FESPACO : l’Etalon d’or du Yennenga revient au Tunisien Yousseh Chebbi
Ouagadougou, 06 mar (AMAP) Le Tunisien Youssef Chebbi a remporté l’Etalon d’or de Yennenga avec son film «Ashkal» au 28è Festival panafricain du cinema de Ouagadougou (FESPACO) dont les rideaux sont tombés, le week-end dernier, dans la capitale burkinabè. Déjà vendredi, il y avait de la joie dans les différents hôtels des festivaliers maliens. Les films maliens en compétition ont remporté quatre prix et une mention spéciale du jury. Cette manifestation de joie s’explique par le fait que depuis plusieurs éditions de la grande messe africaine du cinéma, le Mali n’a pas eu autant de récompenses. Pour un pays habitué des prix, dans les années 1980, et qui en a été sevré si longtemps, cette joie était compréhensible et justifiée. Dramane Minta avec «Paya et Koulou» a remporté le premier prix dans la catégorie film d’animation du palmarès officiel. C’est un prix d’une valeur de 2 millions de Fcfa. Le prix spécial : Laafi la Boumbou d’une valeur de 5 millions de Fcfa a été remporté par «Sira sur la route» de Fousseyni Maïga, actuel directeur général du Centre national de la cinématographie du Mali (CNCM). Pour sa seconde œuvre en compétion «Fanga», le pouvoir, le même réalisateur a obtenu une mention spéciale du jury dans la catégorie série télévisée. Quant au prix spécial du court métrage documentaire de l’Union économique et monétaire oust-africaine (UEMOA) d’une valeur de 5 millions de Fcfa a été adjugé au film de Mohamed Dayfour Diawara, «Les cavaliers de Tonka». Enfin, dans le cadre de la compétition de «Yennenga post production», Abdoubacar Gakou Touré a obtenu le prix clap de l’atelier Yennega pour son projet de long métrage : «Klema» dont le tournage commencera en mai prochain. YD/MD (AMAP)
Gao : Sept morts et deux blessés dans une attaque à Arhabou
Gao, 6 mars (AMAP) Sept personnes ont trouvé la mort et deux autres blessés dans une attaque perpétrée par des hommes armés non identifiés vendredi, dans le village de Arhabou (Commune rurale de Gounzoureye), situé à trois kilomètres de la ville de Gao, a appris l’AMAP de source locale. Notre source précise que les assaillants venus à bord d’engins à deux roues, après la grande prière, ont tiré sur des agents d’une entreprise locale qui assure les travaux d’une piste rurale dans la zone, faisant deux morts et deux blessés, d’importants dégâts matériels dont des véhicules calcinés. Par ailleurs, dimanche dans la matinée aux environs de 10 heures, des individus armés ont fait irruption dans le village de Bazi Gourma dans le Cercle d’Ansongo (Région de Gao) où ils ont incendié le Centre de santé de référence (Csref), le marché et des maisons. AT/KM (AMAP)
Mali : La légende du Djoliba AC, Karounga Keïta dit Kéké, décédé à l’âge de 80 ans
Bamako 06 mar (AMAP) L’ancien président du Djoliba AC, Karounga Keïta dit Kéké est décédé, dimanche, à Bamako, à l’âge de 80 ans des suites de maladie, rapportent plusieurs sources proches de sa famille. L’ancien footballeur est né le 22 août 1942 à Toukoto, dans la Région de Kayes (Ouest). Il a commencé à jouer avec le Bayard puis l’Africa-Sport du Soudan, club de Bamako qui devient, le 20 août 1960, le Djoliba Athlétic Club de Bamako (Djoliba AC). En 1962, après avoir obtenu son baccalauréat, il part à Bordeaux, en France, pour poursuivre des études de droit. Il rentre dans l’équipe des Girondins de Bordeaux comme ailier droit. Durant son séjour à Bordeaux, le club est trois fois vice-champion de France, en 1965, 1966 et 1969 et trois fois finaliste de la Coupe de France, en 1964, 1968 et 1969. De ces trois finales, Karounga Keïta ne jouera que celle de la Coupe de France en 1964 jouée à Colombes et perdue 2 buts à 0 contre Lyon. Entre le 1er septembre 1963 et le 30 novembre 1969, il joue au moins 83 matchs et marque au moins 20 buts (dont trois doublés) avec Bordeaux. En 1971, ayant obtenu un doctorat en droit, il rentre au Mali et travaille dans le secteur bancaire à la BIAO-Mali puis à la Banque internationale pour le Mali (BIM Sa). Il devient entraîneur du Djoliba AC entre 1972 et 1990. En 1990, il devient le président du club. Il est réélu président du club le 29 mars 2009. Il quitte la présidence en 2013 et depuis apparaissait rarement en public. Karounga Keïta a, également, été entraîneur de l’équipe nationale de 1974 à 1980. Ainsi que le vice-président de la Fédération malienne de football (FEMAFOOT). SS/MD (AMAP)
