Mali-Russie : Signature d’un mémorandum d’entente sur la coopération
Bamako, 08 juin (AMAP) Le Mali et la Fédération de la Russie ont signé, mardi, un mémorandum d’entente sur la coopération entre les deux Etats, à Bamako, sous la présidence du ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a constaté l’AMAP. La signature du document avec la délégation de l’Association russe pour la coopération économique avec les pays africains, conduite par l’ambassadeur de Russie au Mali, Igor Gromyko, a eu lieu au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale en présence du ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, ses collègues des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Harouna Mamadou Toureh, des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko et du Développement rural, Modibo Keïta. Auparavant, Maliens et Russes ont eu une séance de travail au cours de laquelle les deux parties ont réaffirmé leur volonté de développer les relations économiques. Le chef de la diplomatie malienne, Abdoulaye Diop, et le diplomate russe, Igor Gromyko, ont estimé que la coopération économique entre les deux pays doit être hissée au niveau de celle portant sur le domaine militaire. M. Diop et M. Gromyko ont indiqué que la coopération économique et commerciale entre le Mali et la Fédération de Russie sera axée sur les domaines de l’agriculture, de l’agro-alimentaire, des infrastructures et des transports, de l’énergie et des mines. Le mémorandum d’entente a été signé par le ministre malien des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, et le représentant de l’Association pour la coopération économique avec les pays africains, Andreï Albechtchenko. Le document a pour objectif d’encadrer les relations avec les entreprises russes dans les domaines des mines et de l’énergie. Ainsi, dans le domaine de l’énergie, il est prévu les réalisations de projets de centrales hydroélectriques, de projets de centrales à gaz et de maintenance des centrales thermiques, des projets de lignes de transports électriques et l’établissement de partenariats avec les opérateurs pour l’importation de gaz butane. S’agissant des mines et du pétrole, le protocole d’accord entend matérialiser les réalisations de l’étude interprétative du bassin de Taoudénit, des études sur l’hydrogène naturel et l’achèvement des projets de forage d’exploration des rifts de Gao (Nord) et Nara (Ouest). A ceux-ci s’ajoutent la réalisation de projets visant à mettre en place la Banque nationale des données pétrolières et celle des projets miniers. Andreï Albechtchenko a rappelé que l’Association pour la coopération économique avec les pays africains a été créée suite au sommet Russie-Afrique. Elle vient en appui aux efforts du ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie pour renforcer les relations économiques avec l’Afrique. Tout en saluant la concrétisation de la volonté politique des deux Etats de donner une coloration économique à leurs relations, le chef de la diplomatie malienne a dit que cet accord vient compléter les secteurs déjà existant comme la formation et la coopération dans le domaine de la sécurité. Abdoulaye Diop a rappelé que les deux parties doivent travailler pour jeter les bases d’une coopération politique et stratégique dans les secteurs clés. Selon lui, cela doit permettre de renforcer la coopération sur la base d’un partenariat gagnant-gagnant. Abondant dans le même sens, l’ambassadeur russe a appelé de ses vœux le développement d’une coopération gagnant-gagnant entre les pays. «La visite du ministre Diop à Moscou a été l’occasion de discuter des questions d’intérêt mutuel», a ajouté le diplomate. NK/MD (AMAP)
Diéma : « Laga » !!! C’est quoi ça ?
