Mali Un atelier de deux jours sur la problématique de l’électrification rurale 

Bamako, 25 nov (AMAP) La problématique du développement de l’électrification rurale au Mali est au cœur d’un atelier national de deux jours, ouvert, jeudi, sous l’initiative du Haut conseil des collectivités (HCC) en collaboration avec le ministère des Mines, de l’Energie et de l’Eau, à travers l’Agence malienne pour le développement de l’énergie domestique et de l’électrification rurale (AMADER). Afin de faciliter l’accès à l’électrification à plus de 70% de la population du Mali, le HCC et le ministère en charge de l’Energie à travers l’AMADER ont décidé d’instituer un cadre de collaboration intersectorielle pour assurer une meilleure coordination entre les différents secteurs. Et de renforcer les synergies possibles pour améliorer l’accès aux services énergétiques en milieu rural Durant deux jours, les acteurs proposeront des recommandations concrètes relatives aux enjeux, défis, acquis, perspectives et au mode de financement durable de l’électrification en milieu rural. Le milieu rural a toujours été un vecteur majeur de développement du Mali. Cependant, le sous-secteur de l’électrification rurale est confronté à d’énormes difficultés qui compromettent la pérennisation de ses acquis et son développement. Il s’agit, notamment, des difficultés de planification, d’investissement, d’exploitation des installations et d’évaluation économique, financière et sociale. OBSTACLES – Dans son intervention, le président du HCC, Mamadou Satiqui Diakité, a attiré l’attention sur le fait que « les zones rurales sont au cœur de la bataille de l’accès universel à l’électricité à l’horizon 2030 ». Selon M. Diakité, la majorité de la population privée d’électricité se situera « encore pour longtemps, si rien n’est fait, en zone rurale, où la dispersion des habitats, les faibles revenus de la population et les coûts de raccordement sont autant d’obstacles à la disponibilité d’un service électrique pérenne. » Dans ce contexte, l’électrification rurale s’impose non plus seulement comme une solution, maisaussi comme une nécessité. L’expérience apprise des interventions de l’AMADER démontre que les projets d’électrification rurale sont d’abord ceux de développement. Car, l’arrivée de l’électricité dans une localité rurale entraine un développement économique et social. Ainsi, au cours de cet atelier, il sera discuté des thèmes relatifs aux « enjeux, défis, acquis, perspectives et au mode de financement durable de l’électrification en milieu rural ». L’électricité étant une nécessité absolue au bien-être pour les milieux urbain que rural, le citoyen qui vit en ville et celui qui vit en campagne doivent jouir de l’électricité en commun. L’HORIZON 2030 – À cet effet, le PDG de l’AMADER, Amadou Sidibé, a dit que le Plan directeur d’électrification rural (PDER) de sa structure, en cours d’élaboration, prend en compte la satisfaction des besoins en énergie électrique de qualité à un coût abordable. Ce PDER va, aussi, préserver l’environnement à tous les Maliens quel que soit leur lieu de résidence sur le territoire national et quelle que soit leur classe sociale. « Les infrastructures communautaires comme la santé, l’éducation, les adductions d’eau potable, les unités de production de transformation et de conservation et agricoles sont pris en compte par ce nouveau modèle », a précisé M. Sidibé. Et d’ajouter que 18.000 localités abritant des populations de 100 habitants ou plus ont été répertoriées dans le cadre d’un programme ambitieux d’accès universel d’électricité en milieu rural à l’horizon 2030. Le Premier ministre par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga, qui a présidé l’ouverture de la rencontre, a soutenu qu’ « aujourd’hui plus que jamais, la disponibilité de l’électricité en milieu rural contribue à l’amélioration de la productivité en vue de soutenir une dynamique de croissance forte, durable et inclusive permettant de consolider la lutte contre la pauvreté et à l’atteinte des objectifs du développement durable (ODD) . » Il a, dès lors, a rappelé que l’amélioration de la qualité de vie des populations à travers le renforcement de l’accès aux services sociaux de base tels que l’électricité fait partie des objectifs prioritaires de l’action gouvernementale, notamment l’axe 4 du Plan d’action du gouvernement de la Transition. L’accès aux services énergétiques modernes en général et à l’électricité en milieu rural, en particulier, est une composante importante de cette politique qui vise à assurer un développement intégré des zones rurales et urbaines du Mali. Le chef du gouvernement par intérim a assuré que les autorités de la Transition ont engagé la relecture des documents, des stratégies et des textes du secteur de l’énergie ainsi que l’élaboration de divers plans d’investissements. La cérémonie d’ouverture des travaux a eu lieu en présence du ministre  de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, Ibrahim Ikassa Maïga, et des gouverneurs de région. OD/MD (AMAP)    

