Afrobasket féminin : Le Mali frappe fort d’entrée de jeu face à l’Ouganda

Envoyé spécial S.S. KAMISSOKO Kigali, 28 juil (AMAP) Le Mali s’est imposé 80-66, soit 14 points d’écart face à l’Ouganda, dans un match âprement disputé et pour sa première sortie dans l’Afrobasket féminin, Rwanda 2023. «Les deux premiers quart temps n’ont pas été faciles pour mon équipe, mais par la suite nous sommes revenus dans le match pour l’emporter. On s’attendait un peu à ça. Je dis bravo à mes joueuses», a déclaré le technicien malien Oumarou Sidiya Maïga. Djénèba N’Diaye meilleure marqueuse de la rencontre avec 25 points et Fatoumata Sanou (15 points) ont été les bourreaux des Ougandaises. Dans cette rencontre, la capitaine Kankou Coulibaly et ses partenaires ont fait une difficile entrée de jeu. Elles étaient au coude à coude avec les Ougandaises qui ont remporté le premier quart temps 19-16. Dans le deuxième quart temps, les Maliennes réagissent en établissant la parité, 23-23. Mais jusque-là les Gazelles de l’Ouganda n’avaient pas dit leur dernier mot. Après cinq minutes de jeu dans le deuxième acte, elles dominent d’une courte tête 25-23. Le mano à mano continue jusqu’à la fin du deuxième quart temps. On jouait les 22 dernières secondes et le Mali menait d’un petit point 34-33. Ainsi, Fatoumata Sanou, en grande forme, réussit un lancé à trois points pour permettre à l’équipe de s’imposer 37-33, score à la pause. Au retour des vestiaires, les joueuses du technicien Oumarou Sidiya Maïga reviennent avec de belles initiatives. En effet, après trois minutes de jeu dans ce troisième acte, les nôtres dominaient 44-34, soit 10 points d’écart. En quadrillant bien le parquet, les Maliennes poussent leurs adversaires à commettre des fautes. Résultats : Djénèba N’Diaye meilleure marqueuse malienne (25 points) et ses coéquipières remportent ce troisième acte 58-49. Dans le dernier quart temps, les Ougandaises tentent de réagir, mais c’était sans compter avec la détermination des Maliennes qui finiront par s’imposer 80-66. La sélection nationale malienne effectuera sa deuxième sortie, dimanche à 19h, contre le Sénégal à Kigali Arena. «Dès notre retour à l’hôtel, nous allons nous atteler à corriger les lacunes pour remporter cette ultime bataille contre l’une de nos grandes rivales, les Sénégalaises », a dit Oumarou Sidiya Maïga. SSK/MD (AMAP)      

Mali: Taras, un pionnier de la musique salsa s’en est allé

Bamako, 27 juil (AMAP) Le flûtiste malien, Moussa Traoré dit Taras, est décédé, mercredi, à l’âge de 82 ans, a annoncé le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme. Ce pionnier de la musique malienne depuis les années 1960, est héritier de la Salsa, danse latine tropicale.. Il a évolué avec les Orchestres Rail-Band et le Buffet Hôtel de la Gare. Taras est un produit de la semaine de la jeunesse au Mali qui deviendra, plus tard, la Biennale artistique et culturelle. En avril 2019, le flûtiste a joué avec le légendaire orchestre cubain, Aragón ,qui séjournait au Mali dans le cadre des activités de l’Association pour la paix, l’éducation et la santé au Mali. L’artiste-musicien a, pendant ces dernières années, émerveillé les Salseros lors de ses prestations à l’Institut français du Mali. Son dernier passage sur scène date du 15 juillet dernier. Les obsèques du Maestro ont eu lieu à Kalaban Coro plateau, dans le cercle de Kati. MD/MD (AMAP)

2è Sommet Russie-Afrique : Vladimir Poutine s’engage sur l’approvisionnement  de l’Afrique  en céréales

