Entretien routier : Les contrats des entreprises défaillantes seront résiliés
Bamako, 28 oct (AMAP) Les autorités maliennes ont décidé que les services techniques vont entreprendre la résiliation des contrats des entreprises dont les défaillances sur les chantiers d’entretien routier ont été dûment constatées, a appris l’AMAP. Le ministère des Transports et des Infrastructures a lancé, en 2022, deux programmes d’entretien routier, à savoir le Programme spécial 2021 des travaux d’entretien routier dans les Régions de Kayes (Ouest), Koulikoro (près de Bamako), Sikasso (Sud), Mopti (Centre) et le District de Bamako (la capitale) pour un montant de 15 milliards de Fcfa, et le Programme des travaux d’entretien des routes d’intérêt national dont le financement s’élève à 20 milliards de Fcfa. Ces travaux consistent à prévenir ou réduire les risques d’inondations dans ces villes et atténuer la souffrance des usagers de la route. Plusieurs mois après l’attribution des marchés et malgré la disponibilité des ressources, l’exécution des deux programmes n’est pas satisfaisante. Aujourd’hui, le constat est alarmant sur certains axes du District de Bamako, avec des routes dégradées et des voies fermées à la circulation. Les usagers subissent des restrictions de circulation parce que les travaux n’avancent plus. À ce jour, l’état d’avancement des travaux est estimé à seulement 10%, pour un délai consommé de 90% pour certaines entreprises engagées sur le Programme spécial. Pourtant, les ordres de démarrage des travaux ont été émis dès le mois de juin 2022. Quant au Programme d’entretien des routes d’intérêt national, il ressort du document d’information qu’au niveau des régions, les remises de site ont débuté fin juillet 2022. Et à la date du 30 septembre 2022, aucune mobilisation d’entreprises n’a été constatée sur le terrain alors que le délai consommé est estimé à 60%. SOUFFRANCE DES POPULATIONS – « C’est dans ce contexte que le département des Transports et des Infrastructures a fait une communication verbale sur la question en Conseil des ministres, le 12 octobre dernier », indique le directeur général des routes, Mamadou Samaké. «C’est compte tenu de l’urgence de terminer ces travaux et d’abréger la souffrance des populations que les services techniques du ministère des Transports et des Infrastructures ont été engagés à appliquer les dispositions coercitives prévues par le Code des marchés publics et des délégations de service public », a-t-il poursuivi. « Les services techniques vont entreprendre notamment la résiliation des contrats des entreprises dont les défaillances sur les chantiers ont été dûment établies par constat d’huissier», explique M. Samaké. Selon notre interlocuteur, les dispositions seront prises pour confier d’urgence l’exécution des travaux à d’autres entreprises qui ont montré leurs capacités, conformément aux procédures fixées par le Code des marchés publics et des délégations de service public. En réaction au tollé autour de la communication verbale du département des Infrastructures, le directeur général ajoute : «l’administration n’a fait que rappeler les dispositions coercitives prévues par le Code des marchés publics et de délégations de service public, contre tout prestataire défaillant, en vue de préserver l’intérêt public». FIN DE LA RECRÉATION – Mamadou Samaké assure que les entreprises chargées d’exécuter les travaux ont été interpellées en réunions de chantier, en réunions techniques, par des lettres de mise en demeure, pour résorber le retard accusé au fur et à mesure que les délais s’écoulaient. Malheureusement, ces interpellations n’ont pas été suivies d’effet. «Des demandes de mise en demeure ont été adressées à certaines entreprises dont les défaillances ont été dûment établies par constat d’huissier. Les bureaux d’ingénieurs recrutés par l’AGEROUTE pour assurer le contrôle et la surveillance des travaux d’entretien routier n’ont pas comblé les attentes», précise Mamadou Samaké. Selon lui, il y a eu des manquements au niveau des bureaux de contrôle. Ces infractions sont, entre autres, le faible niveau et le manque d’expérience du personnel