Par Ouka BA Diéma, 07 mai (AMAP) Il en est des habitudes alimentaires et culinaires comme des individus, leur culture et leurs milieux. Les recettes sont aussi variées que diverses mais, surtout, sont sujettes à des influences, Ainsi, l’art culinaire se modernise de plus en plus, car soumis, en grande partie, aux divers courants et influences venus de partout. Demandez aux enfants d’aujourd’hui s’ils connaissent l’existence de certains mets traditionnels maliens ! S’ils les connaissent, ils s’en détournent. C’est le sort qui est réservé au « laga », dans la zone de Diéma, dans l’Ouest du Mali. Par contre, beaucoup de nos enfants raffolent des aliments modernes appelés « toubabou doumouni » (nourriture de Blancs), sous forme de frites, de petits pois ramolli, de salade avec concombres, de pâtes alimentaires (macaroni), de brochettes de viande, de sandwichs, chawarma, tacos, hamburgers, omelettes. Bref, tous ces mets supposés bons avec de délicieux ingrédients. Certains lient la bonne santé de nos grands-parents aux aliments qu’ils consommaient et faisaient d’eux des modèles de conservation physique et de résistance. Les tenants de cette thèse citent le « gnégnékini » un plat de brisure de mil et le « tô », (de pâte de mil), simplement sans sauce tomate, ainsi que le couscous préparé avec peu de condiments. A ceux-ci, il faut ajouter le « laga », une sorte de bouillie fait généralement à base de farine de mil. Après cuisson, on met le « tô » dans une tasse pour le refroidir. A l’aide d’une louche, on fait un trou au milieu du « tô » pour y verser du lait caillé sucré. Ainsi, l’aliment est prêt à être consommé. Seyba Traoré, boulanger de son état, nous dit que dans sa famille, s’il veut manger du « laga », il demande à sa femme de le préparer à part. « En dehors du repas commun, car tous mes enfants détestent ce met sauf l’aîné qui mange tout ce qu’on lui donne », dit-il. « Je l’ai entendu, un jour, dire à ses frères qu’ils ne resteront pas éternellement à côté des parents. Et qu’ils ont donc intérêt à s’adapter à certaines conditions de vie », se souvient Traoré. « Le jour où vous irez ailleurs, vous risquez de mourir de faim à cause de vos choix compliqués en alimentation », a assené le grand frère à ses cadets. Selon Gaoussou Coulibaly, vendeur de chaussures de seconde main, le « laga » vous évite la constipation. « J’en mange régulièrement, car j’ai peur de la constipation. C’est cette sale maladie qui a tué mon père, victime d’occlusion intestinale ». Et d’expliquer doctement que le « laga » « est fait de céréales et de lait, deux éléments nutritifs qui facilitent la digestion. » « J’adore le « laga », mais je n’apprécie pas la façon dont on le mange. Tout le monde plonge sa main dans le même plat. Surtout, si on partage le plat avec des enfants, c’est de la saleté qu’on avale. C’est pourquoi, je préfère manger souvent seul ce genre d’aliment », renchérit Elimane Dicko, ancien migrant résidant à Garamboubou. « C’est à cause de la rareté du lait, cette année que je ne mange pas régulièrement le « laga ». Les vaches ne produisent plus assez de lait à cause de la sècheresse qui prévaut cette année », déclare cet éleveur croisé en chemin. Bakary Doumbia, tâcheron soutient : « Le prix du sucre a atteint des sommets. Or pour la préparation du « laga », il faut suffisamment de sucre. Quand on veut préparer le « laga » dans notre famille, il faut au moins deux kilos de sucre, sans compter la quantité de lait à y associer », dit-il. Ses enfants « mangent le ‘laga’ avec gourmandise.» Quant à Ousmane Sow, il préfère le « laga » préparé avec du lait cru de vache. « C’est un met consistant. Il donne la force. Quand on s’en gave le matin, on passe toute la journée à boire de l’eau » dit-il. Sékou Dibassy, gérant de station-services, soutient qu’aujourd’hui, le « laga » n’existe que de nom. « Cet aliment est préparé rarement dans les familles. Quand on était encore enfant, si mes frères et moi avions envie de ‘laga’, on se rendait chez notre grand-mère. « Le ‘laga’ est