Mali : Le CNT approuve la militarisation de la Police et de la Protection civile

Bamako, 20 oct (AMAP) Le Conseil national de Transition (CNT), réuni en séance plénière, jeudi, a approuvé le projet de loi portant militarisation de la Police nationale et de la Protection civile par 111 voix pour, zéro contre et zéro abstention. Après son adoption par le Conseil des ministres du 05 octobre 2022, le projet de loi, initié par le ministre de la Sécurité et de la Protection civile a été soumis à la Commission de la défense nationale, de la sécurité et de la protection civile du CNT. « Au regard de la situation sécuritaire et des défis multiples auxquels les Forces de défense font face, il a été souverainement recommandé lors des Assises nationales de la refondation (ANR), tenues du 27 au 30 décembre 2021, de militariser la Police nationale », avait dit le Conseil des ministres pour motiver le projet de loi. Pour la Commission de la défense nationale, la direction générale de la Protection civile constitue le deuxième segment du ministère de la Sécurité et de la Protection civile avec la Police nationale.  « Les deux services ont presque les mêmes statuts et relèvent de la même chaîne de commandement. Donc, militariser la Police nationale sans la Protection civile, reviendrait à créer un commandement à deux vitesses au niveau du département, l’un militaire et l’autre paramilitaire », a argumenté la même source à travers son rapport présenté au CNT. Cette militarisation de la Police nationale et de la Protection civile concourt à la réalisation des objectifs de la refondation de l’État telle qu’indiquée dans les recommandations des ANR et confirmée dans le  » Plan d’Action stratégique de la Refondation », à travers les actions prioritaires du gouvernement. La Synergie des syndicats de la Police nationale a réagi à l’initiative du projet de loi dans  un communiqué publié le 05 octobre 2022. Les syndicats ont indiqué que la  Police « est prête à apporter sa pierre à la refondation de l’État, si cela passe obligatoirement par sa militarisation », tout en soulignant être « dubitative sur beaucoup de zones d’ombre qui émaillent les contours liés à ce projet ». SS/MD (AMAP)

Festival de la culture traditionnelle : A la découverte du riche patrimoine malien

Bamako, 20 oct (AMAP) C’est dans une ambiance de kermesse que la 4è édition du Festival de la culture traditionnelle du Mali s’est déroulée du 15 au 17 octobre derniers, à la Maison des jeunes de Bamako, sous le thème : «Jeunesse et culture traditionnelle». Peuls, bambaras, bozos, dogons, maures, tamasheks ont répondu présents à ce rendez-vous culturel pour magnifier la diversité culturelle du Mali et exprimer leur engagement à œuvrer pour la promotion de cette culture. Pendant trois jours, la Maison des jeunes de Bamako a été transformée en un véritable creuset culturel où toutes les disciplines artistiques et culturelles ou presque de notre société étaient représentées. Des artistes au talent exceptionnel comme Mariam Bakayoko, Abdramane Maïga mais, aussi, la troupe de Gao (Nord) ont émerveillé le grand public par des prestations haut de gamme. La rencontre se voulait, aussi,  un espace d’échanges, de recréation, de vente de produits de transformation. La particularité de ce festival est son caractère pluridisciplinaire. Le directeur national de la jeunesse, Mahmoud  Baby  Arby, a exprimé, au nom du parrain, le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Mossa Ag Attaher, l’engagement de ce ce département dans la promotion des jeunes à travers la culture. Il a salué cette belle initiative de l’ancien animateur de la radio nationale, promoteur du Festival, Ibrahim Dionkoloni Coulibaly, pour avoir donné l’opportunité à plus de 30 jeunes de travailler au niveau de sa station radio privée. Selon lui, « il est clair que cet événement est un signe  fort de cohésion sociale, car il regroupe l’ensemble de la communauté malienne autour de notre  culture ». Ibrahim Dionkoloni Coulibaly s’est dit satisfait de l’accompagnement des autorités, à travers le ministère de la Jeunesse. « C’est également le lieu de remercier la direction de la Maison des jeunes de Bamako qui a gracieusement offert  son espace pour la tenue de cette rencontre culturelle », a-t-il dit. Ces trois jours ont été rythmés, par des soirées culturelles, conférences-débats, rencontres culturelles, concerts, stands et manifestations folkloriques ou de marionnettes des différentes localités du Mali. Les festivaliers ont  revisité la culture du pays. Pour Amadou Guindo dit « Petit dogon », ce festival est une opportunité pour les vendeurs d’objets culturels. « Nous avons pu écouler nos produit », s’est-il réjoui.  «Je lance un appel aux initiateurs à revoir la durée de ce rendez-vous culturel, mais, aussi, la période de lancement que je trouve trop juste», a-t-il conclu. La boucle a été bouclée par la prestation des troupes musicales de Tombouctou, Kidal (Nord), Bamako, la capitale mais, aussi, de la diva Mariam Bagayoko et sa troupe. Il y avait aussi les marionnettes. Les cérémonies officielles d’ouverture et de clôture étaient dirigées par le directeur national de la jeunesse, Mahmoud  Baby  Arby, représentant le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne Mossa Ag Attaher, parrain de l’événement. C’était en présence du promoteur du Festival, Ibrahim Dionkoloni Coulibaly, et des représentants des communautés venues de différentes régions du Mali. AS/MD (AMAP)

