28è édition du FESPACO : Le Mali, invité d’honneur, entend faire honneur à son rang
Envoyé spécial Massa SIDIBÉ Ouagadougou, 27 fév (AMAP) la cérémonie d’ouverture de cet événement majeur Le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga et son homologue du Burkina Faso, Appolinaire Joachim Kyelem de Tambela, ont donné, samedi après-midi. le clap de lancement officiel de de la 28è édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) dont le Mali est l’invité d’honneur La cérémonie d’ouverture de cet événement majeur dont le thème, cette année, est : «Cinémas d’Afrique et culture de la paix» s’est déroulée au Palais des sports de Ouagadougou qui abritait. C’était, en présence, outre des membres de la délégation du chef du gouvernement, de nombreux compatriotes. Pour Dr Choguel Kokalla Maïga, le Mali prend part à cette édition du FESPACO dans un esprit de fraternité agissante avec le peuple frère du Burkina Faso. « Autant le choix du Mali comme invité d’honneur honore notre pays, autant le choix du thème de cette édition n’est pas fortuit », a dit le chef du gouvernement. Il a soutenu que cette thématique « est de nature à renforcer notre capacité de résilience forgée par nos valeurs ancestrales, par notre vécu auxquels la production cinématographique n’est pas étrangère. » « Le Mali, le Burkina Faso et tant d’autres pays sont confrontés aujourd’hui aux mêmes défis sécuritaires. Notre combat pour la liberté, la paix, la dignité et la souveraineté de nos Etats est et demeure la priorité des présidents Assimi Goïta et Ibrahim Traoré et le substrat de leurs actions courageuses et déterminées », a poursuivi M. Maiga. « Ce thème appelle à une réflexion profonde dans un contexte géopolitique mouvant et incertain. Il sonne, également, comme une invite des professionnels du 7è Art à poser un regard critique sur le Sahel et ses défis multiformes, afin d’esquisser des pistes de solutions durables face à la crise sécuritaire », a ajouté Choguel Kokalla Maïga. « Des solutions qui tiennent compte des réalités endogènes et des solutions locales », a-t-il expliqué. S’exprimant au nom du Premier ministre du Faso, le ministre burkinabé en charge de la Culture, Jean Emmanuel Ouédraogo, a chaleureusement remercié les autorités maliennes pour avoir rehaussé l’éclat de cette fête du cinéma africain. « Le choix du Mali comme pays invité d’honneur amène les deux nations à davantage fraterniser et regarder dans le même viseur. L’évolution récente de l’histoire commune des deux Etats est soumise aux attaques terroristes »,a-t-il dit. «C’est pourquoi nous avons foi en cette fraternité avec le Mali qui a donné à l’Afrique la première Constitution au monde dite Charte du Mandé…», a relevé le ministre Ouédraogo. L’éclat de cette cérémonie a été rehaussé par une magnifique prestation de notre compatriote, l’artiste Sidiki Diabaté qui a exécuté, à la kora, les hymnes nationaux du Burkina Faso et du Mali. MS/MD (AMAP)
Bamako et Ouagadougou veulent réussir leur modèle d’intégration sous régionale (Communiqué final)
Envoyé spécial Massa SIDIBÉ Ouagadougou, 27 fév (AMAP) Le Burkina Faso et le Mali veulent faire de l’axe Bamako-Ouagadougou un modèle réussi d’intégration sous régionale et de coopération Sud-Sud, indique le communiqué final de la visite, au Burkina Faso, du chef du gouvernement malien, Choguel Kokalla Maïga, du jeudi au dimanche. Selon le communiqué conjoint de cette visite, qui s’inscrivait dans le cadre du renforcement des relations bilatérales, le Premier ministre du Mali et son homologue burkinabé, Apollinaire Joachim Kyelem de Tambela, ont en outre, réaffirmé le ferme engagement des deux chefs d’Etat, le colonel Assimi Goïta et le capitaine Ibrahim Traoré, pour la réalisation de cette intégration. Conformément aux conclusions de la réunion tripartite des ministres chargés des Affaires étrangères, tenue récemment, à Ouagadougou, les deux parties ont convenu d’approfondir la réflexion sur le projet de fédération. Les deux pays envisagent d’institutionnaliser « avec une périodicité de six mois pour sa tenue et de façon alternée » le Conseil des ministres conjoint et dont le premier s’est tenu, lors de la visite d’amitié et de travail du chef du gouvernement malien. Ce Conseil des ministres conjoint a procédé à l’examen de questions spécifiques telles les processus de transition dans les deux pays, les questions sécuritaires et de lutte contre le terrorisme. S’y ajoutent les questions humanitaires, la coopération régionale et les sanctions communautaires à l’encontre des deux pays, le renforcement de l’axe Bamako-Ouagadougou et le projet de fédération. Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme dans les deux pays et dans la bande sahélo-saharienne, les deux délégations ont relevé la nécessité de conjuguer les efforts avec les autres pays de la sous-région pour faire face à ce fléau. Dans la même dynamique, elles ont appelé à une synergie d’actions au niveau régional. À ce propos, le chef de la délégation malienne a salué la mémoire des soldats burkinabè tombés au champ d’honneur lors de l’attaque terroriste du 17 février dernier sur l’axe Oursi-Déou. Par ailleurs, Dr Choguel Kokalla Maïga et Apollinaire Joachim Kyelem de Tambela ont salué la convergence des deux chefs d’Etat sur les questions d’intérêt commun. Ils ont déploré le maintien et le durcissement des sanctions de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à l’encontre des trois en transition le Burkina Faso, le Mali et la Guinée. Cela, en dépit de leur plaidoyer pour la levée desdites sanctions. A ce propos, les deux Premiers ministres ont relevé que « ces sanctions imposées de façon mécanique, dont l’impact touche les populations des Etats concernés, ne tiennent pas compte souvent des causes profondes et complexes des changements politiques. » Ils appellent la communauté internationale à un changement de paradigme dans son appréciation. Les chefs de délégations ont instruit les ministres chargés des Affaires étrangères d’œuvrer à la tenue prochaine de la 10è session de la Commission mixte de coopération entre le Burkina Faso et le Mali. Le Premier ministre a invité son homologue burkinabé à effectuer une visite d’amitié et de travail au Mali. Cette invitation, dont la date sera fixée par voie diplomatique, a été accueillie favorablement. MS/MD (AMAP)
Fédération Mali-Burkina Faso : Un projet porté par une volonté commune
Envoyé spécial Massa SIDIBÉ Ouagadougou, 27 fév (AMAP) La visite du Premier ministre malien, Choguel Kokalla Maïga, à Ouagadougou, au Burkina Faso, a été l’occasion d’explorer les pistes pour un idéal panafricaniste pour lequel les autorités du Mali et du Burkina affichent une volonté commune de concrétiser le projet d’intégration des pères des indépendances. Les premiers responsables des deux pays ne font pas mystère de leur détermination à rendre irréversible le processus de construction de la fédération Mali-Burkina Faso au terme des processus de transition. Les deux parties estiment que réaliser ce projet ne doit pas, en principe, être un chantier impossible pour le Mali et le Burkina Faso qui partagent une frontière de près de 1300 km et sont assez proches culturellement ainsi que sur d’autres plans. La manifestation de cette ambition a été abordée lors de la visite de travail et d’amitié que le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga a effectuée, la semaine dernière, au Burkina Faso. Cette visite intervient dans un contexte où les deux pays ont une convergence de vues sur de nombreuses questions et font, surtout, face à des défis identiques notamment terroriste. Pour venir à bout de ce fléau, les armées des deux pays collaborent déjà efficacement. Comme l’a fait le Mali, le Burkina Faso semble avoir opté pour le changement de paradigme concernant la conduite de son processus de transition. La diversification de son partenariat, le départ des militaires français du territoire burkinabé sont autant de points sur lesquels Maliens et Burkinabé ont la même grille de lecture. Ces décisions ont, semble-t-il, favorisé le rapprochement entre les dirigeants des deux pays. L’on garde, en effet, en mémoire les visites que le président Ibrahim Traoré et son Premier ministre ont effectuées au Mali. Sur le même registre, le chef de la diplomatie malienne a, récemment, séjourné à Ouagadougou pour raffermir cette coopération. Dans la même dynamique, Dr Choguel Kokalla Maïga a été reçu en audience, vendredi dernier,dans l’après-midi, par le président de la Transition du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. L’audience, qui s’est déroulée au palais présidentiel, a enregistré la présence des ministres maliens et burkinabé. Au terme de l’entrevue, qui a duré environ une heure, le Premier ministre du Burkina Faso, Appolinaire Joachim Kyelem de Tambela, a souligné que sur les instructions des présidents Assimi Goïta et Ibrahim Traoré, les deux gouvernements ont entrepris de baliser le terrain en vue de réaliser les rêves des populations. Il s’agit de voir comment le Mali et le Burkina Faso peuvent poser les jalons de la fédération des deux pays. Signe concret de cette volonté, au pays des « Hommes intègres », une commission spéciale a été installée au sein du ministère des Affaires étrangères. Le Mali dispose, quant à lui, de suffisamment de documentations en rapport avec cette initiative. « Les deux peuples sont déjà fédérés, ce sont les artifices administratifs et politiques qui les séparent », a affirmé Appolinaire Joachim Kyelem de Tambela. En vue de la concrétisation de cette ambition, une Grande commission mixte Mali-Burkina Faso se réunira très bientôt à Bamako. Avant, les ministres des Finances des deux pays vont se réunir. CONSEIL DES MINISTRES CONJOINT – Peu de temps avant cette audience, les deux Premiers ministres ont co-présidé un Conseil des ministres conjoint dans les locaux de la Présidence du Faso. Cette réunion a porté sur l’ensemble des sujets qui intéressent les deux gouvernements, en