Économie : Suspension des activités d’orpaillage au Mali

Bamako, 09 juin (AMAP) Le Ministère des Mines, Amadou Kéïta, a annoncé la suspension des activités d’orpaillage sur toute l’étendue du territoire national, pour la période allant du 15 juin au 30 septembre 2026, conformément à l’Arrêté Interministériel n°1907/MM-MATD-MSPC-MEADD du 1er juillet 2015. Le département exhorte les autorités administratives et coutumières, les organisations de la presse ainsi que les exploitants des localités concernées à conjuguer leurs efforts pour le respect strict de cette mesure. Le Ministre des Mines dit compter sur la compréhension et l’engagement de tous pour l’application de cette disposition. MMDKM (AMAP)
FOPAME : « La résilience médiatique commence par la solidarité transfrontalière », selon le journaliste palestinien Rafi Khatam Al-Melh

Bamako, 9 juin (AMAP) Présent au Forum panafricain des médias (FOPAME) à Bamako, le journaliste et photographe palestinien Rafi Khatam Al-Melh partage sa vision de la sécurité des journalistes, de la coopération africaine et du partenariat entre les médias africains et palestiniens. L’agence Nationale de Presse du Mali: En tant que journaliste palestinien exerçant dans un contexte de conflit, quels enseignements tirez-vous des échanges du Forum panafricain des médias (FOPAME) pour renforcer la résilience et l’indépendance des médias africains ? Rafi Khatam Al-Melh : Le forum m’a appris que la résilience médiatique commence par la solidarité transfrontalière. L’indépendance des médias se protège à travers des chartes éthiques unifiées, une inspiration que je souhaite voir fructifier au Mali pour bâtir un front médiatique africain solide. L’agence Nationale de Presse du Mali : La sécurité des journalistes demeure une préoccupation majeure dans plusieurs pays africains. Quel regard portez-vous sur cette question et quelles mesures prioritaires devraient être prises pour mieux protéger les professionnels de l’information ? Rafi Khatam Al-Melh : La sécurité n’est pas un luxe, mais une condition fondamentale de la vérité. J’appelle à adopter un pacte obligeant au respect de l’insigne de la presse et à l’activation de lois criminalisant les agressions contre les journalistes. J’ai présenté lors de ce forum le « Pacte de Bamako » comme pierre angulaire de notre action. Il inclut des clauses pour la protection sur le terrain, l’établissement d’un « Réseau africain d’alerte précoce » et un fonds de solidarité. Ce pacte est un cri pour imposer le respect de l’« immunité de la presse » et je crois que le Mali sera le point de départ de cette étincelle. L’agence Nationale de Presse du Mali : Vous avez évoqué l’idée de fédérer davantage les journalistes africains autour des enjeux de liberté de la presse et de sécurité. Comment envisagez-vous cette coopération ? Rafi Khatam Al-Melh : Nous avons soumis la « Charte de Bamako », un document fondateur visant la création de l’Union africaine pour la protection des journalistes (UAPJ). Cette initiative prévoit la création d’un comité supérieur constitutif chargé d’élaborer les statuts de l’Union, la désignation de Bamako comme siège permanent et centre africain des opérations d’assistance médiatique d’urgence, ainsi que la signature d’un protocole de coopération stratégique avec le Syndicat des journalistes palestiniens pour partager les protocoles de protection professionnelle reconnus au niveau international. L’Union aurait pour vocation d’offrir aux journalistes africains un cadre de protection juridique, technique et opérationnelle, tout en s’appuyant sur l’expérience palestinienne en matière de sécurité professionnelle. Une feuille de route a également été proposée avec la signature de la Charte par les délégations participantes, la mise en place d’une structure administrative provisoire et le lancement du programme « Bouclier africain », destiné à fournir des formations spécialisées et des outils de sécurité aux journalistes. L’agence Nationale de Presse du Mali : Quels partenariats ou initiatives souhaiteriez-vous voir émerger entre les médias africains et palestiniens après cette première édition du FOPAME ? Rafi Khatam Al-Melh : Nous aspirons à un partenariat stratégique d’échange d’expertises entre l’agence WAFA et les médias africains afin de constituer une voix unie contre la désinformation et de transmettre les réalités de nos peuples. Je voudrais également adresser un message au peuple malien frère. À Bamako, j’ai trouvé des cœurs qui battent pour la Palestine. Je n’oublierai jamais l’amour sincère dont vous m’avez témoigné, tant lors du forum que dans la vie quotidienne. Notre recueillement commun devant le monument de la Mosquée Al-Aqsa et celui du martyr enfant Mohammed Al-Durrah ici à Bamako fut un moment gravé dans ma mémoire. Cela m’a prouvé que les distances géographiques s’effacent devant la sacralité de notre cause et l’unité de notre destin. Merci au Mali pour son accueil chaleureux et son hospitalité. Je porterai la chaleur de cette terre dans mon cœur jusqu’à Gaza, et le Mali restera à jamais gravé dans ma mémoire comme ma seconde patrie. OS/KM (AMAP)
Croissance : Au cœur du moteur high-tech chinois

Bejing, 9 juin (AMAP) L’essor high-tech chinois n’est pas une projection mais est déjà en cours et redéfinit de plus en plus, les règles de la compétition mondiale, a constaté L’AMAP. Dans le contexte où le documentaire CGTN (China Global Télévision Network), tourné avant les « Deux Sessions 2025-2026″ montre que la stratégie chinoise équivaut à la modernisation, en plus d’indépendance de technologie et la croissance de qualité. Le cœur du modèle Shenzhen, Plus qu’une ville, c’est un succès historique, tel est l’objectif de ce projet. Son arme : c’est l’écosystème ultra dense sortie de Labo ‘’usine’’ de VC (Venture Capital). Résultat, le produit fini, en quelques semaines au lieu des mois. C’est pourquoi, Djoomart Otorbaev, ancien Premier ministre de la République kirghize, affirme que la ‘’Croissance inébranlable » commandé par CGTN, lui a offert l’opportunité concrète d’explorer l’évolution high-tech de la Chine à travers l’observation directe plutôt que l’abstraction. Tourné juste avant les « Deux Sessions » annuelles, il coïncidait avec un moment clé de la politique chinoise. Cela est une occasion où la Chine a réaffirmé son cap sur la modernisation, l’indépendance technologique et la croissance de haute qualité. Ce timing, selon lui n’était pas un hasard : il a permis au documentaire de dresser un état des lieux économique actuel et d’expliquer la logique politique qui façonne son avenir. Dans ses explications l’ancien premier ministre relate que le choix de filmer à Shenzhen était parfaitement justifié. Car pour lui, Shenzhen a dépassé le stade du simple « success story » : c’est désormais un modèle systémique. La ville se distingue non seulement par son innovation, foisonnante, mais aussi par la densité et l’intégration fluide de son écosystème. Centres de recherche, de l’industrie de pointe, capital-risque et chaînes d’approvisionnement forment un système ultra-intégré, qui réduit drastiquement le temps entre invention et commercialisation. « Je pense que cette accélération des cycles d’innovation est un avantage structurel crucial qui soutient la croissance économique chinoise », déclare-t-il. Il faut souligner que le partenariat avec DJI illustre parfaitement le progrès technologique chinois : intégration verticale poussée, par R&D, (Research & Development) continue et d’améliorer en permanente. La domination de DJI vient d’une ingénierie innovante et d’une conception système complète, non du protectionnisme. Son intégration sans couture du hardware, du software et des données produisent des solutions fiables et rentables, posant un standard que les concurrents n’ont pas encore égalé. Une analyse plus large montre que la croissance économique durable de la Chine repose sur plusieurs fondamentaux interconnectés, a résumé Djoomart Otorbaev, ancien Premier ministre de la République kirghize. Selon qui, la stabilité politique de long terme est essentielle. Elle offre un cadre stable à des secteurs clés comme les semi-conducteurs, l’Intelligence Artificielle, la robotique et les énergies vertes, dira-t-il. Avant de poursuivre, des stratégies pluriannuelles