un bon laxatif. Il nettoie le ventre », dit l’homme, sûr de ses dires. Selon Mamadou Morifing Kéita, que nous avons trouvé dans son bureau, certains aliments traditionnels, bien que rejetés par de nombreux enfants, aujourd’hui, jouent un rôle important dans l’amélioration de la santé humaine. « Il faut que les enfants sachent que ces aliments qu’ils repoussent ne sont pas faits uniquement pour une catégorie de personnes, ils conviennent à tous, mais tout est une question de goût », professe-t-il. Selon lui, il est temps que les parents sensibilisent davantage leur progéniture afin que les enfants acceptent certains de nos aliments. « On doit préparer des aliments traditionnels dans les familles, même si ce n’est pas de façon régulière, afin que les enfants, dans leur majorité, y prennent goût », estime M. Kéita. Il propose d’améliorer nos plats traditionnels afin de les adapter aux réalités de notre époque. OB/MD (AMAP)
Hausse des prix de l’essence et du gasoil au Mali (Communiqué)
Bamako, 08 juin (AMAP) Au Mali, le litre de supercarburant passe de 762 à 811 Fcfa et celui du gasoil de 760 à 809 Fcfa, depuis mercredi 08 juin 2022, a annoncé l’Office nationale des produits pétroliers (ONAP), dans un communiqué publié mardi 07 juin. « C’est suite à plusieurs facteurs exogènes ayant eu pour conséquence la hausse des cours des produits pétroliers sur le plan international, le gouvernement du Mali a décidé de procéder à un réajustement tarifaire des prix à la pompe », explique l’ONAP. « Malgré cette hausse, le gouvernement continue de subventionner le supercarburant et le gasoil dont les prix de revient non subventionnés devraient être arrêtés respectivement à 1024 Fcfa et à 1039 Fcfa le litre à la pompe », indique la même source. Le communiqué précise que les pertes de recettes relatives aux hydrocarbures pour l’État, au titre de l’année 2022, étaient de l’ordre d’environ 87 milliards de Fcfa. Et d’ajouter qu’avec cette tendance haussière actuelle, « elles sont projetées à environ 215 milliards de Fcfa au 31 décembre 2022 ». Face à la persistance de cette situation, qui engendre une raréfaction et un renchérissement des produits pétroliers, relève le communiqué, le gouvernement appelle les consommateurs à « adopter des gestes et comportements permettant de faire des économies d’énergie pour aider à la maîtrise des besoins ». Le gouvernement salue les partenaires pour leur engagement et rassure les consommateurs que » tout sera mis en œuvre pour amortir l’impact de la flambée des cours mondiaux sur leur pouvoir d’achat ». SS/MD (AMAP
Communiqué relatif au réajustement tarifaire des prix à la pompe
Suite à plusieurs facteurs exogènes ayant eu pour conséquence la hausse des cours des produits pétroliers sur le plan international, le Gouvernement du Mali a décidé de procéder à un réajustement tarifaire des prix à la pompe. Ainsi à compter mercredi 08 juin 2022 à 00 H, le litre de supercarburant passe de 762 à 811 F CFA et celui du Gasoil passe de 760 à 809 F CFA. Il convient de noter que malgré cette hausse, le Gouvernement continue de subventionner le supercarburant et le gasoil dont les prix de revient non subventionnés devraient être arrêtés respectivement à 1024 F CFA et à 1039 F CFA le litre à la pompe. L’estimation des pertes de recettes relatives aux hydrocarbures pour l’Etat au titre de l’année 2022 était de l’ordre d’environ 87 milliards de F CFA. Avec cette tendance haussière actuelle, elles sont projetées à environs 215 milliards de francs CFA au 31 décembre 2022. Face à la persistance de cette situation, qui engendre une raréfaction et un renchérissement des produits pétroliers, le Gouvernement appelle les consommateurs à adopter des gestes et comportements permettant de faire des économies d’énergie pour aider à la maîtrise des besoins. Le gouvernement salue les partenaires pour leur engagement et rassure les consommateurs que tout sera mis en œuvre pour amortir l’impact de la flambée des cours mondiaux sur leur pouvoir d’achat. Bamako, le 07 juin 2022 Le Directeur Général de l’ONAP M. Modibo Gouro DIALL