particulier les questions sécuritaires, la lutte contre le terrorisme, les questions humanitaires, les processus de transition. Mais, aussi, les sanctions contre lesquelles les ministres des Affaires étrangères du Mali, du Burkina Faso et de la Guinée mènent une offensive diplomatique. Toutes ces questions seront abordées lors de la prochaine réunion de la Grande commission mixte. « Tous les secteurs de développement ont été touchés », a résumé le Premier ministre au sortir de la rencontre. Dr Choguel Kokalla Maïga a rappelé, à ce propos, que les deux pays coopèrent déjà sur le militaire et, aussi, en matière de formation, et de partage de renseignements… « Nous n’avons pas de problème communautaire, c’est fabriqué ailleurs et des hommes sont instrumentalisés, tantôt au nom de l’Islam, tantôt au nom des ethnies. pour nous distraire… », a insisté le chef du gouvernement malien, rejetant l’idée de réduire la crise sécuritaire à des conflits intercommunautaire. Il a soutenu à ce sujet que les autorités maliennes et burkinabè sont occupées à créer les conditions de paix, de sécurité physique et alimentaire, d’éducation et de santé. « Les deux pays vont se donner la main, soutenir les armées afin qu’elles puissent restaurer la souveraineté », a dit M. Maiga, ajoutant que « sans sécurité, pas de démocratie. » Dans la matinée de vendredi, le Premier ministre et son homologue burkinabè ont eu, à la Primature, une séance de travail en prélude au Conseil des ministres conjoint. Rien n’a filtré de cette rencontre. Presqu’au même moment, les ministres du Burkina Faso recevaient leurs homologues du Mali pour le même exercice. La délégation du Premier ministre était composée de plusieurs ministres : Ibrahim Ikassa Maïga (Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions), le général Daouda Aly Mohammedine (Sécurité et Protection civile), Mme Dembélé Madina Sissoko (Transports et Infrastructures), Lamine Seydou Traoré (Mines, Énergie et Eau), Mme Diéminatou Sangaré (Santé et Développement social), Alhamdou Ag Ilyene (Maliens établis à l’Extérieur et Intégration africaine), Modibo Keïta (Développement rural), Andogoly Guindo (Artisanat, Culture, Industrie hôtelière et Tourisme). MS/MD (AMAP) UN DÎNER POUR FETER L’AMITIÉ ENTRE LES DEUX PAYS Vendredi soir, le Premier ministre du Faso, Appolinaire Joachim Kyelem de Tambela a offert un dîner à son homologue malien Choguel Kokalla Maïga, dans le jardin de la Primature. La question de réaliser la fédération entre les deux pays a constitué « le plat de résistance » des interventions qui ont meublé ce cadre convivial. Se voyant comme les précurseurs de cet idéal panafricaniste, les deux chefs de gouvernement ont à ce propos réaffirmé la volonté des peuples du Mali et du Burkina de cheminer ensemble. « L’élite dirigeante politique et militaire doit aller dans le sens des
Conseil supérieur de la Politique nationale genre du Mali : impulser une nouvelle dynamique
Bamako, 24 fév (AMAP) La 3è session du Conseil supérieur de la Politique nationale genre du Mali, qui s’est tenue, jeudi à la Primature, sous la présidence du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, veut insuffler une nouvelle dynamique à la promotion du genre au Mali. Malgré des avancées, d’importants défis restent à relever dans le secteur au Mali, notamment l’absence d’une analyse genre des politiques et programmes des institutions et ministères. Cette rencontre constitue un moment pour faire le bilan mais, aussi, de projection, d’engagement et de proposition pour combler les insuffisances. Cela, afin d’améliorer la condition de la femme et de l’homme maliens à travers la mise en œuvre efficiente de la Politique nationale genre (PNG). «Comme pour tous les autres secteurs importants pour le développement, l’efficacité des interventions dans le domaine du genre dépend largement de la compréhension de son concept, encore sujet à des définitions et interprétations erronées. Cela dépend également de l’utilisation des outils de la gestion axée sur les résultats, notamment la planification stratégique sensible au genre», a souligné la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Wadidié Founé Coulibaly. Le Mali, en souscrivant aux engagements internationaux et régionaux en matière de droits humains et de droits des femmes, en particulier, s’est engagé à considérer les questions d’égalité et d’équité entre la femme et l’homme comme une des conditions pour construire et parvenir au développement inclusif, équitable et durable. C’est dans cette optique que le gouvernement a adopté, en novembre 2010, la Politique nationale genre et son plan d’actions (2011-2013). Ce document est considéré comme le cadre de référence pour la promotion de l’égalité et de l’équité femmes-hommes dans tous les secteurs et à tous les niveaux de la société malienne. L’adoption et la mise en œuvre de cette politique ont été confortées en 2014 par la création d’un mécanisme institutionnel de suivi. Il s’agit, notamment du Conseil