Macina : Les travaux du port de pêche au menu
Macina, 28 Juillet(AMAP) Le préfet de cercle, Albaraka AG Amarizag a présidé mercredi à Macina la 2ème réunion des travaux du port du pèche de Ke-Macina, a constaté l’AMAP. Les échanges ont porté sur entre autres, l’état d’avancement des travaux, les observations, les recommandations et les prévisions mensuelles de l’entreprise Il s’agissait au cours de cette rencontre de permettre aux participants de s’enquérir de l’évolution et de la qualité des travaux Les participants ont constaté que l’état d’avancement des travaux est de 3,14%contre, un délai consommé de 125 jours sur 360 jours soit 35,28% Les membres du Comité de suivi ont fait beaucoup d’observations tout en soulignant leurs inquiétudes vue la montée de l’eau dans le fleuve Niger en cette période hivernale. Par ailleurs, le représentant de l’Entreprise Groupement SENO BTP/EAS sarl de s’engager pour résorber le retard accusé. Rappelons que ce Projet d’Appui a la Filière Halieutique au Mali (PAFHa+/ENABEL à comme maitre d’œuvre SAFIEXCO sarl et financé par l’Union Européenne et l’Agence Française de Développement A l’issue de la rencontre Monsieur le chef de l’’exécutif local Cercle a invité les participants à un suivi correct des travaux de réalisation de ce port de pêche véritable espoir de populations riveraines du Delta Intérieur du Niger. La prochaine réunion mensuelle est prévue pour le 24 Août 2022. AOK/KM (AMAP)
Dr Aly Tounkara, directeur du Centre des études sécuritaires et stratégiques au Sahel (CE3S) : «La présence de Barkhane au Niger n’est qu’un redimensionnement de sa visibilité »
Par Dieudonné DIAMA Bamako, 26 juil (AMAP) L’Armée française a redéployé ses soldats engagés au Sahel sur le territoire nigérien, après avoir quitté le Mali. Pourquoi le choix de notre grand voisin de l’Est? Pourquoi un changement de paradigme dans la coopération militaire avec ce pays? Qu’est-ce qui pousse la France à se maintenir au Sahel malgré le sentiment anti-présence exprimé dans plusieurs pays de la région? Autant de questions auxquelles a répondu Dr Aly Tounkara, directeur du Centre des études sécuritaires et stratégiques au Sahel (CE3S) dans un entretien avec l’AMAP. Pour le spécialiste de sécurité au Sahel, le choix du Niger pour le redéploiement de la Force Barkhane permet à la France de rester le plus près possible du dossier malien. Et, en même temps, d’avoir un regard vigilant sur ce qui se passe en termes de sécurité dans le Liptako Gourma, cette zone frontalière entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Dr Tounkara estime que le contrôle de cette partie dite zone des «trois frontières» est un des enjeux importants pour l’Hexagone. Une autre raison, et pas la moindre, selon le directeur du CE3S, est la préservation des intérêts des compagnies françaises comme Areva, Total, Bouygues, etc. Dr Tounkara livre également son analyse sur le changement de paradigme que l’Armée française entend opérer avec son redimensionnement au Niger. D’après lui, le sentiment anti-français (anti-politique française, plus précisément), exprimé un peu partout dans les pays du Sahel, témoigne de la nécessité pour Paris, à défaut de se remettre en cause, de questionner clairement sa manière d’agir dans la région, notamment le fait d’être perçu comme le premier acteur dans la lutte contre les groupes radicaux violents. Se référant à ce qui s’est passé au Mali, l’analyste soutient que c’est quelque chose qui pourrait s’apparenter à une sorte d’empiètement sur la souveraineté des États. Face à cette situation, selon Dr Aly Tounkara, la France s’efforcerait, aujourd’hui, à jouer un rôle accessoire, tout en restant aux côtés des forces partenaires nigériennes sans se substituer à elles. Il précise que c’est ce qu’elle faisait, jusqu’à une période récente, qui a provoqué ces différents soulèvements et la manifestation du sentiment anti-français çà et là. Malgré cela, le chercheur soutient que la présence de la France au Niger n’est autre qu’un redimensionnement de sa visibilité. « Car les finalités recherchées par cette présence demeurent la préservation des intérêts des compagnies françaises dans le Sahel », estime-t-il. En