Afrobasket U18 Filles : Le Mali qualifié pour la finale

Bamako, 11 août (AMAP) La sélection nationale féminine malienne s’est qualifiée, jeudi,  pour la finale de l’Afrobasket U 18 en battant l’Angola 67-36, au Palais des sports de Mahamasina, à Madagascar. Avec cette victoire les jeunes maliennes assurent leur qualification pour la Coupe du monde U19 2023. En finale, prévue samedi, la capitaine Élisabeth Dabou Kamité et ses coéquipières affronteront les Égyptiennes qui ont fait chuter les Malgaches dans l’autre demi-finale (98-66). Chez les Garçons, les U18 maliens affrontent, aujourd’hui vendredi, les Malgaches. L’enjeu de cette confrontation sera une place en finale, mais également au Mondial de la catégorie. SSK/MD (AMAP)

Journée africaine de l’état civil : Renforcer les systèmes d’enregistrement et de production des statistiques

Bamako, 11 aout (AMAP) Le thème de la 5è édition de la Journée africaine de l’état civil, célébrée, mercredi, est : «mettre à profit la coordination, le leadership des pays pour renforcer les systèmes intégrés d’enregistrement des faits d’état civil et de production des statistiques de l’état civil : un vecteur pour compter tout le monde. » Instituée en 2018, cette journée est une opportunité pour mieux appréhender les acquis enregistrés dans le cadre de l’enregistrement des faits d’état civil. Mais aussi jeter un regard critique sur la gestion de notre système d’état civil. A l’instar des autres pays d’Afrique, le Mali a célébré, à Bamako et dans la Région de Kayes, cette 5è édition. Dans la capitale, l’évènement était placé sous la présidence du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du gouvernement, le colonel Abdoulaye Maïga, en présence de ses collègues en charge des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, de la Justice, Mahamadou Kassogué et de la Santé, Diéminatou Sangaré. Et, également des partenaires techniques et financiers et de plusieurs autres personnalités. Depuis l’indépendance, l’état civil constitue une préoccupation majeure au Mali. C’est ainsi que plusieurs actions pertinentes ont été menées, notamment l’évaluation exhaustive du système d’état civil ayant abouti à l’adoption de la Stratégie nationale de l’état civil (SNEC), l’organisation des campagnes de rattrapage et des audiences foraines pour atteindre le maximum de personnes et celle d’un Recensement administratif à vocation d’état civil (RAVEC). S’y ajoutent l’archivage physique et la numérisation des actes d’état civil. BONNE PLANIFICATION – « Grâce à ces acquis, non moins importants, le Mali est cité en exemple dans le cadre de l’amélioration de l’enregistrement des faits d’état civil en Afrique », s’est réjoui le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. En effet, chaque Etat a besoin de connaître ses statistiques démographiques, ses caractéristiques et ses tendances en termes de naissance, de décès et autres indicateurs fondamentaux tels que les taux de mariage et de divorce. Pour le colonel Abdoulaye Maïga, les données fournies par un système d’état civil fonctionnel permettent une bonne planification et une mise en œuvre efficace des politiques de développement, notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’eau et de l’assainissement. Il a ajouté que l’absence de telles données risque de « fausser la planification et les réponses étatiques visant à améliorer les conditions de vie des populations ». D’après le chef du département en charge de l’Administration territoriale, seul un enregistrement efficace, capable de fournir des informations détaillées sur la croissance démographique à chaque niveau administratif, peut permettre à la collectivité d’apprécier, entre autres, les tendances générales de la natalité et de la mortalité. Et d’identifier les disparités géographiques, sociales ou selon le sexe sur le territoire national. Faut-il le rappeler, l’état civil a également des implications directes sur la sécurité, les politiques publiques, la gouvernance, la planification et le développement des systèmes de suivi évaluation au niveau national. De son côté, la représentante du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), Andrea Berther, a félicité le gouvernement pour les différentes initiatives et les résultats encourageants enregistrés dans le domaine du système d’enregistrement et de statistiques de l’état civil, en général et des enregistrements de naissance, en particulier. « Si les résultats sont généralement satisfaisants avec un taux national estimé à environ 87% de naissance enregistrés, il faut, cependant, noter que ce taux reste très faible dans certaines régions, particulièrement en milieu rural », a relevé Mme Berther. Comme les autres partenaires présents, l’UNICEF, à travers la voix de sa représentante, a réaffirmé sa disponibilité et son accompagnement pour accélérer l’amélioration et la transformation du système d’état civil au Mali. BD/MD (AMAP)

