais ». « À l’époque, nous habitions à la Cité Unicef à Niamakoro et Hamari partait à pied jusqu’à Magnambougou pour vendre mes marchandises. Il lavait mes habits, nettoyait ma maison et partait même souvent au marché acheter des condiments. Il se levait tous les jours à 4h du matin pour aller à la mosquée et après, partait aux entraînements», a révélé Mme Traoré Fatoumata Koné.  Selon la mère de l’international, Hamari Traoré appelle la famille à chaque veille de match pour demander des bénédictions.  Dix minutes après l’ouverture du score par Mohamed Camara, les Aigles doublent la mise par El Bilal Touré, suite à un excellent travail d’Yves Bissouma. Réaction du père : «Allez les enfants, tout le pays est derrière vous. À ce rythme, ils vont en faire voir de toutes les couleurs aux Diables Rouges». On connaît la suite : les protégés du sélectionneur Éric Sékou Chelle marquent un troisième puis un quatrième but aux 40è et 44è minutes, respectivement par El Bilal Touré et Kalifa Coulibaly. «Ils ont fait une bonne première période. Dieu a permis aux enfants d’inscrire 4 buts. C’est un excellent début de campagne, j’espère qu’ils continueront sur la même lancée et feront vibrer le pays pendant toute la durée des éliminatoires. Ils nous ont vraiment régalés aujourd’hui (samedi, ndlr) et tous les joueurs ont répondu présents», a salué Oumar Traoré qui est un grand supporter du Djoliba.  DB/MD (AMAP) 

Coopération : Une mission économique russe séjourne au Mali

Bamako, 06 juin (AMAP) Une délégation de l’Association de la coopération économique de la Russie avec les pays d’Afrique séjourne au Mali, du 2 au 9 juin 2022, pour concrétiser les accords avec Bamako dans divers secteurs économiques comme l’approvisionnement en produits pétroliers et agricoles ainsi que le renouvèlement des infrastructures ferroviaires.  Le directeur de l’Association de la coopération économique de la Russie avec les pays d’Afrique, Andrei Albeshchenko, a confié que sa délégation est au Mali pour parler de la livraison du blé, des engrais et des produits pétroliers de la Russie. «Nous allons procéder à la signature des accords de documents portant sur la coopération économique», a-t-il indiqué, à la sortie d’une audience avec le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, vendredi dernier, à laquelle a participé l’ambassadeur de la Fédération de Russie au Mali, Igor Gromyko.  Pour sa part, le chef du gouvernement malien  a dit que « le fait de venir au Mali en ce moment est un acte de foi, une preuve d’amitié ». «Le Mali n’a jamais été un pays isolé malgré la volonté affichée de certains partenaires», a-t-il ajouté, avant de se réjouir que les amis de notre pays, dont la Russie, sont nombreux à travers le monde.  Dr Choguel Kokalla Maïga a rappelé que les autorités de la Transition ont décidé de mettre la sécurité au cœur de leurs actions. «Après une analyse objective, nous sommes arrivés à la conclusion que l’un de nos partenaires fiables pour assurer la sécurité de notre pays, c’est la Russie», a-t-il dit.  Pour rappel, du 18 au 21 mai, une forte délégation ministérielle, avec à sa tête le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, s’était rendue en Russie en vue de diversifier les secteurs de coopération entre les deux pays. NK/MD (AMAP)

Mali : Lancement des travaux de construction de la mine de lithium de Goulamina (Sud)

