Mali : Le gouvernement fait le point de ses efforts sur le pouvoir d’achat 

Bamako, 23 nov (AMAP) Depuis des mois, le gouvernement du Mali consent d’énormes efforts pour, non seulement, renforcer le pouvoir d’achat mais aussi atténuer l’impact de la hausse des prix à l’international sur les prix pratiqués au plan national, ont indiqué, mardi, les ministres de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, et de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou Face à la presse, pour faire le point des mesures et des stratégies pour soutenir le pouvoir d’achat, le ministre Mahmoud Ould Mohamed, a ajouté qu’un plan d’action a été élaboré pour rendre possible l’approvisionnement du pays et permettre aux consommateurs d’accéder aux produits à des prix abordables. Le gouvernement a fourni des efforts pour renforcer le pouvoir d’achat des Maliens, en dépit de la persistance de la crise sécuritaire qui a fait perdre à l’État 400 milliards Fcfa. D’autres difficultés, notamment la crise sanitaire, ont eu un fort impact négatif sur l’économie nationale. Malgré l’insuffisance des ressources, le gouvernement a déployé des mesures qui ont notamment permis l’approvisionnement correct du marché et la maitrise des prix des produits de première nécessité, selon le ministre. FLAMBEE DES PRIX – C’est ainsi que le prix du riz a augmenté de seulement 1,1% au Mali alors que le taux était de l’ordre de 50% au niveau international. « Et pour cause, a expliqué le ministre, le gouvernement a accordé des subventions. Les efforts de l’Etat ont évité une flambée incontrôlable des prix de la farine, du lait et de l’huile alimentaire. » S’agissant de la farine, le prix a augmenté de 43% sur le marché international, mais l’impact au niveau national a été de 1,4 %. Pour le lait, l’impact a été de 0,6% alors que le prix a augmenté de 43,4% au niveau international. Quant aux huiles alimentaires, le Mali a enregistré une augmentation de 0,3%, contre 14, 4% à l’international. Les prix appliqués au sucre ont augmenté de 3% au Mali, tandis que le taux d’augmentation à l’international est de 7,6%. Si les hydrocarbures ont augmenté de 36,4% au niveau international, l’amplitude au Mali était de 0%. Pour s’assurer du respect des prix sur le marché national, «Cinq cents contrôles ont été effectués », selon Mahmoud Ould Mohamed, ajoutant que les efforts vont se poursuivront pour appliquer les prix plafonds sur le marché. Abondant dans le même sens, le ministre de l’Economie et des Finances a affirmé que pour augmenter le pouvoir d’achat des salariés et leur permettre d’avoir un revenu supplémentaire pour faire face aux différentes crises, le gouvernement est passé par une justice sociale avec les partenaires sociaux. Ce qui a permis d’avoir une harmonisation de la grille salariale avec un impact annuel d’environ 200 milliards de Fcfa. ABATTEMENTS FISCAUX – Au même moment, des discussions sur les indemnités liées à beaucoup de corps et pour améliorer la vie des Maliens ont eu lieu. « Pour les entreprises privées, le gouvernement a fait des abattements fiscaux, avec comme impact 7,5 milliards de Fcfa et pendant la période 2020-2022, quelque 390 milliards de Fcfa de dettes intérieures ont été apurées », a expliqué le patron de l’hôtel des finances. L’objectif est de permettre aux entreprises de pouvoir continuer à fonctionner. Par ailleurs, 39 milliards de Fcfa ont été investis dans le payement des ménages en difficulté. A ces efforts s’ajoute, la subvention des produits de première nécessité. Le riz et le sucre ont été subventionnés en deux vagues, en plus du lait et de l’huile alimentaire. Sur la période 2021-2022, plus de 17,640 milliards Fcfa de manque à gagner sont enregistrés sur l’importation du riz. Il est de 8,151 milliards de Fcfa pour le sucre en 2022. Concernant le lait, le manque à gagner est de 3,93 milliards de Fcfa, 1,675 milliard de Fcfa  pour l’huile alimentaire et 115 milliards de Fcfa pour les produis pétroliers. Pour le gaz sur lequel les subventions ont été arrêtées au mois de mai, le manque à gagner est de 17 milliards en 2021 et 2022 et 3,252 milliards de Fcfa pour les graines de coton. Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a instruit la mise en place d’une Commission interministérielle qui va plancher sur la question de l’approvisionnement du pays en denrées de première nécessité. Cette Commission s’attèlera, aussi, à la maîtrise de la hausse des prix. Babba B. COULIB(AMAP)  

