Mali : Le business lucratif des analyses et examens médicaux
Par Mohamed D. DIAWARA Bamako, 03 oct (AMAP) Ils sont éminemment utiles à la communauté, notamment dans la prise en charge des maladies. Ils ont pris l’engagement (Serment d’Hippocrate) d’être fidèles à l’éthique et la déontologie dans l’exercice de leur profession qui, soit dit en passant, est un sacerdoce. Il s’agit des médecins, parmi lesquels certains qui envoient systématiquement les patients vers des structures privées même lorsque les analyses peuvent être effectuées dans les établissements publics. Esprit mercantile ou non-respect du serment d’Hippocrate ? Malheureusement certains des praticiens ont des comportements a contre-courant de cet engagement. Ceux-ci, par amour du gain, semblent se faire une spécialité d’envoyer les malades et autres usagers des établissements publics de soins (hôpitaux et centres de santé de référence) vers les structures privées pour des analyses biomédicales ou de radiographie. La formule consacrée est : «Les résultats des analyses ou des radios de telle structure sont plus fiables que ceux des établissements publics». Qu’est-ce qui explique ce phénomène ? Pourquoi ces pratiques continuent-elles de perdurer ? Abdoul Karim Sangaré, chauffeur de son état, a du mal à comprendre les raisons qui poussent des médecins à orienter systématiquement les patients vers les structures privées qui utilisent très souvent les mêmes compétences que les établissements publics. Il explique avoir vécu, au moins deux fois, cette situation au Centre de santé de référence (CSRéf) de Kalabancoro. Et de s’interroger sur la pertinence de cette pratique dans la prise en charge d’une pathologie. Elle impose des surcoûts aux malades et leurs familles. Or, il est généralement admis que pour faire face au coût du traitement de certaines maladies au Mali, le patient moyen est contraint, très souvent de battre, le rappel des parents. PROPENSION – Comme Abdoul Karim Sangaré, d’autres aussi s’interrogent et veulent comprendre pourquoi pour même un simple examen d’échographie dans un CSRéf), certains praticiens ont la propension d’envoyer les patients dans les structures privées. Un doctorant, sous le couvert de l’anonymat, explique que la pratique jure d’avec l’éthique et la déontologie de la médecine. Il condamne la pratique, mais tente d’en trouver une explication. Pour lui, « c’est généralement une pratique du personnel qui n’est pas recruté, autrement des bénévoles qui officient dans les structures de soins. Beaucoup de malades et usagers des établissements publics ne sont pas d’accord avec ce point de vue et estiment c’est bien «une problématique réelle et généralisée». Pour eux, le médecin qui s’adonne à cette pratique le fait simplement par « appât du gain ». Aujourd’hui, les malades se bousculent aux portillons de certaines structures privées sur recommandation des médecins. Ces médecins trompent les malades et autres usagers sur la qualité de l’arsenal de diagnostic des établissements publics. Malheureusement les pannes récurrentes de certains équipements de pointe dans les structures publiques comme le scanner ou l’Imagerie par résonance magnétique (IRM), y contribuent aussi. Notre doctorant reconnaît que dans certains cas, le médecin requiert un examen comparatif entre les résultats de deux structures pour s’orienter dans son protocole thérapeutique. A l’en croire, certains examens médicaux ne sont pas faisables dans les services publics. Il parle aussi de l’insuffisance de compétences dans certains domaines. RISTOURNES – Un spécialiste en cardiologie, qui consulte dans une clinique privée à Kalabancoro, explique clairement que son établissement accorde des ristournes aux médecins qui lui envoient des malades pour faire leurs examens. Ils qualifient ces médecins de collaborateurs. Et de dire que ceux-ci bénéficient parfois d’autres avantages en nature à l’occasion des fêtes, par exemple. Il soutient que les médecins des structures publiques méritent plus en matière de rémunération. Pour gagner plus, certains s’engagent dans la collaboration avec les établissements privés. Vêtu de bleue, la barbe touffue, le médecin chef du district sanitaire de la Commune IV de Bamako, Dr Abdoul Razak Dicko, ne passe pas par quatre chemins pour dénoncer la pratique. Il reconnait que le secteur de la santé compte « des brebis galeuse ». Il fustige le phénomène qui nuit « gravement à notre système de santé ». Il rappelle que le système de santé a été conçu pour rendre plus accessibles les services de soins aux populations. Ce spécialiste en santé publique estime que la pratique engendre une baisse de recettes au niveau des structures publiques et crée des difficultés de fonctionnement. Elle contribue, aussi, à la paupérisation des usagers. Le chef du district sanitaire de la Commune IV est convaincu que les agents de santé, qui orientent les patients vers les établissements privés, reçoivent des ristournes au prorata des malades envoyés. Il explique avoir déjà sanctionné un agent qui s’était rendu coupable d’une telle pratique. Notre interlocuteur explique que les médecins peuvent demander aux patients d’aller faire les analyses ou les examens dans le privé lorsqu’un appareil de l’établissement connaît une