Météo : des orages et des pluies attendus dans plusieurs régions du Mali

Bamako, 5 septembre (AMAP) Des orages isolés accompagnés de pluies sont attendus dimanche dans l’ensemble des régions du Mali ainsi que dans le District de Bamako, à l’exception de Taoudéni, Kidal et Ménaka, selon le bulletin météorologique de Mali-Météo. La visibilité sera « assez bonne dans tout le pays », mais pourrait être affectée par la présence de poussière en suspension dans les régions du Nord, précise l’Agence nationale de la météorologie. Mali-Météo prévoit également des températures « sans grand changement par rapport aux valeurs enregistrées hier » sur l’ensemble du territoire. Pour les principales villes, les températures maximales devraient atteindre 36°C à Kayes, 34°C à Koulikoro, 36°C à Sikasso, 41°C à Ségou, 42°C à Mopti et Tombouctou, 42°C à Gao, 46°C à Taoudéni et 41°C à Kidal. À Bamako, elles sont annoncées à 34°C, contre une minimale de 24°C. Dans son précédent bulletin, publié samedi, Mali-Météo avait annoncé des orages accompagnés de pluies au cours des 24 heures suivantes dans plusieurs localités, notamment Ménaka, Gao, Douentza, Bandiagara, Nara, Bougouni, Sikasso, Koulikoro, Kita, Ségou, le sud de la région de Kayes et le District de Bamako. OS/KM (AMAP)
Coupe du monde féminine de basketball : le Mali entre dans l’histoire

Berlin, 5 septembre (AMAP/Envoyé spécial)– L’équipe nationale féminine de basketball du Mali a signé, samedi à Berlin, la première victoire de son histoire en Coupe du monde, en s’imposant face à l’Espagne (82-73), lors de la deuxième journée de la phase de groupes. Après trois participations à la compétition mondiale, les Aigles Dames ont réalisé un véritable exploit face aux Espagnoles. Le Mali devient ainsi le deuxième pays africain à battre l’Espagne en Coupe du monde, après l’Égypte en 1950. La rencontre a été largement maîtrisée par les Maliennes, qui ont remporté trois des quatre quart-temps. Elles ont entamé la partie avec un léger avantage (19-17), avant de voir l’Espagne reprendre les commandes à la pause (34-32). Au retour des vestiaires, les joueuses du sélectionneur national Oumarou Sidiya ont accéléré pour terminer le troisième quart-temps avec dix points d’avance (63-53), avant de préserver leur avantage dans le dernier acte. Sika Koné, intenable tout au long de la rencontre, a été désignée MVP avec 19 points. Elle a été épaulée notamment par la capitaine Djénèba N’Diaye (12 points) et Alima Dembélé (11 points). Cette victoire permet au Mali de se repositionner dans son groupe avant son dernier match de la phase de poules, prévu lundi 7 septembre contre l’Allemagne, à la Berlin Arena. «La victoire de ce matin contre l’Espagne ne m’a pas du tout surpris. Après ce que vous avez fait contre le Japon, personne n’avait jamais fait cela. Vous avez marqué 97 points contre le Japon, c’est énorme et historique. Cette défaite nous a fait très mal, mais nous sommes restés concentrés. Vous avez prouvé que, si on est unis, rien n’est impossible», a déclaré Oumarou Sidiya après la rencontre. Le sélectionneur a toutefois appelé ses joueuses à rapidement tourner la page. «Cette victoire contre l’Espagne est excellente et il faut la saluer, mais il faut très vite l’oublier et se concentrer sur la dernière rencontre contre l’Allemagne. Ce sera un match difficile puisque les Allemandes seront soutenues par leur public», a-t-il prévenu. La MVP Sika Koné a également salué le soutien du public et la combativité de ses coéquipières. «Je remercie d’abord les supporters qui sont venus de partout en Europe pour nous soutenir. Je félicite mes partenaires pour leur combativité. Elles ont été au rendez-vous du début jusqu’à la fin et c’est ce dont nous avons besoin. Nous allons rester concentrées pour la suite de la compétition. Il nous reste encore une rencontre à disputer contre l’Allemagne», a-t-elle déclaré. BT/CMT (AMAP)
ONU : l’Assemblée générale adopte une résolution sur une représentation cartographique plus fidèle de l’Afrique

Bamako, 5 septembre (AMAP) L’Assemblée générale des Nations unies a adopté une résolution portée par le Togo au nom du Groupe africain, visant à promouvoir une représentation cartographique plus juste et plus fidèle de l’Afrique et des autres régions du monde, a indiqué le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Mahmoud Ali Youssouf, dans un communiqué. Le président de la Commission de l’UA a salué le leadership du Togo et l’engagement du président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, ainsi que la mobilisation des États membres de l’UA et du Groupe africain à New York en faveur de cette initiative. Selon le communiqué, cette adoption constitue une avancée dans la représentation des superficies réelles des différentes régions du monde. Il relève que la projection de Mercator, conçue au XVIe siècle pour répondre aux besoins de la navigation, ne restitue pas fidèlement les superficies relatives et réduit visuellement