réduisent l’incertitude et attirent les investissements. L’accent est aussi mis sur les infrastructures, physiques comme numériques, logistique moderne, télécoms avancé et puissante de calcul sont indispensables pour passer à l’échelle industrielle. Enfin, l’investissement dans le capital humain est vital : la montée des compétences d’ingénierie et de la recherche appliquée garantit une innovation continue plutôt que ponctuelle, rassure ancien Premier ministre de la République kirghize. « Ces fondations portent déjà leurs fruits. Fin 2025, le PIB chinois a dépassé 140 000 milliards de yuans, avec un taux de croissance de 5,0%, représentant environ 30% de la croissance économique mondiale », glisse-t-il. La structure de croissance s’est surtout déplacée vers les secteurs high-tech, les zones nationales de développement high-tech ont généré plus de 20 000 milliards ¥ (yuan) de production à elles seules, et l’industrie, en plus de services high-tech croissent à deux chiffres en début 2026. Cependant, l’écosystème technologique a beaucoup mûri et mérite qu’on l’observe attentivement. Il se définit non seulement par sa taille, mais par son exhaustivité. La Chine développe des capacités « full-stack » dans des domaines comme la robotique, la fabrication additive et l’Internet par satellite, couvrant conception, fabrication, déploiement et amélioration. Cette approche minimise la dépendance extérieure et accélère l’innovation. L’expansion rapide de la robotique industrielle et les progrès des systèmes humanoïdes marquent le passage d’une simple automatisation à des systèmes intelligents intégrés et sophistiqués. Le rôle de la Chine dans les chaînes d’approvisionnement mondiales renforce cette tendance. Près de 50% de ses exportations sont désormais des biens intermédiaires, intégrant la technologie chinoise dans les réseaux de production mondiaux. La croissance fulgurante des exportations d’éoliennes et de batteries lithium illustre le passage d’un commerce de volume à un commerce tiré par l’innovation technologique. Ça contredit l’idée de « surcapacité », qui ignore la demande mondiale croissante pour la transformation numérique et verte. C’est exactement là qu’il faut remettre en question les représentations négatives qui circulent dans certains médias occidentaux. Ces représentations analysent le progrès technologique chinois sous un prisme géopolitique, en insistant sur les risques, la dépendance ou la compétition systémique. Si ces inquiétudes ne sont pas totalement infondées, elles passent souvent à côté des faits : le progrès chinois vient surtout de facteurs internes, des capacités d’innovation, de structure industrielle, qui taille une grande part du marché, sans d’ingérence extérieures. Le cas DJI (Da Jiang innovation) est révélateur. Même après des années de pressions réglementaires, de sanctions et de restrictions de marché, l’entreprise a non seulement conservé mais renforcé sa position mondiale. Ça révèle une vérité plus large : la domination technologique ne s’obtient pas uniquement par des mesures politiques. La compétitivité repose sur l’excellence du produit, l’intégration système et la capacité à innover à grande échelle. Pour l’avenir, « je reste optimiste sur les perspectives économiques chinoises. Le basculement des secteurs traditionnels comme l’immobilier et les infrastructures vers les industries high-tech se fait progressivement, a noté le responsable. Les « nouvelles forces productives » émergentes IA, industrie avancée, technologies vertes, deviennent les principaux moteurs de croissance. Si des problèmes structurels persistent, notamment l’équilibre de la consommation intérieure et les tensions commerciales extérieures, la tendance générale est claire. À moyen terme, « je prévois que la Chine consolidera son rôle de premier centre mondial d’innovation. Si la croissance ralentit, l’exigence sur la qualité de croissance va s’intensifier :
Incarcération de Chahana Takiou : la Maison de la Presse appelle la profession à la mobilisation

