Mali : Le président sénégalais arrivé à Bamako
Bamako, 15 août (AMAP) Le président sénégalais, Macky Sall, président en exercice de l’Union africaine (UA) est arrivé à Bamako ,lundi, pour une visite d’amitié et de travail de quelques heures, a constaté l’AMAP. À sa descente d’avion, il a été accueilli par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, en présence du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, du président du Conseil national de Transition (CNT), le colonel Malick Diaw, et de plusieurs membres du gouvernement. L’évènement a également enregistré la présence des autorités administratives et coutumières de Bamako ainsi que le corps diplomatique. Après le cérémonial d’accueil, le président Macky Sall a déclaré être porteur d’un message d’amitié et de bon voisinage, de l’Afrique auprès du peuple malien. Avant de rappeler que « le Mali est un pays important, un pays pivot en Afrique de l’Ouest. » L’objectif de cette visite, selon le président Sall, est d’échanger et travailler ensemble avec les autorités maliennes « pour une issue heureuse à cette Transition et aussi pour que le Mali retrouve sa place dans le concert des Nations africaines et internationales ». Selon le programme officiel de la visite, le chef de l’État sénégalais aura un tête à tête avec le colonel Assimi Goïta au Palais de Koulouba, avant une séance de travail élargie aux délégations des deux pays. Il est prévu que le colonel Assimi Goïta offre un déjeuner à son hôte du jour qui devrait s’adresser à la presse avant de repartir à Dakar. À noter que le chef de l’État sénégalais effectue ainsi sa première visite officielle en territoire malien depuis le renversement du régime du feu président Ibrahim Boubacar Keïta. Cette visite du président Sall à Bamako intervient également quelques semaines après la levée des sanctions imposées au Mali par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union économique monétaire Ouest africaine (UEMOA). Le séjour de Macky Sall en terre malienne est mis à profit pour discuter avec les autorités maliennes des questions liées à la coopération économique entre les deux pays. Le Mali est l’un des principaux partenaires économiques du Sénégal dans la sous-région ouest-africaine. AT/MD (AMAP)
Transfert : Mohamed Camara débarque à Monaco
Bamako, 15 août (AMAP) Le jeune milieu de terrain des Aigles du Mali, Mohamed Camara, s’est engagé, dimanche, avec l’AS Monaco, le club de la Principauté, pour les cinq prochaines saisons. Présent samedi au stade Louis-II pour assister au match Monaco-Rennes (1-1), le désormais ancien milieu de Salzbourg, a été acheté pour 15 M€ (environ 9,8 milliards de Fcfa) selon les informations du quotidien sportif français, L’Équipe. Sur sa page Snapchat, le joueur s’est dit content de rejoindre l’Hexagone pour un nouveau challenge. «Je suis très heureux de rejoindre un grand club comme l’AS Monaco. Après ma formation au Mali, j’ai eu l’opportunité de vivre de très belles saisons au sein du Red Bull Salzbourg où je me suis aguerri et où j’ai pu vivre une magnifique première expérience en Europe. Il fallait juste attendre le temps et la décision de Dieu», a réagi Mohamed Camara. Le directeur sportif de l’AS Monaco, Paul Mitchell ne tarit pas d’éloge sur l’ancien joueur du Réal de Bamako : «À seulement 22 ans, Mohamed possède déjà un palmarès significatif pour son âge. En plus des titres remportés avec le Red Bull Salzbourg, il a aussi vécu plusieurs épopées victorieuses avec les sélections de jeunes du Mali ». « Mohamed n’a cessé de progresser ces dernières saisons, réalisant des performances de haute volée en championnat mais aussi sur le plan international, en Ligue des champions d’Europe et avec le Mali. Il a cet état d’esprit tourné vers le collectif et la gagne. Son profil de milieu récupérateur complet sera un atout supplémentaire dans notre organisation collective», a ajouté Paul Mitchell. Il s’agit de la cinquième recrue du club monégasque, après les signatures de Takumi Minamino, Breel Embolo, Thomas Didillon et Malang Sarr. Avec cette signature, Mohamed Camara retrouvera une colonie des joueurs maliens en France, notamment Hamari Traoré (Rennes), Falaye Sacko (Montpelier), Ibrahima Koné (Lorient), El Bilal Touré (Reims), Boubacar Traoré (Metz). DB/MD (AMAP)
Le Premier ministre malien Choguel Kokalla Maïga en « repos forcé » (officiel)
