Mali mode show se tiendra du 3 au 6 novembre à Bamako (Organisateur)

Bamako, 12 oct (AMAP) La 3è édition du Mali mode show se tiendra, dans l acpitale malienne, Bamako, du 3 au 6 novembre prochains, a annoncé le fondateur de l’Association Mali mode, Ibrahim Guindo alias Akim Soul, le week-end dernier. «Cet événement est dédié à la mode, à l’esthétique mais aussi au lifestyle. Il essaie de réunir amateurs et professionnels de ces différents domaines afin de démontrer leur savoir-faire», a expliqué Ibrahim Guindo. Le fondateur de l’Association a ajouté que l’objectif « est d’accompagner la créativité made in Mali et de mettre à disposition des plateformes de rencontre, de formation et d’échanges au service des acteurs de la mode et du monde de lifestyle. Cela, afin qu’ils puissent montrer leurs compétences. » C’est aussi une occasion pour les créateurs de présenter leur collection au grand public. Selon Ibrahim Guindo alias Akim Soul, la réussite des deux précédentes éditions a donné plus d’ampleur à cette 3è édition. « Aujourd’hui, cet événement se positionne comme l’un des rendez-vous, les plus huppés au Mali, en termes de participation de personnalités publiques et d’actualité de la vogue. Le Mali mode show, c’est aussi l’opportunité de développer et élargir des relations professionnelles », a-t-il dit. Au menu de cette édition, il y aura, le rendez-vous business dont l’objectif est d’inciter à des échanges autour de la créativité, le dialogue entre différents univers professionnels en présence d’éminents acteurs de la société. Il est, aussi, prévu le défilé Made in Mali, exclusivement dédié aux marques locales. Une dizaine de créateurs maliens présenteront leurs dernières créations au public. Il y aura, également, le défilé de clôture qui se fera avec 15 créateurs de mode ouest-africaine dont les collections seront présentées par une cinquantaine de mannequins. Enfin, la boucle sera bouclée par une vente de marques. Ibrahim Guindo a invité le public à assister à l‘évènement pour en faire un grand moment de magie. Et de rappeler que la vente des tickets a débuté. La présidente d’honneur de l’Association, Fatou Faye, et de plusieurs acteurs de la mode ont assisté au cocktail d’annonce dans un restaurant de la capitale malienne. Depuis 2011, l’Association Mali mode s’est engagée en faveur de la mode et du design à travers des initiatives novatrices. Elle sert de vitrine à la créativité des professionnels et constitue un véritable tremplin pour le développement et la valorisation des métiers de la mode au Mali. NS/MD (AMAP)    