plus, de faire en sorte que la France reste influente sur le plan international à travers le Conseil de sécurité des Nations unies par sa présence dans le Sahel. Le directeur du CE3S estime, également, que cette présence lui permet de s’intéresser aux routes clandestines empruntées par les candidats à la migration irrégulière qui passent par les zones méditerranéennes pour regagner l’Occident. Pour lui, « les finalités de cette présence ne vont pas connaître de mutations mais ce sont les manières d’agir qui vont s’accommoder au gré des sentiments anti-français en matière politique et militaire exprimés çà et là ». PRÉSENCE DISCRÈTE – Pour Dr Tounkara, au Niger, on peut parler d’une présence discrète symboliquement. Mais au fond, quand on interroge certains officiers supérieurs de l’Armée nigérienne, des personnalités non des moindres parmi les populations, on se rend compte que ce redimensionnement de la Force Barkhane au Niger serait une affaire entre Paris et le président Mohamed Bazoum et certains de ses lieutenants. « Même si cette présence est légale car approuvée par l’Assemblée nationale, elle est loin d’être une volonté populaire affichée par les Nigériens », dit le chercheur. À propos de l’argument d’opérations ou patrouilles conjointes mis en avant avec ce redéploiement de la Force Barkhane, Dr Tounkara explique que c’est un concept qui voudrait dire que « dorénavant, les militaires français vont évoluer sous le commandement de l’Armée nigérienne ». Il estime que « c’est un beau discours » mais qu’il serait difficile pour la France de rompre avec les habitudes anciennes caractérisant sa présence militaire au Sahel. «Ça m’étonnerait fort que l’état-major nigérien planifie ou prenne des décisions et des initiatives, en associant l’Armée française comme un élément accessoire et que ces décisions soient exécutées», estime Aly Tounkara. D’après lui, « si la France venait à évoluer militairement sous la coupole de l’état-major nigérien, en termes d’opérations conjointes à mener, d’initiatives sécuritaires à réfléchir et à expérimenter, ce serait une aubaine pour l’Armée nigérienne ». Cependant, prévient le chercheur, il ne faut pas crier victoire car, «il serait naïf de penser que. du jour au lendemain, la France fasse fi de pratiques qui remontent à des siècles au nom d’une coopération d’égal à égal». Il pense plutôt qu’il faut concevoir une telle volonté de l’État français comme une quête de légitimation ou de légitimité de la part des éléments réticents au sein de l’Armée nigérienne à cette présence. Dr Tounkara rappelle que « ce qui a été reproché à la France au Mali et au Burkina Faso, à certains égards, c’est cette volonté de voir les Armées partenaires comme des accessoires et échappatoires ». «Cette image a beaucoup joué en défaveur de la France. Aujourd’hui, elle chercherait à changer cette image dont elle a été étiquetée dans le dossier malien», analyse Aly Tounkara qui soutient que ce sont des stratégies de positionnement sur le plan militaire, d’acceptabilité qu’orchestrerait, aujourd’hui, l’Armée française au Niger, en vue de plus de légitimité et, même, d’efficacité en termes de partenariat entre les deux pays. REDORER SON BLASON – Pour le directeur du CE3S, si le changement de paradigme venait à être opéré par l’Armée française, cela va, forcément, demander des efforts importants à consentir d’abord par l’élite politique française au pouvoir. Il s’agit, pour cette élite, de s’abstenir de s’ingérer dans les affaires éminemment internes des pays telles que les questions d’intégrité territoriale, de révision constitutionnelle, de choix politiques, entre autres. Le spécialiste estime, aussi, que la France aurait aujourd’hui tout à gagner en acceptant de sortir progressivement de son regard condescendant vis-à-vis des Armées partenaires. «Cela va beaucoup l’aider à redorer son blason. Une fois
Rencontre président de la Transition-gouverneurs : Au menu, retour de l’Administration et rétablissement des services sociaux de base
