Emploi, formation et entrepreneuriat : La journée des opportunités
Bamako, 24 oct (AMAP) Le Premier ministre par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga, a présidé, samedi, au Centre international de conférences de Bamako, l’ouverture de la 2e édition de la Journée internationale de l’emploi, de la formation et de l’entrepreneuriat (JIEFE). Placée cette année sous le thème : «l’Impact de la Covid-19 sur l’emploi au Mali», la JIEFE est un rendez-vous incontournable pour notamment réfléchir à l’évolution du marché de l’emploi, en mettant en avant les thématiques comme : «l’emploi comme moyen de réduction du chômage durant cette crise sanitaire» ; «Comment réussir son entretien d’embauche ?» ; «Comment créer et optimiser son identité personnelle auprès des recruteurs », «Comment monter son projet et trouver un financement ? », «Pourquoi inciter les femmes à s’orienter vers des formations techniques ?» Procédant à l’ouverture des travaux de la Journée, le Premier ministre par intérim a remercié les organisateurs de cette activité, notamment Mali-Baara, pour son engagement, sa mobilisation en faveur de l’emploi, la formation et l’entrepreneuriat au Mali. Selon le colonel Maïga, la création d’emploi nécessite la participation de tous, l’État comme le secteur privé. Le chef du gouvernement par intérim a indiqué avoir constaté un regain de vitalité chez les jeunes dans le domaine de la création d’emplois, malgré l’insécurité et la pandémie de la Covid-19 et leurs effets sur le tissu social et économique. Il a ainsi invité les jeunes à plus de persévérance. «Vous qui êtes à la recherche d’emplois depuis longtemps, vous qui sortez de formation comme vous qui êtes toujours en formation, c’est déjà satisfaisant que vous soyez ici. Cela prouve que vous croyez au travail à ses vertus et à votre compétence», a souligné le colonel Maïga. Et d’ajouter : «Ne soyez pas alors pessimistes malgré la situation socio-politique de notre pays qui s’améliore malgré les multiples difficultés que nous traversons et que nous vaincrons, car le pays poursuit sa marche de redressement et de refondation.» MÉTIERS D’AVENIR – Le Premier ministre par intérim a exhorté les entreprises participantes à expliquer aux postulants les enjeux de recrutement et de la transparence des sélections. Il les a, également, invitées à davantage innover et à opter pour les métiers d’avenir. Soulignant que les nouvelles technologies ont un rôle crucial à jouer dans ce domaine, le colonel Abdoulaye Maïga a assuré que l’État se tient aux cotés des jeunes dans la création d’emploi. Le chef du gouvernement par intérim a. aussi rappelé qu’au moment fort de la pandémie de Covid-19, le gouvernement a appuyé certaines entreprises pour leur permettre de maintenir des emplois. Conscient que c’est à travers la création d’emplois que la lutte contre le chômage pourra aboutir, le Premier ministre par intérim dira que «le Mali Kura» s’inscrit dans la logique que les plus méritants et ceux qui accordent une importante capitale à la formation soient récompensés. Il a, dès lors, invité les chercheurs d’emplois à postuler aux concours de la fonction publique de l’État et des collectivités territoriales, tout en précisant que l’État demeure l’un des plus grands employeurs. Le directeur général de Mali-Baara, une plateforme numérique qui met en relation les employeurs et les chercheurs d’emploi, a expliqué que la JIEFE a pour objectif de réunir en un même lieu, les acteurs du secteur de l’emploi, de l’entrepreneuriat et les personnes en quête d’emplois ou qui désirent créer leurs entreprises. Parlant de l’impact de la Covid-19 sur le marché de l’emploi, Hamadoun Dicko a souligné que ce thème interpelle tous les acteurs de la chaîne de formation, de l’emploi et de l’entrepreneuriat au Mali. «Au Mali, des milliers de personnes ont perdu leur emploi, des entreprises ont fait faillite et jusqu’à présent certains secteurs peinent à se relever», a relevé le directeur général de Mali-Baara. Avant de rappeler que cette crise a été aussi une opportunité pour la création de plusieurs types d’emplois et de métiers. S’adressant aux recruteurs, M. Dicko leur a expliqué l’opportunité qui est ainsi offerte pour des emplois, stages, conseils utiles « et, surtout, à créer de l’espoir chez tous ces jeunes qui, malheureusement, n’ont jamais eu l’occasion d’échanger avec des recruteurs . » La rencontre a été marquée par des conférences sur les problématiques de l’emploi, de la formation et de l’entreprenariat, animées par des experts. Plusieurs agences de recrutements étaient présentes à cette Journée qui a enregistré la participation des centaines de jeunes venus de toutes les régions du Mali. AMK/MD (AMAP)