L ‘insécurité affecte certaines foires de la région de Gao (Nord du Mali)

Par Abdourhamane TOURE Bamako, 23 nov (AMAP) L’insécurité et l’état de l’axe Gao-Sévaré freinent l’acheminement des produits locaux vers les régions, dans le Nord du Mali. En effet, c’est à partir de la Région de Gao que les autres (Ménaka et Kidal) se ravitaillent en produits locaux venant du sud du Mali, pour ensuite fournir les autres localités de leurs circonscriptions. Dès que la Région de Gao n’est pas approvisionnée, les autres régions en subissent les contrecoups. Le marché à bétail de Wabaria, qui accueille des forains de 13 villages, en plus de ceux de la Commune urbaine de Gao et ses communes rurales, se tient chaque mardi. C’est une foire à bétail distante de 15 km de la ville de Gao. Il est fréquenté par les acheteurs et vendeurs d’animaux de toutes les autres communes de la région ainsi que ceux de Bamako, du Niger, du Burkina Faso et d’Algérie. « Même si ce marché hebdomadaire n’a jamais été la cible d’attaque,  l’insécurité et l’état de la route de Gao-Sévaré découragent les acheteurs potentiels à s’y rendre, par peur d’être spolié ou enlevé par des bandits armés qui sévissent dans la zone », a dit le maire de la Commune rurale de Gounzourèye, Abdoul Kader Maiga, La Commune rurale d’Inchawadji est distante de 70 km de la Commune rurale de Gao. Elle a deux foires hebdomadaires. La foire du village d’Emnagul et celle de Djabock. Le maire de la localité, Rhissa Ag Mohamed, nous a dit que malgré l’insécurité, les deux foires  hebdomadaires d’Inchawadji se tiennent régulièrement. Selon lui, ces marchés sont toujours approvisionnés par les forains de la Commune urbaine de Gao. Ces commerçants viennent écouler leurs produits (l’huile, le lait et les condiments venants des Régions dans le Sud du Mali). « Mais, certains aussi fréquentent ces foires pour acheter les petits ruminants, du charbon de bois et du beurre des vaches qu’ils revendent sur les marchés de l’Algérie, de Gao et du Niger » a fait remarquer le maire de la localité. Il a ajouté que, « souvent, des hommes armés font irruption sur les sites des foires soit pour collecter la zakat ou pour enlever des personnes ». « Ces actes barbares ont beaucoup effrayé certains commerçants, surtout ceux en possession de fortes sommes d’argent.  Cela a suffisamment réduit la fréquentation des foires de notre commune », a poursuivi l’édile. Il regrette qu’avec l’absence de l’Etat dans ces localités, la commune ne puisse pas collecter les taxes. Samedi est jour de foire de la commune rurale de Sonni Ali Ber. Ce marché est fréquenté par commerçants des Cercles de Gao et de Bourem. Selon l’édile de la Commune rurale, Abdoul Razack Maiga , « à cause de l’insécurité, la fréquentation a diminué ».  « Tous ces commerçants viennent  à la foire  pour acheter du paddy ou des animaux. Evidemment, certains aussi approvisionnent le marché avec les condiments et des légumes », dit M. Maiga. « Depuis la crise de 2012, l’incivisme a gagné du terrain. Aujourd’hui, dans nos communes, les citoyens ne paient plus les impôts. Et ceux qui avaient l’habitude de payer leurs taxes ont épousé le comportement des récalcitrants. Pratiquement, aucun Groupement d’intérêt économiques (GIE) de la commune n’est pas à jour », a révélé le maire, Abdoul Razack Maiga. PERTE – Avec la dégradation de l’axe Gao-Sévaré et l’insécurité, tous les produits qui quittent le Sud du Mali pourrissent avant même d’arriver à Gao. Il s’agit des légumes et des tubercules (pomme terre,  igname, oignon, gingembre, tomates, choux, banane plantain). « Avec l’état actuel de la route Gao-Sévaré, nous nous sommes rabattus sur les produits qui viennent de l’Algérie et du Niger. Et, c’est la raison pour laquelle tous les produits sont chers sur le marché », a confirmé Boubacar Traoré, ressortissant de Sikasso (Sud) et vendeur de condiments sur le marché de Gao. « Tous les produits qui partent de Sikasso pour Gao se décomposent avant même d’arriver à destination. Cela constitue une grande perte pour nous les revendeurs. Tant que cette route de Gao-Sévaré n’est pas réparée, aucun produit en provenance des régions du Sud du Mali, ne pourra arriver à Gao dans un état de consommation », se plaint notre interlocuteur. « Avec l’insécurité certains transporteurs ont cessé de pratiquer cet axe. Cinq camions-remorques de ma belle-sœur ont été calcinés sur l’axe Gao-Douentza », a-t-il rappelé. Hamidou Traoré est revendeur de beurre de  karité à la Place de Sikasso à Gao. Il partage le même avis que son prédécesseur. Pour lui, l’état de la route et l’insécurité défavorisent le ravitaillement du marché de la Cité des Askia en produits locaux originaires du Sud du Mali. Seul point de satisfaction, pour le commerçant, en cette période de froid,  son beurre de karité « arrive sans fondre ». S’il arrive… AT/MD (AMAP)    