Accord pour la paix et la réconciliation : Maintenir la nouvelle dynamique

Bamako, 12 oct (AMAP) Le président du Comité de suivi de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger (CSA), Delmi Boudjemaa, a appelé, mardi, à Bamako, les signataires à maintenir la nouvelle dynamique de mise en oeuvre du texte Ouvrant la 46è session ordinaire du s’est tenue, au siège de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour  la stabilisation au Mali (MINUSMA), le diplomate algérien a lancé « un appel fraternel à l’ensemble des parties signataires pour écarter toute suspicion et toute méfiance en vue de travailler de manière solidaire et en totale confiance pour consolider les convergences et promouvoir les compromis nécessaires au parachèvement de la mise en œuvre du document. » Cette rencontre est intervenue après la 6è session de haut niveau du CSA et la réunion décisionnelle de haut niveau sur l’Accord tenues, respectivement, en septembre et août derniers. «Ces deux réunions de haut niveau ont réitéré l’importance cruciale pour le Mali, mais aussi pour toute la Région, d’une mise en œuvre diligente et sincère de l’Accord de Bamako », a noté, dans son discours d’ouverture, le président du CSA. La session arrive, également, dans un contexte marqué par la mise en œuvre de l’Accord et la conduite du processus de transition destiné «à promouvoir une refondation de l’Etat au bénéfice du peuple malien». D’après Delmi Boudjemaa, si ces deux processus «inter-reliés» sont menés de manière concomitante, ils ne manqueront pas de créer les synergies favorables à la promotion des facteurs qui offriraient d’heureuses perspectives pour le peuple malien. Selon l’Envoyé spécial de l’Algérie pour le Sahel, dans le cheminement des efforts déployés par les signataires de l’Accord, de «belles choses» ont été réalisées « dont la plus intéressante est probablement l’adhésion de toutes les parties aux objectifs de réconciliation, de paix et d’unité. » « Cependant, quelques difficultés attendent d’être prises en charge », a indiqué le diplomate algérien. Il a ajouté que pour sa part, « l’Algérie est, comme il a toujours été, aux côtés du peuple frère malien dans toutes ses composantes », ajoutant que cette solidarité de l’Algérie avec le Mali « a été tout récemment réitérée par le président algérien Abdelmadjid Tebboune . » Les travaux de cette session se sont bien déroulés malgré une suspension. À ce propos, le chef de la délégation de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), Attaye Ag Mohamed, a indiqué que cette situation n’était rien qui puisse compromettre le climats de confiance. «Ce sont des choses qui ont été faites dans l’intérêt supérieur de bien tenir la session», a-t-il déclaré. Il a, par ailleurs, souligné que cette session a été l’occasion de rappeler aux parties qu’il faut faire bouger les lignes. Le représentant de la CMA faisait allusion aux engagements qui ont été pris par rapport au processus de Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) global ainsi qu’aux réformes politiques et institutionnelles. LANCEMENT DE PROJETS – De son côté, le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies, El-Ghassim Wane, a fait noter que cette session est intervenue dans un contexte marqué par une dynamique réelle dans la mise en œuvre de l’Accord. Pour le chef de la MINUSMA, au-delà de la « symbolique », cette rencontre a été l’occasion pour les parties de se mettre d’accord sur certains points, notamment rendre opérationnelle rapidement la commission ad hoc qui avait été convenue lors de la réunion de niveau décisionnel pour traiter, au cas par cas, la situation des cadres au niveau des mouvements. Il y a eu, également, un accord sur la redynamisation de toutes les structures chargées du suivi de la mise en œuvre de l’Accord, notamment le CSA et la nécessité de lancer très rapidement les 16 projets de développement qui ont été convenus depuis quelques temps. « Et pour lesquels des conventions de financement ont déjà été signées », a ajouté El-Ghassim Wane. Le coût de réalisation de ces projets s’élève à environ 38 milliards de Fcfa. Pour sa part, le secrétaire général du ministère en charge de la Réconciliation, Sidy Camara, a affirmé qu’au cours de la rencontre, la communication du gouvernement a porté sur les quatre volets : défense-sécurité, politique-institutionnel, développement-socioéconomique et culturel, justice-questions humanitaires. À ce propos, M. Camara a indiqué qu’il y a eu des avancées. Etayant ses propos, il a signalé que toutes les questions liées à la nouvelle Constitution sont en cours de traitement. L’avant-projet du texte a été remis, mardi, au président de la Transition par la Commission de rédaction de la nouvelle Constitution. Le secrétaire général du département en charge de la réconciliation a poursuivi que dans sa démarche, cette Commission a rencontré les mouvements pour la prise en compte des aspects liés à l’Accord. Par rapport au volet défense-sécurité, Sidy Camara a souligné qu’ « aujourd’hui, en matière de DDR, tous les sites qui doivent abriter les éléments de ce processus ont été identifiés ». Il a ajouté que dans les jours à venir, on fera une évaluation du niveau de l’aménagement de ces sites afin que ces éléments commencent. Sidy Camara a par ailleurs souligné que le projet de loi portant réparation des préjudices causés aux victimes, depuis 1960, est sur la table du Conseil national de transition (CNT). Il a indiqué, à ce sujet, que le ministre Ismaël Wagué est convié au CNT, très prochainement. Le président du CSA, Delmi Boudjemaa, a dirigé les travaux en présence également du Haut représentant du président de la Transition pour la mise en œuvre de l’Accord, Inhaye Ag Mohamed. L’on notait également la présence des membres de la médiation internationale et des représentants des Mouvements signataires de l’Accord et de l’Inclusivité. BD/MD (AMAP)  