Gares routières de Bamako : Profession « coxeurs »
Par Amadou SOW Bamako, 24 oct (AMAP) «Sikasso, Kadiolo, Ségou Markala, Mopti, Douentza», hurlent de jeunes garçons devant le portail de la gare routière de Sogoniko, a Bamako, la capitale malienne. Ils invitent les éventuels voyageurs à rejoindre les cars des différentes compagnies de transport qui desservent ces localités. Ce sont des intermédiaires, appelés dans un langage argotique les «coxeurs». Ces démarcheurs ont pignon sur rue et font la loi dans plusieurs secteurs d’activités. On les retrouve dans les locations et ventes de maisons, de terrains à usage d’habitation, de véhicules, mais aussi d’articles divers. Le spécialiste en sociologie de la jeunesse et directeur des études de l’Institut national de la jeunesse, Dr Youssouf Karembé, explique que le phénomène existe depuis des lustres. Selon lui, les « coxeurs » se définissent comme des facilitateurs. Certaines personnes estiment que c’est une catégorie de jeunes sans formation et généralement analphabètes qui, en quête de leur pitance, interviennent dans les ventes et dans les activités de marketing pour intéresser la clientèle. Les intermédiaires sont aujourd’hui lésion. Cette situation s’explique par le manque d’opportunités d’emplois pour les jeunes sans qualification professionnelle. En plus, ils officient dans le secteur informel avec une prédominance du sexe masculin. Des femmes aussi jouent le même rôle dans le transport de sable ou de graviers vers les grands chantiers de construction. Pour Dr Karembé, le fait que ces facilitateurs évoluent dans le secteur informel rend quasi impossible la collecte de statistiques fiables. Il souligne, aussi, la mauvaise réputation « à tort ou juste raison » de ceux qui évoluent dans ce segment d’activité. Certains d’entre eux développent une addiction aux stupéfiants dangereux pour la santé humaine et finissent par avoir « des comportements indignes dans l’exercice de cette profession informelle ». Aujourd’hui, de nombreuses personnes, y compris des spécialistes des questions de jeunesse et d’autres acteurs intervenant dans l’éducation des jeunes, s’accordent sur « la nécessité d’une organisation de ce métier, au moins l’encadrer pour permettre à certains d’exprimer leur talent de fin négociateur. » Notre équipe de reportage a sillonné quelques gares routières de Bamako à la rencontre de coxeurs. Sur notre insistance sous une pluie fine, Moussa Coulibaly, intermédiaire dans une gare routière de la capitale accepte de parler de son travail. «Je pratique ce métier depuis 7 ans. Avant, j’étais jardinier dans le champ d’un haut fonctionnaire sur la route de Kangaba. Après y avoir passé quelques temps, je me suis reconverti coxeur», explique le garçon qui semble sous l’effet d’un psychotrope. Et de poursuivre : «Nous sommes parfois chassés par la police lors des patrouilles. » TAUX FORFAITAIRE – Il explique être à la cherche de la somme nécessaire à l’établissement de son permis de conduire. Selon lui, une fois qu’il obtiendra le permis de conduire, il abandonnera ce travail informel. Son coéquipier Oumar Konaré soutient que c’est une période de vaches maigres pour eux. La crise multiforme que vit le Mali est passée par là. Il explique que de nombreux « coxeurs » cherchent aussi à se caser comme vigiles, notamment devant les maquis. Par contre, le gestionnaire d’une grande compagnie de transport, sous anonymat, explique clairement que la collaboration avec ces jeunes ne lui a jamais traversé l’esprit. Mamadi Sidibé, chauffeur de bus, reconnaît que ces intermédiaires travaillent avec d’autres transporteurs. Ils ont un taux forfaitaire en fonction de la destination. Par exemple sur 30.000 Fcfa, le « coxeur » gagne entre 1.000 et 2000 Fcfa par personne. Par contre Bengaly Kondé soutient que le transport ne peut s’épanouir sans les jeunes « coxeurs ». Cet ancien chauffeur reconverti « coxeur », en raison d’une santé fragile, officie à la gare de Djicoroni Para. Il estime que les intermédiaires sont