de manière considérable la taille réelle du continent africain. Au-delà de la cartographie, l’initiative vise, selon l’UA, à favoriser une représentation de l’Afrique fondée sur des réalités objectives et scientifiquement établies. Le président de la Commission encourage ainsi les institutions internationales, les systèmes éducatifs, les éditeurs et les acteurs du numérique à promouvoir progressivement des représentations cartographiques plus fidèles aux superficies réelles. « L’Afrique doit être représentée telle qu’elle est : dans ses véritables dimensions et à sa juste place dans le monde », a déclaré le président de la Commission de l’UA. La résolution, portée par le Togo au nom du Groupe africain, intervient dans le cadre d’une initiative visant à corriger les écarts de représentation liés à l’utilisation de certaines projections cartographiques, notamment celle de Mercator. L’UA a annoncé qu’elle poursuivra sa collaboration avec le Togo, ses États membres et les partenaires concernés pour accompagner la mise en œuvre de l’initiative. OS/KM (AMAP)
Malaisie : Anwar Ibrahim n’exclut pas des élections législatives anticipées

Bamako, 5 septembre (AMAP) Le Premier ministre malaisien Anwar Ibrahim a déclaré samedi que les appels en faveur d’élections législatives anticipées pourraient être examinés, tout en soulignant que son gouvernement reste concentré sur la conduite des affaires du pays, rapporte The Star. Le chef du gouvernement a indiqué que les priorités actuelles portent notamment sur la relance de l’économie, l’amélioration du bien-être de la population ainsi que la lutte contre la corruption et les abus de pouvoir. Anwar Ibrahim a assuré que le gouvernement fédéral était stable et disposait d’un mandat pour poursuivre efficacement son action. « Nous avons le mandat de gouverner le pays et d’éradiquer la corruption et les abus de pouvoir », a-t-il déclaré, faisant référence à une réunion du Conseil des ministres tenue mercredi. Il a précisé que la lutte contre la corruption devait être menée indépendamment des considérations communautaires ou régionales, citant les populations malaises, chinoises et indiennes, ainsi que celles de Sabah et Sarawak. De son côté, le secrétaire général de la coalition Barisan Nasional (BN), Zambry Abd Kadir, a réaffirmé l’engagement de son regroupement en faveur du gouvernement d’unité et de la stabilité politique du pays. Il a toutefois indiqué que le soutien éventuel de l’Organisation nationale des Malais unis (UMNO) et de la BN à la tenue d’élections anticipées ne signifiait pas qu’ils étaient certains de remporter le scrutin et de former le prochain gouvernement. Le Parlement malaisien actuel doit normalement arriver au terme de son mandat le 18 décembre 2027. OS/KM (AMAP)
Ceuta : les autorités préparent un nouveau site pour héberger des centaines de migrants

Bamako, 5 septembre (AMAP) Les autorités espagnoles préparent un nouveau site d’accueil à Ceuta pour des centaines de migrants qui demeurent dans les rues après les arrivées massives de juillet, ont rapporté samedi les médias locaux, selon l’agence EFE. Des ouvriers installaient deux tentes dans un espace ouvert du quartier de Los Rosales, à côté de la crèche Nuestra Señora de Africa. Des agents de la Police nationale ont été déployés pour prévenir d’éventuels incidents. Les travaux ont débuté vendredi, après des protestations d’employés et de parents préoccupés par la proximité du site avec la crèche, qui doit ouvrir le 28 septembre et disposer d’une capacité d’environ 176 enfants de moins de trois ans. Les autorités ont déjà aménagé d’autres sites à Loma Colmenar, La Hípica et dans la zone industrielle de Tarajal afin d’héberger les migrants qui dorment dans les rues ou dans des zones montagneuses en raison du manque de places d’accueil. Le ministre de la Politique territoriale, Ángel Víctor Torres, a déclaré mercredi que « la mise en place de telles installations était nécessaire pour permettre aux autorités d’identifier les migrants, puis de renvoyer la plupart d’entre eux au Maroc ». Le syndicat CCOO a appelé à trouver une solution alternative permettant d’apporter une assistance aux migrants tout en répondant aux préoccupations des familles et des services publics. Le syndicat CSIF a, de son côté, demandé une évaluation des risques et des garanties en matière de sécurité avant l’ouverture de la crèche. Environ 72 000 personnes ont franchi irrégulièrement la frontière du Maroc vers Ceuta les 30 et 31 juillet, selon l’estimation officielle du gouvernement espagnol. Cet afflux sans précédent a brièvement porté le nombre de migrants à un niveau presque équivalent à celui de la population de l’enclave. Les estimations du gouvernement indiquent qu’environ 5 000 migrants arrivés lors de ces traversées massives se trouvent toujours à Ceuta, une petite enclave espagnole d’environ 80 000 habitants. OS/KM (AMAP)
Campagne agricole 2026-2027 à Kita : Suivi de la physionomie des cultures.