L’avant-projet de la nouvelle Constitution remis au colonel Assimi Goïta

Bamako, 12 oct (AMAP) La Commission de rédaction de l’avant-projet de la nouvelle Constitution du Mali a officiellement remis, mardi, au chef de l’Etat, le colonel Assimi Goïta, le texte et le rapport de fin de mission. Au terme de la cérémonie dans la salle des banquets du palais de Koulouba, le président de la Commission de rédaction de la nouvelle Constitution, le Pr Fousseyni Samaké, n’a pas révélé les grandes lignes de cette nouvelle norme suprême, encore moins les innovations majeures qu’elle apportera au cadre politique et institutionnel du Mali. Il a tout simplement évoqué un « accroissement sensible du nombre d’articles et des innovations importantes » qui attestent de la volonté d’ancrer la «Constitution dans son environnement sociopolitique et culturel». La Commission a mis en œuvre des mécanismes de consultation qui ont permis aux différentes sensibilités du Mali de faire des propositions. Le récapitulatif des contributions écrites reçues par la Commission et des contributions en ligne donne un total de 1 900 dont 5 émanant des institutions de la République, 52 des partis politiques, 60 des organisations de la société civile, 7 des organisations religieuses, 2 des chefferies traditionnelles, 1 743 d’autres entités et de particuliers. Ces chiffres ne prennent pas en compte des contributions parvenues après la clôture du délai de dépôt. Ala question de savoir si toutes ces contributions ont été prises en compte, le Pr Fousséyni Samaké estime que la Constitution « est une loi fondamentale et, en tant que telle, elle énonce uniquement les grands principes ». « C’est la raison pour laquelle, a-t-il expliqué, que toutes les attentes qui ont été formulées ne peuvent pas trouver leurs réponses dans la Constitution comme de nombreuses personnes le souhaiteraient». Il a, aussi, indiqué que « la valeur d’une Constitution ne réside pas seulement dans son texte qui n’est que sa matérialisation ». Pour lui. la valeur du texte fondamental « se révèle plutôt avec la pratique qui est le fait des acteurs ». NOUVELLES BASES – Le président de la Transition est revenu sur le sens de ce processus de rédaction d’une nouvelle Constitution, en insistant sur la nécessité pour le Mali de « repartir sur de nouvelles bases». Le colonel Assimi Goïta a, particulièrement, apprécié la méthode de travail adoptée par la Commission afin aboutir à cet avant-projet de Constitution, sur lequel repose «l’espoir commun d’une démocratie rénovée, un Etat mieux organisé et à la hauteur des défis nationaux et internationaux ». « Ceci, a-t-il, suppose à la fois un jeu politique équilibré et l’émergence d’un Etat qui doit être fort sans écraser les citoyens. » Le chef de l’Etat a affirmé que la Commission a accordé une attention particulière à la question de la souveraineté de l’Etat. A cet égard, il a estimé que « la résilience dont le peuple malien fait preuve, constitue un tremplin évident pour la reconquête de sa véritable souveraineté ». « C’est dire que l’élan de mobilisation amorcé ne doit jamais s’essouffler. Il y va de notre capacité collective à entreprendre les grandes actions de développement », selon le colonel Assimi Goïta. Il a ajouté qu’une nouvelle Constitution doit «sceller un nouveau contrat social à même d’assurer l’inclusion totale de l’ensemble des forces vives et l’utilisation de tous les talents dans une optique de compétition politique saine et de justice sociale. » Le chef de l’État a félicité les membres de la Commission pour le travail accompli en un temps record, et le peuple malien pour avoir massivement participé au processus. « La remise de l’avant-projet ne constitue qu’une étape du processus. C’est en adoptant la nouvelle Constitution que le peuple aura souverainement pris l’acte juridique de fondation du Mali Kura », a dit le colonel Goïta. Le Premier ministre par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga et autres chefs d’institutions de la République, ainsi des membres du gouvernement ont assisté à la cérémonie. ID/MD (AMAP)

Politique : Remise de l’avant-projet de Constitution au Président de la Transition

Bamako, 12 octobre (AMAP) La cérémonie de remise officielle de l’avant-projet de la Constitution du Mali et du rapport de fin de mission de la Commission de rédaction de la nouvelle Constitution (CRNC) au président de la Transition, Colonel Assimi Goïta s’est déroulée mardi à Koulouba, a constaté l’AMAP. C’était en présence du Premier ministre par intérim, de l’ensemble des membres de la CRNC, des membres du Gouvernement, des Présidents des institutions de la République. Le Président de la Commission, Fousseyni Samaké a saisi l’occasion pour rappeler que la CRNC avait pour mission d’élaborer un avant-projet de Constitution. Après l’accomplissement de la mission, M. SAMAKE a expliqué la démarche qui a prévalu tout au long du processus d’élaboration de ce texte constitutionnel. Il a évoqué les deux étapes ont été suivies. Il s’agit de la consultation des forces vives de la Nation avec des visites de courtoisie, des correspondances adressées aux partis politiques et aux forces vives de la Nation, des séances d’écoute et d’échanges avec les forces vives et les partis politiques, la création d’un site Web. Le Président de la CRNC a expliqué que l’élaboration d’une nouvelle Constitution répond aux aspirations profondes du peuple malien, exprimées lors des Assises nationales de la refondation. M. Samaké a laissé entendre que cette nouvelle Constitution est un marqueur important du processus de refondation de l’État malien. Quant à la seconde étape, elle a visé la rédaction de l’avant-projet de Constitution et du rapport et de fin de mission. La Commission a salué l’élan de patriotisme des Maliens et la qualité des contributions reçues. La CRNC a également réitéré sa reconnaissance et ses remerciements au Chef de l’État et ses collaborateurs, le personnel de soutien ainsi que les départements ministériels qui l’ont tous soutenue dans l’accompagnement de sa mission. Le Président de la Transition a saisi l’occasion pour féliciter et remercier les membres de la Commission pour le travail remarquable accompli en un temps record. Il a également adressé ses remerciements à l’ensemble des Maliennes et des Maliens qui ont compris les enjeux auxquels nous faisons face aujourd’hui et ont participé massivement et activement au processus en apportant leurs contributions. Le Chef de l’Etat a par ailleurs déclaré que notre « espoir commun d’une démocratie rénovée, ainsi que d’un État mieux organisé et à la hauteur des défis nationaux et internationaux » reposent sur cet avant-projet de Constitution qui vient de lui être remis. L’avant-projet de constitution contient plusieurs innovations parmi lesquelles le remplacement de l’Assemblée par le parlement avec deux chambres, la limitation du nombre des membres du gouvernement à 29 et l’ajout de l’environnement au Conseil économique, social et culturel. KM (AMAP)

