Le gouvernement malien proteste contre des propos du Président du Conseil européen (Communiqué)

Bamako, 21 fév (AMAP) Le chargé d’Affaires de la Délégation de l’Union européenne (DUE) au Mali, Pascal Perennec, a été convoqué, lundi, au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale (MAECI), où il lui a été signifié les vives protestations du gouvernement du Mali suite « aux propos inamicaux, erronés et agressifs » du président du Conseil européen, Charles Michel, a indiqué un communiqué du MAECI. Au cours d’un entretien avec la presse, le président du Conseil européen « a accusé les autorités maliennes d’avoir rompu les relations avec les partenaires européens, avant d’établir un constat de la situation politique et sécuritaire au Mali. » Le MAECI « regrette profondément ces déclarations tenues par un haut responsable de l’Union européenne, contraires aux règles diplomatiques et au principe élémentaire de non-ingérence dans les affaires intérieures d’un État souverain. » Le ministère souligne, en outre, que « certains partenaires européens ont librement décidé, unilatéralement et sans concertation préalable avec le Mali, de mettre un terme à leur coopération bilatérale. » S’agissant de la situation sécuritaire au Mali, évoquée par Charles Michel, le MAECI rappelle « la responsabilité historique de certains États membres de l’Union européenne, dans la déstabilisation de la région du Sahel, suite à l’intervention unilatérale de l’Otan en Libye. » « Les commentaires de Michel sont d’autant plus malvenus qu’ils omettent les progrès tangibles réalisés par les Forces armées maliennes sur le terrain, grâce notamment à la montée en puissance des Forces armées et de sécurité maliennes et à la stratégie de diversification des partenariats décidée par le colonel Assimi Goïta, président de la Transition. » Le MAECI regrette des « propos empreints de légèreté à un tel niveau de responsabilité, particulièrement lorsqu’ils contribuent à ternir une relation pourtant cordiale entre le Mali et l’Union européenne », Le ministère fait remarquer que l’UE « continue d’intervenir, au quotidien, en soutien aux efforts du gouvernement pour améliorer les conditions de vie des populations maliennes à travers plusieurs programmes de coopération. » Il lance « un appel à la raison, au sens de la mesure et à l’arrêt de la campagne de désinformation contre le Mali. » Enfin, Bamako dit reste attaché « au renforcement des relations amicales et de coopération avec tous ses partenaires, dans le cadre du respect mutuel et du respect des choix stratégiques et de partenaires du Mali. » MD (AMAP)

Le Conseil national de Transition au Mali vote des lois de réorganisation territoriale 

Bamako, 21 fév (AMAP) Le Conseil national de Transition (CNT) a adopté, lundi, six projets de loi sur la réorganisation administrative et territoriale au Mali, aux termes desquels, le pays compte 96 nouveaux cercles, 136 nouveaux arrondissements et de 71 nouvelles communes. Les projets de texte adoptés par le CNT, en séance plénière dans le cadre de la session extraordinaire, prévoient aussi un district, 19 régions, 466 arrondissements et 819 communes. L’objectif est d’opérationnaliser et d’assurer le fonctionnement régulier de chaque région en déterminant ses circonscriptions administratives (cercles et arrondissements) et ses collectivités territoriales (régions et communes). Ces six textes étaient défendus par le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga. Il s’agit du projet de loi portant création des circonscriptions administratives en République du Mali, ceux portant création des collectivités territoriales en République du Mali, modification de la loi n°2012-006 du 23 janvier 2012 portant principes fondamentaux de l’organisation administrative du territoire. Mais aussi, le projet de loi portant modification de la loi n°2017-052 du 02 octobre 2017 déterminant les conditions de la libre administration des collectivités territoriales, celui portant Code des collectivités territoriales et enfin le projet de loi portant statut particulier du District de Bamako. Avec ces textes, outre l’augmentation du nombre de cercles, d’arrondissements et de communes, la circonscription administrative de Bamako sera composée de 7 arrondissements avec, chacun à sa tête un représentant de l’Etat. Il est prévu 263,058 milliards de Fcfa pour l’opérationnalisation les novelles circonscriptions administratives et collectivités territoriale de façon séquentielle selon les moyens de l’Etat. Ces six textes adoptés par le Conseil des ministres du 19 octobre 2022 ont fait l’objet d’une étude au fond par la Commission de l’Administration territoriale, de la Décentralisation, du Culte et de la Réconciliation nationale du CNT. Laquelle a produit un rapport unique concernant les six textes. Il ressort de ce document que la loi n°2012-017 du 02 mars 2012 portant création de circonscriptions administratives en République du Mali a opéré une grande réforme administrative en créant 19 Régions et en maintenant le District de Bamako. Et, contrairement, aux principes admis en la matière, elle n’a pas créé les démembrements de la circonscription administrative de région que sont les cercles et les arrondissements. Après les débats, le premier texte a été adopté par 127 voix pour, 0 contre et 1 abstention, le second par 128 voix pour, 0 contre et 1 abstention, le troisième par 126 voix pour, 0 contre et 1 abstention. Le 4è projet de loi a été adopté par 127 voix pour, 0 contre et 0 abstention, le 5è par 128 voix pour, 0 contre et 0 abstention tandis que le 6è l’a été par 127 voix pour, 0 contre et 1 abstention. DD/MD (AMAP)  