Envoyé spécial Makan SISSOKO Bamako, 06 juin (AMAP) Les travaux de construction de la toute première mine de Lithium en Afrique de l’Ouest ont officiellement démarré, vendredi dernier, sur le site de Goulamina, à 60 kilomètres de Bougouni, dans le Sud du Mali. D’une durée de deux ans, la réalisation nécessitera un investissement estimé à 138 milliards de Fcfa. Ce projet d’envergure est porté par la société Leo Lithium, co-entreprise formée par l’australien Firefinch et le chinois Ganfeng Lithium pour l’exploitation de la mine. Le produit brut sera exporté en Chine pour fabriquer de l’hydroxyde de lithium de qualité batterie. En lançant ce chantier gigantesque, le ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, accompagné d’une forte délégation, a réaffirmé la volonté des autorités maliennes « de faire de l’exploitation minière un outil privilégié de croissance économique et de développement social ». Les populations locales sont sorties massivement pour être témoin du lancement officiel de ce projet de classe mondiale dont la phase d’exploitation durera, au moins, 21 années. Ses ressources minérales sont estimées à 109 millions de tonnes, au taux de 1,45% d’oxyde de Lithium (Li20). Des forages sont en cours pour les identifier et les convertir en réserves. Ces explorations permettront de prolonger la durée de vie initiale. Pendant sa première phase de production, Goulamina sera parmi les sept premiers producteurs mondiaux de lithium. Dix-huit mois plus tard, début de la seconde phase, elle figurera parmi les trois premiers producteurs mondiaux de concentré de spodumène. Le produit final attendu est jugé être de haute qualité avec une teneur en oxyde de Lithium (Li20) de 6% et avec peu d’impuretés. Il sera, ensuite, transporté en Chine par Ganfeng, pour la phase de conversion en hydroxyde de lithium de qualité batterie. Le projet coûtera un investissement de 250 millions de dollars (environ 138 milliards de Fcfa). Il sera bâti en se focalisant sur le développement local de la Région de Bougouni et la hausse de la contribution du secteur minier à l’économie du Mali. Pour ce faire, la mine produira plus de 500.000 tonnes de concentrés de spodumène par an lors de la phase 1, avant d’atteindre 800.000 tonnes par an durant la phase 2. Sa construction mobilisera environ 1.200 travailleurs qualifiés et non qualifiés. Son exploitation qui marque l’entrée en production de l’usine, mobilisera près de 650 personnes, « constituées essentiellement de Maliens », a expliqué le directeur général de Leo Lithium et promoteur du projet de lithium de Goulamina, Simon Hay. « Dans sa conception actuelle, un accent particulier est mis sur la création d’emplois locaux, la mise en place d’infrastructures locales et le suivi rapide des plans d’aménagement communautaire pour répondre aux besoins des communautés locales », a précisé le ministre Lamine Seydou Traoré. Il a insisté sur la responsabilité de la mine en termes de promotion du développement local, d’employabilité et de contenus locaux. Pour sa part, le maire de la Commune rurale de Danou, Salif Bagayogo, a exprimé sa satisfaction d’accueillir ce projet dans sa circonscription. MK/MD (AMAP)

Sommets CEDEAO-UEMOA à Accra : Les propositions du Mali accueillies favorables (Ministre des Affaires étrangères) 

Issa DEMBELE Envoyé special  Accra, 06 juin (AMAP)  Le rapport présenté par le médiateur Goodluck Jonathan, lors du Sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sur le Mali, le Burina Faso et la Guinée, samedi à Accra, au Ghana, a été «accueilli favorablement par les délégations présentes», a déclaré le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, présent dans la capitale ghanéenne. Ce rapport est basé sur les propositions faites par le gouvernement du Mali, dont celle relative aux 24 mois (22 mars 2022-mars 2024), a précisé le ministre Diop au terme des deux rencontres d’importance égale pour le MalI tenues, au Ghana : la session extraordinaire de la conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et celle de la CEDEAO.  Invité à la première rencontre, le Mali y a été représenté par son chef de la diplomatie, qui était accompagné de son collègue en charge de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou.  Les chefs d’Etat ont, cependant, souhaité avoir des éléments complémentaires concernant le chronogramme et le mécanisme conjoint proposé par le gouvernement malien pour assurer le suivi régulier de la mise en œuvre de ce chronogramme. «Des informations détaillées sont attendues par rapport à ces aspects pour pouvoir lever les sanctions au niveau du prochain Sommet ordinaire qui est prévu le 3 juillet prochain», a expliqué le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.  Abdoulaye Diop s’est félicité qu’une grande majorité de pays se soit prononcée en faveur des propositions faites par le Mali. Signe qu’il y a une «dynamique positive au niveau de la Communauté pour pouvoir aller de l’avant». À cet égard, Abdoulaye Diop a salué les efforts déployés par le médiateur Goodluck Jonathan et «l’action discrète et efficace» du président de la République togolaise, Faure Gnassingbé. Pour le ministre Diop, la levée des sanctions n’est plus qu’une question de semaines. «Nous devons être patients. Nous sommes dans une dynamique qui nous permettrait d’arriver à ça dans quelques semaines», a-t-il confié à la presse. Entre-temps, a-t-il insisté, les Maliens doivent garder leur sérénité, éviter de répondre aux provocations et continuer à regarder dans la même direction. «Ce qui est important, c’est que les conclusions finales de ce sommet prennent en charge les propositions du gouvernement, donc les aspirations des Maliens pour les reformes sécuritaires, politiques et institutionnelles dans une période de 24 mois de transition». Le chef de la diplomatie malienne a invité les partenaires (CEDEAO, Union africaine, Nations unies) à soutenir le Mali dans la réalisation du chronogramme proposé. Pour lui, ils ont une certaine responsabilité dans le respect d’un certain nombre d’engagements qui permettent d’arriver à cette échéance. À l’arrivée de la délégation malienne au palais présidentiel du Ghana, aux environs de 14 heures, les dirigeants ouest-africains s’entretenaient encore à huis clos sur la situation politique dans la sous-région. C’est à 17 heures que la session de l’UEMOA a démarré et n’aura duré qu’une quarantaine de minutes. Les enjeux du rendez-vous étaient importants aussi bien pour le Mali que pour les autres membres de l’Union monétaire qui s’est alignée sur la position de la CEDEAO. En se rendant dans la capitale ghanéenne, le ministre Diop et sa délégation espéraient surtout une normalisation de nos rapports avec les deux Organisations sous-régionales. D’autres délégations officielles n’en espéraient pas moins,  Mais, ce sommet de la CEDEAO n’a été qu’une étape. Et les autorités maliennes, sur la base des éléments d’appréciation portés à leur connaissance, attendent, avec optimisme, le prochain rendez-vous des dirigeants ouest africains, le 3 juillet 2022. ID/MD (AMAP) 