Bamako, 8 juin (AMAP)– La Maison de la Presse et les organisations professionnelles des médias ont appelé, lundi, à une mobilisation des acteurs de la presse après la mise sous mandat de dépôt du journaliste Chahana Takiou, directeur de publication du bihebdomadaire 22 Septembre, par le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité, a appris l’AMAP à travers un communiqué signé par son président, Bandiougou Danté. Dans un communiqué, elles indiquent que le journaliste est poursuivi pour des faits présumés d’«atteinte au crédit de l’État» à travers l’institution judiciaire. Cela à la suite de propos qui lui sont reprochés lors du Forum panafricain des médias (FOPAME), tenu du 3 au 6 juin à Bamako. La Maison de la Presse dit exprimer son «incompréhension» et sa «profonde préoccupation» face à cette incarcération, estimant qu’elle constitue un signal inquiétant pour l’ensemble de la profession. Les faîtière de la presse considèrent également que cette décision est de nature à compromettre les efforts entrepris pour améliorer l’image du Mali et intervient au lendemain d’une première édition jugée réussie du Forum panafricain consacré aux médias. En réaction, la faîtière des médias et ses partenaires annoncent des actions à venir et invitent l’ensemble des professionnels du secteur à rester mobilisés. Elles dénoncent ce qu’elles qualifient d’atteinte à la liberté d’opinion et de la presse et appellent à un sursaut collectif pour la défense des droits et libertés liés à l’exercice du métier de journaliste. CMT (AMAP)
BCID-AES : la banque confédérale accélère son opérationnalisation et fixe ses priorités

Bamako, 8 juin (AMAP)– La Banque confédérale pour l’investissement et le développement de la Confédération des États du Sahel (BCID-AES) a tenu, lundi à son siège à Bamako, la 2ᵉ session ordinaire de son Conseil d’administration. Consacrée à l’examen des principales mesures devant accélérer l’opérationnalisation de l’institution financière communautaire, la session a été présidée par le ministre malien de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, a appros l’AMAP. Dans son intervention le ministre Sanou a souligné que depuis sa création, la BCID-AES poursuit la mise en place de ses structures de gouvernance, de ses mécanismes opérationnels et de son cadre institutionnel. Les avancées enregistrées ont été saluées comme des étapes importantes dans la construction de cette institution appelée à soutenir le développement de l’espace confédéral. Les administrateurs ont été invités à examiner plusieurs dossiers jugés stratégiques, notamment le plan d’actions prioritaire d’opérationnalisation de la Banque, la mise en cohérence des instruments de gouvernance, la politique de rémunération et les conditions de gouvernance des organes et du personnel, ainsi que le dispositif de mobilisation et d’appel du capital de la BCID-AES. La session se tient dans un contexte marqué par des défis économiques, financiers et sécuritaires, mais aussi par la volonté des États membres de renforcer leur souveraineté économique et leur intégration. Les dirigeants de la Banque ont réaffirmé leur ambition de faire de la BCID-AES une institution financière de référence, fondée sur les principes de bonne gouvernance, de rigueur dans la gestion et d’efficacité dans l’action, au service du financement des investissements structurants et de la transformation durable des économies de la Confédération. CMT (AMAP)
Football : Anthony Da Silva nommé sélectionneur des Aigles du Mali pour trois ans

Bamako, 8 juin (AMAP)– Le président du Comité exécutif de la Fédération malienne de Football (FEMAFOOT), Mahazou dit Baba Cisset, a signé lundi le contrat de l’entraîneur Anthony Da Silva en qualité de sélectionneur de l’équipe nationale senior du Mali, a appris l’AMAP des sources proches de l’instance dirigeante du football malien. Selon la FEMAFOOT, le technicien s’est engagé pour une durée de trois ans dans le cadre d’un projet visant à renforcer durablement les performances des Aigles du Mali sur la scène continentale et internationale. Les objectifs assignés au nouveau sélectionneur sont notamment la qualification du Mali à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2027 avec pour ambition d’atteindre les