mobilisé sur les chantiers, le laxisme dans l’accomplissement de la mission et l’incapacité à affirmer l’autorité sur les entreprises. «Les vieilles habitudes ont la vie dure, la vraie raison du tapage des entreprises sanctionnées, c’est le fait que les autorités aient sifflé la fin de la récréation, du laisser-aller et du laxisme», martèle le directeur général des routes. Selon Mamadou Samaké, par la faute de certaines entreprises et conformément aux principes de la programmation budgétaire, des milliards mis à disposition devront être retournés au Trésor public par le ministère des Transports et des Infrastructures, alors que le besoin d’entretien routier est réel. «Les entreprises n’ont pas été à la hauteur, un point c’est tout», tranche le directeur général des routes. « Si tel est le cas et conformément aux cahiers de charge, le gouvernement pourrait poursuivre en justice les entreprises défaillantes pour réclamer des dommages et intérêts pour les préjudices subis », rappelle-t-il. BBC/MD (AMAP)
Le HCR se réjouit de l’engagement du Mali pour la participation des réfugiés aux élections
Bamako, 26 oct (AMAP) Le représentant résident du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) au Mali, Mohamed Askia Touré, a salué, mardi, l’engagement pris par le gouvernement malien de permettre aux réfugiés de participer aux futures échéances électorales. «Nous sommes venus encourager le Premier ministre par intérim pour les efforts qu’il consent à permettre à toutes ces personnes d’être inclues dans ces échéances électorales», a déclaré le représentant résident du HCR. A la sortie d’une audience avec le Premier ministre par intérim, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga, M. Touré a dit qu’ « il est important que ces personnes puissent participer aux prochaines électorales générales ». Il a ajouté que ce même effort sera garanti « pour les personnes déplacées internes (PDI) qui se trouvent dans des lieux souvent loin des centres administratifs ». Par ailleurs, il a précisé que plus de 180 000 Maliens sont réfugiés en Mauritanie, au Niger et au Burkina Faso. Le diplomate onusien a, aussi, remercié les autorités et le peuple maliens pour l’accueil et l’hospitalité accordés aux réfugiés sur le territoire malien, notamment ceux de la Mauritanie qui vivent dans la Région de Kayes depuis 1989. Selon lui, cet exemple doit être multiplié à travers le monde. Mohamed Askia Touré a assuré que le HCR va continuer à assister les réfugiés et les personnes déplacées internes à travers son assistance multiforme notamment en termes d’abri. Il a rappelé que depuis au moins une vingtaine d’années, son organisation est aussi responsable de la protection des personnes déplacées internes. Juste après, le Premier ministre par intérim a reçu la présidente du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Mirjana Spoljaric Egger, qui séjourne au Mali. Les échanges entre les deux personnalités ont porté sur la situation humanitaire au Mali, en particulier dans la Région de Gao (Nord), où la présidente du CICR et sa délégation se sont rendues. À ce propos, Mme Egger a relevé que la situation humanitaire est sérieuse dans cette région. «Je me suis entretenue avec des femmes et des hommes qui ont été déplacés et qui se trouvent dans les besoins : accès à l’eau et à la nourriture », a-t-elle indiqué. MDD/BD/MD (AMAP)
Dix militaires burkinabè tués et une cinquantaine de blessés dans une attaque terroriste (Etat-major des armées)
Bamako, 25 oct (AMAP) Dix militaires ont été tués et plus d’une cinquantaine blessés, lundi, au cours d’une attaque terroriste à Djibo, dans la province du Soum, Région du Sahel, a annoncé l’Armée burkinabè. Dans un communiqué, l’état-major général des Armées dresse un bilan provisoire de « 10 militaires qui ont perdu la vie et plus d’une cinquantaine de blessés qui ont été pris en charge. » Les victimes appartiennent au 14e Régiment inter armé (RIA) de Djibo. « Les soldats en faction ont opposé une vive résistance qui a permis de neutraliser environ 18 terroristes », précise l’Armée burkinabè. Selon la même source, des renforts aériens ont été déployés dans la zone pour assurer les opérations de secours et de riposte. SS/MD (AMAP)
