La commission de rédaction de la nouvelle Constitution du Mali créée 

Bamako, 11 juin (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a signé, vendredi 10 juin, le décret de création de la Commission de rédaction de la nouvelle Constitution du Mali. Cette Commission aura « la tâche d’élaborer un avant-projet de loi portant Constitution de la République du Mali, dans le cadre de la refondation de l’État, » indique le décret. Sa mission n’excédera pas deux mois. En fin de mission, elle remettra au président de la Transition le rapport de fin de mission et l’avant projet de Constitution. En plus de son président, la Commission a pour membres un rapporteur général, un rapporteur général adjoint, des experts et un personnel d’appui. Ils sont tous nommés par le président de la Transition. Selon son décret de création, cette commission « peut faire appel à des personnes ressources dans le cadre de sa mission ». Et aussi « consulter l’ensemble des forces vives de la nation ».  MD/MD (AMAP)

Koro réclame l’ouverture d’une Académie d’enseignement

Koro, 10 juin (AMAP) La synergie locale des enseignants du cercle de Koro en concertations avec les forces vives du cercle a organisé jeudi une marche pacifique pour réclamer l’ouverture de l’académie d’enseignement de Koro, a constaté l’AMAP. Partie du rond-point central de Koro pour se terminer à la préfecture où une déclaration a été remise au Préfet, cette marche pacifique a mobilisé toutes les forces vives de Koro à savoir les notables, les femmes, les jeunes, les groupes d’âges et les élus. Le cercle de Koro qui compte trois centres d’animation pédagogique, quatre lycée publics, trois centres d’animation pédagogique, un institut de formation des maitres, 16 établissements privées (d’ordre général, technique et professionnel et 454 écoles fondamentales est toujours rattaché à l’académie de Douentza pendant que le cercle relève administrativement de la région de Bandiagara depuis l’opérationnalisation des nouvelles régions administratives. Selon le porte-parole de la synergie locale des syndicats de l’éducation signataires du 16 Octobre, Hamidou Bamadio cette marche vise non seulement à attirer l’attention des plus hautes autorités du pays sur cette situation mais aussi à corriger dans un bref délai cette injustice. C’est la deuxième marche pacifique de protestation organisée dans ce sens et d’autres actions vont suivre a-t-il laissé entendre. La grande mobilisation autour de cette initiative de création d’une académie d’enseignement à Koro prouve à suffisance qu’elle émane de la volonté de tout un cercle. Cela permettra sans doute à réduire les retards administratifs dans la gestion de certains dossiers scolaires. Le Préfet du cercle de Koro, le commandant Abdoulaye Boré, qui a reçu les manifestants à la préfecture de Koro a donné l’assurance que leur doléance sera transmise à qui de droit. MN/KM (AMAP)

Ténenkou : Début des opérations de recensement général de la population et de l’habitat

Ténenkou, 9 juin (AMAP) Les opérations de recensement général de la population et de l’habitat ont démarré le mercredi 08 juin 2022 à Ténenkou, dans la région de Mopti, au centre du pays, a constaté l’AMAP. Pour la commune urbaine de Ténenkou, ce sont 03 équipes de 6 agents chacune qui ont été mobilisées pour recenser la population de Ténenkou qui comprend 18 SE (section d’énumération). Pendant un mois, ces différents agents vont se rendre dans les différentes maisons de Ténenkou pour dénombrer la population de la ville qui comptait 15071 habitants lors du dernier recensement en 2009. A Ténenkou les opérations se déroulent normalement et dans le calme. Cependant dans les autres localités du cercle, les opérations n’ont pas pu se faire à cause de l’insécurité qui sévit dans cette zone. D’autre part, par peur de représailles, plusieurs agents recenseurs qui avaient suivi la formation ont renoncé à se rendre dans les villages. Cette situation pourrait altérer les résultats de ce recensement. AS/KM (AMAP) 