Envoyé spécial M. COULIBALY Saint-Petersburg, 27 juil (AMAP) Le président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, a assuré, jeudi, les pays africains sur l’approvisionnement du continent en céréales, dont le dispositif mis en place par Moscou a été arrêté à la mi juillet à cause de la crise ukrainienne et de la non levée des sanctions contre la Russie par les Occidentaux. Ouvrant les travaux du 2è sommet économique et humanitaire Russie-Afrique au Centre des congrès à Saint Pétersbourg, le président russe s’est engagé, malgré cette crise, à prendre « toutes les dispositions pour soulager » les pays africains en attente de cette aide humanitaire dont le Mali, le Burkina Faso et l’Éthiopie. Le conflit ukrainien a perturbé l’approvisionnement en céréales et en engrais, des pays africains qui ont besoin de cette aide humanitaire pour faire face à l’insécurité alimentaire de leurs populations due aux conséquences des crises sécuritaires, humanitaires et climatiques. Le dispositif d’exportation des céréales mis en place permettra d’expédier 156 millions de tonnes de céréales. Sur ce volume, 60 millions de tonnes de céréales dont 48 millions de tonnes de blé seront exportées vers l’Afrique. L’hôte du sommet placé sous le thème : «la paix, la sécurité et le développement», qui a ainsi pris compte « les inquiétudes des dirigeants africains sur la perturbation de l’approvisionnement du continent en céréales » a salué la présence massive des leaders africains à cette rencontre que la Russie veut « inclusive et prometteuse » pour le continent africain. Le président russe Vladimir Poutine s’est dit conscient que l’Afrique n’a bénéficié que d’une infime partie des exportations de céréales (moins de 3% des volumes exportés). Son annonce n’a pads échappé au président en exercice de l’Union africaine (UA) et président de l’Union des Comores, Azali Ansoumani, qui entendait exprimer, au nom de ses pairs, les inquiétudes du continent sur cette question. Il a salué, au nom du continent, le président russe « pour la qualité de l’organisation, l’accueil chaleureux exceptionnel réservé aux chefs d’Etat et de gouvernement dans la belle ville de Pierre le Grand. » PARTENARIAT PROMETTEUR – L’Afrique comptera 3,8 milliards d’habitants à l’horizon 2050. Le président en exercice de l’UA a souligné que la Russie est un partenaire stratégique pour le continent africain. Environ 30% des exportations de céréales russes sont destinées à l’Afrique, ce qui représente un volume financier de 3,3 milliards de dollars (environ 1 815 milliards de Fcfa) de valeur marchande de l’exportation du blé sur le continent. « La sécurité alimentaire du continent est d’autant plus menacée qu’elle est exacerbée par les fluctuations des prix des produits agricoles qui connaissent une tendance haussière sur les marchés mondiaux », a soutenu le président en exercice de l’UA. Dans un monde multipolaire, la Russie a toute sa place pour se porter en tant que partenaire majeur du continent africain. Le sommet de l’UA tenu en 2018 à Niamey et qui a consacré la création de la zone de libre échange commerciale africaine continentale (ZLECAF) se veut un marché continental d’opportunités de croissances pour les entreprises africaines. Les partenaires doivent s’adapter aux priorités du continent, notamment dans les domaines des échanges commerciaux. « Il faut réorienter l’approche pour construire un partenariat dynamique qui ne doit pas seulement exploiter les ressources naturelles en vue de les exporter à l’état brut, mais les transformer en vue de créer plus de valeur ajoutée sur place. », a déclaré Azali Ansoumani. Dans ce contexte, un partenariat public-privé, dans les domaines de l’agriculture, de l’agro-industrie, la santé, des énergies et des industries, paraît assez prometteur. « À cet effet, nous comptons sur la Russie pour apporter sa contribution à l’industrialisation dans le cadre du partenariat gagnant-gagnant. La révolution numérique offre des opportunités de développement pour augmenter davantage son empreinte sur la croissance économique des pays du continent, a souligné le président de l’UA », selon le président en exercice de l’UA. Sur l’actualité africaine, le président comorien a indiqué qu’il s’associe à la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’OIuest (CEDEAO) pour « condamner le putsch au Niger (Ndlr, des les militaires ont declaré al a télévision avoir renversé le président Mohamed Bazoum mercredi 26 juillet 2023). APPROFONDIR LA COOPÉRATION – Sur un tout autre plan, le président comorien a salué les efforts de la Russie qui s’implique pour une meilleure représentation des pays africains dans les instances des organisations internationales, notamment au Conseil de sécurité de l’ONU et au G20. « L’Afrique ne peut pas restée en marge de ces instances internationales. Son intégration permettra de réparer l’injustice dont elle est victime et apportera plus d’équité et de sécurité dans les relations internationales. », selon AZlai Assoumani Répondant aux préoccupations des Africains, le président Vladimir Poutine a assuré que la Russie « est prête à partager son expérience dans divers domaines comme les énergies, les infrastructures, les industries, la formation universitaire et le secteur privé. » A en croire le chef de l’Etat russe, Moscou « est prêt à accorder des prêts concessionnels pour financer les investissements en Afrique. » Pour ce faire, une fondation pour participer aux projets d’investissements en Afrique est créée. La Russie est prête à coopérer dans plusieurs domaines prioritaires dont, notamment la sécurité de l’information, l’intelligence artificielle. Elle s’attellera à connecter les établissements financiers africains au système financier russe en vue de booster les flux financiers et commerciaux et assurer la stabilité et la durabilité des échanges entre la Russie et les pays africains. « Le réseau des représentations commerciales en Afrique s’élargira, a promis Vladimir Poutine. » ajoutant que son pays accordera « davantage l’attention au renforcement des relations culturelles à travers la création des centres d’apprentissage de la langue russe dans les pays africains, la formation des cadres. » Des programmes de visites des jeunes, d’opérateurs économiques africains seront organisés. La Russie organisera, en août 2024, un Forum mondial de la Jeunesse où 20 000 représentants de 180 pays seront conviés. Des compétitions sportives seront aussi organisées à Ekaterinbourg auxquelles les sportifs africains sont invités. Moscou veut créer davantage d’espaces communs d’intervention de la Russie et de l’Afrique. La Russie est intéressée à approfondir sa coopération