La BAD finance pour 5 milliards de Fcfa le Projet d’appui aux structures de gouvernance du Mali

Bamako, 25 nov (AMAP) Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a signé, jeudi, avec le gouvernement du Mali l’accord de financement du Projet d’appui aux structures de gouvernance (PASG) d’un montant de 6 millions d’Unités de compte (environ 5 milliards de Fcfa) sous forme de don, a constaté l’AMAP L’objectif du PASG est de contribuer à créer des conditions plus favorables à la sortie graduelle du Mali de sa situation de fragilité, à travers notamment le renforcement des capacités en matière de lutte contre la corruption, l’enrichissement et les flux financiers illicites. Le financement qui vient d’être accordé à notre pays provient des ressources du Fonds d’appui à la Transition (FAT) de la BAD. Il servira à répondre à des besoins au niveau de cinq structures : «Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI), Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), Inspection des finances, Direction nationale du contrôle financier (DNCF) et Direction générale des Impôts (DGI)», a expliqué le ministre malien de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou qui a signé l’accord avec le responsable pays du bureau du Groupe de la BAD au Mali, Adalbert Nshimyumremyi. Alousséni Sanou a indiqué que l’Unité de gestion du PASG sera rattachée à la Cellule d’appui à la réforme des finances publiques (CARFIP). Les autorités maliennes et les responsables de la BAD attendent beaucoup de ce Projet. A terme, il doit améliorer les taux concernant la déclaration de biens, le nombre de missions d’audit interne ou encore le niveau des recettes. En effet, selon les projections du Projet, le pourcentage de déclaration passera de 25% en 2020 à 100% en 2025. Le nombre de missions annuelles d’audit interne réalisées par l’Inspection des finances passera de 6 en 2020 à 12 en 2025. Et s’agissant des recettes fiscales, les chiffres doivent grimper de 921 milliards de Fcfa en 2020 à 1.200 milliards de Fcfa en 2025. « L’atteinte de ces résultats permettra d’élargir l’espace budgétaire du pays pour la mise en œuvre de ses programmes de développement économique et sociaux et renforcer la transparence et l’efficacité des dépenses publiques », a dit, pour sa part, le responsable pays du bureau du Groupe de la BAD. Adalbert Nshimyumremyi a souligné que ce Projet vient contribuer au renforcement du partenariat avec le Mali pour le développement socio-économique du Mali. Depuis 1975, début des opérations de l’institution financière de la BAD au Mali, environ 112 opérations ont été approuvées en faveur du Mali pour un montant cumulé de plus de 1.408 millions d’Unités de compte (soit 1.202 milliards de Fcfa). Le portefeuille de projets actifs financés par le Groupe de la BAD en cours d’exécution, porte sur 21 opérations pour une enveloppe totale d’environ 420 milliards de Fcfa. Ces projets couvrent les secteurs du transport routier (39% du portefeuille), l’agriculture (19%), l’énergie (13%), l’eau et assainissement (11%) et la gouvernance (6%). Quant au secteur privé (finance et industrie), il représente 7% de l’enveloppe du portefeuille et les autres secteurs (changement climatique et développement social) 5%. Le responsable pays a réitéré, au nom des autorités de la BAD, la volonté de l’institution de continuer à œuvrer, au côté du gouvernement de la Transition, à la mise en œuvre de son programme de développement. BBC/MD (AMAP)  