Quelque 135 Maliens regagnent Bamako en provenance de Tunis
Bamako, 6 mar (AMAP) Plus de 135 Maliens dont 25 femmes et 13 enfants ont regagné Bamako, samedi, en provenance de Tunis et ont été accueillis par le ministre de la Défense et des anciens Combattants, le colonel Sadio Camara, à l’aéroport international président Modibo Keïta Senou, a constaté l’AMAP. Le colonel Camara les a assurés « de l’accompagnement du ministère de tutelle et de ses partenaires afin qu’ils puissent regagner leur domicile. » De son côté, le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Alhamdou Ag Ilyene, a insisté sur le fait que « la liste pour le rapatriement volontaire est ouverte à l’ambassade et tous ceux désireux de revenir peuvent s’y inscrire. » Il a, ensuite, invité ses compatriotes à embarquer dans les bus pour la Cité d’accueil du ministère où ils reçoivent un appui financier forfaitaire. Le retour de ces Maliens en détresse a été entièrement pris en charge par le gouvernement à travers le ministère des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine. Le rapatriement a été organisé par les autorités pour permettre à ces fils du terroir en situation difficile en Tunisie de regagner leur patrie, via un vol d’une compagnie nationale. Quelque 260 personnes se sont inscrites parmi lesquelles 135 ont regagné Bamako. Par ailleurs, ce même jour, 51 compatriotes sont arrivés vers 14h30 à Bamako, en provenance de Luanda, en Angola. Ils ont été accueillis par la secrétaire générale du ministère en charge de l’Intégration africaine, Mme Tangara Nema Guindo. Elle avait à ses côtés des responsables du Haut conseil des Maliens de l’extérieur (HCME) qui ont grandement contribué au retour de leurs compatriotes. Au total 186 compatriotes en détresse ont regagné le pays ce samedi. Depuis quelques jours les Subsahariens, migrants comme étudiants, sont la cible d’agressions et de pillage en Tunisie. Les migrants sont victimes de stigmatisation et d’attaques physiques. SS/MD (AMAP)
Centres de santé communautaire : Le casse-tête de l’immatriculation des agents à l’INPS
Par Nahawa SANGARÉ Bamako, 03 mar (AMAP) C’est devenu le sujet qui fâche. L’immatriculation des agents des Centres de santé communautaire (CSCOM) est un caillou dans la chaussure des Associations de santé communautaire (ASACO), en charge de la gestion des CSCOM. Les agents, qui officient dans ces établissements de soins, n’apprécient guère de se retrouver dans une situation où ils ne pourront pas prétendre à une pension de retraite. Il y a donc chez eux, et à juste raison, une appréhension de vivre les angoisses du lendemain (une fois à la retraite). Parce qu’il faut être immatriculé à l’Institut nationale de prévoyance sociale (INPS) pour les contractuels et autres travailleurs régis par le Code du travail pour bénéficier de la pension de retraite. Certains agents comptent des années de service et ne comprennent pas ce qui leur arrive. C’est le cas de Mme Sagara Korotoumou Tessougué, sage-femme, chargée du Programme élargi de vaccination (PEV) de routine à l’Association de santé communautaire de Sokorodji et Dianéguéla (ASACOSODIA) en Commune VI, dans la capitale malienne. Elle y travaille depuis 24 ans et s’accommode mal de la non régularisation de sa situation. Son immatriculation à l’INPS demeure pour elle un souci majeur. Et personne ne peut lui reprocher d’étaler son amertume de ne pas jouir de ce