Kangaba organise un atelier de formation des agents vaccinateurs
Kangaba, 25 octobre (AMAP) La salle de réunion du Centre de Santé de Référence ( CSRéf) de Kangaba a abrité du 18 au 22 octobre 2022, les travaux de l’atelier de formation des agents vaccinateurs de 17 aires de santé du district sanitaire de Kangaba sur la gestion efficace des vaccins, a constaté l’AMAP. Organisé par la Direction Régionale de la Santé de Koulikoro en partenariat avec l’UNICEF, cet atelier de renforcement des compétences des vaccinateurs en gestion efficace des vaccins vise plusieurs objectifs. En effet, au sortir de cet atelier, les agents vaccinateurs doivent connaitre non seulement les températures de conservation des vaccins et utiliser correctement les outils de contrôle de la température mais également les bonnes pratiques pour éviter la congélation des vaccins sensibles et pratiquer correctement le test d’agitation. Ils doivent aussi connaître la politique des flacons entamés et les outils de gestion des stocks y compris la distribution et savoir comment monitorer les taux de pertes des vaccins et les utiliser à des fins de décision. Enfin les vaccinateurs doivent à la fin des travaux savoir estimer les volumes et les capacités de stockage, développer un plan d’urgence et savoir prioriser les activités logistiques en utilisant les méthodes appropriées. Toutes les présentations faites durant les travaux concourent à l’atteinte de ces objectifs. Des exercices pratiques sur les calculs des besoins de commande mensuel et sur le facteur de perte pour tous les antigènes ont également été faits toujours pour atteindre les objectifs visés par l’atelier. Pour parfaire les connaissances acquises, les vaccinateurs ont posé plusieurs questions en rapport avec le calcul des données mensuelles de la température, le calcul des besoins de commande mensuel, le facteur de perte pour tous les antigènes, comment allumé le frid-tage2, l’utilisation des flacons entamés, le respect des mesures d’asepsie lors de la stratégie avancée entre autres. Les questions de compréhension ont porté aussi sur la différence entre vaccin congelé et non congelé, la prévention des erreurs sur l’utilisation des diluants, le remplissage des différents supports de la PEV, le temps pour transférer les vaccins en cas de panne, l’écart entre le stock théorique et physique lors de l’inventaire et l’insuffisance des fiches échéancier dans les CSCOM. A la fin des travaux, les participants ont formulé entre autres recommandations, l’adoption des bonnes pratiques lors de la vaccination, la dotation des CSCOM en porte vaccin et des caisses isothermes, la dotation des nouveaux CSCOM en moyen de déplacement, le remplissage correcte et complète des différents supports du PEV et la dotation des CSCOM en fiche échéancier. SD/ KM (AMAP)
Sécurité routière : Une formation pour les agents verbalisateurs de la police et de la gendarmerie
Bamako, 25 oct (AMAP) L’Agence nationale de sécurité routière (ANASER) a organisé, lundi, à l’Ecole nationale de police, une formation au profit de 150 agents de la police (section voie publique et régisseurs) et de la gendarmerie sur le recouvrement des amendes forfaitaires, en matière de circulation routière, a constaté l’AMAP. L’objectif de la formation est de renforcer les capacités des agents verbalisateurs de la police et de la gendarmerie nationales sur la procédure de recouvrement des amendes forfaitaires, issues des infractions aux règles de la circulation routière. Une centaine d’agents seront répartis entre les gouvernorats de Sikasson (Sud) et de Ségou (Centre). Ces agents se sont familiarisés avec les techniques de poursuite et de répression des infractions aux règles de la circulation routière et ont harmonisé le recouvrement des amendes au niveau des commissariats de police et des brigades de gendarmerie. C’est. aussi, pour redynamiser le système de recouvrement de ces amendes forfaitaires. Le directeur général adjoint de l’ANASER, Ahmed Ag Mohamed Ahmed Haïdara, qui a présidée l’ouverture de la session, en