Conseil national des prix : Les clarifications du ministre Mahmoud Ould Mohamed

Bamako, 11 août (AMAP) Le ministre malien de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, a partagé avec la presse, mercredi, les conclusions du Conseil des ministres extraordinaire de dimanche dernier sur «la vie chère» et la hausse des prix des produits de base, a constaté l’AMAP. Le ministère en charge de l’Industrie veut mettre fin à l’anarchie dans la fixation des prix de certaines denrées de base (sucre, huile alimentaire et riz brisure) et qui serait à l’origine, depuis un moment, de la «hausse injustifiée» des prix de ces produits. Cela à travers la vérification obligatoire de la fixation des prix, le contrôle du respect des conventions et règlements en vigueur. Un Conseil national des prix tenu à cet effet dans les locaux du département a été présidé par le ministre Mahmoud Ould Mohamed. C’était en présence des commerçants importateurs, grossistes et détaillants de toute la chaine de distribution des produits de première nécessité. «Nous avons constaté que sur les produits subventionnés, il y a eu une certaine augmentation des prix sans au préalable passer par le Conseil national des prix. Il s’agit de l’huile alimentaire, du riz brisé à 50% et du sucre. L’État a accepté de laisser tomber près de 14 milliards de Fcfa pour que ces produits soient accessibles aux populations », a dit le ministre. «Le Conseil national des prix et nous, intervenons pour faire en sorte que cette politique puisse être poursuivie et exécutée normalement sur le marché dans le respect des engagements des uns et des autres », a-t-il poursuivi. « L’ensemble des acteurs qui ont souscrit à cette activité ont signé un cahier de charges dans lequel il était consigné un prix plafond. Le sucre a connu une hausse vertigineuse qui ne se justifie pas», a rappelé le ministre en charge du Commerce. Face à la situation, le Conseil des ministres extraordinaire de dimanche a pris des décisions pour endiguer le phénomène. Ces dispositions avaient trait, entre autres, à la vérification obligatoire de la fixation des prix, le contrôle du respect des conventions et règlements en vigueur. Le communiqué du Conseil des ministres  invite, également, la population à dénoncer les cas d’augmentation des prix et à renforcer les fréquences des contrôles des brigades de contrôle. « Pour y arriver, a promis Mahmoud Ould Mohamed, les brigades de contrôle du respect des cahiers de charges signés entre le ministère de l’Industrie et du Commerce et les grands importateurs vont sévir pour exiger le respect des prix plafonds consensuels fixés pour certaines denrées de première nécessité ». Cela, en intensifiant le contrôle sur toute la chaine de distribution et en mettant en place un comité interministériel qui s’assurera que toutes les décisions prises lors du Conseil ont été exécutées. Il s’agit, par exemple, de l’obligation d’affichage des prix, de l’évaluation de la situation du sucre et de l’huile alimentaire. « Car, a estimé le ministre en charge du Commerce, il est inacceptable que des prix soient fixés unilatéralement par des acteurs et appliqués sur le marché sans passer par le Conseil national des prix». Reconnaissant que c’est grâce au secteur privé que le Mali a pu tenir l’embargo pendant les six mois derniers, Mahmoud Ould Mohamed a invité les membres de la chaine de distribution « à se donner la main pour contrôler le secteur en vue de soulager la population ». FC/MFD (AMAP)