Kita, 5 septembre (AMAP) Le Gouverneur de la région de Kita, Daouda Maiga à la tête d’une délégation a visité mardi dernier, certains champs de la zone CMDT et de la Direction régionale de l’Agriculture. Cette visite s’inscrit dans la cadre de la supervision régionale de la physionomie des cultures de la Campagne agricole 2026-2027. L’évolution de la campagne est salutaire selon le constat. Cette mission était venue s’enquérir de l’état d’évolution de la physionomie des cultures campagne agricole 2026 zone CMDT et Direction Régionale de l’Agriculture dans la région de Kita. La délégation a ainsi échangé avec les acteurs et producteurs sur la gestion des cultures en cours à cette étape de la campagne. Le premier constat est que l’état des cultures est rassurant. La délégation a pu constater cela de visu en visitant les champs de coton de 8hectares de fakourou Keita à Semé et de 4 Ha de Sorgho de Famissa Kéïta à Boudofo qui attend 08 tonnes. Si le coton est au stade de la floraison épiaison, l’arachide à la floraison le mil quant à lui est au stade débauche. Selon Famissa Keita, sur les 4 ha de sorgho, il est attendu une production de 08 tonnes pour ce cycle de 120 jours semé le 10 juin 2026. Il dit avoir appliqué les conseils des autorités sur la fumure organique. Au total dit-il, il a utilisé 350 brouettes de fumure organique. Il appelle les uns et les autres à profiter des vertus de la fumure organique qui est à porter des mains des paysans. Cette sortie du chef de l’exécutif régional selon le directeur Régional de la CMDT de Kita Ousmane Sanogo, permet d’apprécier l’évolution de la campagne, de savoir le degré d’implantation des pluies qui nous ont été donné pendant les débuts de campagnes et qu’on a utilisé judicieusement. Selon lui, il faut reconnaitre que cette année les paysans ont suffisamment utilisé de la fumure organique ce qui a permis un bon accompagnement des plans. Il dira que l’irrégularité de la pluviométrie n’a pas trop impacté la zone CMDT malgré quelques poches de sécheresse. « A la date d’aujourd’hui le cotonnier se porte bien dans l’ensemble de la région CMDT de Kita et à l’heure actuelle les activités sont surtout dirigées vers l’entretien des plans qu’on a obtenu et qu’il faut sauvegarder notamment l’épamprement des grandes herbes, les traitements et l’écimage. » a-t’il ajouté. Un suivi régulier est engagé par l’ensemble des acteurs de la structure et prêt pour toute éventualité pour réussir cette campagne. « Nous nous donnons la vigilance de contrôler et de prendre le pas sur les ravageurs on a les produits nécessaires pour contrôler. Donc aujourd’hui sur le suivi global de la campagne on peut bien espérer puisse que ce que nous ressentons est bien meilleur par rapport à la campagne écoulée » a conclu Ousmane Sanogo. De l’avis même des paysans c’est que cette année est bien meilleur retient le Gouverneur Daouda Maiga. « D’abord la disponibilité des engrais en quantité et en qualité pour certains paysans mais aussi l’utilisation d’engrais organique pour une exploitation familiale de près de 4ha qui nous permettent d’espérer que la récolte sera bonne » souligne le chef de l’exécutif régional. Il retient de plus au dire des paysans que les difficultés sont bien moindres que l’année dernière. Comme motif de satisfaction du Gouverneur, les attaques des parasites comme les jhassides ne sont vraiment pas notoire, le cycle végétatif partout est encore satisfaisant. Cette sortie a été l’occasion pour le Gouverneur de féliciter l’encadrement, la Direction régionale de l’Agriculture et ses démembrements, la CMDT et ses démembrements pour tout l’effort fourni pour que cette campagne soit qualifiée de prometteuse. Selon un aperçu du chef de l’exécutif régional, à l’issue de cette tournée, l’évolution est satisfaisante. Pour la région CMDT de Kita et la Direction régionale de l’Agriculture, les perspectives sont vraiment bonnes très bonnes même. JMF/ KM (AMAP)
Presse malienne : des organisations faîtières soutiennent les initiatives de la la maison de la presse