Banane plantain : Un business florissant

Par Kadiatou OUATTARA Bamako, 24 nov (AMAP) Beaucoup de Maliens soutiennent que la banane plantain est une alimentation complémentaire dans notre pays. Parce que notre régime alimentaire de base repose sur les céréales (mil et riz entre autres), ils pensent que sa consommation régulière est exclusivement réservée aux familles nanties. En tout cas, le Malien moyen dont le portefeuille est pressuré par une conjoncture économique à nulle autre pareille ne peut se permettre d’en manger très souvent en famille, surtout élargie. Ceux-ci qui font le commerce de la banane plantain se frottent, quand même, les mains. Ils importent ce fruit comestible de la Côte d’Ivoire  et de la Guinée Conakry, parfois avec de nombreux risques liés à la cueillette et au transport. Un tour au marché de Médine ou «Sougouni coura», nous avons rencontré deux points de vente de banane plantain. Ceux-ci sont tenus par les Groupements d’intérêt économique (GIE) «Sababougnouma» et «Benso Angola». Ces marchands reçoivent 5 à 10 chargements de camions en banane plantain, par jour. Grossistes et détaillants s’y bousculent pour s’approvisionner. En notre présece, un client passe sa commande. «Yoro prépare moi deux cartons. Je voudrai acheter pour 15 000 Fcfa», invite-t-il ainsi, Soumaïla Diallo, alias Yoro, du GIE Benso Angola. La cinquantaine, ce diplômé en droit, reconverti commerçant de banane plantain, officie dans ce domaine depuis 20 ans. Tous trois jours, il commande un camion en provenance de la Côte d’Ivoire. Il est livré au bout de trois à cinq jours de route. Une fois la cargaison sur place, il procède à un tri (enlevant les déchets), avant de proposer la marchandise à la clientèle. Il en vend plus souvent en gros entre 50 000 à 250 000 Fcfa aux revendeurs. Ceux-ci, aussi, vendent au détail entre 500 et 1 000 Fcfa le tas. Selon Soumaïla, « Il faut avoir des fournisseurs fiables parce que les échanges se font par téléphone pour passer les commandes ». Ensuite il faut louer un camion qui fera l’aller-retour entre le Mali et la Côte d’Ivoire pour apporter la marchandise. En termes de coût, le grossiste estime la location d’un camion à 1 million de Fcfa par voyage. Et il passe généralement une commande de 2 à 3 millions de Fcfa en fonction des fournisseurs. AMENDE OU PRISON – Les sanctions infligées au Mali par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) ont coïncidé avec la saison sèche (une saison morte dans le commerce de la banane plantain). Donc, pour lui, il est clair que l’embargo n’a pas eu d’impact. Il estime que pendant la saison sèche, qui dure 4 mois, ses partenaires vont dans la forêt classée (forêt interdite) cueillir la marchandise. Yoro explique que les commerçants choisissent des personnes appelées : «voyageurs» qui se rendent dans les champs de cacao dans les forêts classées. Il s’empresse de préciser que le bon rendement de la culture du café est lié à la production de la banane plantain. «Dans ce contexte, l’achat se fait avec les producteurs de café, mais clandestinement», déclare-t-il. Seydou Diallo est l’un de ces voyageurs, depuis deux ans. Il explique les risques encourus. « On se retrouve souvent en pleine forêt, sans réseau téléphonique, ni nourriture et eau potable. Nous sommes exposés à des morsures de reptiles géants. Il y a aussi le risque de passer à la trappe avec les agents des Eaux et Forêts».  Le voyageur ajoute que cette pratique frauduleuse peut coûter une forte amende ou la prison. Ousmane Doumbo est vendeur de banane plantain à Faladié sur la rive droite du District de Bamako. Il explique évoluer, depuis une dizaine d’années, dans ce business qui lui permet d’exploiter de nombreuses opportunités. Il vit de son commerce qui lui a aussi permis de construire une maison. « En fin d’année, il est difficile de trouver des camions du fait de leur sollicitation. Ce phénomène a un impact sur les frais de location », explique le commerçant. Il ajoute que les pannes de camions entrainent, aussi, des pertes considérables. Selon lui, la banane plantain est très difficile à conserver. Au-delà de cinq jours, elle peut pourrir. Youssouf Sanogo est un chauffeur de camion qui réside à Sikasso. Il avale régulièrement les kilomètres qui séparent Sikasso (Sud) de la Côte d’Ivoire, depuis 30 ans. «Les grands commerçants de Bamako nous sollicitent très souvent par simple coup de fil pour leur approvisionnement», confie-t-il. Pour le conducteur de camion, les multiples barrages et péages sont les premières contraintes sur le tronçon, les frais à payer sont nombreux et coûtent les yeux de la tête. A cela, s’ajoute l’état défectueux des routes. La hausse du prix du carburant est aussi une préoccupation commune de milliers d’acteurs qui interviennent dans le commerce de banane plantain. KO/MD (AMAP)

9è forum de l’Alliance des civilisations des Nations unies : Le ministre Abdoulaye Diop expose la stratégie du Mali contre le terrorisme   