Bamako, 13 août (AMAP) Le Premier ministre malien Choguel Kokalla Maïga, a été placé en « repos forcé » suite aux conseils avisés de son médecin, a annoncé la Primature ce samedi, sur les réseaux sociaux. « Après 14 mois de travail sans répit, le Premier ministre, chef du gouvernement, Choguel Kokalla Maïga, a été mis en repos forcé par son médecin », selon cette source qui précise, également, que le chef du gouvernement reprendra ses activités « la semaine prochaine.» Choguel Kokalla Maïga a été nommé à la tête du gouvernement le 17 juin 2021 par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. AT/MD (AMAP)
Hajj et Omra : Le ministère saoudien autorise tous les types de visas
Bamako, 15 août (UNA-AMAP) Le ministère saoudien du Hajj et de la Omra a permis aux titulaires de tous les types de visas et aux voyageurs de tous les pays, à des fins de tourisme et de visites, d’effectuer la Omra 2022, pendant leur séjour au Royaume d’Arabie saoudite, annonce l’Union des agences de presse de l’Organisation de la coopération islamique (UNA-OCI). Cette possibilité est offerte, aussi, aux voyageurs qui ont obtenu des visas des États-Unis d’Amérique, du Royaume-Uni et des pays Schengen, « dans le cadre des efforts déployés pour faciliter les procédures de la Omra et de fournir des services de qualité, conformément aux objectifs des programmes de la Vision 2030 du Royaume ». La plateforme « Maqam », en coopération avec nombre d’entreprises et d’agences de tourisme agréées, permet la possibilité d’obtenir un visa Omra pour ceux venant de l’extérieur du Royaume, et de choisir le forfait de services disponible sur l’une des plateformes électroniques agréées via le lien : https://maqam.gds.haj.gov.sa/. « Ceux qui ont obtenu un visa de visite familiale ou de visite personnelle peuvent effectuer la Omra facilement, en prenant rendez-vous via l’application « Eatamarna » tout en rendant visite à leurs parents et amis à l’intérieur du Royaume ». Pour effectuer la Omra, il est nécessaire d’obtenir une assurance maladie complète pour les visiteurs, qui comprend la couverture des frais de traitement contre l’infection par le coronavirus, les accidents personnels entraînant la mort ou l’invalidité, les retards ou annulations de vol, et d’autres questions. MD (AMAP)
Afrobasket U18 féminin : Et de huit pour le Mali
Bamako, 13 août (AMAP) La sélection malienne de basket-ball féminin, les Aiglonnes, a remporté un huitième titrecontinentale en battant, samedi, l’Égypte 86-54, en finale de l’Afrobasket U18 Filles, dans la salle des Palais des sports de Mahamasina (Madagascar). L’ailière des Aiglonnes, Maïmouna Haïdara a été la meilleure joueuse (MVP) de la compétition. Durant tout le tournoi à Madagascar, la joueuse, qui évolue avec le club espagnol, Clarinos Tenerife, a été étincelante. Avec 27 points et 11 rebonds contre l’Algérie (124 -24), 19 points et 15 rebonds contre l’Ouganda (100-40) et 28 points et 12 rebonds contre Madagascar (87-40), l’ailière a terminé MVP de tous ses matchs de poules. Il en a été de même en quart de finale face à la Guinée avec 25 point inscrits, 9 rebonds captés lors de la large victoire du Mali (117-37). Et en finale, elle a inscrit 22 points et 12 rebonds face aux Égyptiennes en finale. Avec ce sacre, la sélection nationale coiffe sa huitième couronne. Les Aiglonnes ont remporté leur premier trophée en 1996 à Maputo, au Mozambique, avant de remettre cela, quatre ans plus tard, à Bamako (2000). En 2006 au Bénin, la sélection nationale se hisse pour la troisième fois sur le toit continental, avant de remporter son quatrième trophée en 2008, en Tunisie. Les Aiglonnes ont, ensuite, remporté les éditions 2014, 2016 qui se sont disputées au Mozambique (2018). Avec ce 8è trophée, les Maliennes creusent l’écart au nombre de titres alors que l’Égypte, le Sénégal, l’Angola et la RD Congo comptent, chacun, deux titres. Sur le tableau masculin, le Mali ne défendra pas son titre. Les Aiglons sont tombés les armes en main en demi-finale contre le pays organisateur, Madagascar (81-84), vendredi 12 août. SSK/MD (AMAP)
Riyad attend plus de 1 000 professionnels au Festival de la radio et de la télévision arabes en novembre
