Bamako : Les restaurants modernes en vogue

Par Oumar SANKARÉ Bamako, 05 oct (AMAP) La capitale malienne, Bamako, est l’une des villes africaines qui connaît une urbanisation à une vitesse ahurissante. Cette agglomération est de façon permanente en chantier avec des immeubles. Ce boom urbain tient, sans doute, grâce à une classe moyenne de plus en plus ambitieuse, qui aspire à de meilleures conditions de vie. Le «parc» gastronomique n’est pas en marge de cette modernisation. Pâtisseries et restaurants modernes poussent comme des champignons. Et nos compatriotes et ressortissants étrangers se bousculent aux portillons de ces lieux de restauration pour savourer les spécialités maliennes, africaines voire d’ailleurs. Il est 19h au restaurant «Chez Richard» à Bacodjicoroni Golf, en Commune V du district de Bamako. Cet endroit est le point de rencontre de jeunes ivoiriens vivant à Bamako, mais aussi de Maliens. «Très fréquemment, je viens ici pour savourer du Garba (Atièkè) qui est l’un de mes plats préférés», dit Mohamed Bengaly, 27 ans, ingénieur dans une entreprise de la place.   Ce jour-là, la terrasse grouille de monde. Un groupe de jeunes à l’accent ivoirien y discutent. Ces derniers y viennent pour acheter du «garba», du «placali», du «donkounou» et autres. Tout autour, l’éclairage reflète sur le mobilier, luisant davantage le décor moderne. Une dizaine de tables de forme rectangulaire meuble le décor. Des jeunes mangent, en discutant ou en regardant la télévision. Un mach de football cristallise l’attention. Soudain silence total. Pénalty manqué pour le Bayern de Munich : des bruits fusent de partout. Camara, le maître des lieux est un Ivoirien. «Nous sommes ouverts depuis 2019 et rencontrons un franc succès. Les clients sont Ivoiriens, Maliens et autres Africains», explique le gérant. «Chez Richard», les clients ont la possibilité de manger sur place ou de se faire livrer partout à Bamako. Décor occidental – «Los turcos» est un restaurant turc sis à Badalabougou. À l’entrée, des voitures de diplomates (en tout cas les immatriculations sur fond vert l’indiquent). Après, une fouille méticuleuse pour raison de sécurité, nous voici à l’intérieur. L’ambiance est calme, le temps est doux. Des couples se dévorent du regard. Le décor, européen, laisse imager le type de clientèle qui fréquente le lieu. Çà et là, des tables à deux places pour des tête-à-tête. Celles de quatre sont disposées sous un hangar. À droite, des espaces sont aménagés sur le gazon. La luminosité va du sombre à l’éclairé par endroit. Pape Konaté, médecin à Bamako, discute avec des amis venus du Ghana. «Je suis un habitué du coin. Nous prenons un pot après un tour de bateau», explique-t-il. «C’est ma première fois de fréquenter un restaurant turc. Ça me fait du tourisme culinaire», enchaine son camarade Ousmane Atimbila. Ghanéen d’origine malienne, Mohamed Bocoum semble avoir des soucis avec le café turc qu’il vient de commander. «Je suis amateur de café, mais celui-ci passe difficilement. Je vais demander un jus», sourit-il. « Après trois ans hors du Mali, ajoute-t-il, c’est normal de faire le tour pour découvrir les nouveaux coins de la capitale. » Los Turcos est également fréquenté par des jeunes huppés de Bamako. Nice Cream opère au Mali, au Sénégal et dans d’autres pays de l’Afrique de l’Ouest. Elle est la propriété d’une famille libanaise. Cette boulangerie-pâtisserie, située à l’ACI 2000, assure une vue panoramique sur la route à travers une baie vitrée. Des comptoirs vitrés longent le hall. Derrière eux sont exposés différents produits. Vêtu d’une chemise assortie au pantalon, Julien Tremblin, un jeune diplômé de commerce, en est le gérant. «La clientèle de Nice Cream est essentiellement familiale, malienne et étrangère. En cette période, il y a également beaucoup de vacanciers», explique Julien Tremblin. Il propose différentes gammes de produits, du pain boulangerie avec des farines spéciales, viennoiserie (beurre, sucre et chocolat), pâtisserie (crème, caramel), aux glaces (lait, crème, à base de fruits locaux), ainsi que la pizza, le burger et la pâte. Comme toute activité, le secteur rencontre des difficultés. Nice Cream possède des établissements à travers la capitale malienne. Le dernier est celui de l’ACI 2000 qui emploie 16 personnes, des Maliens pour la plupart. Il y a également des ressortissants de pays de la sous-région. Julien Tremblin explique avoir un «bon partenariat avec le Centre Chiaka Sidibé». Qui, selon lui, dispense une bonne formation sanctionnée par un diplôme. Nice Cream recrute ceux qui ont de l’expérience et forment certains sur place. «En deux ou trois semaines, ils apprennent le service (servir les clients), les produits (la glace principale production), les différents postes dont la caisse : Le personnel doit être polyvalent», estime-t-il. FORMATION – Awa Bagayoko, teint noire, taille fine, est pâtissière. «J’ai reçu une formation à Azalai hôtel. C’est après avoir travaillé un certain temps là-bas que je suis venue ici», dit-elle. « Le secteur est pourvoyeur d’emplois », confirme-t-elle. Le quadragénaire Alkassoum Maïga est dans l’événementiel (sono, caméra, lumière, photo et vidéo). Apres avoir passé 10 ans en France, il rentre au pays. «Dans le domaine, les opportunités sont nombreuses et la restauration reste un domaine porteur», confirme-t-il. Après une journée de labeur, les gens cherchent où s’asseoir en soirée pour discuter, passer du bon temps. À chaque fois qu’un nouvel endroit ouvre, c’est la ruée », constate-t-il. «J’ai des amis qui sont dans la restauration, il arrive qu’ils manquent de place pour les clients et surtout de parking pour leurs véhicules», explique Alkassoum Maïga. Dr Kawélé Togola est professeur d’anthropologie au département de sociologie et d’anthropologie à l’Université des lettres et des sciences humaines de Bamako. Selon lui, cette situation est liée à un certain standing économique atteint par certains individus. «Cette prolifération de pâtisseries et restaurants modernes relève d’une occidentalisation du visage de notre société, particulièrement de nos modes de consommation alimentaire», analyse l’universitaire. Cela donne accès à un nouveau type de nourritures préparées selon des standards internationaux. On peut constater que ceux qui servent dans ces restaurants, dans la plupart des cas, ont fait des formations et ont une expertise dans le domaine. « Aussi, soutient l’universitaire, les gens ont le souci de leur santé : on estime en ce sens que

