Préparation de la bouille : Casse-tête de nouvelles mariées

Par Fadi CISSE Bamako, 12 avr (AMAP)Pendant le ramadan, la femme est très sollicitée tant pour la préparation du «suhour» (le repas pris avant le jeûne) que pour les mets de rupture, comme la bouillie. Certaines nouvelles mariées n’arrivent pas faire les granulés de mil pour faire la bouillie. Elles ne représentent pas la majorité, mais ne peuvent pas non plus contenir dans un train de voyageurs. La problématique s’est invitée sur les réseaux sociaux, notamment sur Tik tok et Facebook. Les internautes, à travers des vidéos, exposent les difficultés que beaucoup de nouvelles mariées rencontrent dans leurs belles familles. La préparation de ce repas liquide semble causer des soucis à certains d’entre elles. Une vidéo aimée par plus de 200.000 personnes, en un seul jour, présente une nouvelle mariée tenant une calebasse dans ses mains et qui demande à sa maman au téléphone comment vite faire les granules de la bouillie, avant l’heure de la rupture. Dans les commentaires, des femmes ont aussi reconnu être confrontées à cette situation. Mariam Diarra, l’une des commentatrices explique en substance qu’elle ne savait rien faire de ses dix doigts. Elle pleurait, constamment, en incriminant sa mère parce qui lui avait fait du tord en ne lui apprenant pas à cuisiner. Malheureusement, elle finit par divorcer et retourner chez son père où elle semble désormais mettre à profit toutes les occasions pour apprendre et mieux s’exercer dans l’art culinaire. Aujourd’hui, elle invite avec suffisamment de recul à suivre les conseils de la tik-tokeuse pour échapper au déshonneur. Selon Mariam Diarra, savoir cuisiner participe de l’équilibre du foyer, autrement dit de la vie du couple. PRÉVENANCE DES MÈRES –Ces conseils ne sont pas tombés dans des oreilles d’un sourd puisque de nombreuses jeunes filles, sur les réseaux sociaux, ont exprimé leur volonté d’apprendre à cuisiner, afin de ne pas se retrouver dans la même situation que Mariam. Les différentes vidéos mettent l’accent sur la situation délicate de nouvelles mariées qui ne sont pas des cordons bleus et qui ne savent même pas préparer une simple bouillie. À en croire Anna Touré, une sexagénaire, « ce sont des réalités actuelles de notre société qui interpellent. » La vieille femme n’a pu s’empêcher de faire une comparaison des époques. Jadis, c’était une saine émulation pour les mamans d’apprendre à leur progéniture la cuisine, notamment des spécialités maliennes comme des plats à base de céréales, la bouillie et autres. « Malheureusement, il y a une négligence coupable des mères de famille qui, par prévenance, développent une mansuétude à l’endroit de leurs filles, tout en sachant bien qu’elles sont appelées à se marier », déplore-t-elle. En termes clairs, notre interlocutrice accuse les mères de ne plus s’occuper de l’éducation culinaire de leurs filles avant le mariage. Celle qui est de la vieille génération exprime son amertume de voir certains repères se perdre. Seyba Diabaté, un chef de famille, met un bémol. Il trouve que le fait de ne pas pouvoir bien préparer ne doit pas être un motif de divorce ou de répudiation de la conjointe. Il estime simplement que dans le cas d’espèce, il y a nécessité d’accorder un temps d’apprentissage à la nouvelle mariée, par exemple à faire les granulés et préparer la bouillie. Yahaya Camara, chauffeur, évoque l’incapacité des jeunes filles à faire ce repas. Dans la famille Kanté à Djicoroni para, en Commune IV de Bamako, les belles-filles font la cuisine à tour de rôle. Celles qui ne savent pas faire la bouillie ont une solution toute simple. Elles achètent les «monicourou» (granulés) emballés dans des sachets et s’exercent auprès de celles qui passent pour des expertes en la matière. Aïché Traoré est formatrice au Centre Aoua Keïta. La quinquagénaire met de l’énergie et la pédagogie à partager son art de la cuisine avec les jeunes filles, notamment dans la préparation des mets traditionnels. Elle qui vend le «monicourou». Elle dit que pendant le ramadan, elle reçoit beaucoup plus de commandes. Sa clientèle vient de l’intérieur comme de l’extérieur du Mali. Aux détaillants, elle cède le sachet à 1.500 Fcfa l’unité contre 1.250 Fcfa pour les grossistes. FC/MD (AMAP)