panne technique ou si la structure n’est pas en mesure de fournir le service, faute d’équipements ou de compétences. Dr Dicko invite le personnel de santé au respect du serment d’Hippocrate, en intégrant la notion de sacerdoce de la médecine. Il conseille aux malades et autres usagers de dénoncer ces actes. Pour sa part, le médecin chef du district sanitaire du Cercle de Kati, Dr Issa Guindo, explique que ces pratiques peu orthodoxes se passent à l’insu des gestionnaires des établissements publics. Il assure que chaque fois qu’il a été informé d’une pareille situation, il a pris des sanctions disciplinaires. Ceux qui s’adonnent à cette pratique « ne pensent pas aux malades mais plutôt à l’argent », déplore le médecin. Notre interlocuteur souligne que le 8 septembre dernier, les responsables des administrations hospitalières ont signé avec le ministère de la Santé et du Développement social des contrats de performance. Ces contrats ont été initiés pour améliorer le fonctionnement des hôpitaux publics de 2è et 3è références et renforcer la qualité des soins de santé au bénéfice des populations. MDD/MD (AMAP)
Mossadeck Bally élu président du Conseil national du patronat du Mali
Bamako, 03 oct (AMAP) Le président directeur général du Groupe Azalaï, Mossadeck Bally, été élu, samedi, président du Conseil national du patronat du Mali (CNPM) pour un mandat de cinq ans, par 117 des 129 délégués inscrits, avec un taux de participation de 90,70%. Le nouveau président du CNPM dirige un bureau de 31 membres dont 5 femmes. Ce bureau a été élargi aux 9 membres du Comité statutaire. Les opérations de vote se sont déroulées sous la présidence du président de l’administration provisoire du CNPM, Soya Golfa qui est le président du Groupement des commerçants du Mali. Les opérations de vote se sont déroulées sans incident. L’accès à la salle était conditionné à la présentation d’un badge confectionné à cet effet. Le dispositif technique était aussi en place pour s’assurer du respect des consignes. La sécurité avait été renforcée autour du siège du Patronat. Des éléments des forces de sécurité étaient positionnés à l’entrée du siège du CNPM et devant la salle où se sont déroulées les opérations de vote. Après la cérémonie d’ouverture, les délégués ont installé un bureau de vote présidé par Elhadj Modibo Boundy. Il était assisté par deux assesseurs et deux suppléants. Après 6 heures de travaux (10 h à 16h), Modibo Boundi et ses collègues ont présenté à l’assistance un projet de bureau avec à sa tête Mossadeck Bally qui sera ensuite adopté par l’Assemblée générale. Le président du nouveau bureau, Mossadeck Bally, a invité les acteurs du secteur privé national à l’union sacrée. «C’est le temps de se donner la main, de s’unir, notamment tous les ressortissants du secteur privé sans exclusive. C’est aussi le temps de se projeter vers le futur, car le Mali se porte très mal, ainsi que notre économie. C’est alors le moment de voir comment relever notre pays, nos économies et nos entreprises », a dit M. Bally. Pour lui, c’est le temps pour la CNPM, « en tant qu’organisation et syndicat du secteur privé de défendre nos intérêts et de le faire de façon citoyenne, professionnelle, sans acharnement. Car avant tout, ce pays nous appartient », Le nouveau patron du CNPM s’est, également, dit honoré de la confiance placée en lui par les délégués et a appelé à la mobilisation face aux défis. L’administration provisoire a mis à profit l’assemblée générale pour de faire le point de ses activités et de présenter le rapport financier de ses six mois d’exercice. FC/MD (AMAP)
Mali: Le convoi du gouverneur de Nara (Nord-Ouest) attaqué dans le Gringalé
Nara, 01 sept (AMAP) Le convoi du gouverneur de Nara (Nord-Ouest), le colonel-major Amara Doumbia a fait l’objet, vendredi, aux environs de 10h30, d’une attaque complexe entre Kaloumba et Mourdiah, dans la forêt du Gringalet, dans le Nord-Ouest du Mali, proche de la frontière avec la Mauritanie. Des groupes armés terroristes ont fait exploser un Engin explosif Improvisé (EEI) au passage de la colonne de véhicules, puis s’en est suivi des tirs nourris. L’explosion n’a pas fait de victimes humaines mais des dégâts matériels mineurs dont une citerne légèrement touchée , L’ennemi a été mis en déroute, grâce à « une riposte vigoureuse » de l’escorte des Forces armées maliennes (FAMa) qui ont neutralisé plusieurs terroristes. Le gouverneur et sa délégation sains et saufs ont continué sur leur route. Les attaques à l’EEI sont de plus en plus fréquentes sur laxe Nara-Kwala. C’est la deuxième embuscade en un mois. La précédente a occasionné la mort de deux éléments des FAMA, près de Madina Kagôro, à 100 km de Nara BC/MD (AMAP)
Préparatifs de la rentrée des classes à Bamako : À géométrie variable