Signature d’un accord de financement de 101 milliards de Fcfa entre les États-Unis et le Mali

Bamako, 05 oct (AMAP)  Les Etats-Unis d’Amérique ont mis à la disposition du Mali 101 milliards de Fcfa (148.5 millions de dollars) dans le cadre d’un amendement à l’accord d’aide au développement entre les deux pays signé le 19 septembre dernier, par le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, et la directrice de l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID) au Mali, Miriam Lutz. Un communiqué de presse de l’ambassade Etats-Unis au Mali, rendu public mardi, indique que l’amendement comprend 17 millions de dollars (soit 11,5 milliards de Fcfa) « en aide d’urgence annoncée précédemment dans le secteur de l’agriculture et la nutrition destinée aux communautés du Mali pour faire face à la flambée des prix sur les aliments; une flambée causée par la guerre de la Russie contre l’Ukraine. » Selon la même source, « ce nouveau financement permettra à directement 300 000 familles d’agriculteurs de bénéficier d’engrais et de semences améliorées afin de renforcer la capacité (du Mali) à pouvoir nourrir sa population sans avoir à dépendre d’importations onéreuses. » Une partie de cette aide « est déjà perceptible sur le terrain avec la distribution par l’USAID de 1,2 million de sacs de 500 g de farine enrichie à plus de cinq mille femmes enceintes et allaitantes et 30 000 jeunes enfants ». Cet appui permettra de lutter contre la malnutrition aiguë en période de soudure dans certaines des localités les plus touchées dans le Centre du Mali. « Ce soutien du peuple américain au Mali, à travers l’USAID, ne représente qu’une partie de notre aide globale », explique le communiqué. « Il couvrira le financement de nouvelles activités et celles en cours dans les domaines de la santé, de la gouvernance, de l’agriculture et de l’éducation de base »,  ajoute le texte. Le montant, objet de l’amendement, s’ajoute aux plus de 250 millions de dollars (soit 170 milliards de Fcfa) que Washington a accordé à Bamako, « à travers l’USAID, au cours de l’année écoulée y compris 90 millions de dollars (soit 61 milliards de Fcfa) en aide humanitaire. » La signature de cet accord d’aide au développement est présentée comme l’illustration de l’engagement « indéfectible des États-Unis en faveur d’un Mali plus pacifique et plus prospère qui dirige son propre développement ». Selon le chargé d’affaires, p.i. de l’Ambassade des Etats-Unis, Brian Neubert, cité par le communiqué, « depuis 1961, nous travaillons aux côtés du peuple malien pour bâtir un avenir meilleur. Ce nouveau financement reflète la force continue de nos liens ». Au cours des vingt dernières années, les États-Unis ont accordé, au peuple malien, à travers l’USAID, près de 3.5 milliards de dollars, soit 2,4 trillions de Fcfa (Un trillion vaut un milliard de milliards) en aide humanitaire et en aide au développement, au taux de change actuel MD (AMAP)