Bamako, 24 nov (AMAP) Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, s’est adressé au 9è forum de l’Alliance des civilisations des Nations unies, les 22 et 23 novembre 2022, à Fès (Maroc), devant lequel il a mis l’accent, notamment sur la Stratégie nationale de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent. Dans son adresse devant cette session, qui se tient pour la première fois en terre africaine, sous le thème central «Vers une alliance de paix : vivre ensemble comme une seule humanité », le ministre Abdoulaye Diop, a siganlé que « la symbolique de ce thème prend tout son sens dans un contexte général marqué, hélas, par des conflits, des tensions et des crises qui ébranlent durablement notre vivre ensemble, pourtant forgé dans des traditions séculaires de dialogue, d’écoute, et de compréhension mutuelle ». « La symbolique de ce forum en Afrique, a-t-il renchéri, renvoit aussi à nos méthodes endogènes de prévention et de règlement des conflits que nous avons, malheureusement et progressivement. délaissées au profit d’une modernité certes nécessaire mais parfois mal adaptée à nos réalités. » L’Alliance des civilisations est un cadre au sein des Nations unies qui œuvre pour une action internationale contre le fondamentalisme à travers la coopération et le dialogue interculturel et interreligieux et visant à contribuer notamment à la réduction des tensions entre le monde musulman et le monde occidental. «Nous reconnaissons et saluons les efforts collectifs mis en place pour faire face aux menaces telles que l’extrémisme violent, le terrorisme, la radicalisation, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée», a dit le chef de la diplomatie malienne. Avant de signaler que « la récurrence des crises et leur persistance dans le temps, en dépit des efforts mis à les résoudre, appellent à une analyse profonde de nos approches et méthodes, tant nationales, régionales, qu’internationales. » Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a fait remarquer que les tensions intercommunautaires entre les éleveurs et les agriculteurs, « initialement cycliques, sont désormais exacerbées par les effets négatifs des changements climatiques et leur corollaire de raréfaction des ressources comme l’eau ». A cela s’ajoute « la manipulation des groupes armés terroristes, bénéficiant souvent de soutien extérieur, et qui opposent des populations liées par le sang et l’histoire, sur des bases ethniques, régionales ou religieuses, uniquement pour entretenir un terreau fertile à leurs activités criminelles. » Pour Abdoulaye Diop, « ces difficultés entre communautés locales, qui vivaient côte à côte harmonieusement grâce à nos mécanismes internes propres de médiation et de conciliation, ont conduit le gouvernement (malien) à s’engager résolument pour le retour aux valeurs fondamentales qui ont constitué le socle de notre société ». «C’est à cette fin que le gouvernement a pris des mesures règlementaires pour réhabiliter définitivement les légitimités traditionnelles, coutumières et religieuses», a-t-il signalé. Le ministre Diop a ajouté que ce dispositif institutionnel est partie intégrante de la Stratégie nationale de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent et son Plan d’action 2021-2025. Partant du constat que l’absence de l’Etat « n’offre hélas d’autre alternative aux populations que leur exposition aux conditions et diktats de leurs «bourreaux», M. Diop a soutenu qu’il est indispensable d’assurer le retour de l’Etat et de son autorité sur l’ensemble du territoire. «Ce n’est qu’à cette condition que nos Etats pourront fournir les services sociaux de base et créer les conditions propices à l’essor d’activités génératrices de revenus légaux aux populations vulnérables», a-t-il fait remarquer. Le ministre Diop a salué l’adoption de la Déclaration de Fès, en particulier la réaffirmation de l’importance des cinq piliers que sont la jeunesse, l’éducation, les média, la migration et les femmes comme acteurs majeurs de la paix. Il a espéré la mise en œuvre des recommandations du forum allant « dans le sens du renforcement de la cohésion et de la stabilité durable, gage du développement harmonieux de nos sociétés. » Cette édition a enregistré la participation du secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, des chefs de délégation représentant le Groupe des amis de l’Alliance dont le Mali est membre, des leaders politiques et religieux, ainsi que des représentants des organisations internationales, de la jeunesse, du secteur privé et de la société civile. SS/MD (AMAP)      