supérieur genre chargé de faire le bilan et le suivi des recommandations. Pour Mme Wadidié Founé Coulibaly, l’un des principaux défis de cette politique d’équité et d’égalité est la répartition des rôles entre les hommes et les femmes au sein de la société. À ce sujet, la ministre a indiqué que « les femmes sont essentiellement reconnues au niveau de la reproduction sociale et de l’établissement des relations sociales et les hommes dans les domaines d’activités productives. » Pour elle, l’intégration de la PNG dans les politiques et programmes nationaux répond au souci de régler ce dualisme dans les rôles à l’intérieur de la structure sociale de base à savoir la famille ou le ménage. Le Mali se trouve à un tournant décisif de son histoire avec l’adoption de l’agenda 2063 de l’Union africaine (UA) et de l’Agenda mondial 2030 pour le développement durable dont l’objectif 5 est consacré à l’égalité des sexes et l’autonomisation de toutes les femmes et de toutes les filles. S’y ajoute l’adoption du cadre stratégique de la refondation de l’État. Selon le Premier ministre, « ces indifférents instruments qui mettent le capital humain, notamment la femme et les jeunes, au cœur du développement constituent un gage et une expression de la détermination du gouvernement pour la prospérité et le mieux être économique et social de nos populations. » Tout en réaffirmant l’attachement des autorités à la promotion du genre, Dr Choguel Kokalla Maïga a souligné, au niveau des réformes institutionnelles et législatives, le maintien de scrutin qui permet le respect de la loi 052 instituant des mesures pour promouvoir le genre dans l’accès aux fonctions nominatives et électives. Et, également, l’adoption de l’approche planification budgétisation sensible au genre dans l’élaboration des politiques et programmes publics, corroborée par le rapport genre annexé à la Loi des finances de chaque année depuis 2012. La rencontre s’est déroulée en présence de plusieurs membres du gouvernement, de responsables des organisations féminines, de représentants des partenaires techniques et financiers. BD/MD (AMAP)
Lutte contre la corruption : La solution par les valeurs sociétales africaines
Bamako, 24 fév (AMAP) Les participants à une conférence internationale tenue à Bamako, la semaine dernière, préconisent la lutte contre la corruption par les valeurs sociétales africaines, estimant que l’éducation civique et morale basée sur les us et coutumes pourrait aider au respect du bien public. La 2è édition de la Conférence de haut niveau sur la lutte contre la corruption organisée par l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI) et ses partenaires sur le thème : «lutte contre la corruption, nouvelle dynamique, recouvrement d’avoirs illicites, coopération internationale», ont formulé recommandé la refondation des systèmes éducatifs africains par la promotion d’un enseignement multilingue fondé sur la langue maternelle, l’enseignement de l’histoire africaine et les valeurs sociales africaines, en particulier, à travers des programmes d’éducation civique et morale réhabilités. À l’issue des travaux, mercredi dernier, les participants ont, aussi, proposé le renforcement des capacités des institutions et agences dédiées à la lutte contre la corruption, la mise en œuvre effective des mécanismes de sanction et de lutte contre l’impunité. « Il faut aller chercher des réponses dans nos valeurs sociétales, nos valeurs socioculturelles qui nous caractérisent, qui nous ressemblent puisque celles qu’on a empruntées chez les autres ne nous ont pas réussi », a dit le ministre malien de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les institutions, Ibrahim Ikassa Maïga, qui a présidé la cérémonie de clôture. « Cette démarche d’élaboration d’un programme national d’éducation basé sur nos valeurs, a-t-il poursuivi, est une volonté des autorités et du peuple malien. » «Ce programme sera enseigné à l’école mais, également, dans les familles, dans les entreprises comme dans l’Administration publique, qui va être inculqué à la petite enfance, depuis le préscolaire, le fondamental, le secondaire mais, aussi, l’Université, ainsi que dans les écoles de formation des nouvelles recrues à la fonction publique», a indiqué M. Maïga annonçant l’élaboration prochaine de cours d’éducation civique, morale et patriotiques « pour inculquer l’amour de la patrie. » Le ministre Maïga a, par ailleurs, révélé que « nous sommes potentiellement très riches, puisque le montant des avoirs spoliés, détournés et transférés à l’extérieur dépasse de trois fois l’aide publique étrangère pour notre pays. » «Il suffit juste de mettre une politique résolue de lutte contre la corruption pour que nous puissions nous auto suffire et nous développer», a indiqué le ministre de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les institutions. Le président de l’OCLEI, Dr Moumouni Guindo, pour sa part, a révélé que les assises de cette année ont compté au moins 350 participants dont pas