Burkina-Faso : La mission de la CEDEAO satisfaite des échanges avec le capitaine Ibrahim Traoré (Communiqué)

Bamako,  4 oct (AMAP) La délégation de la Communauté économique des États de l’Afrique de de l’Ouest (CEDEAO), en mission d’information, ce mardi à Ouagadougou, au Burkina Faso, s’est dite satisfaite des échanges avec le président du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR), le capitaine Ibrahim Traoré, selon un communiqué de la présidence burkinabè. « Je suis totalement satisfait de l’entretien que j’ai eu avec le capitaine Traoré. Nous repartons confiants et nous allons rendre compte de notre mission au président en exercice de la CEDEAO et aux Chefs d’État », a déclaré le médiateur de l’organisation ouest-africaine, Mahamadou Issoufou, cité par le communiqué de la Direction de la communication de la Présidence du Faso. Il s’est voulu  rassurant, ajoutant que « la CEDEAO va continuer à accompagner le peuple burkinabè dans cette période difficile. « Nous avons eu l’occasion de saluer le rôle extrêmement positif que les autorités religieuses et coutumières ont joué pour arriver à une sortie de crise, pour renouer le fil du dialogue. Ce rôle a été important et décisif », a dit l’ancien président du Niger, dans le communiqué final à l’issue des différentes rencontres qui se sont déroulées à l’aéroport de Ouagadougou, en raison de manifestations en ville. Dépêchée par le président exercice de la CEDEAO, Umaru Sissoco Embalo, à la suite du changement intervenu à la tête du Burkina Faso, le 30 septembre dernier, la délégation a eu des discussions avec le Président du MPSR, le capitaine Ibrahim Traoré et des leaders de communautés religieuses et coutumières du Burkina Faso. Le médiateur de la CEDEAO a qualifié de « francs et approfondis » ces échanges de la délégation avec le capitaine Traoré. A cette occasion, « j’ai rappelé l’engagement de la CEDEAO aux côtés du peuple burkinabè afin que le peuple burkinabè réussisse la Transition qui est en cours », a indiqué Mahamadou Issoufou. L’ancien président nigérien a indiqué que le travail va se poursuivre avec le soutien et l’accompagnement de l’organisation sous-régionale. MD (AMAP)

Un crash d’un avion de l’Armée malienne à Gao (Nord) fait deux morts

Bamako, 04 oct (AMAP) Un avion de combat des Forces armées maliennes (FAMa) s’est écrasé, mardi, aux environs de 09h30, dans la zone aéroportuaire de Gao, dans le Nord du Mali,  faisant deux morts dont le pilote de nationalité russe, a annoncé un communiqué de l’état-major des armées. L’accident a fait, aussi, dix blessés dont trois civils et d’importants dégâts matériels, ajoute la même source. Les blessés ont été admis à l’hôpital de Gao. Selon le communiqué, l’appareil de type de Sukhoï  SU-25,  immatriculé TZ-20C, revenait « d’une mission effectuée en appui aux populations civiles. » L’accident serait intervenu au moment où l’avion amorçait sa descente. L’acquisition, ces derniers mois, de plusieurs avions et hélicoptères de combat a permis aux FAMa de renforcer de leur capacité opérationnelle dans la lutte contre le terrorisme. Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, avait présidé, le  9 août dernier, la cérémonie officielle de remise aux forces armées d’avions de type SU-25 et L-39 Albatros. « Le Sukhoï SU-25 est un chasseur bombardier spécialisé dans l’attaque au sol, capable de transporter des roquettes, des canons, des bombes et des missiles air sol », avait expliqué, lors de cette cérémonie, le chef d’état-major de l’Armée de l’air, le général de brigade Alou Boï Diarra. MT/MD (AMAP)

Semaine nationale de la réconciliation :  Pour que les communautés s’approprient le processus de paix

