Le médiateur de la CEDEAO : «Nous pensons que la transition au Mali est en bonne voie»
Par Dieudonné DIAMA Bembablin DOUMBIA Bamako, 23 fév (AMAP) Le médiateur de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Goodluck Jonathan Goodluck Jonathan, lors de son séjour au Mali dans le cadre du suivi du processus de la Transition, s’est dit satisfait de son entretien avec le président de la Transition qui l’a reçu en audience, mercredi. À sa sortie d’audience, l’Envoyé spécial de la CEDEAO, accompagné par le chef de la Minusma, El-Ghassim Wane, a confié à la presse l’importance de ce déplacement intervenu à une période charnière pour le Mali. Il a rappelé que, suivant les recommandations et les arrangements de la CEDEAO, la Transition au Mali devrait prendre fin en 2024. «C’est dans cet esprit que nous nous sommes dit qu’il fallait mieux venir encore une fois échanger avec les autorités du Mali sur les difficultés d’ordre organisationnel de ce processus de transition», a expliqué Goodluck Jonathan qui a aussi rencontré la classe politique et la société civile pour recueillir leurs observations. Il a affirmé avoir notifié au président Goïta son appréciation par rapport à l’évolution du processus, notamment par la mise en place de certaines structures clés pour la bonne marche de la Transition. Parmi celles-ci, le médiateur de la CEDEAO a cité la mise en place de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) qu’il a saluée. «Nous avons félicité le président de la Transition et toutes les autorités maliennes pour la mise en place de cet organe qui est très important pour la gestion des élections à venir. Nous avons également apprécié la validation d’une carte biométrique qui va servir de cartes d’électeurs pour tous les Maliens », a confié l’ancien président nigérian. Cependant, Goodluck Jonathan a reconnu qu’il était très difficile de pouvoir, durant ce processus de transition, réussir tous les défis à 100%. Toutefois, il a dit que les échanges qu’il a eus avec le président de la Transition, font partie des conversations finales qu’ils auront avec lui étant donné que les élections sont pour 2024. Le médiateur de la CEDEAO a souligné que pendant son séjour, il a eu des échanges avec le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le ministre en charge de l’Administration territoriale et avec d’autres membres du gouvernement afin d’avoir une idée claire et nette sur l’évolution du processus de transition. «Nous pensons que c’est en bonne voie et nous aimerions venir, peut-être, une prochaine fois pour le couronnement de ce processus de transition en République du Mali», a ajouté Goodluck Jonathan. A la question de savoir s’il va plaider en faveur du Mali pour la levée des sanctions au regard des avancées qu’il a constatées, l’Envoyé spécial de la CEDEAO a dit que l’organisation sous-régionale s’est engagée à aider le processus de transition et le processus politique au Mali. Elle fera, aussi, en sorte que le Mali puisse s’en sortir sur le plan économique. «Il y a des situations au niveau du protocole de la CEDEAO qui font que des sanctions sont prises contre un Etat qui dévie de la voie démocratique. Et ce ne sont pas des sanctions qui sont prises uniquement pour le cas du Mali», a expliqué Goodluck Jonathan. Il a soutenu qu’avant la situation du Mali, ces sanctions existaient déjà dans le protocole de la CEDEAO. Toutefois, il a dit continuer à travailler avec les autorités de la Transition du Mali afin de voir le bout du tunnel. « Cela nous permettra de nous faire entendre au niveau des autorités de la CEDEAO afin qu’elles puissent revoir leur copie pour les sanctions qui sont imposées au Mali aujourd’hui », a-t-il indiqué. CLASSE POLITIQUE ET SOCIETE CIVILE – Auparavant, le médiateur de la CEDEAO avait participé, au Centre de formation des collectivités territoriales, à une réunion du cadre de concertation qui a regroupé, pour la première fois, la classe politique, la société civile et plusieurs membres du gouvernement, notamment le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga. La rencontre visait à évaluer l’exécution du chronogramme politique et électoral et échanger sur les difficultés de mise en œuvre en vue de donner les nouvelles orientations pour les actions futures. Le ministre Maïga a saisi l’occasion pour brosser les activités réalisées par la Transition. Il s’agit, notamment de la remise au chef de l’Etat de l’avant-projet de la Constitution par la Commission chargée de sa rédaction, de l’installation des membres de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) et de la nomination des représentants de l’Etat dans le cadre du retour de l’administration. Le colonel Abdoulaye Maïga a, par la suite, réitéré la volonté du gouvernement de poursuivre les efforts enclenchés, conformément à la vision du président de la Transition, qui visent essentiellement la refondation de l’Etat et le retour à un ordre constitutionnel. À ce titre, des actions significatives ont été menées et portent essentiellement sur la mise en place d’une Commission chargée de la finalisation de l’avant-projet de Constitution composée de l’ensemble des forces vives. S’y ajoutent le démarrage et la poursuite effective des travaux de cette Commission