Salon mondial de l’industrie et de l’intelligence artificielle : Consolider les bases de l’industrie intelligente

Le salon mondial de l’industrie et de l’intelligence est l’un des plus grands événements chinois dédiés à l’Intelligence Artificielle, la robotique et l’industrie intelligente. Un lieu d’expositions, d’échanges d’expériences interactives. La 10ème édition d’ouverture du salon mondial de l’intelligence artificielle 2026 s’est tenue le 26 mai 2026 dernier au Centre National des Congrès et des expositions à Tianjin. La session a rassemblé des dirigeants de l’académie, des géants de la technologie chinoise comme Huawei, Lenovo, China Mobile, iFLYTEK, des startups robotiques comme Unitree, et aborde IA, calcul, robotique, automobile et interfaces cerveau-ordinateur. Le but est de consolider les bases de l’industrie intelligente pour construire une plateforme informatique et d’information autonome, ouverte et intelligente. « Nous avons mis en place une infrastructure numérique fluide et innovante pour cette réalisation. Aujourd’hui, ce pays compte parmi les plus beaux pôles numériques d’Asie et l’une des économies numériques à la croissance la plus rapide au monde », a affirmé Wang Xingxing, Fondateur/CEO/CTO d’Unitree Robotics . La dernière fois,  rappelle-t-il, la Chine figurait parmi les neuf premiers pays en matière de développement des services publics. Aujourd’hui, nous avons lancé deux nouveaux clusters : Computer-Plus  au cœur de l’Asie, qui  illimite les capacités des ordinateurs de moyenne puissance grâce à l’IA et des supercalculateurs. Afin de continuer à développer activement cette infrastructure numérique et le mettre en service. Plus de 90 % des services publics sont déjà disponibles en ligne. Le grand projet est le ‘’ Delta-centric failure’’  conçu pour devenir l’un des principaux pôles d’infrastructure, jetant les bases de centres de données hypersociales. Ming Dong, vice-président de l’Université de Tianjin  rapporte que son pays occupe la première place mondiale dans les concours scolaires de robotique depuis plus de quatre ans. Selon lui, cette année, la KASA accueillera les Olympiades internationales de l’IA à Astana en août 2026, AI and Digital Bridge, le plus grand forum sur les technologies de l’information de l’IA au cœur de l’Asie. Il faut souligner que KASA est l’un des principaux moteurs de transformation  récemment inauguré grâce à IA. En effet, IA, est en train de devenir une plaque tournante régionale pour divers partenaires dans les domaines de l’éducation de la santé et de la politique internationale, souligne-t-il. Depuis la première édition du Congrès mondial sur l’intelligence artificielle en 2017, le Salon mondial de l’industrie de l’intelligence artificielle en est désormais à sa dixième édition. À cette occasion, sur la base des  développements mondiaux, « nous avons hautement reconnu l’intégration profonde entre l’innovation technologique en matière d’intelligence artificielle et le développement industriel, ce qui prouve que notre orientation et notre mise en œuvre sont capables de façonner l’avenir. » Suivant le regard du  vice-président de l’Université de Tianjin, au début de cette année, l’Académie chinoise des sciences a mené une nouvelle série de recherches et de discussions, combinant des observations économiques pour analyser et évaluer les nouvelles caractéristiques du développement de l’IA à l’horizon 2026. La principale caractéristique de l’intelligence artificielle réside dans sa capacité à apprendre et de progresser afin d’améliorer sa capacité à appréhender et à réagir de manière globale à des situations inconnues et complexes. Cela signifie que l’IA a dépassé la perception de l’espace numérique pour s’orienter vers la cognition du monde physique, la planification de ses actions et l’apprentissage de l’humain. En outre, Yang Yuanqing Directeur général de Lenovo  se réjouit que son entreprise est désormais zéro carbone. Pour lui, le développement florissant de Lenovo en Chine reflète le bon environnement commercial de Tianjin. Selon ses explications, le chiffre d’affaires a bondi de près de 100 milliards de RMB par rapport à l’année précédente, atteignant un niveau record. Les solutions d’IA et d’appareils intelligents, ainsi que les infrastructures intelligentes, ont connu une croissance rapide et généralisée. Cette année, la Chine a lancé une intégration globale de l’IA dans l’industrie. Cela laisse à penser comment pouvons-nous promouvoir l’IA au sein d’une entité ? Il existe trois voies principales. « Premièrement, nous devons nous concentrer sur les voies technologiques hybrides de l’IA. Deuxièmement, l’IA fait son entrée dans le domaine privé et dans le secteur public grâce à l’automatisation. La transformation doit s’ancrer dans le numérique des entreprises. » Le patron de Lenovo laisse entendre qu’il dispose d’une IA hybride intégrant les secteurs public et privé. Qui Garantit la sécurité des données numériques et libérer le potentiel d’innovation de l’IA afin de permettre aux entreprises d’améliorer leurs performances et leur efficacité. En tant que premier fournisseur mondial d’infrastructures et de solutions de puissance de calcul, Lenovo a permis à des entreprises de mener à bien une transformation complète, dynamique dans les secteurs de la fabrication, de la médecine, des transports et de l’agriculture. Envoyée à Tianjin Maïmouna SOW  

