Médias : Quatre-vingt-un journalistes de soixante-neuf pays découvrent la Chine  

Aminata Dindi SISSOKO Envoyée spéciale Beijing, 1er août (AMAP) Quatre-vingt-un journalistes de soixante-neuf pays d’Afrique, des Caraïbes, d’Amérique latine, d’Asie-Pacifique et d’Europe de l’Est à participent à la deuxième phase du programme 2023 du Centre international de communication de la presse chinoise (CICPP) qui a démarré, lundi, dans la salle multifonctionnelle de la Résidence diplomatique à Beijing, la capitale chinoise. Invités par l’Association chinoise de diplomatie publique (CPDA), les homes et femmes de medias ont commencé cet important programme par une réunion, en présence du directeur du CICPP, Yu Lei et plusieurs de ses collaborateurs, notamment la directrice Asie-Pacifique, Xiaochang Shen. Le Mali, qui entretient une coopération fructueuse avec la Chine est représenté par le quotidien national L’Essor. Au cours de ce programme, qui durera quelques mois, les hommes de medias sous la houlette du CICPP, participeront à des conférences sur diverses thématiques, entre autres,| le développement socio-économique de la Chine, la diplomatie, la culture, la science, la technologie. La directrice Asie pacifique a précisé que le CICPP organisera des symposiums avec les principaux départements gouvernementaux, les entreprises, les groupes de réflexion et les organisations médiatiques. Les participants visiteront, également, la ville de Beijing et certaines provinces. « Ce séjour vous offrira l’occasion de couvrir les événements majeurs qui se tiendront en chine tels que le Forum de la ceinture et de la route pour la coopération internationale, l’édition 2023 de l’exposition internationale d’importation de la Chine. Au cours de ce séjour, vous effectuerez, également, des stages dans les principaux médias » a-t-elle expliqué. Xiaochang Shen a invité les journalistes à pleinement profiter de ce séjour en terre chinoise, tout « en veillant au respect des lois et réglementations chinoises, de l’éthique professionnelle du journalisme, des dispositions du CICPC. » Elle a, aussi, conseillé aux participants de ne pas s’engager dans des activités illégales, de respecter les politiques et les mesures de prévention des épidémies de la Chine, d’être ponctuel lors des différentes activités inscrites au programme. En souhaitant la bienvenue aux journalistes venus de divers horizons, le directeur du CICPC a rappelé que le Centre a été créé en 2014 « pour renforcer la coopération pratique entre la Chine et les Pays en développement. » Il a expliqué que le programme a été divisé en deux phases cette année. La première s’est tenue au cours du premier semestre de l’année et a vu la participation de 60 journalistes venus de 52 pays. « Pour cette deuxième phase a-t-il précisé, il s’agit d’environ 81 journalistes venant de 69 pays. « Ce programme permettra aux journalistes de découvrir la Chine par eux-mêmes. Ils seront mieux édifiés sur la culture, le développement et la société chinoise afin d’améliorer la couverture médiatique du pays » a-t-il dit. Il a rappelé que de 2014, à la 1ère phase du programme 2023, le CICPC a accueilli 429 journalistes venus de 123 pays. Pour les journalistes de cette deuxième phase de 2023, les attentes sont nombreuses. Awa Faye, rédactrice en chef adjointe de Seneweb, qui est à sa première visite en Chine, espère apprendre davantage sur la Chine et se faire une idée juste sur les bases solides qui ont porté ce pays à devenir une grande puissance mondiale. « Cet Empire du milieu a une riche histoire. En sus, il regorge d’énormes potentialités. Cette session va nous permettre de couvrir en tant que reporter de grands évènements qui vont se dérouler sur le territoire chinois, rencontrer des diplomates et des membres du gouvernement chinois », a-t-elle dit. Awa Faye espère qu’un réseau pourra se créer pour une collaboration fructueuse entre les pays. Dahir Abdullahi, journaliste à l’Agence de presse nationale somalienne (SONNA), espère acquérir de nouvelles compétences pour le bonheur de son pays. « Il s’agit d’un très bon programme à tous les égards  Que ce soit personnellement ou pour mon pays. La Chine est la deuxième économie du monde. Si on considère le pouvoir d’achat, c’est le plus élevé du monde et le succès qu’elle a obtenu est dû au travail et à la connaissance. Nous espérons que nous allons acquérir des connaissances que nous ramènerons dans nos pays », a-t-il dit. Au cours de cette première semaine du programme, les participants vont pratiquer la calligraphie chinoise, visiter le Palais impérial, Huawei, le Parc national des zones humides de Yeyahu, Lipao village et la grande Muraille à Badaling, entre autres. ADS/MD (AMAP)

Le ministre Fomba veut s’inspirer de l’exemple rwandais des travaux communautaires