Ténenkou célèbre la 10ème journée internationale de la fille

Ténenkou, 12 octobre (AMAP) La journée internationale de la fille a été célébrée mardi à Ténenkou, sous la présidence de l’adjoint du maire, Abdourahamane Sow en présence du chef service local de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, de la présidente de la CAFO et de plusieurs autres invités, a constaté l’AMAP. Le thème retenu cette année pour la journée est « la participation des filles dans la promotion de leurs droits ». L’objectif de cette journée organisée en partenariat avec l’ONG IRC est de promouvoir l’autonomisation des filles à travers leur participation au respect et à la protection de leurs droits contre toutes les formes d’inégalités de genre. Le maire de la commune urbaine de Ténenkou a saisi l’occasion pour rappeler l’importance qu’occupe la jeune fille dans la société en tant que future mère donc future éducatrice. Le chef du service de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille s’est, pour sa part, réjoui de l’organisation de cette journée tout en rappelant la disponibilité de sa structure à accompagner toutes les actions qui concourent à la promotion des droits de la fille dans le cercle de Ténenkou. La présidente de la CAFO, Mme Safiatou Touré, pour ce la concerne, a saisi l’occasion pour insister sur l’implication des jeunes filles dans la promotion de leurs droits pour leur plein épanouissement. Durant près d’une heure, le chef du service de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille a présenté les conventions relatives aux droits des enfants. Cette 10e édition a été mise à profit pour sensibiliser l’opinion publique sur les inégalités dont les filles souffrent et la nécessité de respecter leurs droits afin de susciter leur implication dans les prises de décisions les concernant. Un sketch portant sur les droits de la fille a permis d’édifier les participants sur les droits des filles notamment à la vie, à l’éducation, à la santé et aux loisirs. AS/KM (AMAP)