Sommet Russie-Afrique : Les travaux s’ouvrent ce jeudi en présence du président Goïta

Envoyé spécial Moriba COULIBALY Saint-Petersburg, 27 juil (AMAP) Le président de la Transition au Mali, le colonel Assimi Goïta, est arrivé, mercredi, à Saint-Petersburg pour prendre part au Sommet Russie-Afrique où il aura un agenda très chargé a constaté sur place l’AMAP. L’avion transportant le chef de l’État, accompagné de plusieurs membres du gouvernement, s’est posé à 14 heures (heure locale) sur le tarmac de l’aéroport international de Saint-Petersburg. Le temps était clément et la température de 20°C offrant un confort inespéré pour beaucoup d’invités africains habitués à la forte chaleur. Le président Goïta est accompagné du ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le colonel Sadio Camara, du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop et du ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou. L’agenda du président de la Transition est très chargé. Il prendra la parole à la cérémonie d’ouverture du sommet prévue aujourd’hui (Ndlr, jeudi). Tout comme à la clôture des travaux qui interviendra ce vendredi. En marge des travaux du sommet, le président Assimi Goïta sera reçu en audience avec son homologue russe, Vladimir Poutine. Cette rencontre sera marquée par une décoration du dirigeant russe par le président de la Transition. Des audiences avec des chefs d’État africains sont aussi au programme de la visite du colonel Assimi Goïta. Au cours de son séjour, le président Goïta assistera également au défilé de la Marine russe sur les berges du fleuve Neva. Une rencontre est prévue avec la communauté malienne vivant en Russie. D’autres rencontres bilatérales se tiendront avec les ministres de la délégation présidentielle et leurs homologues russes ou avec des responsables russes dans le cadre du renforcement du partenariat entre les deux pays. Plusieurs opérateurs économiques, des cadres des structures techniques et des universitaires maliens sont aussi présents à Saint-Petersburg. L’occasion pour eux d’avoir des échanges avec des partenaires russes sur la diversification de la coopération entre les deux pays.  De l’aéroport jusqu’à l’hôtel situé sur une des plus prestigieuses avenues de la grande métropole russe, les forces de sécurité ont procédé au jalonnement sur tout le parcours. Les habitants s’étaient massés spontanément sur les trottoirs pour voir passer le cortège présidentiel. Chacun brandissait son téléphone portable pour saisir les images et d’autres saluaient de la main le passage du cortège. Des groupes de personnes étaient visibles ainsi sur les trottoirs aux abords de l’hôtel. Une haie d’honneur composée d’officiels, de responsables des services techniques publics et privés et de participants maliens a été formée dans le hall de l’hôtel pour réserver un accueil chaleureux à la délégation présidentielle et lui souhaiter la bienvenue. Depuis quelques jours. la chaine nationale de la télévision russe, Canal 1, diffuse en boucle des reportages sur le sommet. Elle organise des plateaux de spécialistes qui expliquent les objectifs, les stratégies et les opportunités de la coopération entre la Fédération de Russie et les pays africains. Et quels peuvent être les avantages à tirer d’un tel événement ? Les bannières des pays africains flottent sur toutes les grandes avenues, les ponts et certaines places publiques de Saint-Petersburg. La ville s’est bien préparée à accueillir les hôtes du sommet. Les ouvriers sont à pied d’œuvre pour bichonner tous les édifices publics, les parcs et autres espaces publics. Les habitants rencontrés se réjouissent que leur ville abrite un grand événement et espèrent une amélioration des relations entre la Russie et les pays africains. Pour faciliter la circulation de toutes ces délégations et éviter les embouteillages qu’un tel événement pourrait engendrer, les autorités russes ont décrété aujourd’hui et demain, vendredi, chômés et payés pour les habitants de Saint-Petersburg. MC/MD (AMAP)