Bamako, 4 septembre (AMAP)– Plusieurs organisations professionnelles des médias ont exprimé vendredi leur soutien aux initiatives engagées par la Maison de la Presse du Mali pour renforcer et moderniser le secteur des médias, a appris l’AMAP des sources proches de la Maison de la Presse. Dans un communiqué, elles saluent notamment la création d’une Commission ad hoc chargée de la relecture de la Convention collective de la presse, ainsi que la mise en place d’une Cellule de préfiguration de l’organe d’autorégulation des médias. Selon les organisations signataires, la relecture de la Convention collective doit permettre de l’adapter aux réalités actuelles de la profession, d’améliorer les conditions de travail, de renforcer la protection sociale des journalistes et de consolider le dialogue entre employeurs et employés. Elles considèrent par ailleurs la création de l’organe d’autorégulation comme une étape importante pour renforcer la responsabilité professionnelle, l’éthique et la déontologie journalistiques. Les organisations appellent les membres des deux structures à conduire leurs travaux dans un esprit d’écoute, d’inclusivité, de transparence et de recherche du consensus. Elles invitent également les professionnels et les acteurs concernés à contribuer de manière constructive à ces deux chantiers. KD/CMT (AMAP)
Gao : Le nouveau représentant résident de l’Unicef, Mohammad Fayyazi en visite de terrain

Gao, 5 septembre (AMAP) Le représentant résident de l’Unicef au Mali, Mohammad Fayyazi était dans la cité des Askia du 2 au 4 septembre 2026 pour une visite de terrain. Dès son arrivée, il a rendu visite à l’autorité régionale représentée par son conseiller aux affaires économiques et financières, Alhader Amadou Bella, a constaté l’AMAP. Le second jour, il a effectué une visite au centre de santé communautaire d’Aldianabandja. Ici, le nouveau patron de l’Unicef au Mali, Mohammad Fayyazi a été accueilli par la directrice technique du centre de santé, Nana Kadidia. Qui, a fait visiter à son hôte du jour le hangar de la vaccination, la chaine de froid, l’unité de prise en charge des malnutris, la maternité et le château d’eau. La DTC d’Aldianabandja, Nana Kadidia dira à son visiteur de marque que souvent dans le centre de santé communautaire, plus 70 enfants de 0 à 5ans sont vaccinés par jour. La visite du représentant résident de l’Unicef au Mali, Mohammad Fayyazi s’est poursuivie à l’école fondamentale de « ConGo-Gaamo » (au milieu des palmiers doum) dans la commune rurale de Gounzourèye, une école entière réalisée par l’Unicef avec le financement « Education Cannot wait . Ici, la visite de l’ensemble des infrastructures éducatives, le terrain de football, l’espace de récréation pour les enfants, le château d’eau, a été guidée par le directeur de l’école, Youssoufa A. Maiga en présence du maire de la commune rurale de Gounzourèye, Abdoulkader Younoussa Maiga. Le directeur de l’école fondamentale de Congo-Gaamo, a fait savoir au représentant résident de l’Unicef au Mali que l’école fondamentale de Congo Gaamo a un effectif de 678 élèves dont 371 filles et qu’ils sont tous des enfants déplacés à cause des conflits armés. Selon lui, l’école dispose de toutes les commodités et respecte aussi les normes éducatives en plus 100 pieds d’arbres sont plantés dans la cour pour rendre l’environnement de l’école vert et plus convivial. Quant à l’autorité communale, Abdoulkader Younoussa Maiga a salué l’Unicef, pour tous les efforts consentis, qui, selon lui, rentre dans le cadre du bien-être des enfants et de l’ensemble des communautés. Auparavant, il a rencontré les autorités régionales de Kidal à Gao pour s’enquérir de leurs situations suite aux événements survenus dans cette région du Mali. Ici , il a été accueilli par le directeur de cabinet du gouvernorat de Kidal, Boukari Diallo. C’est dans l’après midi que le conseiller aux affaires économiques et financières du gouverneur de la région de Gao, Alhader Amadou Bella a inauguré le tout nouveau bureau commun des nations unies à Gao en présence du tout nouveau représentant résident de l’Unicef au Mali, Mohammad Fayyazi. Le bureau commun des Nations unies à Gao est bâti sur 24 a 32 centiares entièrement financé sur les ressources propres de l’Unicef est composé de 18 bureaux, 10 blocs de latrines et un forage de 1000 litres avec 4 bornes fontaines. Le nouveau bureau commun des nations unies à Gao accueillera les équipes d’OCHA, de l’UNFPA, l’Organisation des