Par Bembablin DOUMBIA Bamako, 04 oct (AMAP) «C’est une très bonne initiative car, elle peut être un facteur d’appropriation du processus de paix par les communautés», estime Marcelin Guenguere, membre de l’association Gina Dogon. Comme lui, de nombreux compatriotes ont apprécié l’initiative de la célébration de la Semaine nationale de la réconciliation  (SENARE), au Mali, du 15 au 21 septembre 2022,  dont l’objectif général est de restaurer la paix, de renforcer la cohésion sociale et le vivre ensemble. Cette Semaine se tient à un moment où le Mali, depuis 2012, est confronté à une crise multidimensionnelle qui a sérieusement affecté le tissu social et bouleversé la cohabitation pacifique séculaire. Ainsi, les valeurs cardinales telles que le cousinage, le pardon mutuel et le vivre ensemble, qui étaient des vertus, cèdent devant la méfiance et le mépris. Cependant, face à cette situation de nature à compromettre la cohésion sociale, les pouvoirs publics ont initié de nombreux mécanismes de résolution des crises d’où l’institution de la SENARE, demandée par les Maliens lors de la Conférence d’entente nationale, tenue il y a quelques années. Cette volonté a été traduite par les dispositions de la Loi d’entente nationale à partir de laquelle l’arrêté n°2021-5480/MRPCN-SG du 27 décembre 2021 fixant la période allant du 15 au 21 septembre, de chaque année, comme la SENARE a été pris. Cette Semaine participe d’un esprit de promotion des valeurs fondatrices de notre vie sociale, notamment la solidarité, l’humilité et le pardon. En instituant la SENARE, les autorités de la Transition donnent un écho favorable à une volonté du peuple de trouver des solutions endogènes aux problèmes nationaux. La Semaine constitue ainsi une opportunité pour «chasser les démons de la division et de la terreur afin que germent les perspectives de développement, facteur d’épanouissement collectif», a déclaré le chef de l’État, le colonel Assimi Goïta, lors du lancement de la 1ère édition de la Semaine. Elle offre, également, l’occasion de mobiliser tout le peuple malien, de l’intérieur comme de l’extérieur, autour du vivre ensemble et de la stabilité du pays. Moment de communion, d’échanges, d’évaluation et de prospection, la SENARE pourra, à travers les activités programmées et les thèmes débattus, jouer en outre un rôle d’alerte pour prévenir et atténuer toutes formes de chocs susceptibles de fissurer le tissu social. En promouvant le dialogue sincère, facteur du pardon et de cohésion, «nous ne faisons que revenir aux valeurs fondamentales que nous ont léguées nos aïeux», a poursuivi le colonel Goïta. Cela est d’autant plus important que les différentes initiatives prises par les autorités de la Transition s’inscrivent dans la droite ligne de la préservation des fondements de notre Nation, mise à rude épreuve par les réalités du moment. Face à la flambée de la violence sur fond d’actions malsaines orchestrées par des aventuriers décidés à compromettre, par la discorde, la stabilité de notre pays, il est nécessaire d’envisager des solutions innovantes, à même d’obtenir l’adhésion des communautés, le plus souvent «instrumentalisées» dans des conflits, dont elles ignorent les vraies raisons. Mais aussi à poursuivre avec abnégation les actions prévues dans la Stratégie nationale de la réconciliation et son schéma directeur, a préconisé le chef de l’État, le colonel Assimi Goïta. AMÉLIORER L’EXERCICE – Toutefois, Marcelin Guenguere pense que l’initiative de la Semaine doit être améliorée. Appuyant ses propos, l’ancien député pointe du doigt le «manque d’implication des communautés à la base». «Il y a eu plus de communication au niveau national que local», regrette-t-il. Toutefois, dit le responsable de Gina Dogon, il est clair que «si la Semaine est bien organisée, la paix et la réconciliation seront une réalité». De son côté, le président de l’association Tabital Pulaaku, Abou Sow, il se réjouit de l’initiative des autorités. D’après M. Sow, aujourd’hui, le Mali a besoin de la réconciliation des esprits, des cœurs et de tous les Maliens. Selon lui, « le Mali est une nation : un pays dont les habitants forment une seule entité sociale. » « De chaque coin du pays à l’autre, les populations se connaissent et ont entre elles des liens historiques et socio-culturels », ajoute le premier responsable de Tabital Pulaaku, estimant que « quelle que soit la gravité de la crise, ces liens finissent par prédominer ». Dans le prolongement de la 1ère édition de la Semaine, Abou Sow a dit que son association organisera, le 23 octobre prochain, un meeting dont l’objectif est la réconciliation, la refondation et la stabilisation de notre pays. «Quand il y a crise, il faut d’abord se parler. Le fait d’avoir organisé cette Semaine a été un déclic. Les gens se parlent et vont continuer à le faire. Du coup, le syndrome de méfiance va être progressivement entamé au point de disparaitre. Et, finalement, nous allons parvenir aux résultats escomptés, à savoir la réconciliation», se félicite Abou Sow. Pour lui, la réconciliation est un ensemble de comportements : « il faut s’abstenir de tenir des propos diffamatoires et inflammatoires, de poser certains actes et savoir pardonner et oublier. » Pour sa part, le président de la Commission d’organisation, par ailleurs secrétaire général du département en charge de la Réconciliation, Sidy Camara, affirme que la 1ère édition de la SENARE s’est bien déroulée. « Même s’il y a des choses à parfaire pour les prochaines rencontres », il soutient, néanmoins, que dans l’essentiel, cette édition a été une réussite. D’après lui, sur les 24 activités prévues, ce sont seulement deux qui n’ont pu être réalisées, soit un taux de réalisation de plus de 90%. Ces activités sont, notamment celles sportives et les actions de solidarité (don de sang, don de céréales et de kits aux déplacés internes). S’y ajoutent les activités religieuses. «Nous avons été impressionnés par la force des messages que les religieux ont passés auprès de l’opinion pour prouver que le Mali n’est qu’un et qu’on n’a pas d’autres intérêts que la paix », a dit Sidy Camara. « Ils (Ndrl, les religieux) ont également fait savoir que notre ennemi est la fissure du tissu social», a ajouté le président de la Commission d’organisation. Il a annoncé qu’à la