Ministre du Développement rural/producteurs : Echanges utiles sur la campagne

Bamako, 24 nov (AMAP) Le ministre du Développement rural, Modibo Keita, et les producteurs ont eu, mardi, des discussions sur la disponibilité des engrais et les difficultés rencontrées au cours de la campagne agricole qui s’achève, a constaté l’AMAP. «Aujourd’hui, je suis très heureux parce que la campagne 2022 vient de prendre fin. Les exploitants agricoles sont venus m’exprimer leur satisfaction par rapport à tout ce qui a été fait pour qu’ils aient accès à l’engrais malgré les difficultés que nous avons connues», a déclaré Modibo Keita à la fin d’une rencontre, tenue dernier dans les locaux de son département, avec les exploitants agricoles, en marge de la signature du protocole d’accord avec le Comité international de la croix rouge au Mali Le ministre a saisi l’opportunité pour rappeler sa volonté de faire respecter les principes de la concurrence dans le cadre de l’approvisionnement en intrants. La rencontre a permis, également, d’évoqué le faible rendement de la culture du riz, dû à la surabondance des pluies. À ce sujet, les producteurs ont souhaité utiliser le reliquat de la subvention qui leur a été octroyée afin d’acheter des engrais pour la culture de contre-saison. Ils ont estimé que cela pourrait augmenter l’offre de riz sur le marché national. Les producteurs ont, aussi, rappelé que les deux sacs d’engrais qu’ils ont reçus par hectare à titre de subvention ne sont pas venus à temps et que cette quantité n’était pas assez importante. En réponse, le ministre Modibo Keïta a expliqué que l’État avait décidé de prendre en charge une part substantielle des dépenses d’engrais pour les producteurs à cause de la hausse excessive du prix de ce produit. Pour ce faire, la subvention a été portée à 17 milliards de Fcfa, contre 15,6 milliards pour la campagne précédente. Malheureusement, à cause de l’augmentation des prix sur le marché international, cette subvention n’a pas permis d’avoir la quantité espérée. Pour remédier au retard dans la disponibilité des engrais, le ministre du Développement rural a suggéré aux importateurs de faire venir l’engrais à tout moment et à le positionner dans les bassins de production. «On ne doit pas attendre la mise en place de l’enveloppe de subvention pour importer l’engrais», a-t-il insisté. Et d’annoncer que son département est en train de mettre tout en œuvre pour que la loi sur la concurrence puisse être appliquée afin de mettre fin aux questions d’oligopole. Au nom du Syndicat des exploitants agricoles de l’Office du Niger (Sexagon), Abdoulaye Daou a félicité le ministre Modibo Keïta pour avoir accepté leur demande de changer l’engrais organique en engrais chimique au début de la campagne. «Nous avons appris toutes sortes d’amalgames sur le problème d’engrais entre l’État et les opérateurs économiques. En réalité, nous savons comment les fournisseurs se comportent. L’Etat donne deux sacs d’engrais subventionné à l’hectare au prix de 12.500 Fcfa et nous achetons le reste à nos propres frais à plus de 35.000 Fcfa par sac sur le marché», a déploré le syndicaliste qui en déduit un refus des fournisseurs nationaux d’accompagner les exploitants agricoles. Pour lui, les opérateurs économiques doivent prendre l’exemple sur l’Etat. MS/MD (AMAP)        

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 23 novembre 2022,

Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 23 novembre 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÈGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant interdiction des activités de certaines associations et fondations sur le territoire de la République du Mali. Les exigences de la défense, de l’indépendance et de la souveraineté du Mali dans le cadre de la refondation de l’Etat, ont amené le Président de la Transition, Chef de l’Etat à définir les trois principes suivants qui doivent guider l’action gouvernementale : le respect de la souveraineté du Mali ; le respect des choix de partenaires et des choix stratégiques opérés par le Mali ; la prise en compte des intérêts vitaux du Peuple malien dans les décisions. En application de ces principes, le Gouvernement de la Transition a rejeté les fausses accusations de la France contre notre pays, ainsi que des mesures unilatérales et perfides violant la souveraineté du Mali en décidant entre autres de «l’octroi direct aux Organisations non Gouvernementales françaises des fonds mis à disposition dans le cadre de l’action humanitaire de la France au Mali». Le présent projet de décret est adopté pour interdire avec effet immédiat, toutes les activités menées par les Associations, les Organisations Non Gouvernementales et assimilés opérant sur le territoire de la République du Mali sur financement ou avec l’appui matériel ou technique de la France. La mesure concerne aussi bien les associations nationales ordinaires, les associations signataires d’accord-cadre avec l’Etat, que les associations étrangères et les fondations. Le Gouvernement s’engage à évaluer au niveau interministériel et au niveau des Gouverneurs de Région et du District de Bamako les effets de la décision sur les populations, afin de prendre les dispositions nécessaires pour les accompagner. Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté : un projet de décret fixant le cadre organique de l’Ambassade du Mali à Libreville ; un projet de décret fixant le cadre organique de l’Ambassade du Mali à Rabat ; un projet de décret fixant le cadre organique de l’Ambassade du Mali à Niamey un projet de décret fixant le cadre organique de la Mission permanente du Mali à New York ; un projet de décret fixant le cadre organique de l’Ambassade du Mali à Abu Dhabi ; un projet de décret fixant le cadre organique de l’Ambassade du Mali à Madrid ; un projet de décret fixant le cadre organique de l’Ambassade du Mali à Ankara ; un projet de décret fixant le cadre organique de l’Ambassade du Mali à Riyad ; un projet de décret fixant le cadre organique de l’Ambassade du Mali à Koweït City. Les cadres organiques des Missions diplomatiques du Mali de la Zone Afrique, de la Zone Amérique, de la zone Asie et Océanie et de la Zone Europe sont fixés respectivement par les Décrets n°2018-0518, n°2018-0519, n°2018-0520 et n°2018-0521/P-RM du 20 juin 2018. Après quelques années d’application, il est apparu nécessaire d’adapter les cadres organiques desdites missions diplomatiques, à l’évolution de la géopolitique internationale et au contexte sécuritaire, à travers la création de postes d’Attachés de défense, de conseillers consulaires et la suppression du poste de ministre conseiller à la Mission permanente du Mali à New York, consécutivement à la création du poste d’ambassadeur représentant permanent adjoint. Ces innovations apportées permettront de mieux assurer la défense de nos intérêts et de promouvoir la coopération militaire. Les projets de décrets adoptés visent à doter les Missions diplomatiques concernées en personnel nécessaire à l’exécution de leurs missions pour les cinq prochaines années. Sur le rapport du ministre de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, le Conseil des Ministres a adopté des projets de textes relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement du Centre de Formation professionnelle de Sénou. Le Gouvernement, dans le cadre de la mise en œuvre de sa politique de gestion des flux et de l’amélioration de la qualité des ressources humaines, s’est engagé dans la construction de Centres de Formation professionnelle pour contribuer au développement de l’offre de formation dans les filières porteuses répondant aux besoins du marché du travail. Le Centre de Formation professionnelle de Sénou a été construit et équipé dans le cadre de la coopération Sino-Malienne, en vue d’apporter une réponse à la problématique de qualification professionnelle des jeunes et de renforcement des capacités des professionnels. Le Centre de Formation professionnelle de Sénou est un centre moderne de niveau sous régional. Il est structuré autour de filières de formation qui ont été définies par rapport aux priorités identifiées dans les Schémas Directeurs de la formation technique et professionnelle. Les projets de texte adoptés créent le Centre de Formation professionnelle de Sénou sous la forme d’un Etablissement Public à Caractère Scientifique et Technologique en vue de son opérationnalisation qui contribuera à améliorer l’employabilité des jeunes. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de l’Economie et des Finances a informé le Conseil des Ministres du Plan de relance de la Compagnie Malienne des Textiles. La Compagnie Malienne des Textiles participe à la valorisation de la production nationale de coton fibre dans le cadre de la mise en œuvre de la politique de développement industriel par la création de la valeur ajoutée et des emplois. La Compagnie Malienne des Textiles est confrontée actuellement à des difficultés de divers ordres. Dans le cadre de la mise en œuvre des solutions proposées, un plan de relance qui nécessite un apport financier de l’Etat d’environ 6 milliards de francs CFA a été adopté. La mise en œuvre de ce plan se fera suivant les étapes ci-après : la sortie de COVEC de l’actionnariat de la COMATEX-SA au franc