Afrobasket U18 Garçons et Filles : Les deux sélections maliennes en demi-finales

Bamako, 11 août (AMAP) Le Mali s’est qualifié pour les demi-finales de l’Afrobasket U18 Garçons 2022, mercredi, en infligeant un cinglant 106-46 aux Béninois. Favoris du quart de finale, les Aiglons se sont brillamment qualifiés, en faisant une véritable démonstration et ne jurent que par le titre continental. Les joueurs du technicien Moussa Cissé, emmenés par Mahamadou Diarra, ont débuté la partie sur des chapeaux de roue, en remportant le premier quart temps avec 21 points d’écart (32-11). Au deuxième quart temps, le Bénin va hausser le niveau de son jeu mais sans parvenir à inquiéter les Aiglons qui s’imposent 48-24. Dans les deux derniers quarts temps, les Béninois n’ont quasiment pas existé. En atteste le score de la partie : 79-39 au troisième quart temps et 106-46 dans le quatrième et dernier acte. Mahamadou Diarra a terminé meilleur marqueur de la rencontre, avec 24 points, 17 rebonds. Amadou Doumbia (21 points) et Malick Diallo (19 points) ont également ajouté leur touche au festival offensif des Aiglons. En demi-finale, le Mali affrontera, aujourd’hui (Ndlr, jeudi) le pays hôte, Madagascar qui a éliminé la Guinée dans l’autre quart de finale (…). «Nous allons aborder les demi-finales comme nous l’avons fait pour la phase de poules, c’est-à-dire avec la même envie de gagner et le même objectif : aller jusqu’au bout», a dit Moussa Cissé, après la rencontre contre le Bénin. Le technicien malien a renchéri : «La phase initiale est désormais derrière et chaque match sera comme une finale qu’il faut gagner. Il ne reste plus que quatre pays en lice et tout le monde nourrit le même rêve, à savoir remporter le titre continental. » « Il faut d’abord atteindre la finale et se qualifier pour la prochaine Coupe du monde de la catégorie. Donc, notre premier devoir est d’avoir l’une des places qualificatives du Mondial 2023. Ensuite, on va se battre pour aller jusqu’au bout», a ajouté Cissé. Sur le tableau féminin, les Aiglonnes ont, également, assuré leur place en demi-finales en battant la Guinée. Elles en découdront ce jeudi, en demi-finale, avec les Angolaises qui ont éliminé l’Ouganda. SSK/MD (AMAP)

Trois jours de deuil national en hommage aux soldats tombés à Tessit, dans le Nord du Mali

Bamako, 11 août (AMAP) Un deuil national de trois sur l’ensemble du territoire malien a été décreté, mercredi, par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, suite à l’attaque terroriste complexe et coordonnée contre une unité des Forces armées maliennes FAMa, dimanche, à Tessit (Nord) dans le Cercle d’ Ansongo « Un deuil national de 03 jours est décrété à compter du jeudi 11 août  à 00h au samedi 13 août 2022 sur toute l’étendue du territoire national en hommage aux victimes de l’attaque terroriste perpétrée à Tessit le dimanche 07 août 2022 », indique le décret  présidentiel. Le bilan de l’attaque terroriste  est de 42 militaires morts et 22 blessés, selon un communiqué du gouvernement en date du mercredi 10 août, qui fait état « de 37 terroristes tués et d’un important lot de matériels détruits par des frappes aériennes de l’armée, ainsi que d’autres récupérés. Le communiqué précise que les Forces armées maliennes (FAMa) « ont vigoureusement riposté tout en mettant en avant la protection des civils au cours de violents combats qui ont duré plusieurs heures .» « En cette douloureuse circonstance, le gouvernement présente les condoléances les plus émues de la Nation  aux familles des victimes et souhaite prompt rétablissement aux blessés », poursuit le texte. « Le président de la Transition, chef de l’État, chef suprême des armées, le gouvernement de la Transition et l’ensemble du peuple malien, condamnent énergiquement cette attaque lâche et barbare ayant occasionné des victimes civiles et militaires ainsi que des dégâts matériels », indique le communiqué Le gouvernement  loue les efforts constants des « vaillantes Forces de défense et de sécurité maliennes » et assure « qu’une enquête sera ouverte pour faire la lumière sur les circonstances de cette attaque terroriste, puis traquer et traduire ses auteurs et complices devant la justice. » AT/MD (AMAP)