moins de 76 participants internationaux en présentiel et 10 participants internationaux à travers des vidéos conférences. Dr Guindo a souhaité l’institutionnalisation de cette conférence suivant une périodicité définie, chaque année, avec beaucoup plus de participants, de pays et que « les recommandations soient mises en œuvre de manière à contribuer réellement et efficacement à la lutte contre la corruption au Mali, dans le Sahel, en Afrique et dans le monde entier. » Pour sa part, le président de l’Association des autorités anticorruption d’Afrique (AAACA), Dr Khaled Mohamed Saïd Hassan, il a confié : «Nous avons été impressionnés par la place que le Mali accorde aux valeurs sociétales dans la lutte contre la corruption et la lutte contre l’enrichissement illicite», ajoutant que « l’Afrique regorge d’esprits capables de développer des indicateurs plus précis que ce qui existe actuellement. » Des indicateurs, selon lui, « qui supportent les politiques nationales de lutte contre la corruption plutôt que d’être un facteur de frustration des responsables de cette lutte dans nos pays. » AG/MD (AMAP)
L’Association des autorités anti-corruption d’Afrique en conclave à Bamako
Bamako, 24 fév (AMAP) La 11è réunion du comité exécutif de l’Association des autorités anti-corruption d’Afrique (AAACA) a démarré jeudi, à Bamako, avec des participants, venus de plusieurs pays, pour examiner, durant deux jours, d’importants outils de gestion de l’Association, notamment le plan stratégique et opérationnel pluriannuel, et les documents relatifs au règlement du financier. C’est la première réunion de ce comité nouvellement mis en place en juin 2022 à Bujumbura (Burundi) et dont le Mali assure la vice-présidence à travers l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI). « Il est démontré que la corruption est un vice fondamental, pernicieux qui perturbe et fait échec à toutes les initiatives de développement en Afrique », a souligné le président de l’OCLEI, Dr Moumouni Guindo, dans son intervention. «Notre association s’assure la mission d’être un outil de fédération de développement de la collaboration, de coopération et de déroulement d’actions structurantes, d’élaboration d’outils opérationnels en faveur des structures nationales de lutte contre la corruption», a-t-il déclaré. Pour sa part, le président de l’AAACA, Dr Khaled Mohamed Saïd Hassan, a indiqué que la mise en œuvre des recommandations de la Conférence permettra aux pays africains de faire face à la corruption. Quant au ministre malien de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions, Ibrahim Ikassa Maïga, qui a présidé la cérémonie d’ouverture de la rencontre, il a souligné que le Mali est en refondation, donc à la recherche d’une nouvelle voie de développement durable. «Nous sommes fortement conscients que le phénomène de la corruption représente justement un goulot d’étranglement de cette volonté de développer notre nation. C’est pour cela nous murissons des attentes fortes à l’issue des travaux au niveau décisionnel de votre organisation», a-t-il déclaré. Parlant de la Conférence de haut niveau sur la corruption, le ministre a relevé le consensus sur la nécessité de « nous inspirer de nos valeurs sociétales pour imprimer une nouvelle dynamique dans nos politiques de lutte contre la corruption». AG/MD (AMAP)
Le Premier ministre en visite au Burkina Faso: «Le terrorisme sera vaincu au Sahel»
Envoyé spécial Massa SIDIBÉ Ouagadougou 24 fév (AMAP) Le chef du gouvernement du Mali, Dr Choguel Kokalla Maïga, à la tête d’une délégation d’une dizaine de ministres, a entamé jeudi une visite de quatre jours au Burkina Faso pour renforcer la coopération, particulièrement, dans le domaine de la sécurité et dégager de nouvelles perspectives pour les deux pays. Il a été accueilli dans l’après-midi, à l’aéroport international de Ouagadougou par son homologue burkinabé, Appollinaire Joachim Kyelem de Tambela. Après la salutation des corps constitués, les deux personnalités ont eu un premier tête-à-tête au salon d’honneur de l’aéroport. Interrogé par la presse à la fin de cette entrevue, le Premier ministre du Mali a expliqué que cette visite s’inscrit « dans le cadre du renforcement de la coopération entre le Mali et le Burkina Faso, notamment dans la lutte contre le terrorisme et bien d’autres domaines comme les échanges commerciaux, les transports. » C’est au Mali que le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a réservé sa toute première visite hors de son pays. Dans la dynamique de l’approfondissement, des relations entre Bamako et Ouagadougou, le Premier ministre burkinabè s’est rendu à dans la cpaitale malienne. De même, plus récemment, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop a séjourné à Ouagadougou dans le cadre des concertations Mali-Burkina Faso-Guinée. « Les échanges seront donc approfondis et tirés dans le sens du souhait des peuples », a indiqué Dr Choguel Kokalla Maïga. Le Premier ministre a exprimé sa reconnaissance