dont le rapport sera incessamment soumis au chef de l’Etat mais, aussi, la relecture de la Loi électorale pour prendre en compte les insuffisances constatées, parmi lesquelles l’institution de la carte nationale d’identité biométrique sécurisée comme carte d’électeur, en substitution à la carte d’électeur biométrique. D’autres insuffisances ont trait au vote par anticipation des membres des Forces armées et de sécurité afin qu’elles puissent se consacrer à la sécurisation des opérations électorales les jours de scrutins. L’adoption du projet de loi portant modification de la Loi électorale et des projets de textes relatifs à la réorganisation administrative et territoriale par le Conseil national de Transition (CNT), en sa séance plénière du 20 février dernier, fait également partie des actions. « Encore une fois, il faut rappeler que la dynamique enclenchée par le gouvernement est une traduction de la vision du président de la Transition de réussir la mise en œuvre des réformes politiques majeures et l’organisation
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 22 février 2023
Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 22 février 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du colonel Assimi GOITA, président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; procédé à des nominations ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Depuis une décennie, notre pays est confronté à une guerre asymétrique contre le terrorisme et le banditisme transfrontalier. Cette crise sécuritaire sans précédent a permis de mettre en évidence l’état d’impréparation opérationnelle du soutien sanitaire des Forces armées maliennes. La Direction centrale du service de santé des Armées, qui a pour mission de participer au développement sanitaire du pays en général et d’assurer le soutien sanitaire des Forces Armées, fait constamment face à un afflux massif des blessés de guerre. Cette Direction assure, sur le théâtre des opérations et sur les zones sinistrées, la mise en place du soutien sanitaire pour les Forces Armées Maliennes et pour toute la population vivant dans ces zones. L’organisation de ce soutien en temps de guerre commence depuis la blessure du combattant ou de tout autre ami sur le front, pour s’achever au niveau de l’hôpital militaire en passant par les postes médicaux avancés et les hôpitaux de campagne. La Direction centrale du service de santé des Armées, dans le cadre de la mise en place du soutien sanitaire ne dispose pas d’hôpital militaire, maillon essentiel de la chaine de soutien de santé des forces. L’inexistence de telle structure sanitaire amène à orienter les blessés vers les Centres Hospitaliers Universitaires civils qui, malgré leur assistance, répondent difficilement aux dispositifs sécuritaires lors de leur prise en charge. Pour faire face à ces insuffisances, les projets de texte adoptés créent l’Hôpital d’Instruction des Armées qui sera une structure sanitaire polyvalente de troisième référence. La création de cet hôpital permettra : d’améliorer le pronostic vital des blessés de guerre par la réduction du temps d’évacuation ; d’assurer la continuité des soins ; de mettre à disposition en post conflit, une expertise avérée dans la gestion du stress post traumatique et des séquelles de blessure des militaires ; de diminuer les évacuations sanitaires à l’extérieur. Elle contribuera également à l’amélioration des conditions de prise en charge socio-sanitaire de la population. Sur le rapport du ministre de la Défense et des anciens Combattants, le Conseil des ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de l’Hôpital d’Instruction des Armées. Sur le rapport du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret portant création de l’Ecole d’Etat-major des Forces de Sécurité du Mali. La crise que notre pays connait depuis 2012 a démontré la fragilité de son outil de défense. Sa gestion a permis d’établir le constat d’un manque de coordination des forces engagées sur les théâtres des opérations. Il est donc apparu nécessaire d’adapter notre outil de défense et de sécurité au nouveau contexte de guerre asymétrique à laquelle notre pays fait face. C’est dans ce cadre que la Police nationale et de la Protection civile ont été militarisées à travers l’adoption de la Loi n°2022-037 du 27 octobre 2022. Cette militarisation appelle à plus d’engagement des fonctionnaires de la Police nationale et de la Protection civile avec les Forces de Défense entre lesquels il doit avoir une bonne coordination des actions sur le terrain dans le cadre de l’exécution de missions conjointes. Le projet de décret adopté crée l’Ecole d’Etat-major des Forces de Sécurité en vue d’assurer la formation des Officiers de Forces de Sécurité et de Défense. Sa création contribuera entre autres : au renforcement des capacités opérationnelles des Forces de Défense et de Sécurité ; à une meilleure coordination des forces au cours des différentes opérations ; à l’éclosion d’une vision malienne des enjeux de défense et de sécurité ; au renforcement de la conscience stratégique des cadres civils et militaires de l’Etat ; à l’adaptation des besoins de formation pour les cadres militaires, paramilitaires et civils à nos réalités et à l’impact de