Projet d’usine de montage d’ordinateurs et de tablettes à Bamako au Mali
Bamako, 07 juin (AMAP) La société Danew Talla Electronics, co-entreprise de droit malien évoluant dans le domaine de l’informatique, a lancé un projet d’installation d’une usine d’assemblage d’ordinateurs portables, de tablettes électroniques à Bamako, a annoncé le président du groupe Danew Talla Electronics, Renaud Amiel, lundi, à Bamako. Les responsables de la société, à la sortie d’une audience que le Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga, leur a accordée, ont indiqué que cette cette usine, première du genre en Afrique de l’Ouest, permettra de fournir les marché malien et ouest-africain. La production devrait commencer en septembre prochain avec la création d’au moins 200 emplois directs, extensibles à 1000 emplois à terme. La société développe un Partenariat Public-Privé (PPP) avec plusieurs départements ministériels. Il s’agit, notamment, des ministres en charge de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur, ceux de l’Entreprenariat national et de l’Emploi et du Commerce et de l’Industrie, de la Communication et de l’Économie numérique. Le projet ambitionne de fabriquer des ordinateurs portables et tablettes d’une qualité durable à partir de 65.000 Fcfa pour le type «Notebook» d’une gamme riche et variée avec des modèles professionnels allant jusqu’à 100.000 Fcfa, tous adaptés au domaine de l’Éducation. Dès ces deux premiers mois, le projet va créer environ 200 emplois directs et pourrait employer 1000 travailleurs à termes, avec une capacité de production de 600.000 tablettes par an. La délégation était conduite par le président de la société, Renaud Amiel, accompagné du directeur pays, Modibo Talla. Au cours de la rencontre, élargie aux chefs des départements ministériels concernés ou leurs représentants, les visiteurs ont présenté le projet au chef du gouvernement. Ils ont présenté certains équipements déjà fabriqués au Mali dont un ordinateur portable et une tablette adaptés aux besoins des élèves et étudiants, notamment dans le cadre du Programme prioritaire de développement de l’Éducation numérique. À tour de rôle, les ministres concernés ont exprimé leur enthousiasme, tout en saluant l’initiative qui va, non seulement, contribuer, à terme, à la réduction de la fracture numérique mais, aussi, créer beaucoup d’emplois, notamment pour la jeunesse. Pour sa part, le Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga, a félicité les responsables du projet qui est le fruit d’une coopération entre une société européenne (Danew) et une entreprise malienne (Talla Telecom) dont la fusion a donné (Danew-Talla électroniques), avant de leur promettre « l’accompagnement total » du gouvernement. Le chef du gouvernent a invité ses hôtes à poursuivre les concertations, déjà entreprises depuis six mois, avec les services techniques de l’ensemble des ministères impliqués. Au terme de la rencontre, Renaud Amiel a expliqué que la société Danew Talla Electronics va recruter environ 1 000 jeunes à travers tout le Mali qui seront formés, pendant deux mois, à Bamako par des techniciens Danew-Talla. Après la production « nous allons créer un réseau national de réparateurs d’environ 1 000 personnes dotées de tablettes avec tous les logiciels et les outils nécessaires pour la réparation et la maintenance de nos produits », a assuré M. Amiel. AT/MD (AMAP)
La durée de la Transition au Mali fixée à 24 mois à compter du 26 mars 2022 (Décret)