Ramadan : Le Printemps des hijabs

Par Fadi CISSE Bamako, 12 avr (AMAP)Aïdatou Touré est du genre à épouser la tendance du moment. Depuis le début de ce mois, la jeune fille a abandonné ses vêtements habituels et ne paraît plus qu’en hidjab. C’est le ramadan ! Pendant ce mois béni, tout change. L’être, en premier lieu, avec la piété, l’humilité et la solidarité mais, aussi le paraitre, avec un impératif de pudeur dans l’espace public auquel les filles et les femmes se plient avec zèle. Les mini-jupes, les robes moulantes et les jeans sont rangés au fond des armoires. Place aux amples hijabs, aux foulards et aux voiles qui trustent momentanément les placards féminins. A Bamako, le marché est extrêmement réactif et saisit au bond les tendances, les accompagne au plus près et même les précède, dans le cas du Ramadan. Ainsi, bien avant le 23 mars et le début du jeûne, les boutiques de vêtements féminins avaient déjà déballé des monceaux de hidjabs et d’accessoires qui constituent la garde-robe recommandée aux femmes musulmanes. L’offre est abondante et visible pour répondre à la demande mais, aussi, la susciter par la diversité des articles et de leurs prix. Les rayons des boutiques, les étals au marché, les vendeurs ambulants, les vendeuses occasionnelles, qui écoulent la marchandise de grossistes, proposent une gamme variée de prêt-à-porter spécifique à cette période et même de la friperie de premier choix. Petites bourses, élégantes, étudiantes ou lycéennes, chacune y trouve son compte pour sacrifier aux impératifs de «décence» de l’heure. On sort donc « couvert » pour se rendre dans les services publics comme privés, les établissements financiers, les universités, les marchés et dans les rues, comme notre équipe de reportage a pu le vérifier, ce mardi matin, du mois de mars. Beaucoup sont voilées, arborant des hijabs à la mode maghrébine. D’autres, désignées un peu ironiquement par le pseudo «Adja», ont enfilé en plus des chaussettes, des gants et une voilette noire pour cacher leur visage. C’est le cas d’Aminata Diallo, une juriste en herbe venue faire ses achats dans une boutique de hijabs du Grand marché de Bamako. La cliente du jour trouve les prix élevés et marchande systématiquement, en prenant soin de dissimuler son intérêt pour tel ou tel produit. Car, il lui faut nécessairement renouveler sa garde-robe : «c’est le mois de ramadan, je ne peux me permettre de porter mes vêtements habituels». Par respect pour ce mois béni, explique-t-elle, il lui faut s’habiller « décemment comme de nombreuses femmes. » «En plus, ce n’est qu’un seul mois dans l’année, donc, je ferai l’effort de me conformer au respect des préceptes de la religion », argue-t-elle, tout en pressant le vendeur de baisser ses prix. Djénéba Sacko est