l’environnement stratégique sur notre pays. Sur le rapport du ministre de l’Industrie et du Commerce, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la Nouvelle compagnie malienne des textiles (N-COMATEX). La Compagnie malienne des textiles est une société d’Etat créée par la Loi n°68-33/DL-RM du 14 juin 1968 avec pour objet la fabrication de tissus, toile et filé à partir du coton et d’autres fibres. Son capital social est de 1 milliard 500 millions de francs CFA. Sur la base d’une convention signée, le 30 octobre 1993, le Gouvernement a ouvert le capital social de la compagnie à la Société China National Overseas Engineering qui détient 80% des actions, soit 1 milliard 200 millions de Francs CFA et l’Etat du Mali 20 %, soit 300 millions de Francs CFA. La convention signée avec le partenaire chinois détermine les conditions générales, économiques, administratives, financières, fiscales, douanières et sociales dans lesquelles la société exerce ses activités. Les statuts de la Compagnie Malienne des Textiles sous forme de société anonyme ont été adoptés lors de l’Assemblée Générale extraordinaire du 22 mars 2000. La Compagnie malienne des textiles est confrontée depuis longtemps à des tensions de trésorerie dues au vieillissement des équipements, à la non maîtrise des charges d’exploitation et à la concurrence des tissus importés. Cette situation a conduit au surendettement de la société et à la détérioration de sa situation financière. Au regard de cette situation, le Conseil d’administration et l’Assemblée générale de la COMATEX-SA ont demandé en 2018, la liquidation de la société. Dans le souci de préserver les emplois du personnel et compte tenu de la position stratégique de la société pour le développement économique du pays, le Gouvernement de la République du Mali a opté pour le redressement judiciaire et a adopté
Poulets : Les prix prennent l’ascenseur
Par Anne-Marie KEITA Bamako, 22 fév (AMAP) Lorsqu’une femme accouche, il est de tradition de préparer de la soupe pour la nouvelle maman. Pour sacrifier à cette tradition, Mme Camara Fatoumata Touré s’est rendue au marché de volaille de Kati pour acheter deux poulets et préparer une soupe pour sa belle sœur qui venait d’accoucher. Avec un billet de 10 000 Fcfa, elle espérait avoir deux poulets locaux. Elle a été surprise par une augmentation des prix. En plus de la hausse, il est aussi difficile de trouver un poulet physiquement satisfaisant du fait de la mauvaise alimentation de la volaille. Mme Camara s’est donc tournée vers le poulet de chair dont elle croyait avoir le kg à 2 000 Fcfa comme d’habitude. Là aussi, une vendeuse lui fait savoir que le kg de cette race est passé à 2. 00 Fcfa. Au marché de Kati comme ailleurs, il est aujourd’hui difficile de se procurer un poulet local sans débourser entre 5 000 à 7 500 Fcfa. Les causes de la hausse du prix de la volaille sont liées, selon le président de la Commission développement partenariat et financement de la Coopérative de valorisation des races aviaires locales (Wasaso), Cheickna Dianka, au coût élevé des ingrédients indispensables à l’aliment-volaille, notamment le maïs, source de protéines et autres additifs. Selon lui, d’autres causes seraient l’insuffisance de l’offre de volaille, la prévalence de maladies aviaires à cycle répétitif à la base de fortes mortalités, la faible organisation des producteurs avicoles et l’insuffisance des capacités techniques, institutionnelles et organisationnelles des acteurs du sous-secteur avicole. Evoluant dans l’aviculture depuis 5 ans, Ladji Bouaré, est un jeune entrepreneur qui s’intéresse à l’élevage. Il dispose de sa propre ferme de volaille. À ses dires, il a commencé par les poulets locaux pour ensuite aller vers la race métisse ou «barama» et finir avec la race 3/4. Concernant la flambée des prix de la volaille, ce jeune entrepreneur dit que le coût du transport a rendu difficile l’élevage surtout pour les races importées comme les «barama». La flambée du prix du carburant a, aussi, eu un impact sur l’importation des produits, notamment l’aliment volaille. S’y ajoute l’avènement de la Covid-19 qui a beaucoup freiné la production de certaines races importées. Selon Ladji Bouaré, le prix du principal ingrédient de l’aliment volaille qui est le maïs a pris l’ascenseur. Au moment de la Covid-19, le sac de 100 kg de maïs était vendu à 35 000 Fcfa contre 14 000 avant cette pandémie. Aujourd’hui, le même sac varie entre 28 000 et 32 500 Fcfa, soit une baisse légère. Aussi, l’aliment chair qui était cédé à 13 500 Fcfa a grimpé à 18 000 Fcfa aujourd’hui. Un autre aliment indispensable dans la production est la vitamine concentrée dont le sac a aussi subi une petite augmentation, passant de 35 000 Fcfa à 40 000 Fcfa. Le représentant de la Coopérative des producteurs de poulets de chair, Thierno Sidibé, confirme la hausse du prix du poulet de chair et du poulet local. Il ajoute que le coût de production d’un kilo de poulet de chair a connu une augmentation de presque 35%. Pour lui, cette augmentation est tout à fait justifiée par le coût élevé des matières premières indispensable à l’élevage de la volaille, notamment le maïs qui intervient dans l’aliment volaille à hauteur de 60%. Cet ingrédient, beaucoup sollicité