Coup d’Etat contre le président Bazoum du Niger

Bamako, 27 juil (AMAP) Le coup d’Etat contre le président du Niger, Mohamed Bazoum, a été confirmé par des miliaires qui ont lu plusieurs communiqués à la télévision nationale du Niger, mercredi dans la soirée. « Nous, Forces de défense et de sécurité, réunis au sein du Conseil national de sauvegarde de la patrie (CNSP), avons décidé de mettre fin au régime que vous connaissez », a déclaré le colonel-major Amadou Abdramane, entouré de neuf autres militaires en tenue. « Toutes les institutions sont suspendues », a-t-il ajouté, annonçant la fermeture des frontières et l’instauration d’un couvre-feu « jusqu’à nouvel ordre ». Selon des sources locales, le président déchu a été surpris très tôt, par les militaires de la garde présidentielle qui l’ont aussitôt mis aux arrêts en sein du Palais. S’en est suivi une longue journée d’incertitude et de négociations au Palais présidentiel. Aux premières heures de ce coup d’Etat, la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a, dans un c communiqué, condamné « une tentative de coup de force. » L’organisation sous régionale a annoncé l’arrivée à Niamey d’un médiateur pour engager les discussions avec la garde présidentielle qui détient le président Bazoum et sa famille. AC/MD (AMAP)  

Mali : Le mot d’ordre de grève des banquiers levé

Bamako, 26 juil (AMAP) Le Syndicat national des banques, assurances, établissements financiers et commerces (SYNABEF) et la Fédération nationale du pétrole, commerces, assurances et banques (FENPECAB) ont décidé, mercredi, de lever leur mot d’ordre de grève de 72 heures. Par conséquent, les syndicats « invitent leurs militants à reprendre le travail dès ce mercredi 26 juillet 2023. » Le comité syndical a déposé un préavis de grève de 72 heures à partir du 26 au 28 juillet 2023 au ministère du Travail suite à une résolution prise lors de l’Assemblée générale extraordinaire des travailleurs le 24 mai dernier. Cela, avec la possibilité de prolonger la grève de 96 heures, à partir du 31 juillet si leurs demandes « ne sont pas satisfaites. » Le syndicat exige « la satisfaction de la totalité de sa plateforme revendicative » qui tourne essentiellement autour de la régularisation des employés intérimaires dans le secteur du commerce et de la microfinance, l’application des accords signés par les entreprises pétrolières, le respect de la liberté syndicale. Les syndicalistes ont également demandé « la cessation des abus judiciaires contre les banques et les banquiers, la libération des collègues détenus par Orabank, l’arrêt du paiement de la part patronale de l’AMO et le remboursement des paiements indûment effectués par les banques et les assurances. » Ils réclament le respect des dispositions légales concernant le fonds social, la révision de la Convention collective des Systèmes financiers décentralisés (SFD), la mise en place et la révision des accords d’établissements, la restitution des droits sur les conditions de prêts au personnel à la Bank Of Africa. Sans oublier la demande de mise en œuvre des protocoles d’accord signés avec le comité syndical par la direction générale de la BCI, la réintégration des travailleurs licenciés illégalement ou rétrogradés pour des raisons syndicales, et la mise en place de la Convention collective des industries pharmaceutiques. SS/MD (AMAP)