L’Armée malienne a mis hors de combat  une soixantaine de terroristes en septembre (DIRPA)

Bamako, 04 oct (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont neutralisé une soixantaine de terroristes, au cours du mois de septembre dernier, sur le théâtre Centre de l’opération Maliko, a annoncé, lundi, le directeur de l’information et des relations publiques des armées, le colonel Souleymane Dembélé Le col Dembélé qui animait la traditionnelle conférence de presse mensuelle de la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA)  a indiqué que, drant ces multiples affrontements, l’Armée qui déplore la mort de 12 soldats et 17 blessés, a interpelé plus de 150 terroristes et récupéré une importante quantité de matériel militaire et roulant dont 60 motos détruites. Dans les locaux de la structure et en présence de plusieurs responsables militaires, le chef de la DIRPA a précisé que la situation sécuritaire de septembre 2022 a été marquée par une diminution drastique des attaques directes ou indirectes contre les FAMa en statique ou en mouvement. Ainsi, elle se résume « par des actes de banditisme, d’enlèvements et d’assassinats contre les populations civiles sur plusieurs localités du Mali ». Dans leur rôle prioritaire de protections des personnes et de leurs biens, les FAMa ont répliqué « à toutes ces forfaitures perpétrées par les groupes terroristes ». Ces performances, selon  e colonel Souleymane Dembélé, sont le résultat tangible de plusieurs actions militaires menées à travers plus de 200 opérations aériennes dont 91 vols d’appui feu, 75 vols de transports (dont 13 d’évacuations sanitaires et 10 de prisonniers) et 41 vols de reconnaissance. Le colonel Dembélé a, aussi, indiqué qu’au cours du mois écoulé, les FAMa sont arrivées à réduire considérablement les capacités de nuisance des Groupes armés terroristes (GAT) en menant des raids et des frappes aériennes sur les points de regroupements, les plots et les circuits de ravitaillement. Selon lui, grâce à ces efforts déployés par nos soldats, la campagne agricole, en général dans les zones d’opérations et en particulier dans la zone Office du Niger, est très prometteuse. En outre, l’officier suoerier a relevé que durant la période de référence, sur la Route nationale (RN16), de Douentza à Gossi, la fréquence des mouvements des GAT a considérablement chuté et la population se déplace paisiblement. «Nous pouvons aisément affirmer que ce qui a été fait de décembre 2021 à nos jours, ne l’a pas été durant les neuf années précédentes», s’est-il réjoui. Cependant, le patron de la DIRPA s’est voulu mesuré en affirmant que cela ne doit pas amener les forces nationales à « dormir sur leurs lauriers » et oublier que « la lutte contre le terrorisme est une épreuve de longue haleine qui demande beaucoup d’engagements et de perspicacité mais aussi la participation de tous ». AT/MD (AMAP)