demi-finales, la qualification à l’édition suivante de la CAN avec l’objectif de disputer la finale, ainsi que la qualification du Mali à la Coupe du monde de la FIFA 2030. La Fédération précise que M. Da Silva sera accompagné d’une partie de son staff technique composée d’un second adjoint, d’un préparateur physique, d’un analyste vidéo et d’un kinésithérapeute. Le nouveau sélectionneur national est également appelé à résider à Bamako afin d’assurer un suivi permanent des compétitions nationales, des joueurs évoluant dans le championnat local et de travailler en étroite collaboration avec la Direction technique nationale (DTN). La FEMAFOOT indique que l’entraîneur rejoindra le Mali à une date qui sera communiquée ultérieurement pour prendre officiellement ses fonctions. Le Comité exécutif de la Fédération a adressé ses vœux de succès à Anthony Da Silva dans l’accomplissement de sa mission à la tête des Aigles du Mali. KD/CMT (AMAP)
Bougouni mobilisée pour la salubrité : plus de 60 tonnes de boues évacuées lors d’une journée citoyenne

Bougouni, 8 juin 2026 (AMAP)– La Direction régionale de l’Assainissement et du Contrôle des pollutions et des nuisances de Bougouni, en collaboration avec le Conseil communal de la jeunesse, a organisé dimanche une journée citoyenne de salubrité dans le quartier Massablacoura, en bordure de la Route nationale RN7, dans le cadre de la 27ᵉ édition de la Quinzaine de l’environnement. La cérémonie était présidée par le gouverneur de la région, le Général de brigade Ousmane Wélé, en présence des autorités administratives et politiques, des acteurs de la société civile et d’une forte mobilisation de la population, a constaté l’AMAP. Les travaux ont permis le curage de 120 mètres linéaires de caniveaux et l’évacuation de plus de 60 tonnes de boues vers les sites officiels de dépôt d’ordures identifiés par les services d’assainissement. Cette opération, portée notamment par les organisations de jeunesse, s’inscrit dans la volonté des autorités de promouvoir le civisme, la citoyenneté active et l’engagement communautaire en faveur d’un cadre de vie propre et sain. Saluant la mobilisation des participants, le gouverneur Ousmane Wélé a souligné que la refondation du pays passe également par un changement de comportement et une implication accrue des citoyens dans la préservation du bien-être collectif. Il a adressé une mention spéciale au comité de base de la jeunesse de Massablacoura et au Conseil communal de la jeunesse de Bougouni pour leur initiative, tout en relevant la participation des Forces de défense et de sécurité à cette action de salubrité, présentée comme un facteur essentiel de santé publique, de protection de l’environnement et de développement durable. BHT/CMT (AMAP)
Bla : le préfet transmet les encouragements de la population aux FDS

Bla, 8 juin 2026 (AMAP)– Le préfet du Cercle de Bla, Youssouf Bakary Traoré, accompagné du maire de la commune rurale de Bla, Mamadou Samaké, a effectué lundi une tournée de courtoisie dans les services locaux et les différentes unités des Forces de défense et de sécurité (FDS) de la localité afin de s’enquérir de leurs conditions de vie et de travail et de leur transmettre les encouragements des autorités de la Transition et des populations, a constaté l’AMAP. La délégation a successivement visité la base des Forces spéciales, la Brigade territoriale de la gendarmerie, le peloton de la Garde nationale, le Centre de secours routier de la Protection civile, la Maison d’arrêt, le Centre de santé de référence (CSRef) et le Commissariat de police. Au cours des échanges, les responsables des différents services techniques visités ont formulé plusieurs doléances liées notamment aux infrastructures et aux conditions de travail. Le préfet a assuré qu’un compte rendu fidèle sera transmis aux autorités compétentes pour une prise en charge totale ou partielle dans les meilleurs délais. MO/CMT (AMAP)
Recherche agricole : l’IER met en avant ses résultats et prépare de nouvelles innovations