Par Sidi Y. WAGUÉ Bamako, 30 sept (AMAP) La rentrée scolaire 2022-2023 est prévue lundi prochain. Les écoles des différents ordres d’enseignement ont été assainies (certaines ont refait peau neuve) pour accueillir les écoliers qui s’apprêtent à reprendre les cours. Pour jauger l’état de préparation de l’administration scolaire dans ces différents établissements, notre équipe de reportage s’est rendue au Complexe scolaire «Farandole» de Sogoniko. Le directeur Fadaman Camara explique que les préparatifs se déroulent normalement. L’administration de l’établissement a mis les bouchées doubles pour débroussailler la cour. Les salles de classe rénovées sont prêtes à accueillir les élèves. De nouveaux élèves y sont inscrits et des cas de transfert sont en cours de traitement. Le directeur soutient que son établissement est fin prêt pour la reprise des cours. M. Camara a précisé que le complexe démarrera avec 12 classes au 1er cycle pour un effectif de 400 élèves et 7 classes au second cycle, y compris 3 classes de 9è année, pour un effectif de 309 écoliers. Quant au jardin d’enfants de l’établissement, il accueille 60 enfants. À l’orée de la rentrée scolaire, l’établissement « ne recense aucun problème majeur », selon son premier responsable. Par contre, l’administration de l’école fondamentale publique de Hamdallaye marché C, qui compte 6 classes au 1er cycle, se démène pour aplanir de nombreuses difficultés. La directrice, Mme Kamissoko Fatoumata N’Diaye, énumère ses problèmes : manque criard de matériel didactique, de tables-bancs et un problème d’électrification des classes avec des installations vétustes. Elle en ajoute d’autres liés à l’état défectueux des toilettes et robinets, aux inondations de la cour de l’école. Comme pour ne rien arranger, la cour est remplie de boue et d’herbes. « Ces mauvaises conditions d’apprentissage font que les parents ne se bousculent pas aux portillons de l’établissement pour inscrire leurs enfants », explique Mme Kamissoko qui ne fait pas dans la dentelle. Pour elle, cette situation justifie le fait que les parents d’élèves du quartier préfèrent inscrire leur progéniture dans les écoles privées plutôt que dans l’école fondamentale publique de Hamdallaye marché C. Anecdote assez révélatrice, Mme Kamissoko Fatoumata N’Diaye révèle avoir enregistré, à la date du 28 septembre 2022, une seule inscription en 1ère année. Et l’année dernière elle avait enregistré seulement deux inscriptions en 1ère année. Elle déplore aussi le fait que le Comité de gestion scolaire (CGS) ne joue pas pleinement son rôle au sein de l’établissement. Un autre constat : les 6 classes de l’école fondamentale publique Hamdallaye marché E, restent fermées. Une classe de 2è année abrite même une famille. Et une dame était en train de cuisiner à l’entrée de la classe. C’est une situation qui mérite d’être tirée au clair par les autorités scolaires. À en croire Mme Kamissoko Fatoumata N’Diaye cette situation perdure depuis 2014, année où sa collègue directrice de cet établissement a fait valoir ses droits à la retraite. La directrice de l’école fondamentale Hamdallaye marché C est sûre et certaine et invite les services compétents de l’Éducation nationale à investiguer en vue de prendre les dispositions qui s’imposent. Au niveau de Dravéla 2è cycle I, le directeur Mamadou Doumbia a publié la liste des élèves qui passent en classes supérieures, ceux qui redoublent mais, aussi, les cas de transfert et d’exclusion. En dépit d’une insuffisance de personnel enseignant, M. Doumbia assure que son établissement « reprendra les cours, conformément aux instructions de la hiérarchie mais dans des difficultés notoires. » Le lycée «Prosper Kamara» (LPK) d’Hamdallaye est un établissement parapublic, c’est-à-dire qu’il reste à cheval entre le public et le privé. Le proviseur de cet établissement d’enseignement secondaire, Cléophas Dakouo, relève que les inscriptions ont débuté le 12 septembre dernier pour clore le 30 du même mois. Les anciens élèves des classes de 10è année et ceux des 11è et 12è années, toutes séries confondues, ont commencé leur réinscription au titre de l’année scolaire 2022-2023. L’établissement doit accueillir 350 nouveaux élèves admis au Diplôme d’études fondamentales (DEF) 2022. Toutes les dispositions semblent avoir été prises pour le démarrage des cours à la date indiquée. Le constat général de la situation est que la rentrée scolaire du début de semaine est diversement préparée dans les établissements. Certains sont prêts à accueillir les écoliers et à démarrer les cours. D’autres ne répondent pas aux préalables. SYW/MD (AMAP)
Affaires des militaires ivoiriens détenus au Mali : Les émissaires de la CEDEAO ont quitté Bamako sans aucune déclaration
Bamako, 29 sept (AMAP) Les envoyés spéciaux de la Conférence des chefs d’État de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour dénouer le dossier des militaires ivoiriens en détention au Mai, ont quitté, jeudi, Bamako sans faire aucune déclaration. Les présidents ghanéen, Nana Akufo Addo, et gambien, Adama Barrow ainsi que le chef de la diplomatie togolaise, Robert Dussey ont eu des entretiens à huis clos avec les autorités de la Transition au Mali, au palais présidentiel de Koulouba, pour tenter de trouver une situation à la crise des 46 militaires ivoiriens qui oppose Bamako à Abidjan. Au terme de plusieurs heures de discussions, rien n’a filtré de cette rencontre. Ils sont repartis de la capitale malienne sans le moindre communiqué final ou déclaration à la presse. Le président ghanéen Nana Akufo-Addo s’est juste contenté de dire aux journalistes que la CEDEAO entretient « toujours de bonnes relations» avec le Mali, avant de s’engouffrer dans son véhicule pour