Assimi Goïta s’est envolé pour Saint Pétersbourg afin de participer au 2ème Sommet Russie-Afrique

Bamako, 25 juil (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a quitté Bamako mardi dans la soirée pour Saint Pétersbourg au Nord-Ouest de la Russie où il prendra part, du 27 au 28 juillet prochains, au 2è Sommet et le Forum économique et humanitaire «Russie-Afrique». Selon un communiqué officiel, le chef de l’État malien est accompagné d’une forte délégation de plusieurs membres du gouvernement dont le chef de la diplomatie malienne, Abdoulaye Diop, le ministre de l’Economie et des Finances, Alousseni Sanou, le ministre de la Défense et des Anciens Combattants, colonel Sadio Camara. L’avion présidentiel a decollé de l’aéroport international président Modibo Keïta Sénou à 22h 10 mn, en présence de chefs d’institutions dont le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, et le président du Conseil national de Transition (CNT), colonel Malick Diaw, de plusieurs membres du gouvernement dont le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, colonel Abdoulaye Maïga ainsi que les autorités administratives et coutumières de Bamako. Le Sommet va regrouper une cinquantaine de Chefs d’État et de gouvernement africains autour du président Vladimir Poutine dans le but « d’instaurer un nouveau partenariat mutuellement bénéfique entre la Russie et le continent. » La participation du Chef de l’Etat malien, qui a reçu son invitation des mains du ministre des Affaires Etrangères de la Russie, Sergey Lavrov, lors de sa visite à Bamako en février dernier, s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération entre notre pays et la Fédération de Russie. Cela, dans la perspective de trouver des solutions à la crise sécuritaire à laquelle le Mali fait face depuis plus une décennie. Le Sommet et le forum économique et humanitaire de Saint Pétersbourg se veulent des opportunités pour explorer toutes les pistes de coopération, avec en toile de fond la sécurité, l’économie, la science, la révolution technologique, ainsi que les domaines culturels et humanitaires. En marge de sa participation au Sommet, le Chef de l’Etat, aura des échanges bilatéraux et accordera des audiences, toujours dans le cadre de la recherche de solutions pour le renforcement de la lutte contre le terrorisme et le développement de notre pays. AT/MD (AMAP)  

 La nouvelle Constitution du Mali promulguée (Journal officiel)

Bamako, 22 juil (AMAP) Le chef de l’État du Mali, le colonel Assimi Goïta, a promulgué, samedi, la nouvelle Constitution, qui a été publiée, le même jour, au Journal officiel (JO) du Mali, conformément aux dispositions de la Charte de la Transition. Cette promulgation par décret N°2023-0401/PT-RM du 22 juillet 2023 intervient après la proclamation des résultats définitifs du référendum du 18 juin 2023, par la Cour constitutionnelle dans un Arrêt du 21 juillet 2023. Ces résultats définitifs du scrutin référendaire donnent victoire au Oui avec 96,91% des voix contre 3,09 % des voix pour le Non. L’audience solennelle de proclamation des résultats du référendum constitutionnel, a été présidée par le président de la Cour constitutionnelle, Amadou Ousmane Touré, au siège de l’Institution. « Le taux de participation est de 38,23 % des électeurs inscrits sur la liste électorale », indique la Cour constitutionnelle qui a rejeté tous les recours comme non fondés. AT/MD (AMAP)  

Projet brigade verte pour l’emploi et l’environnement : Des résultats encourageants