Bamako (UNA-AMAP) – La capitale saoudienne, Riyad, attend plus de 1 000 professionnels des médias du monde entier et de nombreuses organisations médiatiques internationales, lors de la 22e session du «Festival de la radio et de la télévision arabe» du 7 au 10 novembre, organisé par la « Radio and Television Authority ». Selon un communiqué de l’Union des agences de presse des pays membres de l’Organisation de la coopération islamique (UNA-OCI), le festival discutera des problèmes et des défis les plus importants auxquels sont confrontés les médias arabes aujourd’hui, à la lumière de la quatrième révolution industrielle, qui a ouvert la voie à un monde numérique plus interconnecté et plus fiable qu’auparavant. Le président de l’Union de radiodiffusion des États arabes (ASPO) et Pdg de l’Autorité de la radio et de la télévision, Muhammad bin Fahd Al-Harthy, a expliqué qu’en accueillant, pour la première fois, ce Festival de la radio et de la télévision arabes, « le Royaume d’Arabie saoudite exprime sa volonté de soutenir et faire bénéficier aux talents du pays les expériences des pionniers des médias qui participeront au festival », Pour lui, ceci contribuera à soutenir leur carrière et leur permettra d’atteindre l’excellence dans les différents domaines des médias dans lesquels ils évoluent. Il a ajouté que le festival jouera un rôle de premier plan dans l’amélioration des capacités des médias nationaux pour suivre le rythme des aspirations et des ambitions de la Vision 2030 du Royaume. Tout comme ce festival renforcera « la présence et la compétitivité du Royaume sur les scènes régionales et mondiales, en plus du développement d’institutions arabes conjointes selon les normes internationales les plus élevées.» Al-Harthy a assuré que le Royaume, à travers l’Autorité de la radio et de la télévision, s’efforcera d’offrir aux participants « un accueil digne de sa stature, de la taille de l’événement et de ses quarante ans d’histoire » du festival qui se déroule cette année à Riyad, ville considérée comme amie des cinéastes et des productions médiatiques. Il a dit esperer que sera un lancement important pour la transformation numérique dans les médias arabes. Cette édition de ce festival, considéré, comme l’un des forums médiatiques les plus importants, vient renforcer le rayonnement régional et international du Royaume, confirmer sa présence dans les mondes arabe et islamique. Elle consolide, également, le statut de l’Arabie saoudite comme centre logistique mondial, illustre les transformations culturelles que connaît sa société dynamique et met l’accent sur la tolérance, la coexistence et l’acceptation de plusieurs cultures. L’ouverture du festival sera suivie d’un symposium et de plusieurs ateliers spécialisés dans les domaines de la production, de l’actualité et de l’ingénierie. Une « exposition pour l’industrie de la production et du contenu médiatique se tiendra tout au long du festival. Cette exposition, la plus grande du genre, accueillera plus de 500 entreprises qui présenteront leurs produits. Elle vise à activer la production télévisuelle et radiophonique et à fournir une occasion d’échanger des opinions et des conseils sur les derniers développements et innovations dans le domaine des technologies modernes de communication. Un concours sera organisé entre programmes et informations produits par les télévisions privées arabes et étrangères arabophones, ainsi que les chaînes satellitaires et les sociétés de production non membres de la fédération. Le Royaume s’attend à ce que l’accueil de cet événement médiatique majeur contribue à démontrer la renaissance économique et le développement qu’il connaît, mettant en évidence les zones touristiques et la qualité de ses infrastructures pour un investissement efficace et des opportunités, en plus d’approfondir les relations et renforcer la coopération avec les organisations régionales dans le domaine de l’industrie des médias. MD (UNA-AMAP)
Mali : Le gouvernement étale ses efforts contre la vie chère