La Guinée et le Mali veulent imprimer un nouvel élan à leur coopération

Bamako, 10 août (AMAP) Une délégation dépêchée par le président de la transition en Guinée est arrivée vendredi dernier, à Bamako, où elle a été reçue, le lendemain, en audience par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, dans sa résidence à Kati. Les échanges avec la délégation guinéenne, conduite par le ministre secrétaire général de la présidence guinéenne, le colonel Amara Camara, et en présence des ministres maliens des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, et du Transport et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko ont, essentiellement, porté sur le renforcement de la coopération bilatérale. Au terme de la rencontre, l’émissaire guinéen a fait savoir qu’il était venu transmettre « le message d’amitié et de fraternité du président de la Guinée, le colonel Mamadi Doumbouya à son homologue malien ». Il  a, aussi, révélé que cette audience a été l’occasion, pour lui, de rendre compte au chef de l’Etat des réunions qu’il a eues « avec la partie malienne sur des sujets d’intérêt stratégique pour nos deux pays. » Le colonel Camara a remercié le président de la Transition au Mali pour toute l’attention et la main tendue à l’endroit de son pays, avant de souligner qu’il a, aussi, évoqué avec le chef de l’Etat malien « les questions de réussite des processus de transition, dans l’intérêt de nos deux peuples ». Le ministre secrétaire général a, également, déclaré qu’il retourne à Conakry satisfait de tout ce qui se passe à Bamako. Cette visite a permis, selon lui, de raffermir davantage les liens de coopération entre le Mali et la Guinée. «Et nous espérons pouvoir revenir très rapidement pour donner suite aux conclusions de nos travaux», a dit l’hôte de marque. En tout cas, «nous partons très satisfaits », a-t-il insisté. Il a remercié le président Assimi Goïta, le gouvernement et l’ensemble du peuple malien, avant de souhaiter « bonne chance dans la conduite de la Transition dans nos deux pays. » Selon lui, la Guinée et le Mali sont deux pays liés par l’histoire, la géographie et la culture. « Ces liens séculaires qu’entretiennent nos deux peuples sont de plus en plus matérialisés par les héritiers des pères de l’indépendance, les présidents Ahmed Sékou Touré et Modibo Keïta », a ajouté le colonel Camara. Cette coopération concerne les secteurs clés pouvant donner de l’oxygène en quantité aux «deux poumons d’un même corps. ». Cette visite fait suite à la celle effectuée, récemment, à Conakry par des ministres maliens. Pendant les sanctions imposées au Mali par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), la Guinée a été le seul pays de l’Organisation sous regionale à maintenir ses frontières ouvertes avec le Mali. NK/MD (AMAP)