dans l’alimentation des volailles et cultivé chez nous, était une chance pour le Mali. « Malheureusement, déplore-t-il, ce produit est exporté malgré l’interdiction d’exportation des produits alimentaires par les autorités maliennes. » Le tourteau de coton, un autre ingrédient dans l’alimentation volaille, est une source de protéines d’origine végétale. La production du tourteau de coton devrait donner aux éleveurs beaucoup de facilités. Le tourteau, capital dans l’aliment volaille, est importé du Burkina Faso. Cet aliment utilisé dans l’aliment de volaille à 20% a aussi connu une augmentation passant de 11 500 Fcfa à 16 000 Fcfa le sac de 50 kg. Sans compter les ruptures qui ont fortement perturbé le marché. Il y a aussi le son de blé qui a connu une augmentation assez remarquable passant de 100 à 200 Fcfa le kilo. Le kilo d’aliment pour les poulets de chair est passé de 300 Fcfa à 450 Fcfa, soit une augmentation de 40%. Et le kilo d’aliment de pondeuse qui était 250 Fcfa est passé à 400 Fcfa, soit 45% d’augmentation. Dans l’alimentation volaille, en plus des aliments cités, il faut compter les ingrédients qui viennent de l’extérieur comme le complexe minéral vitaminé (CMV) qui n’est pas fabriqué au Mali, mais importé d’Europe et du Maghreb. Ce produit a aussi connu une augmentation de presque 35%. À en croire Thierno Sidibé, le marché des poussins a aussi connu beaucoup de difficultés non seulement en termes de prix et de disponibilité. La cherté de l’aliment volaille, le transport des sujets ont été durement ressenti par les éleveurs qui enregistrent d’énormes pertes. À ces difficultés, s’ajoute le manque de moyens de production des éleveurs. D’ou une baisse de production et l’absence des poulets sur le marché. «Les producteurs ont beaucoup perdu parce que nous ne sommes pas rentrés dans nos coûts de revient pour faire des marges qui peuvent nous permettre de continuer notre activité», a regretté Sidibé. Il note que l’aliment volaille occupe 80 % des dépenses de production et quand il devient cher, les prix grimpent. Absence de subvention – Pour Lamine Traoré, secrétaire à l’organisation de la Fédération des intervenants de la filière avicole au Mali (FIFAM), ces augmentations sont à la base de la raréfaction. Lamine Traoré évoque aussi le problème de la subvention que l’État accordait aux producteurs et éleveurs sur certains types d’intrants importés de l’extérieur qu’on appelle les concentrés d’aliments volaille. Ces produits sont composés de vitamine, de minéraux et de protéines. L’État les subventionnait à 30% de remise à l’éleveur. Si par exemple l’éleveur achetait le sac à 65 000 Fcfa, avec cette subvention, il va l’acheter à 50 000 Fcfa.
Conférence de haut niveau sur la corruption en Afrique : Des centaines de délégués de 35 pays à la 2è édition à Bamako
Bamako, 22 fév (AMAP) Quelque 300 délégués venus de 35 pays participent à la 2è édition de la Conférence de haut niveau sur la corruption en Afrique qui se tient à Bamako, depuis lundi, au Mali, sous le thème : «Lutte contre la corruption : nouvelles dynamiques, recouvrement d’avoir illicites et coopération internationale», a constaté l’AMAP. Les participants ont l’ambition de faire de cette rencontre un cadre référentiel en matière de bonnes pratiques de lutte contre la corruption à travers les déclarations de patrimoine et le recouvrement d’avoirs illicites. L’évènement de trois jours est organisé par l’Office centrale de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI), en partenariat avec la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) et les structures nationales de contrôle. La cérémonie d’ouverture a réuni autour du Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, plusieurs membres du gouvernement dont celui en charge de la Justice et des Droits de l’Homme, Mahamadou Kassogué. À l’occasion, le président de l’OCLEI, Dr Moumouni Guindo, est revenu sur les impacts de la corruption, de l’enrichissement illicite, du blanchiment et autres formes de délinquance financière sur le développement socioéconomique. « Des fléaux qui creusent les inégalités, provoquent le terrorisme et déstabilisent nos États », selon M, Guindo. Toutes choses qui « interpellent et incitent à engager une lutte implacable et concertée contre ces pratiques », a-t-il dit, ajoutant que « cette lutte est un devoir de génération en suivant la voie tracée par les mères et les pères fondateurs. » «C’est tout le sens de l’engagement solennel du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, à apporter le changement nécessaire pour une gouvernance économique et financière vertueuse», a déclaré le président de l’OCLEI Le contrôleur général des services publics, Badra Alou Coulibaly, a indiqué qu’il n’existe pas de solution miracle pour la lutte contre la corruption et aucun acteur, individuellement, ne peut venir à bout de ce fléau. «La nature multiforme de sa manifestation nécessite une synergie d’actions de tous les acteurs et structures de contrôle et organisations de lutte contre la corruption», a-t-il insisté. Il a promis le soutien des structures de contrôle à l’État dans le cadre de la refondation. Un soutien qui se matérialisera par une lutte constante et inlassable contre la corruption. Au nom