nations unies pour les femmes et l’Unicef dans l’esprit « One UN ». Dans son intervention, le représentant résident de l’Unicef au Mali, Mohammad Fayyazi a salué les autorités régionales de Gao pour avoir fait le don du terrain. Pour lui, l’octroi de ce terrain par les autorités régionales de Gao, est un geste qui témoigne de la confiance accordée aux nations unies, leur volonté commune de rapprocher et de renforcer leur capacité d’action au service des femmes, des hommes, des filles et des garçons de régions de Gao, Ménaka et Kidal. Le nouveau patron de l’Unicef au Mali, Mohammad Fayyazi expliquera que ce bureau commun est une plateforme qui permet aux agences des nations unies de mutualiser leurs ressources, de travailler plus étroitement avec les autorités, les services techniques, les partenaires et les communautés. Et facilite de partager les informations, de renforcer la coordination et d’assurer une réponse humanitaire plus cohérente et plus efficace. Selon lui, l’engagement des agences des Nations unies est de faire vivre cet investissement au -delà de cette cérémonie, en transformant cette proximité en résultats concrets. A l’inauguration du bureau commun des nations unies, le conseiller aux affaires économiques et financières du gouverneur de la région de Gao, Alhader Amadou Bella a adressé ses vifs remerciements à l’ensemble des agences, fonds et programmes des nations unies ainsi qu’à tous les partenaires techniques et financiers qui accompagnent les efforts du développement de résilience de notre pays. Et formule le vœu que ce bâtiment commun demeure longtemps un espace de dialogue, de coordination et d’actions concertées au service des populations et qu’il symbolise la solidité du partenariat entre le Mali et les nations unies. AT/KM (AMAP)
Niger : le gouvernement affirme avoir constitué une documentation sur la tentative de déstabilisation

Bamako, 5 septembre (AMAP) Le gouvernement nigérien affirme avoir constitué une « documentation conséquente » sur la tentative de déstabilisation survenue dans la nuit du 28 au 29 août 2026 à la Base 101 de Niamey et indique se réserver le droit d’engager des actions devant la justice internationale, selon le communiqué du Conseil des ministres réuni vendredi sous la présidence du Général d’Armée Abdourahamane Tiani. Selon le communiqué, cette tentative aurait été orchestrée par des éléments du Bataillon spécial de renseignement du Commandement des opérations spéciales, notamment à la Base 101 de Niamey. « Le Niger ne porte la guerre à aucun pays et ne nourrit pas cette velléité », souligne le gouvernement, précisant qu’une documentation a été constituée sur ce qu’il qualifie d’« agression ». Le Conseil des ministres affirme que l’opération aurait eu des « ramifications internationales » et l’attribue à un réseau de connivences dont le gouvernement nigérien accuse le régime français de jouer un rôle central. Il estime que cette action s’inscrit dans la continuité d’initiatives visant, selon lui, à « ébranler la volonté » du peuple nigérien en faveur de la souveraineté et d’une plus grande maîtrise des ressources naturelles. Le gouvernement dénonce également le rôle que certains acteurs africains auraient joué comme « passerelles » à des actions déstabilisatrices. Il assure toutefois que ces manœuvres « échoueront toujours », mettant en avant la détermination des forces de défense et de sécurité ainsi que la mobilisation de la population. Le Conseil des ministres s’est félicité de la mobilisation des forces sociales et de l’élan patriotique manifesté en soutien aux forces de défense et de sécurité, avec la Garde présidentielle comme fer de lance. Le gouvernement a par ailleurs présenté ses condoléances aux familles des victimes civiles et militaires et souhaité un prompt rétablissement aux blessés. Il a exprimé sa reconnaissance aux pays ayant manifesté leur solidarité au Niger, notamment les Etats membres de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), l’Algérie et la Russie. Le communiqué invite enfin les Oulémas et la population à renforcer les prières, notamment « Al Qunut », ainsi que la vigilance et la veille citoyenne face aux menaces évoquées par le gouvernement. OS/KM(AMAP)