Bamako, 07 juin (AMAP) Le président de la Transition au Mali, le colonel Assimi Goiïa, a signé lundi un décret fixant la durée de la Transition à 24 mois à compter du 26 mars dernier et lu à la télévision nationale. « La durée de la Transition est fixée à 24 mois, pour compter du 26 mars 2022 conformément à l’article 22 de la Loi nº2022-001 du 25 février 2022 portant révision de la Charte de la Transition », précise le décret signé par le président de la Transition, colonel Assimi Goïta et le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga. La durée de la prorogation de la Transition est au centre des pourparlers entre le gouvernement et la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) qui a imposé des sanctions économiques et financières au Mali depuis janvier dernier. Réunis samedi, à Accra, au Ghana, à la faveur d’un sommet extraordinaire, les chefs d’État de l’organisation sous-régionale ont repoussé la levée des sanctions contre le Mali à leur prochaine rencontre prévue le 3 juillet 2022. Ce sommet extraordinaire de la CEDEAO , le 4 juin 2022, a décidé « de demander au Médiateur au Mali de poursuivre ses efforts et de finaliser les discussions avec les Autorités de Transition. » La session a été convoquée pour examiner les récents développements politiques au Mali, en Guinée et au Burkina Faso, depuis le dernier Sommet extraordinaire tenu le 25 mars 2022 à Accra. Dans son communiqué final, le Sommet, sous la présidence du chef de l’Etat du Ghana et président en exercice de la CEDEAO, Nana Addo Dankwa Akufo-Addo, a, par conséquence, maintenu « les sanctions prononcées le 9 janvier 2022 » contre le Mali. Les chefs d’Etat et de gouvernement ont demandé de « poursuivre le dialogue en vue de parvenir à un accord pour assurer une levée progressive des sanctions au fur et à mesure que les critères de la transition seront atteints » MT/MD (AMAP)
Eliminatoires CAN 2023 : Les Aigles proprement face au Congo
Par Ladji M. DIABY Bamako, 06 juin (AMAP) Samedi pour sa première sortie, la sélection nationale malienne de football, a déroulé face au Congo, balayé 4-0 au stade du 26 Mars, au terme d’une prestation XXL. Mohamed Camara (1ère minute), El Bilal Touré (11è et 40è minutes) et Kalifa Coulibaly (44è minute) sont passés par là Gagner avec la manière, c’était le pari du nouveau sélectionneur des Aigles, Éric Sékou Chelle, pour son premier match à la tête de l’équipe nationale. On peut dire que l’ancien défenseur international et 29è sélectionneur du Mali (14è local), a réussi son baptême du feu. Samedi dans un stade du 26 Mars plein comme un oeuf et chaud bouillant, les Aigles footballeurs n’ont pas fait dans la dentelle face aux Diables Rouges du Congo, balayés 4-0, au compte de la première journée des éliminatoires de la CAN 2023. Mohamed Camara a tracé la voie du succès de la sélection nationale, en ouvrant le score dès la première minute, avant de passer le relais à El Bilal Touré, auteur d’un doublé aux 11è et 40è minutes. Dans la foulée, le nouvel entrant Kalifa Coulibaly portera le score à 4-0 (44è min) face à une sélection congolaise totalement dépassée par la vivacité et l’efficacité offensive des Aigles. Pour sa grande première à la tête des Aigles, Éric Sékou Chelle a opté pour un 4-4-2, intronisant Ibrahima Koné et El Bilal Touré à la pointe de l’attaque, devant les deux milieux offensifs, Yves Bissouma et Aliou Dieng. À la récupération, il y avait Diadié Samassékou et Mohamed Camara. Derrière, on notait un seul changement, la titularisation de l’arrière gauche Amadou Danté à la place de Massadio Haïdara blessé. Danté, comme l’appellent familièrement les supporters, avait à ses côtés Boubacar Kiki Kouyaté et Mamadou Fofana dans l’axe, tandis que le capitaine Hamari Traoré occupait le couloir droit. DÉPART CANON – D’entrée de jeu, les Aigles font parler leur réalisme. Lancé par Aliou Dieng, le capitaine Hamari Traoré centre dans la surface de réparation du gardien Christoffer Henri Mafoumbi. Mal renvoyé par la défense congolaise, le ballon revient dans les pieds de Mohamed Camara qui ne se pose pas de question. D’une frappe instantanée des 25 mètres, le milieu de terrain envoie le cuir au fond des filets (1-0, 1è min). Le champion d’Afrique U17 (2017) et U20 (2019), marquait ainsi son tout premier but en sélection nationale en 14 sélections. Dominateurs dans tous les compartiments, le capitaine Hamari Traoré et ses coéquipiers alternent passes courtes et longues et gardent le pied sur le ballon. À la 11è minute, nouvelle