Goodluck Jonathan à Bamako pour suivre le processus de Transition au Mali

Bamako, 21 fév (AMAP) Le médiateur de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Goodluck Jonathan, est arrivé lundi à Bamako, pour 72 heures, afin de s’enquérir de l’évolution du processus de transition au Mali. L’ancien président du Nigeria a été accueilli, à l’aéroport international président Modibo Keita-Sénou par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop. Les deux personnalités se sont, ensuite, entretenues au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. L’émissaire de la CEDEAO est attendu, ce mardi, au siège de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE). Il rencontra, ensuite, la médiation internationale de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger et les représentants du corps diplomatique accrédité au Mali. Le programme de la journée se poursuivra avec une séance de travail avec le Comité interministériel pour le suivi du chronogramme politique et électoral au ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. Goodluck Jonathan rencontrera après la classe politique et la société civile au Centre de formation des collectivités territoriales. Mercredi, l’hôte de marque se rendra à la Cour constitutionnelle et au Conseil national de Transition (CNT). En fin de séjour, Goodluck Jonathan sera reçu en audience par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. Cette visite au Mali de Goodluck Jonathan fait suite à plusieurs autres qu’il a effectuées l’année dernière, près la levée le 3 juillet 2022 de la double sanction imposée au pays par par la CEDEAO et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). L’émissaire de la CEDEAO a entamé ses missions de bons offices au Mali au mois de juillet 2020 au moment de la contestation populaire contre le régime du président Ibrahim Boubacar Keïta. NK/MD (AMAP)  

L’explosion d’un engin improvisé fait deux morts à un poste de contrôle de Nara (Ouest)

Nara, 20 fev (AMAP) Un policier et un agent de la mairie ont trouvé la mort au poste de police à l’Est de la ville de Nara sur la route de Mauritanie qui a été attaqué, ce lundi, à l’Engin explosif improvisé (EEI), annoncent des sources sécuritaires « Les blessés sont au nombre de sept, parmi lesquels cinq policiers, un militaire et un civil qui ont été tous évacués sur Bamako par hélicoptère », précisent les mêmes sources. « Depuis les dernières attaques, les éléments des poste sécurité de police n’y passent plus la nuit. Les terroristes ont profité de cette absence pour poser un EEI sur le toit du poste. L’engin a explosé aux environs de 12h 30. Cela a provoqué la panique au sein de la population surtout en ce jour de foire. » Le ratissage des Forces armées maliennes (FAMa) a permis de mettre la main sur trois suspects qui ont été mis à la disposition de la gendarmerie pour enquête. Pour le moment, la situation est sous contrôle. Les forces de sécurité ont bouclé toutes les entrées de la ville pour procéder à des fouilles à l’intérieur de la ville. BC/MD (AMAP)

Explosion d’un engin à Nara, à la frontière de la Mauritanie (Sources sécuritaires)

Nara, 20 fév (AMAP) Une explosion d’un Engin Explosif Improvisé (EEI) a eu lieu, ce lundi, vers 12h 30 au poste de police, à l’est de la ville malienne de Nara, sur la route de la Mauritanie. Le bilan est de deux morts dont un policier et un agent de la mairie, sept blessés dont un militaire, cinq policiers et un civil, selon des sources sécuritaires. Le ratissage de la zone est en cours. MD (AMAP)

CEDEAO: Le Mali, la Guinée et le Burkina Faso restent suspendus (Communiqué final)