Envoyé spécial Seïbou S. KAMISSOKO    Kigali, 1er août (AMAP) Le ministre malien de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba  a été invité, samedi dernier, par le maire de Kigali, Pudence Rubingisa, pour participer aux travaux communautaires appelés «Umuganda». Présent au Rwanda, dans le cadre de l’Afrobasket féminin 2023, M. Fomba  a pris part à ces travaux qui sont obligatoires pour tout le monde et se tiennent chaque dernier samedi du mois. Toute absence constatée doit être justifiée, sous peine d’amende. Selon l’ambassadeur du Mali au Rwanda, Dianguina dit Yaya Doucouré, Tout citoyen rwandais, qui se détourne de ces travaux collectifs, doit se justifier, sous peine de sanctions pécuniaires. Samedi dernier il s’agissait de la construction, notamment des fondations, d’un établissement scolaire à laquelle le ministre Abdoul Kasim Ibrahim Fomba et des diplomates étrangers présents à Kigali ont participé. Le ministre Fomba, qui a apprécié ce geste, souhaite s’inspirer de l’exemple rwandais pour le Mali. «Cette visite au Rwanda est ma toute première sortie en tant que ministre. Je suis là pour deux raisons, l’Afrobasket féminin et m’inspirer de l’exemple rwandais, parce que le Rwanda a beaucoup de pratiques qui peuvent être utiles à notre pays», a expliqué le ministre en charge de la Jeunesse et des Sports. Abdoul Kassim Ibrahim Fomba  a ajouté que dès son retour au Mali, dans sa première communication verbale au Conseil des ministres, il proposera « d’imiter le jour des travaux communautaires comme au Rwanda. » «Parce qu’au-delà de la rencontre festive, c’est aussi activité de développement communautaire», a-t-il insisté. Le ministre en charge de la Jeunesse et des Sports a rappelé que « le Mali, qui sort progressivement d’une crise multidimensionnelle, est dans une phase de refondation. » Et «nous avons besoin de rassembler toutes les communautés et de travailler ensemble pour le développement du pays», a-t-il argumenté. Pour sa part, le maire de Kigali, Pudence Rubingisa a exprimé sa volonté de travailler avec le Mali dans le cadre d’une coopération ouverte. «Je remercie le ministre Abdoul Kassim Ibrahim Fomba pour sa présence à cette activité. Il est venu pour l’Afrobasket, mais a eu le temps de se joindre à nous pour ce travail communautaire. Je remercie, aussi, l’ambassadeur du Mali, parce que c’est la troisième fois qu’on se retrouve pour le même travail communautaire», s’est réjoui Pudence Rubingisa. Il a apprécié la participation de la communauté malienne à la construction du Rwanda, qui selon le maire de Kigali, a dépassé les phases de reconstruction et réconciliation. «Nous sommes aujourd’hui dans la quatrième vitesse pour avancer dans le développement. L’astuce est que tout le monde mette du sien. Ce n’est pas uniquement l’affaire de l’État, mais de toutes les couches et des pays frères notamment, le Mali», a ajouté le maire de Kigali Pudence Rubingisa. Il a souhaité recevoir le maire du District de Bamako pour une coopération entre les deux villes. SK/MD (AMAP)

Mali : Le gouvernement opte pour le maïs contre la pénurie de farine de blé

Bamako, 1er aout (AMAP) Les opérateurs économiques privés et le gouvernement maliens ont décidé de miser sur la transformation de nos produits agricoles afin d’apporter des solutions appropriées aux problèmes de pénurie de farine au Mali, a appris l’AMAP, lundi, à Bamako. Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, qui a dirigé, dans les locaux de son département, une réunion technique avec les meuniers, a indiqué que son département est en concertation avec les ministères de l’Agriculture et de l’Économie et des Finances afin d’assurer la production de 10 millions de tonnes de maïs. «Aujourd’hui, le maïs est la production agricole qui peut nous permettre d’assurer la couverture nationale de nos besoins en farine. Nous avons la capacité de produire 10 millions de tonnes de maïs», a-t-il signalé. Cette céréale peut être transformée en farine par les usines maliennes, selon le ministre qui a ajouté avoir eu un échange «franc et constructif» avec l’ensemble des industriels dans le domaine de la farine. Moussa Alassane Diallo a exprimé la volonté du gouvernement de prendre toutes les mesures pour assurer un soutien aux industries maliennes. Il a, également, assuré de la disponibilité des autorités à prendre des mesures pour lutter contre la fraude et la concurrence déloyale qui causent des préjudices à nos industries « en terme de crédibilité. » «Après la bataille sécuritaire et diplomatique, le temps de la bataille économique est arrivé. Les industries y jouent un rôle extrêmement important», a expliqué le ministre Diallo, ajoutant que « ce sont les industries qui créent la richesse et qui redistribuent les revenus. » « Pour cela, a-t-il affirmé, son département est actuellement dans la relecture pour la refondation de toutes nos politiques industrielles qui reposent essentiellement sur la transformation des produits locaux, notamment dans le domaine de l’Agriculture. » Moussa Alassane Diallo a estimé que toutes les difficultés que le Mali a, aujourd’hui, sur la farine « sont des problèmes structurels auxquels une réponse conjoncturelle par le biais de l’importation a toujours été apportée. » «C’est cela le vrai problème que nous devons regarder en toute transparence», a dit M. Diallo, ajoutant que notre pays n’a jamais été autosuffisant en farine et en sucre. Il a promis des échanges s entre le gouvernement et les opérateurs économiques, « dans les prochains jours », pour trouver des mécanismes et des actions en vue de réformes structurelles dans le secteur du sucre et de la farine. « Cela, a-t-il fait savoir, pour que notre pays puisse sortir définitivement de cette spirale de pénurie sur nos marchés. » Il s’agit assurer afin  la production de 10 millions de tonnes de maïs par an « de façon et de transformer cette céréale en farine par nos usines et consommée par les Maliens. « Cette dynamique permettra, selon Moussa Alassane Diallo, de sortir notre pays de la dépendance vis-à-vis de l’extérieur en production de farine. » MS/MD (AMAP)