dans un état d’esprit similaire. D’habitude, le pantalon est de rigueur pour ses journées de stage. Mais ce matin, elle décide de se vêtir autrement. Ainsi, elle prend le chemin du bureau, enveloppée dans une grande robe noire, les pieds chaussés de ballerines assorties à son foulard de tête. C’est dans les établissements financiers que la métamorphose est la plus totale. En effet, le dress code dans les banques serait plutôt celui de l’Executive woman : tailleur chic, jupe et chemisier, coiffure soignée. En ce moment dans les open-spaces et les bureaux, les employées sont toutes voilées. Elles ne laissent entrevoir aucune partie de leur corps et « ce sera ainsi durant ce mois », constate un jeune client venu faire un retrait. Lui, se satisfait de cette attitude et souhaite même qu’elle perdure après le mois de ramadan pour devenir la norme et non l’exception. Mais, il ne se fait guère d’illusions : «Attendons l’approche de la fête, on les verra à nouveau porter des mèches et des habits non décents en violant les dires de Dieu». A l’heure de la rupture du jeûne, dans une université privée de la place, les étudiantes qui font leurs ablutions en uniforme scolaire sont toutes couvertes de la tête au pied et ne se différencient que par la couleur de leur hijab. Cette uniformité qui peut désorienter, prête facilement à plaisanterie amicale. Ainsi la jeune Oumou Dolo est interpellée par son camarade de classe Hassane Maïga. Celui-ci s’écrie, la bouche grande ouverte en signe d’étonnement : « C’est toi petite dogon ? Je jure que j’ai failli ne pas te reconnaitre. Comme tu es bien habillée aujourd’hui par rapport aux autres jours». Hassane Maïga apprécie le look ramadan de Oumou. C’est le style qu’il lui conseille pour le quotidien. A quelques mètres de là, la tenancière de la cantine de l’école milite pour la même cause. Elle entreprend de convaincre un groupe de jeunes clientes de se convertir durablement à un style vestimentaire exemplaire pour la femme musulmane. Sans surprise, l’imam Abdoulaye Maïga abonde dans le même sens. Professeur des matières religieuses au lycée Madina de Bamako et encadreur des membres du bureau du Centre islamique de formation et de documentation (CIFOD), il rappelle qu’une fois que la femme atteint la puberté, l’islam lui recommande de se voiler quand elle sort de chez elle. «C’est une recommandation divine et un ordre qui vient d’Allah, ramadan ou pas. Même chez elle, la femme doit couvrir son corps du regard des hommes», précise l’imam. » « Mais l’idéal, tempère-t-il, est de continuer le port du hidjab même après ce mois car c’est le signe de sa sincérité durant le ramadan, donc du respect des recommandations divines. » « Le Ramadan débute et s’achève, pas la foi. ». professe-t-il FC/MD (AMAP)  