démonstration des poulains du sélectionneur Éric Sékou Chelle. Yves Bissouma s’amuse dans la défense congolaise et adresse un amour de passe à El Bilal Touré qui n’aura qu’à pousser le ballon dans les buts vides (2-0, 11è min). Le stade du 26 Mars explose, les Aigles continuent à dérouler, sous la houlette d’un Cissouma intenable. Peu avant la demi-heure, Ibrahima Koné est à deux doigts de porter le score à 3-0, mais son tir est dégagé sur la ligne par le défenseur Varel Joviale Rozan, alors que le gardien Christoffer Henri Mafoumbi était battu (32è min). Ce ne sera que partie remise pour le Mali puisqu’à la 40è minute, El Bilal Touré profite d’un nouveau mauvais renvoi de l’arrière-garde des Diables Rouges pour expédier un missile sous la barre (40è min, 3-0). Blessé, Ibrahima Koné cède sa place à Kalifa Coulibaly (35è min). Neuf minutes après son apparition sur la pelouse, le nouvel entrant corse l’addition pour les Aigles. À la réception d’un centre de Bissouma qu’il a décalé sur le côté droit, Kalifa Coulibaly place une tête imparable et porte le score à 4-0 (44è min). En deuxième période, les Congolais se réveillent et tentent de réagir, à l’image du milieu de terrain Jordan Hilvy Massengo qui place une tête au-dessus de la transversale (56è min). Le sélectionneur national, Éric Sékou Chelle injecte du sang neuf dans son l’effectif, en intégrant Moussa Djénépo et Nènè Dorgelès qui remplacent, respectivement Mohamed Camara et Aliou Dieng (55è min). Les Aigles jouent désormais avec des ailiers de métier alors qu’Yves Bissouma redescend d’un cran. Suite à un corner de Nènè Dorgelès, El Bilal Touré fait couler des sueurs froides dans le dos des supporters congolais (59è min). Dans le dernier quart d’heure, Kalifa Coulibaly anticipe la sortie du gardien Christoffer Henri Mafoumbi mais son lob passe à côté (76è min). On en restera là jusqu’au coup de sifflet final de l’arbitre mauritanien, Abdelaziz Bouh. À la fin de la rencontre, le public du stade du 26 Mars a réservé une longue standing ovation aux joueurs du technicien Éric Sékou Chelle qui ont maîtrisé leurs adversaires, de bout en bout et gratifié les spectateurs d’un festival offensif dont ils se souviendront longtemps. Jugez-en plutôt à travers les statistiques de la rencontre : 57% de possession de balle, 15 tirs dont 7 cadrés, 409 passes, 86% de précisions des passes, 4 corners pour les Aigles contre 43% de possession, 4 tirs (zéro cadré), 310 passes (77% de précision), 2 corners pour les Diables Rouges du Congo. Dans l’autre match de la poule délocalisé au Sénégal, la Gambie a dominé le Soudan du Sud par la plus petite des marges (1-0). Le capitaine Hamari Traoré et ses coéquipiers effectueront leur prochaine sortie contre le Soudan du Sud (9 juin à Kampala en Ouganda), alors que les Scorpions de la Gambie rendront visite aux Diables Rouges du Congo (8 juin au Stade Massemba-Débat de Brazzaville). Samedi 4 juin au stade du 26 Mars Mali-Congo : 4-0 Buts : Mohamed Camara (1re min), El Bilal Touré (11è min, 40è min), Kalifa Coulibaly (44è min). Arbitrage du Mauritanien Abdelaziz Bouh, assisté de ses compatriotes Kalidou Ba et Brahim Salem H’Made. Commissaire : Luis Manuel Carvalho Semedo (Cap-Vert). Mali : Ismaël Diarra Diawara, Jamari Traoré (cap), Boubacar Kouyaté, Mamadou Fofana, Amadou Danté, Diadié Samassékou, Mohamed Camara (Moussa Djénépo, 55è min), Aliou Dieng (Nènè Dorgelès, 55è min), Yves
Foot-ball : 90 minutes de bonheur dans la famille Hamari Traoré