Mali : des orages isolés attendus sur une grande partie du territoire, mardi

Bamako, 8 juin  (AMAP) Le Mali connaîtra ce mardi un ciel nuageux à localement couvert sur l’ensemble du territoire, avec des orages isolés parfois accompagnés de pluies dans la majeure partie du pays, selon le bulletin météorologique publié par l’Agence nationale de la météorologie (Mali-Météà). L’organisme météorologique indique également que la visibilité sera réduite par moments en raison de la poussière en suspension dans le nord des régions septentrionales ainsi que dans la région de Kayes. « Un ciel nuageux à localement couvert sur l’ensemble du pays » est attendu au cours de la journée, tandis que « des orages isolés parfois accompagnés de pluies » concerneront une grande partie du territoire, précise MALI-METEO dans son bulletin de vigilance pour les prochaines 24 heures. Les températures devraient rester globalement stables par rapport à la veille. Les maximales les plus élevées sont prévues à Taoudéni avec 45°C, suivie de Gao et Ménaka avec 44°C chacune. Des températures de 42°C sont attendues à Tombouctou et Kidal, tandis que Mopti, Nara, San et Ségou enregistreront jusqu’à 40°C. Dans le sud du pays, les températures maximales varieront entre 36°C à Sikasso et 39°C à Bougouni, Dioïla, Koulikoro et Nioro. À Bamako, le mercure devrait atteindre 38°C. Mali-Météo ne signale aucune vigilance particulière sur le territoire dans son bulletin du jour, tout en invitant les populations à suivre régulièrement l’évolution des prévisions météorologiques. OS/KM(AMAP)

FOPAME : les participants plaident pour une coalition des médias africains et de nouveaux modèles économiques

Bamako, 8 juin (AMAP)  Les responsables d’organisations professionnelles des médias africains réunis au Forum panafricain des médias (FOPAME) à Bamako ont appelé à un renforcement de la coopération continentale, à la structuration d’un cadre permanent de concertation et à l’adaptation des modèles économiques des médias aux mutations numériques. Le président de la Maison de la Presse du Sénégal, Sambou Biyagui, a estimé que cette première édition du forum a permis à la presse africaine de se retrouver autour d’un idéal commun : la construction d’un narratif africain porté par les médias du continent. Selon lui, les réflexions engagées à Bamako devraient déboucher sur des mécanismes durables de coopération entre les acteurs du secteur. « Il faudrait que l’on puisse organiser ce cadre comme la CAF », a-t-il déclaré, proposant la création d’une structure panafricaine permanente capable de désigner chaque année le pays hôte du forum. Selon lui, cette organisation permettrait de fédérer les initiatives existantes et de concentrer les efforts sur la promotion et la protection du narratif africain. Les échanges du forum ont également mis en lumière les défis liés à la transformation numérique et à la viabilité économique des médias. Sambou Biyagui a souligné que les professionnels de l’information sont confrontés à de profondes mutations technologiques, marquées notamment par l’essor de l’intelligence artificielle et des réseaux sociaux. Pour le responsable sénégalais, les médias traditionnels doivent revoir leurs méthodes de gestion et leurs stratégies commerciales afin de s’adapter aux nouveaux usages de consommation de l’information. Il a relevé que les journalistes évoluent désormais dans un environnement où les producteurs de contenus non professionnels occupent une place croissante, rendant plus essentielle encore la valeur ajoutée du traitement journalistique de l’information. De son côté, le président de l’Association de la presse en ligne du Mali (APPEL-Mali), Modibo Fofana, a estimé que le FOPAME s’inscrit dans une dynamique de renforcement des réseaux professionnels africains déjà engagée à travers la Fédération des Associations de la Presse en Ligne d’Afrique, créée à Dakar il y a cinq ans. Selon lui, ces initiatives pourraient aboutir à la création d’une véritable coalition des médias africains capable de défendre les intérêts du secteur face aux grandes plateformes numériques et aux moteurs de recherche qui utilisent les contenus produits par les médias. Abordant la question de la pérennité économique des médias numériques, Modibo Fofana a plaidé pour une diversification des sources de revenus. Il a notamment évoqué le développement des abonnements numériques, des contenus premium ainsi que des partenariats avec les institutions publiques et privées. Concernant la lutte contre la désinformation, il a souligné que la presse en ligne africaine devait jouer un rôle central dans la production d’une information fiable et vérifiée. Selon lui, les médias numériques ont la responsabilité de renforcer la confiance du public en respectant les principes d’éthique et de déontologie journalistiques dans un contexte marqué par la circulation rapide des fausses informations. Le Forum panafricain des médias (FOPAME), organisé à Bamako, a réuni durant plusieurs jours des responsables de médias, organisations professionnelles et experts africains autour des enjeux liés à l’économie des médias, à la transformation numérique, à l’intelligence artificielle, à la souveraineté informationnelle et à la coopération entre les acteurs du secteur. Les participants ont notamment débattu des moyens de construire une narration africaine commune et de renforcer la résilience économique des médias du continent. OS(AMAP)