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi, 08 juin 2022

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 08 juin 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté un projet de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie Hôtelière et du Tourisme, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret instituant les Journées nationales du patrimoine culturel. Dans le cadre du processus de refondation de l’Etat en cours et conformément aux recommandations des Assises Nationales de la Refondation, le présent projet de décret institue les journées nationales du Patrimoine culturel. Ces Journées ont pour but d’informer, de sensibiliser les populations et de faire le plaidoyer auprès des autorités politiques, administratives et coutumières sur les grandes préoccupations en matière de protection et de promotion du patrimoine culturel national. Les journées nationales du Patrimoine culturel constituent des espaces privilégiés pour la transmission des éléments du Patrimoine culturel National et contribuent à la promotion du dialogue des cultures, de la paix, de la cohésion sociale et des activités touristiques. Elles se tiennent au mois de mai de chaque année. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES : Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS : – Haut Fonctionnaire de Défense : Colonel Aminata DIABATE. – Directeur Général Adjoint de la Gendarmerie Nationale : Colonel HATTAYE AG Najim. – Directeur Adjoint de la Justice Militaire : Lieutenant-colonel Fily FOFANA. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DECENTRALISATION – Conseiller à la Sécurité et à la Protection Civile auprès du Gouverneur de la Région de Kita : Colonel Sapeur- Pompier Thiam SAMAKE. – Conseiller à la Sécurité et à la Protection Civile auprès du Gouverneur de la Région de Nara : Lieutenant-colonel Souleymane COULIBALY. – Conseiller à la Sécurité et à la Protection Civile auprès du Gouverneur de la Région de Nioro du Sahel : Colonel Mahamoud SANOGO. – Conseiller à la Sécurité et à la Protection Civile auprès du Gouverneur de la Région de Dioïla : Colonel Almamoud Bouni TOURE. – Conseiller à la Sécurité et à la Protection Civile auprès du Gouverneur de la Région de Sikasso : Contrôleur Général de Police Tantio DIARRA. – Conseiller à la Sécurité et à la Protection Civile auprès du Gouverneur de la Région de Bougouni : Lieutenant-colonel Sapeur-Pompier Bassirou DIARRA. – Conseiller à la Sécurité et à la Protection Civile auprès du Gouverneur de la Région de Koutiala : Colonel-major Lanzéni KONATE. – Conseiller à la Sécurité et à la Protection Civile auprès du Gouverneur de la Région de San : Contrôleur Général de Police Sékou Nama COULIBALY. – Conseiller à la Sécurité et à la Protection Civile auprès du Gouverneur de la Région de Bandiagara : Lieutenant-colonel Yaya DIARRA. – Conseiller à la Sécurité et à la Protection Civile auprès du Gouverneur de la Région de Douentza : Colonel Sidiki DENON. – Conseiller à la Sécurité et à la Protection Civile auprès du Gouverneur de la Région de Gao : Colonel Mamadou Lamine KONARE. – Conseiller à la Sécurité et à la Protection Civile auprès du Gouverneur de la Région de Taoudéni : Colonel Tidiani DIARRA. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE – Conseiller Technique : Monsieur Mahamadou Soumana CISSE, Professeur principal de l’Enseignement Secondaire – Chargé de Mission : Monsieur Seydou Nourou MAIGA, Professeur principal de l’Enseignement fondamental. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE – Directeur Général de l’Ecole Supérieure de Journalisme et des Sciences de la Communication: Monsieur Aboubacar Abdouwahidou MAIGA, Professeur de l’Enseignement supérieur; – Directeur Général de l’Institut de Pédagogie Universitaire : Monsieur Alou AG AGOUZOUM, Professeur de l’Enseignement supérieur. – Directeur Général de l’Ecole Nationale d’Ingénieurs Abderhamane Baba TOURE : Monsieur Kélétigui DAOU, Professeur de l’Enseignement supérieur. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Sur le rapport du ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, le Conseil des ministres a pris note de la remise du document de Programme national d’Education aux valeurs par le Comité d’Experts. Sur le rapport du ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, le Conseil des ministres a été informé l’élaboration et la remise au Comité de pilotage interministériel d’un avant-projet de Programme National d’Education aux Valeurs (PNEV) par le Comité d’experts ad hoc. Initié suivant les instructions du Président de la Transition, Chef de l’Etat, ce projet de document restitue les travaux d’experts portant un système de valeurs endogènes et universelles à promouvoir pour la construction d’un citoyen de type nouveau dans le cadre de la vision de la refondation de l’Etat et de la Nation. Dans l’optique de son adoption prochaine par le gouvernement, une session d’appropriation du document est prévue entre les principaux départements ministériels. 2. Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a pris note d’une Communication relative à la publication, à la date du 1er juin 2022, du rapport trimestriel du Secrétaire général des Nations unies sur la situation au Mali. Ce rapport intervient à la veille du renouvellement du mandat de la MINUSMA. Le Conseil des Ministres a demandé au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale de faire part aux Nations unies, dans le cadre de sa participation au débat public du Conseil de sécurité consacré audit rapport, de la position du Gouvernement du Mali tout en soulignant ses préoccupations pour une meilleure prise en compte des efforts en cours, des résultats obtenus pour la réussite de la Transition et pour l’amélioration de la situation sécuritaire dans le pays. 3. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil

Journée internationale des archives : Symposium international à Riyad sur les archives nationales dans les pays islamiques

Riyadh (UNA-AMAP) – La capitale saoudienne, Riyad, accueillera demain, jeudi, un symposium scientifique sur les archives nationales dans les pays islamiques, à l’occasion de la Journée internationale des archives célébrée le 9 juin de chaque année. Le symposium est organisé par le Centre national de documentation et d’archives d’Arabie saoudite sous le thème  : « Archives nationales dans les pays islamiques : expériences distinctives et orientations futures.» Le superviseur général du Centre national de documentation et d’archives, le Dr Fahd bin Abdullah Al-Samari, a expliqué que ce symposium « s’articule autour du diagnostic de la réalité actuelle des archives nationales dans les pays islamiques, de l’identification des obstacles auxquels elles sont confrontées et de l’examen des expériences mondiales au profit d’eux pour anticiper l’avenir et identifier les moyens de faire avancer ces archives ». Il a ajouté que le symposium mettra l’accent sur l’unification des efforts visant à promouvoir l’action islamique conjointe, l’échange d’expériences et la coopération technique, la tenue de séminaires, d’ateliers et de programmes de formation dans le domaine des archives et l’amélioration ainsi que le développement des capacités de ces archives. Il a fait noter que le symposium bénéficient d’une large présence islamique et internationale, puisque le président du Conseil Archives internationales, David Fricker, participera à ses travaux. Ainsi que des personnalités, responsables des archives nationales dans les États membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), et un certain nombre de chercheurs et de spécialistes dans le domaine de la documentation et de l’archivage. Le Dr Al-Samari a indiqué que la tenue de ce symposium scientifique, au niveau des pays islamiques, s’inscrit dans la continuité des efforts du Centre pour renforcer les liens avec des organismes similaires au niveau régional et international afin d’élever le niveau de coopération et d’échange d’expériences et de compétences. Cela conformément à la direction poursuivie par le Royaume d’Arabie saoudite « représenté par son leadership avisé qui soutient la promotion du leadership saoudien dans divers domaines, en particulier le domaine des documents et des archives ». MD (UNA-AMAP)

San : 05 morts et 31 blessés dans un accident de la circulation

San, 8 juin (AMAP) Cinq (5) personnes ont trouvé la mort et 31 autres blessées dans un accident de la circulation routière survenu le 06 juin dernier sur l’axe de la RN6, entre Sienso, village situé dans la commune urbaine de San et Somo, chef-lieu de la commune rurale du même nom, dans le cercle de San, a constaté l’AMAP. Un car de transport de la compagnie Somatra et une voiture HYUNDAI, circulant en sens inverse, se sont heurtés aux environs de 16 H dans un tournant à 07 kilomètres du Péage de Sienso, du côté de Somo. L’accident a été provoqué par un âne qui est brusquement monté sur la chaussée au moment du passage de ces deux engins. Ainsi, le conducteur de la voiture, voulant dévier l’animal à sa gauche s’est aussitôt mis sur le sens de la marche du car. De ce fait, ledit car a heurté à la fois la voiture HYUNDAI et l’âne pour se renverser par la suite dans le ravin, au bas-côté de la chaussée, occasionnant la mort de 05 personnes et faisant 31 blessés, désintégrant les deux engins et tuant sur le coup, l’âne. Notre source précise que les deux conducteurs sont sortis indemnes de cet accident, sauf que celui du car demeure pour le moment introuvable. Selon les informations recueillies et recoupées sur place, cet accident serait dû, à la divagation de l’animal, en passant par l’inobservation des règles élémentaires de la circulation routière du chauffeur de la voiture et à l’excès de vitesse des deux conducteurs. Les éléments de la Brigade Territoriale de Gendarmerie de San étaient présents sur les lieux en vue d’établir les circonstances exactes du drame selon notre source qui précise qu’après constat, corps et blessés ont été transportés au CSREF de San. NC/KM (AMAP)