Bamako, 26 juil (AMAP) Le chef de l’Etat malien, le colonel Assimi Goita, a réuni, lundi, l’ensemble des gouverneurs de régions pour une rencontre inédite dont les échanges ont porté sur le bon fonctionnement des services de l’administration locale et régionale, ainsi que l’amélioration des services sociaux de base au profit des populations, Les travaux ont démarré dans la salle des banquets du palais de Koulouba, sous la présidence du chef de l’État. Prennent part à cette rencontre le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, plusieurs membres du gouvernement et les gouverneurs des régions et du District de Bamako. La rencontre de deux jours va se dérouler en deux phases. Dans un premier temps, chacun des gouverneurs procède à une présentation de la situation politique, économique, sécuritaire et sociale dans sa région. Et de faire le point des besoins propres de l’administration régionale et ceux des populations en termes de services sociaux de base (santé, éducation, routes, etc). Secundo, les membres du gouvernement apporteront des éléments de réponse aux doléances et préoccupations soulevées par les gouverneurs. Dans son discours d’ouverture, le président de la Transition a précisé que cette importante rencontre intervient dans un contexte marqué par des avancées notables dans la mise en œuvre des recommandations des Assises nationales de la refondation (ANR). À ce propos, il a cité la fixation de la durée de la Transition, l’adoption et la promulgation de la nouvelle loi électorale qui consacre la création de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE), la publication du chronogramme des réformes politiques et institutionnelles majeures ainsi que celui du référendum et des élections. D’autres avancées remarquables s’articulent autour de la création et l’installation de la Commission de rédaction de la nouvelle Constitution, la création et l’installation du Comité indépendant de suivi évaluation de la mise en œuvre des recommandations des ARN. CONDAMNÉS À RÉUSSIR – Ces résultats, selon le chef de l’Etat, s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre de la feuille de route de la Transition dont les axes portent sur le renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national, la promotion de la bonne gouvernance, la réforme du système éducatif, les réformes politiques et institutionnelles ainsi que l’adoption d’un pacte de stabilité sociale et l’organisation des élections générales. Ces axes, qui répondent aux principaux défis du Mali, demandent l’engagement des gouverneurs pour la réussite de ces missions. « En dépit du contexte difficile que notre pays traverse depuis 2012, le gouvernement ne ménage aucun effort pour mobiliser les ressources nécessaires à la réussite des missions de la Transition. Il ne saurait en être autrement, car nous sommes collectivement condamnés à réussir cette phase transitoire. Cela requiert, de nous tous, un engagement et une mobilisation sans réserve », a indiqué le chef de l’État. En outre, le président de la Transition a mis un accent particulier sur les missions attribuées aux gouverneurs. Il s’agit, entre autres, de préserver les intérêts nationaux, de veiller au respect des lois, règlements et décisions de l’état. «Vous devez également assurer l’information permanente du gouvernement sur la vie politique, économique, sociale et culturelle de la circonscription administrative», a déclaré le colonel Assimi Goïta. Ainsi, pour le chef de l’État, il est donc évident que les gouverneurs sont responsables de la réalisation des objectifs nationaux de développement assigné aux services déconcentrés de l’état dans les circonscriptions administratives. «Soyez à cet égard rassurés, car le gouvernement sera toujours à votre écoute et veillera à la mise à disposition de ressources nécessaires pour mener à bien vos missions», a assuré le colonel Assimi Goïta. Et de préciser que le retour et le renforcement de l’autorité de l’état demeurent une priorité du gouvernement malgré la persistance des menaces. Les travaux de la rencontre prennent fin aujourd’hui. Après la cérémonie de clôture, chaque gouverneur sera reçu en audience par le président de la Transition. OD/MD (AMAP)
Deuil : Le célèbre musicien du Kanaga Sory Bamba quitte la scène
