Tombouctou, 6 août (AMAP) Depuis un certain temps, les consommateurs du pain dit moderne (bourou) se plaignent de la hausse du prix de la miche de 125 grammes qui est passée de 100 francs à 150 francs (même taille, même poids), a constaté l’AMAP.
Malgré les multiples plaintes des consommateurs, les boulangers modernes restent inflexibles. Suite à ces nombreuses plaintes, les services compétents essayent de calmer la crise. Ils ont organisé plus de huit (8) rencontres avec les acteurs œuvrant dans le domaine, qui sont restées toutes vaines. Certains continuaient à céder le pain à 150 francs.
Suite à leur entêtement, les services techniques en charge du contrôle des prix ont mis le cadenas sur toutes les boulangeries de la ville pour cause de non-respect du prix de la miche de pain.
A la date d’aujourd’hui, un mois s’est écoulé toujours pas de pain. Toutes les sept (7) boulangeries sont à l’arrêt. Cette situation de crise à valoriser le métier de la boulangère traditionnelle comme elles aiment à le dire dans la publicité en langue locale « kara berber (jaune et gros), kara conno (gros et chaud) »
Compte tenu de la persistance du problème, le gouverneur de région, le contrôleur principal de police Bakoun Kanté aussitôt rentré de mission a rencontré tous les acteurs et services techniques, certains leaders et notables pour juguler cette crise qui n’ a que trop duré. C’est ainsi que le chef de l’exécutif régional a obtenu le consensus qui consiste à céder désormais la baguette de 125gramms à 125 francs CFA. Cette nouvelle a été à la satisfaction de toutes les parties consommateurs, boulangers et services techniques.
MS/KM (AMAP)