aux autorités et, surtout, aux populations burkinabè. Il a rappelé à ce sujet que lors des sanctions illégitimes et illégales de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union économique et monétaire Ouest-africaine (UEMOA) contre le Mali, les frontières aériennes étaient fermées entre les deux pays, mais les voies terrestres sont restées ouvertes du fait des peuples. Dr Choguel Kokalla Maïga a, ensuite, rendu hommage à l’Armée du Burkina Faso, présentant les condoléances des autorités de la Transition au Mali et celles du peuple malien suite à la récente attaque terroriste qui a fait des dizaines de morts dans les rangs des militaires burkinabè. «Vous devez tenir bon, ce qui vous arrive aujourd’hui, c’est pour vous démoraliser, pour que vous doutiez de votre armée. Personne ne viendra défendre à la place de votre armée», a-t-il lancé. Pour le Premier ministre, cette période est difficile pour le Burkina Faso, « parce qu’il a fait des choix qui ne sont pas du goût de tout le monde. » « C’est en ce moment que le peuple burkinabè doit être débout comme un seul homme et soutenir son armée qui est l’instrument principal de décision politique dans les mains du président du Faso.», a-t-il déclaré, Il a rappelé à ses hôtes que le Mali a traversé cette étape «où tous les jours on voyait des villages rasés, des camps attaqués, des dizaines de personnes tuées.» «Nous savions très bien pourquoi cela se faisait. Les Maliens ont tenu bon. Nous sommes sûrs que le terrorisme sera vaincu au Sahel», a assuré le chef du gouvernement. « Le terrorisme sera vaincu parce que la guerre des Sahéliens est une guerre juste, elle ne peut pas ne pas réussir. Nous perdons des étapes, des opérations, mais nous allons gagner la guerre. Et pour gagner la guerre, c’est avec nos armées. Aucune armée étrangère ne viendra mourir pour nous…», a insisté le Premier ministre. MS/MD (AMAP)
Environnement : Des espèces végétales qu’il faut protéger à tout prix
Par Makan SISSOKO Bamako, 24 fév (AMAP) À Kalaban Coura, Karim Traoré produit des arbres et des fleurs au bord de la route menant à l’Aéroport international président Modibo Kéita-Senou. Samedi dernier, vers 16 heures, nous avons rencontré l’arboriste. Il venait de finir d’arroser ses plantes. Karim aime les espèces sauvages, singulièrement celles menacées de disparition dont le Karité, le Néré, le Tamarin, le Zaban et le Baobab. «Nous produisons plusieurs types de plantations sauvages. On cherche dans la forêt, les bonnes qualités de noix ou de graine pour ensuite les faire pousser dans des pots remplis de terre avec de l’engrais organique. Nous pratiquons également le système de greffage des arbres», explique-t-il. Le métier est pénible et moins lucratif. Mais l’arboriculteur, qui évolue dans le domaine depuis 1985, est porté par son engagement de contribuer à la restauration de la nature. Il a pris conscience des enjeux liés à la déforestation à travers les multiples conseils des agents des eaux et forêts. Et depuis, Karim Traoré «fait de son mieux dans l’entretien des plantations avec ses maigres moyens». Une façon pour lui d’accomplir un devoir civique, celui de protéger les arbres. Son courage lui vaut aujourd’hui l’estime des services des eaux et forêts. «En cas d’insuffisance de la quantité d’arbres dont ils disposent pour les campagnes de plantation, ils viennent très souvent chercher avec les producteurs des arbres sauvages», révèle Karim Traoré. Les arboriculteurs contribuent, ainsi, à la sauvegarde de la faune sauvage. A ce titre, plaide Ba Fanta, « ils doivent être encouragés, soutenus». Au marché de Kalaban Koro, cette septuagénaire est l’une des nombreuses vendeuses de plantes ayant des propriétés médicinales. Il y a quelques années, elle n’avait pas besoin de faire des kilomètres pour s’approvisionner en feuilles de Zaban et de Karité. Elle en trouvait en quantité dans les villages voisins comme Kabala et Kouralé. Le Karité était disséminé entre les zones cultivées. « Mais l’urbanisation a carrément changé la donne », déplore Ba Fanta. Ces arbres ont plusieurs vertus, souligne-t-elle, en donnant en exemple le beurre du Karité qui entre dans la composition des pommades traditionnelles pour soigner de multiples maux. PLUSIEURS HECTARES PERDUS PAR AN – Le Karité est constamment agressé par l’homme alors que sa reproduction est très lente. Jadis, le Mali disposait du plus important parc de Karité de l’Afrique occidentale. Pays sahélien, le pays possède des forêts assez denses. Mais, de plus en plus, l’écosystème perd se perd du fait des pressions anthropiques. Plusieurs espèces forestières ligneuses sont en effet menacées de disparition, comme le vitellaria paradoxa (karité), le parkia bigglobosa (néré), l’acacia albida (balanzan), zaban et le baobab. Cette richesse naturelle, qui fournit aux femmes rurales prix de condiments et argent liquide, est fortement menacée par des pratiques néfastes de l’homme. Tout comme le Néré dont les amendes sont transformées en «soumballa» (bouillon