des partenaires techniques et financiers, Marchel Gerrmann a salué le caractère inclusif et participatif de la stratégie nationale de lutte contre la corruption. Et, de son côté, le coordinateur résident du système des Nations unies au Mali, Alain Noudéhou, a rappelé que la lutte contre la corruption est l’une des priorités pour réaliser les Objectifs de développement durable (ODD). Selon lui, le «dévouement des acteurs étatiques et non étatiques pour prévenir et combattre la corruption est absolument essentielle sur ce vaste chantier de la construction des sociétés justes et pacifiques». Le Premier ministre a estimé que « la corruption est un fléau pernicieux, qui compromet gravement le développement socioéconomique. » « C’est pourquoi, a-t-il dit, les autorités de la Transition mènent une lutte implacable contre la délinquance financière et l’impunité. » Le chef du gouvernement a encouragé la synergie d’actions entre toutes les structures nationales impliquées directement ou indirectement dans la lutte contre la corruption, le blanchiment de capitaux et l’enrichissement illicite. En outre, il a assuré de son soutien total et de l’accompagnement, sans ambiguïté, du gouvernement pour poursuivre cette lutte implacable. «J’engage le gouvernement à apporter tout son soutien à la mise en œuvre des recommandations qui seront issues de la présente conférence comme gage indéfectible de l’Etat du Mali à mettre en œuvre l’ensemble de ses engagements internationaux et de ses choix primordiaux de bonne gouvernance dans le respect du bien public», a lancé le Premier ministre. AG/MD (AMAP)
La médiation internationale exhorte au dialogue les parties à l’Accord de paix au Mali (Communiqué)
Bamako, 22 fév (AMAP) La Médiation internationale multiplie les initiatives afin de réunir les conditions de la reprise du processus de mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, indique un communiqué en date du 20 février dernier. Selon la même source, « face à la crispation de plus en plus profonde autour de la mise en œuvre (de l’accord de paix), caractérisée par les récentes tensions entre les parties maliennes » la Médiation internationale indique avoir « intensifié les démarches auprès des parties à l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, au cours des semaines écoulées, eu égard à sa profonde préoccupation suite aux sérieuses difficultés que rencontre le processus de paix. » Ainsi, les 9 et 10 janvier derniers, le ministre des Affaires étrangères de l’Algérie, chef de file de la Médiation internationale, s’est rendu à Bamako, où il a eu des échanges avec les autorités maliennes ainsi que d’autres parties prenantes. Ensuite, une délégation de la Médiation internationale a rencontré, à Kidal, dans le Nord du Mali, la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), le 1er février 2023. Une douzaine de jours après, les émissaires de la communauté internationale ont échangé avec les mouvements de la Plateforme et ceux dits de l’Inclusivité, dans la capitale malienne. Enfin, le 14 février, la Médiation internationale a été reçue par le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l’Accord pour la paix et la Réconciliation nationale, le colonel-major Ismaël Wagué, explique le communiqué. Dans cette dynamique et conformément à l’exercice de ses responsabilités, la Médiation internationale entend poursuivre ses efforts dans les jours à venir. Ce, « à travers la prise de toutes autres initiatives jugées nécessaires pour réunir les conditions de la reprise, dans les meilleurs délais, du fonctionnement des mécanismes de suivi de l’Accord de paix et celles du parachèvement de sa mise en œuvre, y compris la tenue d’une session de haut niveau du Comité de suivi de l’Accord», annonce le communiqué. La Médiation rappelle que «l’Accord de paix demeure la base la plus viable pour la restauration de la paix et la promotion durable de la réconciliation et de la concorde au Mali. » À ce titre, elle compte sur la compréhension et la pleine coopération des parties pour l’aboutissement de ses efforts. En outre, la Médiation internationale souligne que « la situation présente, marquée par l’acuité de la menace terroriste et les souffrances indicibles subies par les populations, requiert un engagement renouvelé de la part de toutes les parties, y compris des efforts redoublés pour bâtir la confiance nécessaire à l’aboutissement du processus de paix». Dans ce contexte, la Médiation internationale exhorte les parties maliennes, ainsi que tous les autres acteurs concernés, à s’abstenir de déclarations ou d’actes de nature à accroître les tensions et à compliquer les efforts. AT/MD (AMAP)
Le colonel Assimi Goïta, réaffirme l’engagement du Mali contre le terrorisme et la criminalité transnationale