présence du commissaire divisionnaire de police, Sory Ibrahima Ousmane Sidibé, a indiqué que la recrudescence des accidents de la route dont la principale cause demeure le non respect du Code de la route par certains usagers, impose l’application des sanctions systématiques et proportionnelles à la gravité des infractions aux règles de la circulation routière. La loi n° 99-004/AN-RM du 2 mars 1999 régissant la circulation routière reconnait en son article 3, la compétence du juge judiciaire quant aux infractions aux règles de la circulation routière. « Cette loi prévoit, en plus des peines d’emprisonnement, la possibilité de paiement d’amendes par les contrevenants », a rappellé Ahmed Ag Mohamed Ahmed Haïdara. Selon lui, l’article 4 de l’Ordonnance N°09-003 du 09 février 2009 portant création de l’ANASER lui attribue les amendes provenant des infractions aux règles de la circulation routière comme partie intégrante de ses ressources financières. Il ressort des explications du directeur général adjoint que l’Arrêté interministériel n°10-0696/MET-MEF-MSIPC-MJ-SG du 16 mars 2010 portant les modalités de mise à la disposition de l’ANASER, du produit des amendes provenant des infractions aux règles de la circulation, précise en son article 2 qu’ « au début de chaque mois, les trésoriers payeurs régionaux et les receveurs percepteurs procèdent au versement dans le compte bancaire de l’ANASER, de la totalité du produit ». « Cependant, il a été constaté que le recouvrement de ces amendes s’effectue de différentes manières au niveau des commissariats de police et des brigades de gendarmerie », déplore-t-il. Au niveau de certaines unités de la police et de la gendarmerie, le recouvrement des amendes est effectué sur des quittanciers, dédiés uniquement à l’ANASER, conformément à la procédure prévue par les textes et les montants sont versés au Trésor pour le compte de la structure. « Par contre, au niveau d’autres unités, les amendes forfaitaires sont recouvrées dans les mêmes conditions que les amendes ordinaires « , a relevé Ahmed Ag Mohamed Ahmed Haïdara. Une situation qui ne permet pas aux services du Trésor de verser dans le compte de I’ANASER la part qui lui revient. L’autre constat, selon lui, « est que les produits des amendes forfaitaires sont recouvrés et versés à la perception suivant la clé de répartition qui donne 60% à la collectivité et 40% au Budget national ». « Cette pratique est contraire aux textes en vigueur notamment, l’Arrêté interministériel », a-t-il regretté. Enfin, il a exhorté les participants à une lus grande attention au cours de la formation pour que le système de recouvrement des amendes forfaitaires issues des infractions aux règles de la circulation routière soit redynamisé. BBC/MD (AMAP)
Macky Sall reçoit à Dakar le ministre malien des Affaires étrangères (Présidence sénégalaise)
Bamako, 25 oct (AMAP) Le président sénégalais, Macky Sall, a reçu, lundi, en audience le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, porteur d’un message du colonel Assimi Goïta, Président de la transition, a indiqué la Présidence de la République du Sénégal. Abdoulaye Diop, qui a été reçu en marge de la 8è édition du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité auquel il participe et qui s’est ouvert lundi, est « porteur d’un message de fraternité et d’amitié », ajoute la même source. Le colonel Assimi Goïta « remercie le président Macky Sall pour son implication dans la gestion du dossier malien au niveau région et avec les partenaires du Mali », a confié Abdoulaye au micro de la télévision sénégalaise. Le chef de la diplomatie malienne a, aussi, évoqué le renforcement de l’intégration régionale et de la coopération entre le Mali et le Sénégal, notamment dans le cadre de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS). « C’est la volonté du président Goïta de continuer à œuvrer main dans la main avec le Sénégal pour renforcer la coopération entre les deux pays », a affirmé Abdoulaye Diop. MD/MT (AMAP)
Intrants agricoles : Le ministre du Développement rural apporte des précisions sur la gestion de la subvention