Eliminatoires CAN 2023 : Le Mali étrille le Congo, 4-0

Bamako, 04 juin (AMAP) Dans un stade du 26 Mars bouillant, les Aigles du Mali ont effectué une entrée en matière rêvée dans les éliminatoires de Coupe d’Afrique 2023, en battant le Congo 4-0.  Pour son tout premier match, le nouveau sélectionneur de l’équipe nationale, Eric Sékou Chelle, a sorti un 4-4-2. Un système de jeu qui a vite permis au capitaine Hamari Traoré et à ses coéquipiers de prendre le jeu à leur compte, en ouvrant le score dès la première minute sur une frappe de Mohamed Camara. Très en forme et poussés par un public sorti nombreux et motivé, les Aigles ne tardent pas à enchaîner les buts. El Bilal Touré marque sur une passe en retrait de Yves Bissouma (11è min) et sur une balle qui traînait aux abords de la surface pour le 3ème but à la 40è minute. Entré à la 35 mn  suite à la blessure d’Ibrahima Koné, l’attaquant de Nantes, Kalifa Coulibaly, participe à la fête. Il propulse la balle au fond des filets sur un centre d’Yves Bissouma venu du côté droit.  Le score à la mi-temps est de 4-0. Les Aigles ont déroulé face à des Diables rouges cueillis à froid et qui ne sont jamais sortis de leur boîte. Le score ne changera pas à la fin malgré plusieurs occasions et un meilleur visage des Congolais en deuxième période.  MT/MD (AMAP)

Ouverture de la 4-ème conférence de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) sur la médiation à Djeddah, en Arabie Saoudite