l’aéroport. Sollicité par la presse, le président Adama Barrow et le chef de la diplomatie togolaise n’ont pas souhaité faire de déclaration. Les envoyés spéciaux de la CEDEAO semblent garder la teneur des discussions avec les autorités maliennes pour la conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’organisation communautaire. Depuis son sommet extraordinaire tenu le jeudi 22 septembre 2022 à New York (Etats-Unis d’Amérique) en marge de la 77è session ordinaire de l’assemblée générale des Nations unies à la demande du président ivoirien, Alassane Ouattara, la CEDEAO tente de trouver par la voie diplomatique une solution dans l’affaire des militaires ivoiriens détenus au Mali depuis le 10 juillet pour «tentative d’atteinte à la sureté de l’État». Les dirigeants ouest africains ont dépêché à Bamako une délégation de haut niveau composée du président de la Gambie, Adama Barrow, du président du Ghana, Nana Akufo-Addo. Préalablement annoncé parmi les visiteurs de marque, Faure Gnassingbé, le président togolais non moins principal médiateur dans la crise entre la Côte d’Ivoire et le Mali concernant le dossier des militaires ivoiriens en détention, n’a finalement pas effectué le déplacement de Bamako. Toutefois, il s’est fait représenter par son ministre des Affaires étrangères, Pr Robert Dussey. Le médiateur de la CEDEAO pour le Mali, l’ancien président nigérian, Goodluck Jonathan, faisait également partie de la délégation. C’est exactement à 11h 08 mn que l’avion transportant le président gambien s’est immobilisé sur le tarmac de l’aéroport international Président Modibo Keïta de Bamako-Senou. À sa descente d’avion, Adama Barrow a été accueilli au bas de la passerelle par le président Assimi Goïta. C’était en présence du Premier ministre par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga, du président du Conseil national de Transition (CNT), Malick Diaw et de plusieurs membres du gouvernement. Etaient aussi à l’accueil des autorités administratives et coutumières de Bamako ainsi que le corps diplomatique accrédité au Mali dont le patron de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), El Ghassim Wane, et le chef de la Délégation de l’Union européenne (UE), Bart Ouvry. Après les salutations d’usage suivies de l’exécution des hymnes du Mali et de la CEDEAO par la fanfare nationale, les deux chefs d’État ont regagné le salon d’honneur du pavillon présidentiel pour un rafraîchissement. Une heure plus tard, l’avion du président ghanéen a atterri sur la piste. Même cérémonial pour le président Goïta qui a accueilli son hôte avec tous les honneurs. Après l’accueil, le chef de l’État a d’abord pris congé de ses deux homologues avant de les retrouver quelques minutes plus tard au palais de Koulouba. A la tribune des Nations unies, le samedi dernier, le Premier ministre malien par intérim, le colonel Abdoulaye Maiga, s’était indigné du fait que le Mali ait été l’objet d’une combine par rapport au dossier des 46 mercenaires ivoiriens, ajoutant qu’il y avait eu « une synchronisation, une mise en scène et une harmonisation des éléments de langage pour faire passer notre pays du statut de victime à un statut de coupable ». De retour de New York, le colonel Abdoulaye Maïga a martelé que c’était un dossier judiciaire et que le gouvernement n’était pas du tout bien placé pour s’impliquer dans les questions judiciaires. Pour lui, seul le président de la Transition peut le faire, en sa qualité du président du Conseil supérieur de la magistrature. Parmi les 49 soldats ivoiriens arrêtés au départ à l’aéroport international Modibo Keïta de Bamako-Senou, le 10 juillet 2022, trois femmes ont été libérées, le 3 septembre dernier, par la justice malienne pour des «raisons humanitaires». Une libération au crédit du médiateur principal, le président togolais, Faure Gnassingbé. Le sommet extraordinaire des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, en marge de la 77ème Assemblée générale de l’ONU, à New-York, a décidé, jeudi, de l’envoi « incessant » dans la capitale malienne de cette mission composée, initialement des chefs d’État ghanéen, Nana Akufo Addo, sénégalais, Macky Sall, et togolais, Faure Gnassingbé, pour obtenir la libération de 46 soldats ivoiriens détenus au Mali L’arrivée de cette mission d’abord prévue le mardi 27 septembre, a été décalée de deux ou trois jours, à l’initiative du gouvernement malien. Le ministère malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale avait évoqué, dans une note adressée à l’organisation sous-régionale, « des contraintes d’agenda » pour expliquer ce léger report de la visite des chefs d’État ouest-africains à Bamako AT/DD/MD (AMAP)
Travaux d’entretien routier à Bamako : Ces chantiers interminables qui entravent la circulation