Bamako, 22 fév (AMAP) Le Mali demeure résolument engagé dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée « tout en plaidant en permanence pour une coopération internationale dans la solidarité et le respect mutuel », a déclaré, mardi, le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. Le chef de l’État intervenait, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), à l’ouverture des travaux de la 26è conférence annuelle du Groupe régional africain de l’Union internationale des magistrats (UIM), Le colonel Assimi Goita a, aussi, rappelé lors de cette rencontre que la capitale malienne abrite, du 20 au 25 février, et dont le thème central est : «La promotion des droits de l’Homme en période de crise», que les autorités de la Transition ont toujours placé au cœur de leurs actions « le respect et la promotion des droits humains, de la justice sociale et de la bonne gouvernance. » Cette promotion des droits de l’Homme a toujours constitué une préoccupation majeure pour cette vieille nation. En témoigne la célèbre Charte du Mandé communément appelée «Charte de Kurukanfuga». Le président de la Transition a a estimé que cette conférence de Bamako donne à la fois, au Mali et au Sahel, « l’opportunité de passer en revue les défis majeurs liés au fléau du terrorisme, à la criminalité transnationale organisée et à leurs conséquences. » Selon le colonel Goïta, au regard de l’ampleur et de la complexité de ces phénomènes, il est indispensable d’encourager toutes les initiatives allant dans le sens d’une mobilisation sous-régionale, régionale et internationale « afin de favoriser une réelle prise de conscience face à la menace pour la paix, la stabilité sociale et le développement. » Dans son discours, le président du Syndicat autonome de la magistrature (SAM), Bourama Kariba Konaté, a souligné que les réflexions portera sur les sous-thèmes qui sont des menaces portant atteinte aux droits humains et à la gouvernance. M. Konaté s’est aussi exprimé sur le statut universel du juge mis à jour qui fixe les droits et les devoirs du magistrat. Lequel qui prend en compte les questions de l’éthique et la déontologie à travers une obligation de redevabilité en toutes circonstances. Cela, pour éviter les dérives arbitraires et mettre en exergue l’obligation d’impartialité dans l’exécution de la mission de juge. Auparavant, il avait remercié les autorités de la Transition pour la volonté politique et l’engagement qui ont rendu possible la tenue de la rencontre à Bamako. La présidente du Groupe régional africain de l’UIM, Marcelle Kouassi, après avoir présenté son organisation, a souligné que la rencontre donne l’opportunité de bien réfléchir sur les thèmes choisis. De son côté, le président de l’Union internationale des magistrats, José Maria Igreja Matos, a relevé l’indépendance du juge. Selon lui, nous ne sommes juges que si nous sommes indépendants.«C’est l’ADN de notre profession», a-t-il dit, précisant que l’objectif principal de leur Union est de garantir l’indépendance du pouvoir judiciaire assurant l’Etat de droit. OD/MD (AMAP)
Transition au Mali : Le médiateur de la CEDEAO loue les efforts de Bamako
Bamako, 22 fév (AMAP) Le médiateur de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour le Mali, Goodluck Jonathan, s’est dit heureux d’avoir échangé, mardi à Bamako, avec les membres de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE). «Aucune contestation n’a été émise contre la sélection des membres de l’Autorité indépendante», a noté l’émissaire de la CEDEAO qui a successivement rencontré les membres de l’AIGE, le Comité technique de suivi du chronogramme des réformes politiques et électorales ainsi que la classe politique malienne. Il a félicité le gouvernement pour la mise en place de cet organe unique de gestion des élections. En parlant d’élections, M. Jonathan a dit que cette mise en place permettra au Mali d’avoir une gouvernance politique stable. «La plupart des élections conduisent à des contestations et à des manifestations », a souligné Goodluck Jonathan qui a invité à la prudence et rappelé les soubresauts des élections législatives de 2020 organisées au Mali. Le président de l’AIGE lui a fait la genèse de sa structure. En parlant du budget des élections, Me Moustapha Cissé a laissé entendre qu’il doit s’entretenir, très prochainement, avec les services du ministère de l’Economie et des Finances pour des arbitrages. Selon lui, d’ici le début de la semaine à venir, ce débat sera terminé pour savoir exactement le montant mis à la disposition de son service pour assurer sa mission. Il a rappelé à ses interlocuteurs que la loi électorale, notamment dans son article 5 prévoit que son service bénéficie de l’appui du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. «C’est nous qui organisons et gérons le processus électoral de bout en bout», a rappelé Me Cissé, ajoutant que l’administration ne vient qu’en appui. A son avis, « qui dit appui, dit collaboration. » Abordant le sujet de la carte biométrique, Me Cissé a fait savoir que la relecture de la loi électorale prendra en compte ce volet. «Nous avons donné nos positions à propos de certains éléments d’innovation qui sont en train d’être introduits dans le processus », a indiqué Moustapha Cissé, précisant qu’il s’agit de la carte d’identité nationale biométrique qui servira de carte d’électeur. Ainsi, il a estimé que si la décision politique est prise et traduite en acte, son instance l’appliquera. «Nous serons à même de faire en sorte que le fichier électoral puisse prendre en compte cette disposition nouvelle», a fait remarquer le premier responsable de l’AIGE. « La gestion des réfugiés et des déplacés, a-t-il soutenu, constitue un souci de préoccupation