Djeddah (UNA-AMAP) – Les travaux de la quatrième conférence de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) sur la médiation « Expériences et perspectives », accueillie par le ministère saoudien des Affaires étrangères en coopération avec le Secrétariat général de l’Organisation, ont débuté les 5 et 6 juin , à Djeddah au Royaume d’Arabie saoudite. Dans son discours d’ouverture, le vice-ministre saoudien des Affaires étrangères, Walid bin Abdul Karim Al-Khuraiji, a déclaré que cette conférence intervient à un moment où beaucoup d’évènements ravagent le monde et affectent la paix et la stabilité internationales. Et d’ajouter : « Le Royaume d’Arabie saoudite estime que la stabilité, la paix et la sécurité sont le noyau du progrès, du développement et de la prospérité des peuples. » Al-Khuraiji a expliqué que cette conférence se présente comme « une suite des conférences précédentes tenues en République de Turquie, dans une tentative d’établir des règles et une approche pour le rôle espéré dans le domaine de la médiation sous l’égide de l’Organisation de la Coopération islamique. » Le chef de la diplomatie saoudienne a souligné que « les problèmes complexes et urgents au sein du monde islamique et d’autres pays du monde ont un besoin urgent, à la lumière des circonstances délicates que traverse le monde aujourd’hui, d’une solution et des moyens plus efficaces, en adoptant plusieurs méthodes et méthodes, y compris combiner les efforts de l’organisation avec les partenaires régionaux et internationaux pour trouver les meilleures solutions. » Il s’agit « de répondre à tous ces défis et risques, en investissant dans l’approche de la diplomatie préventive visant à prévenir l’émergence de conflits entre les différentes parties, faire face à leur escalade, arrêter leur propagation par le dialogue et les négociations et faire de bons offices pour réconcilier les parties en conflit. » Al-Khuraiji a souligné que l’Arabie saoudite « repose, depuis sa création, en tant que pays pivot, sur des piliers fondamentaux, dont le plus important est de contribuer à la réalisation de la paix et de la sécurité internationales et de s’efforcer de résoudre les différends par des moyens pacifiques ». « Par tous les moyens et par divers moyens, y compris en activant le rôle de la diplomatie humanitaire », a-t-il martelé. Il a souligné que « le Royaume, sous les directives généreuses du Serviteur des Deux Saintes Mosquées, le Roi Salman bin Abdulaziz, et avec le suivi inlassable du Prince héritier Mohammed bin Salman, s’est attaché à fournir un soutien et une assistance, que ce soit à travers le King Salman Center for Relief and Humanitarian Action ou par le biais du Fonds saoudien pour le développement, afin que le Royaume devienne l’un des premiers pays donateurs ». Au début de son allocution, le Secrétaire général de l’OCI, Hussein Ibrahim Taha, a remercié le Royaume d’Arabie saoudite pour avoir accueilli la quatrième Conférence de l’OCI sur la médiation, louant tous les efforts déployés par le Royaume en tant que pays siège de l’Organisation de la coopération islamique et président de la quatorzième session du Sommet islamique. Taha a souligné que la question de la médiation est d’une grande importance pour l’organisation, car la quatrième session de la Conférence de médiation se tient « à un moment critique, où le monde a un besoin urgent de médiation, de dialogue et de négociations afin de pour résoudre les conflits ». Le Secrétaire général a expliqué que la Charte de l’OCI « exige des États membres qu’ils adoptent des moyens pacifiques de règlement des différends par les bons offices, la négociation, l’enquête, la médiation, la conciliation, l’arbitrage, le règlement judiciaire ou tout autre moyen pacifique. » Il a souligné que l’Organisation accorde une attention particulière à la médiation, « car environ 60 % des conflits dans le monde relèvent de la géographie de l’organisation, notant qu’en raison de ces conflits, les peuples ont été exposés à de nombreuses expériences amères et le développement global dans ces pays a décliné. » Par conséquent, les membres de l’OCI sont fermement résolus à résoudre pacifiquement et durablement les différends en suspens. Le Secrétaire général a cité des succès remportés par l’OCI dans la médiation dans divers conflits, notamment dans le sud des Philippines, le sud de la Thaïlande, le Soudan, le Tchad et l’Afghanistan.  L’organisation a joué un rôle en soutenant les efforts internationaux visant à établir la paix et la sécurité et à rétablir l’état de droit en Somalie et en Guinée et une tentative de mettre fin aux tensions sectaires en Irak .en 2006. À son tour, le Représentant permanent de la République de Turquie auprès de l’OCI, l’ambassadeur Mehmet Metin Eker, a félicité l’Arabie saoudite et l’OCI pour l’organisation de cette conférence opportune. L’ambassadeur Eker a déclaré que la prévention, la résolution et la médiation des conflits sont devenues encore plus importantes aujourd’hui, compte tenu des développements géopolitiques récents et du nombre croissant de conflits. Il a ajouté que si la fréquence des conflits augmentait, leur nature se développait également rapidement. Et, pour cette raison, l’OCI et ses États membres devraient se concentrer davantage sur la résolution pacifique des différends. Il a souligné que la Turquie s’est concentrée sur l’OCI en accueillant les trois premières sessions de la Conférence de médiation, car elle croit aux capacités de l’organisation en tant que deuxième plus grand cadre  international et voix unificatrice du monde islamique, soulignant que cette conférence sera certainement une plateforme importante pour assurer le suivi de l’important travail qui a été accompli jusqu’à présent. Pour sa part, Kumba Jo, Conseillère d’État principale auprès du ministère de la Justice de la Gambie, a déclaré, lors de son discours, au nom du Groupe africain de l’OCI : « La Conférence de médiation est une plateforme innovante pour partager nos diverses expériences afin de consolider la paix et la sécurité pour le monde islamique. Elle a souligné la nécessité de renforcer les capacités de la diplomatie préventive pour prévenir les coûts élevés des conflits sur la vie et les biens et le retard de nos aspirations au développement. Dans son discours pour le Groupe asiatique, le Représentant permanent de la République islamique du Pakistan auprès de l’OCI,