Par Babba B. COULIBALY Oumar SANKARÉ Bamako, 29 sept (AMAP) Dans la capitale malienne, Bamako, plusieurs voies urbaines sont impraticables aujourd’hui. Pas seulement à cause de la mauvaise qualité de la chaussée. Mais, surtout, à cause des engins et des matériaux de construction souvent laissés à l’abandon par des nombreuses entreprises incapables d’honorer leurs engagements. Les usagers de la route vivent un véritable calvaire. «Nous voulons des routes en bon état. Les travaux d’entretien routier en cours perturbent véritablement la fluidité de la circulation. Ils ont pris trop de retard. Des embouteillages montres partout. Les déviations improvisées rendent la vie dure aux usagers qui ne maîtrisent pas bien les zones concernées. Les entreprises doivent accélérer la cadence pour libérer les voies afin de soulager les usagers». Ce cri du cœur du conducteur Mohamed Diarra, excédé, résume le calvaire que vivent les Bamakois en cette période d’hivernage. Hivernage généralement synonyme de cauchemar pour eux. En ce mois de septembre 2022, il pleut encore, presque quotidiennement, sur Bamako. Le goudron est inexistant sur plusieurs tronçons. Des nids de poules similaires à des « baignoires d’éléphants » essaiment le bitume qui, un peu partout, ressemble à une gruyère. Pendant ce temps, des chantiers de construction, d’entretien routier et d’ouvrage d’assainissement (caniveaux et collecteurs) sont nombreux à travers la ville, depuis près de trois mois. Des chantiers qui sont au point-mort pour la plupart, si ce n’est à l’arrêt. Des tas de gros cailloux, de sable et de graviers longent les caniveaux et ces routes-là. Réduisant ainsi la largeur des routes qui sont devenues inaccessibles. Les cas les plus emblématiques aujourd’hui sont les voix traversant le Quartier sans-fil, le marché de Sabalibougou, le quartier Golf… Les entreprises abandonnent matériaux et machine sur place, sans aucune mesure pour faciliter la circulation, en créant des déviations. Ce phénomène est récurrent ces dernières années. Les populations, à l’image de Moussa Samaké, vivent très mal cette situation. «À cause de ces travaux à durée illimitée, nous éprouvons toutes les peines du monde à rejoindre nos maisons, après le travail ou des courses en ville. Nous sommes, pour ce faire, obligés de prendre des rues adjacentes souvent en très mauvais état ou des déviations de fortune pour y accéder», déplore-il, suant à grosses gouttes. Sur la rive gauche du District de Bamako, les travaux de réhabilitation du tronçon passant par le marché de Wolofobougou entravent la mobilité des usagers. Ce tronçon est stratégique, car les camions de marchandises, en provenance du Sénégal et de la Mauritanie, empruntent cette voie. Il n’est plus carrossable à cause de son état de dégradation avancé. Les eaux de pluie ont creusé des trous béants, un peu partout, le long du tronçon. Au passage de notre équipe, le contrôleur de chantier était absent. Le chef des ouvriers présent se refuse à tout commentaire sur les raisons du retard dans l’exécution des travaux. À quelques mètres du pont Richard, des engins de construction barricadent carrément la route. Les motocyclistes et quelques automobilistes manœuvrent, souvent de façon dangereuse, pour pouvoir se frayer un passage. Des travaux de curage et de réhabilitation de caniveaux s’y déroulent. CINQ MILLIARDS DE FCFA – Selon une source au ministère des Transports et des Infrastructures, le budget des travaux du premier Programme d’entretien routier, réalisé entre février et juin, se chiffre à 5 milliards de Fcfa. Cette phase a concerné la réalisation des caniveaux et la réhabilitation de certains tronçons à travers la ville de Bamako. Il s’agit notamment de la voie passant devant le Palais des Sports, la Cité des enfants à Niamakoro et Bacodjicoroni. « Concernant le programme actuel, les entreprises peinent à démarrer les travaux », déplore notre interlocuteur, sans préciser le montant exact alloué à cet effet. Selon lui, les entreprises locales qui ont bénéficié des marchés manquent de moyens suffisants. «Nous comprenons la frustration des populations. On a demandé de valoriser les entreprises maliennes. Les travaux d’entretien routier en cours ont été donnés uniquement aux entreprises maliennes. La plupart d’entre elles n’arrivent pas à travailler malgré la remise des sites. L’État leur a pourtant versé les montants», nous confie notre source. Malgré cela, les travaux n’ont pas encore débuté sur certains sites, selon une note d’information fournie par le ministère des Transports et Infrastructures. Il s’agit des voies RN7-Magnambougou-Banankabougou-RN6, corniche (Magnambougou-3eme Pont), la rue OUA Faso Kanu-École Cheick Anta Diop-Marché Magnambougou, la Rue 883, Tour de l’Afrique-intersection Aéroport, (rue du gouverneur Faladié Sema). Les travaux de la RN7- IJA – Niamakoro cimétière Faladiè-voie des 30 m, RN7 (UATT)-CNREX-BTP-Niamakoro-Voie des 30 m, RN7-1008 Logements sociaux-Sirakoro, RN6-Niamana , RN7-Base militaire 101 de Sénou, RN7, Daoudabougou-Limite District Sénou, Marché de Sénou au niveau de la RN7 n’ont toujours pas commencé. «Effectivement, des entreprises sont en retard», reconnaît le président de l’Organisation patronale des entreprises de construction du Mali (OPECOM). Le problème est, selon Boubacar H. Diallo, organisationnel et opérationnel. Il pointe du doigt les changements fréquents demandés par le département des infrastructures. Ce qui, selon lui, rend difficile l’organisation du travail entre les différents acteurs. Au plan opérationnel, des entreprises ont reçu leur note de service au mois de juillet durant lequel «il est interdit de travailler (Ndlr : faire des goudrons)», dit M. Diallo. « Normalement, insiste-t-il, on ne doit