Le Mali interdit le financement des ONG par la France (Communiqué)

Bamako, 22 Nov (AMAP) Le gouvernement malien a décidé d’interdire, « avec effet immédiat, toutes les activités menées par les ONG opérant au Mali sur financement ou avec l’appui matériel ou technique de la France, y compris dans le domaine humanitaire », selon un communiqué officiel publié lundi. Cette décision fait suite à l’annonce par la France, mercredi dernier, « de certaines mesures relatives à l’aide publique au développement à destination de notre pays », explique la source. Le gouvernement malien, qui juge «fallacieux» les motifs avancés par Paris , «réaffirme que ces allégations fantaisistes sont sans aucun fondement». Il considère l’annonce du gouvernement français comme « non évènement » et estime qu’elle « n’est qu’un subterfuge destiné à tromper et manipuler l’opinion publique nationale et internationale aux fins de déstabilisation et d’isolement du Mali ». Le communiqué du gouvernement signale que la France a notifié « par voie diplomatique, depuis février 2022, la suspension de sa coopération au développement en faveur du Mali ». Pour Bamako, cette décision « qui ne suscite aucun regret » de son côté, contribue, « au contraire, à la restauration de notre dignité bafouée par une junte française spécialisée d’une part dans l’octroi d’aide déshumanisante pour notre peuple et utilisée comme moyen de chantage des gouvernants et, d’autre part, dans le soutien actif aux groupes terroristes opérant sur le territoire malien». MD (AMAP)

Mali–Russie : Signature d’un accord de coopération dans le domaine de la sécurité (Ministère)

Bamako, 22 nov (AMAP) Les ministres malien et russe en charge de la Sécurité ont signé, à Moscou, un accord de coopération entre les deux départements, dans plusieurs domaines, à l’occasion d’une visite officielle de cinq jours dans la capitale russe du général de brigade, Daoud Aly Mohammedine, a annoncé lundi, dans un communiqué, le ministère de la Sécurité et de la Protection civile du Mali. Au cours de cette visite de travail, sur invitation du général Vladmir Kolokoltsev, ministre de l’Intérieur de la Fédération de Russie, les deux ministres ont paraphé des documents portant, entre autres, « sur la lutte contre les activités terroristes, la criminalité organisée, le trafic d’armes, de munitions, d’engins explosifs et de stupéfiants, les crimes économiques, y compris le blanchiment d’argent ainsi que la formation et le perfectionnement du personnel. »  « Cet accord, premier du genre, entre les deux départements, jette les bases juridiques d’une coopération dynamique, opérationnelle et technique. », ajoute le département de la Sécurité et de la Protection civile du Mali. La signature de cet accord a été précédée d’échanges entre les deux chefs de département, portant sur les questions d’actualité relatives à leurs domaines de compétence.  Par ailleurs, le ministre de l’Intérieur de la Fédération de Russie a octroyé une cinquantaine de bourses de formation, dans plusieurs spécialités, au ministère de la Sécurité et de la Protection civile du Mali. Pendant son séjour, le ministre Daoud Aly Mohammedine a visité certaines structures relevant du ministère de l’Intérieur de la Fédération de Russie telles que le régiment des Forces spéciales de la police, une unité de la Police touristique, une Unité équestre et le Musée du ministère de l’Intérieur.  « Les deux ministres ont réaffirmé leur détermination à œuvrer à la consolidation des relations bilatérales entre le Mali et la Fédération de Russie », indique le ministère malien de la Sécurité et de la Protection civile. MD (AMAP) 