La CEDEAO demande à son médiateur de poursuivre ses efforts au Mali 

Bamako, 05 juin (AMAP) Le sommet extraordinaire de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à Accra, au Ghana, le 4 juin 2022, a décidé « de demander au Médiateur au Mali de poursuivre ses efforts et de finaliser les discussions avec les Autorités de Transition. » Cette session extraordinaire a été convoquée pour examiner les récents développements politiques au Mali, en Guinée et au Burkina Faso, depuis le dernier Sommet extraordinaire tenu le 25 mars 2022 à Accra. Dans son communiqué final, le Sommet, sous la présidence du chef de l’Etat du Ghana et président en exercice de la CEDEAO, Nana Addo Dankwa Akufo-Addo, a, par conséquence, maintenu « les sanctions prononcées le 9 janvier 2022 » contre le Mali.  Les chefs d’Etat et de gouvernement ont demandé de « poursuivre le dialogue en vue de parvenir à un accord pour assurer une levée progressive des sanctions au fur et à mesure que les critères de la transition seront atteints ». Le Sommet a aussi appelé « les partenaires à accroître leur soutien humanitaire au Mali » Et a salué les efforts déployés par le Médiateur de la CEDEAO en vue de parvenir à un calendrier acceptable pour assurer un retour rapide à l’ordre constitutionnel, conformément aux protocoles et décisions de la CEDEAO et de l’Union africaine (UA). Les chef d’Etat ouest africains ont décidé d’examiner la situation au Mali, lors de leur prochain Sommet ordinaire du 3 juillet 2022. La CEDEAO, qui réitère sa préoccupation quant à la durée de la période de transition fixée à 36 mois par les autorités burkinabé comme indiqué dans son communiqué du 25 mars 2022, « exige la finalisation d’un calendrier de transition acceptable. » Sur le plan sécuritaire, l’organisation ouest-africaine indique avoir pris acte « des efforts déployés {par Ouagadougou), malgré ses nombreux défis, pour récupérer certaines localités, entraînant ainsi le retour d’une partie des Personnes déplacées internes (IDP) et la réouverture de certaines écoles » A cet égard, le sommet « encourage les Autorités de transition (du Burkina Faso) à maintenir la dynamique en vue de renforcer davantage la sécurité dans le pays ». Concernant la Guinee, le Sommet de la CEDEAO Sur la Guinée a exprimé ses inquiétudes quant à « la durée de la période de transition de 36 mois annoncée par les autorités de transition ».  Conséquence, l’organisation sous régionale  « exige la finalisation d’un calendrier de transition acceptable. » Elle fait part de sa « vive préoccupation face à la dégradation de la situation socio-politique notamment en raison de l’absence d’un cadre de dialogue approprié entre le gouvernement et les acteurs politiques et les acteurs de la société civile. »  La CEDEAO « prie instamment le gouvernement (de Conakry) d’établir un cadre approprié pour dialogue avec les acteurs politiques et de la société civile afin de faciliter tensions socio-politiques et assurer une transition pacifique. » En Guinée comme au Burkina Faso, la CEDEAO a décidé de réanimer la situation lors de son prochain sommet ordinaire, le 3 juillet 2022 MD (AMAP) 

Journées culturelles «Tombouctou, terre de rencontres»: C’est du 10 au 12 Juin prochain à Bamako

Bamako, 03 juin (AMAP) Les journées culturelles « Tombouctou, terre de rencontres », se tiendront du 10 au 12 juin prochain, au Palais de la culture de Bamako, ont annoncé, mercredi dernier, les responsables de l’Association pour le développement du Cercle de Tombouctou (ARDCT).  A la sortie d’une audience avec le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, le porte-parole de l’ARDCT, l’ambassadeur Mahmoud Mohamed Arby, a indiqué que ces journées visent à promouvoir le tourisme interne en faisant découvrir au grand public la richesse culturelle de la localité afin de l’inciter à s’y rendre.  L’objectif général de cette manifestation est de promouvoir la culture de la paix et la tolérance au Mali, à travers le partage et la diffusion des valeurs positives métissées de la culture de la Cité des 333 Saints.  Cette rencontre sera, également, une occasion de perpétuer la renommée de cette ville légendaire du Mali qui, au 15è siècle déjà, était un centre culturel et religieux ainsi qu’un véritable poumon du commerce transsaharien. Les membres de l’ARDCT ont réaffirmé leur soutien à la Transition. Le Premier ministre les a invités à soutenir le gouvernement, notamment par rapport à la situation sécuritaire, aux réformes et à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger.  BD/MD (AMAP)