Mali-Russie : Nouvelle page dans  la coopération universitaire

Bamako, 20 oct (AMAP) Le président de l’Université privée Ahmed Baba (UPAB), Ousmane Dramé, et la vice-rectrice aux affaires internationales de l’Université électrotechnique d’Etat (LETI) de Saint-Petersbourg (Russie) Mme Anastasia Minina ont co-animé, mercredi, a Bamako, une conférence de presse dans les locaux de l’UPAB, à Sotuba ACI 2000. Mme Minina, à la tête d’une délégation de LETI, a séjourné au Mali, du 14 au 19 octobre 2022,  pour consolider la coopération scientifique, technique et culturelle avec l’UPAB. A l’issue de la visite de travail de la délégation russe, il s’agissait d’annoncer les perspectives de la coopération scientifique et technique entre la Fédération de Russie et le Mali,  à travers les deux universités. Ousmane Dramé a précisé que « la coopération va s’accentuer sur la mobilité des enseignants et des étudiants entre nos deux pays et l’accompagnement qui sont les points sur lesquels les deux universités vont travailler. « Une délégation de l’UPAB se rendra en Russie dans les jours a venir pour visiter LETI et finaliser des programmes d’activités, a-t-il annoncé. Quant à la vice-rectrice, elle a indiqué que son université formera les étudiants maliens. « Cela leur permettra d’utiliser les équipements modernes de leurs laboratoires ». Elle a, aussi, annoncé l’ouverture d’un laboratoire de langue russe à Ahmed Baba pour les scientifiques, les étudiants et les hommes d’affaires pour apprendre la langue russe avant d’aller en Russie. «Nous attendons les meilleurs étudiants en Russie. Nous espérons que les expériences que nous partagerons avec eux permettront de booster l’éducation et renforcer la coopération entre nos deux pays», a souhaité Mme Mme Anastasia Minina. L’Université privée Ahmed Baba, créée en 2012, offre des formations comme  le droit, le journalisme, la communication, les mines, le pétrole, le génie civil, le genre industriel, l’environnement, la gestion, l’électromécanique, les télécommunications. L’Université électrotechnique d’Etat de Saint-Petersbourg a vu le jour en 1886 et accueille 10.000 étudiants dont 20% d’étrangers. Elle enseigne l’électrotechnique, l’électronique, la mécanique, l’informatique, les énergies renouvelables, l’intelligence artificielle, la biomédecine, l’économie. Un partenariat a été scellé entre les deux universités pour matérialiser la volonté commune des dirigeants maliens et russes. La Fédération de la Russie a décidé de mettre en place un programme de bourses appelé «Projet d’éducation et de formation pour l’Afrique» (RAFU), dédié à la formation d’ingénieurs pour soutenir le développement de l’Afrique. Dans le cadre du renforcement des relations bilatérales entre nos deux pays, l’Université privée Ahmed Baba (UPAB) a pris le leadership de la relance de la coopération scientifique, technique russo-malienne dans les domaines éducatif, scientifique, technique, culturelle, de la recherche et de la formation. La collaboration entre l’UPAB et LETI s’inscrit en droite ligne de la relance de la politique de coopération bilatérale entre nos deux peuples. La coopération bilatérale entre le Mali et la Russie remonte aux premières années de l’indépendance malienne. Les relations entre Bamako et Moscou ne cesse de prendre du volume. La formation de nombreux cadres maliens en Russie, l’intervention de l’armée russe aux côtés des Forces armées maliennes (FAMa) dans la lutte contre le  terrorisme et les récents appels téléphoniques entre le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, et son homologue de la Russie, Vladmir Poutine, attestent du raffermissement de ces liens. SYW/MD (AMAP)  