Bamako, 20 fév (AMAP) Les chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), réunis en session extraordinaire, en marge du 36è Sommet ordinaire de l’Union africaine (UA), a Addis-Abeba, en Éthiopie, ont décidé, samedi, de maintenir la suspension du Mali, du Burkina Faso et de la Guinée de toutes le instances de l’organisation régionale. Dans un communiqué publié, dimanche, les dirigeants ouest africains ont aussi « rejeté la demande conjointe formulée par les ministres des Affaires étrangères des trois pays en Transition (Burkina Faso, Guinée et le Mali) pour solliciter la levée de (leur) suspension des instances de l’organisation. » Les chefs d’Etat de la Communauté ouest africaine ont également « maintenu les sanctions existantes y compris l’interdiction aux membres du gouvernement ainsi que des hauts fonctionnaires de ces pays de voyager dans l’espace CEDEAO. » Ces décisions ont été prises après avoir examiné les rapports présentés par les Médiateurs de la CEDEAO pour le Burkina Faso, la Guinée et le Mali. Les trois pays ont entamé une offensive diplomatique auprès de la CEDEAO et l’UA conformément au communiqué final de leur rencontre tripartite de leurs ministres des Affaires étrangères tenue les 8 et 9 février à Ouagadougou dans la capitale burkinabè. Toutefois, la CEDEAO indique avoir « pris note des progrès réalisés ainsi que les défis humanitaires et sécuritaires graves » auxquels font face les trois pays, notamment le Burkina Faso et le Mali. La Conférence des chefs d’État et de gouvernement instruit le président de la Commission de la CEDEAO « d’accompagner la mise en œuvre des feuilles de route de la Transition et de renforcer l’appui sécuritaire et humanitaire aux pays touchés, dans le but d’atténuer les souffrances des populations ». La rencontre invite les Nations-unies, l’UA et tous les partenaires internationaux à appuyer la mise en œuvre des décisions de la CEDEAO concernant les trois pays. AT/MD (AMAP)

Mali : Plus de 8 kg d’or estimés à plus de 250 millions de Fcfa saisis par les Douanes

Bamako, 19 fév (AMAP) La direction du renseignement et de la lutte contre la fraude a saisi 8,3 kg d’or d’une valeur marchande estimée à plus de 250 millions de Fcfa, a appris l’AMAP, ce weekend, auprès des douanes maliennes. « Le métal précieux, en plusieurs colis, était soigneusement dissimulé derrière le radiateur d’un véhicule », précise la douane. Cette saisie d’or de contrebande est intervenue en fin de semaine dernière sur l’axe ivoirien. Une mission dépêchée sur le terrain par l’inspecteur des douanes, Diagueli Diakité, a déniche le métal jaune dissimulé dans sa cache aménagée à l’avant du véhicule, entre le radiateur et le moteur, selon nos sources. Les douaniers ont intercepté le véhicule recherché avant son entrée à Bamako. Le directeur général des Douanes, l’inspecteur général Amadou Konaté, a salué la vigilance des agents et les a exhortés « à maintenir la cadence dans cette lutte implacable menée contre la fraude et la criminalité transnationale. » SS/MD (AMAP)

Le Premier ministre aux forces vives de la 7è région : «Gao doit rester en tête de peloton des soutiens de l’unité nationale»