Par Moriba COULIBALY Bamako, 25 oct (AMAP) Le ministre du Développement rural, Modibo Kéita, a accordé, lundi, un entretien exclusif à L’Essor dans lequel il a apporté des éclairages sur la gestion de l’approvisionnement des producteurs en fertilisants au titre de la campagne agricole en cours. « Le gouvernement a décidé lors du dernier Conseil supérieur de l’agriculture, présidé par le chef de l’État, le colonel Assimi Goïta, d’apporter une subvention de 17 milliards de Fcfa à la production agricole », a dit le ministre Modibo Kéita. « 60% de ce montant sont destinés à l’achat d’engrais organiques (soit un peu plus de 10 milliards de Fcfa) et les 40% restants aux engrais chimiques notamment le DAP, l’urée et le NPK (soit une enveloppe de plus de 6 milliards de Fcfa) », a-t-il précisé. « La subvention supporte, en réalité, les 15% des besoins d’approvisionnement en engrais et les producteurs doivent supporter les 85% restants », a fait remarquer le ministre. Depuis plus d’une dizaine d’années (plus précisément, la campagne agricole 2008-2009) le gouvernement à travers le département du Développement rural apporte une subvention financière à la production agricole en vue de booster la productivité agricole. Pour la présente campagne agricole, qui ne fait pas exception à la règle, les cultures vivrières comme le riz, le maïs, le mil, le sorgho et le blé sont concernés et le coton pour les zones cotonnières. La clé de répartition de cette subvention a été décidée en fonction de la conjoncture internationale marquée par la guerre en Ukraine. Or, il se trouve que l’Ukraine, avec la Russie, sont les plus grands pays producteurs d’engrais minéraux. La pandémie de la Covid-19 a aussi perturbé d’une part les productions et les transactions d’engrais et, d’autre part le transport maritime par lequel les pays acheteurs s’approvisionnent. Tous ces facteurs exogènes ont amené le gouvernement à privilégier la démarche qui consiste à apporter une grande part de la subvention aux engrais organiques qui sont disponibles sur place et génèrent de l’emploi local et des ressources pour les industries locales productrices. « La part de l’engrais organique dans l’amélioration de la fertilisation des sols a aussi été démontrée par les spécialistes », a assuré le ministre Keita. PRIX REPÈRES – Si l’approvisionnement des zones cotonnières est géré par les structures habilitées à savoir la Compagnie malienne de développement des textiles (CMDT) et l’Office de la haute vallée du Niger (OHVN), celui des zones hors coton est géré et surveillé de près par la direction nationale de l’agriculture, sous la conduite du département du Développement rural. Expliquant la démarche qui a été mise en place pour assurer un approvisionnement adéquat des producteurs en engrais subventionnés pour les zones hors coton, le ministre du Développement rural, a rappelé que le gouvernement a arrêté le prix subventionné de l’engrais chimique à 12.500 Fcfa le sac de 50 kg et celui de l’engrais organique à 2500 Fcfa le sac de 50 kg. En dehors de ces prix subventionnés, le département a jugé utile de convenir avec les fournisseurs de prix repères, soit 33.750 Fcfa pour le sac de 50 kg d’urée, 42.375 Fcfa pour le sac de 50 kg de DAP, 32 500 Fcfa pour le sac de 50 kg de NPK et 5 500 Fcfa le sac de 50 kg pour les engrais organiques. Il y a une majoration de 1 000 Fcfa pour le transport des engrais aux points de distribution. Ces prix repères ont été déterminés et fixés par le ministère de l’Economie et des Finances. Les fournisseurs historiques ont proposé 55 000 Fcfa comme prix repères et ont ensuite posé des conditions qui se sont avérées difficiles à accepter par le département. Ils ont posé comme conditions le paiement intégral des arriérés que l’État leur doit, l’accompagnement de l’État pour obtenir des garanties bancaires et l’achat au comptant des engrais. Ils ont campé sur leur position en dépit de multiples rencontres avec le département. « Pour éviter le blocage, a souligné le ministre Kéita, le département a démarché d’autres partenaires qui ont accepté les prix repères arrêtés et n’ont pas posé de conditionnalités pour satisfaire