traditionnelle). « Il constitue une importante source de revenus pour les populations. D’où l’intérêt de sensibiliser sur la problématique », selon Adama Sylla qui apprécie les journées dédiées à la protection des forêts. Selon l’écologiste, les «arbres, de façon globale, sont extrêmement importants pour l’existence». Dans certaines localités du Mali, les populations, ayant compris les enjeux, se sont organisées pour protéger ces espèces et, plus généralement, la flore. Cependant, en plusieurs endroits du Mali, la situation globale préoccupe les forestiers. Selon Ali Poudiougo, point focal national biodiversité à la Direction nationale des eaux et forêts, les formations ligneuses ne couvrent plus que 17,4 millions d’hectares alors qu’elles occupaient environ 32 millions d’hectares en 1985. En cause : la surexploitation des forêts à des fins énergétiques, l’expansion agricole, l’activité minière et les feux de brousse, le changement climatique. Les pressions anthropiques sur les ressources forestières entrainent une perte de forêts estimée entre 100.000 et 500.000 hectares par an. «Le caractère saisonnier des revenus en milieu rural est crucial pour l’évolution des forêts. Lorsque la campagne agricole échoue, le commerce de bois et de charbon devient pour les populations rurales la source facile de revenus. A côté des marchés ruraux de bois officiellement créés, prolifèrent des circuits informels de commerce de bois et de charbon, signes de la surexploitation des formations forestières», fait savoir M. Poudiougo. Selon les Nations unies, des milliards de personnes, dans les pays développés et en développement, utilisent quotidiennement des espèces sauvages pour l’alimentation, l’énergie, les matériaux, la médecine et de nombreux autres usages vitaux au bien-être humain. L’accélération de la crise mondiale de la biodiversité, avec un million d’espèces de plantes et d’animaux en voie d’extinction, menace ces utilisations par aux populations. A ce titre, la Journée mondiale de la vie sauvage, célébrée le 3 mars, est l’occasion de mettre la lumière sur les nombreuses formes magnifiques et variées de la faune et de la flore sauvages. Mais, aussi. de sensibiliser aux nombreux avantages que leur conservation procure aux populations. «Des partenariats pour la conservation des espèces sauvages», est le thème retenu cette année. MS/MD (AMAP)
Le Mali, 2è producteur mondial de karité (Forum économique Mali-Canada)
Bamako, 23 fév (AMAP) Le Mali, qui a produit respectivement 19 855 000 tonnes en 2018, 20 883 000 tonnes en 2019 et 5 515 000 tonnes en 2020 est le 2ème producteur mondial de karité, après le Nigéria, indique le Forum économique Mali-Canada sur son site du Salon virtuel des produits et services du Mali (SVPSM). « La potentialité en amandes est de 250.000 tonnes dont 60 883 et 22 908 ont été exportées respectivement en 2019 et 2020. Celle du beurre est de 135 000 tonnes dont 97 000 réellement exploitées, 265 tonnes et 311 tonnes ont été exportées sur la même période », selon le Forum Ce qui prouve qu’en plus des quantités réellement exportées, le Mali est à mesure de fournir aux importateurs beaucoup plus de beurre, d’amandes et de produits à base de karité, eu égard au potentiel existant. Le karité est disponible dans tous les bassins de production qui sont situés à Kayes (Ouest), Koulikoro, Sikasso (Sud), Ségou et Mopti (Centre). Le Mali occupe une place de choix dans la production et l’exportation des amandes, du beurre et des produits dérivés du karité, selon la même source. « Une vingtaine d’exportateurs avérés, professionnels et expérimentés œuvrent dans le domaine de l’exportation de karité depuis plus d’une quarantaine d’années vers l’Asie, l’Amérique, l’Europe et les marchés sous régionaux. Les exportations maliennes de karité sont en croissance, puisque la demande internationale des produits de karité augmente de plus en plus », ajoute-t-elle. Pour améliorer l’accessibilité du marché mondial et rendre encore plus compétitifs les produits du karité malien, les autorités maliennes et leurs partenaires ont mis un accent particulier sur la promotion de la filière Karité et, surtout, sur la participation des femmes maliennes qui en tirent des revenus et comme source d’autonomisation pour elles. Le karité est produit dans 7 500 localités villageoises. Ce sont 500 000 concessions familiales et trois millions de femmes maliennes (environ 25%) de la population du Mali qui sont directement impliquées dans le secteur, de la collecte des noix, à la transformation en beurre et d’autres produits dérivés. Les acteurs sont regroupés en Fédération nationale de karité (FNK), constituée de coopératives, d’unions de coopératives de producteurs/trices, de pisteurs, de commerçants et d’exportateurs. Ils détiennent une expertise avérée et héréditaire dans la production des produits, à base de karité. « Les exportateurs sont expérimentés et dévoués et, surtout disposés à faire une prestation répondant à l’option