Sikasso (Sud) : Grand dénuement des déplacés internes

Mariam F. DIABATÉ Sikasso, 20 oct (AMAP Chassés de leurs terroirs par les terroristes, de nombreux compatriotes ont trouvé refuge dans la Région de Sikasso (Sud). Des familles entières vivent aujourd’hui des moments difficiles. A l’image de Bintou Konaté, ressortissante de Wankoro, pres de Bandiagara, dans le Centre du Mali. « Les rebelles ont attaqué mon village. Ils ont kidnappé certains membres de ma famille. Ils ont emporté tous nos animaux, il y a de cela trois ans. Suite à ces désastres, ma famille a fui le village pour s’installer à Sikasso», dit-elle. Comme elle, de nombreuses personnes ont été contraintes d’abandonner leurs résidences habituelles pour  sauver leur vie. Beaucoup d’entre vivent à Sikasso. Ils ne savent plus à quel saint se vouer. Tant leurs conditions de vie sont difficiles. Ils occupent des bâtiments en chantier. Les déplacés sont installés aussi dans le marché à bétail de Médine et dans les quartiers de Sirakoro, Médine, Attbougou, Lamine bambala, Hamdalaye, Ziembougou et Babembabougou. Certains se sont installés dans le Cercle de Kadiolo. Bintou Konaté, la ressortissante de Wankoro,  fait partie des déplacés du quartier de Médine. La dame au teint noir révèle qu’elle vit ici avec ses 9 enfants. Elle ajoute qu’à cause de la cherté de vie, son mari « est retourné dans notre village pour faire de l’agriculture ». « Ici, je me débrouille pour subvenir aux besoins de mes enfants en vendant des galettes. Cela ne marche plus. Même aujourd’hui j’ai un plateau remplie de galettes non écoulées. Ce marché n’est plus rentable», ajoute-t-elle. Le regard dans le vide, elle poursuit : « Depuis six mois, je n’ai pas payé mon loyer, faute de moyens ». A présent, elle craint que le propriétaire ne l’expulse avec sa famille. C’est le sort qui attend la plupart des familles déplacées. «Mon souhait le plus ardent est de trouver un métier pour mes enfants. Cela permettra de réduire mes charges. Nous vivons ici  depuis deux ans. Nos conditions de vie sont vraiment déplorables», témoigne-t-elle. Son père travaillait comme ouvrier sur le chantier deconstruction de la route 2X2 voies de Sikasso. « C’est suite à cela qu’il est tombé gravement malade. Après sa guérison, mon père a décidé de rentrer et, depuis son départ, il a disparu. Je crois qu’il a été soit kidnappé ou bien tué par les rebelles», pense-t-elle. Alidjouma Karambé vient de Bandiagara. Il habite à Sirakoro dans un bâtiment en chantier avec ses deux frères. L’homme au teint noir, la taille moyenne, a une famille de trente personnes. «La situation n’est pas facile. Nos enfants ne sont pas habitués au climat de Sikasso. Ce qui fait qu’ils sont toujours malades. Mes revenus sont tellement maigres qu’ils me procurent à peine mon pain quotidien», révèle qui travaille comme bûcheron. Karambé demande à l’Etat de mettre en place un régime d’assurance maladie pour les déplacés et leurs enfants. BONNES VOLONTÉS – La veuve Mme Konaté Mala Korobara est la présidente de la Coordination des associations des victimes de Sikasso, Loloni, Kadiolo et Zégoua. C’est également elle qui s’occupe de l’accueil de la plupart des déplacés de la région. Depuis près de quatre ans, elle reçoit et accompagne ces déplacés avec la collaboration des autorités régionales. Elle se rappelle qu’en 2019, elle a reçu 85 déplacés de Bankass et de Wankoro (Bandiagara). «Beaucoup d’entre eux ne possédaient que les habits qu’ils portaient. Des enfants à moitié nus. C’était vraiment difficile», témoigne-t-elle. Lorsqu’elle a informé les autorités régionales, une grande délégation composée du gouverneur, du directeur régional du développement social, du maire de la Commune urbaine, du préfet du Cercle de Sikasso et des ONG sont venus leurs apporter des dons. De nos jours, la présidente de la coordination des associations des victimes de Sikasso, Loloni, Kadiolo et Zégoua s’occupe de plus de 200 déplacés à Sikasso. « Chaque fois que les autorités ou encore les bonnes volontés veulent leur offrir des dons, je les rassemble chez moi et on leur partage les dons. Je fais de mon mieux pour eux. A présent, ils sont comme ma famille », souligne Mme Konaté. S’exprimant sur les difficultés des déplacés, Mala Korobara a mis l’accent sur l’accès au logement, à la nourriture, à l’habillement, à la santé et, surtout, à l’éducation pour les enfants. « Même ce matin, j’ai conduit 12 enfants déplacés à l’école de Médine pour les y inscrire », indique-t-elle. Par ailleurs, la veuve a évoqué le cas du vieux Djombo Traoré qui habitait à Sirakoro. Ce dernier a décédé de maladie. «Malgré mes démarches pour qu’il recouvre sa santé, on n’a pas trouvé de soutien. Finalement, il est décédé », explique notre interlocutrice qui ajoute que certains déplacés deviennent fous et disparaissent. Mme Konaté Mala Korobara demande que chacun considère les déplacés « comme ses propres frères et sœurs, d’autant plus qu’ils ont été obligés de quitter leurs localités à cause de l’insécurité ». « Chacun peut se trouver dans cette situation», dit Mala Korobara qui invite les autorités régionales à accélérer le processus d’acquisition du récépissé de sa coordination. Elle appelle les autorités à offrir de l’emploi aux chefs de familles des déplacés afin qu’ils puissent subvenir à leurs besoins. Le directeur régional du développement social de Sikasso, Mamoudou dit Mama Dioni, affirme que l’Etat et les ONG font de leur mieux pour ces déplacés. En ce qui concerne la mise en place du régime d’assurance maladie pour les déplacés et leurs enfants, Mama Dioni a révélé que les déplacés internes sont affiliés au Régime d’assistance médicale (RAMED). Ce régime constitue un dispositif public de protection social non contributif qui assure la prise en charge médicale des indigents, des personnes sans domicile, des prisonniers, des militaires et civils blessés au cours ou à l’occasion de conflits armés et de catastrophes. Par ailleurs, le directeur régional du développement social de Sikasso a dit que très bientôt un nouveau projet sera mis en place à Sikasso. Ce dispositif prendra en charge, en grande partie, les difficultés des déplacés internes de la région. MFD/MD (AMAP)  