Droits de l’Homme au Mali: La pomme de discorde entre Bamako et l’ONU

Par Oumar DIAKITÉ Bamako, 12 avr (AMAP) Le gouvernement, à travers le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, a produit un mémorandum sur le rapport trimestriel du secrétaire général des Nations unies sur la situation au Mali,  de janvier à mars 2023. Selon le gouvernement malien, les progrès salués par le Secrétaire général au titre des réformes politiques et institutionnelles, y compris dans la mise en œuvre du chronogramme de la Transition, ont été obtenus à travers son engagement et sa conduite, de manière participative et inclusive, de l’ensemble du processus des réformes. Sur le plan politique, le gouvernement salue la reconnaissance par le Secrétaire général des avancées dans le processus de réformes politiques et institutionnelles. Précisément la validation, le 16 mars 2023, du projet de Constitution et sa présentation par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, le 20 mars dernier aux forces vives de la nation. Il rassure par rapport aux inquiétudes évoquées par Antonio Guterres concernant l’opposition d’organisations et acteurs maliens à la réforme constitutionnelle ainsi que le retrait de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) du processus d’adoption de la nouvelle Constitution. Le gouvernement rappelle que le processus de réformes politiques s’est inscrit, de sa conception à sa mise en œuvre, dans une démarche participative et inclusive. Par ailleurs, le report annoncé du référendum constitutionnel, initialement prévu pour le 19 mars 2023, participe de la volonté des autorités de prendre les mesures nécessaires en vue d’une bonne organisation du scrutin, à travers la pleine opérationnalisation de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE), y compris la mise en place de ses sections régionales et la vulgarisation du projet de Constitution. On retient également que l’engagement des autorités de la Transition à poursuivre les avancées politiques dans la conduite de la Transition s’est manifesté en outre par l’adoption par le Conseil national de Transition (CNT), des textes portant révision de la loi électorale. À retenir que la mise en œuvre des réformes politiques et institutionnelles se poursuivra dans le cadre du renforcement de la concertation et du dialogue avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union africaine (UA) en vue du retour à un ordre constitutionnel apaisé et sécurisé dans le délai convenu. Pour sa part, le gouvernement déplore la suspension de la participation des mouvements signataires aux mécanismes de suivi de l’Accord et, à cet égard, a pris des mesures résolues pour avancer dans la mise en œuvre de l’Accord. Dans ce sens, l’exécutif a adopté, le 29 mars dernier, deux projets de décret pour un meilleur fonctionnement des structures essentielles au mécanisme de suivi de l’Accord, à savoir la Commission nationale de Désarmement-Démobilisation-Réinsertion (DDR) et la Commission nationale d’Intégration. En dépit du retard accusé dans le processus DDR et le plan d’action 2022-2024, on enregistre à ce jour, 2.750 ex-combattants réintégrés au sein des Forces de défense et de sécurité nationales, souligne le gouvernement. CRÉDIBLE –Par ailleurs, les autorités de Bamako déplorent le fait que lerapport de M. Guterres ne donne aucune indication sur les résultats encourageants et les progrès réalisés dans le cadre de la sécurisation du territoire. Et la protection des civils par les Forces de défense et de sécurité maliennes (FDSM) à travers le plan «Maliko» et l’opération «Kélétigui». Selon le gouvernement, « les offensives menées durant la période sous examen ont favorisé l’amélioration de la situation sécuritaire à travers des escortes des transports en commun et patrouilles des FDSM sur les théâtres des opérations ainsi que la sécurisation des activités agro-pastorales dans les localités du Centre (Ségou et Mopti) ». À cela, il faut ajouter la réduction des conflits intercommunautaires et la restitution de milliers de bétails aux autorités administratives et locales au profit de leurs propriétaires. Tout  comme le soutien accru aux activités humanitaires, à l’image du transport aérien des personnes, des vivres, des produits pharmaceutiques et de l’assistance médicale. S’agissant des cas de violation des droits de l’Homme imputés, par le rapport. aux Forces de défense et de sécurité maliennes, le gouvernement déplore, une nouvelle fois, que le rapport du secrétaire général de l’ONU ne fournit aucun détail sur les lieux, les dates et les victimes alléguées de ces incidents,  « afin de permettre, à minima, de corroborer ces graves accusations ou, de manière impartiale, d’offrir aux Forces maliennes mises en cause, la possibilité de mener les enquêtes nécessaires. » Bamako rappelle que les forces maliennes sont bien outillées en matière de droits de l’Homme et de droit international humanitaire. «Ces notions sont enseignées aux recrues depuis la Formation commune de base et approfondies lors de toutes les sessions de formations et exercices de pré-déploiement sur les théâtres d’opérations. » « Dans la dynamique de faire observer ces principes sur le théâtre des opérations, un détachement prévôtal est systématiquement désigné auprès de chaque groupement tactique, sous le contrôle d’un magistrat militaire (ou conseiller juridique) désigné à cet effet », plaide le gouvernement  du Mali. « Respecter les droits de l’Homme dans notre pays ne souffre donc d’aucune vise », rassure-t-il. OD/MD (AMAP)

Le Conseil national de Transition approuve un prêt de 45 milliards de Fcfa pour apurer une partie de la dette d’Energie du Mali (EDM)