Mali-Russie : Signature d’un mémorandum d’entente sur la coopération

Bamako, 08 juin (AMAP) Le Mali et la Fédération de la Russie ont signé, mardi, un mémorandum d’entente sur la coopération entre les deux Etats, à Bamako, sous la présidence du ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a constaté l’AMAP. La signature du document avec la délégation de l’Association russe pour la coopération économique avec les pays africains, conduite par l’ambassadeur de Russie au Mali, Igor Gromyko, a eu lieu au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale en présence du ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, ses collègues des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Harouna Mamadou Toureh, des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko et du Développement rural, Modibo Keïta. Auparavant, Maliens et Russes ont eu une séance de travail au cours de laquelle les deux parties ont réaffirmé leur volonté de développer les relations économiques. Le chef de la diplomatie malienne, Abdoulaye Diop, et le diplomate russe, Igor Gromyko, ont estimé que la coopération économique entre les deux pays doit être hissée au niveau de celle portant sur le domaine militaire.  M. Diop et M. Gromyko ont indiqué que la coopération économique et commerciale entre le Mali et la Fédération de Russie sera axée sur les domaines de l’agriculture, de l’agro-alimentaire, des infrastructures et des transports, de l’énergie et des mines. Le mémorandum d’entente a été signé par le ministre malien des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, et le représentant de l’Association pour la coopération économique avec les pays africains, Andreï Albechtchenko. Le document a pour objectif d’encadrer les relations avec les entreprises russes dans les domaines des mines et de l’énergie. Ainsi, dans le domaine de l’énergie, il est prévu les réalisations de projets de centrales hydroélectriques, de projets de centrales à gaz et de maintenance des centrales thermiques, des projets de lignes de transports électriques et l’établissement de partenariats avec les opérateurs pour l’importation de gaz butane. S’agissant des mines et du pétrole, le protocole d’accord entend matérialiser les réalisations de l’étude interprétative du bassin de Taoudénit, des études sur l’hydrogène naturel et l’achèvement des projets de forage d’exploration des rifts de Gao (Nord) et Nara (Ouest). A ceux-ci s’ajoutent la réalisation de projets visant à mettre en place la Banque nationale des données pétrolières et celle des projets miniers. Andreï Albechtchenko a rappelé que l’Association pour la coopération économique avec les pays africains a été créée suite au sommet Russie-Afrique. Elle vient en appui aux efforts du ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie pour renforcer les relations économiques avec l’Afrique. Tout en saluant la concrétisation de la volonté politique des deux Etats de donner une coloration économique à leurs relations, le chef de la diplomatie malienne a dit que cet accord vient compléter les secteurs déjà existant comme la formation et la coopération dans le domaine de la sécurité. Abdoulaye Diop a rappelé que les deux parties doivent travailler pour jeter les bases d’une coopération politique et stratégique dans les secteurs clés. Selon lui, cela doit permettre de renforcer la coopération sur la base d’un partenariat gagnant-gagnant.   Abondant dans le même sens, l’ambassadeur russe a appelé de ses vœux le développement d’une coopération gagnant-gagnant entre les pays. «La visite du ministre Diop à Moscou a été l’occasion de discuter des questions d’intérêt mutuel», a ajouté le diplomate.  NK/MD (AMAP)

Diéma : « Laga » !!! C’est quoi ça ?