Mali/Agriculture : Des nuisibles dans les champs inquiètent les  producteurs

Par Makan SISSOKO Bamako, 20 oct (AMAP) La campagne agricole est prometteuse dans plusieurs zones de productions agricoles du Mali. Le maïs, le riz sont arrivés à maturité. Le mil et le sorgho sont en épiaison, le coton est en fructification. Cependant, des paysans craignent les conséquences des invasions de nuisibles, ennemis des cultures. Issa Koné est cultivateur de coton dans le secteur de Garalo, Région de Bougouni (Sud). En plus du coton, il cultive du gombo, de l’arachide et du maïs. Depuis juin dernier, des nuisibles envahissent ses champs. «L’évolution des cultures était bonne et normale. L’apparition précoce des nuisibles a changé la tendance», regrette le paysan, contacté au téléphone. Deux des sept hectares qu’il possède ont été infestés par les ravageurs. Ils mangent les feuilles des plantes jusqu’à la sève, entraînant l’arrêt de leur croissance. «Tous les trois jours, je traite mon champ, mais les nuisibles résistent aux produits. J’ai investi plus de 250 000 Fcfa dans l’achat de pesticides. Depuis la campagne agricole de 2007, les attaques de nuisibles n’ont pas été aussi précoces et féroces», se rappelle M. Koné. Son collègue Yaya Ballo est cotonculture dans la zone de Konséguela, Région de Koutiala (Sud). Il déplore l’inefficacité des solutions apportées jusqu’ici. «Nous avons appelé les agents de la Compagnie malienne de développement des textiles (CMDT) qui, après des passages, peinent à nous trouver des solutions. Ils soutiennent que ces infestations sont causées par des nuisibles », dit Ballo. « Nous connaissons ces insectes qui apparaissent chaque année. Nous pensons que cette maladie est simplement liée à la pluviométrie», soutient le paysan dont les 34 hectares de coton sont affectés. Il implore les techniciens agricoles de trouver des solutions à ce fléau et sollicite le soutien des autorités du Mali. L’Office de protection des végétaux (OPV) est spécialisé en la matière. « Des nuisibles ont fait récemment irruption dans certaines zones de production de coton et d’autres cultures vivrières notamment, le gombo, le da, le riz, le maïs, etc. dans plusieurs bassins de productions », confirme le chef de division surveillance alerte et intervention à l’OPV, Adama Mallé. « Les céréales ne sont pas touchées pour le moment », rassure le technicien. Les spécialistes en protection des végétaux de l’OPV aident les producteurs à lutter contre ces ravageurs qui impactent fortement le rendement.   SPECIFICITÉ – Au Mali, il existe plusieurs types de ravageurs des cultures : les criquets sont fréquents dans la bande sahélienne, les chenilles sur les cultures dont les tomates les concombres et les melons. Sans oublier les mouches de fruits, les coléoptères, les acariens blanches, termites et les maladies végétales. Il existe des nuisibles et maladies spécifiques à chaque zone de culture. À l’Office du Niger (ON) par exemple, « il y a eu des problèmes de rongeurs sur les cultures. Les rats, les souris et les oiseaux granivores font des dégâts sur le mil, le riz, le sorgho et les cultures maraîchères », explique le spécialiste. « La situation des nuisibles, poursuit le chef de division surveillance alerte et intervention à l’OPV, est moins préoccupante cette année malgré quelques menaces ». «De façon générale, nous disons que la situation des nuisibles est relativement calme. Nous n’avons pas enregistré de cas d’infestations majeurs», rassure-t-il. Adama Mallé précise qu’il a été constaté, au niveau des champs de coton, l’arrivée précoce d’un ravageur sur le cotonnier : Jassides, piqueurs suceurs. Ce ravageur a affecté beaucoup de zones de production de coton et d’autres cultures maraîchères. Selon lui, ce ravageur qui existe sur place n’est pas nouveau. « Sa forte pullulation a surpris beaucoup de producteurs et même l’encadrement », ajoute-t-il, soulignant que des cas d’infestations ont été signalés sur des cotonniers à Kadiolo et dans plusieurs localités du Mali.   JASSIDES – Concernant ce ravageur, le technicien révèle qu’il s’agit des Jassides appelés Jacobiella facialis. «Avec les responsables de la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT), nous avons mené une mission d’inspection dans les filiales de Kadiolo, Bougouni et de Sikasso. Dans ces zones-là, nous avons vu le ravageur sur le cotonnier et il a fait aussi des dégâts. Nous sommes en train d’analyser les facteurs qui ont entrainé cela», explique M. Mallé. En attendant, le chef de division surveillance alerte et intervention à l’OPV encourage les producteurs de continuer à intensifier le traitement des champs pour pouvoir venir à bout du destructeur. La nature du ravageur étant connu, il demande aux paysans de ne pas céder à la paniquer. « À l’instar des piqueurs suceurs (pucerons, jassides, acariens, etc.), d’autres ravageurs notamment, la chenille légionnaire d’automne se signalent », indique Adama Mallé. Introduite en Afrique en 2016, à partir du Nigeria, cette chenille originaire des États Unis d’Amérique apparaît au Mali en 2017, en s’attaquant au maïs de contre saison. Comparé aux années précédentes, certes, elle a été moins vorace sur le maïs cette année. «Mais, elle existe toujours. Nous sommes en train de la gérer de façon efficace et efficiente», explique Adama Mallé. Selon lui, la situation est relativement calme dans l’ensemble. Le technicien ajoute que la campagne agricole est même prometteuse dans plusieurs zones de productions agricoles du pays, grâce à la bonne pluviométrie enregistrée. Pour prévenir l’expansion des ravageurs, le chef de division surveillance alerte et intervention à l’OPV invite les producteurs à mettre l’accent sur le traitement des champs. Il leur demande de signaler rapidement à son service toute présence de nuisibles. «Nous disposons d’un stock important de bio pesticides, depuis 2019. Les producteurs ne viennent pas souvent s’en approprier. Ces produits sont subventionnés par l’État et donnés gratuitement aux paysans pour le traitement de leur champ en cas d’infestations», explique Adama Mallé. En attendant, le paysan Issa Koné, lui, redoute une chute de son rendement. Et se demande comment il va faire pour rembourser les prêts qu’il a contractés chez les fournisseurs publics et privés. MS/MD (AMP)