Communiqué du Conseil des ministres du vendredi 18 novembre 2022

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 18 novembre 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord-cadre de financement par vente à tempérament, signé à Bamako et à Dakar, le 13 septembre 2022, entre le Gouvernement de la République du Mali et la Banque islamique de développement (BID), en vue du financement du Programme de Développement Intégré des Ressources Animales et Aquacoles au Mali : volet aviculture et aquacole. Par cet accord, la BID accorde au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 9 milliards 663 millions 357 mille 801 Francs CFA. La mise en œuvre de ce programme bénéficiera directement à 120 mille producteurs de volaille et de poisson dans la zone du Sahel occidental du Mali et permettra d’améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle, à travers la production avicole et aquacole des petits exploitants et d’accroître l’autonomisation économique des petits producteurs, notamment les femmes et les jeunes. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté́ un projet de décret portant approbation du marché relatif à la fourniture et à l’installation de trois Systèmes d’Inspection non-intrusifs au profit de la Direction générale des Douanes sur les sites de Diboli, Sikasso et Mahinamine, en lot unique. Le marché est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et la société NUCTECH COMPANY LIMITED, pour un montant de 5 milliards 849 millions 642 mille 800 francs CFA toutes taxes comprises et un délai d’exécution de huit mois pour les fournitures et soixante mois pour les services connexes. L’installation de ces systèmes au profit de la Direction générale des Douanes vise à faciliter le contrôle de la qualité, de la quantité, de la position tarifaire et de la valeur en douanes des marchandises importées. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des ministres a pris acte d’une communication relative au Plan de relance de l’Usine Malienne de Produits Pharmaceutiques. Créée par la Loi n°89-11/AN-RM du 09 février 1989, l’Usine Malienne de Produits Pharmaceutiques est une société d’Etat. Elle participe à la mise en œuvre de la politique de santé par l’amélioration de l’offre des médicaments essentiels et la réduction du coût des soins de santé. L’Usine Malienne de Produits Pharmaceutiques est confrontée actuellement à des difficultés liées à l’insuffisance et au vieillissement du personnel, la vétusté des chaînes de production et le niveau élevé des dettes fournisseurs, fiscales et sociales. Le présent plan est élaboré pour faire face à ces difficultés et relancer les activités de production à travers la réalisation des actions prioritaires ci-après : la modification des statuts ; le maintien de la continuité de la production ; la modernisation des chaînes de production par la création d’une nouvelle unité. La mise en œuvre du plan de relance permettra de renforcer l’approvisionnent du marché en médicaments. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a informé le Conseil des ministres du résultat remarquable obtenu par les candidats maliens au 21ème Concours d’Agrégation du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur qui s’est tenu à Abidjan du 07 au 16 novembre 2022. En effet, sur 53 candidats présentés, 39 ont été admis, soit un taux de réussite de 73%. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a salué le travail remarquable réalisé par les candidats et leurs encadrants et a adressé ses chaleureuses félicitations aux lauréats tout en exhortant la communauté scientifique malienne à persévérer dans la voie de l’excellence. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une augmentation du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie. Bamako, le 18 novembre 2022