Reportage : Djeneba BAGAYOKO Bamako, 06 juin (AMAP) Notre équipe de reportage a suivi le match Mali-Congo de samedi, à Moribabougou, un quartier de Bamako, au domicile du capitaine des Aigles, Hamari Traoré. Arrivée dans la famille Traoré vers 17h, notre équipe de reportage a été chaleureusement accueillie par Mme Traoré Fatoumata Koné, la mère du latéral droit de la sélection nationale qui nous conduira au salon familial. «Je suis contente de vous accueillir dans la famille Traoré et fière de voir que notre famille a été choisie par le Quotidien national « L’Essor » pour suivre ce match des Aigles face aux Diables Rouges du Congo», s’est réjouie Mme Traoré, avant de nous servir à boire. «Soyez les bienvenus, prenez place et faites comme chez vous. Mon époux est allé au champ mais il sera là d’un moment à l’autre et suivra le match avec nous», a ajouté Mme Traoré, chapelet en main. Une heure plus tard, Oumar Traoré (le père de Hamari) arrive, en compagnie de son ami Mamadou Diarra. D’autres membres de la famille (cousines, nièces, oncles, voisins, etc.) viennent s’ajouter au groupe. Petit à petit, le salon se remplit. Tout le monde a les yeux rivés sur le poste téléviseur installé dans le salon. Le coup d’envoi de l’arbitre mauritanien Abdelaziz Bouh coïncide avec la fin de la prière de fin d’après-midi «Fitiri» du chef de famille, Oumar Traoré. À peine eut-il quitté son tapis de prière que le père du latéral malien lève les bras au ciel et lance : «Fasse Dieu que les enfants gagnent aujourd’hui (samedi, ndlr). Ils vont gagner, j’en suis sûr». Oumar Traoré n’a pas terminé sa phrase que son fils déclenche une action dans la surface congolaise, conclue par une frappe de Mohamed Camara qui débloque le compteur des Aigles (1ère min). Toute la famille Traoré se lève pour manifester sa joie. Seule Mme Traoré Fatoumata Koné reste assise. Elle pleure de joie : «Hamari est l’homonyme de mon père, je suis fière de lui et de tous ses camarades de l’équipe nationale. Dès l’âge de 12 ans, Hamari a commencé à m’aider dans tout ce que je fais ». « À l’époque, nous habitions à la Cité Unicef à Niamakoro et Hamari partait à pied jusqu’à Magnambougou pour vendre mes marchandises. Il lavait mes habits, nettoyait ma maison et partait même souvent au marché acheter des condiments. Il se levait tous les jours à 4h du matin pour aller à la mosquée et après, partait aux entraînements», a révélé Mme Traoré Fatoumata Koné. Selon la mère de l’international, Hamari Traoré appelle la famille à chaque veille de match pour demander des bénédictions. Dix minutes après l’ouverture du score par Mohamed Camara, les Aigles doublent la mise par El Bilal Touré, suite à un excellent travail d’Yves Bissouma. Réaction du père : «Allez les enfants, tout le pays est derrière vous. À ce rythme, ils vont en faire voir de toutes les couleurs aux Diables Rouges». On connaît la suite : les protégés du sélectionneur Éric Sékou Chelle marquent un troisième puis un quatrième but aux 40è et 44è minutes, respectivement par El Bilal Touré et Kalifa Coulibaly. «Ils ont fait une bonne première période. Dieu a permis aux enfants d’inscrire 4 buts. C’est un excellent début de campagne, j’espère qu’ils continueront sur la même lancée et feront vibrer le pays pendant toute la durée des éliminatoires. Ils nous ont vraiment régalés aujourd’hui (samedi, ndlr) et tous les joueurs ont répondu présents», a salué Oumar Traoré qui est un grand supporter du Djoliba. DB/MD (AMAP)
Coopération : Une mission économique russe séjourne au Mali
Bamako, 06 juin (AMAP) Une délégation de l’Association de la coopération économique de la Russie avec les pays d’Afrique séjourne au Mali, du 2 au 9 juin 2022, pour concrétiser les accords avec Bamako dans divers secteurs économiques comme l’approvisionnement en produits pétroliers et agricoles ainsi que le renouvèlement des infrastructures ferroviaires. Le directeur de l’Association de la coopération économique de la Russie avec les pays d’Afrique, Andrei Albeshchenko, a confié que sa délégation est au Mali pour parler de la livraison du blé, des engrais et des produits pétroliers de la Russie. «Nous allons procéder à la signature des accords de documents portant sur la coopération économique», a-t-il indiqué, à la sortie d’une audience avec le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, vendredi dernier, à laquelle a participé l’ambassadeur de la Fédération de Russie au Mali, Igor Gromyko. Pour sa part, le chef du gouvernement malien a dit que « le fait de venir au Mali en ce moment est un acte de foi, une preuve d’amitié ». «Le Mali n’a jamais été un pays isolé malgré la volonté affichée de certains partenaires», a-t-il ajouté, avant de se réjouir que les amis de notre pays, dont la Russie, sont nombreux à travers le monde. Dr Choguel Kokalla Maïga a rappelé que les autorités de la Transition ont décidé de mettre la sécurité au cœur de leurs actions. «Après une analyse objective, nous sommes arrivés à la conclusion que l’un de nos partenaires fiables pour assurer la sécurité de notre pays, c’est la Russie», a-t-il dit. Pour rappel, du 18 au 21 mai, une forte délégation ministérielle, avec à sa tête le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, s’était rendue en Russie en vue de diversifier les secteurs de coopération entre les deux pays. NK/MD (AMAP)
Mali : Lancement des travaux de construction de la mine de lithium de Goulamina (Sud)
Envoyé spécial Makan SISSOKO Bamako, 06 juin (AMAP) Les travaux de construction de la toute première mine de Lithium en Afrique de l’Ouest ont officiellement démarré, vendredi dernier, sur le site de Goulamina, à 60 kilomètres de Bougouni, dans le Sud du Mali. D’une durée de deux ans, la réalisation nécessitera un investissement estimé à 138 milliards de Fcfa. Ce projet d’envergure est porté par la société Leo Lithium, co-entreprise formée par l’australien Firefinch et le chinois Ganfeng Lithium pour l’exploitation de la mine. Le produit brut sera exporté en Chine pour fabriquer de l’hydroxyde de lithium de qualité batterie. En lançant ce chantier gigantesque, le ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, accompagné d’une forte délégation, a réaffirmé la volonté des autorités maliennes « de faire de l’exploitation minière un outil privilégié de croissance économique et de développement social ». Les populations locales sont sorties massivement pour être témoin du lancement officiel de ce projet de classe mondiale dont la phase d’exploitation durera, au moins, 21 années. Ses ressources minérales sont estimées à 109 millions de tonnes, au taux de 1,45% d’oxyde de Lithium (Li20). Des forages sont en cours pour les identifier et les convertir en réserves. Ces explorations permettront de prolonger la durée de vie initiale. Pendant sa première phase de production, Goulamina sera parmi les sept premiers producteurs mondiaux de lithium. Dix-huit mois plus tard, début de la seconde phase, elle figurera parmi les trois premiers producteurs mondiaux de concentré de spodumène. Le produit final attendu est jugé être de haute qualité avec une teneur en oxyde de Lithium (Li20) de 6% et avec peu d’impuretés. Il sera, ensuite, transporté en Chine par Ganfeng, pour la phase de conversion en hydroxyde de lithium de qualité batterie. Le projet coûtera un investissement de 250 millions de dollars (environ 138 milliards de Fcfa). Il sera bâti en se focalisant sur le développement local de la Région de Bougouni et la hausse de la contribution du secteur minier à l’économie du Mali. Pour ce faire, la mine produira plus de 500.000 tonnes de concentrés de spodumène par an lors de la phase 1, avant d’atteindre 800.000 tonnes par an durant la phase 2. Sa construction mobilisera environ 1.200 travailleurs qualifiés et non qualifiés. Son exploitation qui marque l’entrée en production de l’usine, mobilisera près de 650 personnes, « constituées essentiellement de Maliens », a expliqué le directeur général de Leo Lithium et promoteur du projet de lithium de Goulamina, Simon Hay. « Dans sa conception actuelle, un accent particulier est mis sur la création d’emplois locaux, la mise en place d’infrastructures locales et le suivi rapide des plans d’aménagement communautaire pour répondre aux besoins des communautés locales », a précisé le ministre Lamine Seydou Traoré. Il a insisté sur la responsabilité de la mine en termes de promotion du développement local, d’employabilité et de contenus locaux. Pour sa part, le maire de la Commune rurale de Danou, Salif Bagayogo, a exprimé sa satisfaction d’accueillir ce projet dans sa circonscription. MK/MD (AMAP)