les commandes ». Le ministre Modibo Kéita a rappelé, ensuite, que l’État accorde la subvention au producteur qui achète l’engrais au prix convenu et le reliquat est remboursé au fournisseur qui doit se présenter aux structures du ministère de l’Économie et des Finances avec la caution mentionnant les quantités livrées aux paysans. Le département en charge du Développement rural doit veiller à la moralité de la procédure d’acquisition des engrais subventionnés par les paysans. L’État n’est pas fournisseur d’engrais. Il veille juste à ce que la procédure mise en place au bénéfice des paysans soit respectée dans les règles de l’art. « Le département du Développement rural n’est nullement impliqué dans la gestion financière des engrais subventionnés », a précisé Modibo Kéita. Le suivi est aussi assuré, à la base, à travers une commission de réception et de distribution des engrais subventionnés qui est présidée par le représentant de la chambre d’agriculture et, avec comme membres, les présidents des interprofessions riz et maïs et l’agent d’encadrement des directions régionales et locales de l’agriculture. Selon le ministre du Développement rural, les services techniques de son département ont assuré le suivi régulier de l’approvisionnement des producteurs en engrais à travers le travail de la commission. Modibo Kéita a assuré avoir « veillé à ce que les producteurs ne soient pas grugés par les fournisseurs ». MC/MD (AMAP)
Mali : Les syndicats de la Police adhèrent au projet de militarisation
Bamako, 24 oct (AMAP) La synergie des syndicats de la Police nationale a exprimé aux autorités son « adhésion pleine et entière » au projet de loi portant militarisation », indique un communiqué des syndicats de la Police nationale, publié lundi. A quelques jours de la promulgation et la publication de la loi portant militarisation de la Police nationale, la synergie des syndicats de la Police nationale dit, dans son communiqué. « avoir pris acte de l’adoption de la loi le jeudi 20 octobre 2022 par le Conseil national de transition (CNT). » Le communiqué souligne « la loyauté des policiers respectueux des lois de la République comme le stipule leur serment en son aliéna premier ». Selon la même source, la synergie « invite les policiers à s’engager davantage en tant que cadres de conception et de direction (commissaires), de commandement et d’encadrement (officiers), de bons exécutants et éléments d’application des directives et consignes (sous-officiers). » « Ensemble, (nous allons) écrire les nouvelles pages de l’histoire de notre corporation au sein de la grande famille des Forces armées maliennes (FAMa) », ajoute le regroupement des syndicats de police, avant d’inviter « l’ensemble des policières et policiers à s’y conformer ». Le CNT, réuni jeudi dernier, en séance plénière, a approuvé le projet de loi portant militarisation de la Police nationale et de la Protection civile à 111 voix pour, 0 contre et 0 abstention. Cela, après son adoption par le Conseil des ministres du 05 octobre 2022. Dans un communiqué publié le 05 octobre, la synergie a réagi à l’initiative du projet de loi. Elle avait indiqué que la Police « est prête à apporter sa pierre à la refondation de l’État, si cela passe obligatoirement par sa militarisation », tout en soulignant être « dubitative sur beaucoup de zones d’ombre qui émaillent les contours liés à ce projet ». SS/MD (AMAP)
Basket Africa league : le stade malien se qualifie pour l’Elite 16
Bamako, 24 oct (AMAP) Le Stade malien s’est qualifié, dimanche, pour l’Élite 16 de la Basket Africa league (BAL), en s’imposant largement devant les Nigériens de Nigelec basket club (82-55), lors de la troisième et dernière journée du groupe B dont les matches se sont disputés du 21 au 23 octobre, à Niamey, au Niger. Les Blancs de Bamako, qui sont les champions du Mali, terminent le premier tour des éliminatoires avec deux victoires et une défaite. Lors de la première journée, le représentant malien a chuté devant les Ivoiriens d’Abidjan basket-ball club (54-66). En deuxième journée, les hommes du technicien, Kaba Kanté, se sont relancés en battant largement Elan coton basket club du Bénin (85-36). Lors de la 3è et dernière journée, le représentant malien devait impérativement gagner contre l’hôte du tournoi, Nigelec basket club du Niger, pour être au tour suivant. Le Stade malien termine deuxième du groupe A avec 5 points, 221 points marqués contre 157 encaissés. La première place du classement est revenue à Abidjan basket-ball club qui a fait un parcours sans faute (6 points), inscrivant 236 points contre 166. Les Béninois et les Nigériens ont occupé, respectivement, les troisième et quatrième places du classement général. SSK/MD (AMAP)