Le nouveau collège de la Haute autorité de la communication au Mali constitué

Bamako, 18 nov (AMAP) La formation des nouveaux membres de la Haute autorité de la communication (HAC) a été officialisée par un décret rendu public le 16 novembre. Le nouveau président de l’organe de régulation des médias au Mali s’appelle Gaoussou Coulibaly. Il remplace Fodié Touré dont le mandat à la tête de la HAC prend fin. Le décret précise que le journaliste Seydou Sissouma et Modibo Guidjilaye, nommés par le chef de l’État font partie des huit autres membres de l’instance. Ainsi que les membres choisis sur désignation du président du Conseil national de Transition (CNT), le journaliste Kalifa Naman Traoré, Traoré Fanta Coulibaly et Mohamed dit Sadio Mady Kanouté.  Conformément à ses textes de création, trois membres de la HAC sont nommés apres avoir été désignés par des organisations professionnelles de médias. Pour ce nouveau mandat, Ramata Dia, Béchiry Diop  et Aboubacar Bani Zan représenteront les professionnels des médias. Les trois membres désignés par le chef de l’État ont un mandat de sept ans. Les six autres membres de l’organe exercent un mandat de six ans. Ce mandat n’est pas renouvelable. Le président et les membres de la HAC prêtent serment devant la Cour suprême avant leur prise de fonction. MT/MD (AMAP)

Un Pôle judiciaire spécialisé pour lutter contre la cybercriminalité au Mali (Conseil des ministres)

Bamako, 18 nov (AMAP) Le gouvernement de la Transition au Mali a décidé de créer un Pôle judiciaire spécialisé national dans la lutte contre la cybercriminalité, a annoncé le Conseil  des ministres du vendredi 11 novembre 2022 dans son communiqué. Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, « le Conseil a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité », indique le communiqué. La même source souligne que « l’essor des technologies de l’information et de la communication favorise le développement économique, industriel et social des pays. Il incite la production et améliore la qualité des prestations de service ». Cependant, prévient le document, « l’utilisation malveillante des réseaux sociaux peut entrainer des conséquences très graves ». « Ils sont devenus un espace où nul n’est à l’abri des attaques contre sa personne et sa propriété, de l’escroquerie et d’autres infractions du genre », signale le communiqué. Le rythme rapide de l’évolution de la cybercriminalité rend difficile l’appréhension des malfaiteurs. En effet, « les cyber-délinquants adaptent leur manière d’opérer à l’évolution des nouvelles technologies, de telle sorte qu’ils ont une avance réelle sur les services classiques de détection et de répression de la criminalité ». C’est pour faire face à ce phénomène que le gouvernement a décidé, à l’instar des Pôles économiques et financiers en matière de lutte contre la corruption et du Pôle judiciaire spécialisé en matière de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée, de créer un « Pôle judiciaire spécialisé en matière de Lutte contre la Cybercriminalité ». Les projets de texte adoptés instituent, au Tribunal de Grande Instance de la Commune IV du District de Bamako, le Pôle judiciaire national spécialisé en matière de Lutte contre la cybercriminalité qui aura une compétence nationale et exclusive pour les infractions dans ce domaine. Les textes permettront de déterminer « les modalités de poursuite, d’instruction et de jugement dans le cadre de la lutte contre la cybercriminalité » de préciser  « les compétences de la brigade spécialisée et des assistants en matière de lutte contre la cybercriminalité » et d’apporter « une meilleure cohérence et une plus grande efficacité dans la lutte contre la cybercriminalité. » SS/MD (AMAP)

Opération coup de poing dans un repaire de bandits à Gao (Nord)

Gao, 17 nov (AMAP) Une opération de contrôle appelé «Dugu Basigui», dans la nuit du 9 au 10 novembre 2022, au quatrième quartier (Aljanabandja), pour lutter contre l’insécurité qui sévit dans la ville de Gao (Nord), a permis un grand coup de filet, dans ce quartier réputé être le nid de bandits et de trafiquants, a appris l’AMAP de source militaire. Elle a permis de mettre la main sur 8 suspects, 2 véhicules, 4 motos, une arme de guerre et une importante quantité de drogues composée de 218 briques de cannabis (chanvres indiens), 17 cartons d’emballages pour rouler les joints et 67 cartons de comprimés de diazépam, tafranking et tramaking. Toutes les saisies et les personnes interpellées ont été remises à la direction régionale de la police de Gao. Cette descente musclée des forces de défense et de sécurité, sous la conduite du commandant du théâtre-est de l’opération « Maliko », le colonel Famouké Camara, accompagné par le commandant de la zone de défense n° 1 de Gao, le colonel Issa Bagayoko, a mobilisé 177 éléments avec un équipement mobile de 20 véhicules et 2 blindés. Le gouverneur de la Région de Gao, le général de brigade Moussa Traoré a salué cette action des forces de défense et de sécurité. Le chef de l’exécutif régional a sollicité la continuité de la bonne collaboration des populations de la région avec les forces de défense et de sécurité. AT/MD (AMAP)