indispensables dans les gares même si des responsables de certaines compagnies pensent le contraire. En effet, le chef de gare routière de Sogoniko, Siaka Sangaré, représentant le Syndicat national des transporteurs routiers urbain interurbain du Mali (SYNTRUI-Mali) déplore les conditions de travail de ces jeunes facilitateurs et la manière dont ils guident les voyageurs. Il en existe de toutes les nationalités. «C’est regrettable de les voir mentir aux voyageurs», souligne le syndicaliste. « Nous avons tenté d’assainir le milieu en mettant en place une structuration, soutenue à l’époque par un projet américain en collaboration avec d’autres partenaires nationaux. Un numéro d’identification et une tenue avaient été donnés à chaque « coxeur ». Au-delà, on avait aussi organisé deux séances de formation à l’attention de 50 jeunes. Malheureusement, ce projet a été anéanti par les turbulences enregistrées dans notre pays. », dit Sangaré. Oumar Kamaté, dit «Bob» est un jeune intermédiaire qui pratique cette activité depuis bientôt 10 ans à la même gare. «Etre intermédiaire est une question de choix. C’est un travail comme tout autre qui s’exerce dans l’informel, mais qui nous permet de vivre des revenus de nos efforts», d-it-il. Et de rappeler que la recette journalière d’un « coxeur » oscille entre 5 000 et 12 500 Fcfa. Aïssata Soumounou, accompagnée de ses deux enfants, est en partance pour Kadiolo. Elle juge ces intermédiaires utiles. «Ils nous aident à prendre nos bagages gratuitement», dit la trentenaire. Les points de vue sur l’utilité des « coxeurs » continue. Les avis sont nettement tranchés sur ces « coxeurs ». Eux, continuent de faire régner la loi dans les gares routières. AS/MD (AMAP)
La Conférence sociale adopte 139 recommandations pour apaiser le climat social
Bamako, 24 oct (AMAP) Les participants la Conférence sociale ont adopté, samedi, 139 recommandations dont le relèvement de la valeur du point d’indice de 400 à 500 Fcfa, la révision de cette valeur tous les 5 ans et l’harmonisation, la rationalisation des primes et indemnités, a constaté l’AMAP sur place. Cette rencontre de six jours, qui visait à identifier les moyens et mécanismes permettant d’aboutir à une stabilité sociale, a également recommandé de ramener les primes et indemnités à des niveaux acceptables et soutenables par le budget d’Etat. Les recommandations portent également sur l’organisation d’élections professionnelles de représentativité syndicale, l’accélération du processus d’adoption du Pacte de stabilité sociale, l’accélération de la création du Conseil national du dialogue social, la détermination des critères d’éligibilité des responsables syndicaux et l’élaboration d’une politique nationale de rémunération des agents de l’Etat. La conférence a proposé de ramener l’Institut national de prévoyance sociale (INPS) et la Caisse malienne de sécurité sociale (CMSS) au ministère du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social. Parmi les recommandations, on retient aussi la relecture du Code de travail pour clarifier la procédure de création des syndicats de base, des syndicats nationaux et des centrales syndicales, le respect de la liberté syndicale et l’intégration des questions de performance de compétitivité et de productivité dans les sujets et négociations collectives. Les participants y ont ajouté l’harmonisation de l’accompagnement du départ à la retraite du secteur public avec celui du secteur privé. Ils ont aussi souhaité que tous les statuts autonomes non constitutionnels soient ramenés au statut général en prévoyant les statuts particuliers chaque fois que de besoin. Et aussi ramener tous les concours d’entrée à la Fonction publique au Centre national des concours de la Fonction publique y compris les concours d’entrée à l’École nationale d’administration (ENA) excepté ceux des statuts autonomes. BESOIN D’UNE TRÈVE SOCIALE – «A travers vos recommandations vous venez de donner corps à l’axe 4 du Programme d’action du gouvernement qui a pour objectif notamment d’assurer la stabilité sociale», a affirmé le Premier ministre par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga, qui a présidé la clôture des travaux, en présence de plusieurs membres du gouvernement et d’autres personnalités. Selon le Premier ministre par intérim, « notre pays a besoin d’une trêve sociale afin de