Mesures gouvernementales pour faire respecter les prix plafonds des denrées

Bamako, 10 août (AMAP) Un Conseil des ministres extraordinaire tenu, dimanche, à Koulouba sous la présidence du chef de l’État, le colonel Assimi Goïta, a pris certaines décisions face à la flambée injustifiée des prix. Le gouvernement a, ainsi, décidé de « réaffecter les quantités subventionnées non exécutées au cordon douanier, représentant au moins un mois et demi de consommation à d’autres opérateurs économiques’, annonce le communiqué sanctionnant le Conseil des ministres extraordinaire. « Cependant, cette réaffectation, en ce qui concerne le sucre, pourra être accompagnée éventuellement par l’allocation d’une quantité supplémentaire correspondant à environ un mois de consommation’, ajoute le communiqué. Outre la vérification de l’affichage obligatoire des prix des différents produits dans les lieux de commerce, le  contrôle du respect des conventions et règlements en vigueur, « le gouvernement exhorte la population à dénoncer systématiquement les cas de violation des prix des produits subventionnés, en appelant aux numéros mis à sa disposition à cet effet. » « A cet égard, très prochainement un numéro vert pour la dénonciation des cas de violation des prix des produits subventionnés, sera mis en place », annonce le gouvernement. Le renforcement de la fréquence des contrôles, l’augmentation de la taille des brigades de contrôle des prix en y adjoignant des éléments des Forces de sécurité sont des mesures de dissuasion, également, envisagées. Tout comme le contrôle sera intensifié à tous les niveaux de la chaine de distribution et un comité interministériel de suivi de la mise en œuvre des mesures prises sera mis en place. Depuis la levée de l’embargo contre le Mali, l’on assiste une augmentation spectaculaire et injustifiée des prix sur certains produits de première nécessité. Cette flambée soudaine est d’autant plus sauvage qu’elle a fait monter proportionnellement un mécontentement de la population qui subit de plein fouet cette poussée d’adrénaline. « Les ménages ne savaient plus où donner de la tête et tournaient tout naturellement le regard vers les autorités pour arrêter l’hémorragie financière. Fort heureusement, le gouvernement a pris la mesure de la grogne et a pris les dispositions pour rappeler à l’ordre les commerçants qui bénéficient des allègements fiscaux’, dit le communique du Conseil des ministres de dimanche. « C’est ainsi que le Conseil national des prix avait convenu des prix planchers à respecter en avril dernier et qui sont toujours en vigueur », a rappelé le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed. À titre d’exemple, le prix du sucre importé fixé à 600 Fcfa le kg, prix plafond détaillant, est cédé de manière injustifiée à 800 Fcfa. Pourtant, pour atténuer l’impact des différentes crises sur les populations, notamment la maladie à coronavirus, aggravé par les sanctions illégitimes et illégales de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) contre le Mali, le gouvernement a accordé 14 milliards de Fcfa de subvention. Une subvention qui a abouti à la fixation des prix, conformément aux dispositions de l’Arrêté n°2022-0865/MIC-SG du 06 avril 2022 portant administration des prix de certaines marchandises parmi lesquelles le sucre dont le kg est cédé à un prix plafond de 600 Fcfa. BBC/MD (AMAP)

Afro-basket U18 garçons et filles : Les deux sélections maliennes en quarts de finale

Bamako, 10 août (AMAP) Le Mali a fini premier de la poule B, après un carton contre la Guinée sèchement battue 74-39,  dans un match maîtrisé de bout en bouts et au terme des phases de groupe de l’Afrobasket U18 garçons et filles, qui  ont pris fin lundi avec les rencontres de la troisième et dernière journée. Lors de cette rencontre, Abdramane Kanouté s’est illustré en cumulant 26 points, 6 rebonds et 6 ballons récupérés. Les Aiglons ont démarré le tournoi avec une victoire contre le Rwanda (67-49) avant de perdre contre l’Angola (57-61) et de s’imposer devant l’Egypte (46-41). Aujourd’hui (Ndlr, mercredi) , les doubles tenants du titre de champions d’Afrique affronteront le Bénin, en quarts de finale, à partir 12h au Palais des sports Mahamasina (Antanarivo). Pour leur troisième participation au tournoi, les Ecureuils (surnom de la sélection béninoise) ont terminé quatrièmes mais n’ont enregistré aucune victoire lors des phases de groupe : défaite face à Madagascar (102-41), au Sénégal (39-94) et à l’Algérie (85-50). Sauf coup de tonnerre donc, les Aiglons devraient damer le pion aux Béninois et valider leur ticket pour le dernier carré. «Je félicite mes joueurs et les encourage. Après la phase de poules, on les a rencontrés par rapport au quart de finale. On leur a dit de rester concentré et d’avoir à l’esprit qu’il n y’a pas de match facile à ce niveau», a confié le coach Moussa Cissé après la qualification de ses joueurs. Et de poursuivre : «Le staff médical fait un excellent travail. Il faut le féliciter. Les médecins font tout pour une bonne récupération de l’ensemble des joueurs». Pour le technicien des Aiglons, les objectifs du Mali sont clairs : remporter le trophée et se qualifier pour le Mondial de la catégorie. «Notre objectif, c’est la qualification pour la Coupe du monde. Pour ce faire, nous allons tout faire pour conserver notre trophée. Les enfants savent que ce ne serait pas facile. Tout le monde est venu pour faire un bon résultat». Pour les autres quarts de finale, la Guinée défiera Madagascar à 14h30, alors que l’Algérie sera opposée à l’Égypte, demain jeudi, à 12h. Quant à l’Angola, il se frottera au Sénégal, finaliste de la précédente édition, à 14h. Ce choc apparait comme une finale avant la lettre. Sur le tableau féminin, la sélection nationale malienne est, également, qualifiée pour les quarts de finale. L’internationale Mariam Haïdara et ses coéquipières ont terminé à la tête de leur poule, avec 4 victoires en autant de sorties. Les Aiglonnes affronteront aujourd’hui (Ndlr, mercredi) les Guinéennes en quarts de finale dans la salle gymnase Vatotsy à Antsirabe. Vice-championne en titre, les joueuses de Sory Diakité visent la couronne continentale cette année. SSK/MD (AMAP)                                