Conseil national de Transition au Mali : Ouverture de la session d’octobre

Bamako, 04 oct (AMAP) La session d’octobre du Conseil national de Transition (CNT) s’est ouvert lundi au Centre international de conférence de Bamako avec pour ordre du jour principal l’examen du projet de loi de finances 2023. Le président du CNT, le colonel Malick Diaw, a présidé la cérémonie. Son homologue de la Guinée, Dansa Kourouma, à la tête d’une forte délégation, a pris part à l’évènement, qui a enregistré la présence du Premier ministre par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga, des présidents des institutions de la République et des représentants du corps diplomatique. Outre la loi de finances, d’autres projets de texte sont au menu, notamment les projets de loi de finances rectificative du budget 2022, la loi de règlement du budget d’Etat 2018, le projet de loi fixant les règles générales relatives à la réparation des préjudices causés par les violations graves des droits de l’Homme, Il y a, aussi, des projets de loi portant respectivement création de la Direction de la Justice militaire, de la Direction centrale du service de santé des Armées, de la Direction générale des Douanes et de la Société de recherche et d’exploitation des ressources minérales du Mali ainsi que le projet de loi relatif à la modification du Statut des fonctionnaires des collectivités territoriales. À ceux-ci, s’ajouteront sûrement d’autres dépôts en cours de session et l’examen du rapport de contrôle de l’exécution du budget du CNT au titre du 4è trimestre 2021, élaboré par la Commission de contrôle. Premier à intervenir, le président du CNT de la Guinée a indiqué que son pays et le Mali sont à un tournant décisif de leur histoire. «Nos deux pays sont confrontés à une certaine incompréhension de la part de notre organisation commune dont nous sommes membres fondateurs, la CEDEAO», a expliqué Dansa Kourouma. Il a souligné que les transitions en cours en Guinée et au Mali  s’inscrivent « dans une dynamique de refondation de l’Etat en raison de la gestion hasardeuse des régimes ayant mis nos Armées respectives face à leur responsabilité devant leur peuple et l’histoire ». « Cette réalité semble échapper à nos frères et sœurs de notre organisation commune», a-t-il noté. Toutefois, il a dit que cet épisode historique, vécu comme une épreuve au niveau de nos Etats vient renforcer les liens historiques des deux pays.  Selon lui, les liens entre le Mali et la Guinée résultent de l’histoire et de la géographie. Il a rappelé que le président Ahmed Sékou Touré, parlant des deux pays, disait qu’ils sont les deux  poumons d’un même corps. Dansa Kourouma se souvient aussi que le Mali a refusé de fermer ses frontières à la Guinée alors frappée par l’épidémie d’Ebola. DIGNITÉ – Pour sa part, le colonel Malick Diaw a magnifié les autorités civiles et militaires de la transition dans le combat qu’elles mènent au quotidien pour redonner au Mali sa dignité et sa place dans le concert des nations. Il a salué le leadership et la clairvoyance du président Assimi Goïta, ajoutant que si le président Amadou Toumani Touré a été le soldat de la démocratie au Mali, Assimi Goïta se trouve être le soldat de la renaissance du Mali. Pour le colonel Malick Diaw, ce qui s’est passé entre nos deux pays en l’espace de quelques mois est tout simplement historique. Il a, aussi, qu’avec les transitions politiques en cours au Mali et en Guinée, une autre page commune de l’histoire de nos deux pays est en train de s’écrire. Sur un autre chapitre, le président du CNT a évoqué la situation  sécuritaire dans le pays marqué ces dernières semaines par des attaques sporadiques dans plusieurs localités de la part des groupes armés terroristes. Selon lui, ces actions désespérées prouvent que les terroristes et leurs complices sont aux abois et en perte de vitesse. Il aussi parlé de l’affaire des 49 soldats ivoiriens suspects arrêtés au Mali et présentés comme des Eléments nationaux de soutien. Selon lui, cette obscure affaire qui continue de susciter beaucoup d’interrogations exige désormais de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) une plus grande clarté et une plus grande coordination avec les autorités maliennes dans la conduite de ses opérations. Mais aussi sur les conditions de déploiement et de rotation des troupes onusiennes sur le territoire malien ainsi que la gestion des Eléments nationaux de soutien. Le président Diaw a, enfin, souligné que l’intersession qui s’achève a été principalement marquée par la restitution de la nouvelle loi électorale à travers le pays. DD/MD (AMAP) a      