Par Youssouf DOUMBIA Le grand musicien multi-instrumentiste, chanteur, auteur compositeur, arrangeur, chef d’orchestre de l’orchestre régional du Kanaga de Mopti s’est éteint, samedi dernier. Son décès a été annoncé par le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme dans un communiqué et a fait l’effet d’un coup de tonnerre dans un ciel serein. C’est un monument de la musique d’orchestre et des Semaines nationales et Biennales artistiques et culturelles du Mali qui s’en est allé définitivement. Fondateur et premier chef d’orchestre du Kanaga. C’est sous son maestria, que cet ensemble musical remportera successivement le titre de «meilleur orchestre» des biennales de 1974, 1976 et 1978. Ce qui lui conféra le titre d’orchestre national. Ainsi, le Kanaga ne pouvait plus participer aux compétitions de la Biennale. La Région de Mopti se fera donc représenter par sa formation B. Avec le Kanaga, Sory Bamba a su tirer le meilleur des sons et des rythmes des différentes ethnies de la Venise malienne. Ce découvreur de sonorités, marie admirablement les cultures. Les formations qu’il a dirigées ont collectionné les récompenses. Ses innovations ont marqué les années d’indépendance en Afrique. Il fut le premier à faire monter sur scène Ali Farka Touré, mais aussi à introduire dans la musique moderne la «calebasse-guitta» (calebasse renversée servant de tambour basse). L’un des meilleurs arrangements de Sory Bamba fut sans doute le morceau dédié au roi peul d’Hamdalaye, Sékou Amadou, intitulé : «Ambodédjo». Avec ce splendide morceau de compétition, il obtiendra le premier prix de la Biennale de la jeunesse en 1970. Puis, il s’intéresse aux Dogons avec leur répertoire musical resté jusqu’à présent dans l’anonymat, car réservé aux initiés. Au cours des années, Sory obtiendra toute la confiance des sages du pays Dogon et leur autorisation d’interpréter les musiques les plus secrètes de la société des masques. Arrangeur éclectique, Sory arrange d’abord «Sigui», «Manden po», puis «Ambendjélè», trois chants sacrés qui font découvrir au grand public la musique dogon. Le rythme du masque Kanaga (symbolisant le Dieu Amma) fait un tel tabac que le groupe prend le nom «Kanaga régional de Mopti», sous lequel il gagnera plusieurs récompenses. Il organisera même une sortie des masques sacrés en Europe et jusqu’au Japon ! C’est cette exploration moderne de thèmes dogons, peuls et bambaras qui fait l’objet du CD qu’il sortira en 1996 quant il avait entamé une carrière solo. élaboré à Mopti, enregistré à Bamako et à Paris, il rassemble les musiciens les plus sophistiqués de la scène de fusion africaine : Cheikh Tidiane Seck (clavier), Manu Dibango (sax), Boney Fields (trompette), et toute une pléiade de virtuoses maliens, issus de la tradition, mais aussi des solistes et improvisateurs raffinés, qui mettent au service d’une musique dansante les belles sonorités acoustiques de leurs instruments. Sory Bamba, l’un des arrangeurs les plus éclectiques de la musique malienne naquit en 1938 à Mopti. La Venise malienne, située à la jointure entre les deux «ailes» du pays qui s’étendent, l’une vers la forêt au Sud, l’autre, au Nord, vers le désert. Après les écoles française et coranique, il découvre les vertus de la musique ; il berce sa solitude en jouant de la flûte ou des percussions. Il apprécie particulièrement la musique moderne comme celle des pêcheurs venus du Ghana, qui ont une fanfare et un groupe Hi life, l’un des tout premiers styles électrisés de l’Afrique. Sory entend réunir la jeunesse par-delà les barrières des castes et ethnies : son premier groupe, c’est un «gumbé», un style de bal importé de Côte d’Ivoire -une formation encore acoustique, mais déjà détachée de la tradition. Kanaga du nom d’un masque dogon Sory y joue la trompette, un instrument qu’il a découvert au concert de Louis Armstrong à Bamako en 1956. Comme tous les jeunes musiciens africains de l’époque, il est fasciné par la musique noire américaine. Son premier groupe électrique portera le nom de «Bani Jazz»… Lorsque le Mali obtient son indépendance en 1960, le ministère en charge de la Culture crée une série d’orchestres régionaux chargés de mettre en valeur les musiques locales et de chanter l’avenir radieux des indépendances. Sory Bamba est