Mali : Le président de la Chambre de commerce et deux collaborateurs sous mandat de dépôt (Justice)

Bamako, 23 nov (AMAP) Le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), Youssouf Bathily, le secrétaire général  Cheick Oumar Camara et le comptable de la chambre consulaire, Lamine Sacko, ont été placés sous mandat de dépôt, mercredi,  selon des sources judiciaires. Les trois responsables de la CCIM ont passé la nuit du mardi en garde à vue à la Brigade du Pôle économique et financier, près le tribunal de Grande instance de la Commune lll de Bamako, suite à leurs auditions par les magistrats enquêteurs. Selon plusieurs sources proches du dossier, le patron de la plus grande faîtière des commerçants maliens et ses deux collaborateurs sont poursuivis pour des faits « d’ atteinte aux biens publics » en lien avec la gestion d’un Fonds de plus de 10 milliards de Fcfa,  destiné à la lutte contre la Covid-19 ». AT/MD (AMAP)

Mali : Un prêtre allemand porté disparu depuis trois jours (Archéveché)

Bamako, 23 nov (AMAP) Le père Hans Joachim Lohre, prêtre catholique de nationalité allemande, est introuvable depuis le dimanche 20 novembre dernier, signale un communiqué de l’archevêque de Bamako publié mardi Selon le communiqué, aux dernières nouvelles,  le religieux, arrivé au Mali depuis une trentaine d’années, devait célébrer la messe à la communauté chrétienne de Kalabankoura, à Bamako, le dimanche dernier à 08h30. « En fin de soirée, ses confrères ont constaté son absence. Sa voiture de marque Peugeot Partner de couleur grise était stationnée devant la maison depuis le matin, mais son téléphone tombait toujours sur la voix vocale», précise le communiqué. L’absence prolongée du religieux a fait penser à un enlèvement. La police du 5ème arrondissement de Bamako a été saisie de l’affaire. Hans Joachim Lohre est membre de la Société des Missionnaires d’Afrique (Pères blancs) et également Secrétaire national de la commission du dialogue interreligieux. Il est, aussi, le responsable du Centre Foi et Rencontre et professeur à l’Institut de Formation Islamo – Chrétienne (IFIC). MT/MD (AMAP)

Koulouba : Cinq ambassadeurs présentent leurs lettres de créances au président de la Transition