Bamako, 12 avr (AMAP)  Le Conseil national de Transition (CNT) a approuvé, mardi, un projet de loi relatif au remboursement partiel de la dette des fournisseurs stratégiques d’Energie du Mali (EDM), la société publique de fourniture d’électricité. « Ce qui fait un montant de 242 milliards de Fcfa », a précisé le ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, qui défendait l’accord de prêtdevantcette première séance plénière de la session ordinaire d’avril 2023. Il a ajouté que la totalité de la dette d’EDM-SA, y compris celle fiscale et sociale, tourne autour de 600 milliards de Fcfa. Le ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau a précisé que les fournisseurs stratégiques sont ceux qui interviennent dans le processus de production de l’électricité, notamment les fournisseurs de carburant, les bailleurs, les concessionnaires. Cet accord de prêt a été signé à Lomé, au Togo, le 30 mars 2023, entre le gouvernement et la Banque ouest africaine de développement (BOAD) pour le financement partiel du programme d’apurement de la dette des fournisseurs stratégiques d’EDM. Le projet de loi, initié par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, a été adopté par le Conseil des ministres le 5 avril dernier. Il était défendu par le ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré représentant son collègue de l’Economie et des Finances. Selon le rapport de la Commission des finances, de l’économie, du plan, de la promotion du secteur privé, des industries et des mines saisie pour l’étude au fond,  au Mali, la société EDM-SA assure l’essentiel de la distribution de l’énergie électrique. Le renforcement du potentiel de cette société est donc indispensable dans la fourniture régulière d’électricité  malgré le niveau élevé de son  endettement. C’est dans ce cadre que le gouvernement a initié un programme d’apurement de la dette des fournisseurs stratégiques de cette société. L’objectif principal de ce prêt est d’assurer la continuité de la fourniture d’électricité aux populations maliennes et de soutenir le développent économique et social du Mali.  Par cet accord de prêt, la BOAD consent au gouvernement, un montant de 45 milliards de Fcfa reparti en une tranche concessionnelle de 25 milliards de Fcfa et une tranche marchande de 20 milliards de Fcfa. La tranche concessionnelle sera remboursée sur une période de 18 ans y compris un différé de 5 ans. Tandis que la tranche marchande sera remboursée sur une période de 12 ans y compris un différé de 3 ans. Dans son rapport, la Commission des finances, de l’économie, du plan, de la promotion du secteur privé, des industries et des mines du CNT a recommandé de procéder à un audit externe des dettes d’EDM pour s’assurer de leur sincérité et régularité dès l’entrée en vigueur de l’accord de prêt, de veiller à la mise en œuvre rigoureuse des plans de développement concernant le sous-secteur de l’électricité, de promouvoir les énergies renouvelables et la réalisation des barrages hydro-électriques en vue de réduire la dépendance à l’énergie thermique. Le ministre Lamine Seydou Traoré a expliqué qu’en 2020, EDM avait un résultat déficitaire qui avoisinait 80 milliards de Fcfa. C’était à peu près la même chose en 2021 et en 2022, ce résultat tournait autour de 75 milliards de Fcfa. Il a rappelé que l’État est actionnaire unique et il lui revient de proposer des mesures pour assurer la continuité de l’exploitation. Lamine Seydou Traoré a précisé que c’est la marge commerciale de la société qui est déficitaire. Selon le ministre en charge de l’Énergie, le coût de production est largement supérieur au prix de vente. C’est pourquoi, la société a forcément besoin d’un complément du prix de vente autrement dit, une subvention d’exploitation. Car celle qui lui est accordée actuellement est insuffisante. Le ministre Traoré, a expliqué ce prêt que l’État a contracté avec la BOAD va être rétrocédé à EDM. Devant les membres du CNT, Lamine Seydou Traoré a dit que pour redresser cette société, la seule solution, en l’absence de pouvoir augmenter les tarifs de l’électricité, est de jouer sur le coût de production qui demande des investissements structurants. Il a reconnu que ce prêt n’est pas la solution car il va être rétrocédé à une société déficitaire. DD/MD (AMAP) 