Bafoulabé : Deux vieux bacs de plus de 20 ans assurent la traversée du fleuve

Par Boubacar MACALOU Bafoulabé, 11 oct (AMAP) A Bafoulabé,  dans l;Ouest du Mali, il n’y a pas de pont sur le fleuve Sénégal et les populations riveraines font recours au bac et aux piroguiers pour se rendre d’une rive à l’autre. En cas de panne, comme, c’était le cas en août 2022, bonjour le calvaire pour les transporteurs, passagers et habitants. Le bac fluvial est pour Bafoulabé ce qu’était le train pour Kayes (Ouest), son chef-lieu de Région. En effet, il est impossible au voyageur, qui vient de Kayes et de Diamou, de fouler le sol de la Cité de Mali Sadio sans prendre le bac, à partir de Tintila. Il en va ainsi pour celui qui emprunte l’axe Kita-Toukoto. Ce dernier doit transiter forcément par Babaroto pour arriver à Bafoulabé ou à Tintila. S’agissant des passagers en provenance de Tambaga et de Manantali, ils doivent faire la traversée par le bac pour l’autre côté du fleuve. La traversée du fleuve Sénégal par le Bac est le passage obligé pour tous ceux qui n’aiment pas voyager par pirogue par peur des noyade et autres chavirements, surtout en cas d’orages et de tornades. Le Cercle de Bafoulabé possède deux bacs fluviaux qui assurent la continuité des routes (Kayes-Kita, en passant par Babaroto, Kayes-Tambaga, en passant par Manantali). « Cependant, ces engins sont vieillissants. Ils ont été mis en circulation, depuis plus de 20 ans. Alors, avec de tels bacs, les problèmes ne finissent pas », a déploré le préfet du Cercle de Bafoulabé, Amadou Soumaré, lors d’une rencontre avec la société civile. Selon lui, Il y a longtemps qu’un bac est à l’arrêt, suite à un problème de moteurs dont les pièces sont récupérées pour faire marcher le second engin. « Pour l’instant, c’est un seul bac qui assure la traversée des véhicules avec ses multiples problèmes (moteurs, propulseurs). Un seul de ses moteurs fonctionne. Ce qui explique aussi sa lenteur au cours du trajet », précise le préfet, également président du Comité de gestion des bacs fluviaux (CGBF) . Le préfet a rappelé que les Industries navales et constructions métalliques (INACOM) qui sont basées à Koulikoro, sont les seules habilitées à réparer les bacs fluviaux, un travail qui se fait à coût de millions. Il faut souligner que les populations ne sont pas restées indifférentes à cette situation. Bien avant le calvaire provoqué par l’arrêt de cet indispensable moyen de transport fluvial, la société civile,  avec en tête, sa présidente Salama Sakiliba, le président du Conseil local des jeunes, Boubacar Macalou, les présidents des Conseils communaux de la jeunesse de Bafoulabé, Karamagan Diallo, et de Mahina. Harouna Diop, avaient entrepris des démarches auprès du préfet pour l’organisation d’une rencontre. Celle-ci a permis à l’ensemble des acteurs d’échanger sur des questions liées aux bacs afin que la situation ne tourne au pire. Au cours de cette rencontre, la présidente de la société civile assure avoir suggéré des pistes au préfet. Mais, cette tentative de sauvetage n’a pas été un succès, puisque le 26 août 2022, à 08:16mn, le second moteur du bac a lâché pour de bon. D’où ces exclamations des usagers : « Plus de bac ! Plus de traversée de véhicules » ! Ainsi, a commencé le calvaire pour le personnel naviguant et pour l’ensemble des usagers de ce moyen de transport fluvial. Sans oublier les populations riveraines du fleuve Sénégal formé par le Bafing et le Bakoye dont la rencontre a donné à la ville de Bafoulabé son nom (littéralement, la rencontre des deux fleuves). La problématique a largement animé les débats sur les réseaux sociaux, dans les « grins ».  Partout, ici, on ne parle que du problème de bac. Si cette panne a plongé le personnel et le comité de gestion du bac dans le désarroi, elle a bien profité aux piroguiers qui se sont frotté les mains. Car, comme le dit cet adage populaire : « A quelque chose, malheur est bon ». En effet, ces deux semaines d’arrêt du bac leur ont permis de gagner beaucoup d’argent, étant donné que les pirogues étaient les seuls moyens de transport fluvial. Avec comme conséquence : tous les prix, y compris ceux des produits alimentaires, qui ont doublé, rendant ainsi la vie très chère. RECOURS AUX PIROGUES – On faisait traverser une personne à 200 Fcfa le jour et à 500 Fcfa la nuit. Le transport d’une tonne de ciment, d’une rive à l’autre, coûte 3 000 Fcfa. D’où le ras-le-bol des habitants qui ont manifesté dans les rues contre l’arrêt du bac et la cherté de la vie. Et ils ont enfoncé le clou, en accusant le Comité de gestion des bacs fluviaux d’avoir mal géré les recettes générées par ce moyen de transport. Pour tirer leur épingle du jeu, les transporteurs et les passagers n’avaient qu’une option. Celle de se rabattre sur les piroguiers pour l’acheminement de leurs marchandises et autres bagages jusqu’à l’autre rive où sont stationnés des véhicules prêts à prendre le relais. Pourtant le gérant du bac, Mamadou Diakité, a, dès le début de la panne technique, indiqué qu’il avait informé immédiatement le préfet de la situation. D’après lui, cette situation constituait un coup dur, notamment pour le personnel du bac. « C’est le bac qui nous donne le sourire. Et ce travail nous plait. Bref, le bac est notre vie. Si ce moyen tombe en panne, c’est la galère pour nous tous », affirme-il. Selon certains conducteurs de véhicules, c’était la résignation pour ceux qui ne pouvaient pas traverser le fleuve. D’autres étaient contraints de rebrousser chemin et de rester sur les bords, tout en sympathisant avec les habitants au bord du fleuve, afin d’améliorer leurs conditions de vie, faute de moyens. La nouvelle du bac ayant pris de l’ampleur sur les réseaux sociaux et lors des causeries de « grins », le préfet a convoqué une réunion d’urgence dans son bureau le 5 septembre 2022 à laquelle a pris part la société civile. Un seul point à l’ordre du jour : « Réfléchir ensemble pour trouver une solution au problème du Bac ». Cette rencontre a débouché sur des propositions concrètes. Certaines