Bamako, 22 juil (AMAP) Le taux d’exécution financière Projet brigade verte pour l’emploi et l’environnement  (PBVE), au 30 juin 2023, est de 33,75 %3  et les réalisations physiques enregistrées sont de 26.4% et 86% de temps consommé sur la durée du projet, a annoncé, jeudi, le Commissaire à la sécurité alimentaire, Redouwane Ag Mohamed Ali. Il s’exprimait lors de la 3ème session extraordinaire du comité national de pilotage du PBVE, en présence du coordinateur national intérimaire du projet, Mamadou Tomoda, et du directeur régional de l’Agence italienne pour la coopération au développement, Marco Falcone qui est intervenu en virtuel depuis Dakar. Le PBVE a été confronté à un certain nombre de difficultés qui ont eu des impacts négatifs sur sa mise en œuvre normale, notamment l’absence de document d’évaluation préalable du projet, la pandémie de la Covid-19 et la situation économique mondiale difficile. S’y ajoutent l’enlèvement de son Coordinateur national par des groupes terroristes, les sanctions économiques et financières imposées par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA). «En dépit de ces contraintes, le PBVE a enregistré des résultats tangibles, comme la réception et l’opérationnalisation du site pilote de Kayes, dans la Commune de Liberté Dembaya, l’achèvement en cours des travaux d’aménagement du site pilote de Nioro, dans la Commune de Guetema et la réalisation des études de faisabilité et d’impact environnemental et social des sites du Projet », a expliqué Redouwane Ag Mohamed Ali. Il y a eu, aussi, le choix des entreprises pour la réalisation des travaux d’aménagement des 23 sites restants, la réalisation d’actions sociales (périmètre maraichers pour les regroupements de femmes, forages équipés. S’agissant de la demande de prolongation de la phase pilote, Ag Mohamed Ali a fait savoir que son acceptation parait fort judicieuse, compte tenu des retards accumulés dans la mise en œuvre du projet. Il a remercié l’Italie pour son appui technique et financier qui a permis au projet d’atteindre les résultats auxquels il est parvenu malgré les multiples contraintes. Il a également exhorté l’Unité de gestion du projet (UGP) à redoubler d’ardeur pour répondre aux attentes des populations bénéficiaires. Le Commissaire à la sécurité alimentaire a, également, rappelé que le PBVE a une durée limitée de 36 mois, allant du 2 décembre 2020 au 1er décembre 2023. Dans son intervention, Marco Falcone a dit que le projet d’aménagement de 3 000 ha dans les régions de Kayes et Nioro du Sahel (Ouest), phase pilote, veut concilier le respect et la tutelle de l’environnement et le développement économique et humain à travers une approche inclusive, équitable et durable. Cette initiative veut, ains,i contribuer à la création d’emplois dans les zones rurales d’intervention qui puissent fournir des alternatives économiques viables pour la population et soutenir la stabilité, indique le directeur régional de l’Agence italienne pour la coopération au développement. Selon lui, cette session extraordinaire du CNP doit analyser et décider sur deux points spécifiques du projet, à savoir la révision du plan financier et la prolongation de la durée d’exécution des activités de 18 mois. Marco Falcone a fait remarquer que le projet a pu terminer le site pilote de Kayes et celui de Nioro malgré quelques difficultés mentionnées dans le dernier CNP. «Les études de faisabilité et conception des travaux d’aménagement des 23 sites restants sont presque terminés et on prévoit de lancer les appels d’offres dans les prochains mois», a-t-il dit, ajoutant que d’autres activités concernant la création des coopératives et la formation des bénéficiaires sont en cours d’exécution. «Afin de mettre en œuvre les activités prévues, il est nécessaire de remanier le plan financier du projet de manière contenue pour prendre en compte certaines augmentations des coûts des matériaux et des travaux d’aménagement causés par les évènements mondiaux», a suggéré le directeur régional de l’Agence italienne pour la coopération au développement. Pour lui, le projet se trouve dans la nécessité de prolonger la durée d’exécution des activités au-delà de la date du 1er décembre 2023 et cette prolongation ne demande pas d’autres ressources financières supplémentaires pour les activités. Déjà, l’Italie a contribué à hauteur de 9 millions d’euros. N’Famoro KEITA