La remise de la carte nationale d’identité biométrique a commencé mardi

Bamako, 12 avr (AMAP) Le coup d’envoi de la remise de la Carte nationale d’identité biométrique sécurisée (CNIBS) d’une durée de validité  de 5 ans a été donné, mardi, par le ministre en charge de l’Administration territoriale et son collègue chargé de la Sécurité. Pour connaitre le lieu de retrait de sa carte, les titulaires doivent se rendre sur le site web www.jevalidemonnina.ml ou appeler les numéros verts 80 00 80 80 et 80 00 82 82. Il y a aussi la consultation par SMS au 36223. La remise de la CNIBS se fera sur l’ensemble du territoire national ainsi que dans les représentations diplomatiques et consulaires du Mali. Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga, a donné le coup d’envoi de l’opération sur la Rive gauche de Bamako, à la mairie de la Commune IV. C’était en présence des ministres en charge de la Refondation de l’État, Ibrahim Ikassa Maïga, des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko. Les autorités maliennes ont institué, depuis 2009, à travers le Recensement administratif à vocation d’état civil (RAVEC), une base de données nationales biométriques.L’enrôlement dans cette base donne accès à un Numéro d’identification nationale (NINA) dont la vocation est de garantir l’identité juridique du citoyen. L’arrimage des bases de données sectorielles à celles du RAVEC est un objectif de premier plan pour assurer une cohérence et une interopérabilité entreles sous-systèmes d’identification des citoyens. C’est ainsi que le ministère de la Sécurité et de la Protection civile, avec l’appui du département en charge de l’Administration territoriale, a décidé de partir de la base de données RAVEC pour produire la CNIBS. Ce, afin que chaque citoyen puisse avoir son numéro NINA sur sa carte conformément à la loi n°06-040 du 11 août 2006 portant institution du Numéro d’identification nationale des personnes physiques et morales. ANTI- FRAUDE ÉLECTORALE – Dans la perspective des prochaines élections, les autorités se sont engagées àce que chaque citoyen participe à l’expression du suffrage.Pour atteindre cet objectif, il a été retenu de mettre en place un dispositif sécurisé et moderne reposant surla nouvelle carte d’identité arrimée au Nina. Celle-ci constitue undocument adéquat au regard des garanties d’inviolabilité qu’elle présente. Cet outil est l’unique document d’identification. Il remplace la carte NINA, la carte d’électeur, la carte d’identité classique et la carte consulaire. Il est sécurisé,personnel et incessible. Pour cette première phase, tous les Maliens âgés d’au moins 18 ans recevront leur cartenationale biométrique gracieusement offertes par l’État. Toutefois, a signalé le représentant du ministère en charge de la Sécurité, le colonel Mamadou Sougouna, le renouvellement est payant.L’actuelle carte nationale d’identité reste valide, au maximum une année, après la délivrance des nouvelles cartes biométriques.Ce délai peut être prorogé par un arrêté du ministre chargé de la Sécurité. Les anciennes cartes nationales d’identité et consulaires et la carte NINA sont remises auxautorités compétentes lors de la délivrance de la nouvelle carte biométriquesécurisée. Le ministre en charge de l’Administration territoriale a précisé que la carte nationale d’identité biométrique sécurisée répond à quatre intérêts. Premièrement, grâce aux éléments de sécurité que comporte ce document, il permettra d’éviter la falsification de nos pièces d’identification. « Le deuxième intérêt, a dit le colonel Abdoulaye Maïga, est que cette carte tient lieu de carte d’électeur. » À ce propos, il a indiqué qu’elle permettra de prévenir la fraude électorale. Le ministre a indiqué que le troisième intérêt du document est qu’il permet de réduire substantiellement les dépenses de l’État, conformément aux recommandations des Assises nationales de la refondation (ANR). «Aujourd’hui, avec la carte nationale d’identité biométrique sécurisée, disparaitront la carte Nina et la carte d’électeur, ce qui permettra à l’État de réduire les dépenses», a fait savoir le ministre Maïga qui a ajouté que le quatrième intérêt est très symbolique en ce sens que le Mali rejoint les autres États dans la Région dans l’utilisation de la carte nationale d’identité biométrique sécurisée. Lors du lancement de l’opération, une trentaine d’usagers ont reçu leur carte biométrique des mains des officiels. C’est le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général Daoud Aly Mohammedine qui a procédé au lancement du retrait de la CNIBS sur la Rive droite de la capitale malienne, au commissariat de police de Sogoniko. «Nous sommes passés par plusieurs processus avant aujourd’hui. Je suis rassuré par ce processus de retrait qui va se poursuivre de façon normale», s’est-il réjoui, souhaitant que chaque citoyen dispose, « dans un avenir très proche », de sa nouvelle carte d’identité nationale. » Le chef du département en charge de la Sécurité a insisté sur la sécurité autour du retrait de la carte qui est individuel. Il a indiqué que le retrait en deux modes : la reconnaissance faciale et l’empreinte. BD/NK/MD (AMAP)