FOPAME : Création à Bamako d’une Plateforme panafricaine des radios de proximité pour renforcer la souveraineté informationnelle

Bamako, 8 juin (AMAP) Des représentants de radios communautaires et associatives de plusieurs pays africains ont annoncé à Bamako la création de la Plateforme Panafricaine des Radios de Proximité (PPRP), une organisation destinée à renforcer la coopération entre les radios de proximité et à promouvoir ce que ses initiateurs qualifient de souveraineté informationnelle du continent. La déclaration a été faite par Modeste Shabani, de la République démocratique du Congo (RDC), lors de la soirée de clôture du Forum panafricain de Bamako consacré aux médias. Selon les promoteurs de l’initiative, la plateforme vise à fédérer les réseaux nationaux de radios de proximité face aux défis liés à la circulation de l’information, à la désinformation et aux menaces sécuritaires. Les membres fondateurs de la PPRP représentent quatre pays : la Guinée, le Mali, la RDC et le Sénégal. La nouvelle organisation entend servir de cadre de concertation et de coopération entre les radios communautaires et associatives du continent. « Nous annonçons solennellement la création de la Plateforme Panafricaine des Radios de Proximité (PPRP) », a déclaré Modeste Shabani, estimant que cette structure constitue « un acte de légitime défense culturelle » destiné à soutenir les médias de proximité dans leur mission d’information et de cohésion sociale. Selon ses promoteurs, la plateforme s’articulera autour de trois priorités : la promotion d’une information produite localement, la mutualisation des ressources et des expériences entre radios membres, ainsi que la valorisation des langues et des réalités culturelles africaines. La déclaration souligne également le rôle des radios de proximité dans la sensibilisation des populations, la prévention des crises, l’accompagnement du développement local et le renforcement du dialogue au sein des communautés. Les initiateurs ont annoncé la mise en place d’un bureau exécutif chargé de conduire les premières étapes de l’organisation. Les fédérations nationales participantes devront désormais élaborer les statuts et le règlement intérieur de la plateforme. Une assemblée générale de consolidation est prévue dans les prochaines semaines afin d’officialiser la nouvelle structure. Les promoteurs de la plateforme ont enfin lancé un appel aux réseaux nationaux de radios de proximité du continent afin qu’ils rejoignent l’organisation naissante. OS/KM(AMAP)

Sénégal : des experts plaident pour une réforme de l’architecture monétaire face au poids de la dette