réussir le chantier ambitieux de la refondation ». Il a promis que le gouvernement jouera sa partition pour réussir les conditions favorables à la signature de cette trêve. Pour sa part, la ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, Mme Diawara Aoua Paul Diallo, a annoncé que les recommandations issues de ces travaux vont favoriser l’élaboration d’un Pacte de stabilité sociale par une commission tripartite constituée d’experts, du gouvernement et des partenaires sociaux qui sera mise en place sans délai. Selon Mme Diawara Aoua Paul Diallo, ces experts auront également la charge d’élaborer un plan d’actions qui permettra de garantir la mise en œuvre efficiente de ces recommandations. «Tout comme nous avons œuvré pour la tenue de cette conférence, c’est ensemble de façon tripartite que nous allons assurer le suivi de la mise en œuvre des recommandations consensuelles», a-t-elle assuré. Avant de rendre hommage au Bureau international du travail (BIT) pour avoir aidé à la réussite de cette initiative. Les représentants du Conseil national du patronat du Mali (CNPM) et des centrales syndicales se sont réjouis de la réussite de cette rencontre. Ils ont insisté sur la mise en application des recommandations. MDD/MD (AMAP)
Mopti organise un atelier de formation sur le système de santé décentralisé
Mopti, 24 octobre (AMAP) Au Mali, malgré le nombre élevé de centre de santé communautaire les objectifs sont loin d’être atteint pour des raisons entre autres, la faiblesse de la gouvernance locale, la non maitrise par les acteurs impliqués dans la mise en œuvre de la santé de leurs rôles et responsabilités, la faible analyse et utilisation du système local d’information sanitaire pour les prises de décisions et la faiblesse dans l’offre de soins de santé en termes de qualité, a appris l’AMAP de source officielle. Pour renverser cette tendance, la Cellule d’Appui à la Décentralisation et à la Déconcentration (CADD) du ministère de la Santé a organisée au centre Jean Bosco de Sévaré du 19 au 21 octobre à l’attention des acteurs des régions de Mopti et Bandiagara un atelier de formation sur le système de santé décentralisé et gouvernance dans le cadre du financement basé sur les résultats. Cette session qui a mobilisée plus de 200 participants (autorités administratives, élus, agents socio sanitaires, membres des FERASCOM, FELASCOM, ASACO) des districts sanitaires de Bankass, Bandiagara et Mopti s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Accéléré les Progrès vers la Couverture Universelle » (PACSU) financé par l’association Internationale de Développement (IDA), du GFF et des Pays-Bas. Cet atelier dont la cérémonie d’ouverture était présidée par le conseiller à la sécurité du gouverneur de la région de Mopti, le lieutenant-colonel Mamadou Sidiki Konaté s’est déroulé en présence de Dr Félix Diarra assurant l’intérim du directeur régional de la santé et la délégation nationale de la CADD-Santé conduite par Dr Marguerite Dembélé. Il avait pour objectif global de renforcer les capacités des acteurs impliqués dans le processus de mise en œuvre de la décentralisation sur les outils de gestion et de gouvernance en matière de santé afin d’améliorer leur performance. Il visait entre autres objectifs spécifiques de présenter et échanger sur le Projet PACSU ; présenter discuter les résultats de l’étude relatif au transfert des compétences et des ressources de l’Etat aux CT ; expliquer et commenter : La stratégie de transfert des ressources financières aux CT dans le contexte de la gestion axée sur le résultat (GAR) ; les Ressources transférées aux CT et le Guide d’opérationnalisation du décret n°02-314 du 02 juin 2002 et le guide du contrôle de l’exercice de légalité et de l’appui conseil. Durant les trois jours de formation, les participants ont eu droit à la présentation de plusieurs documents notamment, La stratégie et le Guide d’opérationnalisation du décret n°02-314 du 02 juin 2002 relatif au transfert des ressources financières aux CT dans le contexte de la gestion axée sur le résultat (GAR) et l’arrêté interministériel n°2019-3342/MSAS-MEF-MATD-SG du 02octobre 2019 relatifs à la maitrise de leurs rôles et responsabilités dans l’amélioration des qualités de soins des populations et une appropriation des stratégies sectorielles de santé au Mali dans un contexte de financement basé sur le