Tournoi de football U18 en Espagne : Les Etoiles du Mandé sacrés champions

Bamako, 11 avr (AMAP)L’Académie, Les Étoiles du Mandé, a remporté, samedi dernier à Gérone. en Espagne, la Coupe internationale de la Méditerranée (MIC) des U18 en battant en finale le CF Badalona 5-4 aux tirs au but. A l’issue du temps réglementaire (Ndlr, deux fois 25 minutes), les deux équipes n’avaient pu se départager (3-3). Les trois buts des Académiciens ont été marqués par Mahamoud Barry, Douga Fofana et Ahmed Diomandé sont les buteurs des Mandékas. Au total, les joueurs maliens ont livré 7 matches, pour 6 victoires et 1 nul. Cerise sur le gâteau pour la délégation malienne, l’attaquant Douga Fofana a terminé meilleur buteur du tournoi avec 8 réalisations. «Je suis très content d’avoir remporté ce trophée. Il y’avait de très bonnes équipes et le niveau de la compétition était très relevé. Ma joie est d’autant plus grande que je suis le premier entraîneur de l’Afrique sub-saharienne à inscrire mon nom au palmarès du tournoi», a déclaré l’entraîneur de l’Académie Les Etoiles du Mandé, Demba Traoré. « Je félicite mes joueurs ainsi que l’Académie Les Étoiles du Mandé pour cette belle victoire », a-t-il dit. L’édition 2023 de la Coupe internationale de la Méditerranées’est disputée du 5 au 8 avril et a réuni 344 équipes, issues de 33 pays. Lancé il y a plus de 20 ans, le tournoi se déroule, chaque année, et des stars comme Lionel Messi y ont participé par le passé. DB/MD (AMAP)  

Tournoi de l’amitié U16 Filles et Garçons de basket : Les sélections nationales cadettes prennent date pour l’Afrobasket

Bamako, 11 avr (AMAP) La sélection nationale masculine du Mali a battu la Guinée 67-60, alors que les cadettes se sont promenées face aux Algériennes surclassées 84-52,vendredi, au dernier jour du tournoi de l’Amitié U16 Filles et Garçons dont le coup d’envoi a été donné le 3 avril 2023, à Bamako, au Palais des sports Salamatou Maïga. Au terme de quatre journées, les deux sélections maliennes ont fait carton plein en remportant les deux trophées du tournoi. La sélection nationale masculine s’est hissée sur la plus haute marche du podium, face à la Guinée, battue 67-60, alors que l’équipe féminine a dominé l’Algérie dans l’autre finale (84-52). Les deux troisièmes places sont revenues à la Côte d’Ivoire qui l’a emporté face, respectivement à la Guinée (57-44 chez les Filles) et l’Algérie (96-68 chez les Garçons). Les deux sélections nationales cadettes ont annoncé, ainsi, la couleur pour l’Afrobasket et affichent clairement leurs ambitions pour la conquête de nouvelles couronnes continentales. Organisée par la Fédération malienne de basket-ball (FMBB), la compétition a mis aux prises les sélections nationales U16 Garçons et Filles du Mali, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée et de l’Algérie. Elle avait pour objectif de permettre aux pays participants de se tester dans la perspective de l’Afrobasket de la catégorie, prévue en juillet en Tunisie. La cérémonie de clôture était présidée par le secrétaire général du ministère de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Amadou Diarra Yalcouyé, en présence de la présidente de la Zone II de Fiba-Afrique, Aya Pouye, et du président de la FMBB, Me Jean Claude Sidibé. Amadou Diarra Yalcouyé a salué la participation des pays frères au tournoi, ajoutant que la présence de ces sélections nationales témoigne de la solidarité de leurs pays envers le Mali. «Le sport est un facteur d’intégration et de solidarité. Nous avons assisté aujourd’hui (Ndlr, vendredi dernier) à deux belles finales qui ont tourné à l’avantage des sélections cadettes du Mali. Au-delà de la compétition et des résultats, c’est la solidarité africaine qui a triomphé», a déclaré le secrétaire général du ministère en charge de la Jeunesse et des Sports. Il a félicité la FMBB pour tous les efforts déployés pour la réussite du tournoi. Le président de l’instance dirigeante du basket-ball national, Me Jean Claude Sidibé, a abondé dans le même sens, en exprimant sa reconnaissance aux sélections algériennes, guinéennes et ivoiriennes pour leur participation à la compétition Selon lui, l’objectif visé à travers cette initiative «est de préparer les deux sélections nationales cadettes pour l’Afrobasket. » « Notre ambition est de remporter les deux trophées en Tunisie», a-t-il lancé. SSK/MD (AMAP)    