Bamako, 8 juin (AMAP) Des économistes et responsables politiques sénégalais ont récemment appelé à une réforme profonde de l’architecture monétaire et du système de gestion de la dette, lors d’un échange consacré aux enjeux d’endettement et de souveraineté économique du Sénégal, a appris l’AMAP de source proche du Forum. Selon Ndongo Samba Sylla, le principal défi réside dans l’accumulation de dettes dites « cachées », contractées sans l’aval du Parlement, mais aussi dans une trajectoire globale d’endettement jugée insoutenable. Il estime que la part élevée de la dette en devises étrangères constitue un risque majeur pour l’économie, en raison de sa dépendance aux capacités d’exportation. L’économiste a aussi évoqué l’existence de « dettes pathologiques », liées selon lui à la structure du système financier international. Il a soutenu que certaines réformes monétaires auraient permis, en 2023, de mobiliser jusqu’à 4 500 milliards de FCFA correspondant à un déficit extérieur, soulignant la nécessité de repenser les mécanismes de création et de circulation de la richesse financière. Dans la même dynamique, Marieme Touré, chargée de programmes à IDEAS, a insisté sur la souveraineté monétaire comme condition essentielle à la viabilité des politiques économiques, estimant que les réformes proposées ne peuvent produire d’effets durables sans un changement de l’architecture monétaire. Sur le plan politique, Ayib Daffé, président du groupe parlementaire Pastef Les Patriotes, a plaidé pour un renforcement du contrôle parlementaire sur la dette publique. Il a notamment proposé des audits plus rigoureux, des commissions d’enquête et une meilleure application du principe de sincérité budgétaire dans les lois de finances. Les intervenants ont également souligné que le service de la dette représente plus de 50 % des recettes de l’État sénégalais, limitant fortement les marges budgétaires et alimentant le débat sur les alternatives aux politiques d’austérité. Les discussions s’inscrivent dans un contexte de réflexion plus large sur la souveraineté économique et la soutenabilité de la dette dans les économies africaines. KD/KM (AMAP)

San : l’association A.K.B.M renforce la cohésion sociale à travers une œuvre communautaire

San, 8 juin (AMAP) Dans le cadre de ses activités sociales et citoyennes, l’Association AN KA BEN MAAYALA (A.K.B.M), section de San, a organisé samedi une opération de confection de briques au niveau du cimetière de la ville. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de promotion du dialogue interreligieux, du vivre-ensemble et du renforcement de la cohésion sociale, a constaté l’AMAP. Regroupant des jeunes issus de diverses confessions religieuses à savoir,  musulmans, chrétiens catholiques, évangélistes ainsi que des adeptes de la religion traditionnelle . L’association A.K.B.M se positionne aujourd’hui comme un véritable cadre de concertation et d’actions communautaires au service de la paix et de l’unité. Il s’agit de la deuxième activité de ce genre organisée en l’espace de six mois, une démarche qui continue de susciter l’adhésion et les encouragements des autorités administratives, politiques, religieuses et coutumières de la localité. Selon les responsables de l’association, cette activité vise à produire un nombre important de briques avant l’installation de l’hivernage. Le choix du cimetière comme site d’intervention revêt une forte portée symbolique. Pour eux, ce lieu représente la dernière demeure de tous les êtres humains, sans distinction de religion, d’origine ou de condition sociale. À travers ce geste, les jeunes participants ont voulu transmettre un message fort d’unité, de fraternité, de solidarité et d’égalité entre les communautés vivant à San. La cérémonie a enregistré la présence du Directeur régional des Affaires religieuses et du Culte, Raymond Cissé, venu témoigner le soutien des autorités à cette initiative exemplaire. À cette occasion, il a offert aux participants des sachets d’eau ainsi qu’une enveloppe symbolique pour encourager leur engagement citoyen. Plusieurs responsables religieux et personnalités locales ont également pris part à l’évènement. Parmi eux figuraient des représentants d’Ançardine, de la paroisse cathédrale Notre-Dame de Lourdes de San, notamment l’aumônier de la jeunesse catholique, l’Abbé Séverin Kamaté, ainsi que l’Abbé Paulin Dembélé, responsable du dialogue interreligieux de la paroisse. De nombreuses autres notabilités locales ont également marqué leur présence pour soutenir cette action. Par cette œuvre sociale et communautaire, l’Association A.K.B.M démontre que le dialogue interreligieux n’est pas seulement un idéal, mais une réalité vécue au quotidien à San. Ces initiatives contribuent à consolider les liens d’amitié, de fraternité et de coexistence pacifique entre les différentes communautés religieuses de la région. Dans un contexte marqué par de nombreux défis sociaux et sécuritaires, l’exemple donné par les jeunes de San apparaît comme un modèle inspirant de cohésion sociale, de tolérance et de construction d’une paix durable. NC/KM (AMP)