Pr Ali Nouhoum Diallo : « La pluralité et la diversité du Mali doivent être davantage amplifiées »

Par Bembablin DOUMBIA Bamako, 11 oct (AMAP) L’ancien président de l’Assemblée nationale du Mali, le Pr Ali Nouhoum Diallo, s’est réjoui de deux progrès dans la conduite de la Transition malienne, depuis le 18 août 2020. Dans un entretien avec le quotidien national « L’Essor », publié mardi, l’ancien président de l’Assemblée nationale, par ailleurs membre de l’Association Alliance pour la démocratie au Mali (ADEMA), a indiqué que «le premier progrès est très important : il n’y a plus un seul soldat français sur le sol malien. » L’homme politique, qui s’est réjoui de cette avancée rappelle «les efforts déployés par tout le peuple malien pour que le dernier soldat français, à la demande du président Modibo Keïta, quitte notre sol, en janvier 1961». «Je sais également comment les colons peuvent venir, mais aussi combien il est difficile qu’ils partent. Quand j’ai appris qu’en plus des camps de Kidal et de tous les autres camps qu’ils avaient intégrés avec fierté, en disant, à la demande du Mali lui-même, je me suis demandé comment nous allons faire pour qu’ils partent», a confié le Pr Ali Nouhoum Diallo tout en félicitant l’équipe dirigée par le colonel Assimi Goïta d’avoir pu rééditer ce moment d’indépendance militaire en faisant partir la force Barkhane. Le deuxième succès, selon l’ex-titulaire du perchoir, « est la prise de conscience que le Mali est un et indivisible, pluriel et divers sur les plans politique, culturel et linguistique ». «Mon souhait est que cette prise de conscience de la pluralité et de la diversité du Mali soit amplifiée», a ajouté notre interlocuteur. Evoquant le dossier des militaires ivoiriens détenus au Mali,  le Pr Ali Nouhoum Diallo a dit que l’ADEMA Association trouve que cette affaire n’aurait jamais dû connaître ce développement. «Nous avions félicité l’équipe du colonel Assimi Goïta d’avoir pu démontrer à la face du monde qu’on ne peut pas venir dans notre pays et se livrer à des activités, quelles qu’elles soient, à l’insu du Mali», a renchéri l’ancien président de l’Assemblée nationale. Notre interlocuteur s’est également réjoui du travail des services de renseignements qui ont découvert que les 49 soldats n’étaient pas peut-être tous des Ivoiriens. « Cependant, a-t-il nuancé, une fois tout cela fait, on aurait dû immédiatement envisager une autre dimension ». « Le Mali peut-il se permettre d’être en conflit avec la Côte d’Ivoire, après un embargo de six mois ? », s’est interrogé le Pr Ali Nouhoum Diallo. L’ancien président de l’Assemblée nationale a aussi indiqué que pour l’ADEMA Association, il fallait renvoyer, élégamment, tous ces éléments au président Alassane Dramane Ouattara en lui disant ceci : «Grand frère, ce que tu as fait est vilain et tes petits frères te montrent qu’ils sont de vrais militaires. Alors, ne recommencez plus, parce que ça ne marchera pas». «Et il n’y aurait pas eu toute cette tension», a-t-il estimé. En définitive, il a souhaité vivement que cette situation prenne fin. S’agissant de la question de militarisation de la police nationale, notre interlocuteur a rappelé que ce corps a été démilitarisé à la demande des policiers eux-mêmes. «Et nous trouvions cela normal parce qu’à l’époque où on les avait militarisés, c’était des militaires qui étaient à la tête du pays», se souvient l’ancien président du Parlement. «Très souvent, on dit que la classe politique a mal géré… On n’oublie que les militaires ont plus géré le Mali que les hommes politiques. Donc, aujourd’hui, qu’on veuille militariser la police, surtout en temps de guerre, ne me dérange pas», a-t-il laissé entendre. Parlant des réformes politiques et institutionnelles, notre interlocuteur n’est pas allé par quatre chemins, affirmant ne pas croire qu’on ira à une nouvelle Constitution au Mali. Le Pr Ali Nouhoum Diallo a poursuivi que « les élections ne seront, peut-être, pas organisées au bout des 24 mois ». Il s’est dit convaincu qu’il y a, aujourd’hui, deux classes politiques au Mali : la classe politique militaire et celle civile. Ajoutant que la classe politique militaire est loin d’être «analphabète» en politique. « On se demande souvent si elle ne maitrise pas mieux les mécanismes de la politique que des hommes politiques chevronnés », a dit le Pr Ali Nouhoum Diallo. Il a affirmé, ensuite, son «désaccord» avec ceux qui pensent que les militaires ne doivent pas faire la politique. « Mais, qui a fait une école de politique parmi nous ? », a-t-il interrogé. Étayant ses propos, il a cité en exemples les anciens présidents Thomas Sankara du Burkina Faso, Jerry Rawlings du Ghana et Gamal Abdel Nasser d’Egypte qui étaient tous des militaires. D’après l’ancien président de l’AN, « nous devrions sortir des sentiers battus et regarder la réalité en face en se demandant qui sont capables de gérer le pays. » BD/MD (AMAP)    