choisi pour créer l’orchestre régional de Mopti, une formation électrique, avec des cuivres, pour lequel il arrangera tour à tour des thèmes peuls, bambaras, songhaïs, dogons… L’orchestre est rebaptisé «Kanaga» du nom d’un masque dogon représentant le Dieu Amma. Sory est aussi chargé de l’Ensemble instrumental traditionnel, une large formation où se côtoient des musiciens de toutes origines, pour laquelle il invente des méthodes d’arrangement inédites conciliant des modes musicaux et des instruments apparemment inconciliables. Ce travail le place à l’avant-garde des «musiques du monde», aux côtés des grands groupes guinéens financés par Sékou Touré, Horaya Band, Bembeya Jazz, les précurseurs de la musique mandingue électrique. Pour son dernier album solo intitulé : Dogon Blues, sorti en 2009, l’enregistrement des rythmiques s’est fait au Mali avec les musiciens originaux et leurs instruments acoustiques et la participation d’Ogodana Dolo de Sangha. Une fois la base rythmique posée, la scène africaine internationale a pris le relais à Paris. La plupart des participants sont ces musiciens sophistiqués grâce auxquels le jazz, depuis quelques années, trouve un nouveau souffle : de Manu Dibango (sur «Lawanayé ») au maître de la kora Toumani Diabaté, du clavier malien de Cheick Tidiane Seck, du ngoni de Mama Sissoko au synthé «africain» de JP Rykiel, en passant par la batterie de l’Ivoirien Paco Sery et toute une pléiade de nouveaux talents de l’Afrique internationale… C’est toute la scène qui se presse aux côtés de «l’orphelin à la mèche blanche» comme pour un hommage à l’aîné, l’un des visionnaires des musiques du monde. YD (AMAP)
L’Armée malienne neutralise un terroriste et interpelle sept suspects à Sévaré (état major)
Bamako, 24 juil (AMAP) Les Forces armées maliennes ont vigoureusement répliqué, dimanche, aux environs de 05h40, à Sevaré (Centre), à une attaque d’un groupe d’au moins 15 terroristes à bord d’un tricycle, a annoncé un communiqué de l’état-major général des Armées. L’Armée ne déplore aucune perte en vie humaine ni de dégâts matériels. Elle a neutralisé un terroriste et interpellé sept suspects, précisant que c’est après la mise en alerte des différentes unités, un ratissage a permis d’appréhender les suspects. « 01 tricycle, 01 PKM, 02 roquettes RPG-7, 03 maillons de PKM garnis, 01 obus de 60 mm, 02 grenades, 07 grenades HME improvisées, des cocktails Molotov improvisés ont été récupéré», ajoute le document. L’état-major général des Armées se « félicite de la réactivité et de la bravoure des hommes ». Il en appelle également « à la vigilance des populations dont le soutien et la collaboration constituent la clé de réussite de cette lutte antiterroriste ». Il rappelle que le respect des Droits de l’Homme (DH) de même que le Droit international humanitaire (DIH) « reste toujours une priorité dans la conduite des opérations des Forces armées maliennes », souligne le communiqué. SS/MD (AMAP)
L’Armée malienne neutralise 07 assaillants lors d’une attaque terroriste à Kati, près de Bamako (Communiqué)
Bamako, 22 juil (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont annoncé avoir neutralisé sept assaillants, interpellés huit et récupéré beaucoup de matériels, après avoir vigoureusement repoussé, très tôt vendredi 22 juillet 2022, une attaque terroriste contre la caserne de Kati, près de Bamako, a indiqué un communiqué Ce bilan provisoire fait état, côté FAMa, d’un mort, cinq blessés militaires et un civil, précise la source militaire. Le communiqué indique que l’attaque s’est déroulée aux environs de 05 heures du matin avec deux véhicules piégés remplis d’explosifs pour des actions kamikazes contre une installation de la Direction du matériel, des hydrocarbures et des transports des armées (DMHTA) du Camp militaire de Kati. « Les FAMa ont immédiatement procédé au bouclage de la zone, tout en engageant les opérations de ratissage qui se poursuivent à l’heure », selon la même source. La situation est sous contrôle et le ratissage est en cours pour débusquer les auteurs et leurs complices. « Le chef d’état-major général des Armées rassure les populations » et les invite « à vaquer à leurs occupations habituelles ». BD/MD (AMAP)