Bandiagara : Lancement du Projet de Sauvegarde du Patrimoine Bâti et Vernissage de l’Exposition Mémorielle

Bandiagara, 4 septembre (AMAP) La salle de conférences du gouvernorat de Bandiagara a abrité le mercredi 02 septembre 2026, la cérémonie de lancement du projet « Reconstruction et réhabilitation du patrimoine bâti du site des Falaises de Bandiagara », doublé d’un atelier de capitalisation des acquis et du vernissage de l’exposition mémorielle « Pays dogon : patrimoine entre défis et résilience », a constaté l’AMAP. La cérémonie était présidée Le Conseiller Technique du Ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme M. Mamadou Cissé. Le choix de Bandiagara pour accueillir cette cérémonie n’est pas fortuit. Ce site, inscrit en 1989 sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, est un trésor culturel qui met en lumière la richesse historique du Mali et de l’Afrique de l’Ouest. Malheureusement, ce patrimoine est aujourd’hui menacé par les changements climatiques, les pressions socio-économiques et un contexte sécuritaire préoccupant. Pour faire face à ces défis, l’UNESCO, en partenariat avec le Gouvernement du Mali et soutenu par la Fondation Alliance internationale pour la protection du patrimoine ALIPH, a initié le projet de restauration. Grâce à cette initiative, 345 éléments architecturaux ont été revalorisés, permettant ainsi un renforcement des mécanismes de transmission du patrimoine aux générations futures. Dans son mot de bienvenue, le Maire de la Commune Urbaine de Bandiagara, Abdoulaye Kassogué, a affirmé : « Ce projet contribue non seulement à la sauvegarde de notre patrimoine, mais aussi à atténuer la souffrance de nos populations. Il est essentiel pour notre identité collective. » Le représentant des bénéficiaires, Allaye Guindo, a rappelé l’impact positif du projet sur la vie quotidienne des citoyens, affirmant que « grâce à cette initiative, notre culture et nos traditions sont préservées et valorisées ». Le représentant du bureau de l’UNESCO à Bamako, Modibo Bagayoko, a souligné l’importance de cet engagement collectif : « La volonté de préserver cet héritage culturel est une source d’inspiration. L’exposition à laquelle nous assistons ouvre ses portes comme un espace vivant de mémoire, d’apprentissage et de transmission. » Le Gouverneur de la région de Bandiagara, Le Colonel Major Olivier Diassané, a affirmé que le projet apporte des solutions concrètes pour restaurer les sites culturels menacés. Il a réaffirmé le soutien indéfectible de l’État, soulignant : « La culture et la protection du patrimoine sont au cœur des priorités de notre gouvernement. L’année 2026 a été déclarée « Année de l’Éducation et de la Culture » par le Président de la Transition, ce qui témoigne de notre engagement. » Le Conseiller Technique du Ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme ; Mamadou Cissé, lors de l’ouverture de l’atelier et du vernissage de l’exposition, a remercié les partenaires techniques et financiers, notamment l’UNESCO et la Fondation ALIPH, pour leur appui indispensable. Il a ajouté que « les résultats remarquables obtenus dans la mise en œuvre de ce projet ont permis de recoudre le tissu social et de renforcer la culture de la paix. Le vernissage et l’exposition constituent des moments clés pour sensibiliser et engager les communautés envers leur patrimoine. » Le lancement de ce projet a également servi de cadre pour discuter de l’organisation du SIGUI 2027, où les participants, incluant des services techniques, des élus, des représentants des forces de défense et des acteurs culturels, ont abordé l’itinéraire et les villages concernés par cette cérémonie culturelle. Il a été jugé nécessaire de créer une commission régionale pour structurer de manière optimale cette initiative, tout en facilitant les échanges entre les acteurs. Les moments forts de cette journée ont inclus une présentation théâtrale axée sur la protection du patrimoine culturel, ainsi qu’une prestation des masques dogon, invitant les participants à découvrir la richesse des traditions culturelles de la région. La visite guidée des expositions a offert aux visiteurs l’occasion d’explorer les multiples facettes du patrimoine dogon, révélant ainsi la profondeur et la diversité de cette richesse culturelle. OG/KM (AMAP)