Bamako, 12 août (AMAP) Les ministres maliens en charge du Commerce et des Finances ont rappelé, jeudi, à Bamako, les mesures gouvernementales contre la flambée des prix de certaines denrées de première nécessité. Au cours d’une conférence de presse, qu’ils ont co-animée, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, et son collègu de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou, ont indiqué que les efforts consentis par l’État pour la stabilisation des prix des denrées de base ont été, souvent malmenés par des pratiques spéculatives. Ils ont annoncé des sanctions contre le non-respect des prix subventionnés convenus. Face à la vie chère caractérisée par la hausse des prix de certains produits de première nécessité, notamment sur le marché national, le ministre de l’Industrie et du Commerce a précisé que ces augmentations constatées ne sont « ni spécifiques ni particulières » au Mali, assurant que tout sera mis en œuvre pour stabiliser les prix. Il a rappelé que l’inflation vertigineuse au Mali a encore augmenté avec le début de la crise ukrainienne et les sanctions illégales et injustes prises par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) contre notre pays. Qui, selon lui, était confronté à la double crise sécuritaire et sanitaire liée à la Covid-19. « Pandémie qui est à l’origine de la hausse des prix de la plupart des produits sur le marché international », a soutenu le chef du département en charge du Commerce. Pour preuve, il a précisé que selon les données de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’ouest (BCEAO), l’indice des prix des produits importés par les pays de l’UEMOA, a augmenté de 48,6% au mois de juin 2022 par rapport à son niveau de la même période de 2021. Cet indice, a-t-il poursuivi, a accéléré par rapport à mai 2022 où il avait enregistré une hausse de 46,2%. « Les hausses les plus importantes sont notées au niveau du blé (plus de 73,1%), du riz (plus de 44,8%), des huiles (plus de 39,6%) et du sucre (plus de 24,2%) », a expliqué le ministre Ould Mohamed. Selon lui, les cours du pétrole brut sur les marchés internationaux (moyenne WTI, Brent, Dubaï), exprimés en dollars US, ont enregistré une progression de 55,7%, en glissement annuel, en juin 2022, après une hausse de 62,8% au mois de mai 2022. Concernant le Mali, la situation aurait été plus compliquée si des mesures d’atténuation n’avaient pas été prises par les autorités. Par exemple, le prix de la tonne de blé est passé de 177.000 Fcfa en novembre 2021 à 262.000 Fcfa en avril 2022, soit une hausse de 48%. Au même moment, a déploré le conférencier, le prix du sac de 50 kg de la farine boulangère est passé 22.500 à 25.000 Fcfa soit une augmentation de 11%. Quant aux prix fournisseurs du sucre, ils sont passés de 275.000 à 445.000 Fcfa, soit 62%. Selon le ministre Mahmoud Ould Mohamed, cette performance enregistrée par notre pays a été rendue possible grâce aux concertations engagées par son département avec les industriels, les importateurs et les commerçants détaillants. Qui, à leur tour, ont accepté de renoncer à une part substantielle de leur marge commerciale. LES PRÉCISIONS DU MEF – Le ministre de l’Economie et des Finances a insisté sur les efforts déployés par le gouvernement de la Transition pour assurer l’approvisionnement correct du pays en produits de première nécessité à un prix maîtrisé. Ces efforts rentrent dans le cadre du soutien direct aux ménages et en termes d’appui au pouvoir d’achat de ces derniers. Il s’agit, concernant l’approvisionnement du pays, de la réduction de 50% de la base taxable à l’importation de 300.000 tonnes de riz, 60.000 tonnes de sucre et 30.000 tonnes d’huile alimentaire. À ces efforts s’ajoute l’administration des prix des produits alimentaires pour éviter les augmentations injustifiées et le renforcement des brigades de contrôle des prix. Le ministre Alousséni Sanou a, aussi, souligné les subventions à l’énergie du Mali, à hauteur de 63 milliards de Fcfa en 2021 et 30 milliards de Fcfa en 2022 pour continuer à assurer une distribution continue de l’énergie à un tarif fixe. Selon lui, le gouvernement veillera à la suspension de la perception de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur les importations et les achats locaux de graines de coton, le maintien du prix à la pompe malgré une augmentation moyenne de plus de 40% des prix des produits pétroliers. Sans ces subventions, les prix à la pompe seraient de 1.136 Fcfa pour le gasoil et 1.139 Fcfa pour le super carburant. Egalement, le maintien de la subvention du gaz butane jusqu’en mai 2022. En conséquence, sur la période du 1er janvier au 31 juillet 2022, les manques à gagner au cordon douanier sur les produits subventionnés par l’Etat s’établissent à 115,684 milliards Fcfa dont : 11,882 milliards de Fcfa sur les produits alimentaires, 100,956 milliards de Fcfa sur les produits pétroliers, 2,846 milliards de Fcfa sur les graines de coton. Au total, sur la période du 1er janvier 2021 au 31 