PNLP : Dissémination des résultats de l’enquête sur les indicateurs du paludisme réalisés au Mali en 2021(EIP Mali)

Bamako, 20 octobre (AMAP) Une journée d’information sur les résultats de l’enquête sur les indicateurs du paludisme réalisés au Mali en 2021(EIP Mali, organisée par le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP, en collaboration avec l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) à travers l’Initiative présidentielle des Etats-Unis contre le paludisme (PMI), s’est déroulée mardi à Bamako, a constaté l’AMAP. La directrice du PNLP, le lieutenant-colonel Aïssata Koné a saisi l’occasion pour rappeler que l’élimination du paludisme est possible dans notre pays à condition que chacun joue son rôle. La responsable du Programme estime qu’il faut juste un changement de comportement. Pour cela, elle dit compter sur la presse pour une meilleure sensibilisation de la population. Notons que tous les 5 ans, une enquête sur les indicateurs du paludisme est réalisée afin de fournir des estimations actualisées et mesurer à l’échelle nationale les indicateurs essentiels pour le suivi et l’évaluation de la maladie. Après celles de 2010 et de 2015, la dernière a été réalisée en 2021. Les données de l’enquête ont été collectées sur la période du 1er septembre au 12 novembre 2021. Au total, ce sont 5.627 ménages et 10.765 femmes de 15 à 49 ans qui ont été enquêtés. En sus, les enfants de 6 à 59 mois étaient éligibles pour les tests hémoglobine et du paludisme. Cette enquête a permis de déterminer les niveaux de couverture et d’utilisation des stratégies de lutte contre le paludisme, la prévalence de la parasitémie (quantité de parasites dans le sang) et de l’anémie chez les enfants de la tranche d’âge indiquée plus haut. Mais aussi d’évaluer les connaissances, les attitudes et les pratiques au sein de la communauté sur la prévention et la prise en charge du paludisme. Il ressort des données que 91% des ménages possèdent au moins une moustiquaire imprégnée d’insecticide (MII). 72% des ménages ont accès à une MII. 68% de la population des ménages, 73% des enfants de moins de 5 ans, 76% des femmes enceintes ont dormi sous moustiquaire la nuit précédant l’enquête. 35 % des femmes enceintes ont pris trois doses de sulfadoxine pyriméthamine (SP/ Fansidar).  49% des enfants de 3 à 59 mois ont reçu un cycle de traitement chimio préventif du paludisme saisonnier. Les résultats indiquent aussi que 46% de femmes ont vu et entendu un message sur le paludisme au cours des six derniers mois. Une donnée non moins intéressante de l’étude est que désormais 92% de femmes savent qu’il y a des moyens efficaces de prévenir le paludisme. Dr Coulibaly Madina Konaté, représentante du PNLP, a indiqué que l’enquête avait pour objectif de collecter, d’analyser et de diffuser des indicateurs relatifs à la population et au domaine du paludisme. Pour elle, cette enquête est comme le baromètre de la lutte contre le paludisme avec comme objectif de mesurer à l’échelle nationale les indicateurs essentiels pour le suivi et l’évaluation de son programme. « Nous faisons cette enquête afin de réduire le niveau de la maladie jusqu’à ce qu’elle ne soit plus un problème », a-t-elle expliqué. Par la suite, une comparaison est faite et les résultats sont utilisés dans l’élaboration des programmes ou dans la planification des activités et la stratification. Les résultats permettront d’évaluer l’impact des programmes mis en œuvre, afin de planifier de nouvelles stratégies pour l’amélioration de la santé et du bien-être de la population en particulier des enfants et des femmes enceintes. Troisième du genre au Mali, après celle de 2010 et de 2015, cette étude de 2021 a été conçue par l’Institut national de la statistique (INSTAT). KM (AMAP)