Marché Woonida à Bamako : La bonne affaire des écoliers petits porteurs d’occasion

Par Nahawa SANGARÉ Bamako, 10 aout (AMAP) Au marché «Woonida», vous ne pouvez pas les manquer !!! Les porteurs de bagages de circonstance. De jeunes écoliers qui portent les bagages ou des paniers de condiments des clientes et clients vers leur véhicule contre une petite rétribution. Ils s’imposent parfois par leur «agressivité». Le marché «Woonida» est devenu la zone de prédilection de ces jeunes écoliers porteurs en période de vacances. Ils se promènent dans le marché et proposent leurs services aux clients du marché. Pendant les vacances scolaires, le phénomène prend une autre dimension parce que ces jeunes écoliers s’essaient à cette activité, en vue de préparer la prochaine rentrée pour certains ou de subvenir à leurs petits besoins pour d’autres. En tout cas, ils sont nombreux à porter les bagages dans ce marché réputé pour ces condiments accessibles à toutes les bourses et où bien de personnes s’approvisionnent. Comme en ce premier jour du mois d’août. Il est environ 10h, sous un ciel un peu nuageux et dans un brouhaha ambiant, Moussa Diallo se faufile entre les clients et propose ses services à qui veut bien y recourir. Il répète à l’envi en bambara : «doni be taa», (Avez-vous quelque chose à faire porter). Il s’époumone parfois avant de reprendre son souffle et de poursuivre une cliente. La vieille dame, qui venait d’arriver accepte de se faire accompagner par le jeune porteur de bagages. A la fin des courses, celui-ci achemine le panier de condiments dans la voiture de la cliente qui lui tend, généreusement, un billet de 500 Fcfa. Le garçon de 14 ans nous a confié qu’il est élève en 8è année dans un établissement scolaire à Sébénicoro, en Commune V du District de Bamako. Il exerce cette activité pendant les vacances. «Je suis au marché à partir de 8h pour retourner à la maison aux environs de 18h. J’essaie de servir au mieux la clientèle afin d’avoir un peu d’argent pour aider ma famille à faire face à certaines petites dépenses mais, aussi, à assurer mes petits besoins», déclare le jeune écolier. Il dit laisser les clients lui payer ses services à leur convenance. Certains lui donnent des pièces (200, 300 voire 400 Fcfa), d’autres des billets de 500 ou 1 000 Fcfa. Il ne parle pas de sa recette journalière mais, tout porte à croire qu’il arrive à tirer son épingle du jeu. C’est aussi le cas de Nouhoum Traoré, un autre jeune élève qui habite au quartier Banconi. Il aussi porte le panier de condiments, les bagages des clients. Il pense pouvoir, avec le peu d’argent qu’il gagne au quotidien, soutenir sa mère et s’acheter des fournitures scolaires pour la prochaine rentrée des classes. «L’année dernière, j’ai payé moi-même mes fournitures grâce à ce travail de bagagiste», souligne-t-il. Contrairement aux deux premiers interlocuteurs, Samba Guindo a abandonné les bancs. Il pratique cette activité depuis deux ans maintenant. «Ce travail me permet de gagner dignement ma vie depuis que j’ai quitté l’école. Je ne sais rien faire d’autre que ça. Et ça me nourrit, même si certains ne perçoivent pas notre importance et nous agressent verbalement en nous traitant de voyous», relève le jeune homme de 19 ans. Il s’empresse, aussi, de préciser que tous ne sont pas pareils. « Certains clients sont très généreux avec nous », ajouteNS-t-il. Oumou Saye est une cliente. Elle se dit satisfaite des services des jeunes porteurs de bagages. « J’y ai recours chaque fois que j’arrive au marché. C’est une façon d’encourager la socialisation des enfants et de les préserver de la déviance », explique succinctement la dame. A la différence d’autres, une autre cliente déplore le phénomène et pense plutôt que ça devrait même préoccuper la société et interroger sur l’avenir de ces enfants. Elle invite « la communauté à veiller à l’éducation de nos enfants afin de leur garantir un avenir plus radieux ». Pour elle, « il est grand temps de sortir du schéma de la débrouillardise et de penser au bonheur des enfants ». NS/MD (AMAP)  