Le président Goita à la fin du Sommet Russie-Afrique : « Nous partageons des valeurs avec la Russie »

Envoyé spécial Moriba COULIBALY Saint-Pétersbourg, 1er août (AMAP) Le président de la Transition au Mali, le colonel Assimi Goïta, s’est satisfait de sa visite de quelques jours à Saint-Pétersbourg dans le cadre du 2è Sommet Russie-Afrique, du 27 au 27 juillet 2023. Dans une interview à la presse, à la fin des travaux du sommet, le chef de l’État s’est particulièrement réjoui de son audience avec son homologue russe, Vladimir Poutine, précédée d’une rencontre bilatérale. «Nous avons discuté des questions bilatérales dans les différents domaines. Les engagements discutés entre les deux parties ont été validés par le plus haut niveau de discussions. Après cette rencontre bilatérale, j’ai eu un tête-à-tête avec le président russe au cours duquel nous avons passé en revue nos domaines de coopération », a déclaré Assimi. « Je suis vraiment satisfait de cette visite. J’ai été surtout impressionné par le respect mutuel du président Poutine, par sa grande disponibilité et sa grande capacité d’écoute. Il m’a assuré que le Mali est un partenaire clé pour la Russie. Cela veut tout dire», s’est félicité le colonel Assimi Goïta. «La Russie a été un partenaire stratégique du Mali depuis l’accession de notre pays à l’indépendance en 1960. Nous partageons un certain nombre de valeurs avec la Russie que sont, entre autres, la non ingérence dans les affaires intérieures des Etats et le respect de la souveraineté des États et surtout la prise en compte des intérêts de nos populations », a dit le cgef de l’Etat malien. « Je suis en contacts téléphoniques permanents avec le président russe. C’est à la suite d’un de nos appels téléphoniques qu’il m’a fait l’honneur de m’inviter à ce sommet», a rappelé le chef de l’État. «Il était de mon devoir d’honorer mon engagement par la présence d’une forte délégation malienne composée des ministres, des membres du Conseil national de transition (CNT) et des opérateurs économiques», a précisé le président Goïta. L’enjeu de ce sommet, a fait remarquer le président de la Transition, était de construire et de consolider un partenariat stratégique gagnant-gagnant dans les domaines économique, agricole, commercial, de l’enseignement et de la recherche scientifique, politique et surtout aussi sécuritaire. « Quand notre pays a été confronté aux sanctions inhumaines et illégitimes contre les populations par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), les autorités de la Transition ont dépêché plusieurs missions en Russie. Ces différentes missions ont travaillé sur plusieurs dossiers, notamment l’approvisionnement du pays en engrais dans le domaine agricole et dans le cadre du transport notamment la relance du trafic ferroviaire », a encore dit le colonel Goïta. « Le Mali est en train de travailler dans le cadre de la création d’une compagnie aérienne avec la Russie et dans le domaine sécuritaire, notre pays a bénéficié de la livraison de plusieurs aéronefs et cela va se poursuivre », a révélé le président Goïta. Selon lui, « diversifier et intensifier cette coopération avec la Russie participe des enjeux de ce sommet pour le Mali. » JALONS DE LA COOPÉRATION – Lors du premier sommet, la Russie avait convenu de diversifier l’aide humanitaire et de développer le commerce en fonction de son partenariat avec les différents alliés. «Force est de connaître que des difficultés sont apparues dans l’exécution de ces missions. Notamment, à cause de la pandémie du Coronavirus qui a perturbé les transactions commerciales internationales. Ce qui a eu pour conséquences pour beaucoup de pays de pas avoir pu bénéficier de cet appui », a souligné le chef de l’État. Il a ajouté que la cherté de la vie s’est invitée dans cette initiative pour impacter négativement tous les secteurs principalement les prix des hydrocarbures, des engrais etc. Et aussi le conflit en Ukraine qui impacté tous les secteurs vitaux. « La Russie est revenue avec ses partenaires pour identifier les nouvelles routes de ravitaillement des bénéficiaires. Les sanctions imposées par les Occidentaux à la Russie ont également perturbé le ravitaillement en denrées alimentaires des pays bénéficiaires. Le cas du Mali se situe dans ce cadre», a fait remarquer le président Goïta. «Le monde a beaucoup évolué. Il s’agit, pour les pays, d’identifier leurs intérêts et identifier leurs partenaires avec lesquels ils peuvent s’engager dans le cadre du respect mutuel et du respect de la souveraineté des États. Aujourd’hui, la Russie demeure ce partenaire fiable, sincère et engagé à répondre aux aspirations des populations maliennes», a estimé le président de la Transition. C’est, selon lui, la raison pour laquelle, le Mali a développé un certain nombre de partenariats, notamment dans le domaine de la sécurité. A l’issue de la rencontre avec les autorités russes, il est question de renforcer l’arsenal sécuritaire et militaire du Mali. « Sans sécurité il n’y a pas de développement et vice-versa. C’est pourquoi le Mali a décidé de renforcer davantage le secteur économique dans cette dernière phase de la transition. C’est pour cela que les négociations sont en cours avec la partie russe pour les secteurs agricole, commercial, transport surtout ferroviaire. Une accélération de ces actions est attendue pour la concrétisation de nos engagements, donc des résultats de cette coopération’, a annoncé Assimi Goïta. «Nous avons déjà posé les jalons. Il appartient aux différents ministères de veiller à atteindre les objectifs recherchés», a conclu le colonel Goïta, attendu, avec sa délégation ce mardi à Bamako. MC/MD (AMAP)