L’Armée malienne repousse une attaque terroriste à Kati, près de Bamako (Communiqué)
Bamako, 22 juil (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont vigoureusement repoussé, très tôt vendredi 22 juillet 2022, une attaque terroriste contre la caserne de Kati, près de Bamako, a indiqué l’Armée dans un communiqué. Le bilan provisoire est de 02 assaillants neutralisés précise le communiqué qui ajoute que l’attaque s’est déroulée aux environs de 05 heures du matin avec 02 véhicules piégés remplis d’explosifs. La situation est sous contrôle et le ratissage est en cours pour débusquer les auteurs et leurs complices. « Le chef d’état-major général des Armées rassure les populations » et les invite « à vaquer à leurs occupations habituelles. » BD/MD (AMAP)
Bla : Lancement du 1er passage de la Campagne de vaccination de la chimio prévention contre le paludisme saisonnier
Bla, 22 Juillet (AMAP) Le lancement de la Campagne de vaccination de la chimio prévention contre le paludisme saisonnier (CPS) 1er passage 2022 dans le cercle de Bla a été présidé par l’adjoint du préfet, Moriba Camara, mardi au domicile du Chef de quartier, a constaté l’AMAP. C’était en présence du représentant du président du conseil de cercle, du 2ème adjoint au maire, des représentants de l’ONG Catholic Relief Services (CRS), des partenaires financiers, de la société civile, de nombreuses femmes accompagnées de leurs enfants. Les enfants âgés de trois à 59 mois repartis entre 35 aires de Santé sont concernés par ce premier passage de cette campagne préventive contre le Paludisme Saisonnier dans le cercle. Les agents de santé mobilisés pour la cause feront le porte à porte durant cette opération qui durera 5 jours et concernera 84.729 enfants dans tout le cercle. La première dose de ce médicament a été donnée par l’adjoint du préfet, Moriba Camara qui a lancé un appel à tous les parents surtout en cette période hivernale de tout faire pour que les enfants puissent bénéficier de ce médicament, car prévenir vaut mieux que guérir. Pour rassurer la population du cercle, le Docteur Soumaila Diallo, représentant du médecin chef du centre de santé de référence de Bla a bien précisé que ce médicament concerne uniquement la prévention du paludisme et doit être donné pendant trois jours (2 comprimés le 1er jour et 1 comprimé respectivement les 2èmes et 3èmes jours. Le paludisme étant une maladie très grave transmise uniquement par la femelle du moustique appelée l’anophèle, tue beaucoup d’enfants chaque année. C’est pourquoi, les autorités administratives et politiques de Bla ont tour à tour lancé un vibrant appel aux parents des enfants de tout faire pour que les enfants âgés de 3 à 59 mois puissent bénéficier de ce médicament durant le passage des agents. MO/KM (AMAP)
Le gouvernement prend des mesures contre la menace d’inondation à Bamako
Par Souleymane SIDIBÉ Bamako, 21 juil (AMAP) Les pluies qui ont arrosé, Bamako, la capitale malienne, et ses environs, mercredi 20 juillet, dans l’après midi prouvent que l’hivernage s’est installé. Et déjà, les routes deviennent impraticables dans la Ville des trois caïmans. Pour cause, les eaux pluviales débordent des caniveaux et viennent s’installer sur les voies. Le risque d’inondation est très grand, cette année, au regard du volume des dernières pluies, selon plusieurs observateurs. Le constat général qui se dégage est que, malheureusement, le curage des caniveaux n’a pas réussi à changer la donne dans notre capitale. Les populations de nombreux quartiers de Bamako vivent la peur au ventre dès que le ciel s’assombrit. Vers 17 heures, sous une fine pluie, les agents de l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) avaient encore les pieds dans l’eau. A côté, la Banque de développement (BDM) a mobilisé les agents de la Protection civile de Dravela pour leur venir en aide. Tout le monde cherche alors à rejoindre son domicile dans le brouhaha de la circulation routière. Les réparateurs de moto sont débordés par les usagers dont les engins ont pris l’eau. Au niveau de l’ACI 2000, aux environs de 18 heures, les voies sont inondées par les eaux diluviennes. Le stress s’installe