Mali : Le Conseil de cabinet revoit à la baisse le budget 2022

Bamako, 10 août (AMAP) Le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, a présidé, mardi, dans la salle de conférence de la Primature, un conseil de cabinet consacrée à l’examen de l’avant-projet de loi portant modification de la loi des finances pour l’exercice 2022, annonce le ministère de l’Economie et des Finances (MEF). « La crise ukrainienne et les sanctions illégales et injustes prises par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) contre notre pays déjà confronté à la double crise sécuritaire et sanitaire liée à la Covid-19 ont eu un impact négatif sur l’économie nationale en provoquant un ralentissement des activités économiques et, par extension, une diminution des recettes de l’État », explique le MEF dans un communiqué. « Ce qui fait que notre équilibre budgétaire risque d’être rompu, car les recettes que nous attendons et qui sont liées au commerce, risquent de ne pas être atteintes», a expliqué, au terme de la rencontre, le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou. «Comme ces objectifs ne seront pas atteints, nous avons estimé que nous risquons de perdre à peu près 190 milliards de Fcfa de recettes. Donc, il fallait nécessairement revoir comment redistribuer les dépenses», a indiqué le chef du département en charge des Finances. Dans cette situation de une baisse de recettes budgétaires, il faut prendre en compte deux facteurs importants, selon le ministre. «L’année dernière, le gouvernement a eu une discussion avec les syndicats qui a abouti à une unification de la grille salariale au niveau de la fonction publique. Ce qui devait avoir un effet complémentaire sur cet exercice qui n’était pas forcément budgétisé au début. Donc, nous avons vu qu’on a une dépense supplémentaire en salaire de 66 milliards de Fcfa qu’il fallait mettre dans le budget, mais aussi, celle liée à la sécurisation de tout le territoire», a expliqué le ministre de l’Économie et des Finances. A ce propos, Alousséni Sanou a soutenu que 113 milliards de Fcfa ont été engagés dans ce sens, notamment au niveau des ministères de la Défense et de la Sécurité. Les deux montants qui font environ 179 milliards de Fcfa, viendront augmenter les dépenses. «Il s’agira de réduire de 318 milliards de Fcfa les dépenses des autres ministères afin de pouvoir avoir un budget plus ou moins équilibré et ressortir avec des taux de déficit budgétaire similaires au déficit initial qui était prévu dans la loi de finances». Ainsi, dira le ministre Sanou, «nous avons les recettes budgétaires qui passent de 2.130 milliards de Fcfa à 1.982 milliards de Fcfa. Et les dépenses budgétaires qui passent de 2.748 milliards de Fcfa à 2.647 milliards de Fcfa». Selon lui, le déficit budgétaire qui était attendu (4,7%), est passé à 5,2%. «Donc, on a un creusement de déficit de 47 milliards de Fcfa lié aux impacts de toutes les évolutions que nous avons connues dans l’environnement», a conclu le premier responsable de l’hôtel des Finances. BD/MD (AMAP)