Par Ouka BA Diéma, 07 mai (AMAP) Il en est des habitudes alimentaires et culinaires comme des individus, leur culture et leurs milieux. Les recettes sont aussi variées que diverses mais, surtout, sont sujettes à des influences, Ainsi, l’art culinaire se modernise de plus en plus, car soumis, en grande partie, aux divers courants et influences venus de partout. Demandez aux enfants d’aujourd’hui s’ils connaissent l’existence de certains mets traditionnels maliens ! S’ils les connaissent, ils s’en détournent. C’est le sort qui est réservé au « laga », dans la zone de Diéma, dans l’Ouest du Mali.  Par contre, beaucoup de nos enfants raffolent des aliments modernes appelés « toubabou doumouni » (nourriture de Blancs), sous forme de frites, de petits pois ramolli, de salade avec concombres, de pâtes alimentaires (macaroni), de brochettes de viande, de sandwichs, chawarma, tacos, hamburgers, omelettes. Bref, tous ces mets supposés bons avec de délicieux ingrédients. Certains lient la bonne santé de nos grands-parents aux aliments qu’ils consommaient et faisaient d’eux des modèles de conservation physique et de résistance. Les tenants de cette thèse citent le « gnégnékini » un plat de brisure de mil et le « tô », (de pâte de mil), simplement sans sauce tomate, ainsi que le couscous préparé avec peu de condiments. A ceux-ci, il faut ajouter le « laga », une sorte de bouillie fait généralement à base de farine de mil. Après cuisson, on met le « tô » dans une tasse pour le refroidir. A l’aide d’une louche, on fait un trou au  milieu du « tô » pour y verser du lait caillé sucré. Ainsi, l’aliment est prêt à être consommé. Seyba Traoré, boulanger de son état, nous dit que dans sa famille, s’il veut manger du « laga », il demande  à sa femme de le préparer à part. « En dehors du repas commun, car tous mes enfants détestent ce met sauf l’aîné qui mange tout ce qu’on lui donne », dit-il. « Je l’ai entendu, un jour, dire à ses frères qu’ils ne resteront pas éternellement à côté des parents. Et qu’ils ont donc intérêt à s’adapter à certaines conditions de vie », se souvient Traoré. « Le jour où vous irez ailleurs, vous risquez de mourir de faim  à cause de vos choix compliqués en alimentation », a assené le grand frère à ses cadets. Selon Gaoussou Coulibaly, vendeur de chaussures de seconde main, le « laga » vous évite la constipation. « J’en mange régulièrement, car j’ai peur de la constipation. C’est cette sale maladie qui a tué mon père, victime d’occlusion intestinale ». Et d’expliquer doctement que le « laga » « est fait de céréales et de lait, deux éléments nutritifs qui facilitent la digestion. » « J’adore le « laga », mais je n’apprécie pas la façon dont on le mange. Tout le monde plonge sa main dans le même plat. Surtout, si on partage le plat avec des enfants, c’est de la saleté qu’on avale. C’est pourquoi, je préfère manger souvent seul ce genre d’aliment », renchérit Elimane Dicko, ancien migrant résidant à Garamboubou. « C’est à cause de la rareté du lait, cette année que je ne mange pas régulièrement le « laga ». Les vaches ne produisent plus assez de lait à cause de la sècheresse qui prévaut cette année », déclare cet éleveur croisé en chemin. Bakary Doumbia, tâcheron soutient : « Le prix du sucre a atteint des sommets. Or pour la  préparation  du « laga », il faut suffisamment de sucre. Quand on veut préparer le « laga » dans notre famille, il faut au moins deux kilos de sucre, sans compter la quantité de lait à y associer », dit-il.  Ses enfants « mangent le ‘laga’ avec gourmandise.» Quant à Ousmane Sow,  il préfère le « laga » préparé avec du lait cru de vache. « C’est un met consistant. Il donne la force. Quand on s’en gave le matin, on passe toute la journée à boire de l’eau » dit-il. Sékou Dibassy, gérant de station-services, soutient qu’aujourd’hui, le « laga » n’existe que de nom. « Cet aliment est préparé rarement dans les familles. Quand on était encore enfant, si mes frères et moi avions envie de ‘laga’, on se rendait chez notre grand-mère. « Le ‘laga’ est un bon laxatif. Il nettoie le ventre », dit l’homme, sûr de ses dires. Selon Mamadou Morifing Kéita, que nous avons trouvé dans son bureau, certains aliments traditionnels, bien que rejetés par de nombreux enfants, aujourd’hui, jouent un rôle important dans l’amélioration de la santé humaine. « Il faut que les enfants sachent que ces aliments qu’ils repoussent ne sont pas faits uniquement pour une catégorie de personnes, ils conviennent à tous, mais tout est une question de goût », professe-t-il. Selon lui, il est temps que les parents sensibilisent davantage leur progéniture afin que les enfants acceptent certains de nos aliments. « On doit préparer des aliments traditionnels dans les familles, même si ce n’est pas de façon régulière, afin que les enfants, dans leur majorité, y prennent goût », estime M. Kéita. Il propose d’améliorer nos plats traditionnels afin de les adapter aux réalités de notre époque. OB/MD  (AMAP)