droit. Elle pointe du doigt les responsables de l’ASACOSODIA qui, selon elle, refuseraient d’enregistrer leurs travailleurs du Centre à l’INPS. «Comme tout autre salarié, nous avons le droit de bénéficier d’une pension à la retraite. Nous réclamons le droit d’être inscrit à l’INPS», confie la sage-femme. Ajoutant que le personnel des CSCOM qui se trouve dans cette situation continuera de se battre pour être mis dans ses droits. Selon elle, les autorités compétentes doivent intervenir pour tirer les choses au clair. « Les responsables de l’ASACOSODIA nous avaient demandé de procéder au paiement de trois ans d’arriérés que l’INPS aurait réclamé pour nous immatriculer et nous permettre de bénéficier de la pension, nous avons accepté». Au niveau de l’Association de santé communautaire de Kalaban coura (ASACOKALKO), les contractuels vivent les mêmes difficultés. Eux aussi ne sont pas immatriculés à l’INPS. Fatoumata Dickel Cissé, comptable au CSCOM depuis trois ans, fulmine contre les responsables de l’ASACO qui, selon elle, apportent invariablement la même réponse : « c’est en voie de résolution». Elle trouve que la situation actuelle est inquiétante parce qu’on peine à inscrire les travailleurs au régime de pension. Elle n’entend plus admettre qu’on lui construise des châteaux en Espagne. DES ASACO RETICENTS – La secrétaire générale du Collectif des agents recrutés sur fonds ASACO du Mali (COAFA-Mali), Kadiatou Tangara, évoque des facteurs d’ordre économique, mais aussi l’ignorance et la négligence coupable des responsables d’ASACO comme étant à l’origine du non paiement des cotisations des travailleurs à l’INPS. Or, cela représente un préalable important. « Nous attendons que les ASACO payent nos cotisations à l’INPS pour nous permettre de bénéficier de l’Assurance maladie obligatoire (AMO), des allocations familiales, des congés de maternité payés et de la pension une fois à la retraite», dit-elle à qui veut l’entendre. Selon elle, le Collectif a fait des démarches auprès de l’INPS pour qu’il incite les ASACO à immatriculer obligatoirement tous leurs employés. Les nombreuses tentatives de l’INPS pour les contraindre sont restées vaines dans bien de cas. Elle fustige, aussi, l’attitude de l’INPS, même si les travailleurs des CSCOM de Magnambougou, Banankabougou et Faladié ont été enrôlés au régime. Kadiatou Tangara indique, aussi, que le Collectif est aussi confronté à la lenteur administrative dans le processus d’intégration des contractuels à la Fonction publique. Le président de l’ASACOSODIA, El hadj Mandjou Diarra, ne fait pas dans la langue de bois. Il explique que les agents, qui travaillent au niveau de son Centre, ne sont pas immatriculés. «Nous avons commencé les procédures. Mais, cela exige beaucoup de dépenses parce que l’Institut réclame au moins le paiement de trois ans d’arriérés de salaire pour chaque agent concerné. Nous ne sommes pas en capacité de répondre à cette exigence», souligne le leader d’ASACO. Il rappelle que ça va être un combat de longue haleine parce que lui-même est convaincu que la retraite est un droit dont tous les salariés doivent jouir. Son collègue Moussa B. Diarra de l’ASACOKALKO explique que les contractuels des ASACO et les fonctionnaires payés par l’Etat sont les deux types de salariés au niveau des CSCOM. Il confirme, pour le cas précis de son CSCOM, que les travailleurs sont bien inscrits à l’INPS et conformément aux textes. « Nous connaissons aussi des difficultés qui sont en train d’être aplanies. Les contractuels engagés par l’établissement pour assurer les gardes de nuit ne sont pas immatriculés parce qu’eux sont juste payés pour leur prestation », relève le patron de l’ASACOKALKO. Il en appelle à l’implication des autorités dans le dossier pour circonscrire le phénomène qui pourrait être après une bombe à retardement. Mais, surtout, faciliter le processus d’intégration à la Fonction publique des travailleurs des