faire que des travaux d’urgence maintenant. Regardez les désagréments que les travaux causent en ville actuellement », ajoute-t-il. «En saison sèche, quand on barre une rue, on la finit en une semaine et on la remet en circulation. Pendant l’hivernage, on barre la rue, il pleut. On met les gens sur les autres rues qui ne sont pas aménagées, cela provoque des ennuis à tout le monde», explique-t-il. QUALITÉ, COÛT ET DÉLAI – Toutefois, relativise le patron de l’OPECOM, le département a réalisé de grands travaux durant la saison sèche. Il s’agit de la rue qui passe derrière le champ hippique à Missira. La voix qui relie Suguni Kura, à Djélibougou, Korofina Nord, Banconi, est dégagée maintenant contrairement aux autres années. « La liste est loin d’être exhaustive », dit M. Diallo. Selon lui, il fallait
Bolotchi yoro carré au Quartier du fleuve : Une artère nourricière
Par Fadi CISSÉ Bamako, 29 sept (AMAP) C’est une rue à laquelle l’administration n’a attribué aucun numéro et qu’on ne retrouvera peut-être pas sur Google Maps. Et pourtant, pour ses occupants comme pour nombre de Bamakois qui la connaissent, cette artère a un nom et même deux : Bolotchi yoro carré ou Bada carré (en français, «rue du centre de vaccination» ou «rue qui mène au fleuve»). Située au Quartier du fleuve en Commune III du District de Bamako, Bolotchi yoro carré est situé entre l’ancien Service d’hygiène devenu le Centre de lutte contre le diabète et le grand collecteur de Dibida. C’est un passage à l’aspect peu engageant, au sol creusé de nids de poule et pourtant c’est un site encombré qui accueille une foule de petits métiers. Les réparateurs de motos sont les plus nombreux. Ils côtoient des bouquinistes, des vendeurs de matériels agricoles (dabas, houes, râteaux et arrosoirs), de tuyaux et de bidons de toutes tailles. Ces négociants et leur bric-à-brac prennent tellement de places que la largeur de la rue s’en est trouvée fort réduite. Beaucoup de monde donc et un tintamarre incessant où dominent la musique venant de partout et le grondement de moteurs poussés à fond par les mécaniciens. Ce tapage frappe autant le visiteur que l’atmosphère saturée de fumée d’échappement et un sol noir gorgé d’huile de moteur usagé. Il ne faut surtout pas s’arrêter à ces apparences car Bolotchi yoro carré a aussi ses charmes dont le moindre n’est pas le célèbre restaurant «Bafing», bien connu des touristes et des expatriés. Et toutes ces gargotes à l’air libre font de bonnes affaires, si l’on en juge par leur fréquentation. De la mécanique, de la restauration mais, aussi, de la mode au détour de la rue avec ces vieux tailleurs attelés à coudre des pagnes wax, sous un grand hangar et toutes ces étoffes exposées et proposées à la vente, à l’ombre d’un grand arbre. A l’entrée de la rue, un sexagénaire, Mamadou Bouaré, tient une boutique de produits phytosanitaires, engrais, semences et insecticides. Sa particularité ? Il est le premier occupant du site. Mamadou Bouaré se rappelle ces premières années durant lesquelles cette rue était très peu fréquentée. «Vers les années 1967, l’espace n’était occupé que par des bandits. Personne n’osait s’y aventurer contrairement au marché «Dibida» tout proche et qui était très fréquenté. À cette époque, mon patron et moi vendions des produits phytosanitaires au marché Dibida. », raconte-t-il. « Puis, poursuit-il, les autorités ont ordonné la démolition des installations des occupants du «Dibida». Après cette opération, Mamadou est resté sans activités pendant plusieurs mois, avant de s’installer dans le «Bolotchi yoro carré». UN ANCIEN NID DES BANDITS – « Auparavant, se souvient-il, ce lieu était un dépotoir d’ordures qui dégageait une puanteur insoutenable ». «J’ai tout nettoyé pour pouvoir m’installer. Je vendais la peur au ventre car les bandits étaient fréquents ici. Mais avec l’aide de Dieu, tout s’est bien passé. Voilà qu’aujourd’hui, on ne peut même pas compter le nombre de gens qui gagnent leur vie sur ce site». Mamadou Bouaré souligne qu’à l’époque, sa qualité de premier occupant n’a convaincu personne de le contacter pour acquérir un espace dans la rue. Les choses ont bien changé car le lieu a acquis une valeur marchande certaine. Tandis que la mairie du District prélève sur chacun des business installés ici, une taxe mensuelle de 2.500 Fcfa, les emplacements changent de main, à l’occasion, revendus ou mis en location par leurs «propriétaires». Grâce à Adama Traoré, un des «anciens» de la rue, nous avons une idée des prix pratiqués. En 2003, après avoir vainement tenté de s’installer au marché Dibida, il a déboursé 250.000 Fcfa pour l’emplacement où il a implanté son atelier de réparation de motos et son kiosque de vente des pièces détachées d’engins à deux roues. « Mais peu à peu, les immeubles commerciaux et les boutiques se sont multipliés et les gens ont afflué. Les loyers et les cautions étaient trop élevés pour nous », se souvient Konaré. Son atelier a dû déménager dans cette rue beaucoup moins sollicitée. Après le décès de son patron, Bourama est devenu le gérant principal de l’atelier qui s’est adjoint un kiosque de vente de pièces détachées pour améliorer le modeste chiffre d’affaires. Si «Bada» est un remarquable lieu de commerce et de petits métiers, il est loin de constituer une exception au Quartier du fleuve où nombre de rues irriguant le Dibida affichent un dynamisme et une animation similaires dans l’informel, avec des gens modestes mais entreprenants, travailleurs et opiniâtres. FC/MD (AMAP)