Sommet extraordinaire de la CEDEAO et l’UEMOA : De lourdes sanctions contre le Niger (Communiqué final)

Bamako, 30 juil (AMAP) Les chefs d’Etats de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), et de l’Union économique monétaire ouest africaine (UEMOA) ont, conjointement, adopté dimanche de lourdes sanctions contre les auteurs du coup d’Etat de mercredi au Niger Selon la déclaration finale du sommet spécial conjoint, les dirigeants ouest africains ont  décidé d’imposer un « embargo total avec effet immédiat » contre le Niger, avant d’exiger le rétablissement du président Bazoum dans ses fonctions et de toutes institutions du pays. » Réunis en sommet extraordinaire ce dimanche 30 juillet 2023, à Abuja, capitale fédérale du Nigeria, l’organisation régionale indique que toutes les options restent ouvertes y compris « une intervention militaire », précise la même source. Parmi les décisions issues du sommet de la CEDEAO, on note également la fermeture des frontières terrestre et aérienne entre le Niger et les pays membre de l’UEMOA, la suspension des transactions commerciales entre le Niger et les pays de l’organisation sous régionale y compris celles sur les produits pétroliers, l’électricité et les biens et services; le gel des avoirs financiers de Niamey à la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) et dans toutes les banques commerciales de l’UEMOA. S’y ajoutent « le gel des avoirs financiers et monétaires des entreprises publiques et parapubliques du Niger dans les banques, la suspension de toute assistance et transactions financières en faveur du Niger, des institutions de financières de l’UEMOA notamment de la Banque ouest-africaine pour le développement (BOAD). » Mais aussi, l’interdiction de voyage dans l’espace régional pour les auteurs de ce tentative de coup d’Etat, le gel de leurs avoirs financiers et la confiscation de leurs patrimoines, « les mêmes mesures seront applicables aux membres des organes mis en place par les auteurs du coup d’Etat ainsi que les membres de leurs familles. « En outre, la rencontre a décidé de la tenue incessante d’une réunion d’urgence des chefs d’état-major de la CEDEAO « pour évaluer la situation au Niger. » Le sommet a désigné comme Médiateur le président de la Transition tchadienne, général Mahamat Idriss Deby Itno dont le pays n’est pas membre de la CEDEAO. Il s’est aussitôt rendu, dimanche à Niamey pour tenter un règlement pacifique de la situation. Dans la matinée, plusieurs milliers de Nigériens ont manifesté à  Niamey pour soutenir les militaires réunis au sein du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP). Des manifestants ont brûlé le drapeau français et brandi des pancartes de soutien à la Russie. Certains se sont attaqués aux installations de l’ambassade de France au Niger avant de se voir dispersés par des tirs de gaz lacrymogène par les Forces de l’ordre. Depuis le mercredi 26 juillet 2023 les auteurs du coup de force détiennent le président Mohamed Bazoum et sa famille en « otage » indique le communiqué de la CEDEAO. AT/MD (AMAP)  

Assimi Goïta à Saint Pétersbourg : La Russie, partenaire sincère du Mali, selon le président de la Transition  