Gestion des intrants agricoles : Concertation gouvernement-fournisseurs pour aplanir les problèmes

Bamako, 20 oct (AMAP) Le Premier ministre par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga, a rencontré, mercredi, le Collectif des fournisseurs d’intrants agricoles pour des discussions sur les problèmes relevés dans l’approvisionnement du Mali en fertilisants chimiques cette année, a constaté l’AMAP. Au cours des échanges, le chef du gouvernement par intérim et ses interlocuteurs ont largement évoqué ces difficultés dans la satisfaction des besoins des producteurs en intrants agricoles lors de la présente campagne. La principale difficulté est le volume des intrants agricoles subventionnés par l’État estimée à seulement 15% cette année. Ce quota est largement insuffisant pour satisfaire les besoins des paysans, notamment les producteurs de coton. Ces derniers comptent beaucoup sur les engrais subventionnés pour booster leur rendement afin de permettre au Mali de maintenir son statut de grand producteur cotonnier en Afrique. Les gros fournisseurs connus de la place étaient presque tous présents dans la salle : Seydou Nantoumé de Toguna agro-industrie, Dadié Bah de la Société Gnoumani SA, Ibrahima Doucouré de Doucouré partenaires agro-industries (DPA) et Youssouf Coulibaly qui est, d’ailleurs, le président du Collectif. DES OPERATEURS INEXPERIMENTES – À  l’issue de la rencontre, le Collectif des fournisseurs des intrants agricoles, par la voix de son président, a déclaré que les échanges avec le Premier ministre par intérim avaient pour but d’apporter des pistes de solutions pour un meilleur approvisionnement du Mali en intrants agricoles. Youssouf Coulibaly est revenu sur les difficultés rencontrées cette année, tout en déplorant le fait que les marchés d’approvisionnement du Mali en intrants agricoles soient attribués à des personnes n’ayant aucune expérience dans le domaine. À ce propos, M. Coulibaly a dit que le Collectif ne s’oppose pas à la libéralisation du secteur mais qu’il faudra alors confier les commandes aux opérateurs qui sont capables d’honorer leurs engagements. Par ailleurs, le président du Collectif a évoqué la lenteur dans la prise de décisions concernant, notamment l’ouverture des appels d’offres pour permettre aux fournisseurs de s’exécuter à temps. Le Collectif des fournisseurs a assuré de son « engagement à approvisionner le Mali en intrants agricoles au profit des paysans comme il a l’habitude de le faire par le passé. » En outre, le Collectif s’est réjoui de la mise en place d’une Commission sur la vie chère par le Premier ministre par intérim. « Cette commission, a indiqué Youssouf Coulibaly, travaillera à résoudre la problématique liée à l’approvisionnement de notre pays en intrants agricoles. » La gestion des intrants agricoles, notamment les engrais chimiques subventionnés par l’État, a été très décriée pendant de la campagne agricole en au cours. Le ministre en charge du Développement rural a donné des explications sur cette gestion mais l’opinion publique n’est pas satisfaite des argumentaires avancés. Le Front populaire contre la vie (FPCVC) était monté au créneau pour réclamer des comptes. Dans un communiqué largement diffusé par la presse, le FPCVC a exigé des autorités, l’ouverture d’une enquête sur ce qu’il appelle «l’affaire des intrants de la campagne agricole 2021-2022». C’est dans ce contexte un peu délétère que le Premier ministre par intérim a rencontré hier au ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Collectif des fournisseurs d’intrants agricoles. La rencontre s’est déroulée en présence du ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, et du ministre délégué auprès du ministre du Développement rural chargé de l’Élevage et de la Pêche, Youba Bah. OD/MD (AMAP)  