Rentrée scolaire 2022-2023 au Mali : Démarrage effectif des cours

Par Sidi Y. WAGUÉ Bamako, 03 oct (AMAP) Plus de 3,5 millions élèves des écoles fondamentales publiques (niveau 1 et 2), repartis dans 20.131 établissements scolaires ont repris le chemin de l’école, lundi, au Mali, pour la rentrée scolaire 2022-2023, après trois mois de vacances, selon des statistiques fournies par le directeur national de l’enseignement fondamental, Issoufi Arbert Touré. À Bamako, le Premier ministre par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga, accompagné des membres du gouvernement, dont la ministre de l’Éducation nationale, Mme Sidibé Dédéou Ousmane, a donné le coup d’envoi de la reprise des cours au Groupe scolaire «Mamadou Konaté», Le thème  cette année  est «la lutte contre le changement climatique : un élève, un arbre» pour le fondamental et «la paix et la réconciliation nationale» pour les autres niveaux d’enseignement. Le chef du gouvernement par intérim a assisté, dans une classe de 9è année, à une leçon modèle sur le thème de la rentrée scolaire 2022-2023 au niveau fondamental, «le changement climatique, un élève, un arbre», avant de planter un arbre dans la cour de l’établissement. Le colonel Maiga s’est également rendu au jardin d’enfants «Kassé Keïta» puis au lycée «Notre Dame du Niger», où il a suivi la leçon modèle sur le thème : «la paix et la réconciliation nationale». Dans une interview qu’il a accordée à la presse, le colonel Abdoulaye Maïga a indiqué que le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a une vision claire du Mali de demain, donc du Mali kura (nouveau Mali). Il a soutenu que l’épine dorsale du Mali Kura reste l’Education et l’avenir de nos enfants. Selon lui, les acquis de l’école seront préservés et pérennisés dans le temps grâce à l’éducation que nos enfants recevront. Le colonel Maïga s’est, aussi, réjoui de voir des enseignants engagés et enthousiastes et des élèves heureux de retrouver l’école. Il compte sur l’accompagnement des partenaires de l’école, notamment de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) et le bureau de coordination de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) qui doivent s’investir pour sécuriser l’espace scolaire. Par ailleurs, le chef du gouvernement par intérim a salué le geste des Syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 pour avoir suspendu leur mot d’ordre de grève de l’année dernière afin de faire l’union sacrée autour du gouvernement. « Les doléances des enseignants sont en train d’être examinées », a assuré le Premier ministre par intérim, tout en annonçant qu’une conférence sociale sera « une solution pour traiter, de manière globale, toutes les revendications des enseignants ». Se réjouissant d’une année scolaire apaisée et réussie en 2021, il en a appelé à l’engagement et au patriotisme des enseignants pour que une année 2022-2023 soit apaisée et pacifique. Et d’ajouter que les réponses apportées par le gouvernement commencent à produire des effets. « Mais, il est important, a-t-il dit, de continuer sur cette lancée ». Quant à la ministre de l’Education nationale, elle a procédé à la remise officielle de kits scolaires aux élèves du lycée Ba Aminata Diallo (LBAD) et de l’École centrale pour l’industrie, le commerce et l’administration (ECICA). La ministre a, également, révélé que l’État investit 1,3 milliard de Fcfa pour l’alimentation scolaire, plus de 2,4 milliards de Fcfa pour les fournitures scolaires dans les lycées publics et écoles techniques et professionnelles et 57 milliards de Fcfa dans les écoles privées (au titre de bourses et frais scolaires des élèves). «Globalement, chaque année, l’État débloque plus de 60 milliards de Fcfa pour l’éducation de nos enfants», a déclaré Mme Sidibé Dédéou Ousmane. Notre équipe de reportage s’est rendue aux groupes scolaires «Sega Diallo» de Bozola et «OPAM» à Quinzambougou pour constater l’effectivité de la rentrée scolaire. Dans le premier établissement, tous les élèves étaient en classe. Les enseignants, aussi. Les cours se déroulaient normalement à la satisfaction du directeur-coordinateur du Groupe scolaire Aly Sidèye Touré. Deux agents du Centre d’animation pédagogique (CAP) de Bozola étaient sur les lieux pour s‘assurer de la reprise des cours et recenser les difficultés énumérées. L’OPAM compte 4 écoles fondamentales (OPAM 1, 2, 3 et 4). Les enseignants dispensaient les cours. La rentrée des classes s’est, aussi, bien déroulée dans cet établissement scolaire qui accueille 1.100 élèves, repartis dans 24 salles de classe pour 47 enseignants. L’établissement continue d’enregistrer des cas de transfert d’élèves. Le coordinateur-directeur de l’établissement, Boubacar Coulibaly, a déploré la persistance de certaines difficultés qui pourraient empêcher les élèves de suivre normalement les cours. Il s’agit du non-paiement des salaires des enseignants pour le mois de septembre 2022, de l’insuffisance de livres de lecture, de mathématique, de sciences naturelles pour les classes de 7è, 8è et 9è années. L’insuffisance de ressources humaines, tables-bancs et des toilettes dégradées sont aussi des soucis. La cour de l’ECICA grouillait d’élèves. Certains consultaient le tableau d’affichage pour retrouver leurs noms et d’autres récupéraient leurs fournitures scolaires à la direction. SYW/MD (AMAP)

Le président sierra-léonais a effectué à Bamako une visite d’amitié et de solidarité