Envoyé spécial Oumar DIAKITÉ Gao, 19 fév (AMAP) Le Premier ministre malien, Dr Choguel Kokalla Maïga, a appelé les populations de Gao (Nord) à maintenir le flambeau de l’unité de la République du Mali et surtout, de rester en tête de peloton des régions qui se battent pour la cohésion nationale. «Faites en sorte que vous imposiez l’unité nationale », a lancé, lors d’une rencontre avec les forces vives, le chef du gouvernement, en visite dans la capitale de la 7è région administrative du Mali vendredi, samedi et dimanche, a la tête d’une forte délégation de huit ministres et de membres du Conseil national de Transition (CNT). Il a demandé aux habitants de la Cité des Askia d’aider les Forces armées maliennes (FAMa) à interpeller les quelques bandits qui profitent de l’insécurité pour régler des comptes. Dr Choguel Kokalla Maïga a rappelé la lutte héroïque des habitants contre les séparatistes et leurs alliés terroristes lors de l’occupation du Nord du pays en 2012. Il les a exhortés à demeurer dans la même dynamique. Il a assuré que les autorités feront le nécessaire pour que tous nos compatriotes se sentent à 100% maliens. Au cours des échanges, la question de l’appartenance effective de Kidal (Nord) à la République du Mali a été abordée. À ce sujet, le chef du gouvernement a fait une mise au point : « Kidal est et demeurera une partie de notre pays». Dr Choguel Kokalla Maïga a expliqué que le but de sa visite à Gao est de recenser les préoccupations des populations afin d’y apporter des réponses. Cet exercice pourra concerner d’autres régions du Mali, y compris Kidal, si telle est la volonté de ses habitants. SANS PROVOCATION – Parlant d’une probable visite dans la capitale de l’Adrar des Ifogas, le chef du gouvernement a dit que cela ne relèverait d’aucune intention de provocation. « Parce que nous ne voulons pas de la provocation», a-t-il précisé. « Et toute provocation pouvant conduire à une reprise des hostilités, a indiqué Choguel Kokalla Maïga, est contraire à la philosophie du gouvernement et aux intérêts de notre pays. » Toutefois, il a martelé que le Mali ne peut pas être divisé. « Une fois que cela est compris, tout le reste peut se négocier», a-t-il déclaré, répétant que « tout discours tendant à la provocation, à pousser les Maliens les uns contre les autres, n’est pas celui du gouvernement. » Cette visite a permis au chef du gouvernement d’être en contact direct avec les différentes communautés et couches sociales, des responsables de la société civile, les autorités administratives et les légitimités traditionnelles et religieuses de la Région de Gao. L’occasion était bonne pour le gouverneur de Gao, le général Moussa Traoré, de souligner les efforts consentis par les autorités de la Transition en faveur de sa circonscription administrative. Le gouverneur a, ensuite, égrené quelques préoccupations ayant trait à la mauvaise desserte de la Cité des Askia en eau, en électricité, sans compter les difficultés liées à la connexion internet. Le général Moussa Traoré a indiqué que l’urgence demeure la reprise des travaux de la route Gao-Sévaré, des travaux de construction du barrage de Taoussa et de la route Gao-Bourem-Taoussa. Il y a aussi, la dotation des représentations régionales d’Energie du Mali (EDM) et de la Société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP) en nouveaux groupes électrogènes avant la période de grande chaleur. Les mêmes préoccupations ont été rappelées par les responsables des Cadres de concertation de la Région, de la Coordination des associations et ONG féminines (CAFO) régionale et du Conseil régional des jeunes. Le Premier ministre a assuré que les préoccupations seront transmises à qui de droit. En outre, Choguel Kokalla Maïga a expliqué l’importance du soutien que tout peuple doit accorder à son armée. Car, l’armée étant le principal outil de la souveraineté d’un pays, le premier outil de décision politique. « C’est la colonne vertébrale d’une nation», a-t-il rappelé pour rendre hommage aux FAMa. Le chef du gouvernement a soutenu que la priorité des autorités de la Transition est d’avoir un Etat sécurisé. Il a rappelé à ce propos que les élections, la politique, l’agriculture, la religion…tout cela n’a de sens que lorsqu’un pays est sécurisé. DES CENTAINES DE TONNES DE VIVRES – Le chef du gouvernement a procédé à la remise des vivres, de matériels agricoles et de tricycles aux démunis de la Région de Gao. C’est ainsi que 600 tonnes de vivres ont été distribuées aux déplacés de Gao, Ansongo et Bourem. Dr Choguel Kokalla Maïga a visité le site de la future université de Gao. Ce site d’une superficie de plus de 500 hectares est situé à Béra, à 7 km de la ville. Après avoir assuré que des dispositions seront prises pour la construction de l’université, le Premier ministre a indiqué que l’espace pouvait aller jusqu’à 1 000 hectares afin d’y pratiquer des expérimentations agricoles. Il a, aussi a inauguré le système d’irrigation d’un périmètre de 50 hectares dans le village de Bagoundjè, non loin de la ville de Gao. Une séance de prière ayant drainé du monde au stade Kassé Kéïta de Gao a permis de faire des bénédictions pour le Mali et aux autorités de la Transition. Le Premier ministre a bouclé sa visite dimanche par la rencontre avec les forces vives de Bourem et d’Ansongo et un repas de corps avec les Forces armées maliennes. OD/MD (AMAP)                