Le Mali n’appliquera pas les sanctions de la CEDEAO contre la Guinée (Communiqué)
Le Gouvernement de la Transition a pris connaissance du Communiqué final du Sommet extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), tenu le 22 septembre 2022 à New York sur la situation au Mali et en Guinée. Concernant la République de Guinée, le Gouvernement de la Transition a été outré par les sanctions illégales, illégitimes et inhumaines qui impactent négativement la vie des populations guinéennes. Compte tenu de la solidarité et de la fraternité entre le Mali et la Guinée, le Gouvernement de la Transition décide de : Se désolidariser de toutes les sanctions illégales, inhumaines et illégitimes prises à l’encontre de la République sœur de Guinée et ne leur réservera aucune suite; Adopter, si nécessaire, des mesures pour assister la République de Guinée, afin d’annihiler les conséquences de ces sanctions inutiles contre le Peuple et les autorités de la Guinée. Le Gouvernement de la Transition souligne que l’objectif de la CEDEAO est d’améliorer les conditions de vie des populations et non d’adopter des sanctions contre-productives les affectant. En outre, il convient de noter que les transitions politiques ne résultent que de la mauvaise gouvernance. En conséquence, les autorités de Transition méritent d’être accompagnées par la CEDEAO pour mener des réformes politiques et institutionnelles qui contribueraient à renforcer la bonne gouvernance et la stabilité. Le Gouvernement de la Transition exprime sa solidarité indéfectible et son ferme soutien au peuple frère et au Gouvernement de la République de Guinée dans leur engagement à jeter les bases d’une refondation de l’Etat guinéen à travers des réformes politiques et institutionnelles nécessaires à un retour apaisé, crédible et sécurisé à un ordre constitutionnel normal. Le Gouvernement de la Transition reste ouvert, dans le respect mutuel et dans la cadre du panafricanisme, à toutes les initiatives sincères de recherche de solutions aux défis relatifs à la stabilité, à la paix et à la sécurité de notre sous-région .
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 28 septembre 2022
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 28 septembre 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. A l’ouverture de la Session, le Président de la Transition Chef de l’Etat a félicité et remercié l’ensemble de la population malienne de l’intérieur et de la diaspora pour son engagement patriotique, sa mobilisation et son soutien aux autorités de la Transition lors de la célébration de la Semaine nationale de la Réconciliation, de la fête de l’indépendance et pour l’accueil populaire et chaleureux réservé au Premier ministre par intérim et à sa délégation de retour de la 77ème session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et entendu des communication AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi portant modification de la Loi n°06-029 du 29 juin 2006 relative à la protection de la voie publique. La Loi n°06-029 du 29 juin 2006 relative à la protection de la voie publique et son décret d’application ont été adoptés pour fixer le cadre législatif et règlementaire des travaux de réparation des dégâts causés à la voie publique ainsi que les coûts de leur réparation. Le Décret n°2021-0780/PT-RM du 09 novembre 2021 fixant les modalités d’application de la loi relative à la protection de la voie publique précise les procédures de la remise en état de la voie publique, les intervenants et les pièces administratives nécessaires à l’exécution des travaux de remise en état. Le décret du 09 novembre 2021 a rendu obsolète la disposition de la loi du 29 juin 2006 relative à l’adoption d’un décret qui détermine les modes de calcul des valeurs remboursables des dégâts causés à la voie publique par les tiers responsables et les coûts de leur réparation. Le présent projet de loi est adopté dans ce cadre. Il permettra d’évaluer, à travers des devis, les coûts des dégâts causés aux ouvrages de manière plus facile et compréhensible. Sur le rapport du ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation, aux modalités de fonctionnement et au cadre organique de l’Inspection des Mines, de l’Energie et de l’Eau. L’Inspection de l’Energie et de l’Eau a été créée par l’Ordonnance n°09-031/P-RM du 25 septembre 2009. Les missions confiées à l’Inspection par l’ordonnance du 25 septembre 2009 ne couvrent pas expressément toutes les attributions du Ministère en charge des Mines, de l’Energie et de l’Eau. Les projets de texte adoptés créent l’Inspection des Mines, de l’Energie et de l’Eau pour intégrer dans ses attributions le suivi et le contrôle des secteurs de la Géologie et des Mines. Leur adoption permet de disposer d’un outil de contrôle interne, d’améliorer le contrôle et le suivi de la mise en œuvre de la règlementation minière et de doter l’Inspection, pour les cinq prochaines années, en personnel nécessaire à l’exécution de ses missions. Sur le rapport du ministre