ASACO qui remplissent les conditions requises. Pour lui, il faut, aussi, perfuser les ASACO avec une subvention de l’Etat pour permettre d’améliorer le traitement du personnel dans ces structures de soins. TROIS ANS D’ARRIERES – Le président de la Fédération régionale des associations de santé communautaire du Mali (FERASCOM) du District de Bamako, Oumar Ba, explique que l’ASACO est chargée de couvrir les salaires et les autres charges sociales des travailleurs qu’elle a recrutés sur ressources propres, générées par les tickets des consultations externes et la vente de médicaments. « Malheureusement, déplore-t-il, au niveau de certaines ASACO, ces recettes ne suffisent même pas à couvrir les salaires encore moins à faire face aux charges sociales des agents techniques. » Et d’ajouter que pourtant la Convention d’assistance mutuelle (CAM) que les ASACO signent avec les mairies, les oblige à payer d’abord les salaires et à inscrire tous les salariés à l’INPS. « Auparavant, se souvient-t-il, l’État accordait à la Fédération nationale des associations de santé communautaire du Mali (FENASCOM), le niveau national, une subvention de 80 millions de Fcfa pour
Le Mali représenté par le colonel Abdoulaye Maïga au Sommet du Mouvement des non-alignés à Bakou, en Azerbaïdjan
Bamako, 03 mar (AMAP) Le sommet des chefs d’État et de gouvernement du Mouvement des non-alignés (NAM) sur la reprise post-Covid 19, s’est tenu le 2 mars, à Bakou, en Azerbaïdjan, en présence du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, colonel Abdoulaye Maïga, représentant le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, selon le département en charge de l’Administration territoriale. Cette importante réunion à laquelle ont participé, également, , « a été l’occasion pour les États membres du Mouvement des non-alignés d’établir le bilan de la pandémie, d’apprécier les efforts déployés pour faire face à la pandémie, d’échanger sur la vision du Mouvement sur la reprise post-pandémique et de saluer la place de la solidarité à l’intérieur des frontières et entre les États. » Dans son discours d’ouverture, le président de la République d’Azerbaïdjan, également président du NAM, depuis 2019, Ilhem Aliyev, a proposé l’établissement du siège du Mouvement dans son pays. Il a, également, souligné la nécessité de réforme du Conseil de sécurité des Nations unies « qui est désormais obsolète et inefficace », après avoir insisté sur le respect de la souveraineté des États et dénoncé le rôle négatif de la France en Afrique. Dans son intervention, le colonel Abdoulaye Maïga a félicité les autorités azerbaïdjanaises et réitéré « le soutien du Mali au Mouvement des non-alignés. » Il a, également, présenté le dispositif national de prévention et de lutte contre la Covid-19, avant d’exposer l’investissement fourni par le gouvernement, « en vue d’atténuer les conséquences de la pandémie sur la population dans le domaine socio-économique et financier, dans un contexte profondément marqué par la lutte contre des groupes terroristes qui opèrent au Mali avec l’aide des autorités françaises. » En marge des travaux, le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a eu des échanges bilatéraux avec de nombreux chefs de délégation, notamment le Premier ministre de l’Algérie, le ministre des Affaires étrangères de la Gambie, le ministre de la Santé du Tchad et le vice-ministre de la Coopération du Burkina Faso. Le Mali assure la vice-présidence du NAM, au nom du Groupe africain. Dans le document final intitulé « Appel global pour l’action : soutenir la reprise post-pandémique dans les pays africains », les participants ont « invité la communauté internationale à soutenir les efforts (de ces États) pour l’atteinte des objectifs et aspirations contenus dans l’Agenda 2063. » Ils ont décidé de la création d’un Fonds d’appui que l’Azerbaïdjan a immédiatement doté d’un montant d’un million de dollars, comme premier contributeur, et en sa qualité de président du NAM. MD (AMAP)