d’affaires, pour fidéliser et consolider le partenariat commercial avec les clients afin de leur permettre d’atteindre l’objectif de leurs investissements dans le domaine de l’industrie cosmétique, pharmaceutiques et alimentaires (chocolat, margarine). Leur plaisir est également la satisfaction des besoins des acheteurs », selon le Forum économique Mali-Canada Le karité malien est naturellement biologique, puisqu’il pousse à l’état sauvage. Néanmoins, les coopératives, les unions des producteurs et des exportateurs de la filière karité optent, de plus en plus, pour le principe de la certification, afin d’être en phase avec les règles et les normes du commerce international et d’assurer le maintien du développement durable de leurs activités. Pour ce faire, ils adhèrent aux organisations de certification (FLO-CERT, ECOCERT) et d’accréditation comme bio partenaire (bio équitable, bio solidaire), Mouvement biologique malien pour la certification des produits (MOBIOM). Par ailleurs, des initiatives d’amélioration du parc, par le reboisement et la reforestation sont prises pour une meilleure protection des peuplements dans le but d’augmenter fondamentalement l’offre exportable et de satisfaire la demande des clients. MD (AMAP)
Rentrée littéraire du Mali : Le décloisonnement de l’Afrique au cœur des échanges
Bamako, 23 fév (AMAP) La 15è édition de la Rentrée littéraire du Mali, qui se tient cette année sous le thème : «Décloisonner l’Afrique», et où il sera question de frontières, de langues, de circulation des auteurs et de leurs livres, a démarré, mardi, à Bamako, a constaté l’AMAP. Cette année, une centaine de participants dont des écrivains venus de cinq continents, des universitaires et artistes maliens, seront réunis du 21 au 25 février. Ces acteurs de la culture partageront idées et expériences à travers des cafés littéraires, des lectures, des dédicaces, des tables rondes et des ateliers, y compris des spectacles (théâtres et musique). Ces journées seront couronnées par des remises de prix littéraires. Selon le directeur de la Rentrée littéraire du Mali, Ibrahima Aya, cette édition tient sa particularité de l’organisation du Forum des manifestations littéraires en Afrique. Ibrahima Aya a expliqué qu’il s’agit d’une rencontre professionnelle de mise en relation des manifestations littéraires en Afrique visant, notamment, à améliorer la circulation, la présence et la visibilité des auteurs édités sur le continent, ainsi que de leurs œuvres. Il a expliqué qu’une autre innovation portera sur la présence des lauréats des prix littéraires à ce rendez-vous à Bamako. La représentante des participants du Forum des manifestations littéraires, Lola Shoneyin, a salué la réussite de cette rencontre internationale. Selon elle, l’amitié, les échanges d’idées et le partage des connaissances qui prévalent à la Rentrée littéraire sont importants pour la consolidation de la paix. L’auteure nigériane a affirmé que l’Afrique doit pouvoir trouver les meilleurs moyens pour que nos populations accèdent facilement à notre histoire. «Nous devons employer ces récits comme un véhicule de développement et qui vont définir notre histoire, notre identité et notre avenir», a souhaité Lola Shoneyin. Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme qui a solennellement lancé les activités de ce rendez-vous littéraire, a indiqué que les échanges sur le thème porteront sur la fabrication des frontières et de leur déconstruction. Selon lui, les langues sont autant de points de passage de personnes, de pensées et de sentiments. « Si elles sont traduites, a-t-il fait savoir, cela rendra possible la circulation des auteurs, leurs œuvres et leurs représentations du monde. » Andogoly Guindo a dit que cette rencontre s’impose aujourd’hui par la magie du temps « comme l’un des rendez-vous culturels les plus importants du continent africain mais, aussi, comme une vitrine de la diversité et du rayonnement international de la littérature. » Le ministre Guindo a assuré que l’accès au livre et à la lecture est une priorité du gouvernement, avant de déplorer le fait que l’industrie du livre au Mali soit confrontée a l’absence de financement et à la désaffection de la lecture, surtout chez les jeunes. « Afin de relever ces défis, a-t-il indiqué, mon département a enclenché le processus d’adoption de la Politique nationale du livre et de la lecture. » Il a signalé que l’adoption de ce document devrait intervenir d’ici la fin de l’année 2023. Le chef du département en charge de la Culture a annoncé que le prix Yambo Ouologuem d’une valeur de 2 millions de Fcfa sera décerné à la prochaine édition. Un autre fait marquant a été la prestation XXL du musicien Boubacar Traoré alias Kar Kar. Ces notes musicales ont émerveillé les participants. Le rendez-vous littéraire a ete lancé en présence du ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Harouna Mamadou Toureh, de plusieurs anciens ministres, personnalités littéraires et artistiques. MDD/MD (|AMAP)