juillet 2022, ces manques à gagner sont estimés à 154,786 milliards de Fcfa. Toujours dans l’optique de soulager la souffrance des populations, le gouvernement, au titre du soutien direct aux ménages, a poursuivi la politique de subvention en matière de santé. Ainsi, plus de 15 milliards de Fcfa par an ont été engagés pour assurer le financement de la gratuité de certains services de santé notamment la césarienne, la lutte contre le paludisme, le Sida, la tuberculose, le RAMED, les vaccins et certains médicaments. En appui direct aux populations vulnérables à travers le programme gouvernemental de transfert monétaire, 39 milliards de Fcfa ont été distribués, pour l’instant, à 366.964 ménages, soit 90.000 Fcfa par ménage. LIQUIDATION D’ARRIÉRÉS – Au plan de l’appui au pouvoir d’achat des ménages, le gouvernement a amélioré les conditions salariales à travers, entre autres, l’unification de la grille à un indice plafond de 1.382 Fcfa pour le personnel relevant des statuts des
Kangaba : Restitution du 1er passage de la CPS 2022
Kangaba, 12 août (AMAP) Le médecin chef du centre de santé de référence de Kangaba, Dr. Moussa Sougané a présidé récemment les travaux de restitution du 1er passage de la campagne de la Chimio prévention du Paludisme Saisonnier (CPS) 2022 avec digitalisation couplée au dépistage de la malnutrition et la TPIg (l’intégration du Traitement Préventif Intermittent au cours de la grossesse), a constaté l’AMAP. La rencontre s’est déroulée dans la salle de délibération du conseil de cercle en présence des Directeurs Techniques de centre (DTC), des présidents des ASACO et des maires. Il s’agissait pour les participants venus des 9 communes de cercle de valider les résultats de la campagne CPS 1er passage 2022 avec digitalisation couplée au dépistage de la malnutrition et à la TPIg. Selon Dr. Sougané, les résultats sont bons dans l’ensemble. Il a précisé que 78,94% des enfants de 3 à 11 mois et 92,64% des enfants de 12 à 59 mois soit au total 90,24% des enfants attendus ont reçu la combinaison de Sulfadoxine/Péryméthamine (SP)+Amodiaquine (AQ) à dose thérapeutique. Le nombre d’enfants dépistés de la malnutrition est de 89 enfants dont 55 en malnutrition aigüe modérée et 34 en malnutrition aiguë sévère. S’agissant de l’Intégration du Traitement Préventif Intermittent au cours de la grossesse (TPIg), sur 1131 femmes présentes, 321 femmes ont reçu la SP et 114 femmes ont été référées. Le médecin chef a signalé les points forts et les points à améliorer pour mieux réussir les 3 autres campagnes à venir. Au nombre des points forts, il a évoqué la forte implication des autorités administratives et de la société civile, l’adhésion de la communauté à la stratégie CPS malgré la période hivernale, la disponibilité des intrants et matériels sur le terrain, la dotation en smartphone de tous les binômes, le traitement systématique de tous les cas de palu détectés, et la bonne couverture des aires de santé. Quant aux points faibles, il a souligné le manque d’intrants pour la prise en charge des effets secondaires, l’absence de certains parents dans les ménages lors du passage des équipes et la réticence de certains d’entre eux, l’insuffisance des équipes de distribution, les problèmes techniques liés à l’outil, l’insuffisance de forfait dans les smartphones et la rupture du stock de SP dans certaines maternités rurales. La digitalisation de la campagne CPS bien que très utile est en partie responsable de la baisse du taux de couverture. C’est pour cette raison que les participants ont recommandé d’améliorer non seulement les points faibles mais aussi de prolonger la durée de la campagne CPS afin d’accroitre le taux de couverture. En rappel, la CPS a concerné les enfants de 3 à 59 mois, le dépistage les enfants de 6 à 59 mois et la TPIg-SP les femmes enceintes ayant 3 semaines d’aménorrhée. SD/KM (AMAP)
Afrobasket U18 Filles : Le Mali qualifié pour la finale
Bamako, 11 août (AMAP) La sélection nationale féminine malienne s’est qualifiée, jeudi, pour la finale de l’Afrobasket U 18 en battant l’Angola 67-36, au Palais des sports de Mahamasina, à Madagascar. Avec cette victoire les jeunes maliennes assurent leur qualification pour la Coupe du monde U19 2023. En finale, prévue samedi, la capitaine Élisabeth Dabou Kamité et ses coéquipières affronteront les Égyptiennes qui ont fait chuter les Malgaches dans l’autre demi-finale (98-66). Chez les Garçons, les U18 maliens affrontent, aujourd’hui vendredi, les Malgaches. L’enjeu de cette confrontation sera une place en finale, mais également au Mondial de la catégorie. SSK/MD (AMAP)