Bougouni : Lancement des activités de mise en œuvre de la 4ème phase du « Programme Spécial d’Aide aux Associations et Fondations »

Bougouni, 8 juin (AMAP) La cérémonie de lancement des activités de mise en œuvre de la quatrième phase du « Programme Spécial d’Aide aux Associations et Fondations » (PSAAF) 4 à Bougouni s’est déroulée samedi, sous la présidence du gouverneur de région, le Général de Brigade Ousmane Wélé, a constaté l’AMAP. L’objectif principal consiste à procéder au lancement solennel des activités de mise en œuvre du PSAAF4, afin d’assurer son démarrage effectif dans toutes les régions bénéficiaires concernées, pour relever les défis contextuels. Ainsi, c’est compte tenu des succès encourageants des trois premières phases de mise en œuvre, et de la nécessité de capitaliser et poursuivre les actions menées, que la coordination du programme a organisé, du 17 au 18 avril 2026, à l’intention des cents premières organisations bénéficiaires, un atelier d’échange de haut niveau dont l’objectif principal était de faire l’état des lieux de ladite mise en œuvre pour donner une meilleure orientation aux futures actions à mener à travers un diagnostic institutionnel, organisationnel et opérationnel. Il traduit la volonté de l’Etat du Mali, sous la conduite de son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’Etat, de faire assurer souverainement le développement économique, social et culturel équitable de la nation malienne, sur l’ensemble de son territoire, à travers des projets structurants et pertinents.. Après les différentes interventions, Mamadou Malick Sow a au nom de la coordinatrice du PSAAF,  Dramé Mariam Diallo a rappelé que les actions de l’équipe du PSAAF contribuent à alléger les difficultés auxquelles sont confrontées les populations vulnérables. Toute chose qui lui donne l’assurance qu’il demeurera convaincu que l’impact des projets retenus à Bougouni contribuera à renforcer les liens entre les communautés et surtout à renforcer la résilience des populations, je les invite à plus de rigueur en ayant toujours comme objectif le « bien-être des populations ». Selon le Gouverneur, ce cadre constitue le lancement des activités de la 4ème  phase, pour l’ensemble des zones géographiques couvertes, avec les cents premières organisations bénéficiaires qui sont quasiment reconduites, y compris les sept de la Région de Bougouni. Ceci veut dire que les résultats obtenus par lesdites structures, dans la mise en œuvre du programme, ont été jugés satisfaisants, voire performants, à l’évaluation. Ce choix demeure basé sur les bons résultats obtenus par les sept organisations bénéficiaires de la Région, dans la mise en œuvre dudit programme, et les succès respectifs remportés par la Région elle-même, lors des compétitions de la Biennale Artistique et Culturelle, aux éditions de Mopti-2024 et Tombouctou-2025, avec successivement la 2ème et la 1ère place.  HBT/KM (AMAP)

5è anniversaire de la Transition : Mobilisation historique à Bamako en soutien au président Assimi

Bamako, 7 juin 2026 (AMAP)– Les forces vives de la nation, rassemblée ce dimanche au Palais des sports à l’appel du ministère de la Jeunesse et des Sports, ont célébé le 5è anniversaire de l’investiture du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, a constaté l’AMAP. Dans une ambiance de ferveur patriotique, cet événement a été mis à profit par la population pour réaffirmer son soutien à la dynamique de refondation du Mali. Les communautés du Nord à l’image du Conseil Supérieur des Imghad et Alliés (CSIA), sous l’égide du Général de division El Hadj Gamou, a salué «cinq ans de patriotisme». La communauté des Kel Ansar et Alliés, menée par l’honorable Abdoul Magid Ag Mohamed Ahmed Alansary (Nasser), a placé la souveraineté au cœur des priorités. De son côté, l’Alliance pour la Paix et la Concorde nationale (Tamouzôk) a élargi ce soutien à l’échelle de l’Alliance des États du Sahel (AES). Les leaders religieux (le Haut conseil islamique du Mali et la communauté chrétienne) ainsi que les organisations de jeunes (CNJ) et de femmes ont également manifesté leur union sacrée, rendant un vibrant hommage aux Forces armées maliennes (FAMa) face au terrorisme. Ce soutien populaire trouve un écho direct dans le bilan dressé par le ministre de la Jeunesse et des Sports, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba. Ce dernier a mis en avant la montée en puissance remarquable des forces armées nationales, l’adoption de la nouvelle Constitution, la refonte de la justice et la restauration de la dignité du citoyen malien. Il a également souligné la dynamique de l’AES, marquée par la création de la Confédération, l’avènement de la carte d’identité biométrique et des projets de restructuration bancaire. Pour compléter cette vision de la refondation, Alhamdou Ag Ilyène, ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, a exposé les avancées technologiques majeures du quinquennat. Il a notamment mis en lumière le projet stratégique de coopération avec la Russie visant l’acquisition de satellites et la création d’une Agence spatiale, incluant la formation d’étudiants maliens. Il a salué la digitalisation effective de l’administration notamment les procédures de paiement, l’état civil et le casier judiciaire. Ce grand rassemblement consacre ainsi cinq ans de résilience et ouvre de nouvelles perspectives souveraines pour le Mali et l’AES. SS/CMT (AMAP)