Envoyé spécial Moriba COULIBALY    Saint-Pétersbourg, 30 juil (AMAP) Le colonel Assimi Goïta, qui a séjourné, du 27 au 28 juillet à Saint-Pétersbourg pour participer au Sommet Russie-Afrique, a apprécié le partenariat militaire du Mali avec la Russie qui a permis à son pays « de recouvrer progressivement sa pleine souveraineté sur l’ensemble du territoire. » Lors de ce sommet, les chefs d’État et de gouvernement africains dont le président de la Transition au Mali, le colonel Assimi Goïta, ont été reçus à déjeuner, jeudi, par, le président russe Vladimir Poutine. Dimanche, le chef de l’État malien a pris part, aux côtés du président russe, Vladimir Poutine, à la parade de la Marine russe sur les berges du fleuve Neva, à Saint Pétersbourg. Etaient également présents, d’autres chefs d’État africains, notamment le capitaine Ibrahim Traoré du Burkina Faso, le président congolais Denis Sassou Nguesso. Le président russe a passé en revue les troupes marines et les navires de guerre de l’Armée russe avant de prononcer un discours adressé à toutes les forces armées et, plus particulièrement, « de la Marine qui se distinguent par des faits militaires qui honorent la République. » Le défilé des différents bâtiments de guerre russe a démarré pour passer devant la loge officielle installée à cet effet sur les berges de la belle ville du nord de la Russie. Avant d’assister à cette parade militaire, la délégation présidentielle a été reçue en audience, samedi, à la résidence présidentielle. Le président russe a remercié le colonel Assimi Goïta pour avoir honoré de sa présence le sommet que son pays a organisé à l’intention des pays africains. «Au-delà de nos contacts téléphoniques réguliers, vous voilà présent ici en personne pour la première fois, afin de magnifier notre relation bilatérale qui est dense grâce aux différents rendez-vous et signatures de documents importants et de contacts », a dit Vladimir Poutine. Il a dit considérer « le Mali comme un (des) partenaires clés (de la Russie) dans la Région sahélienne. » « Nous sommes intéressés à faire passer nos relations à un niveau plus élevé, a assuré le chef de l’État russe. «Nous sommes intéressés à poursuivre nos investissements, notamment dans le domaine du commerce », a-t-il ajouté. « J’ai noté, malheureusement, une baisse des volumes d’échanges avec le Mali, alors que dans le même temps, elle est en hausse avec d’autres pays africains. Des entreprises russes s’intéressent particulièrement aux minerais (notamment l’extraction de lithium), à l’énergie, l’agriculture et bien d’autres domaines dans lesquels nous pouvons travailler ensemble», a indiqué le président Poutine. «Au fur et à mesure de notre collaboration, nous allons continuer à soutenir les efforts du Mali avec de nouvelles livraisons de produits alimentaires. Nous allons poursuivre notre coopération en matière d’enseignement qui permettra de constituer une base solide pour le développement de certains secteurs de l’économie malienne. Beaucoup de spécialistes maliens ont été formés pendant l’époque soviétique et, maintenant, avec la Russie et qui travaillent dans les sphères les plus élevées de l’administration malienne», a faot remarquer le chef de l’Etat russe. « Toutefois, a-t-il assuré, nous allons continuer à améliorer cette contribution à la formation des cadres avec une augmentation des étudiants maliens qui passera de 135 à 290 cette année académique 2023-2024. » «Nous avons des approches similaires sur la plupart des problèmes internationaux et j’espère que nous continuerons à travailler ensemble dans le respect du droit international et de l’ONU. » « J’apprécie le fait que vous avez décidé de rester pour prendre part demain (Ndlr, dimanche) au défilé de la flotte marine de la Russie qui se tiendra à Saint Pétersbourg. Je vous remercie pour cette attention à l’égard de mon pays», a dit le président russe lors des échanges avec la délégation présidentielle. QUALITÉ DE LA COOPÉRATION – Le colonel Assimi Goïta a salué et félicité le président russe à qui il a exprimé sa profonde gratitude pour l’accueil . Il faut rappeler que cette délégation était composée outre des ministres de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara, des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, de l’Économie et des Finances, Alousséini Sanou, de l’ambassadeur du Mali auprès de la fédération de Russie, mais aussi de plusieurs autres personnalités diplomatiques, militaires et conseillers spéciaux du président. «Notre participation à ce sommet que vous avez organisé dénote de l’importance que nous accordons à cette relation historique et si particulière que nous avons avec la Russie, grand ami du Mali. Notre relation est basée sur de multiples valeurs communes, notamment le respect, l’égalité et l’équité », a indiqué le colonel Goïta. Selon lui, le soutien constant de la Russie à la transition malienne « est le reflet de la grande amitié et de la fraternité entre (les) deux pays et (les) deux peuples. » Cela démontre « également votre engagement personnel pour le retour de la paix et de la stabilité dans les pays du Sahel et plus particulièrement au Mali», a declaré le président de la Transition. Il a précisé que « le processus de refondation entamé au Mali, depuis le début de la transition politique, devra nous permettra de poser les bases solides d’un développement harmonieux afin d’éviter un éternel recommencement, conformément aux aspirations de nos populations.» «Ainsi, grâce à la confiance et à la détermination du peuple malien et après un long processus inclusif, j’ai eu le plaisir de promulguer la nouvelle Constitution du Mali le 22 juillet dernier. Ce qui nous a permis de passer à la IVè République », a souligné le chef de l’Etat malien à son hôte. « Dorénavant, le Mali inscrira sa propre histoire avec des amis et des partenaires sincères comme la Russie», a précisé le colonel Assimi Goïta. Il s’est félicité de la qualité de la coopération avec la Russie dans les domaines stratégiques comme les infrastructures, l’agriculture, la santé, l’enseignement supérieur et la recherche scientifique, la géologie et les mines ainsi que la défense et la sécurité. En outre, la signature de quatre accords dans le domaine économique, judiciaire et de l’enseignement supérieur p »rouve à suffisance notre volonté commune de hisser cette coopération à