du Développement rural, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant les modalités de transfert de la fonction « approvisionnement en intrants agricoles et appareils de traitement des producteurs de coton » à la Compagnie Malienne pour le Développement des Textiles. Les Assises nationales sur le coton, tenues du 7 au 8 février 2021, ont permis d’engager la réflexion avec les acteurs sur les difficultés de la filière coton. Aux termes de ces travaux, des recommandations ont été formulées sur : – la gouvernance des organisations de producteurs ; – le mécanisme d’approvisionnement et de financement des intrants ; – la subvention de l’Etat aux producteurs de coton ; – la relance de la culture du coton. Pour ce qui concerne le mécanisme d’approvisionnement, il a été préconisé de transférer l’approvisionnement en intrants agricoles à la Compagnie Malienne pour le Développement des Textiles, de fixer un prix incitatif au kilogramme de coton graine et de diminuer autant que possible le prix des intrants et des matériels agricoles. Le présent projet de décret est adopté dans ce cadre. Il consacre le transfert à la Compagnie Malienne pour le Développement des Textiles, la fonction « approvisionnement en intrants agricoles et appareils de traitement des producteurs de coton », pour une période de cinq ans, à compter de la campagne 2023-2024. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux a informé le Conseil des Ministres de la tenue de la session inaugurale du Conseil supérieur de l’Administration pénitentiaire et de l’Education surveillée. Le personnel du cadre de la Surveillance des Services pénitentiaires et de l’Education surveillée intervient dans la chaine judiciaire pour assurer l’effectivité de l’exécution des sanctions pénales. Il participe également à l’exécution des décisions ou des sentences et au maintien de la sécurité publique. Le Conseil supérieur de l’Administration pénitentiaire et de l’Education surveillée donne son avis sur toutes questions de principe intéressant les fonctionnaires du cadre de la surveillance des services pénitentiaires et de l’éducation surveillée. Il est saisi des projets de loi tendant à modifier le statut des fonctionnaires du cadre de la surveillance de l’Administration pénitentiaire et de l’Education surveillée. La session inaugurale du Conseil supérieur de l’Administration pénitentiaire et de l’Education surveillée se tiendra le 06 octobre 2022 pour examiner des projets de texte et donner des orientations pour le bon fonctionnement du service public pénitentiaire et de l’éducation surveillée. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une diminution du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a cependant appelé la population au respect strict des mesures
Le ministère malien des Affaires étrangères annonce une mission de chefs d’État ouest-africains à Bamako jeudi
Bamako, 28 sept (AMAP) La mission de haut niveau de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) est attendue jeudi, à Bamako, a annoncé, mercredi, le ministère malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale (MAECI). Dans une note aux missions diplomatiques et consulaires, la Direction du protocole du MAECI indique que les présidents Faure Eyadema du Togo, Nana Akufo Addo du Ghana et Adama Barrow de Gambie arriveront à Bamako le 29 septembre 2022, à partir de 10h 30. Les chefs d’Etats ouest africains quitteront la capitale malienne, le même jour, à partir de 16h 00, précise la note du ministère en charge des Affaires étrangères. Le sommet extraordinaire des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, en marge de la 77ème Assemblée générale de l’ONU, à New-York, a décidé, jeudi, de l’envoi « incessant » dans la capitale malienne de cette mission composée, initialement des chefs d’État ghanéen, Nana Akufo Addo, sénégalais, Macky Sall, et togolais, Faure Gnassingbé, pour obtenir la libération de 46 soldats ivoiriens détenus au Mali L’arrivée de cette mission, d’abord prévue le mardi 27 septembre, a été décalée de deux ou trois jours, à l’initiative du gouvernement malien. Le ministère malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale avait évoqué, dans une note adressée à l’organisation sous-régionale, « des contraintes d’agenda » pour expliquer ce léger report de la visite des chefs d’État ouest-africains à Bamako. « La mission de haut niveau (…) ne peut être reçue que le jeudi 29 septembre ou le vendredi 30 septembre 2022 à Bamako », a souligné le document du MAECI. Cette visite des trois chefs d’Etat ouest-africains à Bamako, entre dans le cadre des initiatives de médiation de l’organisation communautaire pour le dénouement de l’affaire des 49 militaires ivoiriens détenus au Mali dont trois femmes ont été libérées « pour des raisons humanitaires. » Selon le communiqué final du sommet de la CEDEAO, à New York, les émissaires sous régionaux se rendent à Bamako, afin obtenir l’élargissement des 46 soldats ivoiriens détenus au Mali dont la conférence au sommet a demandé « la libération sans condition. » Les chefs d’État et de gouvernements de la CEDEAO ont examiné la situation politique dans au Mali et en Guinée, avant de se prononcer sur la situation des 46 soldats ivoiriens. MD (AMAP)