Conseil des droits de l’Homme à Genève : Le ministre Diop plaide la cause du Mali devant les ambassadeurs africains
Bamako, 03 mar (AMAP) Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a plaidé, jeudi, le dossier du Mali, dans un entretien virtuel avec le Groupe des ambassadeurs africains auprès de l’Office des Nations unies, pour échanger sur la situation politico-sécuritaire au Mali, selon le Bureau de l’Information et de la Presse de son département. Au cours de cette rencontre, en marge de sa participation au segment de haut niveau de la 52è session du Conseil des droits de l’Homme à Genève (Suisse), M. Diop a insisté sur « les efforts importants du gouvernement dans le renforcement des capacités opérationnelles des forces de défense et de sécurité du Mali pour la lutte contre le terrorisme. » Selon le chef de la diplomatie malienne, « l’un des grands résultats de cette lutte est également la diminution drastique des cas d’atteintes aux droits de l’homme, comme l’atteste les rapports élaborés dans ce cadre. » Abdoulaye Diop a refuté « les allégations infondées de certains partenaires ayant des desseins inavoués », et a souligné que « les autorités maliennes ne peuvent, en aucune manière, porter délibérément atteinte aux droits de l’homme. » Il a avancé les raisons suivantes : « il s’agit de nos propres populations que les Autorités sont chargées de protéger et de défendre ; l’Armée malienne est plurielle et multiethnique. » « Affirmer, qu’il existe un ciblage systématique de certaines communautés va à l’encontre du bon sens le plus élémentaire mais, aussi, heurte la tradition de cohésion multiséculaire du Mali ; les éléments des Forces de défense et de sécurité du Mali reçoivent continuellement des modules de formation sur les droits de l’homme ; en toute transparence, le gouvernement ouvre des enquêtes à divers niveaux de juridiction, y compris devant les tribunaux militaires, lorsque des cas étayés sont portés à la connaissance des Autorités », a encore argué M. Diop qui a signalé que « des condamnations ont été prononcées pour les cas avérés et établis par la justice. » Par ailleurs, le ministre malien a souligné avec « satisfaction les avancées politiques du processus de Transition au Mali, réalisées dans une approche participative, inclusive et transparente pour le retour à un ordre constitutionnel apaisé et sécurisé. » Tout en réitérant la vocation panafricaniste du Mali, le chef de la diplomatie malienne a réaffirmé la volonté de son pays de poursuivre « le plaidoyer en vue de la consolidation de mécanismes sous régionaux et régionaux réellement africains, libres de toute pression et ingérence extra-africaines. » Abdoulaye Dioop avait, auparavant, rendu hommage à la mémoire de toutes les victimes de la crise malienne, et exprimé sa « profonde reconnaissance à tous les pays amis du Mali, qui continuent de soutenir et de défendre notre pays depuis le déclenchement de la crise sécuritaire consécutive à l’intervention militaire de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) en Libye. » En réaction, les ambassadeurs africains à Genève, après avoir salué cette heureuse initiative du ministre Diop, ont félicité le gouvernement du Mali pour ses efforts en vue de la stabilisation du pays et dans le cadre du processus politique. Ils ont reconnu le rôle pionnier du Mali en matière de promotion et de protection des droits de l’homme, notamment à travers la charte de Kurukan Fuga. Les ambassadeurs « ont enfin réitéré le soutien du Groupe africain à Genève aux attentes du Mali, y compris celles relatives au projet de résolution intitulée «Assistance technique et renforcement des capacités dans le domaine des droits de l’homme au Mali». MD (AMAP)
Le gouvernement malien récuse le statut de porte-plume de la France au Conseil de sécurité (officiel)