Filière bétail-viande : Une étude en cours sur la labélisation de la viande rouge et ses dérives

Bamako, 22 juil (AMAP) L’étude de faisabilité de la marque collective et de développement d’un label viande rouge et ses dérivés au Mali pour la filière bétail/viande a été lancée jeudi, par le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, dans les locaux de son département. La rencontre, organisée par le Projet d’appui à la compétitivité de l’Afrique de l’Ouest-Mali (PACAO-Mali), en partenariat avec l’Interprofession de la filière bétail-viande du Mali (IFBV), visait à informer davantage les acteurs de la filière bétail-viande et l’opinion publique du démarrage de cette étude, qui sera menée par la Société d’ingénierie pour le développement (SID), pour une durée de 6 mois. À la fin de cette étude, les acteurs de la filière bétail/viande avec l’appui du Bureau SID feront le dépôt du label et son règlement d’usage auprès de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI) à travers le Centre malien de promotion de la propriété industrielle (CEMAPI) afin qu’il soit enregistré comme marque collective. Selon le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, la réalisation de cette étude vient à point nommé au moment où son département est engagé dans la recherche de solutions visant à créer des opportunités d’affaires et développer des partenariats régionaux ou internationaux. Sa mise en œuvre, selon Youba Ba, « permettra de concrétiser l’initiative ‘Un pays, un produit prioritaire’ du Fonds pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) » à laquelle le Mali a souscrit entièrement. «De nos jours, la question de promotion des produits mis sur le marché doit être un axe prioritaire pour chaque pays. Elle est, en général, menée autour des signes distinctifs tels que les labels comme la marque collective, qui permettent aux consommateurs d’identifier les produits et de justifier leur choix», a-t-il expliqué. Le ministre a ajouté que ces signes distinctifs (marque collective) permettent d’organiser une forme de partenariat entre plusieurs personnes (groupement ou association) « qui souhaitent renforcer leur visibilité, leur compétitivité et leur profitabilité en adoptant une stratégie commune de vente. » Soulignant l’importance économique, sociale et culturelle de la filière bétail- viande au Mali, le ministre Youba Ba a estimé que plus de 30% de la population rurale tirent exclusivement leurs revenus de l’élevage qui constitue le 3ème secteur d’exportation du Mali, après l’or et le coton et contribue à plus de 15% au produit intérieur brut (PIB) du Mali. «De ce fait, il y a lieu de renforcer cette position en mettant sur le marché des produits avec l’assurance de la traçabilité de leur provenance», a expliqué le ministre de l’Élevage et de la Pêche. Youba Ba a rassuré l’ensemble des acteurs sur la volonté du gouvernement à soutenir cette initiative qui permettra aux acteurs de la filière bétail-viande de développer et de disposer de marque ou tout autre signe distinctif. Cela leur permettra d’approvisionner le marché national et international avec des produits de qualité, d’une part, et de conquérir des parts du marché régional en viande rouge, d’autre part. Le chef du Projet PACAO Mali, Souleymane Bassolé, a souligné qu’avec la mise en place de la Zone de libre-échange économique (ZLECAF), il importe que le Mali « participe pleinement tant par la quantité que par la qualité, aux échanges commerciaux de produits locaux à forte valeur ajoutée et jouissant d’une réputation répondant à l’aspiration du marché. » «Pour mettre en valeur les potentialités du Mali, il y a lieu, pour les acteurs des filières agricoles et plus précisément celle de la filière bétail-viande, de fédérer leurs efforts afin de renforcer leur visibilité et leur compétitivité. En général, les groupements utilisent des instruments de propriété intellectuelle tels que la marque collective», a conseillé M. Bassolé. Le PACAO est un programme régional couvrant les 15 pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et la Mauritanie qui entre dans le cadre du Programme indicatif régional (PIR) 11ème FED Union européenne-Afrique de l’Ouest. Son objectif est de renforcer la compétitivité des acteurs des aautre filières cibles (mangue, embouche bovine, karité et horticulture). MS/MD (AMAP)