Football : Accueil populaire pour les Aiglonnets, vainqueurs du tournoi U17 UFOA-A

Par Djènèba BAGAYOKO Bamako, 11 oct (AMAP) Après sa brillante participation au Tournoi U17 de la Zone A de l’Union des fédérations ouest-africaines (UFOA), qui s’est achevée, dimanche, en Mauritanie, (victoire 4-2 aux tirs au but face au Sénégal), la sélection nationale des cadets est rentrée lundi au bercail. Il était 9h quand l’avion de la compagnie Air Mauritanie transportant les  cadets maliens a atterri sur le tarmac de l’Aéroport international Président Modibo Keïta Sénou. À leur descente d’avion, le capitaine Ibrahim Diarra et ses partenaires ont été accueillis par le 1er vice-président de la Fédération malienne de football (FEMAFOOT), Kassoum Coulibaly «Yambox» qui avait à ses côtés Chérif Ag Mohamed, chef de cabinet du ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne. La troupe de l’Union nationale des associations des supporters des Aigles du Mali (UNASAM), conduite par son vice-président, Cheickna Demba. était également présente à l’aéroport. «C’est avec une grande fierté que nous accueillons nos cadets ce matin  (Ndlr, lundi). Quand j’ai rendu visite à l’équipe avant son départ en Mauritanie, les enfants m’ont promis qu’ils feront tout pour revenir avec le trophée. Ils l’ont fait et nous sommes très heureux pour eux. Nous les exhortons à continuer sur la même lancée et souhaitons bonne chance à l’équipe pour la phase finale de la CAN, prévue l’année prochaine en Algérie», a déclaré le 1er vice-président de la FEMAFOOT après avoir reçu le trophée des mains du capitaine Ibrahim Diarra. Yambox a, ensuite, remercié le ministre en charge de la Jeunesse et des Sports pour son accompagnement et les supporters pour l’accueil chaleureux qu’ils ont réservé aux protégés du sélectionneur Soumaïla Coulibaly. De son côté, le représentant du ministre en charge de la Jeunesse et des Sports a rendu un hommage appuyé aux cadets, avant de rassurer les nouveaux champions de la Zone de l’UFOA-A que toutes les dispositions seront prises par les autorités pour une bonne préparation de la phase finale de la CAN. «Le ministre Mossa Ag Attaher m’a chargé de vous dire qu’il est très fier de l’équipe. Vous avez fait honneur à tout le peule malien avec ce sacre et cette qualification à la prochaine CAN U17. Le ministre va vous rencontrer dans les jours à venir pour échanger avec vous et votre staff technique», a dit Chérif Ag Mohamed sous les ovations et les cris de joie des supporters. «C’est la joie, je suis très heureux de voir tout ce beau monde aux côtés de cette équipe. On ne s’entendait pas à un tel accueil. Nous remercions très sincèrement les supporters pour leur présence à l’aéroport. Un grand merci au ministère en charge de la Jeunesse et des Sports et à la fédération pour le soutien apporté à l’équipe», a confié à la presse le sélectionneur Soumaïla Coulibaly. Après l’aéroport, les joueurs ont pris la route de la ville, direction le siège de la FEMAFOOT pour présenter le trophée au personnel de l’instance dirigeante du football national. Pour revenir au tournoi proprement dit, les Aiglonnets ont réalisé un parcours sans faute, totalisant 3 victoires et 1 nul en 4 sorties. Lors de la phase de poules, les cadets maliens ont battu le Cap-Vert 7-1 en ouverture du groupe B, avant de remettre cela face au Sénégal, défait 2-1. En demi-finale, le capitaine Ibrahim Diarra et ses coéquipiers ont dominé 2-0 la Mauritanie, hôte du tournoi pour ensuite se hisser sur la première marche du podium face au Sénégal, défait 4-2 aux tirs au but en finale. A l’issue du temps réglementaire et des prolongations, les deux sélections étaient à égalité 1-1. A l’ouverture du score de Mamadou Lamine Sadio pour le Sénégal (10è min), a répondu le capitaine des Aiglonnets, Ibrahim Diarra (53è min). Et dans la séance des tirs au but, les protégés de Soumaïla Coulibaly ont fait la différence, en réussissant 4 tirs contre 2 pour leurs adversaires. En quatre sorties, la sélection nationale U17 a inscrit 12 buts et n’en a concédé que 3. Cerise sur le gâteau pour les cadets maliens, le capitaine Ibrahim Diarra a été désigné Meilleur joueur et Meilleur buteur (4 réalisations) de la compétition, alors que Bourama Koné a reçu le trophée de Meilleur gardien (3 buts encaissés sur l’ensemble du tournoi). Le Mali et le Sénégal représenteront la Zone UFOA-A à la phase finale de la CAN qui se déroulera en 2023 en Algérie. Parmi les autres pays qualifiés, on peut citer le Nigeria, le Burkina Faso, l’Egypte et l’Algérie. Il reste encore six tickets à distribuer. DB (AMAP)    