 Communiqué du Conseil des ministres le mercredi 19 octobre 2022

Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 19 octobre 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÈGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des sceaux, le Conseil des Ministres a adopté des projets de décret autorisant le changement de nom de famille de Madame Aminata SAMAKE et 09 autres personnes. Les conditions de changement de nom de famille sont prescrites par la Loi n°2011-087 du 30 décembre 2011 portant Code des personnes et de la famille. L’examen des dossiers révèle que les demandeurs remplissent individuellement les conditions prescrites par le Code. Les projets de décret adoptés autorisent ainsi le changement de nom de famille pour dix personnes. Sur le rapport du ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, le Conseil des ministres a adopté des projets de loi relatifs à l’organisation administrative et territoriale. L’organisation administrative de la République repose sur les circonscriptions administratives et les Collectivités territoriales, qui trouvent toutes leur source dans la Constitution. Conformément aux dispositions la Loi n°2012-006 du 23 janvier 2012 portant principes fondamentaux de l’organisation administrative du territoire, les circonscriptions administratives sont la région ou le District, le Cercle et l’Arrondissement. Selon les mêmes dispositions, les Collectivités territoriales sont la Région, le District, le Cercle et la Commune. La Loi n°2012-017 du 02 mars 2012 portant création des circonscriptions administratives en République du Mali a opéré une grande réforme administrative en créant les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao, Kidal, Taoudénit, Ménaka, Nioro, Kita, Dioïla, Nara, Bougouni, Koutiala, San, Douentza, Bandiagara et le District de Bamako. De même la Loi n°2012-018 du 02 mars 2012 a créé les Cercles et Arrondissements des Régions de Tombouctou, Gao, Taoudénit, Ménaka et Kidal. Il en résulte que les Régions de Nioro, Kita, Dioïla, Nara, Bougouni, Koutiala, San, Douentza et Bandiagara ne sont pas dotées de Cercles et d’Arrondissements. Il demeure nécessaire de déterminer les circonscriptions administratives et les Collectivités territoriales des Régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Nioro, Kita, Dioïla, Nara, Bougouni, Koutiala, San, Douentza et Bandiagara. Ce processus de réorganisation territoriale, en plus d’être inclusif et participatif, est largement consensuel et ses conclusions sont conformes aux aspirations des populations et aux recommandations des Assises nationales de la Refondation. La réorganisation permettra entre autres d’opérationnaliser et d’assurer le fonctionnement régulier de chaque Région en déterminant ses Circonscriptions administratives tout en promouvant le développement économique, social et culturel des différents terroirs. Sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement de la Commission d’enquête sur les accidents et incidents d’aviation civile. La norme 3.2 de l’Annexe 13 à la Convention de Chicago notifie aux Etats membres, la nécessité de la mise en place d’un service d’enquête indépendant sur les accidents et incidents d’aviation civile. Dans ce cadre, le Mali a prévu à l’article 225 de la Loi n°2011-014/AN-RM du 19 mai 2011 portant Code de l’aviation civile, la création d’un organisme ad hoc indépendant chargé de procéder aux enquêtes techniques relatives aux accidents et incidents d’aviation civile sur le territoire national. Le Décret n°2011-599/P-RM du 16 septembre 2011, pris en application de cet article, définit l’organisation et le fonctionnement de la Commission d’enquête sur les accidents et incidents d’aviation civile. Sa mise en œuvre a révélé des insuffisances qu’il convient de corriger. L’adoption du projet de décret permettra de se conformer à l’évolution de la réglementation internationale et communautaire en matière d’enquête sur les accidents et incidents d’aviation civile. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une diminution du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, a cependant rappelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie

Dégradation de la voie publique : Le trou de tous les désagréments au «Wonida»

Par Assitan KIMBIRY Bamako, le 19 oct (AMAP) Depuis le 10 septembre dernier, une partie importante de la voie, au niveau du carrefour de la place marchande dénommée en bamanakan «Pilasi kôrô», s’est effondrée suite à une pluie diluvienne. Sur cette intersection où le trafic est très dense, est apparu un trou à grand diamètre qui représente un réel danger pour les usagers de la voie. Ceux-ci n’apprécient guère de voir le bitume de nos grandes artères se dégrader, sans la moindre petite intervention des services compétents du ministère des Transports et des Infrastructures. Pour préserver les usagers, des blocs de béton ont été disposés tout autour de ce trou béant. Ce qui est l’origine d’un embouteillage à l’intersection qui conduit au Marché rose, au grand marché aux légumes de Bamako communément appelé «Wonida». Comme si cela ne suffisait pas, des vendeuses de légumes squattent aussi l’espace, depuis la destruction de cette partie du goudron, créant ainsi un tohu-bohu indescriptible. Un vrai cauchemar pour les riverains ! La situation complique davantage la régulation de la circulation par les policiers. Ceux-ci sont même pointés du doigt par certains usagers qui estiment qu’ils représentent un facteur de complication avec le contrôle systématique des véhicules de transport. Au détriment de la fluidité de la circulation. Les particuliers sont, aussi, contraints souvent à des contorsions pour se frayer un passage et sortir de la nasse. Moulaye Samaké conduit un véhicule de transport qu’il cherche à garer pour débarquer des passagers. Il manœuvre habilement pour s’arrêter dans un espace réduit. Le chauffeur fulmine contre ce gros trou qui pose de nombreuses difficultés. «On ne peut pas circuler librement. On doit faire le détour pour avoir des clients. Cela augmente notre consommation en carburant, surtout en cette période de hausse du prix des hydrocarbures», se lamente le transporteur désabusé. Il déplore la situation qui provoque un embouteillage. Selon lui, le syndicat des transporteurs aurait dû réagir et interpeler qui de droit pour réparer. BOUCHON PERMANENT – Un autre usager qui a souhaité garder l’anonymat, s’indigne du manque de volonté des autorités compétentes à entretenir les biens publics. Il explique ne pas hésiter à mettre la main à la poche pour contribuer à la réparation de certaines infrastructures. Il cite volontiers l’exemple d’un panneau de signalisation qui était abimé. Il dit avoir pris l’initiative de le réparer Le conducteur de moto taxi, Ali Badra Keïta, est lui aussi déconcerté par la situation en tant qu’usager. Il peste contre le grand bazar occasionné par la situation avec comme conséquence l’obstruction de la voie par les vendeuses de légumes. Celles-ci pensent malheureusement être en droit d’occuper les lieux et exposent leurs marchandises à même le sol. Elles sont grincheuses et invectivent qui tente de les raisonner. Aminata Sanogo, vendeuse de légumes a été chassée de son installation initiale du fait de la dégradation de la route. Elle a pu, selon elle, se caser sur la voie. Mamadou Coulibaly, transporteur et syndicaliste explique que ce trou est à l’origine du bouchon permanent sur la voie. Et cela constitue une perte considérable pour les conducteurs de Sotrama. Devant la situation, les principaux acteurs se rejettent la responsabilité. Le deuxième adjoint au maire de la Commune II du District de Bamako, Mamadou Kaou Touré, indique que la réparation de cette route n’est pas du ressort de sa collectivité. L’édile incrimine l’Agence d’exécution des travaux d’entretien routier (AGEROUTE). Un agent de cette structure dit être au courant de la situation. « Certes, reconnaît-il, notre mission consiste à réparer les routes. Mais, il la réparation de ce dégât relève plutôt de la société Builders ». Apparemment, une entreprise sous-traitante. Nos tentatives pour joindre les responsables de cette entreprise ont été vaines. AK/MD (AMAP)      