Journée africaine de l’état civil : Renforcer les systèmes d’enregistrement et de production des statistiques
Bamako, 11 aout (AMAP) Le thème de la 5è édition de la Journée africaine de l’état civil, célébrée, mercredi, est : «mettre à profit la coordination, le leadership des pays pour renforcer les systèmes intégrés d’enregistrement des faits d’état civil et de production des statistiques de l’état civil : un vecteur pour compter tout le monde. » Instituée en 2018, cette journée est une opportunité pour mieux appréhender les acquis enregistrés dans le cadre de l’enregistrement des faits d’état civil. Mais aussi jeter un regard critique sur la gestion de notre système d’état civil. A l’instar des autres pays d’Afrique, le Mali a célébré, à Bamako et dans la Région de Kayes, cette 5è édition. Dans la capitale, l’évènement était placé sous la présidence du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du gouvernement, le colonel Abdoulaye Maïga, en présence de ses collègues en charge des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, de la Justice, Mahamadou Kassogué et de la Santé, Diéminatou Sangaré. Et, également des partenaires techniques et financiers et de plusieurs autres personnalités. Depuis l’indépendance, l’état civil constitue une préoccupation majeure au Mali. C’est ainsi que plusieurs actions pertinentes ont été menées, notamment l’évaluation exhaustive du système d’état civil ayant abouti à l’adoption de la Stratégie nationale de l’état civil (SNEC), l’organisation des campagnes de rattrapage et des audiences foraines pour atteindre le maximum de personnes et celle d’un Recensement administratif à vocation d’état civil (RAVEC). S’y ajoutent l’archivage physique et la numérisation des actes d’état civil. BONNE PLANIFICATION – « Grâce à ces acquis, non moins importants, le Mali est cité en exemple dans le cadre de l’amélioration de l’enregistrement des faits d’état civil en Afrique », s’est réjoui le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. En effet, chaque Etat a besoin de connaître ses statistiques démographiques, ses caractéristiques et ses tendances en termes de naissance, de décès et autres indicateurs fondamentaux tels que les taux de mariage et de divorce. Pour le colonel Abdoulaye Maïga, les données fournies par un système d’état civil fonctionnel permettent une bonne planification et une mise en œuvre efficace des politiques de développement, notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’eau et de l’assainissement. Il a ajouté que l’absence de telles données risque de « fausser la planification et les réponses étatiques visant à améliorer les conditions de vie des populations ». D’après le chef du département en charge de l’Administration territoriale, seul un enregistrement efficace, capable de fournir des informations détaillées sur la croissance démographique à chaque niveau administratif, peut permettre à la collectivité d’apprécier, entre autres, les tendances générales de la natalité et de la mortalité. Et d’identifier les disparités géographiques, sociales ou selon le sexe sur le territoire national. Faut-il le rappeler, l’état civil a également des implications directes sur la sécurité, les politiques publiques, la gouvernance, la planification et le développement des systèmes de suivi évaluation au niveau national. De son côté, la représentante du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), Andrea Berther, a félicité le gouvernement pour les différentes initiatives et les résultats encourageants enregistrés dans le domaine du système d’enregistrement et de statistiques de l’état civil, en général et des enregistrements de naissance, en particulier. « Si les résultats sont généralement satisfaisants avec un taux national estimé à environ 87% de naissance enregistrés, il faut, cependant, noter que ce taux reste très faible dans certaines régions, particulièrement en milieu rural », a relevé Mme Berther. Comme les autres partenaires présents, l’UNICEF, à travers la voix de sa représentante, a réaffirmé sa disponibilité et son accompagnement pour accélérer l’amélioration et la transformation du système d’état civil au Mali. BD/MD (AMAP)