résultat. L’expérience du district sanitaire de Bankass dans le cadre du transfert des compétences et des ressources aux collectivités au compte du CSRef, des CSCom, le paiement de la cote part de la référence évacuation, la gestion des fonds et les difficultés ont été présenté comme une référence dans les 2 régions. A l’issue des travaux les participants ont formulé plusieurs recommandations entre autres, étendre la formation des agents de santé à l’administration générale et communale, créer un mécanisme d’information des ASACO et des représentants de l’état par rapport aux fonds transférés. Ils ont aussi souhaité que les fonds alloués aux ASACO soient utilisé conformément au cahier de charge. A la fin des travaux, Dr Marguerite Dembélé s’est réjoui de la qualité des débats et de l’assiduité des participants qui dénote de leur intérêt pour l’amélioration de la santé des populations condition indispensable du développement. DC/KM (AMAP)
L’Armée malienne neutralise une trentaine de terroristes (état-major)
Bamako, 22 oct (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont neutralisé une trentaine de terroristes, entre le 11 et le 21 octobre courant, dont le nommé Malick Ba alias Abou Malick, chef des opérations de la Katiba du Macina en charge des secteurs de Dioungani-peulh dans le Séno, de Dioura et Nampala (Centre), a annoncé, samedi, l’état-major général des Armées dans un communiqué. Plusieurs suspects ont été, également, interpellés et mis à la disposition de la gendarmerie, selon la même source qui ajoute que les FAMa, ont, « au cours d’une reconnaissance offensive, le 11 octobre dernier, accroché dans la zone de Wataye, à 10 km de Gomitra, un Groupe armé terroriste (GAT) auteur de multiples embuscades sur la route Kayes-Bamako. » « Le bilan, précise l’Armée, est de 05 terroristes neutralisés, 03 suspects interpellés, 02 PM et plusieurs chargeurs, 05 motos et divers matériels récupérés. Avant de déplorer 01 blessé du côté FAMa. » Le 17 octobre, indique l’Armée, les FAMa ont procédé à la destruction de 02 bases de la Katiba Macina dans les localités de Mafouné et Diarakoungo, cercle de Tominian, Région de San. Le bilan fait état de 02 présumés terroristes interpellés, 01 véhicule calciné. Ainsi que plusieurs armes de différents de calibre, des munitions, des chargeurs motos, des moyens de communications et divers matériels y compris des cartes d’identité et des cartes Nina. Selon la source militaire, le 21 octobre dernier, « les FAMa, prises à partie par des terroristes entre Mourdiah et Kwala, y ont promptement réagi avec un bilan côté ennemi de 04 terroristes neutralisés, 01 PKM, 01 PM, des munitions en vrac et une radio récupérés ». Les FAMa « ne déplorent aucune perte en vie humaine ni en matériels. » Sur le théâtre est de l’opération Maliko, le 12 octobre, des frappes aériennes ont ciblé un regroupement terroriste dans le secteur de Haroun à 10 Km au sud de Tessit (Nord). Le bilan est « de 11 morts y compris le nommé Aly Issiaka, 03 véhicules plus 10 motos calcinés », revèle l’état-major général des Armées. La source militaire explique aussi que le 19 octobre les FAMa ont, au cours d’une reconnaissance offensive dans la localité de Serma, située à 24km au Sud-Ouest de Boni (Centre), interpellé 20 suspects terroristes dont un guetteur et récupéré plusieurs médicaments et 05 fûts d’essences. Le 20 octobre, la précision des renseignements a permis de localiser et neutraliser le nommé Malick Ba alias Abou Malick, chef des opérations de la Katiba du Macina en charge des secteurs de Dioungani-peulh dans le Séno, de Dioura et Nampala « avec la saisine de précieux documents y compris des identités, des plans et des refuges. » Également, une reconnaissance offensive dans la zone de N’dila, commune de Toridagago a fait un bilan de 10 terroristes neutralisés, 08 PM, 04 PKM et divers matériels récupérés. Par la suite, les FAMa ont mené une reconnaissance offensive dans la localité de Kéréna, située à 28km à l’Est de Konna (Centre). « 01 terroriste neutralisé, 2 fusils de chasse, 01 Ak-47, 01 chargeur, 33 téléphones, 6 batteries, des composantes EEI et des objets divers récupérés », indique l’état-major général des Armées. SS/MD (AMAP)
Basket-ball Africa League : Le Stade malien se relance contre les Béninois d’Elan coton basket-ball club (85-36)