Patrimoine bâti du site des Falaises de Bandiagara  : première réunion du Comité de pilotage du Projet «Reconstruction et réhabilitation

Bamako, 19 oct (AMAP) La première réunion du Comité de pilotage du Projet «Reconstruction et réhabilitation du patrimoine bâti du site des Falaises de Bandiagara (Pays-dogon)» s’est déroulée, mardi, au ministère en charge de la Culture. Ce programme vise à accélérer la reconstruction et la réhabilitation du patrimoine détruit par des terroristes, la resocialisation et la bonne conservation des objets cultuels. Mais, aussi, la reprise des pratiques et traditions culturelles intra et intercommunautaires. C’est en partenariat avec l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), sur financement de l’Alliance internationale pour la protection du patrimoine dans les zones en conflit (ALIPH). Le secrétaire général du département, Demba Hamane Cissé, qui a présidé la réunion, en présence du chef du bureau de l’UNESCO au Mali, Edmond Moukala, a exprimé la satisfaction du ministère pour la tenue de cette première réunion qui regroupe tous les acteurs de la chaîne. Demba Hamane Cissé a salué l’engagement constant de l’UNESCO auprès du Mali, ainsi que les autres partenaires techniques et financiers, particulièrement Aliph, pour son soutien financier. « Sous les assauts abrupts des terroristes, notre pays a vu son patrimoine culturel, richesse inestimable, détruit avec fureur au nom d’une guerre aux contours toujours contestables», a-t-il dit. Le secrétaire général du ministère en charge de la Culture a évoqué le site de Bandiagara (Centre) qui a été durement frappé par les tensions et conflits dont les conséquences ont été la destruction de maisons, de greniers à céréales, ainsi que des enlèvements de bétail, des pertes en vie humaine et la destruction des biens culturels, etc. C’est dans ce contexte difficile que le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, à travers la direction nationale du patrimoine culturel, a initié le Projet «Reconstruction et réhabilitation du patrimoine bâti du site des Falaises de Bandiagara (Pays-dogon)». Le Projet cible quatre villages, à savoir Ogossagou, Sobane da, Djombolo et Tégourou. Il a pour objectif d’y reconstruire ou réhabiliter le patrimoine bâti détruit, pour renforcer le tissu social, la cohésion sociale et la paix. Quand à Edmond Moukala, il a salué la résilience des communautés à Bandiagara qui a permis à l’équipe de se rendre dans les différents villages. «Malgré les résultats encourageants, les défis pour ce projet restent importants et complexes à cause de la situation sécuritaire et de la forte attente de la population», a-t-il souligné. Edmond Moukala a salué ALIPH pour son appui financier et réitéré l’engagement de l’UNESCO pour la restauration de la paix et la construction du patrimoine culturel. Auparavant, les représentants de l’UNESCO et ALIPH étaient intervenus par visioconférence. Tous deux ont  exprimé leur volonté de soutenir le Mali dans la restauration de son patrimoine culturel. Un film documentaire sur les 4 villages concernés par le projet a eté projeté . On notait la présence des représentants de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), d’ALIPH, ainsi que des communautés. La réunion était également suivie en visioconférence par l’UNESCO à Paris et ALIPH. AS/MD (AMAP)