Bamako, 03 oct (AMAP) Le président sierra-léonais, Julius Maada Bio, en visite d’amitié et de solidarité à Bamako,  a affirmé, vendredi, qu’en tant que militaire, il a traversé la même situation en Sierra Leone, à savoir «une transition militaire-civile», comme au Mali aujourd’hui. «Je suis ici pour voir avec mon homologue malien, échanger avec lui sur comment nous avons vécu cette expérience en  Sierra Leone afin d’avoir le même résultat au Mali», a insisté le président sierra-léonais. Selon lui, cette phase a conduit à un processus de stabilisation, de paix définitive dans le pays. Julius Maada Bio a inscrit son séjour dans le cadre d’une solidarité à l’endroit du peuple malien. Il a indiqué que les quelques heures passées dans la capitale malienne, lui ont permis de partager son expérience dans la conduite de la Transition. Il a confié avoir, également, évoqué avec le chef de l’État la situation des 46 militaires ivoiriens détenus à Bamako. «Nous avons échangé là-dessus et avons regardé de quelle manière nous pouvons résoudre cette question-là très rapidement pour nous permettre de continuer avec les tâches de développement», a  dit Julius Maada Bio. S’adressant de façon particulière aux Maliens, le président sierra-léonais a fait savoir que le monde traverse une période difficile et qu’il faut qu’on travaille ensemble pour résoudre les problèmes de l’heure. «Je souhaite qu’il y ait un processus de Transition qui se passe dans la paix et que l’issue de cette Transition nous amène vers une élection transparente et un régime civil», a conclu le président Maada Bio. Accompagné  de ses ministres des Affaires étrangères, David A. Francis, de l’Energie, Alhaji Kanja Sesay et de son Porte-parole, Yusuf Keketomu Sandi, le président Maada Bio, a été accueilli, vendredi, à l’aéroport international président Modibo Keita Sénou, par le chef de l’État, le colonel Assimi Goïta, pour  une visite  d’amitié  et de travail  de 24 heures. Le Premier ministre par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga, le président du Conseil national de Transition, (CNT) le colonel Malick Diaw, des membres du gouvernement et du corps diplomatique étaient présent à l’accueil. Après le cérémonial protocolaire les deux chefs d’État ont eu un tête-à-tête dans le salon d’honneur de l’aéroport.  Le président de la Transition et son hôte ont eu, ensuite, un deuxième tête-à-tête au palais de Koulouba, avant de présider la séance de travail élargie aux membres des deux délégations. À la fin de la rencontre, le président de la Sierra Leone a déclaré à la presse être venu rendre visite à «un ami et un frère». «J’étais là avant le changement de régime. Maintenant, je me dois de venir avec le changement échanger sur les questions d’intérêt général et d’intérêt commun à nos deux pays. Et aussi de partager mon expérience et mon vécu avec lui», a-t-il dit. BD/NK/MD (AMAP)  

Maleye Diop est le nouveau Représentant résident du PNUD au Mali

Bamako, 03 oct (AMAP) Maleye Diop est le nouveau Représentant résident du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) au Mali, annonce une source officielle. Selon l’agence onusienne, avant cette nomination, M. Diop était le Représentant résident du PNUD en République du Congo de 2019 à 2022. Il a servi, respectivement, au PNUD, au gouvernement et dans le secteur privé dans son pays, le Sénégal, en tant que Directeur Pays Adjoint des Programmes du PNUD Mali, Directeur Pays au PNUD Burkina Faso, Responsable mondial du Programme de partenariats public-privé pour la fourniture de services du PNUD travaillant dans les pays des 5 régions du PNUD (Afrique, Asie-Pacifique, Amérique latine et Caraïbes, États arabes, Europe de l’Est et CEI), basé à Pretoria/Johannesburg (Afrique du Sud). Il a, aussi, été Conseiller régional Afrique sur les partenariats public-privé, basé à New York aux USA. Avant de rejoindre le PNUD en 2000, Maleye Diop a travaillé pendant 13 ans pour son pays d’origine, le Sénégal, au sein du gouvernement et du secteur privé : ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat, ministère de l’Hydraulique, le Bureau de l’Organisation et des Méthodes à la Présidence de la République et dans le secteur privé comme ingénieur-conseil. Le nouveau représentant résident du PNUD Mali a été Humphrey Fellow du gouvernement américain. Il est titulaire d’un diplôme d’études supérieures en politiques publiques avec spécialisation sur les partenariats public-privé de l’Université RUTGERS aux États-Unis ainsi que d’une maîtrise en gestion de projet de l’Université internationale de la francophonie au service du développement de l’Afrique (Université Léopold Sédar Senghor) d’Alexandrie (Égypte). Il est, aussi, détenteur d’un diplôme d’ingénieur de conception en Génie civil de l’Ecole polytechnique de Thiès (Sénégal). MD (AMAP)       .