Banamba : Une cinquantaine de maisons effondrées suite à des pluies diluviennes à Bamarobougou

Banamba, 11 octobre (AMAP) Une cinquantaine de maisons, des greniers, des latrines se sont effondrés et d’énormes dégâts matériels sans perte en vie humaine, suite à des inondations causées par des pluies diluviennes au mois de septembre à Barmarobougou, localité située à 17 km de la ville de Banamba, a appris l’AMAP se source locale. Elles ont lancé un appel à des bonnes volontés pour venir davantage en aide aux sinistrés. Face à cette situation, les autorités communales, avec le concours de leurs partenaires, ont volé au secours des sinistrés en leur apportant des vivres. Cette donation comprend 20 sacs de riz de 50 kg et 16 bidons d’huile de cinq litres. La remise officielle de l’appui s’est déroulée au village de Bamarobougou en présence des autorités administratives, politiques et des responsables des structures techniques et des bénéficiaires. Les responsables ont présenté au nom de la hiérarchie leurs compassions les plus émues aux victimes de l’inondation. Quant à la représentante du développement social, Mme Koné Bintou Doumbia, elle a dans son intervention signalée à la chefferie que son service a informé qui de droit par rapport à la catastrophe qui a sévèrement frappé le village et qu’il faut attendre la suite. En retour, le représentant du chef de village de Bamarobougou, Massala Simpara a remercié et félicité l’élan de solidarité manifesté qui consiste à soulager les cœurs et les esprits des victimes de l’inondation. Il a prié le Tout Puissant afin qu’il épargne le village de telle catastrophe à l’avenir. La visite des sites de dégât a mis fin à la visite des autorités communales. AT/KM (AMAP)

Football : Le Mali remporte le tournoi U17 UFOA-A face au Sénégal

Bamako, 10 oct (AMAP) Les Aiglonnets du Mali ont remporté, dimanche, la finale du Tournoi U17 de la Zone A de l’Union des fédérations ouest-africaines (UFOA-A), contre les Lionceaux sénégalais, en s’imposant imposé 4-2 aux tirs au but, au stade Cheikha Boïdiya de Nouakchott, en Mauritanie. Après le temps réglementaire, le score de 1-1  dans un match dont le sort a mis du temps à se dessiner pour les poulains du coach Soumaïla Coulibaly. Ils étaient menés, à la mi-temps 1-0 par les cadets sénégalais,. Les Aiglonnets ont montré de meilleures intentions en seconde période et ont égalisé à la 53′ sur coup franc majestueusement tiré par Aboubacar Diarra. Le score n’a pas changé pas au terme du temps réglementaire.. Les Sénégalais, qui avaient éliminé les Sierra léonais dans cet exercice aux tirs au but, en demi-finale, ont eu moins de réussite. Les jeunes Maliens prennent ainsi leur revanche sur leurs rivaux sénégalais qui les avaient battus, l’année dernière, en finale de la compétition (0-2) à Dakar. Les deux équipes finalistes représenteront la zone Ouest A à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) U17 2023, prévue en Algérie. Le Mali a, également, dominé le tournoi sur le tableau des récompenses individuelles. Le capitaine Aboubacar Diarra s’est classé meilleur buteur du tournoi et Bourama Koné, meilleur gardien. MT/MD (AMAP)