Nouvelle cimenterie Atlas : Le président Assimi Goita donne le coup d’envoi des travaux 

Bamako, 03 juin (AMAP) Bâtie sur une superficie de 14 ha, avec une production annuelle de 800.000 tonnes par an, la cimenterie de Dio Gare emploiera, au moins, 100 personnes directement et 150 indirectement dès le lancement.  Avec l’objectif de parvenir à plus de 1.000 emplois sur les dix prochaines années, cette nouvelle usine de ciment située à Dio Gare, dénommée Cimenterie Atlas, est l’œuvre de la société S&S industrie dirigée par deux jeunes Maliens, Papa Oumar Samaké et Amadou Sow. C’est une société de droit malien créée en 2021 avec un capital initial d’un million de Fcfa porté à 100 millions de Fcfa, en novembre dernier. L’objectif est de doter le Mali d’une nouvelle cimenterie de dernière génération dans le cadre d’un partenariat cent pour cent malien. Le montant total de la réalisation de la future usine de ciment est estimé à plus de 50 milliards de nos francs. L’infrastructure doit être opérationnelle dans trois ans. Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a procédé, dans une ambiance de fête, à la pose de la première pierre de l’usine, jeudi, sur le site, à Dio Gare. La cérémonie a réuni le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, des membres du gouvernement, le président du Conseil national de Transition (CNT), le colonel Malick Diaw, et les autorités coutumières, administratives et politiques de la localité.     Après la pose de la première pierre, le chef de l’État, dans une interview à la presse, a indiqué que ce projet « cadre avec la vision du gouvernement qui consiste à soutenir toutes les initiatives nationales et, surtout, celles portées par la jeunesse pour le  développement de notre pays ». Une condition sine qua non de notre indépendance économique. «Je suis sûr et convaincu que la réalisation de cette usine permettra de créer des emplois et combler le déficit du ciment sur le marché national et, aussi, de booster le secteur économique», a déclaré le colonel Goïta.   Le président de la Transition a lancé un vibrant appel à tous les Maliens de l’intérieur comme de la diaspora à venir investir au Mali. Il a assuré que les autorités de la Transition les accompagneront dans le strict respect des intérêts du peuple malien. RÉDUIRE LES IMPORTATIONS – Selon le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, la présence du colonel Assimi Goïta à cette cérémonie témoigne de tout l’intérêt particulier qu’il porte au développement industriel de notre pays en général, et singulièrement à la promotion de l’entreprenariat de la jeunesse malienne. M. Ould Mohamed a aussi remercié les promoteurs pour avoir choisi de faire un tel investissement dans notre pays.  Pour le ministre de l’Industrie et du Commerce, la pose de la première pierre de cette usine témoigne de la volonté des autorités à mettre en œuvre la politique de développement industriel. «Un des objectifs de cette politique est, justement, la création d’unités de transformation de nos minerais et en particulier la transformation du calcaire du Mali », a-t-il précisé. Mahmoud Ould Mohamed a, par ailleurs, salué la vision qui a animé les promoteurs, Papa Oumar Samaké et Amadou Sow, tous jeunes opérateurs maliens évoluant dans le monde des affaires, pour la création de cette usine de ciment de type CEM32,5. «Cette nouvelle unité industrielle contribuera à l’accroissement de la production du ciment et réduira considérablement le niveau de dépendance du pays aux importations créant ainsi plus de valeur ajoutée. Elle va, aussi, réduire la fuite  des capitaux», a indiqué le ministre, précisant que la société S&S industrie a bénéficié de l’accompagnement de l’Etat à travers l’octroi d’un agrément suivant le Code des investissements.   De son côté, le Président directeur général (PDG) de la cimenterie Atlas, Papa Oumar Samaké, a précisé que l’un des objectifs de la réalisation de cette usine est de réduire considérablement l’importation de ciment au Mali et, surtout, de contribuer au développement socio-économique du Mali, tout en mettant en valeur le savoir-faire malien. Après avoir remercié le chef de l’État pour son déplacement, il a dit que ce projet répond, en quelque sorte, à son appel lancé à la jeunesse malienne pour relever le défi. OD/MD (AMAP)