FOPAME : Hamadoun Touré appelle à investir dans les médias pour renforcer les narratifs africains

Bamako, 7 juin (AMAP) L’ancien ministre de la Communication, Hamadoun Touré, a plaidé pour une meilleure organisation de l’espace informationnel africain et un soutien accru aux médias, estimant que la construction de narratifs nationaux crédibles passe par des investissements conséquents et une relation de confiance entre les acteurs de l’information, a constaté l’AMAP. Intervenant lors du Forum panafricain des médias (FOPAME), tenu à Bamako, il a souligné que la « guerre informationnelle » constitue une réalité durable à laquelle les États africains doivent faire face en définissant des orientations claires. Selon lui, la réussite d’un narratif repose sur la disponibilité de l’information et sur la collaboration entre ceux qui la produisent et ceux qui la diffusent. Il a notamment insisté sur la nécessité de faciliter l’accès des journalistes à l’information afin de leur permettre de remplir pleinement leur mission. « Il faut créer des liens opérationnels, des liens de travail entre ceux qui font l’information et ceux qui travaillent avec l’information », a-t-il déclaré, jugeant cette coopération indispensable pour garantir la fiabilité des contenus diffusés. Évoquant son parcours professionnel, Hamadoun Touré a rappelé avoir interviewé en 1985 Amadou-Mahtar M’Bow, ancien directeur général de l’UNESCO, qu’il présente comme l’un des premiers défenseurs d’un nouvel ordre mondial de l’information et de la communication. Il a également rappelé avoir consacré onze années de sa carrière à la Pan African News Agency (PANA), créée dans le contexte de cette réflexion sur un rééquilibrage des flux mondiaux d’information. L’ancien ministre a estimé que cette initiative n’avait pas atteint tous ses objectifs, en raison notamment de l’insuffisance des contributions financières des États africains. « La communication, c’est de l’argent. L’information, c’est de l’argent. Les outils de communication, c’est de l’argent », a-t-il affirmé. Pour lui, les ambitions africaines en matière de souveraineté informationnelle ne pourront être réalisées sans un engagement concret des pouvoirs publics. « Il ne suffit pas de parler de narratifs nationaux sans mettre les moyens dans les narratifs nationaux », a-t-il soutenu. Au-delà des ressources financières, Hamadoun Touré a appelé à accorder davantage de confiance aux professionnels de l’information et de la communication, estimant que l’avenir des médias africains dépend autant des investissements consentis que de la reconnaissance de leur rôle dans la société. OS/KM (AMAP)   

Musique : L’orchestre régional de Sikasso, le Kéné Star, un groupe musical mythique