Kangaba : La gendarmerie visite les quatre sociétés minières détentrices de permis d’exploitation
Kangaba, 24 octobre (AMAP) Une mission régionale conduite par le Colonel Yacoub Ag Sidi, Commandant de Région Gendarmerie de Koulikoro, a effectué le jeudi 20 octobre 2022, une visite de terrain dans les quatre sociétés minières détentrices de permis d’exploitation dans le cercle de Kangaba, a constaté l’AMAP. Il était accompagné du préfet du cercle de Kangaba, du président de Conseil de Cercle, le Commandant de Brigade de la Gendarmerie et le chef du Peloton Directeur Régional de la Police, Commissaire Divisionnaire Idrissa Sangaré et du Groupeur de la Garde Nationale Commandant, Gaoussou Sanogo. La visite a concerné Bagama Mining dans la commune rurale de Nouga, de Yi Yan mines et Golend Beach Mali Sarl dans la commune rurale de Naréna et BFED Mali Sarl dans la commune rurale de Balan-Bakama. Si l’exploitation de l’or a commencé dans les trois premières sociétés, rien n’a commencé chez BFED Mali Sarl. Toutes ces sociétés ont demandé l’accompagnement de l’Etat pour sécuriser leurs sites et ont fait la demande auprès du Gouverneur de la région de Koulikoro. Cette mission qu’on peut qualifier de sécuritaire se situe dans ce cadre. La mission s’est rendue d’abord sur le site mis en défens suite au différent qui a opposé récemment les villages de Danga et Tombola. Les éléments de la Gendarmerie et de la Garde Nationale venus en renfort sur demande des autorités locales sont bien positionnés sur place et veillent au respect strict de la décision de mise en défens afin d’empêcher tous les mouvements sur le site. La mission a invité le maire de la commune et les chefs coutumiers à coopérer franchement avec les forces de l’ordre présentes sur le terrain. Après ce site litigieux, la mission s’est rendue successivement sur les sites de Bagama Mining, de Yi Yan mines, de Golend Beach Mali Sarl et de BFED Mali Sarl ou elle a rencontré les différents responsables en vue d’évaluer leurs besoins en matière de sécurité. Le premier constat de la mission est qu’aucune société n’a clôturé son périmètre. Deuxièmement, les sites sont envahis à tout moment par les orpailleurs. Pour ce faire, les trois premières sociétés ont demandé des éléments des forces de sécurité pour protéger les usines, les bases vie et les fausses. S’agissant de la société BFED Mali Sarl, les populations s’opposent farouchement à l’installation de ses machines sur son site. A la question de savoir si la société dispose réellement des documents valables, le sous-préfet de Naréna a certifié que la société a tous les documents légaux pour travailler. Selon le coordinateur de la petite mine BFED Mali Sarl, la GNGM a fait plusieurs missions de sensibilisation pour calmer les populations en vain. Il faut que force reste à la loi pour éviter que les populations s’y opposent chaque fois a ajouté le coordinateur. A la fin de la journée de travail, le chef de la mission a saisi l’occasion pour déclarer qu’il faut des grands moyens pour sécuriser ces quatre mines qui doivent l’être pour les intérêts des sociétés minières, des populations et de l’Etat. Ils sont retournés satisfait d’avoir fait le tour des sociétés en question et d’avoir pris bonne note des préoccupations des uns et des autres. Il faut signaler que la société Bagama Mining couvre une superficie de 40 kilomètres carrés, la société Yi Yan mines 33 kilomètres carrés, la société Golend Beach Mali Sarl 100 kilomètres carrés e la société BFED Mali Sarl 20 kilomètres carrés. SD/KM (AMAP)