Bamako, 22 oct (AMAP) Le Stade malien s’est racheté, samedi, en dominant les Béninois d’Elan coton basket-ball club (85-36), au Palais du 29 juillet, à Niamey (Niger), lors d’une rencontre comptant pour le Basket-ball Africa League. Battus vendredi lors de son entrée en lice par Abidjan basket club (54-66), les Stadistes ont, dans une rencontre à sens unique, fait l’essentiel lors du premier quart temps, remporté 25-2. Les Béninois, vainqueurs des hôtes du tournoi, les Nigériens de Nigelec basket club (75-65), ont rehaussé le niveau de leur jeu dans le deuxième quart temps, mais les représentants maliens n’ont pas lâché prise, menant à la pause (45-12). Le reste de la partie a été une formalité pour les blancs qui ont remporté le troisième quart temps (64-27) et dernier quart temps (85-36). Grâce à cette victoire, le Stade malien garde intactes ses chances de qualification pour l’Elite 16. Les Blancs effectueront leur dernière sortie, ce dimanche à 15h30, face à Nigelec basket club, éliminé de la course après sa défaite, samedi, contre Abidjan basket club (81-56). Avec deux victoires en autant de journées, les Ivoiriens occupent la tête du groupe A et sont qualifiés pour le tour suivant. Le deuxième ticket du groupe se jouera entre le Stade malien et Elan coton basket-ball club qui affrontera le leader de la poule, Abidjan basket club. LMD/MD (AMAP)
Éliminatoires CAN U23 : Le Mali réalise le nul (1-1) contre le Rwanda
Bamako, 22 oct (AMAP) La sélection malienne de football de moins de 23 ans a tenu en échec, samedi, les Amavubi Espoirs du Rwanda (1-1) au compte du match aller du deuxième tour des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) de cette catégorie. Exempté du premier tour, les Aigles Espoirs, en déplacement à Kigali, le Mali réalise ainsi une belle opération pour son entrée en matière. Le milieu de terrain, Ahmed Diomandé, a ouvert le score à la 41è minute pour les Aigles Espoirs mais à la minute suivante, les Rwandais ont remis les pendules à l’heure. Le match retour aura lieu, samedi 29 octobre, au stade du 26 Mars. En cas de succès, le Mali affrontera le vainqueur de la double confrontation Burkina Faso-Sénégal, en mars 2023, pour une place à la phase finale de la CAN U23, Maroc 2023. LMD/MD (AMAP)
Burkina Faso : L’avocat Apollinaire Joachim Kyelem nommé Premier ministre
Bamako, 22 oct (AMAP) Le nouveau Premier ministre du Burkina Faso, Apollinaire Joachim Kyelem de Tambela, a été nommé, vendredi, selon un décret présidentiel lu à la télévision publique (RTB). Cet avocat de 64 ans est à la tête du Centre de recherches internationales et stratégiques, un groupe de réflexion. Il a fait une partie de ses études en France à la Faculté de droit de Nice. Sa nomination est intervenue dans la foulée de la prestation de serment, le même jour, du capitaine Ibrahim Traoré comme président de la Transition. Le nouveau chef du gouvernement burkinabè a commencé sa carrière universitaire comme assistant au Trinity College de l’Université de Toronto, au Canada, puis comme chercheur à l’université de Nice, en France. Au Burkina Faso, il a également enseigné à l’Université de Ouagadougou. Il est notamment auteur d’un livre intitulé «Thomas Sankara et la révolution au Burkina Faso, une expérience de développement autocentré». MDD/MD (AMAP)
Mali : Le CNT approuve la militarisation de la Police et de la Protection civile
Bamako, 20 oct (AMAP) Le Conseil national de Transition (CNT), réuni en séance plénière, jeudi, a approuvé le projet de loi portant militarisation de la Police nationale et de la Protection civile par 111 voix pour, zéro contre et zéro abstention. Après son adoption par le Conseil des ministres du 05 octobre 2022, le projet de loi, initié par le ministre de la Sécurité et de la Protection civile a été soumis à la Commission de la défense nationale, de la sécurité et de la protection civile du CNT. « Au regard de la situation sécuritaire et des défis multiples auxquels les Forces de défense font face, il a été souverainement recommandé lors des Assises nationales de la refondation (ANR), tenues du 27 au 30 décembre 2021, de militariser la Police nationale », avait dit le Conseil des ministres pour motiver le projet de loi. Pour la Commission de la défense nationale, la direction générale de la Protection civile constitue le deuxième segment du ministère de la Sécurité et de la Protection civile avec