Mali-Mauritanie : La réunion de la commission mixte de coopération prévue pour le 1er trimestre 2023

Bamako, 17 nov (AMAP) La réunion de la grande commission mixte de coopération Mali-Mauritanie  se tiendra au 1er trimestre 2023, a annoncé, mercredi, à Bamako, l’ambassadeur de la République islamique de Mauritanie au Mali, Ahmedou Ould Ahmedou. A la sortie d’une audience avec le Premier ministre malien par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga, pour des échanges sur le renforcement de la coopération bilatérale, le diplomate mauritanien a précisé que cette réunion aura lieu à Nouakchott, en Mauritanie. « Cet important événement, sera placé sous la présidence des Premiers ministres des deux pays », a ajouté l’ambassadeur de la République islamique de Mauritanie au Mali. Ahmedou Ould Ahmedou a, par ailleurs, réaffirmé le soutien de son pays à la Transition en cours au Mali. Auparavant, le chef du gouvernement par intérim avait reçu une délégation de l’Association malienne des anciens fonctionnaires internationaux des Nations unies, conduite par son président, Bah Keïta. Les responsables de cette association étaient venus présenter au Premier ministre par intérim, leur organisation «apolitique». D’après eux, elle a pour mission, non seulement, de valoriser les idéaux des Nations unies, mais aussi de permettre à ses membres de pouvoir apporter leur contribution au développement du Mali de par leurs expériences. «Nous sommes un bureau de consultants mais qui ne demande pas un sou au gouvernement. Notre objectif est de faire en sorte que nous puissions apporter toute expertise pour que le Mali soit encore devant et rayonnant», a expliqué le président de l’Association malienne des anciens fonctionnaires internationaux des Nations unies. Bah Keïta a dit que les échanges avec le chef du gouvernement par intérim ont été très fructueux. «Il a bien reçu notre demande et a également demandé à ce que nous puissions, par rapport aux domaines prioritaires que nous avons identifiés, apporter toute notre expertise», a-t-il confié aux journalistes. Ajoutant que le colonel Abdoulaye Maïga a aussi demandé à la délégation de mettre à la disposition des différents départements ministériels, le répertoire des anciens fonctionnaires internationaux retraités du Mali. Mais aussi de prendre contact avec ceux-ci afin de pouvoir travailler ensemble pour l’émergence de notre pays. BD/MD (AMAP)  

Cercle d’Ansongo (Nord) : Les patrouilles de la MINUSMA rassurent les populations