Hausse des prix de l’essence et du gasoil au Mali (Communiqué)

Bamako, 08 juin (AMAP) Au Mali, le litre de supercarburant passe de 762 à  811 Fcfa et celui du gasoil de 760  à 809 Fcfa, depuis mercredi 08 juin 2022, a annoncé l’Office nationale des produits pétroliers (ONAP), dans un communiqué publié mardi 07 juin. « C’est suite à plusieurs facteurs exogènes ayant eu pour conséquence la hausse des cours des produits pétroliers sur le plan international, le gouvernement du Mali a décidé de procéder à un réajustement tarifaire des prix à la pompe », explique l’ONAP. « Malgré cette hausse, le gouvernement continue de subventionner le supercarburant et le gasoil dont les prix de revient non subventionnés devraient être arrêtés respectivement à 1024 Fcfa et à 1039 Fcfa le litre à la pompe », indique la même source. Le communiqué précise que les pertes de recettes relatives aux hydrocarbures pour l’État, au titre de l’année 2022, étaient de l’ordre d’environ 87 milliards de Fcfa. Et d’ajouter qu’avec cette tendance haussière actuelle, « elles sont projetées à environ 215 milliards de Fcfa au 31 décembre 2022 ». Face à la persistance de cette situation, qui engendre une raréfaction et un renchérissement des produits pétroliers, relève le communiqué, le gouvernement appelle les consommateurs à « adopter des gestes et comportements permettant de faire des économies d’énergie pour aider à la maîtrise des besoins ». Le gouvernement salue les partenaires pour leur engagement et rassure les consommateurs que » tout sera mis en œuvre pour amortir l’impact de la flambée des cours mondiaux sur leur pouvoir d’achat ». SS/MD (AMAP

Communiqué relatif au réajustement tarifaire des prix à la pompe

Suite à plusieurs facteurs exogènes ayant eu pour conséquence la hausse des cours des produits pétroliers sur le plan international, le Gouvernement du Mali a décidé de procéder à un réajustement tarifaire des prix à la pompe. Ainsi à compter mercredi 08 juin 2022 à 00 H, le litre de supercarburant passe de 762 à 811 F CFA et celui du Gasoil passe de 760 à 809 F CFA. Il convient de noter que malgré cette hausse, le Gouvernement continue de subventionner le supercarburant et le gasoil dont les prix de revient non subventionnés devraient être arrêtés respectivement à 1024 F CFA et à 1039 F CFA le litre à la pompe. L’estimation des pertes de recettes relatives aux hydrocarbures pour l’Etat au titre de l’année 2022 était de l’ordre d’environ 87 milliards de F CFA. Avec cette tendance haussière actuelle, elles sont projetées à environs 215 milliards de francs CFA au 31 décembre 2022. Face à la persistance de cette situation, qui engendre une raréfaction et un renchérissement des produits pétroliers, le Gouvernement appelle les consommateurs à adopter des gestes et comportements permettant de faire des économies d’énergie pour aider à la maîtrise des besoins. Le gouvernement salue les partenaires pour leur engagement et rassure les consommateurs que tout sera mis en œuvre pour amortir l’impact de la flambée des cours mondiaux sur leur pouvoir d’achat. Bamako, le 07 juin 2022 Le Directeur Général de l’ONAP M. Modibo Gouro DIALL