Décès à Kati du père du président de la Transition au Mali (Officiel)

Bamako, 09 avr (AMAP) Le capitaine à la retraite Bakary Goïta, père du président de la Transition au Mali, est décédé, dimanche, des suites d’une longue maladie, a annoncé le chef de l’État, le colonel Assimi Goïta, dans un tweet. « Le secrétaire général de la Présidence de la République a la profonde douleur d’annoncer le décès du capitaine à la retraite Bakary Goïta, père de Son Excellence le colonel Assimi Goïta, président de la Transition, chef de l’État, ce jour 09 avril 2023, au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Kati, des suites d’une longue maladie », indique un communiqué de la présidence. « En cette douloureuse circonstance, le secrétariat général ainsi que l’ensemble du personnel de la Présidence présentent leurs condoléances les plus attristées à la famille durement explorée et prie Allah le Tout-puissant de lui accorder sa Grâce. » Selon un communiqué du Gouvernorat de Koulikoro, à près de 60 km de Bamako  les obsèques se dérouleront lundi après-midi au Stade de la ville. AT/MD (AMAP)

Les membres du Conseil supérieur de la magistrature reçus par le président de la Transition

Bamako, 8 avr (AMAP)Les nouveaux membres du Conseil supérieur de la Magistrature  (CSM) ont été reçus en audience, vendredi, par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, pour une prise de contact avec le président du CSM. « Nous avons été élus membres du Conseil supérieur de la magistrature et depuis, nous n’avions pas pris contact avec le président de la Transition. Ce matin, nous avons été invités à cet effet », a confié à la presse, à sa sortie d’audience, le porte-parole des membres élus du CSM, Aboubacar Guissé. Ce premier contact a été l’occasion pour les magistrats d’exposer certaines préoccupations, notamment des problèmes de discipline, de formation, de règlement intérieur ainsi que la nécessité de procéder à des mutations. Et, aussi, d’exprimer leur soutien au projet de Constitution. « Le président de la Transition nous a assurés de son accompagnement, de son soutien à la magistrature. Il a indiqué qu’au Mali, il y a deux problèmes majeurs : le système et l’homme », a dit M. Guissé. « Le système est déjà mis en place pour conduire le bateau Mali à bon port, il faut donc maintenant des hommes qu’il faut à la place qu’il faut », a rapporté Aboubacar Guissé. SS/MD (AMAP)

Cinq morts dans une attaque terroriste à Zambougou, dans la Région de Koulikoro (Ouest) 

Bamako, 8 avr (AMAP)Le nouveau poste de contrôle de Zambougou, dans la Région de Koulikoro, (Ouest du Mali) a été la cible d’une attaque terroriste, jeudi, perpétrée par des individus armés non identifiés, rapportent plusieurs sources locales concordantes. «Le bilan provisoire fait état de cinq morts dont deux gendarmes et un policier ainsi que deux civils », précisent les mêmes sources. Après leur forfait, les assaillants, en grand nombre sur des motos dont des tricycles, se seraient dirigés vers le village de Warala. Selon un récent bilan dressé par la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA), au cours de sa traditionnelle conférence de presse, lundi dernier, les Forces de défense et de sécurité (FDS) ont neutralisé plus de 160 terroristes durant le mois de mars. AT/MD (AMAP)