Saint Pétersbourg : Le président de la transition rencontre la communauté malienne en Russie

Envoyé spécial Moriba COULIBALY Saint-Pétersbourg, 30 juil (AMAP) Le chef de l’État malien, le colonel Assimi Goïta, a rencontré les Maliens résidant en Russie avec lesquels il a dressé la situation du Mali et a exhorté les étudiants à retourner au pays pour faire bénéficier de leurs connaissances. S’adressant à la communauté, en langue nationale bamanankan, le président de la Transition a s’est réjoui du soutien réaffirmé de ses compatriotes en Russie aux autorités maliennes. Il leur a demandé de respecter les lois du pays d’accueil qui « est plus qu’un ami et un partenaire exemplaire et fiable. » Il a encouragé les étudiants maliens à être assidus aux cours, « surtout à retourner au pays en vue d’apporter leurs pierres à la construction de l’édifice national, en mettant leurs connaissances au service de la Nation. » Ces derniers ont souhaité que l’État fasse un effort pour augmenter le complément de leur bourse d’études (la contrepartie que l’État verse aux étudiants boursiers de l’extérieur) qui est présentement de 100 000 Fcfa par trimestre. Cette somme ne leur permet pas de faire face à leurs dépenses. Le chef de l’État a souligné qu’il a compris les difficultés financières des étudiants. Reconnaissant la justesse de leur revendication, le président Goïta a précisé que « les études riment très souvent avec des contraintes financières. » Il a révélé son cas, alors qu’il était un homme marié, il ne touchait que 25 000 Fcfa par mois pour s’acquitter des frais de la mutuelle qui s’élèvent à 10 000 Fcfa. Le restant, tout naturellement, ne pouvait guère suffire pour ses besoins. «Cela ne signifie pas que vous ne méritez pas ce que vous demandez, c’est qu’il faut toujours se mettre en tête que la vie rime avec difficultés», a souligné le chef de l’Etat. Toutefois, il a exhorté les étudiants à plus de résilience compte tenu du contexte actuel du Mali, notamment la situation d’insécurité que le pays vit. Il a, aussi, rappelé que pendant l’embargo et après, le pays s’est attelé à assurer sa sécurité, en cherchant des « partenaires sûrs qui peuvent l’aider et à assurer la survie de l’Etat. « Dans ce contexte, notre pays a rencontré beaucoup de difficultés, des partenaires traditionnels avec lesquels nous sommes en délicatesse nous ont tourné le dos et ont employé tous les moyens pour décourager ou dissuader d’autres qui peuvent nous venir en aide. », a-t-il dit. « Quand j’ai envoyé des émissaires en Russie, notamment le ministre de la Défense et des Anciens combattants, et ceux en charge des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, de l’Economie et des Finances, la partie russe a répondu favorablement à nos doléances et elle nous a appuyé pour nous permettre d’obtenir les résultats que nous connaissons aujourd’hui », a révélé le président de la Transition. « Le développement d’un pays ne rime avec le tout sécuritaire, il faut aussi promouvoir l’emploi, les infrastructures et beaucoup d’autres aspects du développement. », a encore dit le chef de l’Etat. Il signalé que lors des interventions militaires sur le terrain, des jeunes qui ont été interpelés et qui sont engagés « aux côtés des ennemis de la Nation » ont expliqué qu’ils sont payés à plus de 150 000 Fcfa par «leurs employeurs» et qu’ils ont rejoint les rangs des terroristes par nécessité. «Je comprends leur détresse. C’est parce qu’ils ont été confrontés aux dures réalités de la vie. Il y a parmi eux ceux qui ont tenté l’aventure de l’émigration mais ont été refoulés dans leur pays et n’ont pas d’emplois ou d’opportunités qui leur permettent de se rendre utiles à la Nation », a expliqué Assimi Goïta.. SOUTIEN AUX ACTIONS DE LA TRANSITION – Néanmoins, s’adressant aux étudiants, il a aussi indiqué que le Mali « compte sur (eux) pour consolider les rangs des bâtisseurs de la République. » « Le pays a besoin de toutes ces intelligences et vous qui avez bénéficié de bourses d’études à l’étranger, la Nation compte, particulièrement, sur vous pour lui faire bénéficier de vos connaissances acquises à l’extérieur», a ajouté le chef de l’Etat. Il a enfin assuré que le ministre de l’Économie et des Finances, Alousseini Sanou, qui l’accompagne, a pris bonne note de les doléance estudiantines. Et,en guise de contribution symbolique, le chef de l’État a remis une enveloppe de 8 000 euros (un peu plus de 5 millions de Fcfa) à la communauté. Il a fait des bénédictions pour les étudiants, la communauté et le pays. Auparavant, Aliou Tounkara et Issa Togo, les représentants de la communauté malienne résidant en Russie ont exprimé leur soutien aux autorités de la Transition. « Nous sommes plus que jamais fiers d’être Maliens ! Notre pays à l’étranger est respecté, admiré et adoubé par beaucoup d’autres nationalités », ont dit les intervenants. Aliou Tounkara a, cependant, précisé que la communauté malienne est confrontée à l’obtention et ou au renouvellement des documents administratifs (passeports et nationalité malienne) pour les enfants nés à l’étranger. Prenant la parole à son tour, le Pr Issa Togo s’est dit « fier et heureux de partager les soucis du pays ». Il a exhorté les autorités à consolider l’enseignement qui est fondamental pour le développement d’un pays. « Une nation non instruite sombre facilement dans le chaos, pour éviter cela l’enseignement doit être au cœur des priorités », a dit l’enseignant qui est chargé de cours à la prestigieuse Université polytechnique de Saint-Pétersbourg et est membre de l’Académie des Sciences de la Fédération de Russie. Un statut qui en fait pour une fierté pour le Mali. Auparavant, l’ambassadeur du Mali en Russie, le colonel major Seydou Kamissoko a rappelé « les relations amicales » avec la Fédération de Russie et les autres pays de sa juridiction. Il a évalué la communauté malienne à un millier de résidents parmi lesquels les étudiants, au nombre de 200, dont 67 boursiers de l’État, le personnel des forces de défense et de sécurité en formation est de 240 personnes. Dans le cadre du renforcement de la coopération bilatérale, la Fédération de Russie a augmenté le quota de bourses d’études octroyées au Mali. Ainsi, ce nombre passera de 35