pour les usagers. Oumar N’Faly Camara, chef du Service d’assainissement et du contrôle des pollutions et des nuisances de la Commune IV pointe un doigt accusateur sur l’insuffisance des ouvrages et leur mauvaise conception. Selon lui, le réseau de drainage des eaux pluviales de la commune IV est très insuffisant et mal conçu. « Cela ne permet pas de drainer toutes les eaux normalement. C’est pourquoi, quand il pleut, l’on constate les stagnations importantes comme des mares en certains endroits », déplore-t-il. Selon le chef de service d’Assainissement de la Commune IV, l’ensemble des principaux collecteurs étaient curés chaque année. « Compte tenu de la crise que nous vivons, on a pu prendre en charge que trois principaux collecteurs dont le collecteur naturel du marigot de Woyowayanko, de l’Avenue Mohamed VI et celui de Sébénikoro. Ce sont les collecteurs qui ont été retenus cette année », fait savoir M. Camara. Le ministère des Transports et des Infrastructures alerte dans son rapport présenté en Conseil des ministres, ce mercredi 20 juillet, que les inondations sont provoquées par la déviation des eaux des collecteurs naturels, suite à l’occupation anarchique des emprises. PLUIES ABONDANTES – Les eaux passent par les collecteurs naturels comme Molobalini-kô, Missabougou et sous le pont tordu, à Kalaban Coura. « Ces collecteurs naturels font l’objet d’occupation anarchique, par des personnes qui ont construit des clôtures et des maisons dans les servitudes des cours d’eau, déviant complètement les eaux de pluies de leurs chemins naturels », regrettent les services techniques. Ajoutant que cette situation occasionne régulièrement des dégâts importants sur les routes, dans les concessions, les commerces, ainsi que les équipements collectifs riverains. Et le Conseil des ministres d’instruire la mise en place d’une Commission technique qui aura pour mission d’identifier les personnes ayant construit dans les lits des cours d’eau. De vérifier, également, les titres de propriété des constructions et de proposer les mesures de libération des cours d’eau et de leurs servitudes. Mieux, il s’agit de proposer les aménagements éventuels nécessaires en termes d’ouvrages d’assainissement. En attendant, tout laisse à croire que la menace d’inondation plane. Les pluies continueront à arroser la capitale et ses environs jusqu’au moins en septembre. SS/MD (AMAP)
Mali : Une attaque terroriste à Kolokani (Ouest) fait trois morts et des blessés (bilan provisoire)
Bamako, 21 juil (AMAP) La Brigade de la gendarmerie et le camp de la Force spéciale antiterroriste (FORSAT) de Kolokani (Ouest), à 124 km de Bamako, dans la Région de Koulikoro, ont été attaqués jeudi très tôt par des individus armés non identifiés, faisant trois morts et deux blessés, d’après un bilan provisoire. Cette attaque terroriste a été menée par des assaillants lourdement armés venus à bord de plusieurs véhicules, selon des témoins. « Effectivement, le détachement de la FORSAT basé à Kolokani depuis plusieurs mois a été attaqué tôt ce matin aux environs de 05 heures par des hommes armés non identifiés. L’attaque a duré près de deux heures et le bilan provisoire est lourd », a confirmé Cheick Diarra, une notabilité de la localité. Il a précisé que trois éléments de la FORSAT ont été tués. « Deux durant les échanges de tirs et le troisième, qui était gravement blessé, a succombé après l’attaque », a-t-il déclaré, ajoutant que deux gendarmes de la Brigade territoriale (BT) de la Gendarmerie de Kolokani, « qui montaient la garde de nuit devant les locaux de la Brigade ont été blessées dans l’attaque ». La BT de la gendarmerie de Kolokani et le campement qui abrite le détachement de la FORSAT sont contigus. Selon la même source, du matériel a été saccagé et incendié. Le véhicule de liaison de la gendarmerie a été emporté par les assaillants, le véhicule du Centre d’animation pédagogique (CAP) de Kolokani, stationné dans la cour de la gendarmerie, a été incendié. Des renforts appuyés par un hélicoptère de l’armée de l’air sont arrivés sur les lieux mais ont trouvé que les assaillants ont disparu. Une course poursuite a été engagée contre les agresseurs. SS/MD (AMAP)