 Sikasso, 7 juin (AMAP)  L’Agence Nationale de Presse du Mali a décidé en cette année, décrétée par le Président de la Transition année de l’éducation et de la culture de mettre en relief les célébrités et de retracer le parcours de nos formations qui ont rayonné notre pays sur le plan national et international. Aujourd’hui, nous allons décidé de mettre l’accent sur le Kéné Star, un orchestre mythique avec Abdoulaye Diabaté et Madou Guitare entre autres. L’orchestre régional Kéné-Star de Sikasso était un groupe musical mythique qui s’est imposé au Mali pendant les biennales de 1970 à 1988 sous la 2e république. Comme dans les autres régions, ce groupe musical visait à valoriser le patrimoine et la culture de la 3è région du Mali. C’est dans cet objectif que la région de Sikasso s’est illustrée par la création de cet orchestre moderne, un orchestre qui a fait les beaux jours des mélomanes avec des titres emblématiques comme « Diagnè mogo » de Madou guitare, « Kénédougou Fanga » titre créé par Abdoulaye Diabaté de Koutiala mais chanté par Cheik Sadibou Diabaté, Binafou et Lala majestueusement interprété par des artistes hors pair. Le Kéné Star s’est spécialisé dans la musique moderne en fusionnant les instruments et récits traditionnels avec des bonnes sonorités orchestrales. Pendant les compétitions des différentes biennales, le Kéné star qui avait comme chef d’orchestre Mamadou Diakité dit Appolo a toujours talonné le super Biton de Segou. L’orchestre régional de Sikasso a su allier harmonieusement modernité et tradition dans plusieurs de ses titres comme « Batouta Mori, Nafarima, Mali senèkèlaw et surtout le récital emblématique de Boubacar Boré qui retrace majestueusement l’histoire du Kénédougou au moment de la pénétration coloniale. Mme Camara Fatoumata Diaby, native de Sikasso et qui a activement participé à la première biennale en 1970, nous a fait un témoignage éloquent sur l’engagement patriotique des fondateurs du Kéné Star. Pour elle, cet orchestre était la fierté des Sikassois qui ne cessent de s’en languir. De 1978 à1986, votre serviteur Fousseyni Diabaté ancien journaliste de l’AMAP, mais qui était jadis conseiller culturel à la direction régionale de la jeunesse des sports des arts et de la culture de Sikasso a été le directeur administratif du Kéné Star. De par son initiative, les meilleurs musiciens des cercles de la région ont été très actifs dans l’orchestre régional car les autorités de Sikasso dans le passé, craignaient que les autres régions ne formulent des réserves sur ces artistes venant des autres cercles. C’est à partir de 1982 que l’orchestre régional de Sikasso a commencé à s’imposer sur l’échiquier national pendant les biennales. Rappelons que l’orchestre régional Kéné Star était composé de musiciens sélectionnés  dans les différents cercles ( Sikasso, Koutiala, Bougouni, Kolondieba et Kadiolo) à la faveur des semaines régionales artistiques et culturelles. La renommée du Kéné Star a franchi les frontières maliennes après la biennale artistique et culturelle de 1984. Ainsi les autorités de la Haute Volta (ancienne appellation du Burkina Faso), ont invité l’orchestre régional de Sikasso à participer aux festivités commémoratives de l’indépendance de leur pays, le 4 Août 1984 au cours desquelles le pays a pris le nom de Burkina Faso. C’est ainsi que le directeur administratif a conduit le Kéné Star dans les grandes villes du Burkina Faso comme Bobo Dioulasso, Ouagadougou et Koudougou. L’orchestre a été chaleureusement félicité par le capitaine Blaise Compaoré qui avait représenté le chef de l’Etat Thomas Sankara à certaines prestations de l’orchestre de Sikasso. En 1985, l’Etat malien a envoyé le Kéné Star en Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS) pour participer au festival international de la jeunesse qui a regroupé pendant plusieurs semaines de nombreux participants africains et européens. C’est toujours Fousseyni Diabaté qui a conduit les artistes de Sikasso à Moscou et dans plusieurs villes soviétiques ou le Kéné Star a fait des prestations élogieuses. Moussa Ouattara , un sexagénaire de Sikasso est nostalgique des beaux jours du Kéné Star qui a  marqué la jeunesse malienne et africaine de 1970 à 1988. Moussa se souvient qu’il suivait régulièrement les prestations du Kéné Star dont aucun membre fondateur n’est encore vivant. Par ailleurs, des artistes traditionnels de talent ont évolué à côté des productions artistiques modernes du Kéné Star. Il s’agit entre autres du balafoniste  feu Lamissa Bengaly dont la salle de spectacle de Sikasso porte le nom et Souleymane Traoré dit Néba Solo, une virtuose du balafon. Malgré l’existence des musiciens traditionnels de talent, les sikassois sont nostalgiques du Kéné Star. Aujourd’hui il n’y a aucun orchestre permanent dans la capitale du Kénédougou en dehors de quelques groupes d’artistes qui animent les mariages et les baptêmes. Les populations fondent beaucoup d’espoir sur la relance des activités culturelles dans notre pays.  FD/KM (AMAP)