Bamako renforce sa coopération avec Moscou en signant des accords de partenariat

Envoyé spécial  Moriba COULIBALY Saint-Pétersbourg, 30 juil (AMAP) Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a paraphé, vendredi, plusieurs accords avec la Fédération Russie. Le premier document paraphé, en marge du sommet Russie-Afrique, est un mémorandum d’entente entre le ministère de l’Industrie et du Commerce et le ministère russe du développement économique. Cet accord vise la promotion des échanges commerciaux entre les deux pays ainsi que l’instauration d’un mécanisme d’information. Deux autres mémorandums d’entente ont été signés entre le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et le ministère russe des Sciences et de l’Enseignement supérieur. Ces accords visent le renforcement de la coopération dans le secteur de l’enseignement supérieur. Le but est, aussi, le développement et la consolidation des rapports dans le domaine des activités scientifiques, technologiques et de l’innovation. MC/MD (AMAP)

Football : L’international malien El Bilal Touré débarque à l’Atalanta, en Italie

Bamako, 30 juil (AMAP) L’attaquant malien, El Bilal Touré, arrivé l’année dernière en Espagne, a quitté Almeria et s’est engagé, samedi, avec l’Atalanta Bergame, en première division italienne. Le club italien a déboursé 31 millions d’euros, (environ 20,5 milliards de Fcfa) avec également 15% sur une future revente pour le club espagnol. « Très content de pouvoir endosser les couleurs de cette institution du football italien et de commencer ma nouvelle aventure ici à Bergame. Je remercie le club pour l’accueil chaleureux et la confiance », a affirmé l’ancien joueur du Stade de Reims sur son compte Instagram. Almeria a acheté le joueur la saison dernière pour la somme de 8 millions d’euros (5,2 milliards de Fcfa). Lors de la saison dernière, l’attaquant de 21 ans a inscrit 7 buts et délivré 2 passes décisives en 21 matches de Liga. BK/MD (AMAP)  