A Gao (Nord), le Premier ministre du Mali prêche l’unité nationale

Envoyé spécial Oumar DIAKITE Gao, 18 fév (AMAP) Le Premier ministre malien, Choguel Kokalla Maiga, a invité, samedi, les populations de Gao (Nord) à perpétuer leur légendaire patriotisme et engagement pour la cohésion nationale. Le chef du gouvernement, qui s’adressait aux forces vives de la Région de Gao, dans la salle de conférences du gouvernorat, a demandé aux populations d’œuvrer à être le gardien de l’unité nationale au Mali. « Gao doit maintenir le flambeau de l’unité de la République », a-t-il dit, tout en louant la bravoure des populations contre toute tentative séparatiste. Intervenant après le gouverneur, le général Moussa Traoré, qui s’est fait l’écho des problèmes de la population, le Premier ministre a assuré que ces préoccupations soulevées seront transmises « à qui de droit » pour leur solution. Selon lui, « les élections, la politique, l’agriculture…Bref, aucun développement n’a de sens que lorsqu’un pays est sécurisé. » « Notre tâche principale est de sécuriser le Mali», a-t-il indiqué avant de promettre que « les autorités feront tout pour que, d’ici la fin de la Transition, certaines actions soient réalisées au bénéfice de la population ». Le Premier ministre, qui a clairement indiqué que la priorité demeure la sécurité, a invité, par conséquent, les populations de Gao à soutenir les Forces armées maliennes (FAMa), « car, a ajouté Choguel Kokalla Maiga, l’armée est le principal outil de souveraineté. » Auparavant, le gouverneur salué les efforts du gouvernement de la Transition en faveur de sa région avant d’égrener les perspectives et défis à relever. Ces problèmes dont souffre la population de la Cité des Askia sont liés à l’électricité, la télécommunication, la pénurie d’eau, l’insécurité et le développement rural. Les responsables du cadre de concertation, de la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO) et du Conseil régional de la jeunesse se sont tous reconnus dans les doléances que le général Moussa Traoré a exposées. Après cette rencontre avec les forces vives, Choquel Kokalla Maiga a visité, à Béra, le site de l’université de Gao. Il a, aussi, inauguré le système d’irrigation du périmètre de Bagoundjè. Le programme de la journée du samedi s’est terminé par une séance de prière au stade Kassé Kéita de Gao. OD/MD (AMAP)

Accueil des populations de Gao (Nord) à Choguel Kokalla Maiga

Gao, 18 fév (AMAP) Le chef du gouvernement malien, Dr Choguel Kokalla Maiga, a reçu, vendredi, à Gao (Nord), un grand accueil des populations sorties massivement, a constaté l’AMAP sur place. Les abords de la voie principale bitumée de l’aéroport longue de 15 km et qui mène directement au gouvernorat étaient bondés de monde qui scandait : « Assimi Goita ! Assimi Goita ! Choguel ! Choguel !» Après quelques heures de rafraichissements, Dr Choguel Kokalla Maiga et sa délégation se sont dirigés à la Mosquée du Tombeau des Askia pour la grande prière du vendredi. Pour cette journée de vendredi, le Premier ministre a procédé à la remise officielle de vivres aux populations déplacées internes des Cercles de Gao, Ansongo et Bourem, des équipements pour la motoculture aux agriculteurs de la région et des tricycles pour la Fédération régionale des handicapées de Gao à la délégation régionale de l’Office des produits agricoles du Mali (OPAM) en présence des ministres du Développement social, Oumarou Diarra, du Développement rural, Modibo Keita. Ces vivres sont reparties comme suit : 558 tonnes de céréales pour le Cercle de Gao, 20 tonnes des vivres pour le Ccercle d’Ansongo et 22 tonnes pour le Cercle de Bourem. Outre, la remise de vivres, il annoncera la reprise des travaux du barrage de Taoussa, des routes de Gao-Douentza, Gao-Bourem-Taoussa et la réhabilitation de la salle de spectacles de la ville de Gao. Le Dr Choguel Kokalla Maiga visitera, aussi, le site universitaire de Gao, situé à Berra distant de 7km de la ville. Un repas de corps avec les Forces armees maliennes amas et une séance de bénédictions au stade Kassé Keita sont au menu de la visite. Le chef du gouvernement est arrivé vendredi, à bord de l’avion militaire. Il était accompagné de plusieurs membres de son gouvernement. A sa descente de l’avion, il a été accueilli sur le tarmac de l’aéroport international de Gao par le maire de la Commune urbaine de Gao, Boubacar Dacka Traoré, en présence du gouverneur de région, le général de brigade, Moussa Traoré. Après la revue des troupes, le chef de gouvernement et sa délégation gouvernementale ont mis le cap sur le pied-à terre où le Premier ministre a pris ses quartiers. Auparavant, le Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maiga a échangé avec les autorités coutumières de la région sur le motif de sa visite à Gao. Aux responsables de légitimités traditionnelles, il a dit être venu “pour remercier pour (leurs) prières , soutien, courage, résistance », avant d’ajouter qu’il était important de rappeler que ce sont les imams, les notables, les populations, toutes les communautés confondues qui sont restés sur place pendant l’occupation. “Aujourd’hui, j’ai vu des Songhoy, Tamasheq, Peulh,dBambanan, tous unis. Comme pour dire qu’il n’y a aucun problème entre les populations, entre les communautés », a répété, plusieurs fois, le Premier ministre. AT/MD (AMAP)