nationale puisque la mission et le mandat que nous avons c’est de conduire un processus inclusif. » «Nous devons faire en sorte qu’aucun Malien ne soit privé de son droit au vote. C’est un droit constitutionnel qu’il faut sauvegarder », a insisté le président de l’organe indépendant. Goodluck Jonathan était accompagné du représentant résidant de la CEDEAO au Mali, Mario Gomès Fernandes, celui de la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), El Ghassim Wane, du conseiller spécial du haut représentant de l’Union africaine (UA) au Mali, Zeneth Fulgence. La mission de la CEDEAO était venue prendre connaissance des tâches assignées à l’AIGE et voir dans quelles mesures l’organisation sous-régionale peut apporter son expertise dans l’organisation des élections générales. Lors de la séance de travail avec le Comité technique de suivi du chronogramme des réformes politiques et électorales au sein du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Goodluck Jonathan a noté des progrès dans l’exécution des activités. Il a souhaité que les autorités de la Transition maintiennent cet élan afin que le prochain régime issu des urnes puisse mener ses activités dans le calme. Il a plaidé pour le soutien de la communauté internationale en terme de financement des différents scrutins. Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga, a dit que cette rencontre « est un cadre privilégié pour mieux évaluer l’exécution du chronogramme et échanger sur les difficultés de mise en œuvre en vue de donner les nouvelles orientations pour les actions futures. » Il a soutenu que la recherche du consensus et l’inclusivité sont des facteurs qui peuvent jouer sur le délai. Il reste persuadé que la dynamique enclenchée est de réussir la mise en œuvre des réformes politiques majeures et l’organisation d’élections transparentes, crédibles, justes et apaisées afin d’éviter les crises post-électorales. Se prononçant sur la nouvelle Constitution, le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions Ibrahim Ikassa Maïga s’est voulu clair p: « toutes les Constitutions (1960, 1974, 1992) du Mali ont été adoptées pendant la Transition ». Et son collègue des Affaires étrangères et de la Coopération internationale Abdoulaye Diop a mis l’accent sur l’Accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger. Selon lui, le gouvernement a respecté tous ses engagements par rapport au cessez-le feu. Il a réitéré l’attachement des autorités maliennes à la paix. Le chef de la diplomatie malienne a indiqué qu’il n’est pas opportun de se réunir ailleurs pour discuter entre frères. « Nous ne sommes pas en belligérance», a-t-il fait savoir. « Un acte concret de la bonne foi de nos autorités est la création d’une seconde chambre », a martelé le ministre Diop. Quant à Mme Fatoumata Sekou Dicko, ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et institutionnelles, elle a souligné la nécessité de la relecture de la loi électorale. Il ressort de l’exposé du conseiller technique du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Brahima Coulibaly, que de juillet 2022 à février 2023, 17 activités ont été réalisées sur une prévision de 29 soit un taux d’exécution de 58, 62%. Après avoir rencontré la classe politique au Centre de formation des collectivités territoriales, Goodluck Jonathan, a été ensuite reçu à Koulouba par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. Ce mercredi, sa délégation est attendue à la Cour constitutionnelle et au Conseil national de Transition (CNT). NK/MD (AMAP)
Trois casques bleus sénégalais tués et cinq blessés au Centre du Mali (Etat-Major général des armées du Sénégal)
Bamako, 21 fév (AMAP) Le détachement sénégalais engagé au Mali a enregistre trois morts et cinq blessés suite à l’explosion d’un engin explosif improvisé, a annoncé ce mardi, l’Etat-Major général des armées du Sénégal dans un communiqué. « Ce mardi 21 février 2023, au retour d’une mission de ravitaillement entre les localités d’Ogassagou et de Sévaré, un véhicule blindé du contingent sénégalais déployé au sein de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) a heurté un engin explosif improvisé (EEI) à hauteur du village de Songobia (centre du pays) », indique le communiqué. « L’explosion a entrainé la mort, sur le coup, de trois militaires et la blessure de cinq autres », poursuit le texte « Un convoi de la Force de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA) a heurté un Engin explosif improvisé (EEI), dans le Centre du pays, a confirmé, pour sa part, la Mission onusienne, mardi, dans un communiqué publié sur son site. « Les blessés ont été secourus et évacués vers les structures médicales dédiées. Les procédures administratives sont en cours pour le rapatriement des corps et des blessés », précise l’Etat-Major général des armées sénégalaises. AT/MD (AMAP)
Le gouvernement malien proteste contre des propos du Président du Conseil européen (Communiqué)