Bamako, 23 nov (AMAP) Cinq nouveaux ambassadeurs accrédités au Mali ont présentél, mardi, leurs lettres de créance au chef de l’État, le colonel Assimi Goïta, dans la salle de banquets du palais de Koulouba, a constaté l’AMAP. Il s’agit des ambassadeurs de la République d’Indonésie avec résidence à Dakar, Dindin Wahyudin, de la République de Corée du Sud avec résidence à Dakar, Ji Joon Kim, de la République de Bulgarie avec résidence à Alger, Rumen Petrov, de la République islamique du Pakistan avec résidence à Alger, Muhammad Tariq, et celui de la République Hellénique (Grèce) avec résidence à Dakar, Efthymios Georges Costopoulos. L’ambassadeur d’Indonésie auprès du Mali a été reçu en premier par le chef de l’État. Né le 30 septembre 1966 à Bandung, Dindin Wahyudin a été nommé chef de la section des Affaires de l’Asie du Sud de la direction du ministère des Affaires étrangères de son pays tout juste après l’obtention de son diplôme de maîtrise en sécurité internationale en 1998. Deux ans après, il fut agent de protocole et des affaires consulaires à l’ambassade de la République d’Indonésie à Islamabad, au Pakistan.  Egalement, de 2006 à 2010, l’actuel représentant de l’Indonésie au Mali a occupé le poste de conseiller au bureau de l’UNESCO à l’ambassade de la République d’Indonésie à Paris.  De décembre 2020 à nos jours, Dindin Wahyudin est ambassadeur désigné de la République d’Indonésie auprès de la Côte d’Ivoire avec résidence à Dakar. Reçu en deuxième position par le président Assimi Goïta, l’ambassadeur de la République de Corée du Sud est entré au ministère des Affaires étrangères de son pays en mai 1995. Ji Joon Kim devint, tour à tour, Premier secrétaire dans les ambassades de la Corée du Sud au Kenya et en France. En février 2011, il est retourné dans son pays au ministère des Affaires étrangères et du Commerce en tant que directeur de la division de l’Organisation économique au bureau des affaires économiques internationales. La même année, précisément en décembre, le nouvel ambassadeur de Corée du Sud auprès du Mali fut nommé conseiller auprès de la délégation permanente de son pays auprès de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) à Paris. La gestion de plusieurs postes diplomatiques lui a permis de devenir, en mai 2019, ministre-conseiller et consul-général, ambassadeur de la République de Corée en France. Ji Joon Kim est détenteur d’une licence en langue et littérature françaises, obtenue à l’Université nationale de Séoul en 1995. Ensuite, ce fut le tour de l’ambassadeur de la République de Bulgarie de présenter ses lettres de créance au président de la Transition.  Rumen Petrov, né le 30 mars 1962 à Berkovitza, a intégré le ministère des Affaires étrangères de son pays en 1989 et accède, au terme de promotions successives au sein du service diplomatique, au rang d’ambassadeur. Son expérience professionnelle est notamment liée à la problématique des pays de l’Afrique du Nord et du Proche Orient. De 1996 à 1999, Rumen Petrov a été Expert senior au département Proche Orient et Afrique du Nord au ministère des Affaires étrangères de la Bulgarie, responsable de la section « Egypte, Libye, Soudan et ligue Arabe ». Il occupera plusieurs postes diplomatiques avant d’être nommé, entre juillet 2010 et février 2011, conseiller sur les questions de l’Afrique et Proche Orient au sein du même département ministériel. Rumen Petrov est, depuis décembre 2018, ambassadeur de Bulgarie auprès des Républiques d’Algérie, du Tchad, du Mali et du Niger avec résidence à Alger. À sa suite, l’ambassadeur de la République islamique du Pakistan a été reçu par le chef de l’Etat. Né en 1963, Muhammad Tariq  est un diplômé en Master de management des entreprises et d’économie. C’est en 1991 qu’il est entré dans le service des affaires étrangères du Pakistan et devient cadre du protocole entre 1993 et 1997. Le diplomate est déclaré cadre supérieur du protocole de 2002-2003 avant qu’il ne soit directeur général de protocole de 2013 à 2014. De 2014 à 2020, l’actuel ambassadeur de Pakistan au Mali a été consul général de son pays à Vancouver (Canada). Enfin, le colonel Assimi Goïta a reçu les lettres de créance de l’ambassadeur de Grèce auprès de notre pays. Efthymios Georges Costopoulos est diplomate de carrière au service du ministère des Affaires étrangères de la Grèce. Il a été promu ministre plénipotentiaire de seconde classe en avril 2020 et, en février 2021, a pris ses fonctions en tant que Premier ambassadeur résident de Grèce auprès de la République du Sénégal. Cela, avec également accréditation auprès de la Gambie, Guinée, du Cap vert, Burkina Faso, Mali… Il est aussi envoyé spécial du ministère des Affaires étrangères de Grèce pour les questions liées au Sahel. OD/MD (AMAP)        