A Saint-Pétersbourg,  le président Goita loue le partenariat Mali-Russie

Envoyé spécial Moriba COULIBALY Saint-Pétersbourg , 28 juil (AMAP) Le président de la Transition au Mali, le colonel Assimi Goïta, a loué, vendredi, à Saint-Petersbourg, en Russie, le partenariat entre son pays et la Fédération de Russie, le qualifiant d’indispensable. Le colonel Goïta a qui a participé, du 27 au 28 juillet, aux travaux du sommet Russie-Afrique, a précisé qu’ « un tel partenariat est d’autant plus indispensable que la Russie a su prouver dans les moments difficiles, son statut de partenaire traditionnel du Mali, tant par sa fiabilité que par son dynamisme dans l’accompagnement de (son) pays pour relever les défis cruciaux du moment tout en respectant notre souveraineté. » «En dépit des bouleversements intervenus, nos relations se sont densifiées et diversifiées avec des succès et des réalisations dans les domaines stratégiques comme les infrastructures, l’agriculture, la santé, l’enseignement supérieur et la recherche scientifique, la géologie et les mines ainsi que la défense et la sécurité», a précisé le chef de l’Etat malien. Habillé en boubou basin tout blanc et coiffé d’un bonnet assorti, le président de la Transition, s’est réjoui de la tenue du sommet de Saint-Pétersbourg, moins de quatre ans après celui de Sotchi en 2019, qui « témoigne de la qualité du partenariat stratégique entre la Russie et l’Afrique. « Un partenariat, selon lui, « fondé sur une amitié de longue date, la sincérité, le respect mutuel, toutes choses qui impriment un caractère spécial à nos relations. Il a rappelé que le Mali et la Russie entretiennent de solides relations d’amitié et de coopération depuis 1960, ajoutant que « malgré la situation géopolitique et la conjoncture mondiale, (…) le peuple malien est fortement mobilisé aux côtés des autorités de la Transition dont l’objectif est de construire et consolider dans la durée, un partenariat stratégique gagnant-gagnant entre le Mali et la Fédération de Russie pour le bonheur de nos deux peuples ». PARTENARIAT MILITAIRE EXEMPLAIRE – Convaincus que la restauration de la paix, de la stabilité et de la sécurité « est la pierre angulaire de tout développement, nous avons décidé d’assumer pleinement notre responsabilité première qui est de protéger nos populations et de défendre l’intégrité de notre territoire », a poursuivi l’invité du président Poutine. « Ce choix stratégique, a-t-il précisé, intervient après une décennie de présence de forces internationales sans résultats tangibles et dont le schéma consistait à entretenir la menace sur notre territoire et nous maintenir dans la dépendance. » C’est pourquoi, dans le cadre du renforcement des capacités opérationnelles des forces de défense et de sécurité, le Mali a noué avec la Russie un partenariat militaire, dont le chef de l’Etat a salué la fiabilité. «Ainsi, avec l’appui de la Russie, le Mali recouvre progressivement sa pleine souveraineté sur l’ensemble de son territoire et nos forces de défense et de sécurité opèrent en toute autonomie et en toute liberté d’action», a révélé le président Goïta. Les Forces maliennes sont désormais dans une dynamique offensive, reprenant du terrain et réduisant de façon significative les attaques ciblant les camps militaires et les civils, permettant ainsi le retour progressif des personnes déplacées et des services sociaux de base dans plusieurs localités. Le chef de l’Etat a, à ce titre, renouvelé sa :profonde gratitude pour l’appui de la Russie sous l’impulsion du président Poutine, qui a permis au Mali de connaitre des avancées significatives dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. » La coopération entre les deux pays ne saurait se réduire aux seules questions de défense et sécurité. Elle embrasse également les domaines du renforcement des capacités en ressources humaines par l’augmentation des bourses d’études dans tous les secteurs stratégiques ainsi qu’aux relations économiques et commerciales. Ainsi, le partenariat entre les secteurs privés de nos deux pays connaît, aujourd’hui, une nouvelle dynamique. Le forum économique et humanitaire en marge du sommet est une opportunité pour accroître les relations économiques au plan bilatéral, a espéré le président Goïta. AIDE HUMANITAIRE RUSSE – Aujourd’hui plus que jamais, les destins des peuples africains et russes sont liés. Cette interdépendance exige une réponse collective et appropriée aux défis auxquels nous devons ensemble faire face. Sans cette cohésion, l’affirmation de la souveraineté pleine et entière de nos Etats, la lutte contre le terrorisme et la pauvreté de même que la promotion des droits et des libertés ne peuvent être conduites efficacement. La région du Sahel en général et le Mali en particulier est, depuis quelques années, en proie à une crise multidimensionnelle, résultante de l’intervention de l’OTAN en Libye. Cela a rendu plus vulnérables des populations déjà confrontées aux effets combinés des facteurs sécuritaires, socio-politiques, économiques, climatiques, environnementaux et récemment sanitaires liées à la pandémie de la Covid-19. Le colonel Assimi Goïta a saisi l’opportunité de la rencontre pour remercier tous nos amis et partenaires qui continuent d’exprimer leur solidarité et leur soutien aux pays du Sahel en vue de renforcer la résilience de nos populations face à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle cyclique. Concernant la situation alimentaire critique de certains pays du continent et souhaitant la reprise de l’envoi de l’aide humanitaire, le chef de l’Etat a plaidé pour la reprise des discussions relatives à la conclusion d’un accord international juste et équitable permettant l’exportation des céréales à destination de l’Afrique. S’agissant du différend qui oppose la Russie à l’Ukraine, le Mali invite à plus d’ouverture et de pragmatisme en vue de poursuivre et renforcer les efforts pour un règlement pacifique de la crise. En tant que membre des Nations Unies, « le Mali reste attaché à la coopération internationale, au multilatéralisme et à un ordre international fondé sur des règles justes et équitables. Il est donc primordial que tous les membres des Nations Unies respectent les valeurs et principes fondamentaux du droit international et agissent de manière à protéger et à faire respecter la Charte des Nations Unies », a dit Assimi Goita. D’où le soutien du Mali l’initiative de la Russie « appelant à un nouveau consensus pour défendre les buts et principes de la Charte. RÉAFFIRMATION DES PRINCIPES – La multiplication des crises et des conflits en