BAMAKO, 8 juin (AMAP)– L’Institut d’économie rurale (IER) a ouvert, lundi à Bamako, les travaux de la 32ᵉ session de son Comité de programme, consacrée à l’examen de 71 documents, dont 25 rapports et 46 propositions de recherche, a constatél’AMAP. À cette occasion, le directeur général de l’IER, Dr Kalifa Traoré, a mis en avant les performances enregistrées par l’institution, notamment la production de 200.284 kg de semences de prébase et de base toutes cultures confondues, 4.344 kg d’hybrides, 121.599 kg de semences certifiées produites avec l’appui aux producteurs, ainsi que l’inscription de 48 variétés et 8 hybrides au catalogue national. L’IER a également produit 30.120 kg de semences de prébase de coton et développé de nouvelles variétés, techniques culturales et méthodes de protection phytosanitaire et environnementale. Le responsable a également souligné les avancées enregistrées dans la formation de plus de 42.000 acteurs ruraux, la diversification alimentaire de 5.000 ménages et l’extension du dispositif scientifique avec la création de centres de recherche à Diré, Ménaka, Kidal et Kita. Réunis avec les partenaires de la recherche au sein de cette instance chargée d’harmoniser les programmes et de définir les priorités scientifiques, les responsables de l’IER entendent poursuivre les efforts d’innovation pour répondre aux défis liés aux mutations de l’environnement agricole, tout en consolidant les acquis obtenus grâce à la collaboration avec les structures techniques, les ONG, les GIE et l’appui des autorités nationales. MMD/CMT
AES : Tafouk TV met le cap sur septembre 2026 pour son lancement officiel

BAMAKO, 8 juin (AMAP)– La télévision confédérale de l’Alliance des États du Sahel (AES), Tafouk TV, a franchi une nouvelle étape dans son processus d’opérationnalisation avec la tenue, ce lundi à Bamako, de la session inaugurale de son Conseil d’administration, a cobstaté l’AMAP. Cette rencontre est consacrée à l’examen et à l’adoption des principaux textes devant encadrer le fonctionnement de la chaîne, notamment les statuts, le règlement intérieur, le statut du personnel, le plan de recrutement, le budget ainsi que les outils de gestion administrative, comptable et financière, en prélude à son lancement officiel annoncé pour septembre 2026. Présidant l’ouverture des travaux, le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène, a présenté Tafouk TV comme un instrument stratégique de la souveraineté médiatique de la Confédération. Selon lui, la chaîne devra être «la voix institutionnelle de la Confédération» et contribuer à la promotion des valeurs de solidarité, de dignité et de souveraineté. Le ministre a également insisté sur la nécessité de garantir la crédibilité et l’indépendance professionnelle du média, estimant qu’«une télévision crédible est une télévision qui inspire confiance». Le coordinateur général de Tafouk TV, Salif Sanogo, a indiqué que cette première session du Conseil d’administration vise à examiner «tous les grands documents qui vont régir Tafouk TV» afin d’achever son opérationnalisation. Il a précisé que la chaîne sera une télévision publique confédérale à dominante informationnelle, avec une programmation articulée autour des journaux, magazines et documentaires. Les contenus seront diffusés en français, en anglais ainsi que dans les langues nationales et officielles des États membres afin d’atteindre un large public et de valoriser les réalités du Sahel. Selon le rapport de progrès couvrant la période de janvier à mai 2026, plusieurs avancées ont déjà été enregistrées, notamment l’élaboration des textes fondamentaux lors d’un atelier tenu à Ouagadougou, la mise en place progressive des services administratifs et le recrutement d’une trentaine d’agents au 31 mai. Le document fait également état de progrès techniques et éditoriaux, avec l’identification des besoins en équipements, l’étude des infrastructures de production et l’élaboration d’une première grille de programmes. Pour le second semestre 2026, les priorités porteront sur l’adoption définitive des textes de référence, l’installation des organes de gouvernance, la poursuite des recrutements, le développement des plateformes numériques et la préparation du lancement officiel de Tafouk TV. OS/CMT (AMAP)