Par Abdourhamane TOURÉ Gao, 17 nov (AMAP) La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) a dépêché une mission, du 6 au 7 novembre 2022, dans les villages de Tacharane, Kobé, Gargouna, Bara, Tabango, dans le Cercle d’Ansongo (Nord) et dans la Commune rurale d’Ansongo. L’objectif était d’échanger avec les communautés, les autorités locales et communales sur le rôle de la Mission onusienne dans le processus de paix, les activités des casques bleus en appui aux forces de défense et de sécurité maliennes (FDS) dans le cadre de la protection des civils. Cette mission conduite par l’assistant aux affaires civiles de la MINUSMA, Badarou Maïga, comprenait des responsables de la section Démobilisation, Désarmement et Réinsertion (DDR), de la justice correctionnelle, de l’information publique et celle des droits de l’Homme. La sécurisation de la mission était assurée par le contingent suédois de la MINUSMA. L’insécurité est devenue un problème récurrent dans la Région de Gao (Nord). En attestent les derniers événements malheureux, d’il y a quelques jours, sur le tronçon Gao-Ansongo et qui ont causé de nombreux morts et blessés graves. À Tacharane, le chef de village, Mohomodou Maïga, a expliqué à ses hôtes que sans la paix et la sécurité, personne ne peut penser au développement. Tacharane est certes épargné par l’insécurité, mais toutefois, il enregistre un afflux massif de personnes déplacées internes (environ 350 ménages) qui ont fui leurs localités. Tacharane est une zone de pâturage et de transhumance par excellence. L’année dernière, les éleveurs ont été victimes d’enlèvement de milliers de têtes de bovins et de petits ruminants. La majorité des habitants du village sont des éleveurs, des pêcheurs et des cultivateurs. C’est pourquoi, le chef de village a jugé utile de solliciter de la MINUSMA pour l’aménagement des mares et des périmètres irrigués sur 70 hectares afin que les populations puissent assurer leur sécurité alimentaire. Il a, aussi, sollicité l’appui de la MINUSMA pour la réalisation des forages, ce qui évitera aux habitants de se ravitailler en eau à partir du fleuve Niger qui passe par là. Mohomodou Maïga a également expliqué que le village dispose de six classes du premier cycle, 2 classes de second cycle, 6 medersas. À cause de l’insécurité, toutes ses classes sont confrontées à un manque d’enseignants. Il a souhaité l’appui de la MINUSMA. De Tacharane, la délégation a mis le cap sur Kobé. Il faut rappeler que ce village a subi, le mois dernier, « des assassinats ciblés et les enlèvements de personnes et de bétail en plein jour, à trois reprises, par des individus armés sans foi ni loi », a expliqué le fils du chef de village, Abdoulaye, le seul que la délégation a trouvé sur place, à part les enfants et les femmes. Selon lui, tous les autres habitants ont trouvé refuge derrière le fleuve. À Gargouna, la situation sécuritaire n’est guère reluisante. Les visiteurs s’en sont rendus compte avec les explications données par le chef de village, Mohamed Asaliha. « Ici, plus de 2 000 têtes de bétail ont été emportés », a-t-il dit. La majeure partie du bétail que les terroristes ont emporté représente les vaches qui ont laissé des veaux derrière elles. Cet acte de banditisme a laissé les ménages sans source de protéine que constituait le lait des vaches. « Le village a besoin d’appui de toutes natures, mais sans la sécurité aucune activité de développement ne peut se réaliser, aussi nous souhaitons que la MINUSMA organise des patrouilles souvent par là, car leur présence peut dissuader les bandits armés », a dit le chef de village Mohamed Asaliha. À son arrivée dans le village de Tabango, la mission n’a trouvé que les femmes et les enfants qui puisaient de l’eau dans un puits à grand diamètre. À la question de savoir où sont passés les hommes ? Elles ont répondu que ces derniers sont au champ. Est-ce que vous savez que l’eau du puits n’est pas potable ? Les dames ont répondu qu’elles le savent très bien, mais elles n’ont pas le choix puisqu’elles ne disposent pas d’autre source d’eau potable, elles sont obligées de s’accommoder avec ce qu’elles ont. Après les entretiens sommaires dans les différents villages visités, le préfet du Cercle d’Ansongo, Ahmed Ag Akilini, a salué la MINUSMA pour cette initiative. Il a renouvelé ses remerciements à l’endroit de la Mission onusienne pour son appui en équipements, en infrastructures. Dans le seul Cercle d’Ansongo, plus de 2 milliards de Fcfa ont été investis dans le cadre des services sociaux de base, dans les projets de communautés ainsi que dans les infrastructures étatiques. Le capitaine du contingent suédois, Sante Nathanson, a expliqué que les missions de terrain de la MINUSMA sont toujours appréciées par les populations. «Nous leur fournissons un niveau de sécurité plus rassurant et nous savons aussi que ces populations locales sont meurtries dans leur âme à cause des groupes terroristes. Chaque semaine, nous tenons des réunions de coordination avec les forces de défense et de sécurité maliennes pour mener des opérations dans les mêmes zones et dans des zones différentes sans s’interposer. Nous sommes très fiers de servir le Mali et nous soutenons les populations et les autorités maliennes pour la promotion de la paix», a souligné le casque bleu suédois. Badarou Maïga a relevé que les populations attendent de la MINUSMA des patrouilles de longue portée en appui aux forces de défense et de sécurité, en vue d’assurer la libre circulation des personnes et de leurs biens. À ce titre, elles souhaitent aussi le renforcement des communautés à la base. Dans le secteur de l’éducation, les points focaux ont souhaité que les forces de défense et de sécurité multiplient les patrouilles pour que les écoles soient fonctionnelles. Les enseignants ont souhaité des garanties sécuritaires pour revenir en classe. Dans le secteur de la santé, les points focaux ont réclamé des appuis en équipements sanitaires et en intrants en vue de faire face au traitement des maladies les plus courantes à savoir le paludisme, les maladies respiratoires et les malnutritions sévères.