Mali : Le gouvernement fait le point de ses efforts sur le pouvoir d’achat 

Bamako, 23 nov (AMAP) Depuis des mois, le gouvernement du Mali consent d’énormes efforts pour, non seulement, renforcer le pouvoir d’achat mais aussi atténuer l’impact de la hausse des prix à l’international sur les prix pratiqués au plan national, ont indiqué, mardi, les ministres de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, et de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou Face à la presse, pour faire le point des mesures et des stratégies pour soutenir le pouvoir d’achat, le ministre Mahmoud Ould Mohamed, a ajouté qu’un plan d’action a été élaboré pour rendre possible l’approvisionnement du pays et permettre aux consommateurs d’accéder aux produits à des prix abordables. Le gouvernement a fourni des efforts pour renforcer le pouvoir d’achat des Maliens, en dépit de la persistance de la crise sécuritaire qui a fait perdre à l’État 400 milliards Fcfa. D’autres difficultés, notamment la crise sanitaire, ont eu un fort impact négatif sur l’économie nationale. Malgré l’insuffisance des ressources, le gouvernement a déployé des mesures qui ont notamment permis l’approvisionnement correct du marché et la maitrise des prix des produits de première nécessité, selon le ministre. FLAMBEE DES PRIX – C’est ainsi que le prix du riz a augmenté de seulement 1,1% au Mali alors que le taux était de l’ordre de 50% au niveau international. « Et pour cause, a expliqué le ministre, le gouvernement a accordé des subventions. Les efforts de l’Etat ont évité une flambée incontrôlable des prix de la farine, du lait et de l’huile alimentaire. » S’agissant de la farine, le prix a augmenté de 43% sur le marché international, mais l’impact au niveau national a été de 1,4 %. Pour le lait, l’impact a été de 0,6% alors que le prix a augmenté de 43,4% au niveau international. Quant aux huiles alimentaires, le Mali a enregistré une augmentation de 0,3%, contre 14, 4% à l’international. Les prix appliqués au sucre ont augmenté de 3% au Mali, tandis que le taux d’augmentation à l’international est de 7,6%. Si les hydrocarbures ont augmenté de 36,4% au niveau international, l’amplitude au Mali était de 0%. Pour s’assurer du respect des prix sur le marché national, «Cinq cents contrôles ont été effectués », selon Mahmoud Ould Mohamed, ajoutant que les efforts vont se poursuivront pour appliquer les prix plafonds sur le marché. Abondant dans le même sens, le ministre de l’Economie et des Finances a affirmé que pour augmenter le pouvoir d’achat des salariés et leur permettre d’avoir un revenu supplémentaire pour faire face aux différentes crises, le gouvernement est passé par une justice sociale avec les partenaires sociaux. Ce qui a permis d’avoir une harmonisation de la grille salariale avec un impact annuel d’environ 200 milliards de Fcfa. ABATTEMENTS FISCAUX – Au même moment, des discussions sur les indemnités liées à beaucoup de corps et pour améliorer la vie des Maliens ont eu lieu. « Pour les entreprises privées, le gouvernement a fait des abattements fiscaux, avec comme impact 7,5 milliards de Fcfa et pendant la période 2020-2022, quelque 390 milliards de Fcfa de dettes intérieures ont été apurées », a expliqué le patron de l’hôtel des finances. L’objectif est de permettre aux entreprises de pouvoir continuer à fonctionner. Par ailleurs, 39 milliards de Fcfa ont été investis dans le payement des ménages en difficulté. A ces efforts s’ajoute, la subvention des produits de première nécessité. Le riz et le sucre ont été subventionnés en deux vagues, en plus du lait et de l’huile alimentaire. Sur la période 2021-2022, plus de 17,640 milliards Fcfa de manque à gagner sont enregistrés sur l’importation du riz. Il est de 8,151 milliards de Fcfa pour le sucre en 2022. Concernant le lait, le manque à gagner est de 3,93 milliards de Fcfa, 1,675 milliard de Fcfa  pour l’huile alimentaire et 115 milliards de Fcfa pour les produis pétroliers. Pour le gaz sur lequel les subventions ont été arrêtées au mois de mai, le manque à gagner est de 17 milliards en 2021 et 2022 et 3,252 milliards de Fcfa pour les graines de coton. Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a instruit la mise en place d’une Commission interministérielle qui va plancher sur la question de l’approvisionnement du pays en denrées de première nécessité. Cette Commission s’attèlera, aussi, à la maîtrise de la hausse des prix. Babba B. COULIB(AMAP)