Bamako, 21 fév (AMAP) Le chargé d’Affaires de la Délégation de l’Union européenne (DUE) au Mali, Pascal Perennec, a été convoqué, lundi, au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale (MAECI), où il lui a été signifié les vives protestations du gouvernement du Mali suite « aux propos inamicaux, erronés et agressifs » du président du Conseil européen, Charles Michel, a indiqué un communiqué du MAECI. Au cours d’un entretien avec la presse, le président du Conseil européen « a accusé les autorités maliennes d’avoir rompu les relations avec les partenaires européens, avant d’établir un constat de la situation politique et sécuritaire au Mali. » Le MAECI « regrette profondément ces déclarations tenues par un haut responsable de l’Union européenne, contraires aux règles diplomatiques et au principe élémentaire de non-ingérence dans les affaires intérieures d’un État souverain. » Le ministère souligne, en outre, que « certains partenaires européens ont librement décidé, unilatéralement et sans concertation préalable avec le Mali, de mettre un terme à leur coopération bilatérale. » S’agissant de la situation sécuritaire au Mali, évoquée par Charles Michel, le MAECI rappelle « la responsabilité historique de certains États membres de l’Union européenne, dans la déstabilisation de la région du Sahel, suite à l’intervention unilatérale de l’Otan en Libye. » « Les commentaires de Michel sont d’autant plus malvenus qu’ils omettent les progrès tangibles réalisés par les Forces armées maliennes sur le terrain, grâce notamment à la montée en puissance des Forces armées et de sécurité maliennes et à la stratégie de diversification des partenariats décidée par le colonel Assimi Goïta, président de la Transition. » Le MAECI regrette des « propos empreints de légèreté à un tel niveau de responsabilité, particulièrement lorsqu’ils contribuent à ternir une relation pourtant cordiale entre le Mali et l’Union européenne », Le ministère fait remarquer que l’UE « continue d’intervenir, au quotidien, en soutien aux efforts du gouvernement pour améliorer les conditions de vie des populations maliennes à travers plusieurs programmes de coopération. » Il lance « un appel à la raison, au sens de la mesure et à l’arrêt de la campagne de désinformation contre le Mali. » Enfin, Bamako dit reste attaché « au renforcement des relations amicales et de coopération avec tous ses partenaires, dans le cadre du respect mutuel et du respect des choix stratégiques et de partenaires du Mali. » MD (AMAP)
Le Conseil national de Transition au Mali vote des lois de réorganisation territoriale
Bamako, 21 fév (AMAP) Le Conseil national de Transition (CNT) a adopté, lundi, six projets de loi sur la réorganisation administrative et territoriale au Mali, aux termes desquels, le pays compte 96 nouveaux cercles, 136 nouveaux arrondissements et de 71 nouvelles communes. Les projets de texte adoptés par le CNT, en séance plénière dans le cadre de la session extraordinaire, prévoient aussi un district, 19 régions, 466 arrondissements et 819 communes. L’objectif est d’opérationnaliser et d’assurer le fonctionnement régulier de chaque région en déterminant ses circonscriptions administratives (cercles et arrondissements) et ses collectivités territoriales (régions et communes). Ces six textes étaient défendus par le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga. Il s’agit du projet de loi portant création des circonscriptions administratives en République du Mali, ceux portant création des collectivités territoriales en République du Mali, modification de la loi n°2012-006 du 23 janvier 2012 portant principes fondamentaux de l’organisation administrative du territoire. Mais aussi, le projet de loi portant modification de la loi n°2017-052 du 02 octobre 2017 déterminant les conditions de la libre administration des collectivités territoriales, celui portant Code des collectivités territoriales et enfin le projet de loi portant statut particulier du District de Bamako. Avec ces textes, outre l’augmentation du nombre de cercles, d’arrondissements et de communes, la circonscription administrative de Bamako sera composée de 7 arrondissements avec, chacun à sa tête un représentant de l’Etat. Il est prévu 263,058 milliards de Fcfa pour l’opérationnalisation les novelles circonscriptions administratives et collectivités territoriale de façon séquentielle selon les moyens de l’Etat. Ces six textes adoptés par le Conseil des ministres du 19 octobre 2022 ont fait l’objet d’une étude au fond par la Commission de l’Administration territoriale, de la Décentralisation, du Culte et de la Réconciliation nationale du CNT. Laquelle a produit un rapport unique concernant les six textes. Il ressort de ce document que la loi n°2012-017 du 02 mars 2012 portant création de circonscriptions administratives en République du Mali a opéré une grande réforme administrative en créant 19 Régions et en maintenant le District de Bamako. Et, contrairement, aux principes admis en la matière, elle n’a pas créé les démembrements de la circonscription administrative de région que sont les cercles et les arrondissements. Après les débats, le premier texte a été adopté par 127 voix pour, 0 contre et 1 abstention, le second par 128 voix pour, 0 contre et 1 abstention, le troisième par 126 voix pour, 0 contre et 1 abstention. Le 4è projet de loi a été adopté par 127 voix pour, 0 contre et 0 abstention, le 5è par 128 voix pour, 0 contre et 0 abstention tandis que le 6è l’a été par 127 voix pour, 0 contre et 1 abstention. DD/MD (AMAP)