Bamako, 03 mar (AMAP) Le gouvernement malien a récusé, officiellement, le statut de porte-plume de la France sur toutes questions examinées par le Conseil de sécurité concernant le Mali, indique une correspondance adressée, mercredi, au président du Conseil de sécurité des Nations, le représentant permanent du Mozambique, Pedro Comissário Afonso. Dans cette lettre signée par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, Bamako accuse Paris d’ « actes hostiles, notamment la violation de (son) espace aérien par des aéronefs des Forces françaises.» Selon nos sources, cette décision intervient parce qu’au regard de la tension diplomatique entre les deux pays, l’ancienne puissance coloniale « ’a plus la confiance des autorités maliennes. Paris n’est plus crédible pour traiter convenablement les dossiers du Mali. » La correspondance du Mali amènera le Conseil de sécurité à choisir un autre porte-plume pour le dossier Mali. Et le pays aura la latitude d’accepter ou de récuser le nouveau porte-plume qui sera désigné. Le statut de porte-plume est dévolu généralement aux cinq membres permanents du Conseil de sécurité. Le ministre Diop rappelle que par communiqués en date du 12 janvier 2022 et du 26 avril 2022, le gouvernement du Mali a alerté « l’opinion publique nationale et internationale » sur ces actes hostiles. Il ajoute que « ces alertes publiques ont été suivies, le 15 août 2022, d’une lettre par laquelle le gouvernement portait plainte auprès de Conseil de sécurité pour actes d’agression, de violation de notre espace aérien, de subversion et de déstabilisation. » « Au regard de la gravité de ces faits, qui pour le moins interrogent sur l’objectivité et l’impartialité de la République française et, en attendant la tenue de la réunion spéciale du Conseil de sécurité sollicitée par le Mali, le gouvernement de la République du Mali, par la présente correspondance, récuse officiellement le statut de porte-plume de la France sur toutes questions examinées par le Conseil de sécurité concernant le Mali », écrit Abdoulaye Diop. Depuis l’inscription de la situation du Mali à l’agenda du Conseil de sécurité, conformément à sa résolution 2085 du 20 décembre 2012, « la France a toujours porté la plume sur toutes les questions concernant le Mali devant cet auguste organe », rappelle le chef de la diplomatie malienne. Ces questions comprennent, aussi, l’initiative et le portage des projets de résolutions relatifs au mandat de la Mission multinationale intégrée pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) ou au régime de sanctions concernant le Mali. SS/MD (AMAP)
Mali : Le Statut général des militaires adopté pour renforcer les capacités opérationnelles (Conseil des ministres)

Bamako, 02 mar (AMAP) Le Conseil des ministres a adopté un projet d’ordonnance portant Statut général des militaires qui fera bénéficier la Police nationale et la Protection civile des mêmes avantages que les autres militaires, a annoncé, mercredi, le communiqué du Conseil. L’adoption de ce projet d’ordonnance, sur le rapport du ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le colonel Sadio Camara, permettra d’une part, « l’intégration des personnels de la Police nationale et de la Protection civile dans la grille indiciaire du statut des militaires ainsi que l’alignement dans la limite d’âge des grades pour ceux recrutés à partir du 1er mars 2023. », explique le communiqué. D’autre part, elle permet de « renforcer les capacités opérationnelles des Forces armées et de sécurité. » Dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations des Assises nationales de la Refondation (ANR), le gouvernement a adopté la Loi n°2022-037 du 27 octobre 2022 portant militarisation de la Police nationale et de la Protection civile. Pour rendre effective cette militarisation, une Commission interministérielle, composée des représentants du ministère de la Défense et des Anciens Combattants et de celui de la Sécurité et de la