la Police nationale. « Les deux services ont presque les mêmes statuts et relèvent de la même chaîne de commandement. Donc, militariser la Police nationale sans la Protection civile, reviendrait à créer un commandement à deux vitesses au niveau du département, l’un militaire et l’autre paramilitaire », a argumenté la même source à travers son rapport présenté au CNT. Cette militarisation de la Police nationale et de la Protection civile concourt à la réalisation des objectifs de la refondation de l’État telle qu’indiquée dans les recommandations des ANR et confirmée dans le » Plan d’Action stratégique de la Refondation », à travers les actions prioritaires du gouvernement. La Synergie des syndicats de la Police nationale a réagi à l’initiative du projet de loi dans un communiqué publié le 05 octobre 2022. Les syndicats ont indiqué que la Police « est prête à apporter sa pierre à la refondation de l’État, si cela passe obligatoirement par sa militarisation », tout en soulignant être « dubitative sur beaucoup de zones d’ombre qui émaillent les contours liés à ce projet ». SS/MD (AMAP)
Festival de la culture traditionnelle : A la découverte du riche patrimoine malien
Bamako, 20 oct (AMAP) C’est dans une ambiance de kermesse que la 4è édition du Festival de la culture traditionnelle du Mali s’est déroulée du 15 au 17 octobre derniers, à la Maison des jeunes de Bamako, sous le thème : «Jeunesse et culture traditionnelle». Peuls, bambaras, bozos, dogons, maures, tamasheks ont répondu présents à ce rendez-vous culturel pour magnifier la diversité culturelle du Mali et exprimer leur engagement à œuvrer pour la promotion de cette culture. Pendant trois jours, la Maison des jeunes de Bamako a été transformée en un véritable creuset culturel où toutes les disciplines artistiques et culturelles ou presque de notre société étaient représentées. Des artistes au talent exceptionnel comme Mariam Bakayoko, Abdramane Maïga mais, aussi, la troupe de Gao (Nord) ont émerveillé le grand public par des prestations haut de gamme. La rencontre se voulait, aussi, un espace d’échanges, de recréation, de vente de produits de transformation. La particularité de ce festival est son caractère pluridisciplinaire. Le directeur national de la jeunesse, Mahmoud Baby Arby, a exprimé, au nom du parrain, le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Mossa Ag Attaher, l’engagement de ce ce département dans la promotion des jeunes à travers la culture. Il a salué cette belle initiative de l’ancien animateur de la radio nationale, promoteur du Festival, Ibrahim Dionkoloni Coulibaly, pour avoir donné l’opportunité à plus de 30 jeunes de travailler au niveau de sa station radio privée. Selon lui, « il est clair que cet événement est un signe fort de cohésion sociale, car il regroupe l’ensemble de la communauté malienne autour de notre culture ». Ibrahim Dionkoloni Coulibaly s’est dit satisfait de l’accompagnement des autorités, à travers le ministère de la Jeunesse. « C’est également le lieu de remercier la direction de la Maison des jeunes de Bamako qui a gracieusement offert son espace pour la tenue de cette rencontre culturelle », a-t-il dit. Ces trois jours ont été rythmés, par des soirées culturelles, conférences-débats, rencontres culturelles, concerts, stands et manifestations folkloriques ou de marionnettes des différentes localités du Mali. Les festivaliers ont revisité la culture du pays. Pour Amadou Guindo dit « Petit dogon », ce festival est une opportunité pour les vendeurs d’objets culturels. « Nous avons pu écouler nos produit », s’est-il réjoui. «Je lance un appel aux initiateurs à revoir la durée de ce rendez-vous culturel, mais, aussi, la période de lancement que je trouve trop juste», a-t-il conclu. La boucle a été bouclée par la prestation des troupes musicales de Tombouctou, Kidal (Nord), Bamako, la capitale mais, aussi, de la diva Mariam Bagayoko et sa troupe. Il y avait aussi les marionnettes. Les cérémonies officielles d’ouverture et de clôture étaient dirigées par le directeur national de la jeunesse, Mahmoud Baby Arby, représentant le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne Mossa Ag Attaher, parrain de l’événement. C’était en présence du promoteur du Festival, Ibrahim Dionkoloni Coulibaly, et des représentants des communautés venues de différentes régions du Mali. AS/MD (AMAP)