Protection civile a été mise en place pour relire l’Ordonnance n°2016-020/P- RM du 18 août 2016 portant Statut général des militaires « dans le but de déterminer les modalités et les conditions d’intégration des fonctionnaires de la Police nationale et de la Protection civile. Et de corriger les insuffisances constatées dans l’application du statut en vigueur. » Le statut adopté précise les catégories auxquelles appartiennent, d’après leur grade dans l’ordre croissant, les Militaires, les fonctionnaires de la Police nationale et de la Protection civile. Pour les Militaires il s’agit des « Militaires du rang ; Sous-officiers ; Officiers ». En ce qui concerne la Police nationale, ce sont les « Policiers du rang ; Sous-officiers de police ; Commissaires ». Et, enfin, la Protection civile est constituée de « Sapeurs du rang ; Sous-officiers Sapeur-pompiers ; Officiers sapeurs-pompiers ». Les autorités de la Transition ont annoncé depuis l’adoption de leur militarisation que les fonctionnaires engagés en opération bénéficieront des mêmes avantages que les autres militaires. SS/MD (AMAP)
Le gouvernement du Mali dénonce les violations de l’Accord de paix par certains mouvements armés (officiel)
Bamako, 02 mar (AMAP) Le ministre malien en charge de la Réconciliation, le colonel-major Ismaël Wagué, a dénoncé les violations de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, par des mouvements armés signataires, dans une lettre au chef de file de la Médiation internationale, l’Algérie, en date du 24 février 2023. Le colonel-major Wagué dit constater que « certains mouvements, précisément ceux de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), n’ont cessé de violer l’Accord », malgré l’engagement du gouvernement pour ce texte « qui demeure le cadre de référence pour une paix et une stabilité durable au Mali », indique la même source. « Notre pays est attaché au processus de paix engagé depuis la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger », insiste le ministre qui ajoute qu’à cet « à cet égard, de nombreux efforts ont été déployés pour sa mise en œuvre. Dans sa lettre au médiateur en chef, le colonel-major Ismaël Wagué cite des cas les plus récents de ces violations, « entre autres, l’installation d’états-majors par certains mouvements armés dans le Gourma en 2020-2021, la réouverture des postes de sécurité dans les Zones de Kidal, Gao, Ménaka et Tombouctou, l’installation et la mise en place de dispositifs de sécurisation sur les sites d’orpaillage illégaux de N’Tahaka (Sud de Gao) et au Nord de Kidal. » « Ces actions, selon le ministre, entravent le fonctionnement optimal des Bataillons des Forces armées reconstituées (BATFAR). Selon le ministre Wagué, « ces cas flagrants de violation de l’Accord sont d’autant plus préoccupants qu’ils n’ont donné lieu à aucune condamnation de la Médiation internationale et leurs auteurs n’ont jamais été rappelés à l’ordre. » Il souligne que la Médiation internationale, « en tant que garante politique de l’Accord et du respect de ses dispositions par les parties, doit pleinement jouer son rôle pour sa mise en œuvre effective. » « Le comportement de certains mouvements constitue une entrave à la paix, à la sécurité et au développement. Ces cas de violation empêchent la création d’un climat de sérénité nécessaire pour le retour à l’ordre constitutionnel », indique le ministre en charge de la Réconciliation. Dans le cadre de la Refondation du Mali, « le respect de la souveraineté, le respect des choix stratégiques et des choix de partenaires et la prise en compte des intérêts vitaux du Peuple malien sont les principes qui servent de boussole. :, réaffirme-t-il. « Par conséquent, avertit le ministre, le gouvernement mettra tout en œuvre pour atteindre ses objectifs, quel qu’en soient le prix et la forme, tout en respectant strictement les droits de l’Homme, jusqu’à l’éradication du dernier terroriste. » SS/MD (AMAP)

